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  • : Le blog satirique du Papy Mouzeot
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Erick Bernard

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 23:30

LA HAVANE

Année de l'Agriculture (1965)

 

Fidel,

 

Je me souviens en ce moment de tant de choses : du jour où j'ai fait ta connaissance chez Maria Antonia, où tu m'as proposé de venir et de toute la tension qui entourait les préparatifs. Un jour, on nous demanda qui devait être prévenu en cas de décès, et la possibilité réelle de la mort nous frappa tous profondément. Par la suite, nous avons appris que cela était vrai et que dans une révolution il faut vaincre ou mourir (si elle est véritable). De nombreux camarades sont tombés sur le chemin de la victoire.

 

Aujourd'hui, tout a un ton moins dramatique, parce que nous somme plus mûrs ; mais les faits se répètent. J'ai l'impression d'avoir accompli la part de mon devoir qui me liait à la Révolution cubaine sur son territoire, et je prends congé de toi, des compagnons, de ton peuple qui est maintenant aussi le mien.

 

Je démissionne formellement de mes fonctions à la Direction du Parti, de mon poste de ministre, je renonce à mon grade de commandant et à ma nationalité cubaine. Rien de légal ne me lie plus aujourd'hui à Cuba en dehors de liens d'une autre nature qu'on n'annule pas comme des titres ou des grades.

 

En passant ma vie en revue, je crois avoir travaillé avec suffisamment d'honnêteté et de dévouement à la consolidation du triomphe révolutionnaire. Si j'ai commis une faute de quelque gravité, c'est de ne pas avoir eu plus confiance en toi dès les premiers moments dans la Sierra Maestria et de ne pas avoir su discerner plus rapidement tes qualités de dirigeant d'hommes et de révolutionnaire.

 

J'ai vécu des jours magnifiques et j'ai éprouvé à tes côtés la fierté d'appartenir à notre peuple en ces journées lumineuses et tristes de la Crise des Caraïbes. Rarement, un chef d'Etat fut aussi brillant dans de telles circonstances, et je me félicite aussi de t'avoir suivi sans hésiter, d'avoir partagé ta façon de penser, de voir et d'apprécier les dangers et les principes.

 

D'autres terres du monde réclament le concours de mes modestes efforts. Je peux faire ce qui t'est refusé, en raison de tes responsabilités à la tête de Cuba et l'heure est venue de nous séparer.

 

Je veux que tu saches que je le fais avec un mélange de joie et de douleur; je laisse ici les plus pures de mes espérances de constructeur et les plus chers de tous les êtres que j'aime...et je laisse un peuple qui m'a adopté comme un fils. J'en éprouve un déchirement. Sur les nouveaux champs de bataille je porterai en moi la foi que tu m'as inculquée, l'esprit révolutionnaire de mon peuple, le sentiment d'accomplir le plus sacré des devoirs : lutter contre l'impérialisme où qu'il soit ; ceci me réconforte et guérit les plus profondes blessures.

 

Je répète une fois encore que je délivre Cuba de toute responsabilité, sauf de celle qui émane de son exemple. Si un jour, sous d'autres cieux, survient pour moi l'heure décisive, ma dernière pensée sera pour ce peuple et plus particulièrement pour toi. Je te remercie pour tes enseignements et ton exemple ; j'essaierai d'y rester fidèle jusqu'au bout de mes actes. J'ai toujours été en accord total avec la politique extérieure de notre Révolution et je le reste encore. Partout où je me trouverai, je sentirai toujours peser sur moi la responsabilité d'être un révolutionnaire cubain, et je me comporterai comme tel. Je ne laisse aucun bien matériel à mes enfants et à ma femme, et je ne le regrette pas ; au contraire, je suis heureux qu'il en soit ainsi. Je ne demande rien pour eux, car je sais que l'Etat leur donnera ce qu'il faut pour vivre et s'instruire.

J'aurais encore beaucoup à te dire, à toi et à notre peuple, mais je sens que c'est inutile, car les mots ne peuvent exprimer ce que je voudrais, et ce n'est pas la peine de noircir du papier en vain.

Jusqu'à la victoire, toujours. La Patrie ou la Mort !

 

Je t'embrasse avec toute ma ferveur révolutionnaire

 

ERNESTO CHE GUEVARA

1965

http://www.marxists.org/archive/guevara/1961/misc/x002.jpg

 


 

Publié sur le blog de nos camarades Cuba Si Lorraine

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Published by Papy Mouzeot - dans Grandes âmes
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commentaires

caroleone 27/04/2011 20:10



Merci papy, je vais voir ça......j'y pensais en fait mais comme je n'y connais pas grand chose.....bises


caroleone



Papy Mouzeot 27/04/2011 21:42



Ze lien est ici : ----> là


 


Bises,
Le Papy



Dany 27/04/2011 12:44



Bonjour,


Je suis là pour vous renseigner ,il faut aller rubrique "Drôleries" page 4 ,Votre age de départ à la retraite du 15 /02/2011


Encore un gros délire !


Bises



Papy Mouzeot 27/04/2011 19:25



Et si tu n'existais pas...


Ben il faudrait t'inventer !


 


Bises,
Joe, le Papy Dassin



caroleone 26/04/2011 10:17



Bonjour papy?


Question toute bête : comment on fait pour mettre une image sur le commentaire, car copier l'adresse de l'image, je veux bien mais où on la trouve cette adresse ? Excuse mon ignorance crasse mais
j'attends tes conseils de pro....bises. Caroleone



Papy Mouzeot 27/04/2011 08:45



Bonjour Caroleone,


 


Je suis désolé pour cette réponse tardive, je traverse un moment très important de ma jeune vie de blogueur...


Pour répondre à ta question, en fait je dirais que tout dépend où se trouve ton image.


Ce qu'il faut savoir avant tout c'est que cette image doit nécessairement être en ligne. Elle proviendra donc d'une source externe à ton ordinateur, soit via Google image par exemple ou bien d'un
site hébergeur d'images sur lequel tu auras préalablement déposé ton image (ex: Hosting Pics).


L'adresse dont tu parle est donc le lien qui permet d'ateindre ton image une fois qu'elle est en ligne.


Sur les PC vous avez une souris avec tout plein de boutons, il faudra donc faire un clic droit sur ton image source est sélectionner "copier l'adresse de l'image" ou bien, autre solution, faire
un "copié" depuis l'adresse de l'image qui se trouve dans la barre d'URL qui se trouve tout en haut de ton navigateur. Ensuite tu n'auras plus qu'à "coller" ce lien via la petite icône
représentée par le petit arbre (Ajouter une image) qui se situe à gauche du smiley.


Je te conseille de vérifier la taille de ton image dès le départ. Celle-ci ne doit pas dépasser 350 pixels en largeur afin de ne pas être tronquée.


 


Je sais que j'avais publié un petit didacticiel (avec les captures d'écran) dans les commentaires à l'attention de Dany en réponse à cette question mais je ne suis pas parvenu à retrouver le
sujet.


Si Dany passe par là elle pourra peut-être t'indiquer le commentaire en question.


 


Bises,
Le Papy qu'on fait rencier !



Dany 25/04/2011 12:30



Tu veux parler du grand Didi,j'espère qu'il est revenu de Rome sans casser les oeufs!


Bises Papy je vais bosser un peu



Papy Mouzeot 26/04/2011 04:36



Héhéhé, quelle cloche ce Didi !


Allez ma cocotte, je te souhaite des bonnes fêtes de Pâques...


 






Dany 25/04/2011 06:03



Trop impatiente j'ai mis un s à Vaucluse Fifille va me grouppir (l'expression c'est pas de moi )


Encore une énigme à résoudre Papy!



Papy Mouzeot 25/04/2011 12:18



On en connaît un autre qui met des esses partout !


 


Bises et reposes toi bien.


Le Papy



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