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  • : Le blog satirique du Papy Mouzeot
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Erick Bernard

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 14:00

Bonne_Annee_2013.jpg

 

2013, année de la baise !

 

 

Voeux 2013J'ignore ce qu'il en est pour vous, mais je trouve que cette année 2013 ne démarre pas sous les meilleurs auspices. J'en oublierais presque les règles de bienséance qui consistent à présenter ses meilleurs vœux pour la nouvelle année. Pour ce premier billet de l'année 2013 je ne ferais pas preuve d'originalité en sacrifiant à ces éternels vœux de bonheur, de santé et de prospérité. J'aurais souhaité y ajouter la PAIX malheureusement ce sujet n'est déjà plus d'actualité. LE BONHEUR ? Des fois j'ai vraiment des questions à la con...

LA SANTÉ ? Je peux pas vraiment dire non plus que sur ce point l'année 2013 nous laisse augurer de grands espoirs. Notre système d'assurance maladie est tellement grippé que nos dirigeants préfèrent aller fliquer le Mali plutôt que de soigner notre Sécurité sociale. Pas de pognon pour les malades et le personnel soignant mais pour envoyer des Rafales en Afrique, les caisses de l'État se remplissent miraculeusement ! 

Reste la PROSPÉRITÉ...  Voilà bien un mot qui est sorti de notre vocabulaire, au moins pour la majorité d'entre nous, à moins d'être bankster ou trader, et ce ne sont pas les 180 000 chômeurs supplémentaires qui vont venir s'ajouter aux 4 904 900 privés d'emploi existants (DOM-TOM compris car toujours français jusqu'à preuve du contraire) qui vont se réjouir des dernières déclarations de l'UNEDIC, quasiment en situation de dépôt de bilan et qui annonce une augmentation de son déficit de près de 34% pour atteindre une ardoise de 18,6 milliards d’euros d'ici fin 2013. Pour la prospérité, on repassera beaucoup plus tard...

 

Dans ces conditions, à moins d'être aveugle ou totalement hypocrite, ça devient un challenge pour arriver à présenter ses meilleurs vœux de bonheur avec conviction mais ce n'est pas parce que notre avenir s'annonce de plus en plus morose que je renoncerais à vous déclarer TOUS MES VŒUX DE COURAGE POUR AFFRONTER CETTE NOUVELLE ANNÉE. 


 

« L’optimisme c’est aussi de dire qu’il y a de la tristesse dans la vie, du malheur. Dire que tout va bien, que tout va bien se passer, ce n’est pas de l’optimisme, c’est de la bêtise ».
Cédric Klapisch


 


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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 15:33

Valls_Torchman.jpgL'animateur de la Saint-Sylvestre
promet une soirée enflammée

 

 

 

53 000 policiers et gendarmes ne fêteront pas la Saint-Sylvestre en famille. Merci qui ?

 

Au moins je les aurais fait chier jusqu'au dernier jour de l'année. C'est un peu ma marque de gratitude à moi que j'ai...

Voilà pas que le premier ambassadeur de l'Espagne en France et occasionnellement ministre de l'intérieur, entre deux passages devant les caméras, vient de relancer le concours du nombre de voitures incendiées en une seule nuit !

 

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Cette pâle copie de Sarközy a en effet déclaré que les Français "veulent la vérité sur les chiffres !" Franchement, entre nous, vous ne croyez pas qu'on a autre chose à penser ce soir ?

Manuel Carlos Valls persiste en répétant à qui veut l'entendre qu'il publiera les scores de ce concours, contrairement à ses prédécesseurs qui, loin d'être des lumières, avaient quand même réalisé le danger qui consistait à divulguer ce type d'information.

Évidemment personne n'aura été dupe, vous avez tous compris qu'il s'agit encore une fois d'une opération de communication du locataire de la Place Beauvau.

 

« Je serai mobilisé le 31 décembre »

 

 

Chiche ! Ben moi je propose à tous les français qui mettront le nez dehors cette nuit de se munir de leur smartphone ou appareil numérique et de m'envoyer les photos où ils auront pu apercevoir Manuel Carlos Valls se cailler les miches en plein soir de la Saint Sylvestre !

 

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« Outre le nombre d'interpellations, je donnerai aussi le chiffre des voitures brûlées deux jours ou trois jours après ».

 

Re-chiche ! Allez je prends les paris...

 

 

 

Il paraît même que les feux d'artifice et les pétards sont interdits !
Tu parles d'un réveillon ! 

 

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Pour une fois la seule consolation sera pour les SDF... au moins ils trouveront de quoi passer la nuit au chaud !

 

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Sur ce rendez-vous en 2013... année de la baise !

 

 

Ze Papy Mouzeot 



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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 18:53

Papy MacGyver... signal WIFI

 

Voici une  petite astuce utile à l'attention des messieurs qui pourraient être compléxés par leur toute petite connexion. Nul besoin de chirurgie ou de stimulants chimiques. Le Papy vous offre une solution insolite, pas chére et efficace.

 

Si vous souhaitez poursuivre la lecture de cet article, merci de remplir le formulaire de commande ci-dessous :

 

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Réglements par PapyPal, cébé, chèque, espèces (mais pas en liquide) acceptés.

 

Article réservé
aux zabonnés payants

 

Pour commencer vous aurez besoin de quelques accessoires de base :

 

• Une canette de bière préalablement vidée de son contenu (c'est plus pratique)

 

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• Une bonne paire de... ciseaux bien aiguisés

 

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Puis suivez les instructions de la vidéo ci-dessous...

 

 

Keucé keuss bordel ?

Ça c'est sûrement un coup d'Adam. Il m'a encore foutu le boxon dans les cassettes !

C'est malin ça, pour une fois que je tente d'être sérieux !

Bon, j'vais la retrouver cette foutue cassette ?

Alors qu'est-ce qu'on a là ? Heu... non pas celle-là non plus !

Ah ça y est j'lai retrouvée !!!

Voilà, alors si vous habitez dans le fin fond de la Corrèze, par exemple en lisière de forêt (je ne donnerais pas de noms) et que vous comprendez la langue de Shakespeare, il ne vous reste plus qu'à suivre les instructions ci-dessous (enfin, j'espère que c'est la bonne cette fois)...

 

 

Ah, vous avez une bonne connexion ?

C'est pas grave, vous pouvez toujours recycler votre canette ainsi :

 

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Et n'oubliez pas... picoler est un geste citoyen qui permet de préserver des emplois en France !


La prochaine fois nous verrons comment improviser une plaque chauffante pour réchauffer votre part de pizza.

 

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Ze Papy Mouzeot

 

 

 

 

Source : hackcollege.com

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 04:47

Sapin GuinnessSapin sur la sellette ?

 

Selon la presse il y aurait du remaniement ministériel dans l'air. Les rumeurs vont bon train et l'on peut lire que François Hollande envisagerait un remaniement ministériel dès le début du mois de janvier. Parmi l'équipe ministérielle en fonction, Arnaud Montebourg, demandeur, figurerait en très bonne position, suivi de Jérôme Cahuzac, empêtré dans le scandale de son "présumé" compte en Suisse, mais aussi le trop gaffeur Vincent Peillon (selon le Canard enchaîné), la trop rebelle Cécile Duflot, le trop discret Pierre Moscovici, l'embarrassante Christiane Taubira qui serait parachutée au Conseil Constitutionnel (selon l'Express) et Michel Sapin incapable d'endiguer la hausse du chômage, servant plus les intérêts du MEDEF que ceux de la nation.

 

La presse n'a de cesse de se déchaîner sur le chef de l'État notamment sur son incapacité à sortir la France de la crise mais elle omet de citer les responsables en fonction. François Hollande l'avait annoncé il ne sera pas un hyper-président, omnipotent comme son prédécesseur, et fera "confiance" à ses ministres. Ministres, qui rappelons-le, ont pour fonction majeure de servir de fusible en cas d'échec des orientations politiques du président de la République.

 

Les chiffres du chômage annoncés hier soir sont déjà un premier aveu de cet échec. Michel Sapin, ministre du Travail, de l'Emploi, de la formation professionnelle et du Dialogue social, en poste depuis le 16 mai 2012, sortira-t-il indemme de cet ouragan social ?

Fait évident, François Hollande n'est pas celui qui sera conduit à démissionner.

 

L'analyse de Laurent Mauduit, parue hier sur le site Mediapart, bien qu'accablante envers le chef de l'État, est plutôt à considérer comme une tirette d'alarme à actionner d'urgence afin de stopper le déraillement de la Hollandie.


 CHÔMAGE :
la dangereuse politique du laisser-faire
par Laurent Mauduit


http://img15.hostingpics.net/pics/224782LaurentMauduit.jpgC’est décidément un séisme social que connaît la France. Avec chaque mois, une nouvelle vague, de plus en plus formidable, de demandeurs d’emplois, nourrie par des plans sociaux à n'en plus finir, des charrettes interminables de licenciements ou de ruptures conventionnelles. Un séisme social, qui va porter le chômage dans le courant de l’année 2013 à un niveau historique et que François Hollande s’applique à minimiser, en promettant que la tendance va s’inverser dans le courant de l’année prochaine. Et pourtant, plus les mois passent et plus l’engagement apparaît fragile. Et surtout, moins le chef de l’Etat peut alléguer de l’héritage pour expliquer cette hausse dramatique. Car la politique d’austérité qu’il conduit commence à peser sur l’activité. Et la politique sociale, en outre, est notoirement sous-calibrée pour répondre à l’état d’urgence. En bref, cette vague sans précédent de chômage, François Hollande commence à en être lui-même partiellement responsable.
De fait, les chiffres sont catastrophiques. Pour le 19ème mois consécutif, le nombre des demandeurs d’emplois a en effet de nouveau progressé en novembre dernier. La hausse a touché précisément 29 300 personnes (+0,9%), ce qui porte le nombre des demandeurs d’emplois de la catégorie A, c’est-à-dire la catégorie la plus restreinte, à 3 132 600 en France métropolitaine. Sur an, la hausse est gigantesque : le nombre des demandeurs d’emplois a progressée de 304 600, soit une hausse de 10,8%.
Mais si on prend en compte le décompte le plus large, c’est-à-dire les catégories A, B, C, D et E, on parvient à un décompte encore plus vertigineux. Le nombre des demandeurs d’emplois est dans ce cas passé de 4 819 300 en novembre 2011 à 5 241 900 en novembre 2012, ce qui correspond à une hausse annuelle de 422 600 personnes. Ce qui laisse sous-entendre que la pauvreté doit, elle-même, gagner actuellement beaucoup de terrain et pourrait franchir la barre des 10 millions de personnes dans le courant de l’année 2013.

 
La version intégrale du bilan de Pôle emploi à fin novembre


La débâcle de l’austérité
Le plus préoccupant, c’est que, selon toute vraisemblance, les prochains mois seront aussi sombres. C’est ce que suggère la dernière "Note de conjoncture" publiée le 20 décembre par l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques (Insee). L’Insee fait en effet valoir que la France devrait rester enlisée dans une situation de croissance zéro. Et, de ce fait, la France est en passe de battre le record historique du taux chômage de 11,2 % de la population active qu’elle avait atteint dans le courant de l’année 1997, comme le met en évidence le graphique ci-dessous. Après avoir atteint un point bas à 7,7 % au deuxième trimestre de 2008, ce taux de chômage (y compris Dom-Tom) est reparti vertigineusement à la hausse. Et selon l’Insee, il pourrait culminer à 10,5 % fin décembre 2012 avant d’atteindre 10,9 % à fin juin 2013.


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Toujours selon l’Insee, le nombre des chômeurs (au sens du BIT), après avoir augmenté de 226 000 en 2012, devrait continuer de progresser à une vitesse presque aussi rapide au premier semestre de 2013, soit sans doute + 109 000 personnes.
Compte tenu de ces tendances très défavorables, la plupart des experts estiment très improbable que François Hollande puisse honorer son engagement d’une inversion de la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année.
Certes, il ne ménage pas sa peine pour tenter de convaincre l’opinion du contraire. Ce jeudi matin, il était ainsi au marché de Rungis (Val-de-Marne), de bonne heure, pour rappeler son credo : « A la fin de l’année 2013, nous devons inverser la courbe du chômage (…)  Je devais dans cette période de fêtes dire aux Français que nous devons être tous sur le pont pour le travail et la lutte contre le chômage. (...)  L’année c’est 365 jours, donc ceux qui ont la responsabilité à la tête du pays se doivent d'être présents 365 jours (…)  Ca ne veut pas dire qu’il n’y a pas de droit aux vacances et aux congés, mais le président doit être là pour faire comprendre aux Français que le pays est dirigé ».

 

Et voici une semaine, vendredi 21 décembre, sur Europe 1, le président avait déjà dit à peu près la même chose. « Le chômage ne va cesser d’augmenter pendant un an », mais « la volonté qui est la mienne, c’est qu'à la fin de l’année 2013, et ça va être long, il y ait une inversion » de la courbe, c’est-à-dire que le chômage « à ce moment-là régressera » (mot à mot le discours de Michel Sapin, note du Papy Mouzeot) .

 Pourtant, le message présidentiel relève de la méthode Coué. Et dans tous les cas de figure, par-delà l’aspect aléatoire d’une telle prévision, la seule question qui compte est de savoir si la politique économique et sociale du gouvernement contribue, peu ou prou, à la réalisation de l’objectif. Or, plusieurs raisons permettent malheureusement d’en douter.
D’abord, il y a la politique économique d’ensemble du gouvernement qui est marquée par une forte austérité. Afin de ramener les déficits publics à 3% du produit intérieur brut (PIB) dès 2013, le gouvernement a décidé de couper de manière énergique dans les dépenses publiques. Et la décision de mettre en chantier un "choc de compétitivité" en faveur des entreprises, pour un montant de 20 milliards d’euros, a renforcé encore davantage le caractère restrictif de la politique économique française puisqu’il faut, de ce fait, que le gouvernement trouve au total, près de 12 milliards d’euros d’économies par an pour atteindre son objectif d’équilibre des finances publiques d’ici la fin du quinquennat.
Or, chacun comprend bien les conséquences d’une telle politique : appliquer de l’austérité à une économie au bord de la récession ne peut que la fragiliser encore plus. Sous le titre "La débâcle de l’austérité", c’est ce qu’explique de manière remarquable une récente étude de l’Observatoire Français des Conjonctures Économiques (OFCE), que l’on peut consulter ci-dessous.

OFCE: la débacle de l'austérite

Le stupide théorème de Schmidt
Du même coup, on comprend la fragilité des prévisions économiques du gouvernement. Le scénario de l’Insee aboutit à ce que « l’acquis de croissance » (ici la définition) ne dépasse pas 0,1 % à la fin du mois de juin 2013. Or, le gouvernement a construit tout son budget de 2013 sur une hypothèse de croissance de 0,8 %. Pour que cet objectif soit tenu, il faudrait donc que la croissance accélère brutalement et atteigne des chiffres de l’ordre de 0,8 % au troisième trimestre et de 1,2 % au quatrième trimestre. Ce qui est proprement impensable. Conséquence implacable : sur le front du chômage, la prévision présidentielle pêche, elle aussi, par optimisme. En bref, la politique d’austérité va forcément conduire à plus de chômage que prévu.
Mais à cela s’ajoutent encore d’autres raisons. En particulier, il est apparu de plus en plus nettement au fil de ces derniers mois que le gouvernement a fait le choix de conduire une politique néo-libérale, dite de l’offre. En clair, tout a été fait pour favoriser les entreprises, avec l’arrière-pensée que ces aides conduiraient à une amélioration sur le front de l’emploi et du chômage. C’est la logique supposée du "choc de compétitivité" voulu par le gouvernement au terme duquel les entreprises vont percevoir 20 milliards d’euros sous forme de crédit d’impôt.
Or, ce choix-là risque de rater sa cible pour deux raisons. La première, c’est qu’aucune étude économique n’atteste que l’amélioration de la situation économique des entreprises conduise à une baisse du chômage. C’est la faille bien connue du fameux "théorème de Schmidt". On se souvient que le chancelier allemand Helmut Schmidt avait pris en son temps pour cap ce principe : « Les profits d’aujourd’hui, font les investissements de demain et les emplois d’après-demain ». A l'époque, son allié et ami français, Valéry Giscard d'Estaing, avait repris cette maxime à son compte, ce dont se moquaient les socialistes français, non sans raison. Car dans le capitalisme d’actionnaires auquel la France s’est convertie, cela ne fonctionne jamais comme cela : les profits d’aujourd’hui font simplement d'abord... les dividendes de demain.
Et c’est donc le très grand risque pris par le gouvernement : en accordant 20 milliards d’euros de crédits d’impôt aux entreprises, sans leur demander en contrepartie le moindre engagement, il va alimenter le plus souvent des comportements d’aubaine. Cela va tout bonnement venir gonfler les dividendes d’entreprises qui sont déjà très généreuses avec leurs actionnaires, et d’abord les entreprises du CAC 40.
Ce choix d’une politique économique néo-libérale est confirmée par un autre chantier ouvert par le gouvernement, celui de la réforme du marché du travail. Encore une fois, l’arrière-pensée est transparente : l’Elysée veut faire croire qu’une plus grande flexibilité peut conduire à davantage de créations d’emplois. Mais en vérité, beaucoup d’études attestent que l’effet est n’est pas exactement celui-là : une plus grande flexibilité peut accroître la rapidité des embauches en période de croissance et accroître celle des licenciements en période de stagnation, mais sans que le stock total d’emplois n’en soit modifié sur longue période. En clair, la flexibilité crée d'abord... de la flexibilité ! Mais elle ne créée pas plus d’emploi. Ou si elle en crée, ce sont seulement des emplois… précaires !
Mais ces choix sont révélateurs aussi d’une autre arrière-pensée : si le gouvernement considère que le pays est en situation d’urgence économique, il n’a jamais semblé penser qu’il était aussi en situation d’urgence sociale. Car après tout, il aurait tout aussi bien pu considérer que l’envolée dramatique du chômage exigeait une mobilisation exceptionnelle de tout le pays. Et des moyens financiers tout aussi exceptionnels. En somme, il aurait pu considérer que la baisse du chômage ne serait pas la résultante ultime de la politique économique, mais sa première priorité. Et qu’il convenait, à cette fin, de lancer une sorte de New Deal à la Française. Ou une sorte de réunification à l’Allemande. Avec un objectif majeur : faire tomber le Mur… du chômage !
Mais cette volonté-là, le gouvernement ne l’a visiblement pas. Car si le retour à l’équilibre des finances publiques et le "choc de compétitivité" mobilisent toutes ses marges de manœuvre, il n’en a, par ricochet, plus aucune pour la politique sociale. Pas de "choc anti-chômage" : François Hollande a, de toute évidence, fait le choix de mettre en œuvre des moyens très limités pour faire refluer le chômage.    

Les risques de l'effet d'aubaine
Parmi ces moyens, il y a d’abord les emplois d’avenir – nouvelle variante de ce qu’étaient autrefois les "emplois jeunes". Dans la panoplie infinie des mesures relevant du traitement social du chômage, ces mesures-là sont assurément utiles, puisqu’elles offrent une première expérience professionnelle pour les jeunes de 16 à 25 ans, même si elles sont financièrement coûteuses, l’Etat assurant le financement du dispositif à hauteur de 75% du salaire brut pour une rémunération à hauteur du Smic. Encore faut-il que l’Etat décide de mettre de gros moyens pour que l’effet sur les chiffres du chômage soient sensibles.
Or, dans le cas présent, la politique d’austérité choisie par le gouvernement fait peser sur ces contrats d’avenir une très forte contrainte. D’abord, leur nombre sera limité : violant les engagements de son propre parti qui, dans son projet élaboré au printemps 2011, prévoyait 300 000 contrats d’avenir, François Hollande n’en a promis que 150 000 lors de sa campagne présidentielle, soit moitié moins, dont 100 000 dès 2013 et 50.000 en 2014.
L’explication avancée pour justifier ce choix retient l’attention. François Hollande faisait en effet valoir que la conjoncture ne permettait pas d'aller au-delà de ces 150.000 contrats : « Dans un premier temps, c’est ce que la croissance nous autorise à financer ». Et quand on y pense, l’argument est terrible. Il peut s’énoncer d’une manière plus directe : plus la croissance est faible, plus le chômage s’emballe mais plus les moyens financiers dédiés à le faire refluer seront faibles. Le principe énoncé alors par le candidat entérinait donc une sorte de fatalisme ou de résignation : en vérité, on ne peut pas faire grand chose contre le chômage.
Il ponctuait, certes, son propos d’une formule à peine plus optimiste : « Si la croissance nous offre des libertés nouvelles, nous en ferons davantage. Mais moi, mon devoir, c’est de dire la vérité ». Mais, avec le recul, en cette fin d'année 2012, dans la conjoncture présente, on en mesure bien les limites : puisque la politique d’austérité conduit durablement à une situation de croissance zéro, il n’y aura pas de "libertés nouvelles" pour créer davantage de contrat d’avenir. C’est l’histoire du chat qui se mort la queue...
Accessoirement, le gouvernement a prévu des crédits budgétaires très limités pour financer le dispositif. Le coût de la mesure ne sera en effet que de 2,3 milliards d'euros pour les trois ans à venir, à savoir 500 000 millions d'euros pour 2013, puis 1,5 milliard par an lorsque les emplois d'avenir seront installés. Et le financement sera assuré par le simple redéploiement des exonérations sur les heures supplémentaires. Or que vaut une politique sociale qui ne coûte rien ? La réponse est induite par la réponse : pas grand-chose !
Et puis, selon le gouvernement, il existe un second grand levier dans le traitement social du chômage, ce sont les contrats de génération, qui constituaient l’engagement phare de François Hollande et qui font l’objet d’un projet de loi qui sera examiné par le Parlement dans le courant du mois de janvier.
A la différence des emplois d’avenir, qui est ouvert en priorité aux jeunes sans qualification, ces contrats de génération bénéficieront à tous les jeunes, quelle que soit leur qualification, et les entreprises privées pourront aussi en profiter. Le gouvernement prévoit ainsi un peu plus de 100 000 contrats signés dès 2013, puis environ 130 000 en 2014 et les années suivantes. Soit 500 000 jeunes sur la durée quinquennat.
Mais les critiques dont ce contrat de génération peut faire l’objet sont encore plus sévères que pour le contrat d’avenir. D’abord, parce que le gouvernement a choisi d’y affecter des moyens financiers encore plus limités : pas plus de 180 millions d’euros en 2013, somme qui sera portée à 540 millions en 2014, puis 790 millions en 2015 et près de 1 milliard en 2016.
Mais surtout, ce contrat de génération risque de susciter un "effet d’aubaine" massif. Lors des primaires socialistes, c’est Martine Aubry qui, la première, avait usé de cette formule cinglante. Et tout le monde y avait vu la manifestation d’une aigreur socialo-socialiste. Pourtant, beaucoup d’experts, même de sensibilité de gauche, donnent raison à l’ex-première secrétaire socialiste. C’est le cas par exemple de l’économiste Philippe Askenazy, qui est chercheur à l’Ecole d’économie de Paris et qui est l’un des meilleurs spécialistes français de l’emploi. « Dans leur grande majorité, même sans exonérations de charges, ces jeunes seraient embauchés par les entreprises. L'effet d'aubaine sera majeur », répète-t-il à longueur d’entretien. C’est ce qu’il disait avant même l’élection présidentielle, par exemple ici dans L’Express; et c’est ce qu’il ne cesse de répéter depuis, et notamment ce jeudi dans un reportage (non mis en ligne) sur France Info.
Alors, paraphrasant la formule malheureuse mais révélatrice de François Mitterrand, François Hollande pourra dire qu’il aura "tout essayé contre le chômage". Tout… ce qu’autorise la doxa néo-libérale. Et on sait qu'elle autorise peu de choses. Un peu de traitement social du chômage, et pour le reste, il faut laisser faire la main invisible du marché. Car, c'est cela, au fond la politique de François Hollande : la dangereuse politique du laisser-faire...

 
 


Extrait de l'article de Mediapart paru le 28 décembre 

 

 

 

 

 

 

Source : Mediapart

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Published by Papy Mouzeot - dans C'est un scandale !
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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 16:42

Sapin Guinness Book 

4 617 400 chômeurs en France
4 904 900 DOM-TOM compris
L'homme du record de chômage en France...
Un sapin sans guirlande, ça fout les boules !

 

Parmi les nombreuses augmentations qui nous tombent sur le coin du museau (timbre postal, EDF, transports, assurances, bière...), le chômage atteint une nouvelle croissance et ceci pour le dix-neuvième mois consécutif avec un taux de 10,8% selon les derniers chiffres révélés ce soir à 18 heures (données publiées par le ministère du Travail).

 


Non monsieur Sapin, vous n'êtes pas à la tête d'une multinationale, votre rôle ne consiste pas à faire croître les résultats mais plutôt de les ramener à la baisse. Assez de langue de bois et de discours à double-sens, les français sont à bout (en deux mots). Nous n'avons que faire de vos plates excuses lorsque vous renvoyez la balle sur le gouvernement précédent, voilà maintenant sept mois que vous êtes ministre du Travail, de l'Emploi, de la formation professionnelle et du Dialogue social.

Dialoguer (définition du Larousse)

S'entretenir, converser avec quelqu'un au sujet de quelque chose : Ils dialoguaient des soirées entières sur l'avenir.
Exemple : confronter des points de vue, engager des négociations : Le patron accepta de dialoguer avec les syndicats. 

 

http://img4.hostingpics.net/pics/552379sapin.jpg« Nous ne sommes pas là pour faire de la comptabilité, nous sommes là pour agir »

Comme ministre du Travail mais aussi du Dialogue social on ne vous a pas beaucoup vu "agir" sur les sites de Florange, PSA, Lejaby, Fralib, Petroplus, Goodyear, Air France, Sodimedical, Sanofi... et j'en passe tellement la liste est longue, le serveur d'OverBlog n'y suffirait pas pour tout énumérer. Apparement votre fonction se limite à créer des "emplois d'avenir" et non de sauvegarder les emplois existants, rôle attribué au commando d'opérette du PS, Arnaud Montebourg. Vous n'êtes pas là pour faire de la comptabilité. La peur des chiffres vous tétanise-t-elle à ce point ? Le résultat est pourtant là, devant-vous, et vous ne pouvez feindre de l'ignorer, sous prétexte du bilan de cinq années de sarkozysme. 4 617 400 chômeurs ce sont autant d'hommes et de femmes privés d'emploi, livrés au bon vouloir de votre politique capitaliste, et qui se sont fait abuser par les promesses de changement de votre gouvernement.

 

http://img15.hostingpics.net/pics/608903poleemploi.jpg

 

« Pendant un an, le chômage continuera d'augmenter »

Vous pensez peut-être que la politique de la "faute avouée" vous sera à moitié pardonnée, cependant les français ne sont pas si idiots que vous pouvez le croire. Ils ont encore en mémoire que vous, ministre du Travail fraîchement nommé, avez licencié le syndicaliste de la RATP, Mourad Ghazli, non pas pour avoir dénoncé des faits de harcèlements sexuels qui se déroulent dans l'entreprise de votre camarade de la promotion Voltaire, non plus pour avoir remplit ce que tout syndicaliste qui se respecte est censé dénoncer mais pour avoir tenu des propos "virulents et injurieux" sur son site internet.

"L'autorisation de licenciement a été accordée parce qu'une enquête contradictoire a été menée. Elle a permis de constater que des propos virulents et injurieux ont été tenus sur un site internet qui ont dépassé le cadre de la liberté d'expression et ont porté atteinte à l'entreprise" (lire l'article sur Le Point.fr).

Vous avez condamné ce syndicaliste sur la forme alors que vous savez très bien que sur le fond ce que Mourad Ghazli a dénoncé à la presse est inacceptable dans une telle entreprise ou tout autre établissement.

 

« Ma volonté, c'est qu'à la fin de l'année 2013, il y ait une inversion des courbes. Le chômage régressera »

Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer cette déclaration devant les 4 617 400 chômeurs de notre pays, au regard du nombre d'entreprises qui ferment leurs portes chaque jour en France ?

 

http://img4.hostingpics.net/pics/592289baboleMichelSapin.jpg

 

« On a dépassé les 2.000 "emplois d'avenir", nous sommes au tout début »

Quant au "contrat de génération", mesure phare de votre gouvernement, vous sentez "une vraie attente dans les entreprises, tout particulièrement dans les petites entreprises de moins de 50 salariés". Des mesurettes 100% comptabiles MEDEF, qui se limitent à vos capacités olfactives, ce n'est rien d'autre.

 

Pourquoi ne pas jouer cartes sur table et annoncer aux français ce que vous et votre gouvernement envisagez réellement, à savoir l'abolition du SMIC en France ?

 

Une fois de plus, le premier à mettre les pieds dans le plat est encore le site d'information Mediapart qui nous a dévoilé ce qui vous permet d'annoncer une inversion des courbes du chômage pour fin 2013.

 

    Le Smic est en danger de mort
par Laurent Mauduit


http://img15.hostingpics.net/pics/224782LaurentMauduit.jpgAprès avoir été malmené sous Nicolas Sarközy, le Smic, qui figure parmi les principaux acquis sociaux des salariés les plus modestes, pourrait bien connaître de nouvelles vicissitudes sous la gauche, sinon même être purement et simplement démantelé. C’est en tout cas ce que suggèrent les dernières recommandations du groupe d’experts chargé d’éclairer le gouvernement avant toute mesure de revalorisation. A l’approche du 1er janvier 2013, date légale de la prochaine revalorisation, ce groupe d’experts avance en effet des suggestions sulfureuses. Pour le court terme, il recommande de revoir fortement à la baisse les modalités d’indexation du Smic et pour le long terme de le démanteler purement et simplement en avançant vers un Smic jeune ou des Smic régionaux. Autant de pistes qui dans le passé ont conduit à des flambées de colère sociale dans le pays.
Au terme de la loi, un groupe d’experts, qui est actuellement présidé par Paul Champsaur (président de l’Autorité de la statistique publique) et qui comprend Martine Durand (directrice des statistiques de l’OCDE), Gilbert Cette (économiste à la Banque de France), Francis Kramarz (professeur à l’Ecole Polytechnique) et Etienne Wasmer (professeur à Sciences-Po), est effectivement chargé de faire des recommandations au gouvernement. En prévision de la prochaine revalorisation qui doit intervenir le 1er janvier 2013, ce groupe vient donc de mettre la dernière main à son rapport, qui est daté du 26 novembre.

Les gouvernants des pays démocratiques sont supposés respecter ces principes dont, dans l’idéal, ils devraient être les premiers gardiens et les fidèles serviteurs. S’ils les bafouent, ce ne sont pas les journalistes qu’ils humilient mais la démocratie elle-même qu’ils méprisent. Ce simple rappel suffit à souligner l’absence de culture démocratique dont témoignent les réactions du pouvoir exécutif à nos nouvelles informations sur les secrets libyens de cette présidence finissante. Car accepter la liberté de la presse, c’est répondre aux questions des journalistes, et non pas insulter, discréditer et calomnier les journaux qui les posent.

Et c’est ce rapport qui contient ces recommandations explosives.
Le voici :


Pour comprendre les préconisations de ces experts, il faut avoir à l’esprit que depuis de longues années, le salaire minimum bénéficie de deux types de revalorisation. D’abord, il y a l’indexation légale : le Smic est chaque année (au 1er juillet autrefois, au 1er janvier depuis peu) revalorisé du montant de l’inflation majoré de la moitié des gains du pouvoir d’achat ouvrier. Mais la loi donne la faculté au gouvernement d’aller au-delà et de donner ce que l’on a coutume d’appeler un "coup de pouce" (voir ici la définition de l'Insee). 
Or, le gouvernement veut modifier ces règles, comme l’explique le rapport de ces experts : « Le gouvernement a indiqué lors de la "Grande conférence sociale" de juillet 2012 son intention de faire évoluer les règles du SMIC, notamment s’agissant des critères de revalorisation automatique. L’hypothèse d’une indexation, le cas échéant partielle, sur le taux de croissance de l’économie a été évoquée ».
C’est donc la raison pour laquelle les experts, cette fois, ne se bornent à faire leur traditionnelle recommandation de modération salariale, mais font des propositions beaucoup plus radicales.
D’abord, ils écartent la piste un moment évoquée par François Hollande d’une indexation sur la croissance. Et l’argument qu’ils évoquent pour exclure cette solution retient l’attention. Ils ne font en effet pas valoir qu’une telle indexation serait très défavorable aux salariés, puisque cela équivaudrait à une stagnation du Smic en période de croissance zéro et donc à une baisse de son pouvoir d’achat au prorata de l’inflation. Non ! Si les experts écartent cette hypothèse, c’est seulement pour une raison technique : « Il n’est pas souhaitable de baser la revalorisation automatique du SMIC sur de nouveaux indicateurs qui seraient issus de la comptabilité nationale, notamment ceux faisant référence à la croissance du PIB. Les révisions à la hausse ou à la baisse de ces indicateurs soulèveraient en effet de grandes difficultés au moment de leur prise en compte dans la fixation du SMIC. Or ces révisions peuvent à la fois intervenir tardivement et être de grande ampleur. Les chiffres du PIB sont en effet susceptibles d’être révisés pendant trois années après la période de référence et ensuite périodiquement à l’occasion des changements de base des comptes nationaux. Des révisions de l’ordre de 1 point sur le taux de croissance annuelle du PIB ont été observées », font-ils valoir.

Vers un smic jeune ou un smic régionalisé
Car sur le fond, le groupe d’experts est bien d’accord avec cette même philosophie : il faut fortement revoir à la baisse les modalités d’indexation du Smic. Dans des formules jargonnantes particulièrement hermétiques, il évoque ainsi cette première piste : « Les risques d’une dynamique spontanée non contrôlée du SMIC en cas d’inflation particulièrement volatile pourraient inviter à prévoir une fongibilité au moins partielle des termes de la revalorisation que sont l’indice des prix à la consommation de l’Insee et le demi pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier mesuré par l’enquête du ministère du travail. Cela reviendrait, en cas de baisse des prix par exemple, à imputer une partie des gains de pouvoir d’achat du salaire horaire brut ouvrier liés à cette baisse des prix sur ceux qui résultent du principe de non indexation du SMIC sur les prix en baisse. » Traduction en version décodée : il serait judicieux que l’indexation automatique cesse d’être… automatique quand elle est avantageuse pour les salariés.
Une deuxième piste est évoquée, visant à prendre dans le système d’indexation non plus le salaire ouvrier pour référence, mais un agrégat salarial qui évolue de manière moins dynamique.
La troisième piste est du même acabit : le groupe recommande de prendre pour référence non plus l’indicateur d’inflation habituel mais un indicateur qui évolue là encore de manière moins dynamique. Et dans une formule alambiquée, les experts recommandent les "coups de pouce" les plus faibles possibles. Et sans rire, ils osent écrire que ce serait plus conforme « à l’intérêt conjoint des salariés et des entreprises qui les emploient ».
Mais nos rapporteurs n’en restent pas là. Il suggèrent aussi, "à plus long terme", que des réformes plus radicales soient envisagées. Et c’est là que le groupe fait des préconisations qui risquent de déclencher un tollé.
Les experts s’étonnent d’abord de "l’homogénéité géographique du Smic, alors que les niveaux de prix différent fortement entre régions". Cette piste de la régionalisation du Smic est une bombe. Voilà en effet plus de trente ans que le patronat plaide en ce sens, mais aucun gouvernement, ni de droite ni de gauche, n’a jamais osé franchir le rubicon, qui constituerait un véritable chiffon rouge pour tous les syndicats.
Les mêmes s’étonnent ensuite de "l’homogénéité du Smic selon l’âge, alors que l’insertion sur le marché du travail des moins de 25 ans est difficile". En clair, les experts recommandent donc une différenciation du Smic selon l’âge. Cette proposition est tout aussi sulfureuse que la précédente, car cela pourrait conduire à l’instauration d’un "Smic jeune". C’est cette piste, en 1994, sous le gouvernement d’Edouard Balladur, qui avait fait descendre dans la rue des centaines de milliers de lycéens et d’étudiants, contraignant le premier ministre de l’époque à reculer après plusieurs semaines de tempête sociale.
Les experts invitent même le gouvernement à  se demander s’il ne faut pas démanteler totalement le Smic ou le supprimer purement et simplement. C’est suggéré de manière pas même discrète. Les experts pressent en effet le gouvernement à réfléchir au « principe même d’une revalorisation automatique ou au moins d’une revalorisation automatique dépassant le simple maintien du pouvoir d’achat du salaire minimum » ; et à réfléchir aussi au « fait que le Smic n’est pas un instrument efficace de lutte contre la pauvreté et les bas revenus ». Fort de ce parti pris qui n’est évidemment pas établi, les rapporteurs suggèrent donc qu’on ferait aussi bien de se passer une bonne fois pour toute du Smic, et ne de garder qu’un seul instrument de lutte contre la pauvreté, celui du Revenu de solidarité active (RSA).
Cette position réjoint les thématiques des courants les plus libéraux selon lesquels l'Etat doit légiférer le moins possible en matière de droit du travail et seulement faire office de voiture-balai en corrigeant les pires excès de la pauvreté.
Lisant ces lignes, on pourrait certes penser que ces préconisations explosives n’engagent en rien le gouvernement. Or, si ! Tout est là : d’abord parce que c’est le gouvernement qui a pris la décision de lancer une réforme des modalités d’indexation. Et puis, surtout, cette proposition de réforme est l’aboutissement d’une histoire longue qui a vu travailler main dans la main des économistes proches des socialistes et des experts de droite ou proches des milieux patronaux. C’est même l’ultime rebondissement d’une histoire longue dans laquelle François Hollande a joué un rôle de premier plan.

 

Denis Olivennes et Alain Minc en éclaireur
C’est dans le courant des années 1990 qu’une ribambelle d’experts commencent à partir à l’assaut du Smic. Pour le compte de l’ex-Fondation Saint-Simon, Denis Olivennes, qui est à l’époque haut fonctionnaire et qui depuis est devenu le patron du pôle médias du groupe Lagardère,  écrit ainsi en février 1994 une note qui fait grand bruit. Intitulée "La préférence française pour le chômage", et publiée peu après par la revue Le débat (1994, n°82), elle défend la thèse très libérale selon laquelle des salaires trop élevés en France ont contribué à pousser le chômage à la hausse. La démonstration est en vérité très contestable, car depuis le tournant de la "rigueur" des années 1982-1983, c'est à l'inverse la "désindexation compétitive" (en clair la rigueur salariale) qui est l'alpha et l'oméga des politiques économiques conduites par la droite et par la gauche.

http://img15.hostingpics.net/pics/649360RapportMinc.pngIl n'empêche. Au sein de la deuxième gauche, la note fait sensation. Mais tout autant à droite, notamment dans les rangs des partisans d'Edouard Balladur. A l'époque, ce dernier prépare sa rupture avec Jacques Chirac, et veut commencer à dessiner ce que pourrait être son programme de candidat à l'élection présidentielle. Pour cela, il a donc l'idée d'utiliser un ami... Alain Minc : il le nomme à la présidence d'une commission qui, sous l'égide du Commissariat général du Plan, est chargée d'élaborer un rapport sur "La France de l'an 2000".
Pour Alain Minc, qui devient à quelques mois de l'élection présidentielle  de 1995 président du conseil de surveillance du Monde, l'offre ne peut mieux tomber. A la tête du plus prestigieux des quotidiens français qu'il va pouvoir instrumentaliser à sa guise; en position, au travers d'AM Conseil, de conseiller une bonne partie des patrons du CAC 40 ; et maintenant à la tête de la commission chargée d'élaborer le programme de celui des hommes politiques qui est donné favori à l'élection présidentielle : c'est pour lui la consécration. A la tête de cette commission du Plan, il se jette dans la campagne présidentielle.

Et de qui s'inspire-t-il pour conduire les travaux de sa commission ? On l'aura deviné : de Denis Olivennes ! Faisant sienne la thèse de la note de la Fondation, le rapport de Minc recommande une politique de rigueur accentuée : « La société française a fait, consciemment ou non, le choix du chômage [...] La Commission pense que le coût salarial par tête [...] doit augmenter moins vite que la productivité... » Et d'ajouter, au sujet du Smic : « La Commission a fait le choix d'une solution "raisonnable" : au minimum, remettre en cause le principe des coups de pouce [...] ; et au maximum, revenir à la simple indexation sur les prix » (au lieu du dispositif légal qui prévoit une indexation chaque 1er juillet sur les prix, majorée de la moitié de la hausse du pouvoir d'achat du salaire ouvrier). C'est donc bel et bien l'austérité salariale que recommande Alain Minc.
http://img15.hostingpics.net/pics/972453AlainMinc.jpgDès cette époque, Alain Minc, très proche d'Edouard Balladur et de son bras droit Nicolas Sarközy, travaille donc main dans la main avec Denis Olivennes. L’un et l’autre font partie des cibles de Jacques Chirac, quand il part en guerre contre la "pensée unique".
Puis, dans le courant des années 2000, c’est un économiste moins connu, Gilbert Cette, dont le port d’attache est la Banque de France et qui fait partie de l’actuel groupe d’experts à l’origine de ce sulfureux rapport, qui prend le relais, multipliant les rapports en faveur d’un démantèlement du Smic. Longtemps proche de Martine Aubry et aujourd’hui président de l’Association française de science économique, il s’illustre en applaudissant bruyamment la politique d’austérité salariale conduite lors du précédent quinquennat. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est violente.
 
Gilbert Cette, l'économiste de droite et de gauche
http://img15.hostingpics.net/pics/812348cette.jpgPour la première fois depuis la création du Smic, en janvier 1970 (Smic qui est le prolongement du Smig, créé lui en 1950), Nicolas Sarközy fait, en effet, le choix de ne procéder à aucun "coup de pouce" en faveur du salaire minimum. Multipliant les cadeaux fiscaux à ses richissimes amis du Fouquet’s, il se montre d’une rigueur extrême à l’encontre des salariés les plus modestes. Et durant toutes ces années, l’économiste Gilbert Cette appuie non seulement cette politique socialement inéquitable mais de surcroît, il plaide déjà pour que le salaire minimum soit remis en cause. Avec deux autres économistes, membres comme lui à l’époque du Conseil d’analyse économique, il co-signe ainsi en mars 2008 un rapport, révélé peu après par Mediapart, proposant de remettre en cause le salaire minimum.
Et le plus stupéfiant de l’histoire, c’est que Gilbert Cette reste un économiste parfaitement fréquentable pour la direction socialiste. Dans un premier temps, on peut certes penser qu’il a perdu un peu de son autorité académique. Car, au printemps 2011, quand le projet socialiste est élaboré, c’est une orientation radicalement opposée qui prévaut.

A la page 14 de ce document, l’engagement est en effet clairement consigné : « Le Smic constitue un levier à court terme pour améliorer les conditions de vie des plus modestes et stimuler la consommation. La revalorisation de son pouvoir d’achat sera engagée après des années d’abandon par la droite. »
Mais, durant l’été 2011, alors que se préparent les primaires socialistes, François Hollande et ses proches débattent du sujet et ne manifestent guère d’enthousiasme pour cette revalorisation du Smic. Et cela transparaît publiquement quand François Hollande organise le 24 août 2011, à la Maison de l’Amérique latine, une première réunion avec des économistes qui lui sont proches.
L’un des économistes présents, en effet, n’est autre que… Gilbert Cette, que l’on voit apparaître dans la vidéo ci-dessous, résumant les travaux de cette journée, aux côtés de Karine Berger ou encore de Jérôme Cahuzac.

 


Ce 24 août 2011, Gilbert Cette repart donc à la charge contre le Smic. Et le plus étonnant, c’est que ce qu’il dit est retenu comme parole d’évangile. On en trouve trace dans le compte-rendu officiel de la troisième table ronde qui a lieu ce jour-là, dénommée (ce n’est guère enthousiasmant ni mobilisateur) : « Concilier pouvoir d’achat, compétitivité, et consolidation des finances publiques ».
Cela commence par l’énoncé suivant: « Cette troisième table ronde a permis de définir des pistes de conciliation entre, d’une part, la sauvegarde du pouvoir d’achat et, d’autre part, deux forces contraires : un regain de compétitivité qui plaide pour une modération salariale et un contexte de sobriété budgétaire susceptible de toucher les dépenses dont bénéficient les foyers modestes. »
Autrement dit, la table ronde fait siens tous les poncifs réactionnaires de la politique libérale, qui a été le socle des politiques économiques suivies par la droite comme par la gauche depuis le virage de 1982/1983 : une politique salariale trop généreuse fait le lit du chômage et nuit à la compétitivité. Cela a été en particulier le credo de Pierre Bérégovoy comme celui d’Édouard Balladur. Il faut donc conduire une politique de l’offre plutôt qu’une politique de la demande. Tout est dit dans cette formule : il faut privilégier "un regain de compétitivité" et cela "plaide pour une modération salariale".
Et le compte-rendu officiel poursuit : « S’agissant des classes populaires, les participants font le constat d’un tassement de l’échelle des salaires lié à une progression du Smic plus rapide que celle du salaire médian. Les intervenants se sont accordés pour dire qu’un Smic élevé n’est pas le meilleur outil de soutien aux plus modestes, les dispositifs de solidarité de type RSA ou PPE étant mieux adaptés car sans incidence directe sur le coût du travail. Ces outils pourront être évalués et ajustés, mais les moyens qui leur sont alloués devront être ménagés afin que la phase de désendettement ne génère pas de nouvelles inégalités. » Plus brutalement dit, si « un Smic élevé n’est pas le meilleur outil », on peut en déduire qu’il ne faudrait donc pas donner de "coup de pouce" au Smic.
 
Les ravages de la "pensée unique"
En quelque sorte, les économistes proches de François Hollande donnent donc raison, sans le dire ouvertement, à Nicolas Sarközy de ne pas avoir donné de "coup de pouce" au Smic et prennent donc leur distance avec le projet du PS.
Quand François Hollande publie, en janvier 2012, son programme présidentiel, il n’est donc pas fait mention d’un "coup de pouce" au Smic : le candidat socialiste viole ouvertement le projet de son propre parti et fait quasiment l’impasse sur la question du pouvoir d’achat. Tout juste préconise-t-il quelques mesures : « « 1. Une nouvelle tarification progressive de l'eau, du gaz et de l'électricité ; 2. Baisse des frais bancaires et valorisation de l’épargne populaire ; 3. Lutte contre la spéculation sur les prix de l'essence ; 4. Fiscalité : protéger le pouvoir d'achat des classes moyennes et populaires ; 5. Augmentation de 25 % de l'allocation de rentrée scolaire ; 6. Encadrement des loyers ; 7. Baisse du prix des médicaments ». Mais du Smic, il n’est pas question.
Dans les semaines qui suivent, François Hollande devine-t-il pourtant que l’élection présidentielle est très serrée et qu’il aurait tout de même intérêt à prendre en engagement, aussi modeste soit-il, sur le Smic, face notamment à Jean-Luc Mélenchon qui prône un « Smic à 1.700 euros brut par mois pour 35 heures, conformément aux revendications syndicales, et 1.700 euros net pendant la législature? C’est donc ce qu’il fait : du bout des lèvres, durant la campagne, il consent finalement à dire qu’il est favorable à un « coup de pouce », même si ce n’est pas consigné dans son programme.
Quelques jours après sa victoire à l’élection présidentielle, à l’occasion de son premier entretien télévisé, il n’a donc d’autres solutions que de dire, sur France 2, qu’il tiendra parole et que le Smic sera revalorisé au 1er juillet suivant. Mais déjà, on ressent percer dans le propos présidentiel une infinie précaution.

 

 

Et dans les jours qui suivent, on comprend vite que François Hollande est totalement en arrière de la main : le gouvernement annonce en effet que le 1er juillet 2012, le salaire minimum ne sera revalorisé que de 2 %, soit, hors inflation, un "coup de pouce" de seulement 0,6 %. A la différence de tous les gouvernements qui se sont donc constitués au lendemain d’une alternance et qui se sont souvent montrés très généreux, y compris les gouvernements de droite (+4% en 1995, lors de la constitution du gouvernement Juppé, par exemple), celui de Jean-Marc Ayrault caresse le "peuple de gauche" totalement à rebrousse-poil et ne consent qu’à une minuscule aumône. Le "coup de pouce" accordé par François Hollande correspond en effet à une revalorisation du Smic de 6,45 euros par mois, ou si l’on préfère d’environ… 20 centimes par jour ! Une misère…
Et dans la foulée, le gouvernement fait clairement comprendre que le temps de ces maigres générosités est définitivement révolu et que le groupe des experts en charge des recommandations sur le Smic, nous y voilà, va se mettre au travail d’ici la fin de l’année afin de proposer une réforme de l’indexation du Smic.
Sans même attendre que le groupe d’experts dont il fait partie réponde à la sollicitation du gouvernement, le même Gilbert Cette décide donc de partir en éclaireur et de rédiger un premier rapport de son cru, avec l’aide d’un autre économiste, Etienne Wasmer, sous l’égide de Sciences-Po. Cet économiste Etienne Wasmer est comme Gilbert Cette membre du groupe des experts chargés de faire des recommandations sur le Smic.
Publié dans le courant du mois de novembre, ce rapport est un véritable brulot.

Le voici :

Si on lit ce rapport, on comprend vite que c’est lui qui est à l’origine de toutes les recommandations qui proposent de démanteler le Smic. Le rapport du groupe des experts a d’ailleurs la franchise de l’admettre : il n’a fait quasiment que recopier les propositions de régionalisation du SMIC jeunes ou de régionalisations du Smic, proposées dans un premier temps par Gilbert Cette et Etienne Wasmer, dans leur rapport rédigé sous l’égide de Sciences-Po. Le gouvernement peut donc difficilement dire que ce rapport ne l’engage pas. Car c’est un économiste proche de François Hollande qui en est le principal inspirateur.
Cette piste de réforme n’est, certes, pas la seule qui soit aujourd’hui à l’étude. Dans le même temps, une sous-commission de la Commission Nationale de la Négociation Collective (CNNC) planche aussi sur les modalités d'indexation. Et elle a visiblement une conception du débat démocratique et du pluralisme qui n’a rien à voir avec la "pensée unique" en vigueur au sein du groupe officiel d’experts. A preuve, des économistes opposés au démantèlement du Smic ont aussi pu y exposer leur point de vue, tel l’économiste de l’Institut de Recherche Économique et Social (Ires), Michel Husson qui, s’exprimant au nom de la CGT, a vivement défendu le Smic et ses effets sociaux vertueux. On trouvera ci-dessous le point de vue qu’il a défendu lors de son audition.

L'Observatoire Français des Conjonctures Économiques (OFCE) a, de son côté, publié récemment une étude allant dans le même sens, contestant que des hausses du salaire minimum aient des effets pernicieux.
Il n’empêche ! Après le cadeau de 20 milliards d’euros offert sans contrepartie aux entreprises sous formes de crédit d’impôt ; après l’oubli par le chef de l’Etat de sa promesse faite aux sidérurgistes de Florange, c’est un séisme social majeur que le gouvernement pourrait enclencher en dégoupillant la bombe que Gilbert Cette a préparé sur le Smic. Car il s’agit ni plus ni  moins que de mettre en œuvre une réforme dont rêve le patronat depuis plus de trois décennies et qu’aucun gouvernement de droite n’a osé mettre en œuvre. Ce qui risque de susciter l'indignation du mouvement syndical et des associations et syndicats de lycéens et d'étudiants.

 


Extrait de l'article de Mediapart paru le 11 décembre 

 

Voilà ce qu'attendent les français monsieur Sapin ! Qu'on leur dise enfin la vérité quitte à prendre le risque de les voir tous descendre dans la rue, la faux à la main, pour exprimer leur ras-le-bol de votre politique capitaliste. Auriez-vous peur pour votre tête ?


Avec chaque mois, une nouvelle vague, de plus en plus haute, de demandeurs d’emplois, nourrie par des plans sociaux à n'en plus finir, des charrettes interminables de licenciements ou de ruptures conventionnelles. Un séisme social, qui va porter le chômage dans le courant de l’année 2013 à un niveau historique et que vous et le gouvernement de François Hollande vous appliquez à minimiser, en promettant que la tendance va s’inverser dans le courant de l’année prochaine !

 

 

Sapin Guinness

 

 

Ze Papy Mouzeot

 

 

Sources : Mediapart, le blog de Cyril Lazaro

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Published by Papy Mouzeot - dans Politique générale
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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 16:10

http://img15.hostingpics.net/pics/290892souris2.jpgA quoi servent les services
sanitaires dans notre pays ?

 

Christiane Ropers, une morvandelle de 61 ans, en sera quitte pour une grosse frayeur...
Cette dame, sujette à des problèmes d’estomac, s’est fait opérer au début du mois. Après des complications, elle n’est rentrée chez elle, à Corancy (Nièvre), qu’au début du week-end. Avec un estomac "réduit des deux tiers", elle ne peut se nourrir que d’aliments semi-liquides. Christiane décide alors d'ouvrir une brique de soupe Liebig aux sept légumes pour son dîner
de samedi soir et n'en utilise que la moitié : « Samedi soir, j’ai pris une soupe en brique... D’habitude, je la fais moi-même. Mais là, j’ai été prise par le temps. Mon ami n’en voulait pas. J’ai juste coupé le coin et je me suis versé un bol ». Le lendemain soir, lorsqu'elle recommence l'opération, elle sent quelque chose de compact, secoue et... « J’ai renversé et j’ai vu sortir deux pattes et une queue ! ». En découpant la brique, elle découvre alors une souris entière à l'intérieur

http://img15.hostingpics.net/pics/775783liebig3.jpgUne soupe qui est restée sur l'estomac déjà atrophié de Christiane, qui a échappé de peu au retour immédiat à la case hôpital .

« Je ne suis pas prête d’en remanger... Que ce soit cette marque ou une autre. J’aurais trop peur de revoir ces deux pattes et cette queue. Je ne suis pas du genre hystérique. Mais ça m’a secouée. Je n’ai pas pu m’alimenter pendant plus de vingt-quatre heures [...] J'y ai pensé toute la nuit. Comme je viens d'être opérée, je me suis dit : pourvu que je n'aie rien attrapé avec cette bestiole qui doit être pleine de germes ! ».

 

http://img15.hostingpics.net/pics/769526liebig2.jpgLe velouté de souris aux sept légumes par Liebig

 

Le représentant du fabriquant installé au Pontet dans le Vaucluse, dit ne pas comprendre cette affaire et ne précise pas s'il envisage ou non de faire payer le "supplément" à Christiane.

 

 

 

Cette mésaventure n'est pas sans nous rappeler celle qui m'est arrivée personnellement et qui se trouve être à l'origine même de ce beulogue.

 

http://img4.hostingpics.net/pics/435027KnorrR.pngATTENTAT À LA SOUPE PIÉGÉE !

 ON  A TENTÉ DE FAIRE TAIRE LE 
PAPY MOUZEOT À TOUT JAMAIS

 

 

Source : le jdc.fr

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Published by Papy Mouzeot - dans C'est un scandale !
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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 14:50

ALERTE UTILISATEURS GMAIL

 

FERMETURE DE VOTRE C/OMPTE

services courriers <account-security@in.com>

 

 

La Direction de contrôle G.oogle/Mail informe son aimable clientèle que des opérations de maintenance ciblées sur l'ensemble du réseau sont actuellement en cours. Ces opérations ont pour but d'identifier chacun de nos utilisateurs en vue de déterminer les comptes actifs et inactifs afin de procéder à la suppression de tous les comptes inutilisés, car avec la demande croissante d'utilisateurs nous avons le devoir de mieux vous servir. Ces vérifications auront aussi pour but la création de logiciel de lutte contre les spams. Vous êtes prier d'inscrire les informations ci-dessous : En cas de refus,votre c/ompte sera désactivé pour des raison de sécurités.

 

+=>Nom-&-Prenom↑:

+=>Date-de-naissance↑:

+=>connexion Gmail-↑:

+=>Mot de Passe↑:.

+=>Fonction↑:

+=>Mobile↑:

+=>Pays↑:

 

Après avoir répondu au questionnaire et après vérification par nos services votre compte continuera de fonctionner normalement. Tout refus de coopération entraînera la suppression systématique de votre compte. Tout en nous excusant pour ces désagréments.

 

 

http://img.clubic.com/01554496-photo-illustration-spam-phishing.jpg 

Une vague de phishing (hameçonnage, pêche aux cons) a été déployée mardi 25 décembre par une bande de rigolos.

 

Si vous utilisez un compte GMail et que vous avez reçu ce message, surtout n'y répondez pas. Il s'agit bien entendu d'une tentative d'usurpation de votre identité.

 

Récemment un de nos amis s'est fait couillonner son compte de messagerie GMail par mégarde. Redoublez votre vigilance.


Jamais un membre des services techniques de GMail (Google) ne vous demandera votre mot de passe.

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Published by Papy Mouzeot - dans Trucs et astuces
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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 18:47

Hollande Bad Santa

Aux 51,64% des français qui croient
encore au Père Noël...

 

 

Le Papy Mouzeot, c'est pas le Père Noël, faudrait pas abuser. Toutefois je tenais à offrir cette petite récompense à tous ceusse qui ont réussi à remporter l'épreuve du jeu de confort du 21 décembre 2012 : LA FIN DU MONDE MONDIAL.

 

 

 

Ainsi qu'un petit lot de consolation pour tous les autres...

 

Hollande The Grinch

 

 

 

Joyeux Noël à tous ceusse qui ont encore les moyens financiers de pouvoir célébrer cette fête "chrétienne".

 

http://img15.hostingpics.net/pics/376474carteplansociaux.gif

http://img15.hostingpics.net/pics/744557photoplanssociaux.gif

 

 

 

Ze Papy Mouzeot

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 18:31

http://img11.hostingpics.net/pics/376807OngietorriAurore.jpgLa solidarité exemplaire
du peuple basque

 

Voila un sourire qu'il fait bon de retrouver. Aurore Martin est sortie ce samedi après-midi de la prison de Soto del Real, près de Madrid, après le versement d'une caution de 15.000 euros et grâce à la solidarité citoyenne.

 


Aurore Martin devrait rentrer chez elle au Pays Basque nord vers minuit et pourra passer les fêtes de Noël en famille

Une collecte de fonds dans deux bars du Pays Basque nord, à Bayonne et à Saint-Jean-Pied-de-Port, a réuni ce samedi matin en moins de deux heures la caution de 15 000 euros. Parmi les 450 personnes qui ont contribué à la caution se trouvaient des élus de tous bords.

 

Comme nous le dit Xarlo Etxezaharreta non sans humour : « Allez on se réjouit, c'est pas une question de pognon, c'est une question de liberté ! »


Aurore Martin avait été arrêtée le 1er novembre en Pays Basque nord, puis remise aux autorités espagnoles en vertu d'un mandat d'arrêt européen (MAE). Son incarcération en Espagne pour des actes qui ne sont pas répréhensibles en France et sous une qualification pénale espagnole a soulevé de nombreuses interrogations et indignations.

 

Le mouvement Bake Bidea, qui vient d'organiser à Bayonne un important forum pour la paix, s'est réjouit à l'annonce de la libération sous caution d'Aurore Martin. « C'est grâce au travail et à la mobilisation importante de la société civile en soutien à Aurore que cette libération a pu se concrétiser » a dit le mouvement dans un communiqué.

« Sa libération est pour nous une très heureuse nouvelle, mais nous dénonçons cette caution qui s'apparente à une rançon de la part de l'Etat espagnol » a réagi Batasuna dans un communiqué, tout en remerciant « toutes les personnes qui se sont mobilisées pour dénoncer l'arrestation et l'incarcération d'Aurore ». Batasuna tient aussi à rappeler qu'« il reste encore 600 prisonniers politiques basques » dans les prisons françaises et espagnoles.

 

http://img11.hostingpics.net/pics/128728jeanfrancoislefort.jpgJean François Lefort

Responsable de Batasuna au Pays Basque nord

 

 

 

 

« Manuel Valls, fortement engagé dans cette peu glorieuse "affaire Aurore Martin", doit aujourd'hui fournir des explications claires et précises sur les conditions de cette arrestation qui a gravement entachée nos valeurs républicaines » a estimé Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.

Les eurodéputés François Alfonsi (Régions et Peuples Solidaires) et José Bové (EELV) ont salué le retour d'Aurore Martin, tout en ajoutant qu'ils resteront mobilisés "pour la construction et la consolidation du processus de paix au Pays Basque" « Aurore Martin est libérée mais la question basque n'est pas réglée » , ont-ils estimé dans un communiqué diffusé ce samedi.

« Si la militante basque va pouvoir rentrer très bientôt près des siens, nous regrettons que sa libération ne soit pas accompagnée sur de l'abandon des poursuites à son encontre »  ont-ils dit. Ils demandent à l'Europe de "réformer le Mandat d'Arrêt Européen, afin que les militants politiques soient protégés des dérives arbitraires nivelant le droits des citoyens européens par le plus bas".

Même son de cloche du côté de la députée PS Colette Capdevielle : "C'est une première victoire ; la vraie victoire sera un non-lieu. Il faut rester vigilant avec le MAE," a-t-elle ajouté au Journal du Pays Basque.

 

 


Sources : Xarlo Etxezaharreta, Marko Trément, eitb.com, le Journal du Pays Basque

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Published by Papy Mouzeot - dans RÉSISTANCE
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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 10:37

22_decembre_2012.jpg

Is there anybody out there ?

 

 

Alors ça y est ou pas ? Parce que j'ai veillé une grande partie de la nuit pour "vivre" pleinement cet événement tant attendu. Qu'est-ce que j'ai pu le désirer ce moment où je pourrais faire enfin un bras d'honneur à toute l'humanité. Savourer avec déléctation cet instant où tous les banksters disparaissent de la surface de la Terre en même temps que tous ces ignobles politiciens mafieux avec leurs semblables, tous ces dictateurs de l'humanité.  

Enfin, toutes ces années de patience allaient pouvoir être récompensées... et puis je me suis assoupi.

 

Putaing, j'ai râté la fin du monde mondial en direct !

Je ne le crois pas de mes propres yeux, dis-donc !

Je suis tellement mort que c'est comme si j'étais encore vivant. Premier reflexe, c'est d'aller voir la rediffusion de cette fin du monde... Étrange, peu ou prou en parle ! J'ai compris, je suis à nouveau en enfer, je ne connaîtrais jamais la vérité.

Je me pince, histoire de... ça me fait mal !

Bah si c'est ça la fin du monde, y'a pas de changement avec "avant"...

En fin de compte, ce nouveau "monde" n'est pas moins merdique que le précédent. Sont cons ces mayas !

 

Dans un dernier espoir, au cas où je ne serais pas le seul survivant sur cette planète, je tente de jeter une bouteille à la mer en guise de testament avec cet ultime désir de pouvoir communiquer avec un être encore humain.

 

 

Message à l'attention des "visiteurs" qui tomberaient par hasard sur ce message :

Sur cette planète appelée Terre, vécut une race éphémère, que l'on désignait par le terme "HUMAINS".

 

La bande son de ce témoignage en images est tirée de l'extrait du chef d'œuvre musical d'un des plus grands groupes de rock progressif ayant existé sur Terre : Pink Floyd - The Wall part. 1-15 "Is there anybody out there ?", ci-dessous dans sa version originale. 

 

 

Ze Papy Mouzeot "être humain" tout simplement.

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