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  • : Le blog satirique du Papy Mouzeot
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Erick Bernard

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 11:09

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La présidence française corrompue ?

Giscard, assez furieux il faut l’avouer, avait accusé en 2009 Chirac d’avoir été sponsorisé par un certain Omar Bongo pour sa campagne de 1981. Il est vrai que la FrançAfrique commence avec les gaullistes (un certain Foccart), puis les mitterrandiens (un certain papamadit) et a continué toutes voiles dehors par le RPR et l’UMP bien que le slogan sarkozyaque était à la rupture. On se souvient aussi que l’un des premiers voyages du tout nouveau et tout neuf Président de la République fut pour Omar Bongo et que ce même dit Président a soutenu un certain Ali Bongo contre toute démocratie et éthique.

La bande à Assange, celui accusé de sexe par surprise (tiens un père Noël ? c'est la période) - pss je ne soutiens pas le viol, hein ! - celle qui fait trépasser les Pampers, celle des fuites wiki, a offert à El Pais quelques câbles (comme l'on dit tant dans la marine que dans la diplomatie où il faut aussi savoir naviguer) qui impliquent une autre bande, celle à Bongo dans des détournements de fonds, et de liquide sonnant et trébuchant (je sais l'image est heureuse) pour arroser des partis de gauche et de de droite (plus de droite) et des hommes politiques dont Chirac, l'heureux retraité impliqué dans nombre d'affaires, et l'actuel sur augmenté Président de la République. 

Voilà donc une révélation qui n'est pas mince mais que le Figaro.fr (jusqu'à cette heure) ne traite pas en une et nulle part ailleurs. Le Monde a, lui, mis quelques heures avant de se lancer, Libération a été plus rapide. La nouvelle est pourtant apparue à 11 h 28 hier sitôt reprise par Al Jazeera (en anglais) ici dont je tire cet extrait fort intéressant car non repris ailleurs de cette façon : Both France's ruling UMP party and the Socialist party accepted embezzled money, the source said, though the former received the bulk : "especially [former French president Jacques] Chirac and including [current president Nicolas] Sarkozy". En gros le PS et l'UMP ont accepté cet argent détourné, la plus grande part es-spécialement pour Chirac et Sarkozy.

Voici ce que nous en dit Le NouvelObs (en fait l'AFP repris par tous les journaux, beau travail d'investigation de ceux-ci, n'est-ce pas ?) : Près de 30 millions d'euros auraient été détournés de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) à son profit par le défunt président gabonais Omar Bongo et auraient aussi profité à des partis français, selon des notes diplomatiques américaines divulguées par Wikileaks, visibles mercredi 29 décembre sur le site d' El Pais. Cette information a été donnée quatre jours après la mort d' Omar Bongo, en juin 2009, par un haut fonctionnaire de la BEAC à un diplomate de l'ambassade américaine au Cameroun, précise le journal espagnol. Selon la même source, "les dirigeants gabonais ont utilisé les fonds détournés pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, ont remis une partie de l'argent à des partis politiques français, y compris en soutien au président Nicolas Sarkozy". L'argent aurait profité "aux deux camps, mais surtout à droite, en particulier à (l'ancien président français Jacques) Chirac mais aussi Sarkozy". "Bongo était le président africain préféré de la France", a ajouté cette source.

C'est parce qu'un placement de 500 millions d'euros, fait en secret par un de la clique Bongo avec l'argent commun qu'un audit a été lancé et a permis de découvrir le pot-aux-roses (et au bleu UMP). Le câble précise que la diplomate n'en a pas la preuve formelle.

Bongo et deux de ses compères chefs d'état ont été attaqués en justice par Tansparency International, et d'autres, pour des biens mal acquis (on ne peut qu'être en colère quand le Gabon appauvrit son peuple, touche des subventions, a une dette avec un Président et ses proches qui possèdent une fortune planquée en France). On comprends pourquoi, alors, un certain Marin, le sbire judiciaire du pouvoir, a voulu empêcher, par deux fois je crois, que cette plainte prospère jusqu'à qu'elle finisse par être instruite au grand dam du parquet (bien ciré) de Paris : Une enquête policière est ouverte par le parquet de Paris en juin 2007, puis classée sans suite pour « infraction insuffisamment caractérisée » en novembre 2007. […] A la demande du Parquet, la décision concernant cette plainte, prévue fin février, avait été repoussée après le voyage de Nicolas Sarkozy au Congo-Brazzaville fin mars.

Le 5 mai 2009, la doyenne des juges du pôle financier de Paris Françoise Desset avait jugé recevable la plainte, décision à laquelle le parquet a fait appel 23. Le 29 octobre 2009, la cour d'appel de Paris a donné raison au ministère public et jugé Transparency International irrecevable. Suite au pourvoi en cassation de l'association24, la Cour de cassation a décidé le 9 novembre 2010 que la plainte de Transparency International était recevable permettant désormais à un juge d'instruction français d'enquêter. (Wikipédia)

 Une enquête sur ces biens mal acquis pourrait remonter jusqu'aux arrosages intempestifs des Bongo et donc jusqu'au PS, à l'UMP, à Chirac et à Sarkozy.

N'oublions pas qu'Omar Bongo fut le second visité de tous les chefs d'état africain le vendredi 27 juillet 2007. Vous trouverez ici le discours de Nicolas Sarkozy. Le début de l'intervention d'un dignitaire gabonais est délicieux : Le 17 aout 1960, le Gabon accédait en présence d'André MALRAUX représentant le Général de GAULLE empêché, à la souveraineté nationale, après avoir fait partie de l'Afrique équatoriale française de 1910 à 1958. La visite que vous effectué ce jour, Monsieur le Président de la République, moins d'un mois de la commémoration de cet événement fondateur de la coopération franco gabonaise souligne s'il en ait besoin l'excellence et la densité de cette relation privilégiée et mutuellement profitable. Le Gabon s'enorgueillit d'avoir près d'un demi-siècle durant su rester fidèle à ses engagements. En un peu plus de quatre décennies, la relation franco gabonaise a su résister à l'épreuve du temps et aux aléas de la conjoncture internationale.

Un bon résumé, non ? Et du reste cette réponse de Nicolas Sarkozy est savoureuse quand on suppose ce qu'a fait Bongo des fonds internationaux détournés : La France fait un effort particulier pour alléger la dette du Gabon qui va au-delà des remises de dette que viennent d'accepter, à la demande de la France, les principaux créanciers du Club de Paris. Je propose que cet effort supplémentaire français serve à financer au Gabon des projets de développement liés à la préservation des forêts.

On allège une dette pour enrichir un clan qui finance les politiques français. Retour aux sources en quelque sorte.

Voilà, voilà, la liste s'allonge.

 

 

Par ImhotepAV, rédacteur bénévole sur le site Agoravox.fr

 


 

L'avis du Papy Mouzeot : *****

 

Voila un excellent article qui nous replonge dans de vieux souvenirs d'affaires où les diamants de Bokassa disparaissaient au profit d'un certain Giscard, d'un scandale gluant et malodorant qui éclaboussait Le Floch Prigent l'ex-PDG d'ELF et de plus récents tels que les affaires Bettencourt, Karachi ou bien le scandale du Médiator...

Lorsqu'un haut fonctionnaire de la BEAC dénonce : "Les dirigeants gabonais ont remis une partie de l'argent à des partis politiques français, y compris au président Nicolas Sarkozy". Cette corruption entre Paris et Libreville montre qu'elle aurait profité "aux deux camps, mais surtout à droite", on comprend mieux le subterfuge du Sénat qui s'est empressé de faire adopter une loi sur la légalisation des financements occultes (voir article Le "subterfuge" du Sénat pour "légaliser" le financement occulte des partis politiques) ainsi que le projet de loi N°3071 (voir article La procédure pour destituer le Président est enfin connue...) visant à renforcer son oligarchie et le protéger contre tout risque de destitution en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l'exercice de son mandat.

Nous sommes en droit de nous demander quel serait l'avenir du Président de la République si cette procédure de destitution du Chef de l'Etat n' avait pas été neutralisée quand la corruption s'affiche sans retenue dans le fonctionnement du pouvoir (Karachi, Bettencourt, Mediator...). Accepter de l'argent corrompu d'un Etat étranger est un manquement aux devoirs manisfestement incompatible avec l'exercice du mandat présidentiel.

 

Cela fait trop longtemps que le pouvoir obscur nous ment et nous trompe à tel point que beaucoup de français écœurés par tant de magouilles rejettent leur seul moyen de défense : le bulletin de vote. 

Il en va de notre responsabilité de citoyen si nous ne nous révoltons pas, nous avons le devoir de réagir afin de ne pas laisser ce gouvernement corrompu à la tête de notre pays.

 


 

Mise à jour du 31/12/2010

 

 

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Published by Papy Mouzeot - dans C'est un scandale !
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commentaires

TourtauxjRa 30/12/2010 16:19



Comme les grands esprits se rencontrent!


J'ai publié sur ce sujet qu'une amie m'a envoyée.


Très embarrassant pour le despote qui ferait bien de VITE TRES VITE se casser pendant qu'il le peut encore



Papy Mouzeot 30/12/2010 17:28



A mon avis il va lui en falloir plus que ça mais on ne le lâchera pas d'une semelle jusqu'à ce qu'il craque. Il est tellement impliqué jusqu'au cou dans tellement d'affaires qu'on connaît son
point faible maintenant.



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