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Erick Bernard

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 16:24

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Une interview exclusive de Sébastien Baer, envoyé spécial pour France Info
Cliquez sur le logo :
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“C’est une rencontre inattendue. Je sais que Julian Assange doit se présenter chaque jour, entre 14 et 17 heures, au petit poste de police de Beccles, à une dizaine de minutes du manoir où il est assigné à résidence. Il doit pointer là quotidiennement. Cette mesure fait partie des obligations auxquelles il a été soumis après avoir passé neuf jours en prison, à Londres.

Le fondateur de WikiLeaks arrive finalement peu après 15h30 au poste de police, il est assis sur le siège passager de la petite Opel Corsa. Quatre proches l’accompagnent dans cette démarche quotidienne et contraignante.
Il y a notamment un journaliste islandais, Kristinn Hrafnsson, le nouveau porte-parole de WikiLeaks. L’homme approche quand j’interpelle Julian Assange qui sort du véhicule pour aller pointer au poste de police. Il fait barrage pour m’empêcher d’approcher du fondateur de WikiLeaks et m’explique que non, Julian Assange n’accordera pas d’interview. Il a d’autres préoccupations. J’évoque la tentative de suicide du responsable de WikiLeaks 13, à Marseille. Le journaliste islandais a l’air intéressé. Mais cela ne donne rien. D’ailleurs, une minute plus tard, Julian Assange remonte dans la voiture, suivi de Kristinn Hrafnsson. Un petit signe de la main pour me dire au revoir et l’Opel Corsa s’éloigne. Dépité, je regagne aussi ma voiture.

Et puis, surprise, 200 mètres plus loin la voiture de Julian Assange s’arrête sur le côté de la route. Le porte-parole est sur le trottoir. Je m’arrête à sa hauteur et je lui demande, sans trop y croire : “c’est moi que vous attendez ?”. Il me fait signe que oui, de me garer derrière leur Opel. La conductrice s’avance alors vers moi. Elle me dit que Julian Assange consent à m’accorder quelques instants, que nous pouvons nous voir dans un pub, pas très loin de là. Mais c’est un dimanche et le pub est fermé.

L’interview aura donc lieu sur un petit parking, à une centaine de mètres de là. Barbe de trois jours, veste kaki, Julian Assange reste assis dans la voiture pour me répondre. Il a l’air un peu fatigué mais répond volontiers à mes questions. Il semble préoccupé par la tentative de suicide du fondateur de WikiLeaks 13 et me demande des informations. Il m’explique aussi qu’il a le sentiment de vivre une “situation orwellienne” et se dit rasséréné de voir les soutiens dont il fait l’objet, dans le monde entier. Il dit aussi sa détermination à poursuivre son combat pour la liberté d’expression et annonce une intensification des publications, même si l’isolement auquel il est soumis dans ce coin reculé de la campagne anglaise complique singulièrement sa tâche.

Une poignée de main et Julian Assange repart vers son manoir, pour respecter le couvre-feu du soir auquel il est soumis.”

Comment vivez-vous le fait d’être assigné à résidence ?

Je suis surveillé en permanence. C’est une situation orwellienne pour moi mais nous continuerons le combat et jusqu’à présent la justice britannique a écouté ce que nous avions à dire. Je suis habitué à ce genre de pression… je l’ai vécue d’une façon ou d’une autre, depuis 20 ans, dans mon activité et mon combat pour la liberté de la presse. Mais la situation actuelle est peut-être plus dramatique et difficile que ce que j’ai connu jusqu’à aujourd’hui. Mais c’est le même genre d’expérience.

Vous allez poursuivre votre combat ?

Quoi qu’il arrive, nous continuerons, le nombre de publications quotidiennes s’est intensifié ces derniers temps et va continuer à augmenter. Nous voyons également que dans le monde entier nos sympathisants et nos défenseurs continuent à se battre pour nous.

L’isolement en zone rurale est difficile, cela perturbe notre travail. Mais les soutiens que nous recevons n’ont jamais été aussi importants. Dans le même temps, les attaques qui nous visent n’ont jamais été aussi fortes… tout cela va de pair.

Nous sommes prudents et nous surveillons la situation parce que c’est un cas de figure très grave. Je ne suis pas le seul à être menacé, tous les membres de notre équipe sont menacés, nos sympathisants aux Etats-Unis et les gens qui collectent de l’argent pour Bradley Manning, le jeune analyste qui est emprisonné depuis 230 jours en cellule d’isolement, à Quantico en Virginie, et qui est dans l’attente de son procès.

Quelle est votre réaction aux demandes d’informations émises par les Etats-Unis à votre sujet, notamment via Twitter ?

Depuis décembre, les autorités américaines tentent de collecter des informations de Twitter et d’autres organisations… Leur but, c’est de rassembler des informations sur les 637.000 followers que nous avons sur Twitter, sur moi, sur les personnes impliquées dans la création de la vidéo “collateral murder”, qui est la première charge retenue contre Bradley Manning. Il s’agit donc là d’une tentative évidente destinée à forcer les gens à livrer des informations, en vue des poursuites judiciaires engagées contre moi et mon équipe. Il s’agit d’une procédure en lien avec la vidéo dans laquelle on voit les meurtres de deux journalistes de Reuters à Bagdad, en 2007, et de 18 à 26 autres personnes.

C’est leur intention (de m’extrader) c’est l’intention évidente du Ministre de la justice. Ils essaient de collecter suffisamment d’informations. Beaucoup d’informations ont aussi été collectées grâce à une activité d’espionnage régulière. On se bat contre cela. J’ai confié ce travail à des avocats aux Etats-Unis.

Comment réagissez-vous à la tentative de suicide du fondateur du site WikiLeaks13, qui vous citait en exemple ?

Il doit y avoir une enquête immédiate et complète pour déterminer ce qui a poussé cet homme à tenter de se suicider. Je suis personnellement touché et ému de ce qui est arrivé à cet homme. Nous, nous nous sommes habitués à la pression qui est montée petit à petit, mais pour cet homme, elle a été soudaine.

Nous connaissons ce site, WikiLeaks13, même si nous n’avons pas participé à son élaboration ; il représente une expression du mécontentement à Marseille. Dans le monde entier, il existe plusieurs sites qui se sont inspirés de notre travail. Nous leur souhaitons bonne chance mais nous leur conseillons aussi d’être prudents quand ils marchent sur nos pas parce que la pression est très forte.

C’est difficile de diriger WikiLeaks, c’est difficile de bien connaître le cadre légal et les mesures de sécurité, donc les gens doivent être prudents.


Propos exclusifs recueillis par Sébastien Baer

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Published by Papy Mouzeot - dans Mensonges et vérités
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TourtauxjRac 11/01/2011 18:36



IL EST BIEN EVIDENT QUE TOUTE PERSONNE QUI SE LANCE DANS LE MEME COMBAT QUE CE COURAGEUX AUSTRALIEN SAIT CE QU'IL RISQUE : LA MORT.


Dénoncer, entre autres, les scandaleux mensonges d'Etat(s), les corruptions, les crimes de guerre commis contre le "terrorisme" par ceux qui sont les premiers et véritables terroristes sur la
planète, ne peut se payer qu'au prix fort : celui de la vie mais Julian Assange et son équipe qui sont très très forts, tiennent toute cette bande de cons et les mènent par le bout du nez.


En clair : tu t'écrases ou je l'ouvre mais Julian, qui fait montre d'une intelligence hors du commun, ramène tout de même sa science et assure ses arrières stratègiquement.


CHAPEAU L'ARTISTE!



Papy Mouzeot 12/01/2011 01:51



Exac', Julian Assange a l'immense mérite d'avoir montré la voie aux populations du monde entier qui s'engagent de plus en plus dans la voie de la vérité. Le peuple est souverain et il le montre !


Avec l'évolution des technologies il est maintenant possible de s'exprimer autrement et surtout sans censure.


Beaucoup l'avait déjà compris depuis longtemps au travers de nombreux sites ce qui amène aussi à la plus grande vigilence sur les informations que nous pouvons être amenés à lire et partager,
internet est un "lieu public" où nous nous trouvons de tout et du n'importe quoi !


Assange nous met ausi en garde ; défier les gouvernements en criant nos mécontentements et nos vérités n'est pas sans danger.


Je rajouterais que "ces temps de liberté" vont rapidement disparaître avec le couvre-feu dictatorial voté par l'assemblée pour ressembler de plus en plus à un internet chinois (lois Hadopi,
Loppsi 2...), cependant les états dictateurs ont déjà pris beaucoup de retard et n'ont pu empêcher la résistance qui s'est organisée sur les réseaux.


Priver les populations de communiquer n'empêchera pas le peuple de réfléchir et de crier son mécontentement.



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