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  • : Le blog satirique du Papy Mouzeot
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Erick Bernard

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 15:40

http://img15.hostingpics.net/pics/216011SarkozyBallarkozy.jpgPLONGÉE DANS LES FONDS SECRETS

 

Première papyrodie de l'année 2012 : l'affaire Karachi refait surface...

Replongeons dans cette affaire longtemps boudée par les médias qui avait été dévoilée par Bakchich Info dès 2008 puis investiguée plus en détails par Mediapart. Aujourd'hui nous sommes matraqués par ce dossier via l'ensemble des médias presse, TV, Internet et que Libération utilise pour régler ses propres comptes avec L'Express ou inversement au sujet d'un scoop qui n'en n'est plus un !

Chers messieurs Decouty et Barbier, il aurait fallu vous réveiller un peu plus tôt afin de relayer le travail colossal fournit par Edwy Plenel et son équipe de téméraires sur ce dossier explosif depuis 2008. Vos querelles stériles ne contribuent pas à grandir votre profession.

 

L'UMP au centre de la corruption de l'État

http://img4.hostingpics.net/pics/859743jpgmenayaspavel.jpg
 Menayas vu par Pavel K.

Suite à la mise en examen de l'ancien ministre Renaud Donnedieu de Vabres d'anciens noms qui avaient été enterrés refont surface dont celui de Gérard-Philippe Menayas, ancien directeur administratif et financier de la branche internationale de la Direction des Constructions Navales, celle-là même qui a vendu en 1994 au Pakistan des sous-marins Agosta. Interrogé le 2 décembre par le juge Renaud Van Ruymbecke, l'ancien haut fonctionnaire fait de nouvelles révélations et confirme que le ministre du Budget au moment des faits ne pouvait ignorer qu'il existait des rétrocommissions : « Il est clair que le ministère du Budget a nécessairement donné son accord pour la création de Heine. Vu l'importance du sujet, cette décision ne pouvait être prise qu'au niveau du cabinet du ministre ». A la demande du juge Van Ruymbecke qui souhaite savoir s'il a fallu le double accord du ministre de la Défense (à l'époque François Léotard) et de celui du Budget, Gérard-Philippe Menayas précise : « Oui. J'ai une expérience en la matière, ayant travaillé six ans à la direction du Trésor. Naboleon2 Je n'imagine pas qu'une telle décision  ait pu être prise sans l'aval du cabinet du ministre ».  Le ministre du Budget à cette époque était un certain Nicolas Sarközy. 

En novembre 2010, Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Élysée, avait précisé qu'à "aucun moment", Nicolas Sarközy « n'avait eu à approuver des commissions relatives à des marchés à l'exportation, la procédure d'agrément préalable en cette matière ayant été supprimée dès le mois d'octobre 1992 ».

 

« Qui peut croire à une fable pareille ? »

 


Et ça le fait rire !

 

http://img4.hostingpics.net/pics/920720bazire.jpgMais Gérard-Philippe Menayas ne s'arrête pas là et après avoir balancé les noms de Philippe Léotard et de Nicolas Sarközy, il évoque aussi le rôle de Benoît Bazire, le frère de Nicolas Bazire, alors directeur de cabinet d'Edouard Balladur à Matignon suivait particulièrement le contrat pakistanais : « Benoît Bazire (à la direction de l'armement)  insistait tout particulièrement pour être informé en temps réel de tout événement lié à l'avancement de la négociation de ce contrat ».


Abus de biens sociaux

C'est donc un "abus de biens sociaux" validé par les plus hautes autorités de l'Etat. L'enquête des juges Van Ruymbeke et Le Loire sur les ventes d'armes au Pakistan et à l'Arabie Saoudite a précisé, en décembre 2011, les responsabilités de l'ex-ministre de la défense, François Léotard, dans le choix des intermédiaires au cœur de l'affaire, et de l'ex-ministre du budget, Nicolas Sarközy, dans la gestion financière des contrats en cause.

Selon un document inédit, saisi dans les archives personnelles de l'ancien ministre Jacques Douffiagues (récemment décédé), un feu vert a bien été donné, en 1995, en pleine campagne présidentielle, par le ministre du budget d'alors afin d'apporter la garantie de l'Etat à l'office d'armement Sofresa dans la vente des frégates saoudiennes. Ce contrat, baptisé Sawari 2, promettait le paiement de 213 millions d'euros aux intermédiaires Ziad Takieddine et Abdul Rahman El Assir, soit 8 % du marché. Des commissions jugées illégitimes et aujourd'hui qualifiées d'abus de bien sociaux par la justice.

http://img15.hostingpics.net/pics/193109FranoisLpine.jpgLe 30 mars 1995, dans un courrier adressé à l'office d'armement Sofresa par le ministre de la défense, François Lépine, le directeur de cabinet de François Léotard, souligne « la nécessité de mettre en place dans les plus brefs délais, un dispositif financier permettant aux autorités saoudiennes d'effectuer le premier paiement prévu au titre du contrat d'Etat à Etat Sawari II ».

Ce dispositif qui doit enclencher les paiements saoudiens nécessite qu'une garantie de l'État, validée par le ministre du budget, soit apportée à l'office d'armement Sofresa pour le paiement d'une caution de bonne exécution. « Je vous confirme avoir obtenu l'accord de mon collègue du Budget sur cette solution intérimaire, et notamment sur le fait que la garantie de l'Etat vous serait accordée », annonce M. Lépine au nom du ministre de la défense, François Léotard.


 

 

Donc en réalité, les commissions étaient toujours examinées par le ministre du budget, qui statuait sur leur déductibilité. Les pots-de-vins étaient en effet alors déductibles de l'impôt sur les sociétés.

Un ancien dirigeant de la DCN a répété à la justice que le système de paiement des commissions, mis en place en 1994, pour le contrat des sous-marins pakistanais, ne pouvait pas non plus échapper au contrôle de Bercy. Notamment la société écran luxembourgeoise Heine, créée de toutes pièces pour faire transiter les commissions d'un montant de 133,2 millions de francs en février 1995.

« Il est clair que le ministère du budget a nécessairement donné son accord pour la création d'Heine, vu l'importance du sujet, cette décision ne pouvait être prise qu'au niveau du cabinet du ministre », a certifié Gérard-Philippe Menayas au juge Van Ruymbeke, dans un procès verbal du 2 décembre révélé par le Nouvel Obs et repris lundi par Libération.

M. Menayas assure que « la mise en place de la structure Heine n'a donc pu se faire qu'avec le double accord des deux cabinets du ministre du budget et de celui de la défense ». Précisant le contrôle exercé par l'Etat sur la DCNI - les ministères de la défense, des finances et du budget sont représentés à son conseil d'administration -, l'ancien directeur de la DCN explique qu'il a aussi obtenu « au niveau des déclarations fiscales », « l'accord de la direction générale des impôts (Bureau CF3) pour payer les commissions ». Et par conséquent l'accord du ministre du budget pour la déductibilité des pots de vins de la DCN.

Entendu le 6 juillet 2011, l'ancien commissaire du gouvernement des sociétés d'exportation d'armement, Philippe Bros, avait lui aussi pointé le rôle de Bercy dans sa déposition: « Pour ce type de contrat, le rôle du ministère des finances est important, notamment pour le bouclage des financements. Un bureau spécialisé donnait son feu vert pour le versement des commissions ».

Voici, pour preuve, deux liasses fiscales du contrat Agosta :


 

 

François Léotard connaissait Ziad
Takieddine et l'a reçu

http://img15.hostingpics.net/pics/493500Leotard.jpgLa version officielle de François Léotard sur son rôle auprès des intermédiaires est elle aussi désormais fragilisée par l'enquête des juges. « J'ai reçu M. Takieddine au ministère parce qu'on me disait que c'était mon devoir », avait-il déclaré au juge Marc Trévidic, en janvier 2011, en assurant ne pas avoir gardé « de souvenir précis » des réunions. « A aucun moment il n'a été question d'argent, a-t-il déclaré. J'ajoute qu'à la fin, la totalité des ministres étaient favorable à ce contrat ».

« François Léotard connaissait Ziad Takieddine et l'a reçu » a déclaré  Renaud Donnedieu de Vabres aux juges Renaud Van Ruymbeke et Roger le Loire, le jour de sa mise en examen, le 15 décembre. L'ancien ministre des affaires européennes puis de la culture, ex-chargé de mission chez Léotard à la défense, avait déclaré précédemment ne pas se souvenir de sa première rencontre avec les intermédiaires. « Je ne me souviens plus de la manière dont je les ai reçus. Etait-ce à la demande de M. Léotard ? Je ne m'en souviens plus », avait-il dit, en novembre 2010. « Je l'ai connu par l'intermédiaire de M. Léotard, déclare-t-il le 13 décembre. Il me le présente comme un vecteur très direct vis à vis de l'Arabie saoudite [...] C'était une période où de nombreux interlocuteurs ont frappé à la porte du ministère de la défense et d'autres ministères, a indiqué M. Donnedieu de Vabres, le 15 décembre. L'important est, à ce moment-là, la vérification de l'utilité potentielle. Ziad Takieddine a évoqué devant le Ministre la connaissance qu'il avait d'un certain nombre de personnalités qui pouvaient être utiles à la conclusion de ces contrats ».

Selon un autre témoin, le choix de Ziad Takieddine comme intermédiaire semble découler de la nomination de Jacques Douffiagues, ancien ministre et membre du parti républicain, à la tête de l'office d'armement dédié à l'Arabie saoudite, la Sofresa. Jacques-Yves Gourcuff, l'ancien directeur général adjoint de cet office d'Etat, a souligné, lors d'une audition en septembre 2011, que M. Douffiagues était arrivé « sans connaissance ou compétence de la vente d'armes, de l'exportation et des pays arabes ».

« J'avais rencontré M. Takieddine parce qu'il était venu dans ce système avec M. Douffiagues, mi 1993 (...) après les élections législatives, a déclaré M. Gourcuff.  L'arrivée de Douffiagues constitue un changement de stratégie de la part de Sofresa, qui était jusqu'alors non impliquée dans la politique. A mon avis, les seules personnes qui savent et qui connaissent le fonctionnement sont M. Léotard et M. Donnedieu de Vabres ».
« Je n'ai pas négocié le montant de l'enveloppe, ni la répartition, a précisé M. Donnedieu de Vabres aux policiers le 13 décembre.  Je me doutais qu'un certain nombre de personnes allaient toucher des commissions, dont M. Takieddine. Par contre, je ne savais pas par quel biais, ni le montant qu'ils allaient percevoir ».
L'ancien collaborateur de M. Léotard n'a pas été plus bavard sur les missions même informelles qu'il a pu exercer au sein de l'équipe de campagne d'Edouard Balladur. « J'étais le représentant de François Léotard, mais je n'avais aucune fonction opérationnelle. Je continuais à travailler au ministère de la défense », a-t-il expliqué.


Un petit pas vers la vérité

Comme on le sait, le second contrat accordé aux intermédiaires par le gouvernement Balladur, celui des sous-marins pakistanais Agosta, a également donné lieu à des pressions sur les industriels.
http://img15.hostingpics.net/pics/682544RenaudDonnedieudeVabres.jpgQuestionné sur ce point, M. Donnedieu de Vabres a fait un tout petit pas vers la vérité, le 13 décembre. A la question des policiers « Estimez-vous avoir imposé à la DCNI Messieurs Ben Moussalem, Al Assir et Ziad Takieddine, dit le réseau K ? », Donnedieu de Vabres a timidement répondu : « Comme intermédiaire bénéficiant de contrat non. Comme personne utile par les informations, c'est tout à fait possible ».
Le commissaire divisionnaire a insisté : « Comment se fait-il que M. Takieddine, alors qu'il est étranger au milieu de l'armement et n'y a jamais travaillé, peut-il devenir incontournable et être un intermédiaire indispensable pour les contrats de ce niveau ? ». « Ce n'est pas un franco-français, a répondu, évasif, Donnedieu de Vabres. Les liens qu'il avait avec des personnalités, MM. El Assir et Ben Moussalem (ses associés, ndlr) ont été reconnus utiles. Je ne sais pas comment il les avait rencontré ni quand ».

Entendu le 13 décembre et mis en examen par les juges, l'ancien président de la DCN, Dominique Castellan, s'est montré très précis sur l'intervention du cabinet Léotard.
« Courant 1994, j'ai été convoqué un jour par M. Donnedieu de Vabres qui m'a dit qu'il y avait des blocages sur le contrat. Il m'a demandé de prendre contact avec M. Takieddine. J'ai confié cette mission à M. Aris (alors vice-président de la DCNI) en lui demandant de rencontrer M. Takieddine et de discuter avec lui ».

Selon M. Castellan, il ne s'agissait pas d'un ordre formel mais d'un conseil insistant. « J'aurais été fou de ne pas prendre en considération ce conseil qui venait du cabinet du ministre », commente-t-il.
« J'ai une deuxième fois été convoqué au cabinet du ministre par un autre conseiller qui m'a fait part des instructions de M. Donnedieu de Vabres d'arrêter de tergiverser et de signer l'accord avec M. Takieddine sur ses dernières bases ». Cette fois, c'était un ordre.
M. Castellan comprend que le réseau "recommandé par Donnedieu de Vabres" est connecté "au niveau politique le plus haut" au Pakistan, à savoir Asif Ali Zardari, le mari de Benazir Bhutto, premier ministre de l'époque. M. Zardari est aujourd'hui le président du Pakistan. « Mais ce que demandait M. Takieddine était trop élevé par rapport à ce qu'il apportait », confie l'ancien patron de la DCN. M. Castellan semblait donc déjà envisager la mise en place par ses autorités de tutelle d'un système de détournement de fonds.

 

http://img11.hostingpics.net/pics/871005Sarkozy.jpg« Si on perd le triple A, je suis mort ! »

 

S'il est battu lors de la présidentielle, le monarque ne coupera pas à une convocation dans le cabinet du juge Renaud Van Ruymbeke.

 

 

 

 

 

[à suivre : Les fonds secrets ont bien été mobilisés pour la campagne de Balladur]


 

Source : Mediapart, BFM-tv

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Published by Papy Mouzeot - dans Mensonges et vérités
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commentaires

Adam lepaté 04/01/2012 22:44





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Dream pour Dany


Merci Papy Amitiés


 

Papy Mouzeot 05/01/2012 02:35



Ça nous ramène un paquet d'années en arrière ton disque !


Il est bon ce TropicalBoy, vraiment très bon !


 


Bonne nuit et calme-nous Dany, il me semble qu'elle est toute énervée depuis le début de cette année !
Le Papy



Dany 03/01/2012 19:24


Bonsoir Papy,



Le peuple Français semble avoir admis (hélas) que ses politiques sont des malfaisants et des malhonnêtes et que c’est normal...

D’où leur peu d’intérêt pour toutes ces affaires de corruption...et leur entêtement à voter pour les mêmes depuis des lustres...

Ajouté à cela le lavage de cerveau continuel de la télélucarne, on obtient exactement la mutation des Français tant désirée par les "politiques" :





(Téléphage: Audrey Clement)


Troupeau de veaux nourris de starac, foot, justeprix, bagnoles, etc...etc...
il faudrait qu’en l’état actuel sur les connaissances de cette enquête qu’il lui lui soit interdit de se représenter.

Chacun sait qu’il y va pour prolonger son immunité.


Très belle Papyrodie


Bises

Papy Mouzeot 04/01/2012 06:22



J'en parlais justement avec Cyril tout à l'heure ! Il me semble évident que le monarque cherchera à nous la jouer façon Berlusconi en tentant de prendre un poste de député aux prochaines
législatives qui suivront après sa défaite, histoire de bénéficier un peu plus de l'immunité des parlementaires. Encore un de ces privilèges qui n'a pas été aboli ! Je le vois mal en cavale avec
un mandat d'arrêt international au cul !


Tout le système de la corruption de nos gouvernants passés et présents gravite autour de cette affaire. Le dossier Karachi est leur talon d'Achille, si on souhaite vraiment changer les choses
dans ce pays c'est là qu'il faut frapper !


 


Bizz,
Le Papy



Michèle 03/01/2012 18:46





mais comment fais-tu


combien de temps passes-tu


pour faire un pavé pareil


nager en eaux troubles


laver son linge sale en FAMILLE UNIE ...


avec toi je ne vais pas mourir idiote , politiquement parlant ..ici je m'informe plus que tu oses l'imaginer


bises du soir , noir et trouble .

Papy Mouzeot 04/01/2012 06:14



Bonsoir / bonjour Michèle,


 


Ce n'est pas bien important, ce  qui compte n'est pas tant le comment mais le pourquoi.


Dans ma jeunesse j'ai pratiqué le cyclisme qui est une excellente école de la vie à condition de ne pas tricher. En général ceux qui le font y laissent leur peau. Dans une course de vélo tu
apprends à gérer tes efforts et répondre aux attaques avec tes équipiers pour arriver dans la dernière ligne droite, celle du sprint final. Nous sommes dans cette fameuse ligne droite.


Pour le temps, tout est relatif (Einstein) mais le plus qualifié pour en parler est mon ami Gehem, le maître du temps. J'essaie juste de mettre à profit ce sablier qui arrive très vite à son terme. J'espère simplement que chaque grain de sable qui tombe
chaque jour participera à enrayer la machine infernale de la corruption. C'est elle que je combats chaque jour de ma vie, Sarközy n'en est que le petit symbole éphémère, son temps est compté. La
corruption elle, sévit dans tout ce qui nous environne, elle est le cancer de notre société à tous les niveaux. Les politichiens, les banksters, les "hommes d'affaires", les responsables
syndicaux mais aussi les religieux et tout ceux qui s'attribuent un "pouvoir" sur la vie des autres dès qu'ils obtiennent des responsabilités constituent cette corruption.


Il est temps de voir les choses autrement et de s'y employer.


 


Bizz,
Le Papy "esclave du temps"



les cafards 03/01/2012 18:23


pour une première de l'année c'en est une sacrée bonne de papyrodie !!!

Papy Mouzeot 04/01/2012 05:41



Yep, on ne sera pas les seuls à plonger ! Cette papyrodie donne de LA de l'année. Le papy ne fait plus dans la résistance... c'est la guerre !


 


Amitiés,
Le Papy "mitrailleur"



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