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Erick Bernard

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 21:31

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Nous attendions cette information autant que nos frères tunisiens depuis mardi, elle vient enfin de tomber :
Mohammed Ghannouchi a annoncé une nouvelle équipe gouvernementale dont les principaux caciques de l'ancien régime Ben Ali ont été écartés des postes-clé. Cependant Ghannouchi reste à la tête du gouvernenment provisoire.

 

Après plusieurs jours d'intenses négociations au sommet de l'Etat, le premier ministre de transition, Mohamed Ghannouchi, a annoncé, dans la soirée du jeudi 27 janvier, le nouveau gouvernement à la tête de la Tunisie de l'après Ben Ali.

Allant à l'encontre des revendications populaires, Mohamed Ghannouchi a également indiqué, lors de son allocution télévisée, qu'il restait à la tête de l'équipe dirigeante, formée selon lui à la suite de "consultations avec tous les partis politiques et les composantes de la société civile qui ont accepté d'y participer".

Toutefois, d'importants changements dans l'équipe gouvernementale remaniée témoignent d'une prise de conscience manifeste des attentes du peuple tunisien. Les principaux ministres qui appartenaient à l'ancien régime Ben Ali (intérieur, défense, affaires étrangères, finances) ont ainsi été écartés des postes clés. En tout, ce sont douze ministères qui changent de main au sein de ce nouvel exécutif, chargé d'organiser des élections démocratiques dans les prochains mois.

EXPLOSION DE JOIE

"La mission [du nouveau gouvernement] sera d'organiser des élections pour que le peuple choisisse en toute liberté", a ajouté Mohamed Ghannouchi à la télévision, appelant les Tunisiens "à retourner au travail" alors que les manifestations appelant à faire table rase du régime Ben Ali ont continué de rythmer la vie du pays depuis le départ, précipité par la rue, de l'ancien dirigeant.

Le "gouvernement s'engage à ce que les élections soient organisées sous le contrôle d'une commission indépendante, en présence d'observateurs internationaux pour en garantir la transparence", a précisé le premier ministre.

L'allocution et les annonces de M. Ghannouchi ont été accueillies par une explosion de joie de la part des centaines de Tunisiens dans les rues de la capitale, Tunis, mais l'AFP a indiqué que ces manifestants continuaient à réclamer le départ du premier ministre, qui était un fidèle de Ben Ali.

L'Union générale tunisienne du travail (UGTT), principale force d'opposition, avait indiqué peu avant qu'elle ne souhaitait pas participer au nouveau gouvernement, mais qu'elle était d'accord pour voir M. Ghannouchi rester en poste. Un peu plus tôt, le ministre des affaires étrangères, Kamel Morjane, avait lui même annoncé sa démission.

NOUVELLE JOURNÉE DE MANIFESTATIONS

La journée de jeudi avait été marquée par une mobilisation importante, notamment menée par l'UGTT, qui a joué un rôle majeur dans les manifestations de la révolution tunisienne. Elle a maintenu une forte pression sur l'équipe de transition, dont elle ne reconnaît pas la légitimité, pour qu'elle se débarrasse de tous les anciens ministres du président déchu Ben Ali.

A Tunis, des milliers de manifestants ont à nouveau fait le siège du bureau du premier ministre, Mohamed Ghannouchi, après avoir campé, pour la quatrième nuit de suite malgré le couvre-feu, sous les fenêtres de son bureau pour réclamer un remaniement du gouvernement qui soit fidèle à l'esprit de la révolution en cours dans le pays.

http://www.ledevoir.com/images_galerie/d_82056_71524/tunisie.jpg

"DÉGAGEZ LES POURRIS !"

A Sidi Bouzid – le berceau de la révolte, dans le centre-ouest du pays –, des milliers de Tunisiens ont également défilé aux cris de "Non au vol de la révolution!" pour exiger la démission du gouvernement de transition. Ils manifestaient à l'appel de l'UGTT.
 

"Dégagez les pourris!", "Ghannouchi, est-ce que tu ne nous a pas encore compris ?" scandaient encore les manifestants à l'adresse du premier ministre, dernier chef du gouvernement du président Ben Ali, qu'il a servi pendant onze ans jusqu'à sa fuite en Arabie saoudite, le 14 janvier.

La veille, l'UGTT avait effectué une démonstration de force en organisant une grève générale dans son bastion historique de Sfax, la deuxième ville du pays, où des milliers de manifestants ont exigé la démission du gouvernement.

http://www.avraidire.com/wp-content/uploads/2011/01/Images-demeutes-dans-les-rues-de-Tunis.jpg

Image de liesse du peuple libre de Tunisie

 

L'inconnue réside désormais dans la réaction des milliers de manifestants qui ont exigé chaque jour la démission de tous les caciques de l'ancien président Ben Ali, y compris Mohammed Ghannouchi qui fut son chef de gouvernement pendant les 11 dernières années de son règne autoritaire et corrompu.

 

 

Sources : LeMonde.fr, NouvelObs.com

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Published by Papy Mouzeot - dans Actualités
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TourtauxjRacEc4ESTjIc 28/01/2011 10:55



C'est Jacques qui a raison car on apprend que le peuple qui manifestait hier réclamait la démission du fantoche premier ministre.


ON NE PEUT PAS CONSTRUIRE QUELQUE CHOSE DE SERIEUX ET DE FIABLE EN CONSERVANT A LA COMMANDE PRINCIPALE, L'ANCIEN BRAS DROIT DU DICTATEUR.


Par ailleurs, il est dit et écrit partout que ce sont les principaux ministres qui étaient aux postes clés qui sont éjectés. Cela veut dire POLITIQUEMENT, que le prétendu premier ministre dont le
peuple qui a fait la Révolution, a encore à ses côtés d'autres ministres issus de la dictature.


C'est inconcevable au regard des dizaines de victimes et de leurs familles endeuillées et meurtries.


LE PRINCIPAL SYNDICAT DU PAYS, l'UGTT, A RAISON DE NE PAS VOULOIR PARTICIPER A CE GOUVERNEMENT MEME S'IL N'EST QUE PROVISOIRE D'ICI LES ELECTIONS.


DANS l'état, je considère que les USA sont en train de prendre le dessus sur la Révolution populaire qui risque fort, hélas, de devenir comme celle de 1789, en France, une révolution bourgeoise.


De mon point de vue et si j'étais Tunisien, je continuerais la lutte comme le font les initiateurs et auteurs de cette Révolution.



Papy Mouzeot 28/01/2011 19:57



Enfin un point de vue qui diffère du mien sur ce blog ! Même si nos avis sont assez proches il n'en demeurent pas moins différents. C'est en cela que le dialogue est toujours constructif.


 


Amitiés fraternelles du Papy "contestataire"



TourtauxjRacEc4ESTjIc 27/01/2011 23:53



Tant que le premier ministre désigné par ben Ali sera en place, il y aura toujours péril en la demeure puisque le ver est toujours dans le fruit et qu'en plus, il est aux commandes du pays



Papy Mouzeot 28/01/2011 09:16



Je ne suis pas entièrement d'accord avec cela, effectivement Ghannouchi a conservé son poste à la tête de la Tunisie ce qui est contraire en partie à la volonté du peuple tunisien, mais son rôle
est celui d'une cohabitation pacifique et provisoire en attendant les prochaines élections. D'ailleurs aucun des représentants  du nouveau gouvernement ne s'y est trompé y compris les
représentants de l'UGTT qui n'ont pas souhaité participer à ce nouveau gouvernement mais qui étaient tous d'accord pour que Ghannouchi reste en poste. Personne n'a envie de perdre les chances qui
leurs ont été donnés par le peuple, alors prendre la tête du pays alors que les cendres de la révolution fument encore aurait été un suicide politique.



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