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  • : Le blog satirique du Papy Mouzeot
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Erick Bernard

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 12:10

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La scène n'aura été que trop brève mais le président des riches se souviendra de son passage à Brax !

Ce matin alors que Nicolas 1er saluait ses sujets dans la bonne ville de Brax (Lot-et-Garonne) un individu qui faisait mine de tendre la main a "choppé par le colbac" le candidat à sa propre succession au point de lui faire manger les barrières de sécurité.

Le jeune téméraire âgé d'environ une trentaine d'année, professeur de musique de son état (selon France 2) s'est immédiatement retrouvé à terre, plaqué au sol par des membres de la sécurité.

Pendant ce temps "le prochain président sortant" reprenait son bain de foule comme si de rien n'était.

Le kamikaze se trouve actuellement en plein récital dans les locaux de la section de recherche de la gendarmerie d'Agen.

Quand on dit que la musique adoucit les mœurs...

 

 

L'agresseur présumé s'appelle Hermann Fuster. Agé de 32 ans et inconnu des services de gendarmerie, il est employé au conservatoire municipal d'Agen, où il s'occupe de l'accueil et de manutention. Le site de socialisation Copains d'Avant présente la fiche d'un Agenais nommé Hermann Fuster, qui se décrit comme "glandeur de la fonction publique". La photo représente un homme en marcel noir, coiffé d'une casquette et portant des bracelets de cuir, comme l'homme dont on aperçoit brièvement le bras sur la vidéo. Sur sa fiche, il indique aussi avoir lu "De la servitude moderne" de Jean-François Brient, citant la phrase : «Mon optimisme est basé sur la certitude que cette civilisation va s'effondrer. Mon pessimisme sur tout ce qu'elle fait pour nous entraîner dans sa chute».


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Published by Papy Mouzeot - dans Drôleries
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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 09:38

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« On savait que l'issue serait favorable »

 

Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, enlevés le 30 décembre 2009 alors qu'ils étaient en reportage en Afghanistan, ont enfin été libérés après 547 jours de captivité.

 

Les premières images de l'arrivée de Taponier et Ghesquière

 

Une grosse et belle surprise. Les journalistes français Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, enlevés depuis 18 mois, 547 jours exactement, en Afghanistan, ont été libérés, a confirmé France 3 mercredi après-midi. L’information a été officialisée par le président de l'Assemblée nationale en pleine séance des questions au gouvernement, pour justifier le soudain départ du Premier ministre, François Fillon, et de son ministre des affaires étrangères, Alain Juppé.


D’après les premières informations, les journalistes de France 3 seraient déjà à Kaboul, et attendus sur la base de Villacoublay (Yvelines) demain matin vers 8 heures. Tous deux seraient reçus dans la foulée par Nicolas Sarkozy à l’Elysée. Cette heureuse nouvelle intervient alors qu’une nouvelle journée de mobilisation avait lieu ce mercredi à Paris. C’est d’ailleurs à l’issue du rassemblement que les familles des otages ont reçu un appel du président pour leur annoncer ce qu’ils rêvaient d’entendre depuis un an et demi. Béatrice Coulon, la compagne d'Hervé Ghesquière, a répondu à la sollicitation d’i>Télé dans un éclat de rire, en direct de Beaubourg. «C’est l’explosion de joie, je ne contrôle plus rien, a-t-elle lancé. C’est extraordinaire que cela arrive maintenant; je ne devais pas être à Paris aujourd’hui, mais je me suis trompée de route car j’ai reçu un appel déstabilisant, me disant que ma place était peut-être à Paris aujourd’hui. Et voilà, je suis là et c’est cette bonne nouvelle qui m’a accueillie», a-t-elle confié folle de bonheur. Comme on lui demandait si elle avait des indices qui laissaient présager cette libération, Béatrice Coulon a répondu oui en riant. «J’étais confiante, a-t-elle assuré. Quand je suis allée à Kaboul, déjà, il y avait des signes d’optimisme. Mais en Afghanistan, les choses prennent beaucoup de temps, donc on ne savait pas quand ça allait se faire.» Sous le choc, Arlette Taponier, elle, en a le souffle coupé. La mère de Stéphane a reconnu qu’elle ne s’y attendait pas du tout. «Ça fait tellement longtemps que nous, on y croyait pas», a-t-elle seulement réussi à dire. «Vivement demain !» Leurs trois accompagnateurs afghans auraient également été libérés. Mais d’après les sources de la chaîne d’information en continu, ils l’auraient en réalité été à la fin de l’année dernière. Une opération tenue secrète pour ne pas mettre en péril négociations concernant les Français. Les Afghans seraient donc déjà auprès de leurs familles.

 

Le gouvernement avait finalement opté pour la prudence

Stéphane Taponier, Hervé Ghesquière et leurs trois accompagnateurs afghans, Mohamed Reza, Ghulam et Satar, ont été enlevés par des taliban présumés dans la province montagneuse de Kapisa (60 km au nord-est de Kaboul), le 30 décembre 2009, alors qu'ils enquêtaient pour le magazine de France 3, Pièces à conviction. La durée de leur détention est un record depuis les prises d’otages de Jean-Louis Normandin, enlevé le 8 mars 1986 et libéré le 27 novembre 1987 au Liban, et Jean-Paul Kauffmann, enlevé à Beyrouth le 22 mai 1985 au Liban et libéré le 4 mai 1988.

Jusqu’au début de l’année, le gouvernement français se disait optimiste quant à l’issue des négociations. Un discours malheureusement pas suivi de résultat, qui a lassé les familles des deux Français, qui avaient brisé le mur du silence auquel elles s’étaient docilement soumises, au premier anniversaire de captivité. En effet, les autorités ne leur racontaient pas ou peu l’avancée des négociations, par mesure de précaution et au nom du «secret défense». En septembre 2010, l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des armées, avait évoqué un «espoir raisonnable» qu’ils soient libérés avant Noël. En décembre dernier, le ministre de la Défense d’alors, Alain Juppé, s'était encore dit «confiant» quant à une prochaine libération des deux journalistes, à l’issue de sa première visite en Afghanistan et après une rencontre avec le président afghan à Kaboul. «Les discussions, comme on vous l'a dit à plusieurs reprises, sont intenses. Je souhaite comme vous du fond du cœur que ça aille le plus vite possible, mais je ne veux pas vous donner de date», avait-il ajouté sans toutefois fixer de calendrier cette fois. Depuis, le discours de Paris avait changé. Le 4 mai, le ministre avait expliqué que les négociateurs français de Kaboul avaient scellé un accord au début de l’année, mais qu’il avait capoté «au dernier moment». «On a repris nos discussions par tous les canaux possibles. Conformément à la ligne que j'ai prise, je ne veux pas susciter de faux espoirs donc je ne donnerai pas de calendrier, ni d'indications plus précises», avait-il conclu, prudent.

La dernière preuve de vie des journalistes remontait au 19 décembre dernier. Tout ce que l’on savait depuis, «ce qu’on veut bien nous dire, précise Paul Nahon, ancien directeur de l’information de France 3, sur Europe 1, c’est qu’ils sont en bonne santé, qu’ils résistent. Ils sont fatigués, affaiblis, évidemment. Mais ils ont bon moral», poursuivait-il avant de lâcher : «Est-ce qu’on nous ment ou pas, je n’en sais rien.» Mais Paul Nahon disait de pas «perdre pas espoir». Soulignant que Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière sont "deux durs à cuire", il assurait que "les négociations n’ont jamais cessé", que la "pression est au maximum".

 

 

Les révélations de Match :


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Les secrets d'une libération

 

Kaboul, mardi 21 juin. Le mystérieux "commandant Z." n’est pas dépourvu de sang-froid. Tranquillement installé dans les luxueux jardins d’un hôtel situé en plein cœur de Kaboul, ce commandant taliban, recherché par la coalition internationale, savoure son thé vert, en lissant son shalwar kamiz, la tunique pakistanaise, d’un blanc immaculé. Il vient d’effectuer sans encombre le voyage depuis Peshawar, la base arrière des talibans, pour honorer le rendez-vous qu’il nous a fixé quelques jours plus tôt. C’est notamment depuis Peshawar, ville pakistanaise, à la frontière de l’Afghanistan, que les insurgés montent leurs raids les plus meurtriers dans l’est du pays.

Cette région, le commandant Z. la connaît parfaitement. En 2001, il était l’un des cadres dirigeants des «étudiants en théologie» à Jalalabad, la capitale de la province stratégique de Nangarhar. Aujourd’hui, il y dirige un groupe de 300 combattants, placé sous l’autorité du maulavi Abdul Kabir, souvent considéré comme le numéro 2 dans le mouvement rebelle, après mollah Omar. Mais si le commandant Z. a insisté pour que nous nous retrouvions à Kaboul, ce n’est pas pour évoquer la montée en puissance des talibans et le début du retrait des forces occidentales. Z. est en effet porteur d’un message de Qari Baryal, le commandant qui retient nos deux confrères et amis, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier.

Baryal n’est pas un taleb ordinaire. Ce commandant taliban opère dans la région de la Kapisa, au nord de Kaboul, dont il est le gouverneur fantôme (shadow governor). Il figure en bonne position au sein de la liste des commandants les plus traqués par la coalition internationale, et réside désormais fréquemment à Peshawar, au Pakistan. Sa mort a été plusieurs fois annoncée à tort par la FIAS (Force internationale d’assistance et de sécurité), notamment en janvier 2011, lors d’un bombardement ciblé, dans la province de Kunar. Le 12 janvier 2008, Qari Baryal avait déjà échappé aux bombes de la «Task Force 373», une unité spéciale chargée de liquider des «cibles de grande valeur», répertoriées dans une liste baptisée JPEL (Joint Prioritised Effects List). Son nom y apparaissait alors en septième position. L’attention portée à Baryal par la coalition s’explique par ses qualités de stratège. En prenant le contrôle de la Kapisa, cet ancien combattant du Hezb-i-Islami rallié aux talibans a porté l’insurrection aux portes de Kaboul. On le soupçonne d’avoir dirigé l’embuscade qui, en août 2008, a coûté la vie à dix soldats français et en a blessé 21 autres. Son plus récent fait de gloire ? Etre parvenu à ouvrir sur son territoire des corridors sécurisés, qui permettent aujourd’hui aux talibans de s’infiltrer depuis le Pakistan pour gagner le nord de l’Afghanistan, où la rébellion s’étend dangereusement.

Le commandant Z., son émissaire, se montre d’emblée rassurant sur la santé d’Hervé et Stéphane, ainsi que de leurs accompagnateurs afghans. «Ils vont bien. L’un des deux Français est occupé à la rédaction d’un livre. L’autre passe beaucoup de temps à dormir. Quant à leur guide afghan, il a entrepris d’apprendre le Coran par cœur.» L’essentiel du message de Qari Baryal concerne sa volonté de solder désormais au plus vite l’affaire des otages. Selon son émissaire, Baryal a demandé à la choura de Quetta, du nom de la ville pakistanaise où siège l’organe suprême des talibans, de finaliser les négociations. C’est ce haut-conseil, réunissant les plus importants dignitaires talibans dirigés par mollah Omar qui est seul habilité à traiter avec les intermédiaires désignés par la France.

 

Les talibans demandent que cela se passe au Pakistan

Le règlement de l’affaire des deux journalistes français ne semblait pas figurer parmi leurs priorités ces derniers mois. «Qari Baryal a fait récemment savoir à Quetta qu’il fallait accélérer les négociations ou qu’il traiterait lui-même directement avec les Français, explique le commandant Z. Il estime qu’il devient trop dangereux pour lui et pour ses hommes de garder les deux prisonniers. Nous avons déjà perdu plusieurs combattants, tués ou blessés lors de bombardements ciblés qui suivaient de peu des prises de contact. Le commandant Shafaq, qui est directement en charge de la surveillance de vos compatriotes, partage le même avis.» L’émissaire insiste à nouveau: «Si on n’avance pas cette semaine, Qari Baryal reprendra la négociation à son compte car il est décidé à clore ce chapitre.»

 

Vendredi 24 juin. Nouveau contact avec le commandant Z. Les évènements s’accélèrent. Le message de Baryal a été entendu par l’organe suprême des insurgés. Selon notre interlocuteur, les talibans ont revu à la baisse leurs exigences financières — pratiquement de moitié — et ne demande plus que l’élargissement de deux des leurs, contre quatre précédemment, en échange de la libération des otages : le maulavi Ihsanullah, capturé blessé en janvier dernier dans le district de Tagab, en Kapisa, et Mohamad Yunus, un important taleb. S’il ne survient pas d’éléments de blocage de dernière minute, comme cela est déjà arrivé, nos confrères pourraient recouvrer la liberté très rapidement.

 

Samedi 25 juin. L’ambassade de France à Kaboul a demandé aux talibans un délai de vingt-quatre heures. On achoppe encore sur le lieu où sera remise la rançon. Les talibans demandent que cela se passe au Pakistan. «Nous leur donnons le choix entre trois villes: Quetta, Islamabad ou Karachi». La France préfère que la négociation soit finalisée en Afghanistan.

 

Dimanche 26 juin. Dernier message de Z.: «On avance. La libération n’est plus qu’une question de jours, peut-être même d’heure.» A Match, nous décidons de verrouiller l’information.

 

Mercredi. Nos amis Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, deux journalistes aguerris, capturé le 29 décembre 2009, et leurs accompagnateurs afghans, sont libres.

 

 

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La conférence de presse de Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière

 

• 9h45 : La conférence de presse débute :

Hervé : "On n’a pas l’habitude de ça donc on est un peu intimidés mais super contents. J’ai eu quelques petits problèmes de santé, une bactérie, mais ça va mieux".
"On avait un moral d’acier, Stéphane c’est vraiment un mec très costaud. Il le fallait de toutes façons. Il fallait bien structurer son temps, pas partir dans l’ennui, dans le désespoir."

On a aussi bien été aidés par notre traducteur Rezza qui est avec sa famille à Kaboul.

Stéphane: "Moi je vais bien aussi", a-t-il lancé avec humour, alors que les journalistes posaient déjà une autre question. "On pouvait tenir encore", a-t-il assuré.

"La cuisine était trop bonne!", a-t-il encore plaisanté. Il a affirmé qu’ils n’étaient pas inquiets quant à l’issue des négociations.
"On savait qu’on représentait quelque chose d’important pour eux".

Hervé: "La nourriture n’était pas spécialement celle d’otages mais celle des montagnes afghanes, donc les quantités petites".

"On était enfermé 23h45 sur 24, on avait juste deux sorties pour aller aux toilettes".

La différence avec un prisonnier classique, c’est qu’on décompte les jours sans savoir quand ça va être la fin, a-t-il souligné, précisant qu’il y avait eu 3-4 tentatives échouées.

Ils ont su qu’ils étaient libres, que c’était la fin, alors qu’ils se trouvaient dans une grande maison et qu’on leur a dit que les négociations étaient finies.
Stéphane: "Après, on en a été certains quand on nous a donné notre habit immaculé blanc."
"Et surtout quand on est arrivé dans la base française de Tagab", a nuancé Hervé. "C’était hier vers 17 heures locales donc 14h30 en France".

Interrogés sur la manière dont ils s’occupaient, ils ont répondu qu’ils structuraient leur journée, faisant du sport, écoutant la radio, notamment RFI. "Je lui ai dit que les Jeux olympiques c’était pas tout de suite!", a plaisanté Hervé Ghesquière. Ce dernier a indiqué avoir tenu un journal de bord. "J’ai beaucoup écrit, 500 feuillets", a-t-il précisé. Il a pour sa part passé huit mois seul, du 13 avril au 13 décembre. Il recevait tout de même la BBC, mais la politique de la station est de ne pas dire un mot sur les otages tant qu’ils ne sont pas libérés, donc cela ne l’informait pas beaucoup sur son sort.

Grâce à leurs traducteurs, ils avaient même des conversations avec leurs ravisseurs. "Parfois, on avait des discussions intéressantes, sur leurs motivations, pourquoi ils faisaient ça, et même d’autres choses de la vie quotidienne. Je n’aurais jamais cru avoir ce genre de discussions avec des taliban!", s’est exclamé Hervé Ghesquière. "Le seul problème, a-t-il nuancé, c’est qu’il y a une vraie culture du mensonge. Est-ce qu’ils savaient des choses, est-ce qu’ils ne savaient pas des choses? En réalité, ils ne savaient pas grand-chose", a-t-il estimé, précisant qu’ils leur mentaient toutefois sur "les opérations qui se déroulaient dans le coin". "On entendait parfois des tirs de mortiers"

Hervé a une pensée très émue pour les autres otages et leurs familles, car "nous, ça y est, c’est fini", a-t-il insisté.

Comme on leur demandait de raconter leur plus gros espoir brisé, Stéphane a dit qu’en septembre dernier, il avait été déplacé et on lui avait annoncé que les négociations aboutissaient. Là il y a vraiment cru. "Mais à la fin on y croit plus", a-t-il ajouté.

Pour Hervé, c’était le 11 décembre dernier, quand son geôlier, au bout de 172 jours, lui a dit: "Dans trois  jours, toi, Stéphane et Rezza vous êtes dans un avion en direction de Paris".

A-t-il encore envie de faire ce métier ? "Plus que jamais", a d’emblée répondu Hervé.

 

• 9h42 : Enfin les visages des deux ex-otages apparaissent sur le tarmac.

Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier sont accueillis sous les applaudissements par les membres du comité de soutien. Ils sont pâles, surtout Stéphane, mais ils ont l'air plutôt en forme.

"Ca a été long, il y a eu des longs tunnels noirs, en particulier depuis février, mais ça va", a confié Hervé Ghesquière.

 

• 9H24 : Hervé Ghesquière au téléphone sur France 3 : "ça va relativement bien, quelques problèmes de santé relativement mineurs".

Interrogé sur les conditions de détention, il a dit avoir passé six mois seul. "On passé les cinq derniers mois ensemble mais sinon on a été séparé dès le début", a-t-il raconté. "Le plus terrible au début, c’est de gérer son planning, de s’occuper", a-t-il ajouté. Il a toutefois assuré ne jamais avoir été  "maltraité, jamais frappé, jamais enchaîné".
 
Sa priorité ? "Retrouver une vie normale au plus vite" et "surtout ne pas jouer les ex-otages".

De même, Stéphane Taponier s'est dit "très heureux". "On avait la radio donc on avait un peu les informations de ce qu'il s'est passé en France", a poursuivi le journaliste.

 

 

Début de polémique avant même leurs premiers pas sur le tarmac français !

L'exclusivité des images de la "descente d'avion" réservée aux caméras de TF1 et de LCI. France Televisions  (employeur des deux journalistes) privée d'accès y compris au pavillon d'honneur.

Les journalistes de France Television sont furieux de ne pas avoir pu filmer l'arrivée des ex-otages sur le sol français !

C'est Sarközy en personne qui a accueilli l'arrivée sur le tarmac des deux otages. Et pourtant aucune image n'a pu être prise de cette arrivée ni de l'entretien qui a suivi dans le salon du pavillon d'honneur. Pareil pour les retrouvailles des familles... sauf pour TF1 !

Les journalistes présents sur place en sont venus aux insultes, fâchés de ne pas avoir eu accès au salon d'honneur et d'assister aux entretiens des deux ex-otages. Et pour cause : France Televisions et France 3 particulièrement - puisque c'est la chaîne pour laquelle travaillaient Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière - n'avaient peut-être pas accès au pavillon d'honneur mais TF1 oui ! TF1 et LCI ont ainsi pu filmer l'arrivée des otages sur le sol français et les entretiens avec le président de la République.

 

Même dans des moments aussi importants que ceux-là le petit despote ne peut s'empêcher d'afficher sa préférence pour les chaînes privées (de ses copains) et son dédain pour le service public !

 

 

 

Sources : ParisMatch.com, dh.be

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 07:59

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Pour que "CASSE-TOI POV'CON" soit,
que les 22 mesures j'ai !

 

C'est officiel, Fernand Buron sort de sa paisible campagne pour une autre nettement moins tranquille...

LA GUERRE DES ÉTOILES
EST DÉCLARÉE

 

1. Nationalisation des sociétés d’autoroute et des compagnies de distribution d’eau. Nationalisation des banques aidées par l’État et des laboratoires pharmaceutiques mis en cause dans des scandales. Servier, à la caisse ! Encore un copain de Sarkozy, le tueur au Mediator !


2. Création d’une taxe sur les plus-values boursières. Interdiction d’implantation dans les paradis fiscaux pour les entreprises du CAC 40 qui ramènent leur impôt sur les bénéfices de 30% à 8%. L’Europe interdit aux pays membres d’être des paradis fiscaux. Sinon, dehors !

 

3. Suppression des machins inutiles avec emploi fictif et salaire astronomique pour les copains, comme le Conseil économique et social. Et il faudrait punir ceux qui dilapident l’argent public, parce que la Cour des comptes, dans ces conditions, autant pisser dans un violon! Vous avez vu ça, le maire de Tours ? 800.000 euros à rien foutre! Un socialiste! Et pendant ce temps-là, les gamins sont 40 par classe! Ah, les bon Dieu de crapules !

 

4. Interdiction du cumul des mandats et des micro-partis pour financer les hommes politiques. Inégibilité à vie pour les hommes politiques condamnés pour corruption. Les Balkany, on a assez vu vos têtes de truands, on dégage !

 

5. Interdiction pour les industriels de racheter des journaux et des chaînes de télévision.

 

6. Réquisition des logements vides. Baisse des loyers avec indexation sur les revenus des locataires. Et puis je virerais tous les riches des HLM aussi. Paraît qu’à Paris c’est plein de profs de fac…

 

7. Rétablissement de la formation pour les profs. Quand je pense que l’Éducation nationale a même pas fait grève, tu te demandes où ils ont la tête, les profs ! Et puis faudrait aussi arrêter de supprimer des postes… 

 

8. Retour à la retraite à 60 ans. Par contre, pour la SNCF, y a de l’abus… C’est fini, les trains à vapeur, les gars ! Je vais pas me faire des copains, là…

 

9. Les PTT, à présent… Embauche de personnel non vacataire, avec des sièges pour les guichetiers. La Poste « société anonyme » ! Quand je pense que Johnny a reçu du fric pour avoir sa tête de drogué sur un timbre! Tout ça pour faire plaisir à un pignouf de la direction. Direction… la Suisse! Pourquoi pas un timbre fiscal, tant qu’ils y sont ! Et ça fait la java avec Sarkozy ! Et pendant ce temps-là, les postiers se suicident, comme à France Télécom! Les salopards…

 

10. Taxation maximum des salaires des footballeurs milliardaires. Avec le fric récupéré on finance des postes d’éducateurs dans les petits clubs.

 

11.  Plafonnement des salaires des grands patrons et des directeurs d’organismes publics. Ockrent, tu rends l’argent et tu arrêtes de mettre ton ambre solaire sur tes notes de frais…

 

12. Taxation des produits fabriqués en Chine et dans les pays où on paie les ouvriers à coups de pied au cul.

 

13. Suppression du Loto et des jeux de grattage à la con. Ouverture de centres de désintoxication pour les malades du jeu. La Française des jeux, au poteau !

 

14. Fin de la casse du système hospitalier. Embauche de personnel dans les hôpitaux. Et puis j’embaucherais des clowns, des conteurs et des magiciens pour égayer la vie dans les maisons de retraite et les hôpitaux.

 

15. Réouverture des tribunaux supprimés par la poule Dior à Sarko. Ils trouvent du pognon pour les banques, ils peuvent en trouver pour la justice…

 

16. Police et sécurité. Le petit con a fait des dégâts, y a du boulot ! Bon, d’abord, suppression de la politique de rendement. Au lieu de mettre des PV pour se faire bien voir de leurs chefs et remplir les caisses de l’État vidées par le bouclier fiscal, les flics s’attaqueront aux vrais délinquants. Faudrait remettre de l’ordre dans la police aussi. Il y a trop de gens qui se font maltraiter par des voyous en uniforme. Faudrait faire des tests à l’école de police pour vérifier le QI et la moralité des poulets. Les cow-boys, au far-west !

 

17. Retour aux cantines scolaires de qualité. Formation en masse d’apprentis cuisiniers. Dehors, la Sodexo! Fini la bouffe à vomir dans les écoles et les hôpitaux. On a les meilleurs cuistots du monde, si c’est pas une pitié de voir ça! Je peux t’dire que ça en créerait, des emplois…

 

18. Suppression des niches fiscales. T’as du pognon, tu passes à la caisse, y a pas de raison.

 

19. Création d’un entretien d’aptitude à la profession de ministre pour éviter les incapables comme Lefebvre, Morano, Estrosi, Bachelot Fadela Amara, Rachida Dati. Ces deux-là, alors, c’est le pompon ! Faudrait les traiter au DDT ! Et encore !

 

20. Passage à la VIe République. Instauration d’une charte des devoirs du président. Les cinglés comme Sarko, on n’en veut plus ! Suppression de l’immunité parlementaire pour les députés et le président. Chirac, tes examens de santé, tu les feras à la Santé ! Nom de Dieu, ça m’démange… J’ai pourtant voté pour lui, et pas qu’en 2002 !

 

21. Agriculture. Mon gars Denis, il a sa petite idée pour améliorer la vie dans nos campagnes. Il a écrit un article là-dessus pour un journal de la « belle province », on va pas entrer dans les détails. Ça s’inspire du bouclier rural… C’est un député socialiste qui a lancé ça, pour réduire les inégalités entre la ville et la campagne. Comme l’État a laissé tomber les collectivités, ils proposent un traitement de cheval pour relancer tout ça. Parce que si on ne fait rien, dans dix ans, nos campagnes, ça va être le désert… 

 

– C’est quoi, l’idée de votre fils ?
- Les Bourses populaires de réseau et d’échange. On pourrait tro-quer tout ce qu’on veut, comme ça se fait déjà par endroits, acheter des légumes, de la volaille aux paysans du coin, sans passer par les mafias de la grande distribution. Comme les AMAP, quoi.
Une sorte de marché, en fait…
Sauf que là ça concernerait pas que les paysans. Mon gars Denis, il appelle ça une "agora citoyenne". On pourrait aussi apprendre à lire, chanter, danser, cuisiner, faire de la musique, du théâtre, organiser le covoiturage, fabriquer des vêtements et des jouets. Avec un médecin qui donnerait des consultations, des ordinateurs pour les gens qui n’ont pas Internet, des maîtres d’école pour aider les mômes qui ont du mal à suivre. Ça coûterait rien, avec tous les retraités qui demandent qu’à rendre service… Et puis faudrait remettre le cinéma partout. Je te garantis que les jeunes auraient moins envie de traîner ! Ce serait un endroit où on pourrait trouver du réconfort, rencontrer les gens des associations qui essayent d’améliorer la société. Mon gars Denis, il dit que l’avenir est aux réseaux, pour lutter contre la dictature des marchés ! Y a que comme ça qu’on s’en sortira… Parce que si on compte sur l’État, on sera morts avant ! Surtout à la vitesse que l’UMP bousille les services publics…

 
– Mais c’est la Révolution, votre programme !
- Parfaitement, une révolution ! Sinon on est foutus… C’est surtout pour les générations futures que je m’inquiète… parce que nous… Ah, oui, il y a un truc important que j’ai oublié !…

 

22. Le président : au SMIC. Comme tous ses frais sont pris en charge, il manquerait de rien.

 

– Mais plus personne ne voudra se présenter !
- Eh ben comme ça on aura un président intègre ! Tout le monde est pas obsédé par le fric comme l’autre abruti. Les campagnes élec-torales coûteront moins cher, y aura moins de corruption. Et on divisera par dix le budget de l’Élysée. Fini, les sondages pour engraisser les crapauds de Séguéla ! Ah, celui-là, si je l’tenais, je lui ferais bouffer sa Rolex !

 
– Le SMIC, quand même… pour le président…
- Bon allez ! Je monte à 4.000. Y en a marre de la gangrène du fric ! Ça ferait un bon exemple pour la jeunesse, vous trouvez pas ?

 

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Ceci est un communiqué de Jean-Jacques Reboux, porte-parole officiel du mouvement des "CASSE-TOI, PÔV'CON" depuis 2008.

 

Découvrez le programme complet de Fernand Buron en cliquant ici.

 

http://1.bp.blogspot.com/-8pzjlTgi-ZI/TacLUFmKB0I/AAAAAAAAAFQ/54_0TS6V0tg/s1600/de%25CC%2581dicace+Casse-toi20001.JPG

 

 

Par Papy Mouzeot souscripteur volontaire du brûlot qui congédie Sarközy

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 11:38

Sarkozy-connectionVous en voulez encore ?

 

4 ans déjà qu'ils nous rackettent comme des porcs et ils en redemandent encore !

A l'heure où le despote Nicolas 1er est à nouveau candidat et use de tous les artifices pour sa survie à l'Élysée, voici un bilan des divers scandales et affaires, qui s'allongera encore d'ici le 6 mai 2012, qui polluent la Sarkofrance depuis plus de 4 ans. Certaines affaires ne datent pas d'hier mais leurs auteurs ont été promus sous Nicolas Sarközy pour des raisons de politique interne à l'UMP.

 

Depuis 2007, les médias nous informent régulièrement d'affaires ou de possibles scandales impliquant des ministres des gouvernements Fillon, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Bien sûr, la plupart de ces informations n'ont pas été suivies de condamnations judiciaires et pourraient faire l'objet d'attaques en diffamation si nous n'étions pas prudents quant aux termes employés pour les rappeler.

 

Cependant, à moins d'un an de la prochaine élection présidentielle, il importe de garder à l'esprit tous ces scandales de la "République irréprochable" prônée par Nicolas Sarközy, qu'ils soient avérés ou simplement dénoncés par les médias.

 

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1. En pleine révolution tunisienne, Michèle Alliot-Marie propose le 11 janvier 2011 à l'Assemblée nationale que "le savoir-faire de nos forces de sécurité, qui est reconnu dans le monde entier, permette de régler des situations sécuritaires de ce type". La livraison de grenades lacrymogènes aurait finalement été annulée par la ministre le 18 janvier 2011, soit quatre jours après la fuite de Ben Ali.

 

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2. Le Canard enchaîné révèle aussi que Michèle Alliot-Marie a passé ses vacances de fin d’année en Tunisie, alors que les Tunisiens avaient déjà commencé leur révolution. Michèle Alliot-Marie, son compagnon Patrick Ollier, et ses parents auraient effectué deux trajets dans le jet privé d' Aziz Miled, un homme d'affaires qui aurait été proche de la famille Ben Ali-Trabelsi. Il aurait même été question d'une transaction immobilière en Tunisie. Mediapart a ajouté que Michèle Alliot-Marie se serait également entretenue au téléphone avec "le Président en fuite" pendant ses vacances. Elle a finalement démissionné.

 

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3. L'affaire Visionex concerne une société qui aurait proposé à des cafetiers l'achat de bornes internet qui, selon l'accusation, seraient en fait des machines à sous permettant des paris clandestins. Une enquête pour infraction à la législation sur les jeux de hasard a été ouverte. Mais le 6 octobre dernier, Le Canard enchaîné a révélé que lors d'une perquisition effectuée chez David Sénat (mis en examen le 1er octobre 2010) les policiers de la brigade de répression du banditisme auraient trouvé une lettre écrite en juillet 2008 par Michèle Alliot-Marie, annotée par Rachida Dati, alors ministre de la Justice, pour demander de "clôturer les investigations dans le cadre de la commission rogatoire, car la bonne foi a été prouvée". Or, l'enquête impliquait le fils de l'ancien garde des Sceaux Albin Chalandon, Fabien Chalandon, mis en examen le 20 mai 2010. Rachida Dati a dit qu'il s'agissait d'une déclaration mensongère et qu'elle envisageait de porter plainte.

 

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4. D'après Le Canard Enchaîné, deux frères de Fadela Amara auraient occupé son logement de fonction de 120 m² (trois pièces, un bureau, deux salles de bains et un cuisinier à disposition) à Paris pendant plusieurs semaines, un hébergement de ses proches aux frais de la République.

 

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5 . Le Canard enchaîné a révélé que Christian Blanc a fait acheter sur le budget de son secrétariat d'État pour 12 000 € de cigares en dix mois. Il aurait remboursé 3 500 euros correspondant, selon ses dires, à sa consommation personnelle, avant de rembourser la totalité de la dépense...

 

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6. Le Canard enchaîné a révélé en juin 2010 que Jeannette Bougrab avait fait doubler son indemnité de présidente de la HALDE (de 6 900 à 14 000 euros mensuels). Après qu'elle ait déposé plainte pour diffamation, le tribunal correctionnel de Paris l'a déboutée soulignant que l'enquête du Canard enchaîné était sérieuse et que les chiffres déclarés étaient "tout sauf fantaisistes".

 

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7. La mission sur la mondialisation confiée à Christine Boutin par l’Élysée. L'ex-ministre était rémunérée 9 500 euros par mois pour cette mission (dont certains professionnels jugeaient qu'elle ne présentait qu'un intérêt mesuré), auxquels elle a ensuite renoncé, et qu'elle cumulait avec sa retraite mensuelle de députée et de conseillère générale.

 

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8. Nous connaissons les positions de Christine Boutin sur l'homosexualité, dans son livre Le Mariage des homosexuels (paru en 1998), Christine Boutin pose la question : « où placera-t-on la frontière, pour un enfant adopté, entre l'homosexualité et la pédophilie ? ». Mais n'oublions pas l'opposition de Luc Châtel à la diffusion du court-métrage d'animation "Le Baiser de la lune" dans les écoles, destiné à la prévention contre l'homophobie, et la manière dont Valérie Pécresse aurait poussé Roger Karoutchi à faire son "coming-out" lors de l'investiture UMP pour les élections régionales en Ile-de-France, en sous-entendant qu'un chef de région était d'abord un chef de famille, ce que M. Karoutchi ne pouvait pas être... Enfin, notons que l'actuel ministre de la défense et des anciens combattants, Gérard Longuet, aurait fait un rapprochement entre homosexualité et pédophilie, en juillet 2008, au Sénat. Il ne souvient pas avoir tenu ces propos.

 

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9. Marc Robert, procureur de la République de Riom depuis 2000, a été muté (en 2009) car il aurait critiqué la réforme de la carte judiciaire conduite par Rachida Dati, un procédé appelé "promotion-sanction". Or, le 30 décembre 2010 le Conseil d’État a annulé le décret de mutation de Marc Robert (qui avait déjà été muté à Paris) au motif qu'elle était irrégulière. Il est à nouveau Procureur de la République de Riom depuis le 30 mars 2011.

 

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10. Le Canard enchaîné a révélé que Christian Estrosi aurait annulé les réservations d'un vol régulier d'Air France qui aurait dû le conduire , lui et une délégation d'élus et de journalistes, à Washington. Il aurait fait louer à la place un Falcon 900 car les horaires du vol d'Air France ne lui auraient pas permis d'assister à un cocktail organisé à l'Élysée. Le Canard enchaîné a indiqué que ce changement de programme a coûté la somme de 138 000 euros à l'État. Christian Estrosi a présenté ses excuses.

 

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11. Le Canard enchaîné a également révélé que Christian Estrosi aurait occupé deux logements de fonction : un appartement à Bercy et un un hôtel particulier parisien de 2 900 m² (avec cuisinier) appartenant à la République, et que sa fille aurait occupé. Il a invité la presse à se rendre dans ce logement, pour s'expliquer sur cette information...

 

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12. Le Canard enchaîné a pointé du doigt l'économe Pénélope Fillon qui aurait utilisé un jet privé pour se rendre à Roscoff (Manche) où avait lieu le baptême d'un navire de la flottille des Britanny Ferries qui fait le lien entre la France et l'Angleterre. Coût du vol : 10 000 euros. Elle n'aurait pas voulu prendre le TGV, dont le coût n'aurait été que de 130 euros aller-retour.

 

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13. Fin septembre 2008, François Fillon et sa famille étaient sur le trajet retour d'un "week-end privé" dans la Sarthe quand un avion de tourisme aurait frôlé l'avion du Premier ministre. Problème : les coûteux avions de la République doivent être utilisés dans un cadre strictement professionnel... Le Premier ministre semble avoir pour habitude de se rendre dans son château de la Sarthe en Falcon, alors que cette résidence est à 1h20 de Paris en TGV.

 

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14. Le Canard enchaîné a révélé que le premier ministre et sa famille auraient séjourné à titre privé, lors des fêtes de fin d’année 2010, en Égypte dans des hôtels luxueux d'Assouan. Ils auraient été invités par Hosni Moubarak, Président déchu suite à la révolution égyptienne.

 

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15. Lors de ses vacances italiennes (en Toscane), François Fillon aurait obtenu le prêt d'une Ferrari bleue pour la journée, et ce gratuitement, auprès du patron de la marque.


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16. Une femme qui se trouvait à moto sur la rocade de Rennes, le 19 mai 2009, a été doublée par un 4x4 avec quatre jeunes à bord, dont le conducteur était le fils de François Fillon, Édouard Fillon. Ceux-ci se sont amusés "à la coller", suffisamment pour que la moto soit rayée à l'arrière, puis ont pris la fuite. Elle a indiqué : « J'ai vraiment eu la trouille de ma vie, Il y avait deux jeunes hommes à l'avant. Ils m'ont collée. Moi, je roulais en appui contre la voiture. Un moment, ils ont ralenti. J'ai accéléré. Ils sont restés derrière moi quelques instants avant de me dépasser à nouveau. Là, j'ai eu droit à diverses insultes ». Le lendemain, elle a déposé plainte au commissariat de Rennes avec le numéro d'immatriculation du véhicule qu'elle avait relevé. Le fils de François Fillon mis en cause n'a fait l'objet que d'un rappel à la loi, le 16 septembre, par un délégué du procureur.

 

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17. Le 28 février 2011, le site internet Lesinrocks.com révèle que Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a passé les fêtes de fin d'année en Libye.

 

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18. Brice Hortefeux est condamné le 4 juin 2010 par le tribunal correctionnel de Paris à 750 euros d'amende pour injure non publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine, à 2 000 euros de dommages-intérêts à payer au MRAP, et à la publication d'un communiqué de presse compte tenu de "l'effet délétère sur le lien social d'un tel propos, quand il est tenu par un responsable de si haut niveau". La phrase incriminée, visant un jeune homme d'origine maghrébine, était la suivante : « Quand y'en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes ».

 

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19. Brice Hortefeux a également été condamné le 17 décembre 2010 par le tribunal de grande instance de Paris pour atteinte à la présomption d'innocence de David Sénat, ancien conseiller de Michèle Alliot-Marie, devant lui verser un euro de dommages-intérêts. Il avait laissé entendre que David Sénat était à l'origine de fuites au journal Le Monde dans l'affaire Wœrth-Bettencourt. Il a fait appel des deux condamnations.

 

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20. Alain Joyandet a fait louer un jet privé pour 116 500 € afin de se rendre en Martinique, où il devait participer à une conférence internationale.

 

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21. Le Canard enchaîné a par ailleurs révélé que le même Alain Joyandet aurait bénéficié d'un permis de construire illégal pour l'agrandissement de sa villa dans le Var. Le ministre a ensuite renoncé à ce permis de construire...

 

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22. Le Canard enchaîné, en 1995, a révélé un document interne de la Ville de Paris, signé de la main d’Alain Juppé, donnant ordre à ses services de diminuer le loyer de son fils Laurent Juppé qui habitait un appartement de 189 m² appartenant à la Ville de Paris (rue Jacob, dans le 6ème arrondissement, commune la plus chère de France). Des travaux, pour un montant de plusieurs millions de francs, effectués aux frais des contribuables, y ont par ailleurs été effectués. Une plainte pour "prise illégale d’intérêts" a été déposée par l'Association des contribuables parisiens créée ad hoc par Arnaud Montebourg. Une information judiciaire a été ouverte par le procureur de la République de Paris, Bruno Cotte, qui a considéré que le délit de "prise illégale d'intérêts" était établi. Il a annoncé cependant son intention de classer le dossier si Alain Juppé quittait cet appartement. Le procureur général près la cour d'appel de Paris, Jean-François Burgelin, a publié alors un communiqué, approuvé par le ministère de la Justice, affirmant que l’infraction n’était pas constituée et qu’elle était de toute façon prescrite. Cependant, la décision de classement a imposé à Alain Juppé de déménager. Le 28 août 1995, le Garde des Sceaux, Jacques Toubon, a ordonné à Bruno Cotte "de quitter le parquet de Paris"...

 

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23. Dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, Alain Juppé a été le 1er décembre 2004 condamné à quatorze mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité par la cour d'appel de Paris. Il avait été d'abord condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre, le 30 janvier 2004, à dix-huit mois de prison avec sursis et dix ans d'inéligibilité.

 

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24. Scandale sur fond de Françafrique et de conflits d'intérêts. En 2009, Pierre Péan, dans son livre Le Monde selon K a révélé que Bernard Kouchner avait eu des activités de conseil auprès des autorités du Gabon (république où l'alternance politique est inexistante) et de la République du Congo (où les élections sont marquées par nombre d'irrégularités) dans le cadre de la réforme du secteur de la santé de ces deux pays. Bernard Kouchner serait aussi intervenu dans le recouvrement de factures pour deux sociétés de conseil, Africa Steps et Imeda, alors même qu'il était ministre des affaires étrangères de Nicolas Sarkozy.

 

Lagarde-La-Marraine

25. Le 10 mai 2011, le procureur général de la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, a demandé une enquête pour "abus d'autorité" contre Christine Lagarde dans l'affaire de l'arbitrage privé ayant débouché sur l'attribution de plusieurs centaines de millions d'euros à Bernard Tapie en 2008. Mais le procureur ferait une erreur factuelle en affirmant que Christine Lagarde aurait décidé d'un arbitrage en mai 2007, puisqu'elle était à l'époque ministre de l'Agriculture et non des Finances, poste qu'elle occupera à partir du 19 juin 2007. Ce serait Jean-Louis Borloo, ministre de l'économie, des finances et de l'emploi du 18 mai au 19 juin 2007 qui devrait donc être visé. Nous précisons que Jean-Louis Borloo a été l'avocat de Bernard Tapie mais qu'il serait aussi un ami très proche. Une enquête préliminaire sur d'éventuels "abus de pouvoirs sociaux" dans l'affaire Lagarde-Tapie vient d'être ouverte. Elle vise les décisions prises par des hauts fonctionnaires (Jean-François Rocchi et Bernard Scemana), qui auraient dissimulé des éléments de la procédure d'arbitrage et ajouté dans le projet d'arbitrage la notion de préjudice moral (chiffrée à 45 millions d'euros pour les époux Tapie). La Cour de justice de la République a mis en délibéré au 8 juillet sa décision sur une éventuelle ouverture d’enquête contre Christine Lagarde.

 

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26. Très récemment, Mme Lagarde a déclaré sa candidature à la direction du Fonds Monétaire International (FMI), pour succéder à Dominique Strauss-Kahn, inculpé par la justice américaine. Obtenir ce poste nécessite de mener une campagne d'auto-publicité dans le monde entier. Or, comme l'ont pointé de nombreux journaux, non seulement Christine Lagarde consacre du temps (théoriquement dédié à son poste de ministre de l’Économie) mais aussi de l'argent public à cette cause. Le 16 juin 2011, l'Expansion avançait le chiffre de 150 000 euros pour le coût en argent public de cette campagne pour un poste pourtant privé. Mme Lagarde, qui touchera 35 000 euros par mois si elle devient directrice générale du FMI, continue de percevoir pendant sa campagne son salaire de ministre : plus de 20 000 euros par mois.

 

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27. Gérard Longuet est connu pour différentes affaires judiciaires pour lesquelles il n'a jamais été condamné. Ainsi, il a été mis en examen en 1995 dans l'enquête sur le financement occulte du Parti républicain mais il a bénéficié d'un non-lieu le 8 mars 2010, en partie grâce à la loi d'amnistie de 1990 sur les financements politiques. Dans une affaire concernant la construction de sa villa de Saint-Tropez où il est accusé de "recel d'abus de crédit", le ministre est relaxé en première instance, puis par la cour d'appel de Paris en 1998. Il a également été mis en garde à vue en mai 2001, pour recel de corruption dans l'affaire des marchés publics d'Île-de-France mais il est relaxé en 2005.

 

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28. En 2010, Gérard Longuet s'oppose à la nomination de Malek Boutih à la tête de la HALDE car il considère qu'« il vaut mieux que ce soit le corps français traditionnel qui se sente responsable de l'accueil de tous nos compatriotes », excluant ainsi M. Boutih d'un "corps français traditionnel" supposé.

 

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29. Le quotidien La République du centre a révélé qu'Olivier Marleix, conseiller technique du Président de la République et fils de l'ancien ministre Alain Marleix, circulait à bord d'une voiture du parc automobile de l’Élysée lorsqu'il a été arrêté par les gendarmes pour avoir circulé à 119 km/h au lieu des 70 autorisés. Il aurait fait valoir ses relations auprès des militaires et leur aurait fait comprendre qu'il serait "préférable de classer l'incident". M. Marleix a démenti ; il a affirmé que le gendarme l'ayant reconnu en tant que Maire d'Anet, aurait spontanément renoncé à le verbaliser.

 

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30. Le site Rue89 nous a informé qu'une employée de 36 ans du Printemps de Nancy aurait été licenciée suite à une altercation avec Nadine Morano. Dans un communiqué, Nadine Morano a réfuté être à l'origine de ce licenciement, qui aurait relevé selon elle de la seule appréciation de l'employeur... Mme Morano avait fait venir le directeur du magasin pour l'informer du comportement de cette employée... ce qui aurait entraîné son licenciement.

 

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31. Patrick Ollier, compagnon de Michèle Alliot-Marie, ancien président de l'Assemblée nationale, ministre des relations avec le Parlement depuis le 14 novembre 2010 est aussi un ami de Mouammar Khadafi, et est à la tête du groupe d'amitié France-Libye à l'Assemblée nationale.

 

Tron

32. Le 22 juin 2011, Georges Tron est mis en examen pour "viols et agressions sexuelles en réunion" sur deux employées de sa Mairie de Draveil. Il est placé sous contrôle judiciaire.

 

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33. La presse a en outre relayé les doutes des élus d'opposition de la ville de Draveil concernant la provenance des fonds qui auraient financé l'installation d'un cabinet de réflexologie de Georges Tron attenant à la Mairie.

 

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34. L'épouse d'Éric Wœrth, ministre du Budget, aurait, selon les dires de Patrice de Maistre enregistrés par un majordome de Liliane Bettencourt, été engagée pour faire plaisir au ministre, au sein de la société Clymène chargée de gérer le patrimoine de la milliardaire héritière de L'Oréal. Florence Wœrth a démissionné le 25 juin 2010 après des accusations de conflits d'intérêt concernant son mari. Le site internet de l'Express a de plus révélé qu’Éric Wœrth avait remis la Légion d'honneur à Patrice de Maistre.

 

LOreal-Bettencourt

35. Éric Wœrth a également été critiqué pour le cumul de ses fonctions ministérielles avec celle de trésorier de l'UMP. Or, selon l'ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, 150 000 euros d'argent liquide, dépassant le plafond légal de 7 500 euros, auraient été remis à Éric Wœrth par l'intermédiaire de Patrice de Maistre pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Le ministre a annoncé sa démission du poste de trésorier de l'UMP le 13 juillet 2010.

 

La presse s'est aussi étonnée du fait que bien que la 2e fortune de France ait admis elle-même avoir fraudé le fisc (elle a dit avoir remis de l'ordre dans ses comptes depuis), les services fiscaux, de leur côté, n'ont jamais posé aucune question à Mme Bettencourt sur le sujet...

 

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36. Le Canard enchaîné et Marianne ont révélé qu’Éric Wœrth avait autorisé, en mars 2010, la vente de gré à gré d'une parcelle de la forêt domaniale de Compiègne à un prix largement inférieur à celui du marché, à l'association privée Société des courses de Compiègne. Saisi par le procureur général de la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, la Commission des requêtes de la Cour de justice de la République a donné le 13 janvier 2011 un avis favorable à l'ouverture d'une enquête pour "prise illégale d'intérêts".

 

 

À la lecture de cette liste on constate d'une part que les condamnations judiciaires restent relativement rares (les ministres qui n'ont pas été condamnés restent donc officiellement innocents des faits évoqués par la presse) ; par ailleurs, on note que les rares condamnations (inscrites au casier judiciaire) n'empêchent pas ceux qui en ont fait l'objet d'accéder à des postes de pouvoir. D'autre part, nous observons que le principal intéressé et responsable de cette politique totalement corrompue qui traîne plus d'affaires à lui tout seul que cette liste en contient, n'est pas cité. Logique, il est INTOUCHABLE mais jusqu'à quand ?

 

1664

 

 

Mémorandum

- l'affaire Karachi
- l'affaire GDF
- l'affaire Tapie
- l'affaire Clearstream
- l'affaire Bettencourt
- l'affaire Wildenstein
- l'affaire de Compiègne
- l'affaire Peugeot
- l'affaire de la Jatte
- l'affaire Pérol
- l'affaire de l'Epad
- la proposition de loi sur la déchéance de la nationalité française et son extension
- l'affaire de la rémunération illégale de septembre au 31 décembre 2007
- la circulaire Hortefeux
- la position d'Hortefeux dans la condamnation des 7 policiers, et ses deux condamnations à lui
- l'affaire des sondages
- les classements du parquet
- l'affaire de l'espionnage des journalistes par le contrespionnage
- l'affaire de la validation des comptes de campagne de Balladur et de Chirac
- l'affaire Servier
- l'affaire Bongo
- la proposition de MAM d'aide à Ben Ali et son pouvoir pendant la révolte tunisienne et son voyage entre Noël et le jour de l'an
- les vaccins à 1 milliard d'euros pour enrichir le fabricant et ses actionnaires privés
- La nuit du Fouquet's offerte par Desmarais
- Le voyage mexicain dans une villa d'un banquier condamné aux USA pour blanchiment d'argent de la drogue
- L'avion présidentiel
- Les Légions d'Honneur jetées à la figure des Résistants du plateau des Glières
- Les insultes aux citoyens
- Les vacances aux USA (Wolfeboro) après son élection
- Les ministres maintenus malgré les affaires de justice
- Le traité de Lisbonne signé en dépit du référendum précédent
- Son salaire revu à la hausse
- l'extension du secret défense
- la suppression du juge d'instruction
- les vacances financées par des narco-traficants
- la censure de l'AFP
- l'Angola
- l'utilisation abusive de la procédure parlementaire d'urgence
- de faux "français moyens" au salon de l'agriculture
- la valse des préfets
- Sarkozy se nomme président du nouveau Création du Conseil pour la Création Artistique
- mutation du directeur de la police de la Manche

 

 

Pour conclure, ne cherchez plus cet article sur Le Post.fr...

 

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Le motif de retrait de votre article est : Propos potentiellement diffamatoires

L’équipe de modération du Post.fr

 

 

Je pense que potentiellement il ne faut pas confondre LePost et LeStop...

Dans tous les cas, tu te fais aligner potentiellement dès que tu franchis la ligne potentielle ! 

 

 

Potentiellement vôtre,
Le Papy Mouzeot

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Published by Papy Mouzeot - dans Mensonges et vérités
commenter cet article
25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 02:13

http://img4.hostingpics.net/pics/116892Columbo01.jpgPeter Falk nous a quitté jeudi 23 juin

 

 

Si je vous dis : imper miteux, coiffure ébouriffée, vous me répondez...

Jean-Louis Borloo ?

Meuh non !

Allez je vous aide, ajoutez un éternel cigare, une Peugeot 403 de 1960 et un Basset Artésien, c'est ?

LE LIEUTENANT COLUMBO !

 

http://img4.hostingpics.net/pics/206532Columbo02.jpgColumbo est mort ! Le lieutenant le plus célèbre de la télé, incarné par Peter Falk, nous a quitté à l'âge de 83 ans dans sa maison de Beverly Hills des suites de la maladie d'Elzheimer dont il souffrait depuis de nombreuses années.

Né le 1er septembre 1927, à New York, d'une famille juive, père d'origine russe, mère d'origine polonaise et tchèque, dont l’ancêtre Miksa Falk était le rédacteur en chef de Pester Lloyd, journal de langue allemande de Budapest.

Atteint d’une tumeur maligne à l’âge de trois ans, Peter Falk devient borgne et doit porter un œil de verre. La légende veut que, lorsqu’il était enfant, il retira son œil pour l’offrir à un arbitre de base-ball en lui lançant : « Tu en as plus besoin que moi ! ».

Peter Falk, avant d'être un acteur, était un aventurier, et un brillant étudiant titulaire d'une maîtrise de sciences-politique. Mais plutôt que de s'enfermer dans un bureau, il décide à la trentaine de prendre des cours de théâtre pour réaliser son rêve secret ... devenir comédien !

 

Peter Falk fait sa première apparition à l’écran en 1957, prenant part à un épisode de la série Robert Montgomery présente sur NBC. Après être passé par d’autres émissions télévisées, dont Studio One et Kraft Television Theatre, il fait ses premiers pas au cinéma en tournant sous la direction de Nicholas Ray dans le drame La Forêt interdite (1958). Très vite, il décroche un rôle important dans le drame policier, The Secret of the Purple Reef de William Witney, avant de tenir le rôle principal de Kid Twist, dans Crime, société anonyme de Stuart Rosenberg (1960). Ce film lui vaut une première nomination aux Oscars dans la catégorie "meilleur acteur de second rôle".


Peter Falk évolue ensuite devant la caméra d’Alfred Hitchcock dans un épisode de la série culte, Alfred Hitchcock présente, et dans un épisode de la non moins culte série La Quatrième dimension (1961). Il joue cette même année dans la comédie de Frank Capra Milliardaire pour un jour (1961). Cité une seconde fois aux Oscars, Peter Falk commence à attirer l’attention du public et des gens de la profession.

 

C'est en 1968 que Peter Falk endossa pour la première fois l'imperméable qui fera de lui une vedette internationale du petit écran.  Grâce à son rôle de Columbo, Peter Falk a collectionné bon nombre de Golden Globes et d'Emmy Awards. La dernière enquête de Columbo remonte à 2003 dans l'épisode Columbo mène la danse

 

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http://img4.hostingpics.net/pics/724744unefemmesousinfluence.jpgMais alors qu’il incarne déjà Columbo, il prend un virage qui va orienter l’autre versant de sa carrière. Il devient l’ami de John Cassavetes, et l’un des acteurs fétiches de ce réalisateur, figure du cinéma d’auteur. Il jouera dans Husbands ou encore Une femme sous influence, en 1974.

 

Dans sa carrière sur grand écran, l’année 1987 marque une étape importante. Il joue dans Les ailes du désir de Wim Wenders, qui montrent son second visage au grand public. Plus accessoirement, il incarne un grand-père narrateur dans le conte Princess Bride, de Rob Reiner. Il retrouvera Wim Wenders pour Si loin, si proche, en 1993.

 

Il jouera aussi avec Robert Altman (The Player) et il cotoira Woody Allen au casting de The Sunshine boys. Au total, il aura tourné près d’une soixantaine de films, mais pour la postérité, il sera sans doute d’abord et avant tout le lieutenant Columbo, dont il aura tourné soixante-neuf épisodes parmi lesquels il en a produit onze (1989-1991) et coproduit treize autres (1991-2003).

 

http://img4.hostingpics.net/pics/352148Columbo03.jpgAu lendemain de l'arrêt du feuilleton, l'inactivité de l'acteur et son nouveau rythme de vie, moins passionnant et moins agité, le plongèrent dans une terrible dépression qui fit apparaître au grand jour la maladie d'Alzheimer   dont il souffrait depuis déjà quelques années, l'homme serait au plus mal. Il serait victime de multiples crises de démence, de plus en plus régulières. Chez l'acteur, les premiers signes de démence se seraient manifestés en 2008 à la suite d'une opération chirurgicale dentaire, l'homme en aurait mal supporté l'anesthésie. Sa dernière apparition publique remonte au 22 avril 2008 à Beverly Hills, Peter Falk et son épouse l'actrice Shera Danese venaient juste de quitter leur vaste propriété pour emménager dans la maison qui leur servait autrefois à accueillir leurs amis. À ce moment, des infirmières veillent sur lui à plein-temps. Mais, il profite d'une minute d'inattention pour aller se promener et s'échappe de son domicile. Dès lors, son épouse s'inquiète et avertit les services de police, qui le retrouvent errant dans une rue encombrée de Beverly Hills et réputée dangereuse en raison de la vitesse à laquelle y roulent les automobilistes.

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 Peter Falk en compagnie de son épouse l'actrice Shera Danese, qu'il a épousé en secondes noces le 7 décembre 1977.
Elle aura tourné aussi dans 6 épisodes.

Deux mois plus tard, pris d'atroces douleurs dans les jambes et éprouvant d'énormes difficultés à se déplacer, Peter Falk se voit contraint de subir une intervention chirurgicale à la hanche. Physiquement, il récupère mal après l'opération. Et, sur le plan mental, il en sort fortement diminué également. « Il ne se souvient même pas de son rôle le plus célèbre! Il ne se souvient pas avoir été l'inspecteur Columbo », avait déclaré, à l'époque, son médecin de famille  .

L’une de ses deux filles adoptives, Catherine Falk, détective privée et assistante de post-production, a déposé fin 2008 une demande de procuration, avançant que son père, âgé alors de 81 ans, n’était plus en mesure de gérer son patrimoine à cause de sa maladie. Son dossier a été rejeté par le tribunal de Los Angeles en février 2009. Peter Falk, sujet à d’importantes pertes de mémoire, fut mis sous la tutelle de  son épouse Shera Danese.

 

Mais jeudi 23 juin, le lieutenant a raccroché définitivement son vieil imper...

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 15:07

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Un rapport étouffé par le Parlement révèle les pratiques douteuses de certains élus autour d'une allocation de 15 000 euros par mois.

 

Le Parlement européen a finalement mis en ligne un rapport qu'il tentait d'étouffer depuis trois ans. On comprend qu'il n'ait pas été pressé de le rendre public : on y découvre que des députés européens ont tranquillement détourné les fonds publics destinés à payer leurs assistants.

Pour justifier son peu d'empressement, le bureau de l'assemblée souligne dans un communiqué que ce n'est qu'une vieille histoire, l'audit ayant révélé ces fraudes portait sur 2004 et 2005. Le rapport a été remis en 2008. Et en 2009, l'adoption de nouvelles règles internes a mis fin à ces détournements.


Pas de contrôle des fonds versés aux députés

Cette vieille histoire doit pourtant être bien embarrassante. Le rapport avait déjà largement fuité, sur WikiLeaks ou des sites comme Euractiv, mais il a fallu que la Cour de justice européenne intervienne, début juin, pour qu'il soit enfin publié officiellement.

Les députés européens fautifs n'ont en fait pas grand-chose à en craindre : le rapport mis en ligne mercredi soir ne fournit pas leur nom, leur étiquette politique ou leur nationalité. Ni le montant exact des fraudes. Mais les pratiques révélées suffisent à rendre ce document très gênant.

A l'époque, le Parlement européen versait directement aux députés une allocation fixe, destinée à payer un ou plusieurs assistants. Sans vérifier comment ces fonds publics étaient utilisés. Et sans fixer de cadre précis : certains élus salariaient directement leurs assistants, d'autres faisaient appel à des prestataires de services.


Des mouvements financiers suspects

Les sommes en jeu étaient importantes : plus de 15 000 euros par mois pour chaque élu en 2006. Soit, au total, 10% du budget annuel du Parlement. Son responsable de l'audit interne, Robert Galvin, a donc été chargé d'y voir clair. Parmi ses découvertes les plus étonnantes :

  • – sept cas avérés de conflits d'intérêts entre un député et le prestataire de services qu'il avait choisi, rendant impossible de certifier que l'argent avait été destiné « exclusivement dans le but d'une assistance parlementaire » ;
  • – dans un de ces cas, la société était dirigée… par le député lui-même ;
  • – dans six cas, les fonds ont été transférés directement à un parti politique national, et dans une quarantaine d'autres cas, à des organismes proches du parti ;
  • – deux députés ont reversé leur allocation à des prestataires de services alors que, selon les registres du Parlement, ils n'employaient aucun assistant ;
  • – un député a fait appel à une société créée pour l'occasion et n'ayant aucune activité visible, avec un contrat antidaté de cinq mois ;
  • – pour recruter un assistant, certains élus faisaient bizarrement appel à des sociétés très éloignées de l'univers parlementaire : l'un d'entre eux avait choisi une entreprise spécialisée dans le bois, et un autre, une société de « services aux enfants et à la famille »… dirigée par un membre de son parti ;
  • – certains députés accéléraient leurs versements en novembre et en décembre, pour utiliser la totalité des fonds auxquels ils avaient droit pour l'année qui s'achevait ;
  • – dans 79% des dossiers étudiés, la TVA sur les services avait tout simplement été oubliée : pas très sérieux pour des députés européens…

En 2009, il s'est doté de nouvelles règles sur les fonds destinés à rémunérer les assistants. Des règles plus proches de celles en vigueur, par exemple, à l'Assemblée nationale française :

  • – les députés européens ne gèrent plus eux-mêmes l'allocation destinée à leur(s) assistant(s) ;
  • – les assistants sont officiellement employés du Parlement européen, et c'est lui qui leur verse leurs rémunérations ;
  • – si les fonds n'ont pas été entièrement dépensés à la fin de l'année, les élus ne peuvent pas bénéficier du reliquat.


Des doutes sur l'enveloppe des « frais généraux »

Les députés européens ne peuvent donc plus faire ce qu'ils veulent de cette enveloppe, dont le montant dépasse aujourd'hui 21 000 euros par mois. Mais une autre enveloppe suscite désormais des questions : celle des "frais généraux", soit plus de 4 000 euros par mois.

Des fonds destinés aux fournitures diverses, et dont l'utilisation n'est pas contrôlée par le Parlement. Certains eurodéputés veulent pourtant se montrer vertueux. La Verte Karima Delli, qui avait accepté de passer son porte-monnaie au rayon X pour Eco89, expliquait ainsi :

« Cette somme, je la verse chaque mois sur un compte séparé de mes comptes personnels. Et avec mon équipe, on conserve tous les justificatifs de nos dépenses. »


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Sources : Dany, Rue89

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 13:33

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Tu verras qu'un jour elles
n'auront plus besoin de moi !

 

Allez, c'est l'été, il fait chaud, les jupettes rétrécissent et comme dirait notre ami Sékateur :

Yeah, c'est l'été !
Putain, c'est l'été !
Ça va chier, cet été !

 

(Douceur estivale... par Sékateur)

 

 

Le Papy va se lâcher...

Et d'abord c'est pas moi qui a commencé !

 

Ce n'est plus un secret, nos chers politichiens et politichiennes ne pensent qu'à ça et en plus ils le font !

Après DSK, Tron, et Rachida Dati c'est maintenant au tour de Claude Guéant de se lâcher...

 


lapsus: Claude Guéant évoque "le gode" électoral

 

Mais s'il n'y avait que ça ! C'est que ce bidule est diabolique et se pratique de 7 heu... non, de 17 à 77 ans voire même plus !

Ce n'est pas Liliane Bettencourt qui me contredira...

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Photo issue du magazine Capital


Keskecé keuss bordel qu'on peut distinguer à côté de la lampe qui apparaît sur cette photo non truquée de Mamie Zinzin ?

 

Ne serait-ce point un objet en or de forme phallique qui se dresse à côté de la multi milliardaire ?

C'est sûr, elle a certainement les moyens de s'acheter autre chose que des jouets en plastique la mémé !


 

Mais saviez-vous que les "Verts" allemands sont très inquiets à cause de ces petits jouets pour adultes ?

Méfiez-vous des sex-toys qui ne vous veulent pas que du bien !

 

Les Verts allemands se sont "levés", mercredi 22 juin, contre la présence excessive de plastifiants et autres produits chimiques utilisés apparemment sans contrôle et sans normes dans la fabrication de gadgets sexuels.

Dans une question au gouvernement, les membres du groupe parlementaire écologiste ont demandé si la quantité de certaines substances réputées cancérogènes dans les godemichés, vibromasseurs et autres articles du même type était réglementée. Les députés se sont également inquiétés du contrôle de ces substances ainsi que de l'existence d'un plan d'action gouvernemental pour en réduire l'utilisation.

 

Cancers, stérilité, diabète...

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Encore une qui a les yeux plus gros    
que le ventre. Gourmande va !    

"La défense des consommateurs doit également s'appliquer là où il en va de la santé sexuelle. Les fausses pudeurs ou les prétendus tabous ne doivent pas entraver l'information des consommateurs et les contrôles", a expliqué Volker Beck, l'un des chefs de file des députés Verts. Cancers, dérèglements hormonaux, diabète, stérilité et même obésité, les Verts font la liste de tout ce que les phtalates (des plastifiants qui peuvent représenter jusqu'à 58 % de la masse de certains gadgets sexuels, selon certaines études) sont soupçonnés de provoquer.

La présence de phtalates dans les sex-toys, utilisés pour rendre le PVC plus souple, avait été dénoncée notamment par Greenpeace Pays-Bas, dans un rapport en 2006, de même que celle de Bisphénol A, un composant chimique que l'UE a interdit pour la fabrication de tétines de biberon depuis début juin.

 

 

Source : Dany, LeMonde.fr


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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 11:46

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Une Bernadette un peu trop "enveloppée"

 

Décidément la fraude électorale est un mal de famille qui poursuit la famille Chirac, souvenez-vous de l'affaire des "faux électeurs" pour les municipales de Paris en 1989 et 1995 !

Encore une occasion de traîner un peu en Corrèze pour le papy...

 

"Les merdes volent en escadrille" dixit Jacques Chirac

Fin de la rigolade pour le couple corrézien qui, dès lundi 20 juin, apprenait que la Cour de Cassastion avait rejeté la QPC (question prioritaire de constitutionnalité) de l'ex-président, demande formulée par l'équipe de cinq avocats de Jacques Chirac (Maîtres Jean Veil, Marie Burguburu, Eric Dezeuze, François Esclatine et Georges Kiejman qui réclamaient que les faits de détournement de fonds publics dans l'affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris soient tout bonnement prescrits !) et par la même occasion il était fixé sur les dates de son prochain rendez-judiciaire qui se déroulera du 5 au 23 septembre prochain.

 

Les Chirac "à la rue"

Mercredi, nous apprenions par le Canard Enchaîné que le couple Chirac serait probablement délogé de son squat de 396 m2, situé quai Voltaire, prêté provisoirement par la famille du défunt Rafiq Hariri... depuis 2007 !

Suite à des menaces de mort, Saad Hariri, le fils de l'ex-premier ministre libanais assassiné, vit en France et aurait besoin de récupérer l'appart pour y loger son personnel.

 

 

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Bernadette prise la main dans le sac ?

Aujourd'hui, le tribunal administratif de Limoges prononce l'annulation de l'élection au premier tour de Bernadette aux cantonales du 20 mars dernier.

La raison ?

Une malencontreuse 49e enveloppe qui se serait glissée alors que la liste d'émargement des électeurs ne comprenait que 48 signatures au bureau de vote de Meyrignac-L'Eglise !

Un autre fait similaire s'était aussi déroulé dans la commune d'Eyrein où il avait été comptabilisé 342 signatures alors qu'il y avait eu 343 votants !

Un détail insignifiant me direz-vous mais qui a toute son importance lorsqu'on sait que l'ex-première Dame de France avait été élue au premier tour juste avec une petite voix d'avance sur son adversaire, le maire socialiste François Barbazange.

Je ne sais pour quelle raison le bureau du PS n'avait pas sollicité de recours contre cette élection et ce sont finalement les militants eux-mêmes qui n'ont pas lâché l'affaire et qui ont choisi de saisir la justice. Sans cette mobilisation des militants l'enveloppe supplémentaire serait passée "comme une lettre à la Poste" !

Le tribunal s'est prononcé en application de la loi, qui prévoit qu'en cas de "voix en trop" celles-ci soient retranchées au vainqueur. Par conséquent Bernadette perd sa majorité absolue et l'élection est annulée.

 

En conclusion, les corréziens n'ont pas fini de nous faire profiter de leur "humour local" et devront certainement retourner devant les urnes si Bernadette Chirac ne fait pas appel dans les 30 jours devant le Conseil d'État.


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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 10:12

Besson-PaluelLes fuites à répétition
feront-elles encore fuir
le Ministre de l'énérgie ?

 

No-TV

 

Un dossier encore révélé par MEDIAPART !

 

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Fuites à répétition, rejets de gaz radioactif, déclenchements de balises d'alertes, contaminations de travailleurs : depuis plus d'un mois, l'une des plus grosses centrales nucléaires françaises, le site de Paluel, en Haute-Normandie, connaît des dysfonctionnements en série. La multiplication des incidents crée un vent de panique chez les agents qui y travaillent,  selon des témoignages et des documents exclusifs recueillis par Mediapart. La centrale de Paluel produit, à elle seule, environ 7% de l'électricité nationale.

L'inquiétude collective commence à se manifester sur Internet : "Centrale de Paluel : EDF sur les traces de Tepco ?". Cette formule provocatrice, qui compare l'électricien français à l'exploitant de la centrale de Fukushima, n'émane pas d'un groupe antinucléaire. Elle figure en tête d'un communiqué de la CGT de la région dieppoise, où se trouve la centrale de Paluel.

Avec quatre réacteurs de 1300 mégawatts (MW), ce site qui emploie 1250 salariés d'EDF est l'une des trois plus importantes centrales nucléaires françaises (avec celles de Gravelines et de Cattenom). Mis en service entre décembre 1985 et juin 1986, le site de Paluel n'a pas posé de problème particulier pendant les deux premières décennies de son fonctionnement.

 

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La centrale de Paluel

 

Mais depuis quelque temps, divers problèmes techniques se sont accumulés sur le réacteur n°3, que l'un de nos interlocuteurs qualifie de "tranche la plus poissarde du site" : une fuite d'huile sur l'alternateur, une fuite d'eau du circuit primaire, une fuite de gaz radioactif dans le bâtiment réacteur, ainsi qu'une fuite dans une ou plusieurs gaines de combustible.

Jusqu'ici occultés, ces dysfonctionnements ne sont pas contestés par la direction de la centrale. Mais l'interprétation de leur gravité diverge radicalement d'une source à l'autre. Tous s'accordent cependant à décrire une inquiétude grandissante chez les agents et, pour certains, de l'angoisse et de la panique. L'un de nos interlocuteurs parle même de "terreur étouffée"!

Il raconte qu'un bâtiment proche du réacteur a dû être évacué plusieurs fois à cause du déclenchement de l'alarme mesurant la présence de gaz nocifs dans l'air. Des salariés "ont forcé des coffrets contenant des pastilles d'iode" pour se prémunir contre une éventuelle contamination. Cette réaction révèle un niveau élevé de stress chez des personnels pourtant formés à travailler dans le contexte particulier des installations nucléaires. Inquiétude nourrie par le fait que "l'alarme se déclenchait tout le temps", selon une autre source. Si bien que les seuils de détection de ces rejets gazeux ont fini par être relevés pour obtenir le silence.

 
 

"Le xénon, c'est comme une cigarette"

Pour remédier à certaines des fuites, le réacteur n°3 de Paluel a fait l'objet d'un arrêt lors du week-end de la Pentecôte. Un "arrêt à chaud" dans lequel le réacteur tourne au ralenti sans être complètement arrêté. Seize agents EDF et sous-traitants ont accidentellement inhalé du xénon, un gaz radioactif, lors de cette intervention. Ils ont été contaminés : des traces de ce gaz rare ont été trouvées à l'intérieur de leur organisme.

L'un d'entre eux explique à Mediapart avoir travaillé sans porter la cagoule et la bouteille d'oxygène permettant de ne pas respirer l'air environnant. «La réserve de l'appareil respiratoire individuel est trop limitée par rapport au temps d'intervention, cela nous aurait obligé à entrer et sortir plusieurs fois du bâtiment, ce qui aurait prolongé le temps d'intervention», ajoute-t-il, sous le sceau de l'anonymat.

Faux, conteste Claire Delebarre, chargée en communication de la centrale de Paluel : «Ils n'ont pas porté leur appareil respiratoire car ils n'en avaient pas besoin». Et d'ajouter : «Il ne s'agit pas de contaminations internes car le xénon ne se fixe pas dans l'organisme, il est rejeté au bout de quelques expirations, c'est comme une cigarette.»

La quantité de gaz inhalé par ces agents est minime et sans danger, assure un militant CGT de la centrale qui a étudié le cas de ces personnes. «C'est en-dessous des seuils acceptables reconnus par l'Autorité de sûreté du nucléaire», confirme le salarié contaminé. Mais «16 personnes contaminées, c'est énorme !» commente un autre agent. Et cela prouve, d'après lui, la présence d'une grande quantité de gaz radioactif dans la salle où ont travaillé les volontaires de la Pentecôte. L'un des travailleurs pressentis aurait refusé de participer à l'intervention, jugeant les conditions trop peu sûres.

 

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Schéma de principe d'un réacteur nucléaire du parc français

 
 Le 21 juin, l'incident de la Pentecôte n'avait pas été signalé par l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) sur son site internet. Au demeurant, il ne lui a même pas été notifié. « C'est normal, ce n'est pas un événement, on est dans le ressenti », répond le service communication de la centrale. « Les faits sont dissimulés », veut croire un agent de Paluel. Au local d'un syndicat de la centrale, contacté par téléphone, la première réaction est lapidaire : « Seize contaminations ? Mais c'est un roman que vous écrivez ! »

Il ne s'agit pas d'une fiction, mais bien de la réalité. Qui plus est, l'intervention de la Pentecôte n'a résolu qu'une partie du problème : la fuite gazeuse est aujourd'hui réparée, mais l'eau du circuit primaire, elle, s'échappe toujours. La réparation est reportée. Les ennuis de l'alternateur avaient été traités précédemment. Mais il reste la fuite qui affecte une ou plusieurs gaines de combustible. Là, pas de réparation possible : il faut arrêter le réacteur et remplacer les éléments de combustible défaillants. Or, cela ne se fera qu'au prochain arrêt de tranche programmé, dans environ un an.

De toutes les difficultés qui affectent Paluel, la plus inquiétante est la défectuosité de certaines gaines de combustible, estime l'une de nos sources. Pourquoi ? Parce que ces gaines en alliage métallique constituent la première des barrières qui isolent la matière radioactive de l'environnement extérieur. Elles ont la forme de longs cylindres dans lesquels sont empilées de petites pastilles d'uranium radioactif. Ces "crayons" sont réunis en "assemblages" qui forment le cœur du réacteur.

 

 "C'est comme du vin, parfois, il est bouchonné"

Le réacteur est une sorte de chaudière : les réactions nucléaires qui se produisent dans le combustible radioactif font chauffer l'eau du circuit primaire, qui à son tour transfère sa chaleur au circuit secondaire ; l'eau du circuit secondaire est vaporisée et la vapeur fait tourner la turbine qui produit l'électricité.

Le combustible radioactif, contrairement au charbon d'une chaudière classique, ne doit jamais être en contact avec l'environnement extérieur. A cette fin, les autorités nucléaires françaises ont élaboré une "doctrine de la sûreté" dont un principe de base consiste à enfermer la matière radioactive derrière trois "barrières": d'abord la gaine du combustible ; ensuite la cuve et le circuit primaire ; enfin, l'enceinte de confinement du réacteur.

 

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Les trois barrières de protection du combustible radioactif

 

Or, à la centrale de Paluel, il est avéré, par les témoignages que nous avons recueillis et les documents que nous avons pu consulter, qu'au moins un assemblage du cœur de la tranche 3 contient un ou plusieurs crayons défectueux. Autrement dit, dont la gaine est fissurée. Comme il y a toujours une fuite dans le circuit primaire, cela signifie que deux des trois fameuses barrières ne sont plus étanches. Le ou les assemblages en cause sont neufs et ont été placés dans le cœur lors du dernier rechargement, survenu en mars 2011. D'après la direction de la centrale, les éléments concernés ont été fabriqués par Westinghouse.

« On est en train de pourrir tout le bâtiment réacteur ! » s'inquiète un agent, qui considère que la fuite actuelle de combustible à Paluel "peut basculer sur des phénomènes incontrôlables". Or EDF a pour l'instant décidé de laisser tourner le réacteur en l'état, potentiellement jusqu'à la fin du cycle (autrement dit le prochain arrêt pour rechargement du combustible), dans un an environ. « Je ne comprends pas qu'on ne décide pas d'arrêter », insiste l'une de nos sources.

« Ces sont des micro-fuites, elles n'ont pas de conséquences directes sur le personnel : elles sont mesurées, analysées, contrôlées, maîtrisées », explique un militant de la CGT de Paluel. « Nos investigations indiquent qu'il y a un défaut de gainage, mais ce n'est pas une rupture, c'est légèrement poreux, et cela ne concerne qu'un seul assemblage », assure Claire Delebarre, la chargée de la communication de la centrale de Paluel. Rappelons qu'un assemblage contient 264 crayons, soit 264 possibles sources de fuite. Mais « fonctionner avec une légère fuite, ce n'est pas grave en soi. C'est comme du vin, parfois, il est bouchonné ! » assure la communicante du site de Paluel.

La radioactivité occasionnée par la fuite est estimée à 30.000 MBq/t (mégabecquerels par tonne d'eau), sachant qu'à partir de 100.000 Mbq/t par jour pendant sept jours consécutifs, un réacteur doit impérativement être mis à l'arrêt. Les problèmes techniques de Paluel révèlent ainsi le secret le mieux caché au grand public mais le plus connu du monde du nucléaire : en contradiction flagrante avec la doctrine de sûreté martelée par l'autorité de sûreté, des centrales fuient, et en toute légalité !

« Des fuites, il y en a, c'est normal, ce sont des incidents d'exploitation tout à fait classiques », poursuit Claire Delebarre. Sollicitée par Mediapart, l'ASN ne nous a pas répondu à l'heure où nous mettons en ligne cet article.


"Les fuites, c'est normal"

« Les fuites, c'est normal, il y en a toujours eu dans le nucléaire », explique un spécialiste de la radioprotection. C'est si vrai que Mediapart a pu reconstituer un long historique des fuites de gaines de combustibles dans les centrales françaises. Une chronologie qui ne date pas d'hier puisqu'elle remonte à... il y a douze ans.

Le premier événement date d'octobre 1999 : à la centrale de Cattenom, en Lorraine, on détecte un taux élevé de radioactivité sur le circuit primaire et la présence de xenon 133. En août 2000, des mesures révèlent la dissémination de combustible dans le circuit primaire, et en septembre, de l'activité alpha qui témoigne d'une rupture de gaine sérieuse. Le 15 mars 2001, EDF découvre 28 assemblages de combustibles présentant des défauts d'étanchéité. L'incident est classé au niveau 1.

Après Cattenom, des pertes d'étanchéité de crayons de combustible ont affecté la centrale de Nogent-sur-Seine, à 50 km de Troyes. Cette fois, le problème était lié à un élément nouveau : les crayons défectueux étaient fabriqués dans un nouvel alliage au zirconium appelé "M5", différent du zircaloy 4 utilisé habituellement. L'alliage M5, produit par Areva, a été introduit par EDF afin d'améliorer la rentabilité du combustible : il s'agit d'augmenter le "taux de combustion", ce qui permet de réduire le nombre d'arrêts pour rechargement du cœur.

Mais ce M5 entraîne une complication imprévue : le taux de défaillances des crayons est, d'après une étude de l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), "quatre à cinq fois supérieur à celui des crayons à gainage en zircaloy 4". En 2002, le premier cycle réalisé avec une recharge complète de M5 dans un réacteur, la tranche 2 de Nogent, "a dû être arrêté suite à une contamination du circuit primaire après un record de 39 ruptures de gaines sur 23 assemblages", d'après une étude du cabinet indépendant Global Chance (Cahiers de Global Chance, n°25, septembre 2008).

 

http://img4.hostingpics.net/pics/826924Cattenom.png Au total, entre 2001 et 2008, une trentaine de fuites d'assemblages de combustible en alliage M5 ont été détectées, d'après l'IRSN. En 2006, l'ASN a estimé qu'il était nécessaire "d'adopter une démarche prudente" quant à l'introduction du M5. EDF a fait des efforts pour améliorer la fabrication des assemblages et éliminer les défauts, mais ils n'ont pas disparu.

En 2008, selon l'IRSN, «du combustible à gainage en alliage M5 [était] présent dans 17 des réacteurs de 900 MW, trois réacteurs de 1300 MW et les quatre réacteurs de 1450 MW», ce qui représente environ la moitié du parc. Depuis, le déploiement de l'alliage M5 s'est poursuivi et en particulier, il est présent dans les nouveaux assemblages de Paluel.


"Les liquidateurs de tous les jours"


En fait, dès 2006, les gaines de combustibles ont connu des défaillances à Paluel. Cette année-là, un arrêt de tranche se prépare sur le réacteur n°4. Les agents sont prévenus qu'il risque d'être "dosant", c'est-à-dire de les exposer à de fortes doses de rayonnements ionisants. « L'indice de radioactivité de la tranche était 50 fois supérieur à celui de la tranche d'à côté », se souvient Philippe Billard, alors décontaminateur du site, et militant CGT.

Ce haut niveau d'activité l'inquiète. Il dépose un droit d'alerte et s'affronte au staff EDF de la radioprotection qui lui reproche d'exagérer. L'intervention est maintenue. Lors d'une opération de décontamination du matériel, des salariés de Framatome, l'ancien nom d'Areva, expertisent l'état du combustible à l'aide d'une caméra placée sous l'eau : « J'ai vu les films, j'ai vu les gaines de combustible : sur 15 cm, y avait plus rien, raconte Philippe Billard. La gaine était ouverte, il y avait une fente, et derrière, il n'y avait plus rien. Les pastilles de combustible avaient dégagé. Elles étaient passées dans le circuit primaire ».

Au cours de cet arrêt de tranche de 30 jours, certains agents reçoivent la moitié de la dose annuelle autorisée de radioactivité. Parmi eux, un agent de conduite EDF a fait examiner ses selles. Mediapart a eu accès au résultat de son examen médical (voir ci-dessous) : son organisme recèle des traces de césium, d'uranium et de plutonium. Tous cancérigènes à partir d'une certaine dose.

 

http://img4.hostingpics.net/pics/564935Ur.pngTraces d'uranium dans le résultat d'analyse médicale de l'agent contaminé.  

 

http://img4.hostingpics.net/pics/432002Pluto.jpgTraces de plutonium dans le résultat d'analyse médicale de l'agent contaminé

 

« Il avait avalé des poussières radioactives », explique Philippe Billard. Des microdoses, chaque fois en-dessous des normes, qui ne s'en accumulent pas moins dans l'organisme. Le syndicaliste adresse alors un courrier à la direction de la centrale (voir ci-dessous) pour l'alerter sur la présence de rayonnement alpha, très dangereux pour la santé, sur la tranche n°4. L'homme contaminé a depuis quitté le nucléaire. 


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 Courrier d'alerte de 2006 sur les rayonnements alpha
 

Philippe Billard, lui, a fondé une association, "Santé-sous-traitance". Pour défendre la santé des sous-traitants qui représentent aujourd'hui environ la moitié des travailleurs du nucléaire.  « La peur aujourd'hui de la population dans un accident nucléaire, c'est d'être contaminée et d'attraper un cancer. Eh bien nous, nous sommes contaminés régulièrement dans les centrales. Et on attrape des cancers. L'accident est déjà arrivé chez nous. Nous sommes les liquidateurs de tous les jours. »

Des liquidateurs en France ? Ne nous a-t-on pas dit et répété que la catastrophe, c'était pour les autres, ceux qui n'appliquent pas nos principes de sûreté, qui n'ont pas la chance de posséder notre organisation d'expertise et notre autorité nucléaire "indépendante" ?

Ni franchement catastrophique ni vraiment rassurante, la situation de Paluel illustre au quotidien le fait que le système est vulnérable. Qu'il fonctionne avec des défaillances permanentes techniques et humaines, qui alimentent un climat général de méfiance, sinon de paranoïa. Que les grands principes de la sûreté ne sont pas respectés dans la dure réalité. Que la course à la productivité tend à prendre le pas sur l'exigence de sécurité. Et que la multiplication des contraintes à respecter pour que ce système continue à fonctionner le rend de plus en plus inhumain.
 

 

 

http://img4.hostingpics.net/pics/717631NuclearplantsmapFrance.jpgCarte des centrales nucléaires en France

 

 

Retour à Fukushima...

et écoutez ce témoignage d'Alex, français expatrié au Japon :

 



 

Éric Besson, Ministre de l'Énergie (entre autre occupation) daignera t'il répondre aux nombreuses questions que nous sommes tous en droit de nous poser quant à notre sécurité sur le sol français ?

 

 

 

 

Sources : Mediapart, Dany...

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Published by Papy Mouzeot - dans C'est un scandale !
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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 22:39

Aurore-Martin

A 15h ce mardi à Bayonne, des habitants accourus rue des Basques ont mis en échec la tentative de la police française de l'arrêter, "j'avais prévenue que je résisterai", a réagi la militante.

 

C'est vers 14h45 qu'un cri s'est propagé dans tout le petit Bayonne : "Ils sont en train d'arrêter Aurore Martin rue des Basques !!!", provoquant un afflux de personnes venues apporter leur soutien à la militante basque française recherchée par la police française pour souscrire à la volonté de la justice espagnole qui a lancé un mandat d'arrêt européen contre elle.

Trois jours plus tôt à Biarritz, Aurore Martin était sortie de la clandestinité dans laquelle elle se trouve depuis décembre 2010 pour se présenter au milieu des personnalités civiles, politiques et syndicales qui avaient fortement exprimé, leur solidarité avec son droit à l'expression politique lors d'un forum contre cette arme juridique européenne.

 

http://www.eitb.com/multimedia/images/2011/06/21/497592/497592_aurore_martin_original_imagen.jpg

 

C'est donc dans un appartement du deuxième étage d'un immeuble de la rue des Basques que la jeune femme a subi l'arrivée de 6 personnes cagoulées venues l'arrêter, mais pas suffisamment rapidement pour ne pas voir affluer une cinquantaine de personnes s'opposant à cette arrestation, dans laquelle on trouvait des militants politiques locaux, mais également des Indignés ou de simples citoyens, au cri de "Ne nous regardez pas ! Rejoignez-nous !"

Une vive échauffourée s'enclenchait alors dans les escaliers en bois de la bâtisse, les policiers tentant d'extirper Aurore qui se débattait, des personnes bloquant par ailleurs toute possibilité de progression de l'arrestation.

Au bout de 10 minutes, les policiers devaient constater l'impossibilité de toute exfiltration et devaient relâcher la jeune femme.

Quelques minutes plus tard, un cordon sanitaire de personnes présentes l'escortait jusqu'à la place St André, où Aurore Martin pouvait confier sa peur, mais aussi sa détermination à "ne pas se laisser faire".

"Je leur avais dit que je résisterai à mon arrestation, mais la réaction des gens venus me protéger a été extraordinaire", expliqua-t-elle, "là, ça va, il y a beaucoup de monde, ça va mieux".

Pour avoir parlé en public en Pays Basque sud en tant que membre du parti Batasuna (illégalisé en Espagne mais légal en France), Aurore Martin est sous le coup d'une peine de prison de 12 ans.

 

http://www.eitb.com/multimedia/images/2011/06/21/497778/497778_aurore_martin_atxiloketa_original_imagen.jpg

 

Premières réactions après la tentative d'arrestation

Le mandat d'arrêt européen visant Aurore Martin "sera mis en oeuvre", a prévenu mardi après-midi le ministre de l'Intérieur Claude Guéant après l'interruption de l'opération.

"Cette dame est sous le coup d'un mandat d'arrêt européen. Il est du devoir de la police française de mettre en oeuvre ce mandat d'arrêt. Et il sera mis en oeuvre", a déclaré le ministre à quelques journalistes en marge d'une visite à Maisons-Alfort (Val-de-Marne).

La députée européenne Catherine Grèze (Europe Écologie), a durement critiqué la tentative d'arrestation. "Avec l'arrestation d'Aurore Martin, c'est non seulement le Mandat d'arrêt qui est totalement détourné de son objectif premier, mais aussi les libertés d'opinion et d'expression, fondements même de notre démocratie, qui sont bafouées," a-t-elle dénoncé dans un communiqué ce mardi après-midi, avant de rajouter: "Voici encore une sérieuse entrave à l'établissement d'une paix durable au Pays Basque."

"Qu'est-il reproché à Aurore ? Sa participation à des réunions publiques et des écrits politiques au titre de son appartenance à Batasuna", s'est étonné mardi Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. "Il serait pour le moins incompréhensible qu'une personne de nationalité française, militante d'un parti autorisé en France, soit extradée pour des faits eux-mêmes non punissables dans notre pays. Cette arrestation remet en cause un principe essentiel reconnu en France, à savoir le refus d'extradition pour motifs politiques".

 

http://www.eitb.com/multimedia/images/2011/06/21/497793/497793_aurore_martin_atxiloketa_2_original_imagen.jpg

 

Les militants de la gauche abertzale (indépendantiste) ont salué la forte "mobilisation populaire" qui a empêché l'arrestation d'Aurore Martin et ont demandé aux États français et espagnol de mettre terme à leurs actions répressives vis-à-vis du Pays Basque.

Depuis que la justice française a autorisé son transfert vers l'Espagne en décembre dernier, de nombreuses personnalités se sont prononcées contre ce mandat d'arrêt européen, notamment des élus de tous bords et de tous horizons. Ce mardi après-midi, de nombreux élus se sont rendus à Bayonne pour manifester leur soutien à Aurore Martin : Martine Bisauta, conseillère UMP à Bayonne, Marie-Christine Aragon, conseillère générale PS, Francis Charpentier, du syndicat Solidaires, Claude Larrieu (NPA) et Dominique Duguet (PS), pour n'en citer que quelques-uns.

 

http://www.eitb.com/multimedia/images/2011/06/21/497795/497795_aurore_martin_atxiloketa_3_original_imagen.jpg

 

 

Source : Xarlo EtCHEzaharreta

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