Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog satirique du Papy Mouzeot
  • Contact

Recherche

The Wall

Archives

Erick Bernard

http://img15.hostingpics.net/pics/375556MTSN.png

31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 14:08

http://img4.hostingpics.net/pics/248990karachi.jpgAprès l’attentat de Karachi, l’enquête s’oriente sur la piste islamiste. Mais de nouveaux éléments mettront les enquêteurs sur une autre piste, celle d’un règlement de comptes politico-financier, après l’arrêt du versement de commissions occultes dans un marché d’armement.


http://actualite.portail.free.fr/france/03-12-2010/karachi-francois-leotard-pense-que-l-attentat-est-du-a-l-arret-du-versement-des-commissions/1442998_3_c004_dans-l-enquete-sur-l-attentat-qui-avait-tue-en.jpg8 mai 2002, Karachi, Pakistan.

Un kamikaze se fait exploser au passage d’un minibus. Quatorze personnes sont tuées, dont onze Français, salariés ou sous-traitants de la DCN. Les victimes travaillaient à la réalisation du marché d’armement Agosta. Un contrat passé par la France en 1994 portant sur la fabrication de sous-marins pour le Pakistan.
Cette attaque sanglante est très rapidement attribuée à des islamistes liés au réseau terroriste Al-Qaïda. D’ailleurs, dans un message, l’attentat de Karachi sera revendiqué par Oussama Ben Laden.

Une information judiciaire est ouverte à Paris le 27 mai. Elle est notamment confiée au juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière.
Un an plus tard au Pakistan, trois islamistes soupçonnés d’avoir participé à l’attentat sont condamnés à mort. Ils seront finalement acquittés, faute de preuve, lors d’un second procès sept ans plus tard.

Rapport Nautilus

L’enquête prend un tournant en février 2008 : dans le cadre d’une autre affaire judiciaire, des documents sont saisis au siège de DCN, notamment un rapport, baptisé Nautilus . Ce document est le fruit d’une contre-enquête d’un ancien membre de la DST (Direction de la surveillance du territoire). Une investigation parallèle sur l’attentat commandée par des dirigeants de DCN.

Son auteur, Claude Thévenet, évoque la piste d’un règlement de comptes politico-financier.

Le contrat Agosta avait été conclu en septembre 1994, Edouard Balladur était alors Premier ministre et futur candidat à l’élection présidentielle. Plusieurs de ses proches au gouvernement ont validé la signature de ce contrat : François Léotard, ministre de la Défense et Nicolas Sarkozy, ministre du Budget. Le cabinet de François Léotard avait désigné des intermédiaires libanais pour la conclusion du contrat. Ils devaient toucher un pourcentage des commissions versées à des officiels pakistanais. Ces commissions étaient légales à l’époque. Il s’agissait pourtant de corruption.

Rétro-commissions et campagne Balladur

Le rapport Nautilus va encore plus loin : il évoque l’hypothèse des rétro-commissions illégales, c’est-à-dire des pots de vin, qui auraient pu revenir en France et servir à un financement politique occulte.

En 1995, lorsqu’il est arrivé au pouvoir, Jacques Chirac avait fait stopper le versement des commissions. Pour l’auteur du rapport Nautilus, le non versement des sommes promises auraient pu irriter des responsables pakistanais. L’attentat de Karachi, perpétré sept ans plus tard, aurait-t-il alors été commis en représailles ? C’est une hypothèse évoquée par Claude Thévenet dans son rapport.

En 2008, le juge Bruguière part à la retraite. L’instruction est reprise par le juge Marc Trévidic.

En Juin 2010, les familles des victimes de l’attentat de Karachi déposent une nouvelle plainte pour des faits d’entrave (il s’agit, entre autres, de la non transmission à la justice du rapport Nautilus), de corruption et d’abus de bien sociaux.
Les parties civiles pensent que les présumés pots de vin en marge du contrat Agosta auraient pu financer en partie la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995.
Une seconde instruction est ouverte. C’est un célèbre juge financier qui se saisit du volet corruption de l’affaire : Renaud Van Ruymbeke.

Le juge Van Ruymbeke va notamment auditionner Charles Millon, ministre de la Défense de Jacques Chirac en 95 ainsi que Dominique de Villepin, ex-secrétaire général de l’Elysée. Les deux hommes vont livrer au juge leurs convictions : des commissions illégales ont été versées à des partis politiques soutenant le candidat Balladur.
Pour se forger cette intime conviction, ils se seraient basés à l’époque sur des rapports oraux de la DGSE, autrement dit des services secrets. C’est sur la base de ces doutes que Jacques Chirac avait ordonné, mi-95, la suspension de tout versement de commissions en marge de contrats douteux.

 

 

Source : France Info

 

[…]

Partager cet article

Repost 0
Published by Papy Mouzeot - dans Mensonges et vérités
commenter cet article

commentaires

TourtauxjRacEc4ESTjIcdL 31/01/2011 17:47



Les coupables sont impunis et pourtant, il n'est pas besoin de chercher loin pour les trouver



Papy Mouzeot 31/01/2011 18:28



Bah, d'un autre côté, tu me diras, ce sont eux qui font voter les lois qui les arrangent !



Résistance

http://img15.hostingpics.net/pics/536082PartiPirate.gif

 

http://img15.hostingpics.net/pics/276086Anticor.gif

 

Soutenez la Quadrature du Net

 

Les Fakes de Grats

 

http://francismizio.net/ftp/jesuispartoutgif.gif

 

Diablo

 

Coco Magnanville

 

Goolgueule