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  • : Le blog satirique du Papy Mouzeot
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Erick Bernard

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 10:04

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Sascha Meinrath, la bête noire des Télécoms...
la révolution technologique est déjà en route !

 

Un immeuble confortable et anonyme, au cœur de Washington, à quelques rues de la Maison Blanche. Dans une enfilade de bureaux au fond du 5e étage, une vingtaine de jeunes gens, surtout des garçons, travaillent discrètement, dans une ambiance à la fois studieuse et décontractée. Cette petite équipe, composée d'informaticiens, de juristes et de sociologues, est en train de réaliser l'utopie suprême des hackers et des militants libertaires du monde entier : un logiciel permettant la création de réseaux sans fil à haut débit 100 % autonomes, qui fonctionneront sur les fréquences Wi-Fi, sans s'appuyer sur aucune infrastructure existante (ni relais téléphonique, ni câble, ni satellite). Ils seront mouvants, horizontaux, entièrement décentralisés et échapperont à toute surveillance, car le trafic sera anonyme et crypté.


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Sacha Meinrat

Ce projet ambitieux au nom de code Commotion est dirigé par Sascha Meinrath, 37 ans, militant de longue date de l'Internet libre et précurseur des réseaux citoyens – au sein du collectif de journalistes en ligne Indymedia, puis à l'université d'Urbana-Champaign (Illinois), un des berceaux du logiciel libre, et dans diverses start-up et ONG d'action sociale : « J'ai bricolé mon premier réseau autonome il y a dix ans. Les antennes étaient faites avec des boîtes de conserves ». Depuis ces temps héroïques, Sascha Meinrath a fait du chemin. Dans sa version actuelle, Commotion est un projet très officiel. Il est hébergé et financé par l'Open Technology Initiative (OTI), département high-tech de la New America Foundation, organisme prestigieux consacré à l'étude des grands problèmes de la société américaine, et présidé par Eric Schmidt, l'un des patrons de Google.

Grâce à cette tutelle, Sascha Meinrath dispose d'un budget annuel de 2,3 millions de dollars (1,6 million d'euros), auxquels est venue s'ajouter une subvention exceptionnelle de 2 millions, octroyée par le département d'Etat. En effet, les diplomates américains s'intéressent de près à la technologie des réseaux sans fil autonomes, légers et faciles à installer. Ils espèrent les déployer bientôt sur le terrain dans diverses situations d'urgence : dans des zones dévastées par une guerre ou une catastrophe naturelle ; dans les régions les plus déshéritées de la planète, où les populations sont privées de moyens de communication modernes ; et, enfin, comme "outil de contournement" dans des pays dictatoriaux, pour aider les dissidents politiques à communiquer entre eux et avec le reste du monde, en déjouant la surveillance policière et la censure. « Fin 2010, se souvient Sascha Meinrath, j'ai appris un peu par hasard que le département d'Etat avait décidé d'aider ce type de recherches. Nous avons déposé un dossier, en concurrence avec d'autres organisations, et nous avons été choisis. Les autres projets s'appuyaient en partie sur les infrastructures existantes, alors que Commotion les court-circuite entièrement ».

"LE SEUL OUTIL À APPORTER SUR LE TERRAIN, C'EST UNE CLÉ USB"
 

La subvention fédérale n'a pas suffi à transformer l'équipe de Commotion en fonctionnaires. Josh King, 28 ans, le responsable technique, a gardé son look très rebelle – vêtu de noir de la tête aux pieds, avec chaîne, piercing et cheveux en bataille... Son bureau est encombré d'appareils de toutes sortes, sur lesquels il fait des tests approfondis, car Commotion doit pouvoir fonctionner avec un assemblage hétéroclite. Ses logiciels transforment un routeur Wi-Fi ordinaire, un simple PC ou un smartphone en relais intelligents, capables de connaître en temps réel la configuration du réseau, et de trier les données pour les envoyer vers leurs destinataires, ou vers un autre relais, plus proche du but. Par ailleurs, Commotion peut être facilement raccordé au reste du monde : il suffit qu'un seul des appareils soit connecté à Internet pour que tous les autres profitent de l'accès. « En fait, résume Josh King, le seul outil indispensable à apporter sur le terrain, c'est une clé USB contenant les logiciels, qui doivent être installés sur chacun des appareils appelés à faire partie du réseau ». Depuis le printemps 2011, OTI propose des éléments de Commotion en téléchargement libre sur Internet. Une version de travail complète sera disponible en septembre, afin que des experts de tous les pays puissent l'étudier et faire des suggestions. Sascha Meinrath ne sait pas exactement qui télécharge quoi, car il ne garde aucune trace des internautes venant sur le site : « Si nous conservions une liste de nos visiteurs, nos serveurs pourraient être piratés par différents gouvernements – y compris le nôtre ».

 

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Récemment, OTI a reçu des messages de militants du "printemps arabe", vivant en Egypte, en Syrie, en Libye, à Bahreïn et au Yémen : « Ils veulent se procurer Commotion, mais nous essayons de les dissuader. C'est trop tôt, il n'est pas sécurisé, ce serait risqué de s'en servir contre un régime répressif. Cela dit, si ça se trouve, des groupes clandestins utilisent déjà des versions provisoires, sans nous le dire. Certains interlocuteurs sont peut-être des agents au service des dictatures, mais peu importe, nous montrons la même chose à tout le monde ».

Sascha Meinrath se donne jusqu'à fin 2012 pour produire une version utilisable par le grand public. Pour aller plus vite, OTI s'approprie des systèmes mis au point par d'autres équipes. Pour la sécurisation, Commotion va intégrer les programmes du projet TOR (The Onion Router), inventé par une bande d'hackers allemands et américains pour circuler sur Internet en évitant d'être repéré. TOR a notamment été utilisé pour protéger les communications du site WikiLeaks –qui a divulgué en 2010 des masses de documents secrets appartenant au gouvernement des Etats-Unis.

http://img4.hostingpics.net/pics/949737Appelbaum.jpgL'un des créateurs de TOR, l'Américain Jacob Appelbaum, fut un temps très proche de l'équipe de WikiLeaks. A deux reprises, en 2010, il a été arrêté par la police américaine, qui l'a interrogé sur ses activités au sein de WikiLeaks et a saisi ses téléphones et ses ordinateurs. Or, Jacob Appelbaum est aussi un ami personnel de Sascha Meinrath, qui fait appel à lui comme conseiller pour la mise au point de Commotion.

Pour expliquer cette situation paradoxale, Sascha Meinrath évoque la "schizophrénie" du gouvernement fédéral : « Parmi les responsables de Washington, il y a encore des gens formés pendant la guerre froide, qui rêvent de tout bloquer et de tout surveiller, mais il y a aussi des jeunes arrivés avec Obama, qui sont partisans de la transparence et de la liberté d'expression. En privé, de nombreux fonctionnaires du département d'Etat étaient en colère de voir leur hiérarchie critiquer WikiLeaks aussi violemment. Selon eux, l'affaire aurait pu être l'occasion de montrer au monde que les Etats-Unis savent défendre la liberté d'expression et la transparence, en toutes circonstances ».

 

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A présent, Jacob Appelbaum participe à un vaste projet baptisé Freedom Box – un ordinateur basique et bon marché transformé en serveur crypté et sécurisé pour le grand public. Sascha Meinrath envisage d'intégrer Freedom Box au réseau Commotion, notamment pour bénéficier d'une fonction dite de "connexion différée" : « Par exemple, lors d'une manifestation réprimée par la police, un manifestant prend une photo avec un smartphone connecté à Commotion. Internet a été coupé ce jour-là dans le quartier par les autorités, la photo ne peut pas sortir du pays, mais grâce à Commotion, elle est stockée à l'abri, sur une freedoom box locale. Puis, dès qu'Internet est rétabli, la box envoie automatiquement la photo dans le monde entier ».

LES ENTREPRISES DE TÉLÉCOMS, ENNEMIS POTENTIELS

OTI songe à intégrer d'autres appareils expérimentaux, qui permettront aux utilisateurs de partager des masses de fichiers lourds, de faire transiter sur Commotion des appels téléphoniques passés avec des mobiles ordinaires, de transmettre des données dans toutes les gammes de fréquences, et même d'interconnecter plusieurs réseaux voisins : « En juillet, raconte Sascha Meinrath, une équipe d'hackers en camionnette a monté un réseau éphémère, couvrant une zone de 60 km sur 30, à cheval sur l'Autriche, la Croatie et la Slovénie. C'est la preuve qu'on peut fournir une connexion Internet à toute une zone frontalière, sans être physiquement présent dans le pays ». Commotion n'est pas prêt pour un déploiement dans les zones à risque, mais il peut déjà être testé aux Etats-Unis – par exemple, dans les quartiers pauvres des grandes villes, dont les habitants ne peuvent pas se payer d'abonnement Internet classique. A Washington, à Detroit, et dans une réserve indienne californienne, l'OTI est entré en contact avec des associations de quartiers et des groupes militants qui avaient entrepris de créer des réseaux sans fil sauvages, pour offrir aux habitants des accès Internet gratuits. Grâce à son expertise et à son carnet d'adresses, l'équipe d'OTI a fourni à ces amateurs une aide technique et financière décisive.


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Cette fois, les ennemis potentiels sont les entreprises de télécoms, qui pourraient faire pression sur les autorités, pour qu'elles tuent ces initiatives citoyennes à coups de lois et de restrictions bureaucratiques. Sascha Meinrath est conscient de la menace : « Notre technologie va bousculer pas mal de choses, y compris aux Etats-Unis. Si les gens se mettent à construire leurs propres réseaux, le business model des groupes de télécoms va s'effondrer. Il faut s'attendre à ce qu'ils contre-attaquent brutalement ». Commotion devra aussi affronter l'hostilité des majors d'Hollywood, car il peut faciliter le piratage des œuvres sous copyright. Sascha Meinrath est à la fois fataliste et optimiste : «Que ce soit aux Etats-Unis, au Moyen-Orient ou ailleurs, qui va mettre en place ces réseaux alternatifs ? Pas des vieux, on le sait. Ce sont les ados qui vont s'en emparer. Ils s'en serviront pour contester l'ordre établi et aussi pour partager leur musique et leurs films. Ce sera peut-être négatif pour les détenteurs de droits mais le bilan global sera très positif ».

 

 

 

Source : LeMonde.fr

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 14:25

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La Turquie suspend ses liens avec Israël dans le domaine de la défense

 

La Turquie a décidé de suspendre totalement ses échanges commerciaux et militaires avec Israël concernant l'industrie de la défense, a annoncé mardi 6 septembre le premier ministre Recep Tayyip Erdogan. Le chef du gourvernement a prévenu que "d'autres mesures de rétorsion" contre l'Etat hébreu seraient prises, sans préciser lesquelles.


La Turquie a annoncé vendredi dernier l'expulsion de l'ambassadeur d'Israël et la suspension des accords militaires bilatéraux, après la publication dans la presse d'extraits du rapport de l'ONU sur la mort de neuf militants turcs pro-palestiniens en mai 2010 dans l'assaut d'un bateau chargé d'aide dont l'équipage voulait forcer le blocus de la bande de Gaza. Ankara a demandé en vain des excuses officielles et fait savoir son intention de saisir la justice internationale pour contester la politique israélienne à Gaza.

 

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ISRAËL EST UN "ENFANT GÂTÉ" SELON ERDOGAN

Le chef du gouvernement a par ailleurs évoqué la possibilité de se rendre dans l'enclave palestinienne à l'occasion de son prochain voyage en Egypte. « Nous sommes encore en discussions avec la partie égyptienne à ce sujet. Rien n'a pour l'instant été décidé », a-t-il dit aux journalistes à Ankara. « Nous sommes encore en discussions avec la partie égyptienne à ce sujet. Rien n'a pour l'instant été décidé », a-t-il dit. Une telle visite dans la bande de Gaza, dirigée par le mouvement radical palestinien Hamas, risquerait d'envenimer encore les relations entre la Turquie et Israël, anciens alliés stratégiques dans la région, en froid depuis plus de deux ans.

 

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Ankara a pris ces sanctions contre Israël à la suite de la publication jeudi dernier d'un rapport d'enquête commandité par l'ONU estimant que l'armée israélienne avait eu recours à une force "excessive et déraisonnable" au cours du raid contre le ferry Mavi Marmara, mais reconnaissant la légalité du blocus naval mis en place par Israël autour de Gaza. Israël a adopté avec quelques "réserves" ce rapport, et a refusé de s'excuser auprès d'Ankara pour ce raid meurtrier.

 

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« Israël ne veut pas d'une nouvelle détérioration de ses relations avec la Turquie ! », a déclaré mardi un responsable israélien sous le couvert de l'anonymat. « Ces derniers mois, il y a eu de nombreuses tentatives pour créer une dynamique positive dans cette relation », a-t-il ajouté, déplorant que ces efforts aient échoué jusqu'à présent. Un autre responsable israélien a fait état d'une inquiétude suscitée par les dernières sanctions annoncées par M. Erdogan contre Israël, ex-allié stratégique de la Turquie dans les années 1990. 

 

 

 

Source : LeMonde.fr 

 

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 10:11

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Reconstruire la France sur les bases progressistes du Conseil National de la Résistance, le POLE de RENAISSANCE COMMUNISTE en FRANCE (P.R.C.F.) soumet son « programme-candidat » à la classe ouvrière et au peuple de France

 

 

Vu sur le blog :
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Exécutant politique des milliardaires, de l'OTAN et de l'Union européenne, le fascisant régime de Sarkozy détruit méthodiquement la France issue de 1789 et des conquêtes de la Libération. Pour gonfler les profits du CAC-40, l'Union Maastrichtienne Patronale (U.M.P.) n'hésite devant aucune agression :


en violation du Non populaire à la constitution européenne (référendum du 29 mai 2005), l'indépendance nationale est bradée au Traité de Lisbonne, à "l'euro-gouvernance" et aux diktats d'Angela Merkel.


 pour "sauver l'euro", cette arme des financiers contre les salaires, les services publics et les acquis populaires, le budget de la France sera désormais soumis à Bruxelles avant d'être présenté aux députés français !


l'armée et la diplomatie françaises sont mises au service de la politique belliqueuse des USA (Libye, Afghanistan...), de l'OTAN et des sociétés capitalistes françaises qui écument l'Afrique.

 
base matérielle de la classe ouvrière, de l'ingénieurie et de l'agriculture nationale, le produire en France est démantelé et délocalisé au nom de la "concurrence libre et non faussée" stipulée par Maastricht.


le maillage territorial issu de 1789 (Communes, départements, Etat-nation) cède la place aux "métropoles", aux "euro-régions" et à la "gouvernance européenne". La Sécurité sociale, les retraites par répartition, la nationalisation de l'énergie (EDF-GDF), œuvres des ministres communistes de 1945, la Fonction publique, l'hôpital public et l'Education nationale laïque sont saignés à blanc.


Jusqu'à la langue française qui cède au tout-anglais patronal avec l'aide des Pécresse, Chatel & Co !

 
Et pendant qu'une oligarchie de milliardaires et de parasites "people" se gave sans limites, la classe ouvrière s'appauvrit, les services publics agonisent, les paysans, les marins-pêcheurs et nombre d'artisans désespèrent, des millions de chômeurs, de retraités pauvres et de jeunes précaires renoncent à se soigner, nos jeunes diplômés doivent s'expatrier et la France devient une jungle livrée au "chacun pour soi" made in USA !
Pourtant le PS ne propose aucune alternative à cette politique ravageuse. Et pour cause, comme DSK (ex-patron du FMI) et P. Lamy (patron de l'O.M.C., l'institution qui orchestre la mondialisation capitaliste), le PS est à genoux devant la "construction européenne". Lui aussi a violé le Non à la constitution européenne en soutenant le traité de Lisbonne. En Grèce, en Espagne, les "socialistes" Papandréou et Zapatero soumettent leur peuple à des plans de misère. Et qui a oublié le gouvernement Jospin-Aubry-Buffet (97/2002) qui, en privatisant plus que la droite et en mettant en place l'euro, a démoralisé la gauche populaire en pavant la voie de l'UMP et de la famille Le Pen ?
Quant à J.-L. Mélenchon, soutenu par un PCF de plus en plus "décaféiné", il continue de... défendre l'euro ! Mais que vaudra son discours social et républicain si le Front de gauche, comme le NPA, continuent de propager le mensonge de "l'Europe sociale" dans le but de montrer patte blanche au PS ?
 

 

Bien entendu, les militants franchement communistes veulent ardemment balayer Sarkozy et Marine Le Pen, l'héritière faussement assagie d'un père admirateur patenté de Vichy et de l'OAS. Mais pour battre Sarkozy et sa politique, cessons de nous mettre à la remorque de tel ou tel homme (ou femme !) providentiel qui, une fois élu(e), s'empressera de ramper devant les marchés financiers au nom d'un faux réalisme.
L'issue véritable, c'est au contraire d'associer à nouveau le drapeau rouge des ouvriers au drapeau tricolore de la nation en faisant renaître avec tous les vrais communistes de ce pays, membres ou pas du PCF, un vrai parti communiste, un fort mouvement syndical de classe renouant avec les traditions CGT, un large Front de Résistance Antifasciste, Patriotique et Progressiste  (FRAPP). Celui-ci n'hésitera pas à :
annuler l'ensemble des contre-réformes sarkozystes,


sortir la France de l'UE et du maudit euro, nouer de nouveaux traités internationaux progressistes,


reconstruire notre pays sur les bases d'avenir du C.N.R. : indépendance nationale et coopération internationale, démocratie, rôle central des travailleurs, laïcité, égalité des sexes, antifascisme et antiracisme, progrès social, appropriation populaire des grandes entreprises et des banques, renaissance des services publics... Pour cela il faut affronter le grand capital et mettre à l'ordre du jour la lutte pour une société socialiste débarrassée de l'exploitation capitaliste.


C'est pour aider le camp du travail et du progrès à reprendre l'offensive que le PRCF met en débat son programme-candidat qui résume les propositions de notre Conférence nationale. Débattons-en à l'atelier, au bureau, en salle des profs, à la fac, dans les quartiers et les communes rurales... et surtout, préparons-nous à l'action « tous ensemble et en même temps ! »


Notre peuple n'est jamais si grand que quand, confronté à une menace mortelle, il retrouve son légendaire esprit frondeur. Face aux nouveaux esclavagistes du Capital, retrouvons-nous sur un programme de rupture révolutionnaire et réaffirmons que « jamais, non jamais, le peuple de France ne sera un peuple d'esclaves » (appel de Jacques Duclos et de Maurice Thorez, dirigeants clandestins du PCF, le 10 juillet 1940).

 

 

Le PRCF propose 75 mesures progressistes pour reconstruire la France en rompant franchement avec la politique UMP et avec l'Europe du capital

 

FAIRE RENAITRE une FRANCE LIBRE, INDEPENDANTE et SOUVERAINE
 
 

1.1. Proclamer la suprématie du droit, de la Constitution et des lois françaises sur les "directives" européennes; récuser par avance toutes les prétendues sanctions et admonestations de Bruxelles et de Francfort.
 
1.2. Planifier le retrait de la France de l'U.E. et du désastreux euro, reconstituer la souveraineté politique, monétaire, budgétaire, économique et sociale du peuple français ; Dénoncer la dette de la France à l'égard des banques et des marchés financiers, notamment en dévaluant le franc qui succèdera à l'euro sur la base 1 F=1 €. Reconnaître les créances des petits porteurs. Instituer un financement sain de l'Etat en taxant les riches, les transactions financières et l'héritage des milliardaires. Rapatrier les réserves d'or de la France et en obligeant la Banque de France à financer l'Etat à un taux décent.
 
1.3. Retirer la France de l'OTAN, reconstituer une armée citoyenne exclusivement occupée à défendre le territoire national; retirer les troupes françaises de Libye, de Yougoslavie, d'Afghanistan...
 
1.4. Promouvoir la langue française contre le tout-anglais patronal (enseignement, recherche, commerce, pub...); promouvoir les langues dites régionales en tant que patrimoine culturel de la nation; renforcer l'enseignement des langues étrangères dans leur diversité en exigeant la réciprocité à l'étranger pour notre langue; exiger que tous les produits importés soient étiquetés et présentés en français.
 
1.5. Donner aux collectivités territoriales les moyens d'empêcher les riches étrangers, qui détruisent les services publics dans leur propre pays, d'accaparer de vastes portions du territoire français alors même que les travailleurs du lieu ne peuvent plus se loger en raison de la cherté des loyers.


CONSTITUER une NOUVELLE REPUBLIQUE SOCIALE, DEMOCRATIQUE et INDIVISIBLE, METTRE LE MONDE DU TRAVAIL AU CENTRE de la VIE NATIONALE


2.1. Abolir la monarchie élective que constitue l'actuel régime présidentiel ; convoquer une Assemblée constituante pour instituer une République indépendante, sociale, démocratique, laïque et populaire; la doter d'institutions telles que rien ne puisse être fait contre les travailleurs, qui constituent l'écrasante majorité de la population française.
 
2.2. Instaurer la proportionnelle à toutes les élections.
 
2.3. Abolir les lois liberticides de Sarkozy, en finir avec la chasse aux travailleurs immigrés et avec la xénophobie d'Etat; interdire les partis fascistes et racistes, combattre les entreprises communautaristes, séparatistes ou mafieuses visant à diviser les citoyens sur des bases ethniques ou religieuses.
 
2.4. Développer la démocratie participative et populaire dans les grandes entreprises, les services publics, les communes, etc.; instituer le principe du mandat révocable pour placer les élus sous le contrôle permanent des électeurs.
 
2.5. Revenir au principe d'une république laïque, où l'Etat est totalement séparé des Eglises; reconstituer la république une et indivisible, en finir avec l'euro-régionalisation et avec la métropolisation du pays, mettre un terme aux pratiques de type féodal qu'a permises la décentralisation mise en place par l'UMPS.
 
2.6. Démocratiser les médias, couper leurs liens avec le capital, étendre le pluralisme démocratique, l'information libre et objective, le débat citoyen ; revitaliser et actualiser les ordonnances de 1945 démocratisant la presse écrite; mobiliser et démocratiser l'outil informatique pour systématiser la consultation directe des citoyens.

 
 

NATIONALISER DEMOCRATIQUEMENT le SECTEUR FINANCIER et le CAC-40 pour REINDUSTRIALISER notre pays, PRODUIRE, CHERCHER, créer EN FRANCE
 
 

3.1. Interdire les délocalisations et confisquer toute entreprise procédant à des licenciements collectifs après avoir perçu des fonds publics; suspendre tout projet tendant à privatiser ou à libéraliser un secteur économique; remettre en cause radicalement "l'économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée" imposée par l'OMC, le FMI, les traités européens supranationaux et néolibéraux.
 
3.2. (Re-)Nationaliser, sans indemniser les gros actionnaires, l'ensemble du secteur financier, bancaire et assurantiel; orienter ce secteur vers la création d'emplois, l'aide aux PME et la ré-industrialisation du pays; nationaliser tout le CAC-40 ainsi que toute très grande entreprise d'intérêt stratégique : grande industrie, armement, commerce de gros et grande distribution, ports et aéroports, téléphonie, ferroviaire... ; constituer un pôle énergétique 100% public fédérant EDF, GDF, Suez, AREVA et privilégiant la sûreté des installations, le contrôle citoyen, la recherche, des tarifs bas pour les particuliers et les PME créatrices d'emplois; renationaliser Renault et mettre en place une filière automobile franco-française avec un statut protecteur pour les salariés de  la filière, équipementiers compris; mise en place d'une gestion démocratique tripartite des grandes entreprises nationalisées : Etat, salariés, usagers. 
 
3.3. Instaurer une planification démocratique nationale ancrée sur le secteur public bancaire et industriel de manière à valoriser harmonieusement tout le territoire national; mettre en place une stratégie industrielle et agricole nationale; cette planification devra largement solliciter l'intervention des travailleurs et des citoyens.
 
3.4. Taxer le fret routier international, développer le ferroutage, reconstituer une SNCF opérationnelle et bon marché, renationaliser Air-France et Régional.
 
3.5. Abolir la contre-réforme Pécresse de la Recherche, refonder et libérer la recherche publique.
 
3.6. Mettre en place des mécanismes économiques permettant de payer le prix du travail des paysans et des marins-pêcheurs, de favoriser l'agriculture paysanne de qualité et non les gros agrariens ou les actionnaires des grandes surfaces, de soumettre la grande distribution aux consommateurs, aux paysans et à l'intérêt de la nation.
 
3.7. Régulariser les travailleurs sans papiers actuellement présents et parallèlement, instaurer une planification démocratique de la main-d’œuvre: former et employer prioritairement les travailleurs, français et immigrés, déjà présents en France, refuser toute nouvelle immigration de main-d’œuvre, mettre en place avec les pays ex-colonisés des politiques de co-développement concrétisant le droit pour chacun, candidat à l'émigration ou à l'immigration, de vivre et de travailler au pays.
 
3.8. Mobiliser les collectivités locales, les services publics, les banques nationalisées pour promouvoir les entreprises coopératives se passant des capitalistes, et notamment les SCOP; raviver l'esprit mutualiste en l'affranchissant des fonctionnements euro-capitalistes; revitaliser le commerce de proximité dans les quartiers et les zones rurales.

 
 

REDUIRE LES INEGALITES, ABROGER les CONTRE-REFORMES de l'UMP et de Bruxelles, renouer avec le PROGRES SOCIAL, AUGMENTER les SALAIRES, reconstituer les ACQUIS SOCIAUX et les SERVICES PUBLICS
 
 

4.1. Sanctionner lourdement toute discrimination (emploi, promotions, logement...) fondée sur le sexe, l'ethnie, la religion, l'orientation sexuelle, les choix politiques ou syndicaux, l'âge, etc...
 
4.2. Augmenter sensiblement le SMIC, les bas et les moyens salaires en mutualisant les efforts à consentir par chaque filière de production de manière que les grandes entreprises contribuent à l'augmentation du pouvoir d'achat des salariés de la sous-traitance; augmenter les minima sociaux et les indemnités chômage.
 
4.3. Reconstituer de vrais services publics d'Etat et/ou territoriaux en favorisant l'égalité des citoyens; retour au monopole public pour l'énergie, le rail, la poste, les Télécoms, etc.
 
4.4. Reconstituer le niveau de remboursement des soins médicaux, supprimer les droits d'inscription scolaires et universitaires; annuler les contre-réformes Balladur-Fillon-Wœrth sur les retraites et revenir au droit pour tous de partir à 60 ans (55 ou 50 pour les métiers éprouvants pour la santé), à 37 ans ½ avec au minimum 75% du meilleur salaire.
 
4.5. Taxer la spéculation immobilière, réquisitionner les logements vides à caractère spéculatif, aller vers l'extinction du mal-logement; valoriser l'épargne populaire qui, par l'intermédiaire des caisses d'épargne et de la C.D.C., doit financer à nouveau le logement social.
 
4.6. Révolutionner l'urbanisme de manière à briser les ghettos, à mixer la population, à préserver et à développer les zones rurales, à mutualiser les impôts locaux perçus par les villes (départements, régions) riches et les villes pauvres (départements, régions) de manière à rétablir l'égalité des citoyens devant le lieu de résidence; faire obligation aux services publics et aux grandes surfaces à mailler tous les territoires à égalité (en partenariat avec le commerçants et les producteurs locaux).
 
4.7. Révolutionner la fiscalité en revenant sur les cadeaux accordés aux plus riches ; confisquer la fortune des "expatriés fiscaux"; rétablir le contrôle des change ; pour commencer, restaurer le niveau de répartition des revenus entre capital et travail qui prévalait au début des années 70; faire en sorte que le CAC 40 paie en proportion beaucoup plus d'impôt que les PME; Diminuer la TVA et aller vers la suppression de la CSG et du RDS; augmenter l'impôt sur le capital, la fortune (à l'exception des successions sur la résidence principale et les biens courants du testateur), les dividendes, les plus-values boursières, les très hauts salaires; interdire les stock-options, les parachutes dorés, les retraites-chapeaux.
 
4.9. Consolider les statuts publics, le droit du travail, les libertés syndicales et les conventions collectives.
 
4.10. Diminuer sensiblement les rémunérations et les avantages liés aux fonctions électives.
 
4.11. Abroger les lois Balladur-Fillon 1 et 2 sur les retraites, faire en priorité qu'aucune pension issue d'un revenu du travail ne soit inférieure au SMIC pour 37 ans et demi de cotisation.
 
4.12. Faire en sorte qu'avant cinq ans, la précarité soit résorbée dans la fonction publique au profit de l'emploi statutaire, que le CDI couvre l'écrasante majorité des emplois dans le secteur privé, que les heures supplémentaires et l'emploi intérimaire soient interdits dans les entreprises ayant procédé à des licenciements collectifs.
 
4.13. Instituer une taxe à la frontière pour tout camion transportant du fret international et affecter le produit de cette taxe

- a) au ferroutage

- b) à la ré-industrialisation de la France

- c) aux efforts de dépollution atmosphérique.


4.14. Annuler le surendettement des ménages consécutif à un licenciement économique ou à un déclassement salarial. Liquider les entreprises pratiquant une des multiples variantes aujourd'hui légale d'usure.
 
4.15. Revenir à la loi Quillot dans le domaine des rapports entre bailleurs et locataires.


 

LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE, LAICITE, SECURITE REPUBLICAINE POUR TOUS et pour TOUTES !
 

5.1. Elargir les libertés syndicales, les moyens concrets de s'organiser politiquement, y compris dans les grandes entreprises et les services publics; supprimer le financement public des partis, qui aboutit à leur monopole politique, mais mettre partout à la disposition des partis et des citoyens, des salles de réunion, des moyens de diffuser leurs idées, de les afficher, d'accéder aux médias.
 
5.2. Démocratiser la presse et les médias en les soustrayant à la domination du capital et de la réaction.
 
5.3. Refonder démocratiquement le droit du travail; punir tout harcèlement patronal contre les salariés.
 
5.4. Pénaliser les entreprises qui bafouent la parité salariale et l'égalité du déroulement de carrière des hommes et des femmes.
 
5.5. Rénover en profondeur la justice et le monde carcéral en combattant leur dimension de classe au service des privilégiés; parallèlement, mettre le paquet contre la délinquance organisée et contre le commerce de drogue.
 
5.7. Démocratiser l'armée; tout en éduquant l'encadrement militaire professionnel dans un esprit patriotique, anticolonial, antiraciste et républicain, rétablir un service militaire de 6 mois à 1 an pour les volontaires, tout(e) jeune Français(e) devant être en capacité de défendre par lui-même la République. De larges droits citoyens seront dévolus aux appelé(e)s.
 
5.8. Démocratiser en profondeur la police, en proscrire les éléments fascisants, démocratiser la magistrature. Mettre fin aux milices privées et rétablir le monopole de la police nationale en matière de sûreté publique. Dissoudre les corps spécialisés dans la répression du mouvement populaire. En finir avec les excès de la vidéo-surveillance.
 
5.9. Interdire les partis racistes et fascistes.
 
5.10. Protéger les droits des jeunes filles contre l'oppression sexuelle, fût-ce sous des prétextes religieux.
 
5.11. Respecter rigoureusement la loi laïque de 1905. Concevoir dynamiquement la laïcité comme promotion de l'esprit critique, de la rationalité, du mode de pensée scientifique, de la démocratie et des Lumières.
 
5.12. Dans les familles, à l'école, dans les médias, à l'entreprise, à l'armée, dans les quartiers, sur la route, promouvoir l'esprit civique, la solidarité internationale, le patriotisme républicain, la fraternité humaine, le respect des différences, faire reculer l'individualisme borné, l'irrespect pour autrui, l'incivilité, le culte du chacun pour soi, la loi du plus fort et du plus riche, combattre le culte brutal de l'argent.
 
5.13. Promouvoir l'EPS, le sport amateur, la musique et les pratiques culturelles de masse; combattre la société du tout-spectacle, le consumérisme absurde, la pipolisation de la vie politique, sportive et artistique, l'américanisation du langage et des mœurs (qu'il ne faut pas confondre avec l'apport culturel des progressistes américains).
 
5.14. Nationaliser, soustraire au profit privé et gérer de manière démocratique et décentralisée l'ensemble des moyens destinés au 4ème âge qui sont actuellement subventionnés par l'argent public; tout citoyen doit pouvoir compter pour sa fin de vie soit sur un accueil en maison de retraite médicalisée, soit sur une aide à domicile suffisante, et cela sans que soit demandé au bénéficiaire ou à ses héritiers davantage que l'apport de ses propres ressources mensuelles, éventuellement défalquées d'une ½ part destinée au conjoint plus jeune ou en bonne santé.


 

REFONDER L'ECOLE REPUBLICAINE, Promouvoir une NOUVELLE AVANCEE des LUMIERES pour tous !
 

6.1. Reconstruire une Education nationale démocratisée et de qualité pour tous; généraliser le second degré long (général et technologique); revenir à la carte scolaire et briser les ghettos scolaires; fixer pour objectif à l'école, non pas l' « employabilité » à la sauce capitaliste, mais la formation du citoyen, du travailleur, de l'être humain.
 
6.2. Revaloriser financièrement, statutairement, professionnellement et moralement le corps enseignant ; lui rendre les moyens de se faire respecter et de faire respecter la culture et les règles du vivre ensemble ; soutenir les enseignants face aux comportements méprisants et violents; parallèlement développer le droit des lycéens à s'organiser syndicalement dans les établissements; renforcer le statut des fonctionnaires et des enseignants, garantie juridique de la laïcité scolaire, de l'indépendance des maîtres et de leur total engagement républicain au service de la nation.
 
6.3. Engager la nationalisation laïque de l'enseignement privé sous le principe: à fonds publics, école publique ; interdire aux établissements privés de se défaire de leurs élèves faibles ou de les "déclasser".
 
6.4. Développer puissamment le réseau public de crèches et d'écoles maternelles en revenant aux fondamentaux de cet enseignement; développer et encadrer les activités collectives des enfants et de la jeunesse (loisir, sport, culture).
 
6.5. Abroger les contre-réformes scolaires (Jospin 89, Allègre, Fillon, Darcos, Chatel) qui ont déstabilisé le collège et le lycée; Abolir la loi Pécresse (université et recherche); revenir au financement d'Etat des facs; retirer leurs privilèges aux grandes écoles privées payantes et aux "universités confessionnelles"; instaurer une gestion démocratique des facs ; restaurer l'unité et les principes fondamentaux du CNRS, en finir avec la marchandisation de la recherche; démocratiser le système "classes prépas/Grandes écoles" en préservant son souci républicain d'excellence.
 
6.6. Tout en approfondissant le lien entre école et monde du travail, en finir avec la mainmise du patronat sur les formations et sur l' alternance.
 
6.7. Démocratiser l'accès aux diplômes, au bac (qui doit rester un examen national, final et anonyme) au Supérieur sans transiger sur la qualité des formations; en finir avec le désastreux enseignement d'inspiration anglo-saxonne basé sur d'insaisissables « compétences » sans réel contenu rationnel ; développer le lien "diplôme national / convention collective de branche".
 
6.8. Développer fortement l'enseignement du français, du raisonnement logique et mathématique, de l'Education physique et sportive, de l'histoire-géo et des sciences économiques, de la démarche expérimentale, de la culture musicale et artistique, de la philosophie, favoriser l'intérêt précoce de tous pour l'activité et les savoirs techniques.
 
6.9. Prévoir à tous niveaux de multiples filières et passerelles permettant aux élèves de s'orienter ou de se réorienter de manière motivée et positive.
 
6.10. Défendre le patrimoine culturel national, promouvoir la création culturelle de haut niveau et démocratiser l'accès à la haute culture pour tous ; soutenir la création en français et dans les langues régionales de France.
 
6.11. Exiger que les manuels scolaires officiels cessent de criminaliser de manière totalitaire le communisme et les révolutions populaires, qu'un véritable débat pluraliste soit ouvert à ce sujet, que les jeunes Français se réapproprient l'histoire de leur pays, que les horreurs de la colonisation ne soient plus occultées, que l'héritage du mouvement ouvrier, de la Résistance antifasciste, que le programme du CNR soient connus de tous, que l'euro-formatage totalitaire des jeunes cerveaux cesse dans les lycées, que chaque élève soit clairement conscient de l'origine révolutionnaire du drapeau tricolore, de la Marseillaise et de la devise républicaine.


 

COMBATTRE L'IMPERIALISME, DEFENDRE la PAIX MONDIALE et la SOUVERAINETE DES PEUPLES, COOPERER avec tous les continents !
 

7.1. « Un peuple qui en opprime d'autres ne saurait être libre » (Marx) : planifier le retrait des troupes françaises d'Afrique, de Yougoslavie, d'Afghanistan, de Libye...
 
7.2. Tenir des référendums d'autodétermination dans les DOM-TOM qui en feront la demande; proposer cependant que les DOM restent dans la République (l'affirmation par un DOM-TOM qu'il veut rester dans la République sera reçue comme un devoir d'honneur pour la France de rompre totalement avec les rapports néocoloniaux hérités du passé). Respecter leur volonté d'indépendance si telle est leur décision et redéfinir les relations de pays à pays sur des bases égalitaires.
 
7.3. Affirmer le droit des Palestiniens à leur Etat uni et souverain. Exiger le respect des résolutions de l'ONU par Israël. Exiger le départ des troupes US d'Irak qui doit s'autodéterminer sans ingérence. Soutenir les efforts démocratiques du peuple tunisien frère. Sanctionner lourdement toute forme d'antisémitisme et d'islamophobie. Refuser les projets de guerre US contre l'Iran.
 
7.4. Dénoncer l'embargo US contre Cuba, développer les échanges avec l'ensemble des pays de l'ALBA: Venezuela, Bolivie, Cuba, etc. ; demander officiellement aux USA la libération de leurs prisonniers politiques, notamment Mumia Abu-Jamal, Léonard Peltier et les 5 patriotes cubains emprisonnés à Miami pour leur action antiterroriste.
 
7.5. Dynamiser les relations de la France avec la Chine, l'Afrique et le monde arabe, l'Amérique latine, la Russie, affranchir la France de sa subordination à l'Empire euro-atlantique; tisser de nouveaux traités internationaux progressistes respectueux de la souveraineté des peuples et des acquis populaires.
 
7.6. Refuser la domination mondiale du dollar, engager des discussions avec la Chine, l'Inde, le Brésil, la Russie, etc. sur la rénovation totale des rapports monétaires mondiaux; contester radicalement le libre-échange mondial, prête-nom de la domination planétaire des monopoles capitalistes, promouvoir les relations égalitaires d'Etat à Etat.
 
7.7. Engager une campagne mondiale pour la liquidation de la dette des pays pauvres, pour l'extirpation de la famine et de la malnutrition, contre les pratiques de ceux qui spéculent sur les céréales; proposer que les 10 000 plus grosses fortunes mondiales paient chaque année à la F.A.O. les sommes nécessaires pour liquider la malnutrition dans le monde (les 300 plus grosses fortunes mondiales additionnées possèdent autant que le milliard d'hommes le plus pauvre !).
 
7.8. Redynamiser la francophonie, qui doit devenir un point d'appui pour le droit de tous les peuples à développer leur langue et leur culture sans céder au totalitarisme du contre-modèle américain.
 
7.9. Sans être dupe du caractère actuel de l'ONU, exiger le respect de sa charte, notamment la non-ingérence des grandes puissances dans les affaires d'un pays souverain, opposer le veto français à toute guerre impérialiste.

 
DEFENDRE L'ENVIRONNEMENT CONTRE le TOUT-PROFIT !
 

8.1. Imposer la renationalisation franche d'EDF-GDF et construire un dispositif public uni, transparent et démocratisé (EDF/Suez-Areva) de production et de distribution d'énergie; dynamiser la recherche sur le traitement des déchets nucléaires, sur la fission, sur la sécurisation maximale des centrales; mettre en place une filière française de sécurisation et de démantèlement des centrales; diversifier les sources d'énergie; explorer la possible exploitation du charbon français par gazéification en profondeur. Relancer l'électricité d'origine hydraulique. Faire échec à la prétention de Berlin de consommer l'électricité issue des centrales françaises tout en menant campagne pour culpabiliser notre pays sur ce terrain. Demander que la RFA réduise ses émissions de CO2 d'origine thermique.
 
8.2. Réduire le CO2 en s'attaquant au fret autoroutier international, en relocalisant les productions en France, en développant le transport ferroviaire et fluvial, en favorisant les transports en commun.
 
8.3. Reconstituer le ministère de l'Equipement, l'ONF, l'aménagement du territoire; les doter des moyens nécessaires pour aider au développement éco-compatible de tout le territoire; reconstituer la forêt et la filière bois. 
 
8.4. Nationaliser le traitement et la distribution d'eau, réduire sensiblement son coût pour le consommateur.
 
8.5. Faire respecter avec rigueur la loi littorale, en finir avec la privatisation du littoral.
 
8.6. Relancer au maximum, par l'aide aux comités d'entreprise, aux villages de vacances à caractère social et aux colonies de vacances, un véritable tourisme populaire; généraliser le chèque-vacances.
 
8.7. Mettre en place de manière concertée une gestion nationale et démocratique des ressources cynégétiques et halieutiques, refuser tout diktat de Bruxelles sur ce terrain; défendre les productions agricoles et la gastronomie françaises sous toutes leurs formes (bien entendu en s'ouvrant à toute autre forme de gastronomie!) ;
 
8.8. Réglementer la publicité à l'entrée des villes; interdire les pubs en anglais destinées au public francophone. Mettre partout en place des espaces gratuits à la disposition des jeunes artistes, poètes, musiciens, peintres, architectes, etc...

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 08:05

Game-Over

  Le plan ultime du N.O.M. 

 

Seconde salve de Wikileaks ! Après avoir rendu public la totalité des 251 287 télégrammes sur son site sans passer par les "médias partenaires" avec lesquels Julian Assange a pris ses distances, une information retentissante attribuée à Wikileaks a été diffusée dans le quotidien russe Pravda mais non communiquée aux "médias partenaires", The Guardian (Royaume-Uni), le New York Times (Etats-Unis), Der Spiegel (Allemagne), El Pais (Espagne) et Le Monde (fromages qui puent).


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WikiLeaks dévoile les plans d’attaque contre l’Iran

Le célèbre site WikiLeaks a réussi à se procurer des dépêches envoyées à Washington par l’ambassade des Etats-Unis en Israël, écrit vendredi 2 septembre le quotidien Komsomolskaïa Pravda, qui a pris connaissance de ces documents.
 

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Après le renversement des régimes en Tunisie, en Egypte et au Yémen par les révolutions arabes soutenues par l’Occident, après le renversement du colonel Kadhafi, qui semblait éternel, par les insurgés libyens avec l’aide décisive de l’OTAN, et sachant que l’opposition syrienne est sur le point de mettre une croix sur le règne du président Bachar al-Assad, la communauté internationale a porté  une nouvelle fois son attention sur l’Iran. Ce pays demeure le principal ennemi des Etats-Unis non seulement dans la région du Grand Moyen-Orient, mais également géopolitiquement et historiquement.

http://img11.hostingpics.net/pics/156949ahmadine.jpgAu XXIe siècle, pratiquement seul, Téhéran ose défier ouvertement Washington et son principal allié dans cette partie de la planète, Israël. Pour cette raison, les Américains et les Israéliens élaborent leur stratégie à long terme à l’égard de l’Iran, dont la principale tâche consiste à l’étouffer par des sanctions économiques et politiques, et en cas de nécessité, porter une frappe militaire contre "l’ennemi insolent."
 

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Le célèbre site WikiLeaks a transmis au quotidien Komsomolskaïa Pravda des dépêches de l’ambassade américaine en Israël envoyées à Washington. Elles contiennent tout la conception de "l’encerclement" militaro-politique de l’Iran que les Etats-Unis, Israël et leurs alliés dans certains pays du Golfe devraient mettre en œuvre. Or, la Russie s’est mise en travers de ces plans ambitieux. Washington estime que la Chine a rejoint la position de la Russie. Les dépêches contiennent des informations expliquant comment les Américains s’apprêtent à surmonter ces obstacles et à déstabiliser la situation en Iran.

http://img11.hostingpics.net/pics/840434irangus.jpgLes Etats-Unis sont même prêts à contourner l’ONU (vu comment l’Occident a utilisé la résolution du Conseil de sécurité sur la Libye, personne ne croira à ses affirmations sur le respect du droit international).
 

Quoi qu’il en soit, Washington prévoit de confier à la Russie seulement un rôle "épisodique" dans le futur règlement du problème iranien. Les Etats-Unis semblent se réserver à eux-mêmes et à Israël les premiers rôles. Mais Moscou n’admettra certainement pas un tel scénario.

 

Source : RIA Novosti / Komsomolskaïa pravda

 

Confirmation des menaces réelles qui planent sur une attaque de l'Iran publiées dans le quotidien libanais L'ORIENT


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Vendredi 02 septembre 2011

Sarkozy évoque une "attaque préventive" contre des sites nucléaires iraniens

 

http://img11.hostingpics.net/pics/447203sarkozy.jpg« Les ambitions militaires, nucléaires et balistiques (de l’Iran) constituent une menace croissante qui pourrait conduire à une attaque préventive contre les sites iraniens, qui provoquerait une crise majeure dont la France ne veut à aucun prix », a déclaré Nicolas Sarkozy au cours de la conférence annuelle des ambassadeurs de France. Dans son intervention, M. Sarkozy s’est également prononcé en faveur d’un nouveau renforcement des sanctions contre Téhéran. « L’Iran refuse de négocier sérieusement. L’Iran se livre à de nouvelles provocations. Face à ce défi, la communauté internationale doit apporter une réponse crédible. Elle le peut si elle fait preuve d’unité et de fermeté. Nous aurions tort d’en sous-estimer les effets qui sont chaque jour plus perceptibles », a-t-il affirmé.

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La réponse de Téhéran aux déclarations françaises ne s’est pas fait attendre. « Les activités de défense iraniennes sont toutes (des activités) de dissuasion, toute remarque basée sur des informations erronées peut provoquer l’instabilité dans la région et il est recommandé (...) de s’abstenir de faire de telles remarques », a lancé le directeur général des affaires européennes aux Affaires étrangères iraniennes, Hassan Tajik. « Comme il l’a été dit à plusieurs reprises, l’activité nucléaire de la République islamique d’Iran est totalement pacifique et les rapports de l’Agence internationale de l’énergie atomique l’ont confirmé », a-t-il ajouté.

L’Iran a développé un ambitieux programme nucléaire qui, selon les Occidentaux, a des visées militaires. D’habitude, c’est Israël qui est régulièrement cité par la presse et les experts comme le pays le plus susceptible de lancer une telle attaque contre des sites iraniens.
http://img11.hostingpics.net/pics/144856usairanisraellibanon.gifDans ce contexte, Iraniens et Israéliens ont augmenté leur présence militaire en mer Rouge, où les premiers ont envoyé un sous-marin et un navire de guerre et les seconds ont déployé deux vedettes lance-missiles. Une porte-parole de l’armée israélienne a toutefois affirmé que ce déploiement a lieu « dans le cadre de missions purement de routine effectuées dans ce secteur », tout en se refusant à lier cette décision au déploiement de forces navales de l’Iran. Le commandant de la marine iranienne, l’amiral Habibollah Sayyari, a pour sa part indiqué que le déploiement en mer Rouge vise à « patrouiller en haute mer et montrer les capacités de la République islamique d’Iran ». En juillet, l’Iran avait annoncé son intention d’augmenter sa présence militaire dans les eaux internationales, envisageant notamment de déployer des navires de guerre dans l’Atlantique. Mardi, l’amiral Sayyari a affirmé que la flottille, qui effectue sa quinzième mission du genre en mer Rouge, devait également concentrer ses efforts sur la "lutte contre la piraterie".

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http://img11.hostingpics.net/pics/966402kilo.jpgDes sous-marins iraniens de la classe Kilo avaient escorté en juin des bâtiments de guerre en mer Rouge "pour collecter des informations", première mission du genre pour l’Iran, dans des eaux lointaines. En février, l’Iran avait envoyé deux bâtiments de guerre en Méditerranée pour la première fois depuis 1979 via la mer Rouge et le canal de Suez. Ces navires avaient fait escale en Syrie, provoquant la colère d’Israël, qui avait mis sa marine en état d’alerte.

 

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Source : l'Orient


 

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 15:27

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Bayrou a dealé avec Sarkozy pour 2012

Selon l'ancien porte-parole de l'UMP, Nicolas Sarkozy ne veut aucun autre candidat au centre que François Bayrou. Il affirme également qu'une procédure judiciaire est en cours entre le Parti radical et l'UMP.

 

Dans un entretien accordé aujourd'hui au JDD.fr (ci-dessous), l'ancien fidèle de Nicolas Sarkozy, tout juste éliminé de la présidence de l'Office français de l'Immigration et de l'Intégration, dénonce un accord entre le chef de l'Etat et François Bayrou pour la présidentielle.

 

"La stratégie présidentielle est simple : Nicolas Sarkozy ne veut aucun autre candidat au centre que François Bayrou, avec qui il a dealé"

 

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http://img11.hostingpics.net/pics/217664Paille.jpgDominique Paillé (ci-contre) revient sur son éviction de la présidence de l’Office français de l’Immigration et de l’Intégration, fonction qu’il occupait bénévolement depuis huit mois. Mais il dénonce aussi le deal qu’auraient, selon lui, conclu François Bayrou et Nicolas Sarkozy et révèle au JDD.fr que le Parti radical et l’UMP vont désormais régler leurs comptes devant la justice. Le parti de Jean-Louis Borloo veut récupérer les 1,2 million d’euros que l’UMP devait lui verser au titre de son contrat d’association. Un contrat que le parti majoritaire estime de son côté rompu depuis que les radicaux ont quitté l’UMP, le 14 mai dernier.

 

JDD : Quand et comment avez-vous appris votre éviction ?
Il y a une dizaine de jours, par un coup de fil de Claude Guéant. Il m’a dit qu’il avait été décidé de ne pas prolonger ma mission à la présidence de l’Office français de l’immigration et de l’intégration.

Il vous a expliqué pourquoi ?
Non, c’est une décision qui venait d’en haut.

Et vous, comment vous l’expliquez ?
C’est tout simplement parce que je soutiens Jean-Louis Borloo et que je me suis engagé auprès de lui dans sa campagne. Le président de la République est obnubilé par la candidature de Jean-Louis Borloo : il n’en veut à aucun prix. Or, il mesure que sa détermination ne faiblit pas. Il s’en prend donc à son entourage direct. La stratégie présidentielle est simple : Nicolas Sarkozy ne veut aucun autre candidat au centre que François Bayrou, avec qui il a dealé.

 

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Comment pouvez-vous être certain qu’il y a un deal Sarkozy-Bayrou ?
Regardez, l’anti-sarkozysme de Bayrou s’est pour le moins atténué ! Il suffit de lire son dernier livre pour s’en rendre compte. En outre, selon mes informations, Nicolas Sarkozy  a reçu au moins à deux reprises François Bayrou cet été. Je pense d’ailleurs que François Bayrou ne sera pas candidat.

 

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Vous êtes bien le seul !
Il avait fait un score plus qu’honorable en 2007 mais il ne le réitéra pas en 2012. Je pense qu’il préfère  avoir une stratégie, et il a raison, qui n’est pas suicidaire pour s’assurer un avenir en 2017, il n’aura alors que 64 ans !  Mieux vaut être le troisième homme de 2007 et zapper 2012 que le 6ème homme de 2012 et perdre tout son crédit. D’autant que pour une élection présidentielle, il faut des troupes et de l’argent. François Bayrou n’a rien de tout cela et ne fait rien non plus pour réactiver ses réseaux. Sa stratégie est claire, il veut intégrer une majorité dans laquelle il y a des gens qui, idéologiquement, sont assez proches, et recomposer autour de lui et avec la bénédiction de Nicolas Sarkozy, un pôle centriste au sein de la majorité, ce qui le mettra en position de compétition éventuelle pour 2017.

 

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Les centristes à l’intérieur de l’UMP pourraient accepter son retour ?
Cet été, j’ai échangé avec Pierre Méhaignerie. Il m’a expliqué tout le bien que Nicolas Sarkozy lui avait dit de François Bayrou. Il m’a dit qu’il n’était pas sûr que Borloo doive être candidat. Pierre Méhaignerie, lui-même chef de file des centristes au sein de l’UMP, était à Angers avant l’été auprès de Bayrou : les ponts ne sont pas rompus.

Qu’en est-il réellement ? Jean-Louis Borloo est-il, comme l’affirme Jean Léonetti, poussé par son entourage ?
Nous avions mercredi un séminaire avec lui. Je vous assure que c’est plutôt lui qui tire son entourage. Nous avons été marqués par sa détermination, la pertinence de sa réflexion et l’intelligence de ses propositions.   

Doit-il accélerer ?
Non, les Français ne sont pas dans le trip présidentiel. Jean-Louis Borloo publiera un ouvrage de réflexions, de propositions et d’orientation fin octobre. Nous approcherons à ce moment-là du moment de se mettre en rang pour la campagne présidentielle. La déclaration de candidature c’est un acte, mais le comportement de Jean-Louis Borloo montre bien qu’il sera candidat. Jean-Louis est parti et il est parti pour gagner.

 

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Comment allez vous financer cette campagne, sans l’argent  de l’UMP ?
Une action judiciaire est en cours d'élaboration pour obtenir les 1,2 million d’euros que l’UMP nous doit. Nous attendons que la justice tranche. Mais le parti radical a suffisamment de militants et les militants suffisamment de ressources pour assurer dans le cadre du financement légal, une bonne campagne à Jean-Louis Borloo.


Et vous, qu’allez vous faire ?
Je suis avocat, j’ai une profession. J’ai été nommé à la tête du conseil d’administration de l’Office français de l’Immgration et de l’Intégration sans l’avoir jamais demandé. J’ai d’ailleurs depuis ma nomination renoncé a toutes indemnités et j’engage mon successeur à faire de même en ces temps de crise. J’ai découvert à cette occasion l’ampleur de la tâche, avec un personnel dévoué, sous-considéré et qui est confronté régulièrement aux changements de législation et de réglementation. J’ai pris cette tâche à bras le corps. J’ai donc rempli de façon tout à fait loyale la fonction qui m’avait été confiée. Aujourd’hui, on me la retire, dont acte. J’appartiens au Parti radical depuis 1995, j’ai servi loyalement Nicolas Sarkozy, je ne le regrette pas. Je suis toujours dans la majorité et dans le cadre du parti radical, je poursuis mon action politique.

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Propos recueillis par Soazig Quéméner pour le JDD.fr 

 

François, si tu veux t'éviter une nouvelle humiliation... déconnectes-toi pour de bon !

 

 

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 19:36

Sarkozy-les-cons

La Sarkozie, un état de droit ?
Dans quelle France vit-on !

 

http://img4.hostingpics.net/pics/871252Lecontrat.jpgAprès les révélations d'Henriette Youpatchou, l'ex-l'infirmière de Liliane Bettencourt qui a démenti avoir assisté à des remises d'argent liquide à Nicolas Sarkozy, comme énnoncé dans le sulfureux livre de Fabrice Lhomme et Gérard Davet, intitulé SARKO M'A TUER mais qui reconnaît avoir recevoir des menaces de mort si elle parlait, Fabrice Arfi, journaliste à Mediapart et ancien collaborateur de Fabrice Lhomme, co-auteurs de l'ouvrage Le Contrat édité aux éditions STOCK, a lui-même essuyé des menaces de mort qui émanaient directement de Pierre Sellier, le barbouze aux ordres de Nicolas Sarközy.

 

Selon l'article de Mediapart d'aujourd'hui, Fabrice Arfi a déposé plainte contre X auprès du procureur de la République de Paris du chef de menaces de mort. Cette plainte fait état de menaces explicites reçues au début de notre enquête sur les documents Takieddine, alors qu'elle n'était pas encore publique. Elles émanaient de Pierre Sellier dont la société d'intelligence économique, Salamandre, évolue dans les cercles du pouvoir sarkozyste et qui a travaillé pour le marchand d'armes Ziad Takieddine.

 

http://img4.hostingpics.net/pics/316379FabriceArfi.jpgLe premier article de notre enquête sur les documents Takieddine, menée en équipe par Fabrice Arfi et Karl Laske, a été mis en ligne le 10 juillet 2011 (le retrouver ici). Dans les jours qui ont précédé cette publication, précisément entre le 2 et le 8 juillet, Fabrice Arfi recevait sur son téléphone mobile une cascade de SMS – huit exactement – envoyés depuis le téléphone portable de Pierre Sellier. Certains de ces SMS étaient dupliqués et également adressés sur le téléphone du directeur de Mediapart.

 

Relevant d'un incontestable harcèlement et adressés parfois en pleine nuit, ces SMS étaient à la fois grossiers dans leur formulation, confus dans leur propos et menaçants dans leur intention. Par exemple, celui-ci, du 3 juillet à 18h06 : « Ma poule, tavais raison ! A Karachi, on va "briser des genoux". J'espère que tu as enfin réussi à te raser la barbe. Amitiés ». Ou cet autre, du 7 juillet à 23 heures : « Plenel le moustachu et Arfi le barbu, si je vous prends désormais à encore essayer d'enculer le juge Trevidic (il s'agit du magistrat chargé de l'enquête sur l'attentat de Karachi-NDLR), je vais vraiment me facher, Cela est une MENACE DE VERITE pour protéger le juge, Dénoncez moi au juge, SVP ».

 

Nous n'aurions pas prêté plus d'attention à ce délire si nous ne connaissions pas la personnalité et le parcours de Pierre Sellier. Fondateur, actionnaire majoritaire et président par intermittence de la société d'intelligence économique Salamandre, ce personnage évolue dans les milieux du renseignement, en marge des services officiels. Des anciens responsables de la DGSE, de la DST et de la Police judiciaire, et non des moindres, ont accepté de travailler avec lui ou de cautionner son entreprise.

 

C'est pourquoi, intrigués par ces messages qui tombaient de nulle part, notre enquête sur les documents Takieddine n'étant pas encore publique et n'ayant donné lieu à aucun contact avec ce monsieur, nous avons décidé d'en avoir le cœur net. Karl Laske a donc appelé Pierre Sellier, le 5 juillet, conversation que nous avons enregistrée par précaution. Se présentant en sa qualité de journaliste à Mediapart, Karl Laske a expliqué à son interlocuteur qu'il souhaitait comprendre le sens des messages envoyés.

 

Voici la réponse de Pierre Sellier :

« Mediapart n'est pas un journal, c'est une merde. (...) Ecoute-moi. Je suis un tueur. Je suis un tueur du service Action, tu le sais cela. Arfi, je vais le dézinguer. Lui raser la barbe et toutes ses couilles. Edwy Plenel, la moustache. Je lui rase la moustache. Je l'encule. Je suis cent fois plus intelligent que toi. J'ai rien contre toi, tu écris ce que tu veux. Tu peux me diffamer. Je m'en tape. Toi, Karl Laske, j'ai rien contre toi. Par contre, Arfi, je vais le massacrer, l'enculer. Je vais le défoncer. Enculé, enculé. Tu comprends ? Je vais le tuer. Service Action. Trois balles dans la tête. Enculé ».

 

Comme l'explique la plainte déposée au nom de Fabrice Arfi par notre avocat Jean-Pierre Mignard, plainte dont Mediapart est évidemment solidaire, ces propos tombent sous le coup de l'infraction prévue à l'article 222-17 alinéa 2 du Code pénal (le retrouver ici), qui réprime les menaces de commettre un crime ou un délit contre les personnes et aggrave les peines "s'il s'agit d'une menace de mort" (trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende).

 

Un "fou utile" proche du pouvoir sarkozyste

Nous avons évidemment hésité avant de déposer cette plainte. Le journalisme d'enquête, quand il dérange des intérêts puissants et des réseaux occultes, est habitué à croiser des hurluberlus, illuminés ou agités. Et, sauf à sombrer dans une inutile paranoïa, ils ne méritent pas d'ordinaire qu'on leur donne l'importance qu'en vérité, ils recherchent. Mais si, sur les conseils de notre avocat, nous nous y sommes finalement résolus, c'est qu'en l'occurrence, Pierre Sellier n'est aucunement un personnage secondaire.

 

Ce "fou utile", comme l'avaient déjà qualifié Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme dans Le Contrat, leur livre sur l'affaire Karachi déterrée par Mediapart dès 2008, navigue en effet dans les cercles du pouvoir actuel, lequel a eu parfois recours à ses services. Les compétences de sa société Salamandre, dont il est redevenu président le 29 juillet, sont utilisées par des sociétés liées au monde de la défense et de l'armement. Surtout, c'est un proche de Ziad Takieddine à tel point que nous avons trouvé, dans la masse de documents de cet intermédiaire du clan Sarkozy, plusieurs mentions de Pierre Sellier.

 

Salamandre est l'une de ces officines privées qui permettent de sous-traiter ce que le renseignement officiel ne peut assumer. Deux anciens pontes de la DGSE, François Mermet et Michel Lacarrière, ont notamment figuré à son conseil d'administration. En 2009, Pierre Sellier va inonder les rédactions de mails ou de SMS – ce qui lui vaudra le surnom de "Zorro du texto" dans Paris Match – dans une explicite opération de désinformation dont l'enjeu était l'affaire Karachi relancée par Mediapart, avec en arrière-plan le financement occulte de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 et l'implication possible de Nicolas Sarkozy lui-même dans ce dossier.

 

« Chaque fois que Pierre Sellier monte au créneau, écrivaient à ce propos Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme dans Le Contrat, c'est pour défendre Nicolas Sarkozy – et attaquer les ennemis du président, les chiraquiens. De telle sorte qu'une question, évidente, s'impose : Sellier et son officine ont-ils été mandatés par l'Élysée pour mener campagne(s) ? Pierre Sellier, qui a brutalement cessé à partir de la fin de l'année 2009 d'inonder les rédactions de ses imprécations pro-sarkozystes, conteste avoir été instrumentalisé. “Je ne suis pas mandaté par l'Élysée et je ne l'ai jamais été, à aucun moment les sarkozystes ne m'ont sollicité”, affirme-t-il. »

 

Le problème, c'est que, depuis, nos confrères de Bakchich ont révélé, fin 2010, que leur site d'information avait fait l'objet en 2008 d'une surveillance intéressée à la demande de Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée et depuis ministre de l'intérieur. Or la note sur le fonctionnement de Bakchich remise à la présidence de la République, via M. Guéant, a pour auteur Salamandre, la société de Pierre Sellier (lire ici l'article de Bakchich et la note de Salamandre à Claude Guéant).

 

De même, dans la masse des documents Takieddine, nous avons découvert que ce dernier a été le destinataire de nombreuses études réalisées par Pierre Sellier au nom de Salamandre, notamment sur les entreprises Veolia, Sagem ou Gemplus, mais aussi sur la Libye, avec rien de moins qu'un projet de "think-tank" entre la France de Nicolas Sarkozy et la Libye du colonel Kadhafi, destiné "à formuler puis proposer des axes forts de coopération à long terme en matière de sécurité et de prospérité communes".

 

On trouve même dans les documents Takieddine une longue note tenant lieu de portrait de Nicolas Sarkozy, retraçant son origine, son enfance et son itinéraire, dont l'auteur est Salamandre. Ces travaux ne sont évidemment pas désintéressés. Les documents Takieddine ont gardé la trace ancienne d'au moins un versement de 150.000 euros de l'intermédiaire en ventes d'armes du clan Sarkozy à destination de Pierre Sellier, remontant à 2005.

 

Au vu de tous ces faits et du contexte qu'ils établissent, nous avons donc décidé de prendre au sérieux les menaces de Pierre Sellier, aussi grand-guignolesques peuvent-elles paraître. Car il ne faut pas s'y tromper : ces harcèlements téléphoniques, ces intimidations verbales et ces menaces explicites cherchent à semer la peur et le doute, en incitant les journalistes à renoncer ou reculer. Foncièrement antidémocratiques et profondément violentes, ces pratiques sont d'autant plus condamnables qu'elles viennent d'une personnalité dont les services sont utilisés sans états d'âme par le pouvoir actuel et les intermédiaires qui le servent.

 

Nous ne connaissons pas les motivations exactes de Pierre Sellier et nous ne savons pas s'il était en service commandé. Notre plainte vise à obtenir ces réponses. Mais, surtout, avec Fabrice Arfi, principale victime de ces agissements, nous demandons donc à la justice d'intervenir promptement pour mettre fin à ces agissements et les sanctionner sévèrement.

 

 

 

 

Source : Mediapart

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Published by Papy Mouzeot - dans C'est un scandale !
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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 14:20

Sarkozy-Prevost-Desprez.jpg

Une vérité qui fait l'effet d'une bombe

 

Mercredi 31 août 2011 restera une grande date pour beaucoup de français et surtout pour les anti-sarkozystes de tous bords.

http://img11.hostingpics.net/pics/288156Sarkomatuer.jpgCette date marque le lancement d'une véritable bombe dans le paysage politico-mafieu orchestré dans un climat de terreur par le "parrain" Nicolas Sarközy et son clan de mercenaires assoiffés de "capitalisme libéral".

Cette bombe se présente sous la forme de la publication du travail d'investigation réalisé par deux journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, intitulée SARKO M'A TUER, disponible depuis ce jour aux éditions STOCK.

Éric Wœrth débarqué, l'affaire Bettencourt "classée" le monarque se croyait débarassé à tout jamais de ce scandale d'État mais c'était sans compter sur la détermination d'une magistrate exemplaire, Isabelle Prévost-Desprez et deux journalistes opiniâtres, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, le second très connu des lecteurs de Mediapart pour avoir enquêté sur l'affaire Karachi et son livre écrit en collaboration avec Fabrice Arfi (Mediapart), Le Contrat. Karachi, l'affaire que Sarkozy voudrait oublier (éditions STOCK).

Isabelle Prévost-Desprez, auteure elle aussi d'un autre missile intitulé Une juge à abattre (éditions FAYARD), avait déjà dénoncé "sa mise à mort".

 


Isabelle Prévost-Desprez interviewée le 24 mai 2011

 

Les témoins avaient peur de parler sur procès verbal de Sarkozy

Retour sur l'affaire Bettencourt où la juge Isabelle Prévost-Desprez affirme notamment qu'un témoin a vu le chef de l'Etat récupérer des enveloppes d'argent liquide chez Liliane Bettencourt.

Il y a trois types de victimes du sarkozysme. Les politiques, comme Dominique de Villepin, Christine Boutin ou Patrick Devedjian - mais n'est-ce pas la jungle que le pouvoir ? Les serviteurs de l'Etat, tels ces préfets ou hauts fonctionnaires (Pierre de Bousquet de Florian, Jean Charbonniaud, Eric Delzant), ou encore ces policiers et gendarmes (Jean-Pierre Havrin, Jean-Hugues Matelly, Yannick Blanc, Dominique Rossi) sanctionnés ou mutés pour les besoins du clan, ou ces magistrats décrétés adversaires gênants (Renaud Van Ruymbeke, Isabelle Prévost-Desprez). Et puis des Français qui auraient pu ne jamais avoir maille à partir avec le président, comme cette journaliste people intéressée par Cécilia Sarkozy, la comptable de Liliane Bettencourt, tel humoriste radiophonique ou même ce grand banquier. Certains en rajoutent, se poussant du col au martyrologe, d'autres ont été fascinés et zélés avant d'être sacrifiés. Mais tous sont brisés...

 

Extraits exclusifs de Sarko m'a tuer

 

Claire Thibout, ex-comptable de Liliane Bettencourt

http://img11.hostingpics.net/pics/748470Claire.jpg« Donc, je leur raconte que les Bettencourt donnaient de l'argent à des politiques. Evidemment, ils veulent savoir qui. Et là, je leur raconte, notamment, comment de Maistre m'a demandé de l'argent... Et je détaille l'épisode Woerth-de Maistre, qui m'avait choquée, surtout parce qu'à l'époque Dédé, comme on surnommait André Bettencourt dans la maison, était malade et que Liliane n'avait plus toute sa tête. J'explique que de Maistre m'a demandé de retirer 150 000 euros destinés à Eric Wœrth pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Là, j'ai vu que les policiers étaient satisfaits : "Ah, vous allez être délivrée d'un poids maintenant." Et ils sont repartis. Là, je me suis dit que cette histoire prenait quand même des proportions considérables, avec l'évocation du nom de Sarkozy et de sa campagne électorale »

Après plusieurs auditions éprouvantes, Claire Thibout part se mettre au vert.  

« Les cousins de la comptable résident à Fourques, un patelin minuscule, dans le Gard. "J'étais épuisée et à bout de nerfs. J'ai débranché mon portable et j'ai été me coucher », se remémore Claire Thibout . Ses ennuis ne font pourtant que débuter .  

Le lendemain matin, mercredi 7 juillet, vers 11 heures, elle se décide à rallumer son téléphone. Elle trouve un message de son avocat lui disant qu'elle doit rentrer à Paris, que la police la cherche d'urgence. Puis un gendarme sonne et lui enjoint de contacter la brigade financière [BF]. Inquiète, elle appelle, mais le policier de la BF dont le gendarme lui a donné le numéro est parti déjeuner. Elle décide donc de prendre la direction de la gare d'Avignon, afin de prendre un train pour Paris. A peine montée en voiture, son portable sonne : "Ne partez surtout pas, restez là où vous êtes, on vous donnera la marche à suivre", lui intime un policier. Retour vers Fourques, donc. "Et là, je découvre, ahurie, deux cars de CRS et plusieurs estafettes de gendarmerie devant la maison de mes cousins ! ».

Finalement, au bout de plusieurs heures d'une attente angoissée, Claire Thibout est informée par téléphone qu'une équipe de la BF va descendre de Paris tout spécialement. Ils débarquent à 19 heures. « Ils m'ont fait peur, ils étaient quatre hommes et une femme et ont surgi par la cuisine plutôt que par l'entrée principale. Ils ont dit à mes cousins de "dégager", puis m'ont lancé : "Vous savez pourquoi on vient." [...]  Les policiers voulaient me faire dire que Mediapart était un journal de voyous. Alors je leur ai répondu que je n'avais pas formulé ma réponse aussi précisément que ça, que j'avais dit qu'il y avait des politiques qui venaient à la maison, parmi lesquels Sarkozy, et que je me doutais qu'ils devaient recevoir de l'argent. Concernant Sarkozy, je me souviens d'avoir précisé que je n'avais pas de preuve, mais qu'il pouvait avoir touché de l'argent [...] Et puis, glisse Claire Thibout encore émue, à un moment, comme je me sentais vraiment très mal, j'ai lâché sur un point précis, celui du financement éventuel de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, que les propos figurant dans l'article de Mediapart relevaient de la "romance". C'est cette expression qui sera ensuite utilisée pour tenter de décrédibiliser mon témoignage  [...] La conversation est revenue sur Sarkozy. Là, dans ce commissariat sinistre, face à plusieurs policiers déterminés, je me suis rendu compte de ce qui se passait. Je mesurais les conséquences de l'interview. Je me suis dit, s'agissant du passage sur Sarkozy : "Je ne peux pas assumer ça." Donc, je me suis contentée de dire qu'il "pouvait avoir touché", car, comme je l'ai toujours dit, je n'avais jamais été témoin direct d'une remise d'espèces à un politique. Mais les policiers n'étaient pas contents, ils voulaient que je leur dise que tout était faux. Ils subissaient eux-mêmes une incroyable pression. A chaque feuillet tapé, l'un des quatre policiers faxait le PV à sa hiérarchie et au parquet de Nanterre, qui rappelait pour faire changer tel ou tel mot ». 

Claire Thibout rentre à Paris

« C'est à ce moment-là que j'ai enfin remis la main sur mon carnet de 2007, que j'avais égaré chez moi." Une découverte très précieuse, car ce calepin donnait du crédit au récit de la comptable sur le point le plus sensible : la remise à Patrice de Maistre des fonds destinés à Eric Woerth. "Et là, soulagement, car les dates correspondaient, se remémore Claire Thibout. Les mentions confirmaient le rendez-vous et la remise de l'argent à de Maistre via Liliane et, le lendemain, l'existence d'un rendez-vous entre de Maistre et Wœrth. Je n'avais pas écrit "Wœrth" sur mon carnet mais "trésorier". [...]  Et là, incroyable, voilà que les policiers essaient de me faire dire que le "trésorier" que je mentionnais dans mon carnet devait être Arnaud Benoît, le trésorier de... Clymène ! [...]  Courroye (procureur de Nanterre) ? Il était totalement de parti pris, il n'avait qu'un seul objectif : me faire revenir sur mes propos, lâche-t-elle dans un haussement d'épaules. Parce que, par la force des choses, j'avais été amenée à parler de financements politiques et à mettre en cause le président de la République, j'étais devenue en quelque sorte l'ennemi public n° 1, et tout ça pour avoir dit la vérité." Et le chef de l'Etat, qui s'est occupé personnellement de son cas ? "Quand j'ai entendu Nicolas Sarkozy faire allusion à moi à la télévision, j'ai ressenti un vertige. Je me suis dit : "Je suis au cœur d'une affaire d'Etat, moi !" [...]  J'ai commencé à avoir des angoisses terribles ».  

 

 

 

http://img11.hostingpics.net/pics/371060Isa.jpgIsabelle Prévost-Desprez, présidente de la 15e chambre du tribunal de grande instance de Nanterre, chargée puis dessaisie de l'affaire Bettencourt.

« Ce qui m'a frappée dans le supplément d'information que j'ai conduit, c'est la peur des témoins » confie Isabelle Prévost-Desprez. «  Ils étaient effrayés de la violence avec laquelle Claire Thibout avait été déstabilisée, ils ne voulaient pas connaître son sort [...] Les témoins me demandaient avec crainte : "Dites, on ne va pas voir l'autre ?" L'autre, c'était Courroye. Donc, les témoins avaient peur de parler sur PV à propos de Nicolas Sarkozy  », confie la juge. 

Sans la moindre hésitation, la magistrate lâche alors une bombe. Evoquant ces fameux témoins, situés dans l'entourage de Liliane Bettencourt, elle affirme : « L'un d'eux, hors procès-verbal, m'a dit qu'il avait vu des remises d'espèces à Sarko  ». La magistrate va plus loin : « Je suis certaine que Metzner (avocat de la fille de Liliane Bettencourt) aurait fait citer l'infirmière de Liliane Bettencourt, qui a confié à ma greffière, après son audition par moi : "J'ai vu des remises d'espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais pas le dire sur procès-verbal." Bref, ce procès représentait pour l'Elysée un risque majeur, il y avait 90 % de chances pour que ce soit déflagratoire. Il fallait me faire dessaisir, par tous les moyens. Il était impératif de me débarquer  ». 

Des semaines durant, Isabelle Prévost-Desprez sent peser sur ses épaules une pression terrible. Elle a le sentiment d'être épiée, traquée jusque dans sa vie intime. Paranoïa ? Pas si sûr. « J'ai été l'objet de surveillances, c'est une évidence, mais je n'en ai rien à faire, je peux tout assumer dans ma vie, même si ça m'ennuie de savoir que certains utilisent des éléments de ma vie privée pour tenter de m'affaiblir. J'étais persuadée d'être sur écoutes. Des écoutes illégales, à mon avis. Cela a toujours été clair pour moi, je ne me pose même plus la question  », assène-t-elle. 

 

http://img11.hostingpics.net/pics/377493clavier.jpgDominique Rossi, coordinateur de la sécurité en Corse, démis de ses fonctions après "l'invasion" de la pelouse de la maisonde Christian Clavier, le 30 août 2008.

« L'arbitraire me concernant est évident : j'ai été sanctionné alors que je n'ai pas commis la moindre faute. Nicolas Sarkozy a réagi à mon égard intuitu personae  », dit-il, avant d'ajouter, caustique : « Si j'ai bien compris, ma grande faute est de ne pas avoir su que le jardin de la villa de Christian Clavier devait être protégé au même titre que la pelouse de l'Elysée !   ». Cette affaire a brisé sa carrière

«  On peut me reprocher de ne pas avoir fait évacuer les manifestants par la force, mais le maître des lieux, alors sur son bateau, ne l'a pas réclamé. Au contraire, il a demandé à son personnel de servir à boire aux manifestants. Mais surtout, si j'avais fait donner la force publique, cela aurait immanquablement dégénéré. [...]  Le maintien de l'ordre, c'est aussi savoir ne pas intervenir     ». Nicolas Sarkozy est mis au courant des déboires de son ami Clavier. Il tempête. Exige une tête. Celle de Rossi s'impose. « Le lundi 1er septembre, je ne m'inquiète de rien, se souvient l'ex-contrôleur général. Jusqu'à 14 heures, lorsque je reçois un coup de fil du directeur du cabinet de Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur. Là, Michel Delpuech m'annonce que je suis relevé de mes fonctions, comme ça. Apparemment, cela ne l'amusait pas. Je n'ai pas réagi, j'ai juste pris acte. [...] C'est vraiment l'Elysée qui a envenimé les choses. Clavier, à mon sens, a été victime de l'affaire comme moi, car son image a été affectée sur ce coup. Il n'a rien gagné dans l'opération     [...] « Que pouvais-je faire ? Je n'allais pas "challenger" le chef de l'Etat. Alors je suis parti en retraite anticipée. On rentre au bercail et après, au diable ! Il y a une violence chez Nicolas Sarkozy, et la haute administration le vit mal  ». 


http://img11.hostingpics.net/pics/619943JacquesDupuydauby.jpgJacques Dupuydauby, sulfureux homme d'affaires, a connu en Afrique de beaux succès et des déboires, à cause, selon lui, de l'inimitié de Nicolas Sarkozy, qui remonterait à un déjeuner entre les deux hommes, en 1983, quand le futur président n'était encore que le jeune maire de Neuilly.

 

Récit de la rencontre.

«  Et là, il a commencé à me décrire, avec un aplomb invraisemblable pour un type de son âge, ce qu'il pensait que serait son parcours politique. Il m'a dit qu'une fois élu député il serait secrétaire d'Etat, puis ministre. Ensuite, bien sûr, il viserait Matignon. Et enfin, pourquoi pas, l'Elysée ! Je n'en revenais pas, j'étais soufflé. [...] Il m'a dit : "Vous le savez, pour une carrière politique d'envergure, il faut de l'argent, beaucoup d'argent." Il a enchaîné par cette phrase que je n'oublierai jamais : "Il y a deux catégories de personnes : celles qui vont m'aider, qui seront mes amies, et celles qui ne vont pas m'aider, qui seront mes ennemies." Il a poursuivi : "J'ai un cabinet d'avocats. Prenez-moi comme avocat-conseil et tous les mois je vous enverrai une facture." Je lui ai répondu : "Mais notre société a déjà des avocats, vous ferez quoi ?" Il a souri et m'a lancé : "Allons, vous comprenez bien ce que je veux dire, non ?" Bien sûr que j'avais compris. Il voulait une convention d'honoraires pour des prestations fictives    ». 

D'un geste du bras, Jacques Dupuydauby mime Nicolas Sarkozy : «   Il a sorti un papier de sa poche : il avait préparé un projet de contrat ! J'ai été stupide, j'aurais dû le garder. Mais j'ai été tellement choqué que je ne l'ai pas pris. Il y avait un montant mensuel inscrit dessus, c'était très élevé. [...] Je lui ai dit que je ne mangeais pas de ce pain-là, que quand je payais des avocats, c'était pour qu'ils travaillent. Il l'a très mal pris, le repas s'est fini là-dessus. Avant de partir, il m'a lâché : "Je m'en souviendrai !" Il a tenu parole, effectivement, il s'en est souvenu ! Ce déjeuner m'a coûté cher, il m'a même pourri la vie !     ».

 

1) Il faut veiller aux intérêts de mon fils.

2) Beaucoup de gens dans les Hauts-de-Seine vont dire qu'ils sont copains avec moi, mais je n'ai qu'un ami dans ce département, c'est Balkany.

Nicolas Sarközy

 

Patrick Devedjian, président du conseil général des Hauts-de-Seine

«    Nicolas sait tout ce qui se passe dans les Hauts-de-Seine par l'intermédiaire de son fils, il lui raconte sa version des faits, généralement influencée par les Balkany, donc biaisée." Jusqu'aux autorités administratives, qui sont sommées de veiller à ce que les amis du président ne manquent de rien. Très vite, le préfet Pierre de Bousquet de Florian, suspect aux yeux de Sarkozy depuis l'affaire Clearstream, est débarqué, dix-huit mois après son arrivée à Nanterre. Au profit d'un sarkozyste pur et dur. "Quand le nouveau préfet est arrivé, révèle Devedjian, il a été convoqué chez Sarko, qui lui a donné sa feuille de route en ces termes : "1) Il faut veiller aux intérêts de mon fils. 2) Beaucoup de gens dans les Hauts-de-Seine vont dire qu'ils sont copains avec moi, mais je n'ai qu'un ami dans ce département, c'est Balkany ».

 


 

Quand Sarkozy a quelqu'un dans le nez...
il l'élimine !

Dans leur ouvrage "Sarkozy m'a tuer", les journalistes Fabrice Lhomme et Gérard Davet ont recueilli les témoignages et les accusations de 27 victimes du sarkozysme.

Le président de la République n'aime pas qu'on se mette en travers de son chemin. Comme, avant lui, Jacques Chirac et François Mitterrand, son ascension est semée d'adversaires éliminés, de partisans sacrifiés ou de simples Français embarqués par accident dans une histoire trop grande pour eux. Mais, avec Nicolas Sarkozy, la machine à évincer s'est dotée de deux rouages supplémentaires : d'abord, la cause de l'élimination d'un "gêneur" peut être une simple exigence de communication ; ensuite, l'humiliation est couramment pratiquée, parce qu'elle permet de faire savoir que le clan présidentiel, une fois de plus, a été le plus fort. Dans leur livre, Fabrice Lhomme et Gérard Davet, grands reporters au Monde, sont allés à la rencontre de 27 victimes du sarkozysme

Interview

Y a-t-il une "méthode Sarkozy" pour éliminer quelqu'un ?

 

Fabrice Lhomme : La volonté est récurrente, le processus change: on ne s'y prend pas de la même façon pour la petite comptable de l'affaire Bettencourt, Claire Thibout, qui dénonce un financement politique, ou pour Patrick Devedjian, qui s'oppose à Isabelle Balkany. Le système Sarkozy est très sensible aux rapports de forces: on écrase directement le faible, on procède de manière plus fine, voire perverse, avec le fort. 

 

Gérard Davet : Un point commun cependant : la volonté d'humiliation. Nous citons la phrase fétiche de Nicolas Sarkozy, évoquée par Dominique de Villepin dans notre ouvrage: "Et pourquoi je me gênerais ?" Il n'aime pas qu'on se mette en travers de sa route et utilise tous les moyens à sa disposition. 


Quel est son degré d'implication personnelle ?

 

F. L. : Il y a ses colères: il a quelqu'un dans le nez, il faut l'éliminer. Et puis il y a les phénomènes de cour, avec des collaborateurs zélés qui vont au-devant des désirs du prince. Plusieurs victimes ont été frappées par une fatwa qui ne venait pas directement de lui, mais qu'il avait au moins avalisée. 


G. D. : Depuis 2002 et son arrivée à l'Intérieur, il est constamment à la manœuvre. En direct, comme pour le préfet de la Manche, viré à cause de sifflets subis à Saint-Lô, ou avec plus de distance, comme dans l'affaire Julien Dray, où il feint de ne pas être au courant. En revanche, dans l'affaire Claire Thibout, le lien entre Nicolas Sarkozy et le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, est évident. Il dispose aussi des leviers médiatiques : après plusieurs charges publiques contre Daniel Bouton (PDG de la Société générale au moment de l'affaire Kerviel), il finit par le faire craquer.

 

F. L.: La logique du bouc émissaire est emblématique de la pratique sarkozyste. Plusieurs victimes nous ont dit: "Il n'avait rien de personnel contre moi, mais il fallait un coupable." 


N'est-ce pas cela, la politique ?


F. L. : C'est plutôt une dérive populiste inquiétante. On ne résout pas des problèmes complexes en coupant quelques têtes. 


G. D. : Et, dommage collatéral, cela casse les corps de l'Etat. La haute administration, admirative au début à l'égard de Sarkozy, le rejette désormais.

 

N'est-il pas normal de sanctionner des fonctionnaires défaillants ?


G. D. : Ce qui est contestable, c'est la volonté de casser. Un meeting en Corse se passe mal en 2003 - en grande partie de la faute de Sarkozy et de son cabinet, d'ailleurs - et on limoge le préfet. En outre, pourquoi le cabinet du ministre se sent-il obligé de faire circuler des photos ridicules du fonctionnaire ?


L'humiliation, en la rendant visible par l'opinion, n'est-elle pas indispensable pour donner une force politique à la sanction ?


F. L. : C'est infliger une double peine. Sous Jacques Chirac et François Mitterrand, il n'y avait pas cette obsession de dégrader. Souvent, avec Sarkozy, les gens ne paient pas pour des fautes graves qu'ils auraient commises, mais parce que le président a été vexé ou parce qu'il se sent menacé. Ainsi, Dominique Rossi est limogé parce qu'une poignée de manifestants a envahi la pelouse de Christian Clavier, un ami du chef de l'Etat. Le responsable policier a bien géré l'incident, évité l'embrasement, mais il est viré !  


Qui, dans le système Sarkozy, est à la manœuvre ?


G. D. : De hauts responsables de la police et de la justice: Bernard Squarcini, Philippe Courroye, Patrick Ouart, Michel Gaudin, Claude Guéant... Tous compétents, reconnus dans le sérail et en lien direct avec le président, qui peut leur demander ce qu'il veut sans s'exposer à la contestation.


F. L. : On a parlé de "cabinet noir" à l'Elysée sous Chirac. Ce qui est différent avec Sarkozy, c'est que tout est transparent, les hommes du président ont pignon sur rue et s'expriment dans la presse. C'est un "cabinet blanc".

 

Peu de politiques ?


F. L. : Les politiques mettent en musique les décisions prises: comme Dominique Paillé, Frédéric Lefebvre, Nadine Morano, Xavier Bertrand, Brice Hortefeux.


G. D. : Ceux-là montent au créneau avec des mots très durs. D'autres sont à la lisière du politique, comme Pierre Charon, très important avant sa disgrâce pour monter des cabales.

 

Plusieurs ont pris du champ. Le système se délite-t-il avec la fin du mandat ?


F. L. : Au contraire, il se resserre. Ils sont allés très loin, ont fait des erreurs et cela s'est vu. Il y a une volonté de prudence, mais aussi un durcissement, car la réélection du président est menacée.  

 

G. D. : Ils gardent un sentiment d'impunité. Dans toute démocratie mature, Philippe Courroye aurait dû faire l'objet d'une enquête interne et être sanctionné. La Direction centrale du renseignement intérieur aussi. 

 

Nicolas Sarkozy a-t-il, selon vous, commis des choses illégales ?


F. L. : Il faudrait regarder ce qu'ont fait les services secrets, en matière d'écoutes notamment.


G. D. : Ce système n'est pas forcément illégal, mais il est très souvent amoral.

 

F. L. : Montrer à quelques journalistes amis un rapport de police évoquant le fait qu'une députée socialiste aurait été violentée par son conjoint, n'est-ce pas indigne ?

 

Réélu, Sarkozy changerait-il de méthode ?


F. L. : Je pense au contraire que cela s'aggraverait. Les victimes décrivent un homme rancunier, qui ne pardonne pas. Dans le livre, nos "bannis du sarkozysme" le disent : s'opposer à lui, c'est s'exposer à des représailles.

 

Les "victimes" n'en font-elles pas beaucoup ? Facile de se déclarer martyr de Sarkozy...

 

G. D. : C'est une posture commode, en effet, pour certains d'entre eux. Beaucoup ne sont pas exempts de reproches, comme Yves Bertrand. Mais tous sont frappés par une vindicte personnelle du président et le ressentent comme une injustice. Victime de Sarkozy, on devient vulnérable, sans vraie résilience. Sauf pour Patrick Devedjian, que les électeurs ont confirmé contre le système Sarkozy.

 

F. L. : La plupart ne s'attendaient pas à un tel traitement et ont été traumatisés d'avoir été visés, parfois publiquement, par le président de la République.

 

Les victimes lui en veulent-elles personnellement ?


F. L. : Oui. Elles ont développé une véritable haine.

 

G. D. : Elles nous ont révélé des choses parfois incroyables, qu'elles n'auraient jamais confiées si elles avaient été mieux traitées, plus discrètement.


Et pourtant, elles pourraient voter à nouveau Sarkozy...


G. D. : Ce n'est valable que pour les politiques, opportunistes par nature, qui pourraient même revenir dans le système si le président le leur proposait. Les fonctionnaires, non : ils ne sont pas armés, et ils ont trop souffert. 

 

Certaines victimes font partie des médias : quelle vision avez-vous des journalistes politiques ? Serviles ou courageux ?


G. D. : Difficile de généraliser. Mais, à l'étranger, on considère que le journalisme politique français doit se régénérer: c'est vrai, les interviews du président sont souvent complaisantes, les milieux politiques et médiatiques sont poreux. Sans compter les liens incestueux entre le président et les propriétaires de grands médias. Nos téléphones ont été surveillés par les services secret.


F. L. : Ceux qui osent sont sanctionnés. Nicolas Sarkozy a humilié plus d'un journaliste coupable d'avoir posé une question gênante, comme le faisait Mitterrand. Sarkozy, de ce point de vue, s'inscrit dans la pire tradition de la Ve République.

 

Avez-vous été inquiétés durant ce travail ?


G. D. : Ce fut un livre compliqué à faire : pas de mails échangés entre nous, peu de conversations téléphoniques, des rencontres discrètes. En un an, nos téléphones ont été surveillés par les services secrets, nos appartements ont été cambriolés... Cela crée un climat pesant.

 

F. L. : Nous avons été frappés par un sentiment qui se dégageait de nos interlocuteurs : LA PEUR.

 


 

Des méthodes dignes de la Gestapo déja dénoncées par Médiapart

Le 6 juillet 2010, Mediapart recueillait et publiait le témoignage de Claire Thibout sur la remise d'argent liquide (150.000 euros) à Eric Wœrth pour le financement de la campagne présidentielle, sur les "enveloppes" données au politique et sur le financement de Sarkozy. Témoignage ensuite répété sur procès-verbal à plusieurs reprises devant la police et la justice, et confirmé par plusieurs autres employés de Liliane Bettencourt, dont son chauffeur.

 

Témoignage également confirmé par des éléments matériels : les agendas de Claire Thibout, qui font état des retraits bancaires et des rencontres avec Eric Woerth, les carnets du photographe François-Marie Banier.

 

Dans Sarko m'a tuer, Claire Thibout revient sur les pressions subies de la part des enquêteurs, aussitôt après la publication de notre article : « Les policiers voulaient me faire dire que Mediapart était un journal de voyous (...) Comme je me sentais très mal, j'ai lâché sur un point précis, celui du financement éventuel de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, que les propos figurant dans l'article de Mediapart relevaient de la ‘'romance''. C'est cette expression qui sera ensuite utilisée pour tenter de décrédibiliser mon témoignage. »

 

« Les policiers n'étaient pas contents, ajoute Claire Thibout, ils voulaient que je leur dise que tout était faux. Ils subissaient eux-mêmes une incroyable pression. A chaque feuillet tapé, l'un des quatre policiers faxait le PV à sa hiérarchie et au parquet de Nanterre, qui rappelait pour faire changer tel ou tel mot. »

 

L'ex-comptable évoque là ces deux journées des 7 et 8 juillet 2010, où l'Elysée prend directement en mains la contre-offensive. Le 8 juillet au matin, Le Figaro et Le Monde publient des extraits tronqués du procès-verbal d'audition de la comptable (fuites organisées par le pouvoir), où est mis en exergue le mot "romance". Dans la foulée, Claude Guéant estime que la "vérité est rétablie" et l'UMP sonne l'hallali contre Mediapart. Cela ne dure que quelques heures.

Le soir même, Mediapart publie l'intégralité du procès-verbal de Claire Thibout dans lequel elle confirme les enveloppes d'argent liquide données "à des politiques". La manœuvre de Claude Guéant est éventée. Xavier Bertrand, alors secrétaire général de l'UMP, accuse Mediapart de "méthodes fascistes". A la suite d'une plainte en diffamation déposée par Mediapart, il a été mis en examen il y a quelques semaines. Mediapart avait fait le récit de ces épisodes dans plusieurs articles :

Aux pressions exercées sur les témoins, Isabelle Prévost-Desprez ajoutent celles que doivent subir les policiers et les magistrats. « J'ai été l'objet de surveillances, affirme-t-elle, c'est une évidence, mais je n'en ai rien à faire, je peux tout assumer dans ma vie, même si ça m'ennuie de savoir que certains utilisent des éléments de ma vie privée pour tenter de m'affaiblir. J'étais persuadée d'être sur écoutes. Des écoutes illégales à mon avis. Cela a toujours été clair pour moi, je ne me pose même plus la question ».

 

Un juge accusant le pouvoir de surveillance et d'écoutes illégales... Là encore, la magistrate vient renforcer ce que Mediapart avait écrit sur la mise sous surveillance des acteurs de ce dossier comme des journalistes. Un cambriolage à Mediapart, avec le vol d'ordinateurs et d'une copie des enregistrements réalisés par le majodorme de Liliane Bettencourt ; la surveillance téléphonique d'un journaliste du Monde pour identifier une de ses sources à la Chancellerie (le quotidien a porté plainte) ; un cambriolage au Point et là encore, le vol de l'ordinateur du journaliste en charge de cette affaire : le 3 novembre, Edwy Plenel expliquait comment Mediapart était l'objet d'une surveillance illégale :

http://img11.hostingpics.net/pics/915881Plenel.jpg« Notre journal, écrivait-il, fait l'objet depuis plusieurs mois d'un espionnage tous azimuts. Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme, les deux journalistes de Mediapart spécialisés dans les enquêtes sensibles pour l'Elysée, notamment les affaires Karachi et Bettencourt, auraient eu droit, depuis mars-avril, à des surveillances téléphoniques afin d'établir une cartographie de leurs relations et contacts. [...] Nos sources nous affirment que Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme, voire d'autres membres de notre équipe, auraient eu droit au même traitement que leur confrère du Monde, Gérard Davet, ou que la juge de Nanterre, Isabelle Prévost-Desprez, dont les "fadettes" (factures détaillées) des téléphones portables ont été explorées par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) [...] Surtout, on nous affirme que cette inquisition d'Etat est impulsée et coordonnée par le secrétaire général de l'Elysée lui-même, Claude Guéant. "Ils sont déchaînés", a confié un ministre important du gouvernement à l'un de ses proches qui nous l'a rapporté. Cet interlocuteur nous assure que ce ministre savait, dès septembre, que les médias en pointe sur le dossier Bettencourt feraient l'objet d'opérations clandestines, citant explicitement Mediapart, Le Monde et Le Point, soit précisément les trois journaux victimes de vols ou de cambriolages ».

 

 


 

En exclusivité juste pour vous, les images compromettantes qui démontrent les extorsions de fonds perpétrées par le monarque et sa clique...

 

 

 

 

 


 

Valérie Traitresse, grande pétresse de l'UMP dénonce un complot...

 

 

Elle ne croit pas si bien dire. Certaines rumeurs circulent déjà sur la toile indiquant que les instigateurs du retour de ce scandale proviendrait du sein même de l'UMP ! Certains lieutenants du parti (députés et sénateurs entre autres) convaincus d'une défaite assurée en 2012 seraient bien décidés à ne pas attendre 2017 et à défendre leur favoris : Jean-François Copé.

Sarközy s'est juste trompé d'empereur, lui qui rêvait d'être un Naboléon connaîtra peut-être un destin identique à un autre empereur, celui de Jules César...

 

On n'est jamais mieux trahi que par les siens, Sarközy, expert en la matière, devrait être averti.

 

http://img11.hostingpics.net/pics/872752Nain.jpg

 

 

Sources : Le Monde, L'Express, Mediapart, BFMtv, 24/24 Actu

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 11:51

Loto-Journal.jpg

 

Vu sur le blog   Cafardages

 

http://img4.hostingpics.net/pics/223373cafardages.jpg

 

 

Le PV de stationnement passe à 17 €

 

http://img4.hostingpics.net/pics/5053691215149372prosti.jpg"Pour 3 € de plus mon chou, je te fais la vidange !"

 

A ce prix là, on laisse tomber la pervenche !

 

 

http://img4.hostingpics.net/pics/24423148PV.jpg

"Allez, 15 € la vidange-graissage et on s’y met à deux !"

 


Ce qu’elles feraient pas quand même pour casser les prix !


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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 10:11

http://www.finikode.com/a_data/dominos.jpg

"Je tombe, tu tombes, il......"

 

Avis de risque de Tsunami

Si la RATP a son "roi", Disneyland Paris a son "lion", et ces deux tristes sires sont comme tout le monde le sait, une espèce en voie de disparition.

J'alerte donc la Direction de Disneyland Paris et la Fédération CGT du Commerce et des Services sur les risques réels de contagion que pourrait connaître l'entreprise dans les semaines à venir vis à vis des évènements qui viennent de se produire à la RATP.

Ce danger étant imminent, il appartient donc de sauver ce qui peut encore l'être en prenant des mesures plus que jamais nécessaires.

A défaut, c'est un tsunami puissance 10 au regard de celui qui se déroule à la RATP qui pourrait survenir à n'importe quel moment.

Autant dire que dans un tel cas, Disneyland Paris pourra économiser sur les festivités de son 20ème anniversaire, la publicité étant malheureusement assurée par des évènements d'un tout autre ordre.

Amitiés à tous et à toutes


Cyril LAZARO

Météorologue amateur

 

 


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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 17:36

metro-boulot-sodo

et bien plus si affinités...

 

 

 

Ne pas confondre syndicat du travail et syndicat du crime

Voila un scandale qui n'est pas sans rappeler certaines similitudes avec ce qu'il se passe dans un très grand parc de loisirs parisien dont je tairais le nom afin de ne pas faire de publicité gratuite à ce groupe américain.


Ce n'est pas mieux au sein de la RATP où un ex-responsable syndical (UNSA) aurait échangé des avancées de carrière contre des faveurs sexuelles. La direction de la Régie autonome des transports urbains (RATP) et le syndicat SUD ont saisi la justice à la suite de la diffusion d'une lettre anonyme dénonçant un scandale sexuel au sein de l'entreprise et mettant particulièrement en cause un ancien responsable syndical. Le courrier avait été envoyé le 22 juin au PDG de la RATP, Pierre Mongin, qui dit l'avoir transmis au parquet de Paris, a-t-on appris, mercredi 24 août.

 

Dans ce courrier, les agents de l’établissement public s’y plaignent que certains de leurs dirigeants sont "manipulés par un gourou et roi syndicaliste". La missive anonyme évoque des "soirées" organisées dans des locaux de la RATP et avance que certains salariés ont dû se livrer à des prestations sexuelles en contrepartie d'un avancement.

 

COMPLICITÉ DE LA DIRECTION

« Tout le monde était au courant, mais il n'y avait pas de preuves. Les victimes n'ont pas porté plainte parce qu'elles ont peur », a déclaré Olivier Cots, secrétaire de SUD-RATP, également destinataire de la lettre anonyme. D'après lui, l'ex-syndicaliste mis en cause dans cette lettre, qui lui a proposé les services d'une prostituée, « a bénéficié pendant des années de la complicité de son syndicat et de la direction ». La lettre anonyme, ou du moins sa diffusion, est venue bousculer le désordre établi. La missive laisse supposer que la direction de la RATP aurait pu couvrir les manœuvres de l’homme qu’elle met en cause. « Dès que nous avons pris connaissance de l’existence de cette lettre anonyme, immédiatement nous avons diligenté une enquête interne, qui est dirigée par Franck Avice, en charge de l’inspection générale », a affirmé le porte-parole de la régie de transports. L’entreprise, qui ne souhaite pas se prononcer sur l’affaire, a par ailleurs assuré avoir déposé une plainte auprès du parquet de Paris et d’en avoir accusé réception le 22 août, soit deux mois après la date de la lettre anonyme.

 

De son côté, la CGT RATP, principal syndicat de l'entreprise, a jugé qu'il était "bien" que cette affaire soit rendue publique.  « Au-delà du scandale sexuel, c'est tout un système qu'il faut condamner. C'était un système organisé qui a été mis en place qui faisait que les gens ne parlaient pas et ce syndicaliste faisait pression » , a dit son porte-parole, Eric Nabet. La CGT a mis en cause la direction, l'accusant de le protéger :  « La direction s'est servie de ce personnage pour avancer dans l'entreprise et il a été nommé au mois de juin à la maîtrise, c'est un retour d'ascenseur de la direction ».

 

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ET PLUS SI AFFINITÉS...

Les agissements de l’homme en question, décrits avec force détails dans la missive, relèveraient effectivement, s’ils étaient avérés, de pratiques d’un autre âge. Le "Roi" et ses "lieutenants" auraient fait régner la terreur sur leurs "sujets" de la RATP pendant plusieurs années. Fort d’une position dominante, "Sa Majesté" aurait avantagé des membres de sa famille, en l’occurrence sa femme et sa fille, la "reine" et la "princesse" Monsieur, le frère du Roi, ne serait pas en reste non plus question faveurs, ni les plus proches membres du "système". Des avancements de poste immérités, des congés à rallonge, des passe-droits à tout-va, en remerciement de la loyauté. Des brimades et des pressions psychologiques pour ceux qui refusent de se plier au bon vouloir du "dictateur". Lequel se serait lui-même octroyé de généreux privilèges, comme quatre mois de vacances par an. Des membres du personnel auraient même été mis en disponibilité de leurs services pour "faire des travaux dans la villa" de Sa Majesté.

 

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DES PARTOUZES DANS LES LOCAUX DE LA RATP

La liste ne s’arrête pas là, car le Roi se serait également livré à de véritables débauches comme des soirées qualifiées de "partouzes", organisées dans les locaux de surveillance de la RATP. « Tout le monde doit obéir », dénonce le corbeau : dirigeants insérés dans le "système" ou employés harcelés physiquement et verbalement. « Plusieurs femmes ont vendu leur corps de manière contrainte pour obtenir un déroulement de carrière ou un service du syndicat », affirme le dénonciateur. Femmes abusées et hommes témoins menacés de représailles, le système était verrouillé.


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PROXÉNÉTISME ET TRAFFIC D'INFLUENCE

Le syndicat Unsa, auquel appartenait le Roi, estime pour sa part que c’est, en ce qui le concerne, « de l’histoire ancienne ». La "maison mère" du syndicat avait déjà décidé depuis un bon moment de se couper un bras pour respecter les valeurs du syndicalisme. A l’été 2010, les élus avaient été informés, disent-ils, de dysfonctionnements dans le positionnement syndical de l’Unsa-Commercial, ainsi que de bruits de couloirs et autres rumeurs faisant état de pressions et de harcèlement sexuel exercés sur les employés. Après une longue procédure, le syndicat entier avait été exclu le 4 janvier, une décision confirmée de manière définitive à la fin du mois de mars. Olivier Cots, du syndicat SUD, a été à l’époque sollicité pour prodiguer ses conseils aux disgraciés. Il s’était alors vu proposer par le "Roi" les services d’une jeune femme vraisemblablement prostituée, qui se proposait de lui prodiguer une fellation. Après avoir reçu également la lettre anonyme, le syndicat SUD a décidé de se constituer partie civile et de porter plainte contre X pour proxénétisme, trafic d’influence, harcèlement moral et sexuel.

 

 

 

 

Sources : LeMonde.fr, FranceSoir.fr

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