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Erick Bernard

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 13:30

Lagarde-Shrek

 

Un témoignage foudroyant à l'encontre de l'ex-ministre de l'Économie et des finances publié ce jour par Le Monde.fr


Bernard Scamama ex-président de l'Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR) déclare ce jour :

 

"J'ai reçu une consigne claire du cabinet de Mme Lagarde : aller à l'arbitrage"

 

http://img11.hostingpics.net/pics/561426Scamama.jpgLa Cour de justice de la République a décidé, jeudi 4 août, d'ouvrir une enquête sur la gestion par Christine Lagarde, alors ministre de l'économie, de la procédure d'arbitrage qui avait mis un terme, en juillet 2008, au conflit opposant Bernard Tapie au Crédit Lyonnais au sujet de la vente d'Adidas. Aujourd'hui à la tête du conseil de surveillance de l'aéroport de Bordeaux, Bernard Scemama a été président de l'Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR), l'organisme chapeautant le Consortium de réalisation (CDR), de septembre 2007 à février 2009.

 

Fabrice Lhomme : Que vous inspire l'ouverture d'une instruction par la Cour de justice de la République ?


Bernard Scemama : Il me semble que, par principe, c'est toujours une bonne chose qu'il y ait une enquête lorsqu'il y a des doutes. Je souhaite à la CJR de pouvoir les lever.


Quel rôle avez-vous joué dans la procédure d'arbitrage tant contestée ?


Minime ! Je rappelle que j'ai été nommé le 15 septembre 2007 et que je suis entré en fonction le mois suivant, le jour même où le CDR a pris la décision de recourir à l'arbitrage. Le processus était déjà très largement entamé à mon arrivée.

 

Pourquoi vous a-t-on choisi ?


Cela m'a moi-même surpris. Certes, traditionnellement, la présidence de l'EPFR est confiée à un fonctionnaire de l'inspection des finances. Mais j'avais jugé, me concernant, ce choix un peu farfelu, car j'allais être atteint quelques mois plus tard par la limite d'âge.


Avez-vous reçu un "ordre de mission" à votre arrivée ?


Oui. J'ai été reçu dès ma nomination par Stéphane Richard, le directeur du cabinet de la ministre des finances, Christine Lagarde. Il m'a tout de suite parlé du dossier Tapie et m'a donné une consigne claire: il fallait aller à l'arbitrage. "C'est la décision du gouvernement", m'a-t-il dit. Il m'a expliqué que cela faisait des années que cette affaire traînait, et qu'il fallait en finir.

 

En avez-vous parlé avec Mme Lagarde directement ?


Non. En revanche, j'ai reçu des courriers d'elle me donnant des instructions, par exemple sur la garantie du Crédit lyonnais. Mon seul interlocuteur, c'était Stéphane Richard. Mais quand le directeur de cabinet parle, c'est la ministre qui parle.


Auriez-vous pu vous opposer à la solution imposée par la ministre ?


Je ne vois pas comment. D'abord, je n'avais pas les éléments d'analyse au moment de ma nomination, le processus étant déjà très avancé. Puis, à l'époque, le choix de l'arbitrage ne semblait pas aberrant. Enfin, j'ai quand même été nommé par un décret du chef de l'Etat, à la tête d'une structure publique, donc censée appliquer les décisions de l'autorité politique: je ne pouvais pas m'opposer au choix du gouvernement ! Enfin, toutes les décisions ont été votées, souvent à l'unanimité, par les conseils d'administration du CDR et de l'EPFR.


L'octroi de 45 millions d'euros au titre d'un préjudice moral à M.Tapie vous avait-il été soumis ?


Je ne me souviens plus dans le détail comment cela est apparu. Encore une fois, je n'ai jamais trempé dans ce compromis, qui a été organisé par le CDR. Tout était ficelé. Sur ce fameux préjudice moral, je me rappelle que les avocats du CDR avaient été très rassurants. A priori, ils étaient quand même là pour défendre les intérêts du CDR! Cela dit, ma réaction immédiate avait été très négative. J'avais trouvé l'octroi de cette somme supplémentaire complètement disproportionné, et je l'avais dit en réunion de conseil. C'était choquant. Mais il y avait une décision qu'il fallait bien appliquer… Et les doutes sur l'impartialité de l'un des trois arbitres… Là encore, je n'en ai eu connaissance que bien plus tard. Comment aurais-je pu le savoir ?


Avec le recul, n'avez-vous pas le sentiment d'avoir été instrumentalisé ?


Ce n'est pas impossible, cette idée vient toujours, après coup. En même temps, cela me paraît tellement énorme, cela signifierait que tout a été pipé.


Quel discours tiendrez-vous à la CJR, qui voudra vous entendre ?


C'est simple : je n'ai été qu'un exécutant, j'ai appliqué scrupuleusement les instructions de la ministre des finances, donc de l'Etat. Je n'ai trempé ni dans la préparation du compromis d'arbitrage ni dans aucune discussion, je ne peux donc être mis en cause dans la moindre irrégularité.


Vous pourriez être impliqué dans l'enquête préliminaire du parquet de Paris et celle de la Cour de discipline budgétaire et financière, portant sur les mêmes faits…


Je le vis très mal, car je n'ai rien à me reprocher. Tous les actes aujourd'hui contestés ont été pris avec l'approbation ou à la demande de la ministre.

 

 

Propos recueillis par Fabrice Lhomme pour LeMonde.fr

 


 

Sarközy mouillé jusqu'au coup ?

C'est ce que semblerait prétendre Eva Joly, l'ancienne magistrate, ex juge de l'affaire Elf Aquitaine, en déclarant : « C'est la chronique d'une honte nationale annoncée. Autant la situation de Dominique Strauss-Kahn n'était pas prévisible, autant celle de Christine Lagarde l'était [...] Qui pourrait croire que Mme Lagarde, alors ministre des Finances, a pu prendre seule la décision de recourir à l'arbitrage pour résoudre le contentieux avec ? Le choix de cette procédure de justice privée choisie en 2007 au détriment de la voie judiciaire classique apparaît aujourd'hui comme un petit arrangement entre amis qui bafoue l'intérêt général [...] Au-delà de la responsabilité de Mme Lagarde se poserait alors la question de celle du chef de l'Etat ».

 

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Published by Papy Mouzeot - dans Mensonges et vérités
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commentaires

Cyril LAZARO 05/08/2011 22:28



C'est accablant. Peut-être fallait-il remercier Tapie pour service rendu à Sarkozy... tout est corrompu jusqu'au trognon Papy.



Papy Mouzeot 05/08/2011 23:13



Tiens ça me fait penser que si Tapie était un citoyen honnête il aurait pu échanger son chèque contre la Légion d'Honneur !


C'est vrai que le cours de cette médaille s'est effondré depuis 2007 mais enfin Nanard, allez, un bon geste citoyen ! M'enfin !


 


Bizz,
Le Papy



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