Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog satirique du Papy Mouzeot
  • Contact

Recherche

The Wall

Archives

Erick Bernard

http://img15.hostingpics.net/pics/375556MTSN.png

26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 14:55

Sarkozy Pinocchio

La corruption, on l'accepte...
ou on la combat !

 

Retour sur une semaine délirante ou sur la triste réalité du sommet de l'État qui prend les français pour des cons.

Suite aux révélations d'Hélène de Yougoslavie, future ex-madame Gaubert, qui a choisi de se confier à la presse après son témoignage délivré au juge Renaud Van Ruymbeke, l'affaire Karachi prend une tournure très périlleuse pour chacun des protagonistes de ce scandale politico-finiancier, en particulier pour le chef de l'État qui risque à son tour de payer très cher la note de toutes ses machiavéliques manœuvres politiciennes.

 

Revenons un peu sur les déclarations d'Hélène de Yougoslavie qui confirme les propos qu'elle avait tenue devant les enquêteurs.

 


"Je confirme ce que j’ai dit" par Europe1fr

 

La fin de cette interview se conclut ainsi :

« Depuis ces déclarations vous avez peur ?

– Oui, oui, j'ai peur... j'ai de la pression, j'ai... heu oui, pas très tranquille... non. »

 

Hélène de Yougoslavie aurait-elle reçu des menaces ?

 

 

Dans un entretien accordé au Monde, la femme de l'ancien conseiller de Nicolas Sarközy confirme bien avoir reçu des pressions et des menaces de la part de Thierry Gaubert.

 

http://img11.hostingpics.net/pics/464923LogoLeMonde.gif

 

Quand avez-vous rencontré votre mari Thierry Gaubert ?

Nous nous sommes rencontrés en 1987, à Neuilly-sur-Seine, où nous habitions tous les deux. Et nous nous sommes mariés dès 1988. Nous sommes séparés depuis cinq ans.

Avant 1987, vous connaissiez déjà Nicolas Sarkozy ?

Non, je l'ai rencontré par l'intermédiaire de mon mari. Il me l'a présenté tout de suite, et c'est lui qui nous a mariés.

Que faisait votre mari lorsque vous l'avez rencontré ?

Il était chargé de mission à la communication à la mairie de Neuilly, et travaillait par ailleurs dans l'immobilier.

A l'époque, M. Sarkozy était un intime ?

Il était très proche, oui, il nous invitait souvent à dîner, le week-end… Il appelait mon mari tout le temps. Thierry lui était devenu indispensable.

Après son arrivée au ministère du budget, en 1993, M. Sarkozy appelle votre mari à ses côtés en tant que chef de cabinet adjoint. Quel souvenir gardez-vous de cette période ?

Celle d'une vie beaucoup plus intense, avec ses allers-retours incessants à Bercy. Moi-même je me rendais de temps en temps au ministère, notamment pour des dîners.

C'est donc à partir de cette période (la campagne présidentielle de 1995) que votre mari aurait effectué des voyages en Suisse pour y chercher des espèces ?

Oui. Il me disait régulièrement : "Je vais en Suisse chercher de l'argent". Il passait systématiquement, à l'aller comme au retour, par Londres, afin me disait-il d'éviter des contrôles douaniers à la frontière franco-suisse.

Quand ont commencé ces voyages et quelle était leur fréquence ?

Il m'est difficile de les dater très précisément. Je suis certaine que cela a commencé au début des années 1990. Et il se rendait en Suisse environ une fois tous les deux mois.

Mais comment justifiait-il ces déplacements ?

Il ne me disait pas pourquoi, ne me parlait pas des montants ni ne me montrait les billets. Généralement, il les ramenait dans des petites sacoches.

A quel moment vous a-t-il parlé du ou des destinataires de cet argent ?

Il m'a dit un jour qu'il allait chercher ces espèces en Suisse pour les remettre à Nicolas Bazire.

Vous n'avez pas fait le lien avec la campagne de M. Balladur dont M. Bazire était le directeur ?

Non, pas du tout. Bien sûr, je trouvais ça un peu bizarre, mais il me répondait : "C'est comme ça". Il m'a dit qu'il m'expliquerait plus tard.

Votre mari a-t-il cité d'autres noms de bénéficiaires des fonds ?

Non, seulement celui de Nicolas Bazire.

Il semble que votre mari ait été retirer l'argent, à Genève, en compagnie de Ziad Takieddine.

C'est exact. Parfois Thierry allait chercher l'argent seul, d'autres fois accompagné de M. Takieddine.

Pourquoi, après tout ce temps, avez-vous parlé à la police, le 8 septembre ?

Tout simplement parce que j'ai été convoquée ! Je me suis contentée de répondre aux questions des policiers. Ils m'ont montré des pièces me prouvant qu'ils savaient déjà beaucoup de choses. J'ai découvert à cette occasion des documents signés de ma main, je ne pouvais imaginer qu'ils étaient compromettants pour moi. Il s'est servi de moi pour ouvrir des comptes à l'étranger. J'ai pris conscience que mon mari m'avait trahie. C'est seulement lors de cette audition que j'ai découvert le lien avec le financement de Balladur, j'ai vraiment été écœurée.

Avez-vous subi des pressions ?

Oui, beaucoup de pressions, et des menaces, émanant de mon mari. Cela a commencé après que sa maison a été perquisitionnée, au mois de juillet. Il s'attendait à ce que je sois convoquée par la police. Alors il m'a dit : "Si tu parles, tu ne verras plus les enfants. Si je coule, tu coules avec moi, car nous ne sommes pas divorcés". Il ne fallait absolument pas que je parle des comptes à l'étranger et des remises d'argent.

Que s'est-il passé après votre audition ?

Déjà, durant l'audition, il m'inondait de textos ! Et puis, le 14 septembre, il m'appelle et me dit : "J'ai quelque chose à te donner, descends, je suis garé dans la rue". Une fois dans la voiture, il m'a incendiée, il était furieux. "Qu'est-ce que tu as été raconter aux flics, il paraît que tu m'as balancé ? Tu es complètement folle, tu vas partir à l'asile". J'ai compris qu'il avait eu des informations très précises sur ma déposition.

 

http://img11.hostingpics.net/pics/623454helenedeyougoslavie.jpg

Hélène Karageorgevitch, princesse de Yougoslavie
 



Propos recueillis par Raphaëlle Bacqué, Gérard Davet et Fabrice Lhomme

 

Les controverses d'une accusation accablante

Samedi dernier, Milena Gaubert, la fille de Thierry Gaubert et d'Hélène de Yougoslavie, affirmait sur Europe 1, que sa mère, avait menti dans le but de nuire à son père.

« C'est allé trop loin, c'est trop grave maintenant ce qui se passe, je peux pas laisser faire ça [...] Elle rend publique cette histoire, donc moi je rends public ce qu'elle m'a dit » n'hésitant à mettre en cause la santé mentale de sa mère.

Une déclaration que Melina Gaubert lâchait à charge contre sa mère ignorant peut-être que Nastasia, sa propre sœur révélait une toute autre version à son insu le 19 juillet lors d'une discussion avec son petit ami, David C., via un téléphone de Thierry Gaubert mis sur écoute par la police...

 

- Nastasia : "En fait, ils ont trouvé un compte aux Bahamas, et euh... mon père l'avait mis au nom de ma mère."

- David : "Oui, oui."

- N. : "Donc voilà. Il a dit à ma mère : si tu craques euh..., toute la famille saute, on saute tous (...) Il lui a dit euh... vraiment, on est dans la merde."

- D. : "Putain."

- N. : "Ouais. Et euh... personne pour l'aider parce que euh... Copé est trop dans la merde. Hortefeux est trop dans la merde. Et si euh... Sarko ne... ne passe pas au deuxième tour, euh... lui aussi est (inaudible) dans la merde et personne ne l'aide. Il a dit... Mon père, il a dit à ma mère : personne m'aidera. Parce que tout le monde est dans la merde (...). Sarko, il veut même pas l'aider. Enfin là, ça va encore, mais si... si Sarko il passe pas en 2012 euh..., vraiment, ils sont tous dans la merde."

- D. : "Ah là je crois que si Sarko il passe pas, ils sont morts."

- N. : "Ah ouais. Tous."

 

Conversation révélée par Gérard Davet et Fabrice Lhomme pour LeMonde.fr

 

Une réplique de l'Élysée un peu trop hâtive...

Les révélations d'Hélène Karageorgevitch, princesse de Yougoslavie, ont poussé la Présidence de la République dans ses derniers retranchements quitte à publier un démenti très embarrassant dès le 22 septembre, notamment pour Brice Hortefeux...

 

 

C’est d’autant moins compréhensible que, de nos jours, le téléphone portable est souvent un élément clé d’une enquête. Il permet notamment de récupérer le carnet d’adresses et, parfois, de mieux ferrer le suspect en le mettant face à ses contradictions ou à ses mensonges. On pourrait donc penser que les enquêteurs assurent un service minimum pour répondre aux commissions rogatoires du juge Renaud Van Ruymbeke.

 

http://img11.hostingpics.net/pics/380426Capture1.jpg

http://img11.hostingpics.net/pics/590225logodefaut.jpg

 

Communiqué de la Présidence de la République

 

La présidence de la République tient à apporter les précisions suivantes :

- M. Nicolas SARKÖZY n'a jamais dirigé la campagne de M. Édouard BALLADUR.

- Il n'a jamais exercé la moindre responsabilité dans le financement de cette campagne. Il en était le porte-parole.

- S'agissant de l'affaire dite de "Karachi", le nom du chef de l'État n'apparaît dans aucun des éléments du dossier. Il n'a été cité par aucun témoin ou acteur de ce dossier. Il y est donc totalement étranger d'autant plus qu'à l'époque où il était ministre du Budget, il avait manifesté son hostilité à ce contrat comme cela apparaît dans les pièces de la procédure.

- Les familles des victimes de l'attentat de Karachi ont droit à la vérité et au respect de leur souffrance.

Tout le reste n'est que calomnie et manipulation politicienne.

 

http://img11.hostingpics.net/pics/433535logopresidence1.gif

 

Comme cela apparaît dans les pièces de la procédure...

Quelques mots qui firent couler beaucoup d'encre jusqu'à couler aussi Brice Hortefeux qui, lorsque qu'il était encore ministre de l'intérieur défendait avec bec et ongles "la garde à vue ancienne formule", avec mise à nu systématique et vérifications sous la ceinture ! Il s'avère que Thierry Gaubert n'ait pas bénéficié des mêmes traitements réservés à un simple citoyen placé en garde à vue, pour preuve la communication qu'il a eu avec son ex-ministre de l'intérieur d'ami...

Brice Hortefeux : « Elle balance beaucoup apparemment, Hélène... 
Thierry Gaubert : – Qu'est-ce que tu as comme infos là-dessus, toi, parce qu'elle me dit qu'elle dit rien ?
BH : – Ça m'embête de te le dire par téléphone. Il y a beaucoup de choses hein [...]  Je te raconterai, "Ils" ont énormément de choses [...] T'as eu Bazire, parce que visiblement, il est lui dedans, dans cette histoire ?

T.G. : C'est pas Hélène qui a parlé directement…

B.H. : – Elle a été entendue, lui apprend M.Hortefeux. Elle sait. Elle était beaucoup au courant de tes activités ! ».

 


Le parquet de Paris a annoncé vendredi soir l'ouverture d'une enquête préliminaire pour "violation du secret professionnel" et "recel" à la suite des révélations sur cette conversation téléphonique. Elle vise les enquêteurs, magistrats et avocats susceptibles d'avoir fait fuiter des informations sur l'affaire Karachi ainsi que les tiers qui les ont reçues.

 

Le journaliste Fabrice Arfi démonte un à un les arguments de l'Élysée

http://img11.hostingpics.net/pics/679318Arfi.jpg"S'agissant de l'affaire dite de Karachi, le nom du chef de l'Etat n'apparaît dans aucun des éléments du dossier. Il n'a été cité par aucun témoin ou acteur de ce dossier"...

Ces deux petites phrases posent un double problème.

Primo, dans une République où la Constitution garantit la séparation des pouvoirs, notamment politique et judiciaire, comment l'Elysée peut, de manière aussi péremptoire, assurer que "le nom du chef de l'Etat n'apparaît dans aucun des éléments du dossier" ou qu'"il n'a été cité par aucun témoin ou acteur de ce dossier" ? Nicolas Sarközy n'est ni mis en examen ni partie civile dans cette affaire ; en théorie, il n'a donc pas accès à la procédure.

Secundo, ce que l'Elysée assure, de manière aussi péremptoire, est un mensonge. Oui, Nicolas Sarközy est désigné par plusieurs témoins et plusieurs documents dans le dossier du juge Van Ruymbeke.

Comme nous l'avons rapporté avec mon confrère Karl Laske, un document, saisi par la police française en 2007 au siège de la Direction des Constructions Navales (DCN), puis par la police luxembourgeoise en 2009 au siège d'une fiduciaire, fait mention en toutes lettres de la participation fin 1994 de Nicolas Sarközy dans la constitution, au Luxembourg, d'une société écran dela DCN, baptisée Heine, par laquelle ont transité les commissions occultes de l'une des ventes d'armes aujourd'hui dans le viseur des juges. Nicolas Sarközy était alors le ministre du budget du gouvernement Balladur.

 

 

Dans un rapport de synthèse du 19 janvier 2010, la police luxembourgeoise écrira d'ailleurs : « Un document (...) fait état de l'historique et du fonctionnement des sociétés Heine et Eurolux (société jumelle de Heine). Selon ce document, les accords sur la création des sociétés semblaient venir directement de M. le Premier ministre Balladur et de M. le ministre des Finances Nicolas Sarközy.»

Un projet de lettre de François Léotard, alors ministre de la défense, laisse ensuite apparaître que Nicolas Sarközy a bien été associé, toujours en tant que ministre du budget, aux arrière-plans financiers des marchés d'armement en cause.

 

 

Plusieurs témoins, entendus ces derniers mois par la police ou par les juges, ont également évoqué le rôle crucial du ministre du budget dans la validation des plans de financement des marchés d'armement, lesquels comprennent les versements des commissions, fussent-elles occultes.


Samuel Laurent, journaliste au Monde, enfonce lui aussi le clou

http://img11.hostingpics.net/pics/972087Samuel.jpg"M. Sarkozy n'a jamais dirigé la campagne de M. Balladur..."

Effectivement, Nicolas Sarközy n'a pas dirigé cette campagne. C'est Nicolas Bazire qui occupait ce poste. M. Sarkozy, alors ministre du budget et de la communication, était porte-parole. 

"Il n'a jamais exercé la moindre responsabilité dans le financement de cette campagne. Il en était le porte-parole."

La deuxième affirmation est plus discutable. L'actuel chef de l'Etat n'était pas seulement le porte-parole. Il jouait un rôle de premier plan dans cette campagne. Avec Nicolas Bazire, il était le conseiller politique le plus écouté du candidat Balladur. Le journal Les Echos écrivait à l'époque : "Depuis qu'il s'est déclaré candidat, Edouard Balladur réunit chaque semaine un comité politique. Quatre hommes y siègent systématiquement : Nicolas Sarközy, Charles Pasqua, François Léotard et François Bayrou."

 

"S'agissant de l'affaire dite de 'Karachi', le nom du chef de l'Etat n'apparaît dans aucun des éléments du dossier."

Cette affirmation est factuellement fausse. Le site Mediapart a publié un article montrant (ci-dessus,) pièces à l'appui, que le nom de Nicolas Sarközy apparaît bel et bien dans la procédure judiciaire en cours.

En tant que ministre du budget, il a autorisé la création de Heine, une société écran luxembourgeoise dont le rôle était de faire transiter les commissions sur les ventes de sous-marins et de frégates au Pakistan et à l'Arabie saoudite. Il est donc déjà cité à ce titre, notamment par un rapport de la police luxembourgoise, qui précise que "les accords sur la création (de Heine) semblaient venir directement de M. le Premier ministre Balladur et M. le ministre des finances Nicolas Sarközy".

Il est étrange que l'Elysée et Nicolas Sarközy, qui ne sont pas parties civiles et n'ont donc en principe pas accès au dossier judiciaire, sachent ce qu'il contient.

 

"Il n'a été cité par aucun témoin ou acteur de ce dossier. Il y est donc totalement étranger."

Là encore, l'affirmation est fausse. Nicolas Sarközy a été cité à plusieurs reprises dans l'affaire. Notamment car il a fait l'objet, comme d'autres dirigeants de la majorité, de lettres de chantage adressées par un ancien dirigeant de Heine, Jean-Marie Boivin. Celui-ci aurait cherché à obtenir des compensations financières, au moyen de missives menaçant de "faire des révélations".

Un dirigeant de la Direction des Constructions Navales (DCN), M. Menayas, a témoigné devant le juge Van Ruymbeke que M. Boivin "envoyait des courriers d'abord à l'entreprise, puis à des responsables de l'Etat français, voire à M. Sarközy lui-même avant qu'il ne soit président". Il réclamait huit millions d'euros.

M. Boivin aurait, selon le témoignage de M. Menayas, reçu, en 2006, la visite d'agents de la DGSE, les services de renseignement français. Ces hommes, qui l'auraient menacé physiquement, auraient été envoyés par l'actuel chef de l'Etat, aurait affirmé M. Boivin à M. Menayas.

 

"D'autant plus qu'à l'époque où il était ministre du budget, il avait manifesté son hostilité à ce contrat comme cela apparaît dans les pièces de la procédure."

Cet élément fait référence à un article du Figaro, paru le 30 novembre 2010. Il expliquait, citant "le compte rendu d'une réunion ministérielle tenue le 29 juin 1994, classé secret défense", que des fonctionnaires du budget, que dirigeait M. Sarközy, mais non le ministre de l'époque lui-même, avaient exprimé leurs réticences à la signature de ces contrats.

 

Quoi qu'il en soit, il apparaît bel et bien que, hostile ou non à ce contrat, M. Sarközy a autorisé, en tant que ministre du budget, la création de Heine. Et, encore une fois, il paraît étonnant que l'Elysée se targue de savoir ce qui apparaît ou non dans les pièces de procédures, auxquelles il n'a normalement pas accès.

 

Nicola Johnson, l'ex-femme du marchand d'armes Ziad Takieddine, amène la police sur la piste des voyages offerts à Sarközy et Copé

http://img11.hostingpics.net/pics/749983NicolaJohnson.jpgCes derniers jours, les enquêteurs ont été mis, sur la piste d'un luxueux voyage de Nicolas Sarközy à Venise, payé dans les années 1990 sur les fonds de Thierry Gaubert. Ces fonds sont désormais suspects.

Après les révélations d'Hélène de Yougoslavie, sur les transports de fonds en espèces opérés par son mari et Ziad Takieddine, le 20 septembre, Thierry Gaubert a reconnu la gestion de plusieurs comptes non déclarés à l'étranger. Et notamment un compte ouvert à la banque Pictet de Genève, dans une période où il travaillait encore sous l'autorité de Nicolas Sarközy.

Même s'il a certifié aux policiers "n'avoir jamais reçu un centime de M. Takieddine en lien avec ses fonctions d'intermédiaire dans les contrats d'armement", M. Gaubert a admis avoir reçu des fonds du marchand d'armes sur un compte à la HSBC et sur un autre aux Bahamas.

Ces opérations financières sont désormais susceptibles d'atteindre le chef de l'Etat. En particulier si les comptes de Thierry Gaubert, comme ceux de M. Takieddine, ont financé des déplacements ou des frais de bouche du monarque ou d'autres dirigeants de l'UMP. La prise en charge du voyage de Nicolas Sarközy à Venise incluait des billets d'avion en classe "affaires" et des nuitées d'hôtel dans une suite d'un des plus beaux palaces de Venise, le Cipriani, dont les prix oscillent aujourd'hui entre 2.400 à 8.000 euros la nuit.

 

http://img11.hostingpics.net/pics/511579Cipriani.jpg

Questionné par Mediapart sur ce voyage, M. Gaubert a déclaré ne plus s'en souvenir. « Je n'en sais rien, je ne crois pas », a-t-il déclaré. Contacté ce matin, l'Elysée n'a pas donné suite aux questions de Mediapart.

Mais l'Elysée n'a pas démenti que le chef de l'Etat connaissait personnellement M. Ziad Takieddine. Documents à l'appui, Mediapart a déjà montré la place occupée par le marchand d'armes auprès des proches du chef de l'Etat, de 2002 à 2009, au ministère de l'intérieur puis à la présidence de la République. Et dès 2002, auprès de Claude Guéant et de Brice Hortefeux pour la conclusion de marchés de sécurité en Arabie saoudite.

Claude Guéant a récemment reconnu, dans les colonnes du quotidien Libération, ses contacts avec le marchand d'armes, en déclarant toutefois « qu'il apparaît aujourd'hui qu'il a fait des choses que la loi et la morale réprouvent ».

http://img11.hostingpics.net/pics/738673hortine.jpg

© Photo Mediapart


Les largesses diverses dont ont pu profiter des responsables de la majorité dans l'affaire Takieddine se retrouvent au cœur des investigations policières. Outre le nom de Nicolas Sarközy, ceux de Jean-François Copé, l'actuel secrétaire général de l'UMP, et de l'ancien ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, sont apparus dans la procédure.

 

Or, MM. Copé et Hortefeux ont justement rencontré le marchand d'armes par l'intermédiaire de Thierry Gaubert, comme l'ont établi les témoignages recueillis ces dernières semaines. L'ancien collaborateur de Nicolas Sarközy l'a lui-même reconnu lors de sa garde à vue : « Ziad Takieddine était flatté de côtoyer des personnalités politiques et médiatiques que je lui avais présentées, notamment MM. Hortefeux et Copé entre 2002 et 2004 » a expliqué Thierry Gaubert.

 

Les policiers ont découvert l'étendue de la "générosité" de Ziad Takieddine, mis en examen pour "complicité et recel d'abus de biens sociaux" par le juge Van Ruymbeke, à l'égard du patron de l'UMP, aujourd'hui chargé de mettre le parti présidentiel "en ordre de bataille" pour l'élection présidentielle de 2012.

 

Le 30 août, l'ex-femme du marchand d'armes, Nicola Johnson, dont le divorce a finalement été prononcé en appel 15 jours plus tard, a été questionnée sur les "voyages" et les "vacances à des hommes politiques payées" par son mari.

 

Nicola Johnson a d'abord répondu : « Concernant Hortefeux, nous ne sommes jamais partis en vacances avec lui, mais il est venu chez nous à Paris, mais aussi à Antibes et également sur le bateau La Diva [...] Ziad avait pris en charge les frais de transport de la famille Copé ».

http://img11.hostingpics.net/pics/952261copehortefeuxtak.jpg© Photo Mediapart


L'ex-femme du marchand d'armes a ensuite déroulé la longue liste des largesses octroyées au secrétaire général de l'UMP : « Pour Jean-François Copé, c'est un peu différent, car Ziad fréquentait plus Jean-François et son épouse. Nous sommes allés ensemble à Londres pour fêter un de mes anniversaires, il y a huit ans. Je pense que Ziad avait payé le voyage, l'hôtel et les frais de bouche à Jean-François, son épouse et les deux enfants. Ils sont venus au Liban, où ils ont été logés chez nous à Beyrouth ».

« J'ai découvert, par rapport aux documents trouvés à la maison, que Ziad avait pris en charge les frais de transport de la famille Copé en 2003, il me semble. La famille Copé est venue plusieurs fois à Antibes. Ils sont venus avec nous à Venise, il y a environ 6 ou 7 ans, je pense que Ziad a également payé les frais de voyage de la famille Copé à Venise. A cette époque-là, Copé était ministre ou porte-parole du gouvernement », a précisé Mme Johnson.


http://img11.hostingpics.net/pics/735207Baalbek020.jpg© Photo Mediapart

Les enquêteurs sont en possession d'un extrait de la comptabilité de M. Takieddine qui prouve la prise en charge d'une partie de ces déplacements. D'autres noms de responsables politiques ont été cités par le témoin, qui a confirmé aux policiers que c'est « la connaissance de Thierry Gaubert qui a permis à Ziad de rencontrer des hommes proches du pouvoir ».

 

Parmi ceux-ci se trouvent également François Léotard, ministre de la défense du gouvernement Balladur, et son conseiller spécial de l'époque, Renaud Donnedieu de Vabres, futur ministre de la culture entre 2004 et 2007.

« J'ai cru comprendre que Renaud  (Donnedieu de Vabres) était très impliqué dans les contrats d'armement, en particulier sur Sawari 2 »

http://img11.hostingpics.net/pics/364469deVabres.jpg« Renaud est devenu assez familier avec Ziad, a poursuivi l'ex-femme du marchand d'armes. Ils se voyaient souvent. Ils sont devenus amis. Nous nous sommes rendus en Corse, en vacances, chez Renaud. A l'époque, Ziad me disait qu'il touchait effectivement des commissions sur des contrats d'État à État. Et que c'était tout à fait légal. Par contre, je ne sais pas s'il reversait des commissions à des hommes politiques. De toute façon, si c'était le cas, il ne me l'aurait pas dit. Ces commissions expliquent notre train de vie qui s'est amélioré dès notre arrivée à Paris. A partir de ce moment-là, nous avons commencé à acheter des propriétés, des voitures, à prendre des avions privés ».

.« D'après Hélène, cet argent était destiné aux hommes politiques » 

Nicola Johnson a précisé qu'en 1993-94, Ziad Takieddine lui a « tout de même confié qu'il travaillait avec toutes ces personnes (Bazire, Gaubert, Donnedieu de Vabres, Léotard, Balladur...) sur un contrat d'armement en Arabie saoudite ».

 

L'ex-femme du marchand d'armes a surtout confirmé devant les enquêteurs les révélations d'Hélène Gaubert, qui a évoqué un ballet d'argent liquide entre la Suisse et la France pour financer le camp Balladur en 1995. Hélène Gaubert a notamment expliqué que son mari et Ziad Takieddine s'étaient rendus à plusieurs reprises en 1995 dans des banques suisses pour y retirer des fortes sommes en espèces et les remettre en mains propres à Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet et de campagne d'Edouard Balladur. M. Bazire a, lui aussi, été mis en examen par le juge Van Ruymbeke.

 

« C'est son mari qui lui a révélé ces faits précis, a signalé Nicola Johnson. D'après Hélène, cet argent était destiné aux hommes politiques. Mais elle ne m'a pas dit à qui. Je sais qu'ils se sont rendus en Suisse en avion. Mais je ne sais pas si c'est en avion privé ou de ligne. Je ne peux pas vous dire si cet argent provenait des contrats d'armements. Hélène m'a dit qu'ils sont allés plusieurs fois en Suisse en 1995 ensemble ».

 

Concernant les relations de son ex-mari avec Nicolas Bazire, témoin de mariage de Nicolas Sarkozy en 2008, Nicola Johnson a indiqué aux policiers : « Il a fait la connaissance de Nicolas Bazire par l'intermédiaire de Renaud Donnedieu de Vabres, en 1993-94. Je savais à cette époque que Bazire était au cabinet du Premier ministre Edouard Balladur. Il est venu dîner deux, trois fois à la maison, quand nous habitions rue Raymond-Poincaré. Je l'ai rencontré aussi chez M. Gaubert, dans leur résidence à Deauville. Ses relations avec Ziad étaient plus professionnelles ».

 

http://img11.hostingpics.net/pics/324366Takkiedine.jpgPuis, au cours de son audition, Nicola Johnson a lâché une information qui pourrait s'avérer extrêmement gênante pour le gouvernement si elle venait à être confirmée par l'enquête du juge.

Propriétaire d'un patrimoine de près de 100 millions d'euros dans le monde, et résident fiscal en France, Ziad Takieddine n'a payé aucun impôt durant plus de dix ans. Et l'on peut se demander si ses relations politiques ne lui ont pas permis d'échapper aux contrôles. Plusieurs vérifications avaient été engagées puis interrompues en 2005, alors que Jean-François Copé était ministre du budget.

 

Or, selon son ex-femme, Ziad Takieddine aurait aussi bénéficié d'une "étrange clémence de l'administration fiscale" l'an dernier.

 

« J'ai appris que mon mari faisait l'objet d'un contrôle fiscal par la DNVSF (Direction Nationale de Vérification des Situations Fiscales) et que celui-ci aurait été entamé en septembre 2010 et qu'il aurait été suspendu en décembre 2010 parce qu'une autorité supérieure l'avait souhaité », a assuré l'ex-épouse du marchand d'armes. L'ex-épouse n'a toutefois pas précisé qui était cette "autorité supérieure".

 

 


 

 

L'avis d'Edwy Plenel : "L'affaire Karachi marque la dégénérescence de notre démocratie"

Edwy Plenel, président et directeur de publication de Mediapart, revient sur le financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 en s'appuyant sur le travail effectué depuis 2008 par son équipe  pour souligner le rôle d'intermédiaires toujours à l'œuvre aujourd'hui auprès de Nicolas Sarközy.

 

 

 


 

 

L'avis de l'ancienne juge d'instruction Eva Joly : "Nicolas Sarközy devrait être entendu par la justice dans le cadre de l'affaire Karachi"

 


Selon Eva Joly "il peut être entendu", mais "il doit accepter d'être entendu, il doit s'expliquer".



 

Et pour conclure avec humour voire en franche rigolade

Le commando Morano en action...

 

Morano se fait tailler en pièces par Me Olivier Morice,
l'avocat des familles des victimes de l'attentat de Karachi

 

C'est tellement bon que je ne peux m'empêcher d'en remettre une seconde couche !

 

 

Allez, profite ma grosse, ça va pas durer !

 


 

Mais au fait, qu'en pense le principal interessé ? 

Souvenez-vous, ce n'est pas si vieux, c'était le 19 novembre 2010 à Lisbonne, en marge du sommet de l'OTAN à Lisbonne, lorsqu'un journaliste a osé aborder le sujet Karachi en interrogeant le monarque...

 

« Amis pédophiles, à demain ! »

 

 

Vous pouvez consulter la retranscription complète (texte intégral) des propos tenus par le monarque lors du sommet de l'OTAN du 19 novembre 2010 en cliquant sur le Sarkocchio ci-dessous.

 

http://img11.hostingpics.net/pics/841321Sarkocchio.gif

 

 

 

Sources : Mediapart, Le Monde, BFMtv, Canal+, les InRocks.tv, Libé 

 

 

[ à suivre : l'affaire Karachi, l'arbre qui cache la forêt... ]

Partager cet article

Repost 0
Published by Papy Mouzeot - dans Mensonges et vérités
commenter cet article

commentaires

Caroleone 30/09/2011 20:45



En effet, j'ai vu que c'était le produit le plus efficace du moment, ce sont des larves qui se mettent en application (glu), cela ne doit pas être simple à mettre...et puis cela ne les détruit
pas toutes malheureusement.


Je pensais qu'il y avait peut-être une solution avec les pièges à phéromones, mais cela ne marche pas sur cette espèce. Ou alors, ils ont volontairement omis le problème et la solution !


C'est une sacrée saloperie quand même, je comprends que ton roudoudou se soit trouvé une vocation de chasseur de paysandinia.


Tu sais, ces p'tites bêtes me font penser à une autre sorte de parasite dure à crever aussi !!


 


Bon courage dans la lutte


 


Bises


caroleone


 



Papy Mouzeot 30/09/2011 22:06



Ben en fait c'est pas si compliqué que ça...


Il faut d'abord fabriquer une mère d'environ 5 litres à partir de la solution obtenue avec le sachet de bestioles fournit dans le bazar. De cette mère on pourra tirer plusieurs litres (environ 20
L) de produit pour traiter les palmiers. Cette opératon est à renouveler au minimum tous les trois mois.


J'ai donc effectué une première application que je vais renouveler prochainement. A prioris, je ne suis plus envahi par les larves. Les papillons je les laisse au Roudoudou qui sait très bien sen
charger.


 


Bizz,
Le Papy






Caroleone 30/09/2011 18:36



Bonsoir papy,


Tu as utilisé quel type de lutte contre ce parasite ( en dehors du roudoudou prédateur) ?


Bises


 


caroleone



Papy Mouzeot 30/09/2011 20:07



Bah à part le Roudoudou qui est un modèle déposé par la Papy Inkcorporéchione... ben, bouges pas, je vais aller voir ça dans la remise...


Alors le bidule s'appelle PALMANEM, ce sont des nématodes, des toutes petites bêtes qui se nourissent des larves du paysandisia archon. Un produit bio et efficace qui n'ira pas dans les
caisses de Monsanto !


 


Bizz,
Le Papy






Caroleone 30/09/2011 09:23



Bonjour papy,


 


Il ne faudrait pas qu'il fasse une indigestion, ils ont l'air gros tes papillons !


Peut-être que ton roudoudou est un champion de la lutte désintégrée...tu peux déposer le brevet pour lui parce que ça n'existe pas encore !!


C'est certainement plus efficace que les traitements si tu as encore ces vilaines bestioles dans tes arbes !


Bises


 


caroleone



Papy Mouzeot 30/09/2011 15:46



C'est bien pour ça que je le cache mon Roudoudou ! Et je t'assure qu'il ne se trompe jamais de papillon, foi de Papy !


 


Bizz,
Le Papy






Caroleone 29/09/2011 22:12



Elle est bien dodue celle-là, d'ailleurs on dirait un rat....si le roudoudou tombe dessus, il fait la sieste pendant deux jours !!


Bises


 


caroleone



Papy Mouzeot 30/09/2011 00:16



Ça le changera un peu des paysandisias !!!


 





 


C'est une merveille ce Roudoudou !


Il m'en ramène au moins un chaque jour de ces sales bêtes !


 


Bizz,
Le Papy






Caroleone 29/09/2011 14:37



Bonjour papy,


 


En prenant une souris avec de l'embonpoint, tu pourras sans aucun doute calmer le jeu et le roudoudou arrivera à la mater !!


Bizz


 


caroleone


 


 






Papy Mouzeot 29/09/2011 21:16



Je vais essayer de suivre tes conseils...


 





 


Bizz,
Le Papy






Résistance

http://img15.hostingpics.net/pics/536082PartiPirate.gif

 

http://img15.hostingpics.net/pics/276086Anticor.gif

 

Soutenez la Quadrature du Net

 

Les Fakes de Grats

 

http://francismizio.net/ftp/jesuispartoutgif.gif

 

Diablo

 

Coco Magnanville

 

Goolgueule