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  • : Le blog satirique du Papy Mouzeot
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Erick Bernard

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 10:36

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AMMAR : nom donné à la censure toujours pratiquée en Tunisie

 

« La violence déployée par les policiers contre les journalistes au cours des derniers jours rappelle de mauvais souvenirs, comme si les anciennes méthodes étaient de retour, près de quatre mois seulement après la chute de Zine el-Abidine Ben Ali. Nous demandons au gouvernement de transition d’ouvrir une enquête sur ces incidents et de donner des instructions claires aux forces de l’ordre afin que de telles pratiques cessent », a déclaré Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières.

 

Le 9 mai 2011, plusieurs dizaines de journalistes sont descendus dans les rues de Tunis pour dénoncer les attaques brutales dont ont été victimes une quinzaine de journalistes qui couvraient des manifestations dans la capitale entre les 5 et 7 mai dernier. Violemment pris à partie, leur matériel avait été soit confisqué, soit détruit. Les interpellations avaient été nombreuses, les policiers ne faisant pas la différence entre manifestants et professionnels de l’information.

 

L’appel à manifester a été lancé par le Syndicat national des journalistes tunisiens pour exhorter les autorités à préserver la liberté de presse et empêcher tout retour aux pratiques de l’ancien régime. Selon le Syndicat, ces violences commises par les agents de police ont pour but de verrouiller les médias et priver l’opinion publique de l’information en Tunisie.

 

Ainsi, le journaliste du quotidien francophone La Presse et correspondant pour l’AFP, Abdelfattah Belaid, a été pris en chasse par des agents de police qui l’avaient poursuivi dans les locaux de son journal et tabassé avec une barre de fer sur la tête. Deux appareils photos et un ordinateur portable lui ont été confisqués. La veille déjà, des policiers avaient agressé une journaliste de Radio Kalima, Marwa Rekik, qui réalisait un reportage avenue Bourguiba, en fin d’après-midi. Violemment frappée à la tête, la victime a dû être hospitalisée.

 

Zoubeir Souissi, photographe de l’agence Reuters, a relaté à l’Agence France-Presse s’être vu interdire, par des policiers, de prendre des photos, avant d’être roué de coups de pieds et de matraque. Il déclare s’être fait voler son appareil photo par un agent, qu’il a dû soudoyer pour le récupérer.

 

D’après le communiqué de presse du Syndicat des journalistes, ont également été victimes des violences policières :

Mohamed El-Hammi de l’agence European Photo Agency

 

  Hassan Dridi d’Associated Press,

 

  Hamza Elaouini de l’agence de presse TV,

 

 Lofti Hajji, Mohamed Amin Ben Nejma et Anass Ben Salah de la chaîne Al-Jazeera,

 

 Chaffya Ibrahim du journal arabophone Echourouk,

 

 Houssem Hamed de la radio privée tunisienne Chems FM,

 

 Nizar Elhajbi du quotidien francophone La Presse,

 

 Ahmed Elfouli et Monia Abdallah de la chaîne Hannibal TV,

 

 Massoud Kawach du journal arabophone El-Sahafa.

 

 

Le 6 mai dans la soirée, le ministère de l’Interieur avait présenté ses excuses “aux journalistes et aux citoyens agressés involontairement”. Selon l’AFP citant une source officielle, certains policiers agresseurs de journalistes auraient été identifiés.

 

Par ailleurs, Reporters sans frontières demande aux autorités de s’expliquer sur le blocage d’une page Facebook et sur le fondement juridique d’une telle mesure, qui fait référence à une décision militaire. Le profil Facebook de Jalel Brick a été rendu inaccessible le 7 mai 2011. La mention suivante s’affiche lorsque l’on tente de se connecter : “Cette page web a été filtrée en application d’une réquisition émanant du juge d’instruction auprès du Tribunal Militaire Permanent de Tunis - Agence Tunisienne d’Internet”.

 

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Le régime tunisien impose un couvre-feu au moment où ont lieu des protestations contre une menace de coup d’Etat

 

De jeudi à dimanche, des manifestants s’étaient rassemblés dans la capitale tunisienne, Tunis, pour protester contre le gouvernement transitoire qui dirige ce pays d’Afrique du Nord depuis la chute en janvier du dictateur Zine el Abidine Ben Ali, soutenu par l’Occident.

 

Les manifestants ont défié un couvre-feu décrété par le gouvernement samedi pour réprimer une opposition croissante contre le régime intérimaire. Le couvre-feu s’applique de 21 heures à 5 heures du matin.

http://img11.hostingpics.net/pics/255564BejiCaidSebsi.jpgA Tunis, des manifestants antigouvernementaux ont appelé à la démission du gouvernement et exprimé leur mépris à l’égard du premier ministre Beji Caid Sebsi et du ministre de l’Intérieur, Habib Sid. Les manifestants ont également scandé des slogans tels, "Le peuple veut une nouvelle révolution" et "Ni peur ou terreur – le pouvoir appartient au peuple".

Les protestations se sont propagées à d’autres villes, dont Sfax, Kairouan et Sousse. Le couvre-feu a été imposé après les protestations survenues dans des villes comme Sfax, Kairouan et Métlaoui, ainsi que trois villes de la province du centre-ouest de Gafsa.

 

Le régime tunisien a réagi par une répression violente à ces protestations. A Tunis, la police a tiré des gaz lacrymogènes dans la foule rassemblée dans l’avenue Bourguiba, l’artère principale de la ville. Les manifestants ont riposté par des volées de pierres.

 

La police aurait chargé les manifestants avec des matraques, isolant de petits groupes puis les frappant à coups de pieds et les battant. « La réaction de la police est trop extrême contre les gens, » a dit l’un des manifestants à l’agence d’information Reuters. « C’est le retour à l’époque de Ben Ali » a-t-il ajouté.

Le réseau CNN a rapporté que des véhicules blindés de l’armée avaient aussi été déployés dimanche près du principal bâtiment du ministère de l’Intérieur.

http://img11.hostingpics.net/pics/581311rajhi.jpgLes protestations avaient débuté après que l’ancien ministre de l’Intérieur tunisien du gouvernement transitoire, Farhat Rajhi, ait averti mercredi sur Facebook de la préparation d’un "coup d’Etat militaire" si le groupe islamiste Ennahda gagnait les élections du 24 juillet. Ce jour-là, le régime projette de tenir des élections pour une assemblée constituante afin de préparer les futures formes du gouvernement tunisien. Ennahda qui avait été interdit sous Ben Ali, pourrait, dit-on, gagner du soutien dans le Sud où le mécontentement suscité par la pauvreté et le chômage est grand.

Dans un enregistrement vidéo sur Facebook, Rajhi a dit: « Si Ennahda prend le pouvoir, il y aura un coup d’Etat ». Il a ajouté, « Les gens de la côte [c’est-à-dire l’anciens partisans de Ben Ali dans les régions plus riches du pays] ne sont pas disposés à céder le pouvoir et si les élections ne vont pas dans leur sens, il y aura un coup d’Etat. »

Rajhi a aussi affirmé que la promotion du général Rachid Ammar au rang de chef d’Etat-major faisait partie du projet de s’emparer du pouvoir « en cas de victoire des islamistes aux prochaines élections. »

Le régime tunisien a rapidement rejeté la déclaration de Rajhi qui avait été ministre de l’Intérieur de janvier à fin mars lorsqu’il a été obligé de quitter ses fonctions pour des motifs non déclarés. Il semblerait que Rajhi soit en mauvais termes avec l’appareil de sécurité en raison de ses efforts limités de conférer un nouveau visage à cet Etat répressif.

Rajhi, un ancien magistrat, avait bénéficié d’un certain soutien populaire en Tunisie pour avoir limogé 45 responsables de haut rang du ministère de l’Intérieur accusés de corruption, pour avoir écarté du pouvoir l’ancien parti dirigeant de Ben Ali et pour avoir réorganisé la police secrète.

Une autre expression de la répression contre la contestation est le retour de l’agence tunisienne de l’Internet chargée de la censure et qui avait été suspendue après la chute de Ben Ali. L’agence a été autorisée par une nouvelle loi sur la censure et qui, selon le site d’information Internet tunisien Webdo, a été adoptée secrètement. La première mesure des censeurs a été de fermer la page de Facebook qui avait publié la déclaration de Rajhi.

Le régime tente aussi de faire taire tout reportage sur la répression dans les rues de Tunis. Quelque 15 journalistes des médias régionaux et internationaux ont été interpellés et battus par la police tunisienne durant les protestations de jeudi et de vendredi.

Marwa Rekik, une journaliste de la radio locale Kalima a dit à Al Jazeera qu’elle avait été agressée par une dizaine d’agents de police alors qu’elle réalisait un reportage en direct du centre de Tunis. « Ils m’ont frappé sur toutes les parties de mon corps avec des matraques et leurs casques et les blessures à la tête ont exigé cinq points de sutures » a-t-elle rapporté samedi.

La réaction du régime transitoire aux protestations est une mise en garde nette qu’il utilisera les méthodes les plus violentes pour réprimer les luttes révolutionnaires de la classe ouvrière.

Depuis la chute du régime de Ben Ali, aucun des problèmes sociaux sous-jacents auxquels sont confrontées les masses n’a été résolu et le pays a connu une explosion de mouvements de grève et de protestations de la part des travailleurs. Faisant état des craintes de la bourgeoisie, le ministre des Affaires sociales, Mohamed Ennaceur, a expliqué : « Avec la montée en flèche des revendications sociales de la période de l’après révolution, la situation sociale n’a fait qu’empirer ».

http://img11.hostingpics.net/pics/208743mohamedennaceur.jpgIl a dit à La presse: « Plusieurs investisseurs étrangers et tunisiens ont affiché une certaine réticence depuis la révolution, le calme n’étant pas revenu. 281 institutions ont arrêté leurs activités dans la période postrévolutionnaire. Le nombre des grèves a augmenté de plus de 155 % par rapport à l’année 2010 et le nombre des participants a été de 85 pour cent alors que ce chiffre était de 53 pour cent l’année dernière. On relève également une augmentation des grèves sauvages de 85 pour cent alors qu’elles n’étaient que de seulement 19 pour cent l’an dernier. Sans oublier les sit-in et les dépassements commis dans des lieux de travail. Des milliers de personnes sont venues réclamer leurs droits au siège du ministère depuis la révolution ».

Bien que Rajhi se soit rétracté plus tard en attribuant, de manière peu plausible, ses commentaires sur la menace d’un coup d’Etat à "l’immaturité politique" et exprimant son entière confiance à l’armée, ceux-ci ont révélé au grand jour la méfiance des masses à l’égard du régime transitoire. Un étudiant a dit, « Il y a déjà tellement de problèmes en Tunisie. La vidéo que Rajhi a faite aujourd’hui, c’est l’étincelle. La révolution n’est pas finie ! »

Sonia Briki, une manifestante a dit à Reuters : « Nous sommes ici pour réclamer le départ de ce gouvernement qui est malhonnête. Tout est clair maintenant. Nous voulons qu’ils démissionnent afin que nous ayons un gouvernement dont les membres sont uniquement au service du peuple ».

Ces événements soulignent avant tout l’absence d’un parti pour mener les luttes de la classe ouvrière en Tunisie. Les partis existants sont en faillite et hostiles aux travailleurs.

L’indignation populaire soulevée par les commentaires de Rajhi expose le caractère frauduleux de la commission de réforme mise en place par le régime transitoire afin de superviser l’assemblée constituante. Elle comprend l’organisation patronale UTICA, divers groupes de droits de l’Homme, l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) et les partis d’"opposition" officiels tels le Part démocrate progressiste (PDP) ainsi que l’ex mouvement stalinien Ettajdid.

Ces forces ne fournissent qu’un mince vernis pseudo-démocratique à un régime qui cherche désespérément à se maintenir au pouvoir en réprimant les luttes de la classe ouvrière. Il avait été conçu dès le début comme un moyen d’empêcher la classe ouvrière de former des organes de pouvoir pour défier la vieille machine d’Etat de Ben Ali.

http://img11.hostingpics.net/pics/736244iyadbenachour1.jpgLa commission est dirigée par un professeur de droit public, Yadh Ben Achour, qui a été interviewé par le quotidien français Le Monde. Interrogé sur sa commission, il a expliqué : « Cette Haute Instance était une simple commission de réforme politique, dont le rôle était de réviser l’ensemble des textes liberticides qu’utilisait l’ancien régime pour opprimer le pays… Puis un conseil de protection de la révolution, avec des partis et des organisations de la société civile, a été créé et conçu comme une sorte de tuteur du gouvernement ».

Ce conseil, qui était opérationnel à la mi-mars, comprend entres autres, des représentants de l’UGTT, du PDP et d’Ettajdid. Son nom a toutefois aussi été une duperie. Loin d’avoir l’intention de mener les masses dans une révolution contre l’Etat, ses membres voulaient trouver des postes dans la machine d’Etat, ce qu’ils firent rapidement en rejoignant la commission de Ben Achour.

En remarquant que la commission était la "synthèse" de ces deux commissions, Achour a dit que si elles étaient séparées, ceci « aurait pu conduire à une crise et à un parallélisme de deux pouvoirs, l’un institutionnel, l’autre révolutionnaire ».

La dernière chose que les partis d’"opposition" officiels souhaitaient faire, c’était mettre en place des institutions qui pourraient contester le pouvoir du régime Ben Ali, Au lieu de cela, ils rejoignirent la commission officielle de "réforme" pour procurer une couverture politique à la machine droitière de l’Etat et à ses chantiers contre les luttes révolutionnaires de la classe ouvrière.

 

 

Niall Green et Kumaran Ira pour wsws.org

 

 

Et pendant ce temps...

 

Une coiffeuse profite paisiblement de sa retraite dorée...

 

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et fait trempette aux Seychelles !

 

 

 

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On fait pour 25000 dinars de nouvelles trouvailles au Palais de Carthage !

 

Les membres de la commission nationale d'établissement des faits de malversation et de corruption ont effectué une visite de travail au Palais de Carthage le samedi 7 mai. Ils ont découvert de nouveaux "trésors cachés" : des bijoux, 169 enveloppes et environ 11060 livres Sterling (l'équivalent de 25.000 dinars tunisiens).
Des pièces archéologiques ont également été trouvées, "d'une grande importance", d'après le communiqué publié par la commission ce lundi. Un petit arsenal de guerre a été découvert, comprenant une mitraillette semi-automatique et 50 cartouches d'un calibre de 9mm, environ 40 grammes de stupéfiants et 60 dinars tunisiens.
Le communiqué précise que les opérations de recherche ont été effectuées d'éléments de la garde présidentielle, de représentants du ministère de la Culture et du Trésor Public, de membres de l'équipe de lutte anti-drogues et d'experts en joaillerie.

 

 

185 000 familles nécessiteuses et 500 000 chômeurs sont dans la misère

 

http://img11.hostingpics.net/pics/323092mohamedennaseur.jpgL’état des lieux dressé par l’ancien-nouveau ministre des Affaires Sociales, M. Mohamed Ennaceur, est inquiétant. Longtemps leurrés par les statistiques édulcorées, les Tunisiens découvrent les véritables indicateurs : 185 000 familles tunisiennes, soit 10% de la population, vivent en dessous du seuil de la pauvreté. Une famille donc sur 10 ne parvient pas à subvenir à ses besoins les plus vitaux, alors qu’on nous parlait de 4%, ce qui est en lui-même inacceptable. Réponse immédiate, des aides sociales mensuelles auraient été effectuer par mandat postal depuis le 17 avril.

Deuxième indicateur au rouge vif : le nombre des demandeurs d’emplois dépasse les 500 000 personnes. En fin connaisseur du Ministère des Affaires Sociales où, porté par la révolution, il revient pour la troisième fois, M. Ennaceur sait distinguer les appellations entre inactif, chômeur et demandeur. Là nous sommes sur les demandeurs, ceux qui donc s’activent à chercher du travail. Parmi ces 150 000 figurent pas moins de 150 000 diplômés de l’enseignement supérieur, en comptant une arrivée additionnelle de près de 50 000 par an.

Toujours en matière d’emploi, les débrayages sociaux et les dégâts subis par nombre d’entreprises depuis janvier dernier, ajoutés à la crise économique se soldent pour le moment par la perte de 13 000 emplois. Un chiffre qui s’aggrave avec le retour de Libye de 31 000 travailleurs tunisiens.

Le dispositif de départ à la retraite anticipée a-t-il produit son effet pour créer de nouveaux emplois ? Nullement, selon le ministre. Il aura coûté 55 millions de dinars et n’a permis le remplacement qu’à hauteur de 32% des départs, soit 2700 personnes au total. Le coût de l’emploi aura été de plus de 20 000 DT.
Qu’en est-il de l’externalisation dans le secteur public de certains services de gardiennage, nettoyage et autres pour être assurés par des entreprises privées ? Fortement dénoncée par l’UGTT, cette pratique sera annulée.

Bref, beaucoup de pain sur la planche. De nouvelles mesures sociales et économiques sont attendues très prochainement pour répondre aux préoccupations profondes des familles nécessiteuses et des demandeurs d’emplois.

 

 

Le Ministère de l'intérieur encourage la délation

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Le ministère de l'Intérieur appelle l'ensemble des citoyens à se montrer vigilants et à appuyer les efforts des forces de la sécurité intérieure en informant immédiatement l'unité sécuritaire la plus proche, de toute activité suspecte pouvant constituer une menace pour la sécurité du pays.

Comptant sur la compréhension de tous, notamment en cette phase délicate que traverse la Tunisie, le ministère souligne que tous les propriétaires d'hôtels ou de logements meublés à louer, et tous ceux qui hébergent des étrangers, doivent impérativement informer de manière immédiate sur ces personnes.

 

 

 

Sources : rsf.org, shemsfm.net, leaders.com, wsws.org

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Published by Papy Mouzeot - dans C'est un scandale !
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commentaires

caroleone 13/05/2011 21:36



Mon cher papy, Quel beau travail d'investig'action, vraiment je te félicite et ne prends pas "la grosse tête "pour autant !


Tu vois, tu  rends certainement beaucoup plus service aux tunisiens ici sur ton blog que là- bas sur le terrain ! Il faudrait certainement que je me fasse plus profondément cette réflexion à
moi-même sur mes engagements pour le Mexique, cela m'empêcherait peut-être de laisser ma famille pour partir m'engager dans la guérilla et tu sais comme cela me tient à coeur !!


Ces malheureux tunisiens ne sont pas aux bouts de leurs peines et comme d'habitude ce beau travail de révolution des masses est récupé et galvaudé par les mêmes que ceux qui ont été déchus, voire
pires !! Mais je pense que ces derniers contrairement à d'autres peuples savent pertinemment ce qu'ils veulent gagner et ne sont pas prêts à se laisser faire. J'ai vraiment confiance en ce peuple
courageux et fier et je le soutiens de toutes mes forces qui bien sûr ne sont pas conséquentes mais je les mets à leur disposition néanmoins.


Ce que tu décris comme répression envers les médias et surtout internet, l'ennemi juré m'est inconnu, mais je ne regarde pas les infos en ce moment, je ne sais pas si c'est diffusé pour autant et
c'est pourquoi tu as fait là un très beau travail informel. C'est terrible de penser que diffuser la réalité des choses peut nous valoir des brimades, des agressions. Comme quoi, toute vérité
n'est pas bonne à dire et  s'ils "tapent", c'est qu'il y a des raisons de dénoncer les malversations, un désaveu de la part du gouvernement transitoire.


Mais quelles chances à ce peuple de voir arriver un gouvernement progressiste ?


Peu ,je le crains, et c'est désespérant, c'est un peu dans une moindre mesure le même problème que dans notre pays !!


Il  existe pourtant un parti communiste des travailleurs ( PCOT), est-il bien représenté, qu'en est-il vraiment ? Il n'est pas mentionné dans ton texte, pourtant je crois savoir que les
communistes français le soutienne ?


C'est rageant à la fin toutes ses magouilles et le peuple étant souverain, les tunisiens n'ayant pas froid aux yeux, je souhaite qu'ils redescendent dans la rue si besoin est pour se donner
toutes les chances d'une démocratie pour le bien de tous.


 


Je t'embrasse et te félicite encore, tu le mérite. Caroleone


 



Papy Mouzeot 14/05/2011 11:46



Bonjour Caroleone,


 


A mes yeux le peuple tunisien est la population la plus proche et la plus digne de la RÉVOLUTION à laquelle j'aspire. Je n'occulte pas les nombreuses autres révoltes qui se déroulent à travers le
monde notamment les révoltes bolivariennes. Pour cela j'utilise fréquemment ton blog très enrichissant pour m'informer. Les douloureux événements qui se sont déroulés en Tunisie m'ont apporté
l'espoir dans lequel je ne croyais plus, en cela je suis reconnaissant envers ces frères de luttes pour la liberté.


Au-delà de toute considération politique, les tunisiens méritent largement d'acquérir cette liberté qu'ils n'ont jamais connue. Je crois beaucoup aussi à la dynamique de la jeunesse tunisienne à
laquelle il est logique de confier des responsabilités. ils ont fait preuve de beaucoup plus de sagesse qu'ont pu le démontrer les vieux briscards du pouvoir.


La question soulevée dans ce sujet reste d'actualité : qu'est-ce qui a changé fondamentalement depuis la fuite de Ben Ali et de sa voleuse de coiffeuse
particulière ?


 


Je crains fort que le résultat des urnes ne dirige ce peuple vers une autre révolte et que celle-ci soit qualifiée de simple rebellion qui donnera raison au futur gouvernement militaire qui
profitera de l'occasion rêvée pour mater cette rebellion et s'emparer du pouvoir. Ça me paraît trop évident pour qu'il en finisse autrement.


 


En tout cas je te remercie pour tes encouragements que je redirige vers ce peuple qui nous a montré la véritable voie du changement.


 


Bizz,
Lee Papy



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