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Erick Bernard

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 22:47

Mediator2.jpg

L'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) dénonce, dans un rapport remis samedi 15 janvier au ministre de la santé, Xavier Bertrand, l'"incompréhensible tolérance" avec laquelle les autorités sanitaires françaises ont traité le Mediator, ce médicament responsable de plusieurs centaines de morts, dès son autorisation de mise sur le marché en 1974. Dans la foulée, M. Bertrand a annoncé la création d'un fonds d'indemnisation des victimes.

Le rapport (.pdf, 2309 Ko) se révèle accablant aussi bien pour le laboratoire Servier, accusé d'avoir commercialisé le médicament sous une indication thérapeutique qui ne correspondait pas à la réalité, que pour le système de pharmacovigilance français, "incapable d'analyser les graves risques apparus en termes de toxicité du Mediator" et coupable d'"inertie".

"Les ministres chargés de la santé ont géré avec lenteur les déremboursements d'un médicament à service médical insuffisant", a encore affirmé lors d'une conférence de presse Aquilino Morelle, qui a piloté l'enquête de l'IGAS.

LE RETRAIT DU MARCHÉ "AURAIT PU ÊTRE DÉCIDÉ DÈS 1999"

Concernant l'Agence du médicament, devenue Agence française sanitaire de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) en 1999, l'IGAS ne "comprend pas" comment elle a pu, entre autres, ne pas prendre en compte les "alertes répétées sur le mésusage du benfluorex" venues d'Espagne et d'Italie, qui ont retiré la molécule du marché au début des années 2000.

Dès lors, pour M. Morelle, le retrait du Mediator du marché "aurait pu être décidé dès 1999", dix ans avant son retrait effectif, "compte tenu de deux graves cas notifiés, (...) du contexte européen et de la place contestée du Mediator". A plusieurs reprises sur les quarante dernières années, "le doute a profité au médicament et non aux malades".

Le Mediator, un médicament présenté comme un antidiabétique mais souvent utilisé comme coupe-faim, a été prescrit à au moins cinq millions de personnes en France entre 1976 et 2009, année de son interdiction, bien après d'autres pays occidentaux. Selon plusieurs études, il est à l'origine directe de maladies cardiaques graves, les valvulopathies, et aurait fait entre 500 et 2 000 morts en France.

"RESPONSABILITÉ PREMIÈRE ET DIRECTE" DE SERVIER

Le rapport de l'Igas a été rédigé à la demande du ministre de la santé, Xavier Bertrand. Celui-ci a très rapidement annoncé une série de mesures censées éviter "un nouveau Mediator". "Mon devoir est de rebâtir un nouveau système de sécurité sanitaire", a assuré M. Bertrand lors d'une conférence de presse. Reconnaissant que "le rapport de l'IGAS montre clairement que la police du médicament a failli à sa mission", il a évoqué la "responsabilité première et directe" des laboratoires Servier.

Il a réclamé la publication de toutes les conventions liant les experts du médicament avec les laboratoires et annoncé que l'Etat financerait directement l'Afssaps, actuellement financé pour l'essentiel par les laboratoires.

Le ministre a également annoncé la création d'un fonds d'indemnisation des victimes. "Il doit y avoir et il y aura indemnisation, chacun doit avoir comme souci l'indemnisation rapide et juste des malades", a déclaré Xavier Bertrand. Quant aux modalités, "plusieurs possibilités existent (...), les patients doivent avoir le choix, ils doivent dire la solution qui leur convient à eux, c'est à eux de se prononcer", a-t-il ajouté. "La question financière de la prise en charge ne se pose pas." Les avocats des victimes craignent cependant qu'une indemnisation par un fonds financé par l'Etat n'exonère Servier de ses responsabilités.

Pour Servier, des conclusions
non "conformes à la réalité"

Les laboratoires Servier se sont étonnés samedi que le rapport de l'IGAS sur le Mediator puisse leur faire porter des responsabilités "qui ne leur apparaissent pas conformes à la réalité". Le deuxième groupe pharmaceutique français "tient à rappeler", dans un commniqué, "qu'il n'a pas été entendu dans le cadre de cette enquête et qu'il n'a donc pas pu faire entendre son point de vue".

"Les laboratoires Servier rappellent leur engagement d'assumer toutes leurs éventuelles responsabilités à l'égard des patients, qui constituent leur première préoccupation. Ils ne peuvent naturellement qu'approuver toute mesure visant à améliorer la sécurité sanitaire dans notre pays", concluent-ils.

 

 

 

Source : LeMonde.fr

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Published by Papy Mouzeot - dans C'est un scandale !
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commentaires

Cyril LAZARO 16/01/2011 13:58



Il est temps et plus que temps que la vie des êtres humains pèse plus que des morceaux de papier que l'on appelle argent.



Papy Mouzeot 16/01/2011 19:29






Tu voudrais dire que la vie de nombreux êtres humains serait plus importante que ça ?



TourtauxjRacE 16/01/2011 00:14



Ils se tirent dans les pattes pour sauver leur patrimoine



Papy Mouzeot 16/01/2011 10:18



Maintenant que le despote est au pouvoir il abandonne tous les vieillards qu'il a pillé pour financer ses élections. Cela démontre qu'il a trouvé d'autres gisements financiers depuis qu'il est
tout en haut de la pyramide.



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