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  • : Le blog satirique du Papy Mouzeot
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Erick Bernard

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 11:33

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Une ville proche de Tripoli serait tombée jeudi aux mains des manifestants, alors que le gouvernement promet des récompenses pour tout renseignement sur les dirigeants du mouvement de protestation.

Les opposants à Mouammar Kadhafi ont pris le contrôle de la ville de Zouara, à 120 km à l'ouest de Tripoli, ont dit jeudi des travailleurs égyptiens fuyant la Libye. Ces Egyptiens rencontrés à la frontière tunisienne travaillaient à Zouara. Ils affirment qu'il n'y a plus aucun policier ou militaire et que des "comités populaires" armés contrôlent la ville. Zouara, située au bord de la mer Méditerranée, est la ville la plus importante à l'ouest de la capitale libyenne. Les journalistes étrangers (désormais considérés comme hors-la-loi) qui ont réussi à entrer dans le pays confirment que plusieurs villes de l'Est, notamment Benghazi et Tobrouk, en Cyrénaïque, sont désormais sous le contrôle des opposants.

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Le gouvernement libyen appelle à la délation

 Le Comité du peuple pour la sécurité, organisme du gouvernement libyen, a appelé jeudi les opposants à rendre leurs armes et promis de récompenser tout renseignement sur les dirigeants du mouvement de protestation. "Celui qui rend son arme et se repent sera exempté de poursuites judiciaires. Le comité appelle les citoyens à collaborer et à l'informer sur ceux qui ont mené la jeunesse ou l'ont corrompue avec de l'argent, du matériel ou des excitants et des pilules hallucinogènes", dit l'institution dans un communiqué, promettant "une forte récompense". Le communiqué a été lu par un officier à la télévision libyenne.


Aqmi soutien les manifestants

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a promis de "faire tout son possible pour aider" les insurgés estimant que leur combat est "le combat de tout musulman qui aime Allah et son messager", a indiqué jeudi le centre américain de surveillance de sites islamistes (SITE). L'Aqmi accuse Kadhafi d'avoir recours à des mercenaires africains pour mater les opposants et d'avoir demandé à des avions de tirer sur les opposants, rapporte le groupe de veille des sites internet utilisés par des mouvements islamistes.

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Bilan : jusqu'à 1.000 morts ? 

Selon le gouvernement libyen, la répression a fait environ 300 morts. Mais l'Italie évoque pour sa part le chiffre de 1.000 victimes. La FIDH (Fédération internationale des droits de l'homme) parle de 600 morts.

 

Défections politiques

Au sein même du régime libyen, les défections se poursuivent avec le ralliement du ministre de l'Intérieur, Abdel Fatah Younes, et le départ du ministre de la Justice, Moustapha Abdel Jalil. De nombreux diplomates libyens en poste à l'étranger ont déjà fait défection.


L'inquiétude de Ban 

http://img4.hostingpics.net/pics/622883MBanKiMoon.jpgLe secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a fait part de sa "très profonde inquiétude" et demandé une action internationale. "Il est impératif que la communauté internationale maintienne son unité et agisse de concert pour assurer une transition rapide et pacifique", a-t-il indiqué.

 


Les étrangers évacués par milliers

De nombreux pays continuent d'évacuer, par air et par mer, souvent dans des conditions difficiles, les dizaines de milliers de ressortissants étrangers travaillant en Libye  ou y séjournant pour faire du tourisme. Tout ceci crée une situation chaotique à l'aéroport de Tripoli, où des passagers se battent pour monter dans les avions. L'Union européenne a ainsi annoncé qu'il restait 10.000 de ses ressortissants en  Libye  et qu'elle mobilisait des moyens pour être en mesure de les évacuer rapidement. Les pays asiatiques sont aussi très concernés puisque selon les chiffres officiels, 60.000 Bangladeshis, 30.000 Philippins, 30.000 Chinois, 23.000 Thaïlandais et 18.000 Indiens sont enregistrés en Libye, principalement comme modestes ouvriers contractuels.


Fuite aux frontières, crainte d'exode et de crise humanitaire

 Plus de 5.700 Tunisiens résidant en  Libye  ont fui le pays par la route pour se réfugier en Tunisie via la frontière Ouest depuis lundi et mardi. Les Libyens sont de plus en plus nombreux également à faire le même trajet, ce qui laisse craindre un exode massif et une crise humanitaire.  A la frontière Est, côté égyptien, ce sont les Egyptiens -plusieurs milliers- qui fuient la  Libye  via le poste de Salloum. Un million et demi d'Egyptiens vivent dans le pays.

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Des migrants africains pris pour des mercenaires ?

Selon le HCR, de nombreux réfugiés africains (originaires principalement du Tchad, du Soudan, d'Erythrée et de la Somalie) sont pris pour cibles par les opposants à Mouammar Kadhafi. Ils sont en effet considérés comme des mercenaires. Le président libyen aurait en effet engagé de nombreux mercenaires africains pour attaquer les contestataires. Des rumeurs font aussi état de mercenaires européens en provenance des Balkans.


Les ports bloqués

L'armateur français CMA-CGM a annoncé que l'ensemble des ports et terminaux du pays étaient paralysés. Cela signifie le blocage de toutes les exportations d'hydrocarbures extraits en  Libye .

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Source : TF1News.fr

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 10:42

Ben-Ali-Baba-2

Les chiffres officiels du trésor de Ben Ali communiqués par la BCT

 

Dans un communiqué rendu public mardi, la Banque Centrale de Tunisie (BCT) vient d’annoncer que les sommes d’argent réceptionnées au Palais de Sidi Dhrif, samedi 19 février 2011 et totalisant plus de 41 millions de dinars (41 225 881 535 millimes) se répartissent en 22 640 167 790 millimes tunisiens et la contre valeur de 18 585 713 745 millimes en devises étrangères.

 

Ces devises étrangères se répartissant comme suit : "8 062 670 euros soit la contre valeur de 15 575 465 906 millimes", "2 099 324 dollars américains soit la contre valeur de 2 990 906 903 millimes", "3 400 dollars canadiens soit la contre valeur de 4 868 460 millimes", "60 francs suisses soit la contre valeur de 88 704 millimes", "325 livres sterling soit la contre valeur de 738 660 millimes", "300 livres égyptiennes soit la contre valeur de 72 701 millimes", "46 Ryals saoudiens soit la contre valeur de 17 284 millimes", "14 900 lires turques soit la contre valeur de 13 439 290 millimes" et "122 000 lires libanaises soit la contre valeur de 115.837 millimes". Ainsi la BCT a précisé que ces chiffres ont été déterminés par référence au cours moyen inter-bancaire des devises contre dinars tunisiens, en date du 17 février 2011.

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Par ailleurs, la vérification par les services concernées de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) de l’authenticité des billets de banques étrangères (devises), effectuée en présence de deux représentants de la Commission nationale d’enquête sur les affaires de corruption et de malversation, ont fait ressortir qu’une liasse de billets de 100 dollars américains comportait un faux billet de 100 dollars et deux billets de 10 dollars, au lieu de 100 dollars.

Ainsi, le montant total des billets en dollars américains s’est établi à 2 099 324 dollars. A cet égard, il y a lieu de signaler que la majorité des billets étrangers proviennent de banques étrangères (installées à l’étranger), comme en atteste le cachet de la banque apposé sur les liasses de ces billets.

Quant aux billets en dinars tunisiens, la vérification de leur authenticité et de leur nombre suit actuellement son cours.

Par ailleurs, il y a lieu de noter que ceux-ci comportent dans leur majorité la mention "Banque Centrale de Tunisie" sur la bande les enveloppant et ce, conformément aux procédures d’usage appliquées à toutes sommes provenant des caisses de la BCT.


Les billets récupérés au palais de Sidi Dhrif, proviennent de quatre sources, à savoir :

• Des retraits effectués directement auprès de la BCT, suite à la présentation d’ordres de retrait provenant de la Trésorerie générale de la république tunisienne au profit de la Présidence de la république

• Des échanges de billets de banques usagés sous formes de coupures de 10, 20 ou 30 dinars par des billets neufs de 50 dinars,

• Des opérations de change de billets étrangers (devises) présentés par les services de la présidence contre dinars tunisiens,

• Des retraits effectués auprès des banques de la place. Il y a lieu de signaler que les banques s’approvisionnent en billets de banques, soit directement, auprès de la BCT auquel cas, les liasses portent la mention « Banque Centrale de Tunisie », soit, indirectement, par le biais de la société "Inter Bank Services" (IBS) », spécialisée dans le transport de fonds, auquel cas les liasses portent la mention "IBS".


Enfin, la BCT précise que toutes les opérations effectuées directement auprès d’elle selon l’une des modalités précitées seront cernées au cours de la période à venir et feront l’objet d’un rapport circonstancié qui sera adressé à la Commission nationale d’enquête sur les affaires de corruption et de malversation.

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A ce "trésor" n'oublions pas d'ajouter la tonne et demie d'or dérobé par Leila Trabelsi, les différents comptes secrets ouverts dans le monde entier, les nombreux biens immobiliers acquis malhonnêtement, les parts en actions dans une grande quantité de sociétés dont des multinationales, et bien sûr tout ce qu'ils ont eu le temps de prendre avec eux ! Cette découverte ne représente malheureusement qu'une goutte d'eau dans l'océan de corruption de cette famille mafieuse avec notamment à sa tête la "grande prêtresse" Leïla Trabelsi.

 

Ces sommes astronomiques pourraient nourrir l'ensemble du peuple tunisien pendant de nombreux mois voire même en années !

 

 

 

Source : Investir en Tunisie.net

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 10:00

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El compañero Che Xarlo

 

 

Mille kilomètres pour trois signatures !

 

Seul accusé non présent au procès contre Udalbiltza et 22 de ses membres (procès de l’été/automne 2010), j’avais passé six mois à Soto del Real, près de Madrid, d’où j’étais sorti en avril 2004 contre 60.000 € de caution. Les autres avaient passé, eux, plus d'un an chacun en préventive dans les prisons espagnoles...

http://blogimages.seniorennet.be/udalbiltzaxarlo/730773-acbfe8e97f310487df5434b3d9b8961d.jpgJ’ai dû me rendre à l’Audiencia Nacional de Madrid le 22 février afin de me voir notifier d’une part l’abandon des mesures à mon encontre, à savoir le Mandat d’Arrêt Européen émis le 15 juillet 2010 (1er jour du procès) demandant que je sois recherché (entre autres, par Interpol !!), arrêté et incarcéré, et d’autre part l’acquittement dont je bénéficie au même titre que les autres membres d’Udalbiltza (verdict en date du 20 janvier 2011).

Mille kilomètres pour trois signatures !! Mais la loi espagnole exige la présence de l’intéressé pour que "justice" soit rendue. C’est d’ailleurs pour la même raison que, en théorie, je pourrais bien devoir repartir vers la capitale espagnole d’ici quelques mois pour un procès dont je serais l’unique prévenu et dont le verdict d’acquittement est déjà connu. La loi, c’est la loi !

Reste pour tous les membres d’Udalbiltza à récupérer les plus de 700.000 euros des cautions ! Sans oublier les quelques 400.000 € récoltés pour les projets de la province de Soule et tout le matériel, saisis lors de la séquestration d’Udalbiltza en mars 2003. Quand ? C’est une autre histoire !

Quant aux dommages et intérêts pour les préjudices subis, matériels et psychologiques, il semble que dans l'Etat espagnol on puisse "s'asseoir dessus" !

 

El compañero Che Xarlo fait toujours preuve d'un humour désarmant même devant les situations les plus critiques. Un comble pour cet ex-accusé de terrorisme, à tort bien évidemment !


« Pour l'anecdote, sachez que je me suis fait un petit plaisir après mon passage à l'Audiencia Nacional : j'ai fait un crochet sur la route du retour par ... Soto del Real.

1- pour y déjeuner plus gastronomiquement que dans la prison

2- pour voir mon ancienne "pension de famille" sous un autre angle

Des petits plaisirs symbolico/platoniques dans la vie du militant, hahahahahaha...»

 

 

 

 

Xarlo EtCHEzaharreta

 

Euskal

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 07:33

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JE SUIS PARTOUT,
LES DERNIERS JOURS
DE NICOLAS SARKOZY

Un roman VISIONNAIRE
de Jean-Jacques Reboux

 

"Je suis partout…", la fiction qui décrypte les origines de la (fragile) santé mentale de Sarkozy et raconte la plongée dans la folie du petit homme...

 

Je suis partout, ça ne vous rappelle rien ? Le canard collaborationniste et xénophobe qui paraissait pendant le régime vichyste de Pétain… C’est aussi le surnom de l’actuel président de la République en raison de son omniprésence, de ses gesticulations et de sa manière d’accaparer tous les espaces et dans tous les domaines…

En second titre du bouquin : Les derniers jours de Sarkozy. Titre alléchant ! Parce qu’encore 430 jours de cette présidence, cela parait long, surtout à voir les dégâts réalisés à marche forcée. Beaucoup se disent qu’il va mettre le paquet d’ici 2012, avec ses acolytes, pour installer durablement la régression des droits sociaux. À moins que… Le roman de politique-fiction de Jean-Jacques Reboux serait-il prémonitoire ?

 

Qui est Jean-Jacques Reboux ?

 

http://divergences.be/local/cache-vignettes/L227xH340/Salon_JJ_reboux_9260-2-174ad-a600a.jpgSouffrant depuis mai 2007 de sarkozia volubilis, Jean-Jacques Reboux a décidé de se soigner en racontant avec un humour féroce la plongée dans la folie du résident, après avoir dévoré plus de 50 ouvrages sur le personnage et rencontré plusieurs personnes l’ayant connu lorsqu’il était enfant, parmi lesquelles une jeune ille au pair hongroise qui rencontra Pal Sarkozy dès son arrivée à Paris en 1948.

Né en 1958 à Madré (Mayenne), conçu sous COTY. Il a été dompteur de poules  sous POMPIDOU, instituteur sous GISCARD, ouvreur de cinéma, postier sous MITTERRAND, éditeur canaille sous CHIRAC, éditeur lunatique, outrageur enragé sous SARKOZY. Il a fondé en 2008 le Collectif pour la dépénalisation du délit d’outrage (CODEDO) et participe activement au site Rue89 sous le pseudonyme "outrageur de poulets". Il a publié 16 romans, parmi lesquels Le Massacre des innocents, Poste mortem (Folio policier) et De Gaulle, Van Gogh, Ma femme et moi (Éds. Après la Lune).

 

La chute de Sarközy, fantasme collectif

La folie du président sujet tabou ?

OFFREZ-VOUS LE LIVRE DONT LES MEDIAS NE PARLENT PAS !

http://img4.hostingpics.net/pics/395689CouvJesuispartout.jpg
Je suis partout (les derniers jours de Nicolas Sarkozy), de Jean-Jacques Reboux, éds Après la Lune, 384 p, 18 €, dans toutes les librairies ou sur Fnac.com

Pour lire les premiers chapitres gratis, cliquez ICI  (avec l'aimable autorisation de l'auteur)

 


http://3.bp.blogspot.com/_jyVU2bLNodE/TSrPufIDTJI/AAAAAAAAABo/w2JNpuX0RSY/s1600/laSOUSCRIPTION.Fernand+.jpgCliquez sur la vignette ci-contre pour télécharger le bulletin de souscription.

 


Offrez le livre à vos amis ainsi que la politique-fiction de Jean-Jacques Reboux racontant la plongée dans la folie et la bunkérisation du président en juillet 2011.

 

 

Casse-toi pov'con !
64 pages, 6 € (5€ + 1 € de port)


Je suis partout (les derniers jours de Sarkozy) 
384 pages,  18 €


Les 2 titres pour 25 €, port compris
Ou envoyez directement votre chèque (à l'ordre de APRES LA LUNE) aux Editions Après la Lune 14 rue Emile-Dubois 75014 Paris

 

 

 

Jean-Jacques Reboux sera présent
au salon de Mauves-sur-Loire,
près de Nantes, les 16 et 17 avril

La 10e édition du festival Mauves en Noir aura lieu le samedi 16 et dimanche 17 avril 2011 à la salle "Le Vallon" à Mauves sur Loire.

 

• Samedi 16 avril 14 h - 19 h

• Dimanche 17 avril 10 h - 17 h


L'entrée est libre tout le week-end.


Salon littéraire

Des rencontres informelles autour d’un livre… ou d’un verre. Les auteurs, célèbres ou encore inconnus, sont tous là pour discuter avec les visiteurs et se plient de bonne grâce au cérémonial des dédicaces

Jeux d’écriture par O’Librius :

L’association,  propose à tous, visiteurs ou invités, adultes ou enfants un copieux menu de jeux avec et sur les mots.

 
Surprises en tout genre tout au long du festival !

Restauration sur place

 

Association Mauves en noir
BP 5 - 7, rue du Carteron
44470 Mauves-sur-Loire
mauves-en-noir@orange.fr

Contact Presse :
Benoit au 06 87 76 49 49
ou Françoise
au 06 06 97 92 42 ou 02 40 25 55 92
 

 

 


 

A écouter :

"TOUT DEVIENT POSSIBLE", détournement du discours d’investiture de Nicolas Sarkozy (par Jean-Jacques Reboux)…



DISTINCTIONS

• Trophée 813 pour Le massacre des innocents (1996)
• Prix du salon du polar de Montigny-lès-Cormeilles pour Poste Mortem (1998)



Jean-Jacques Reboux sur la toile :
 

Rue89.com
k-libre
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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 04:54

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Michel Peyret

23 février 2011

 

 


TOUS LES CHEMINS MENENT-ILS
AU COMMUNISME !

par Michel Peyret

 

 

La revue « Contretemps » avait posé la question: « De quoi le communisme peut-il être le nom ? »

 

Dans son numéro 4 de février 2011, elle, et ils, sont sept, dans le désordre: Bruno Boosteels, Christian Laval, Pierre Dardot, Michal Kozlowski, Isabelle Garo, Michel Surya et Alex Callincos, à essayer d'y répondre.

 

 

UN PLURALISME COMMUNISTE !

 

 Des personnes et des personnalités diverses donc, et simultanément, une diversité de cheminements, de larges différences d'approches et de raisonnement.

 

Les suivre, c'est envisager, sinon considérer, qu'il deviendrait opportun de parler d'un pluralisme communiste, ce qui ne pourrait conduire qu'à contrarier tous ceux, amis ou ennemis, qui s'inscrivent davantage dans une vision fixiste, dans une pensée unique plutôt désincarnée.

 

 

BRUNO BOSTEELS :
POURQUOI FAUDRAIT-IL CHOISIR ?

 

 C'est peut-être Bruno Bosteels qui est le plus assuré, non sans questionner fortement: « Mais, dit-il, pourquoi faudrait-il choisir parmi les différentes versions du communisme? Au-delà des polémiques, des auto critiques et des débats internes, ne pouvons-nous pas, ne devons-nous pas proposer un communisme générique de tous les communismes ?

 

« Ou – ici la voix du maître se fait entendre une dernière fois – tout cela ressent-il la politique des fronts populaires, voire la politique des fronts culturels, dont l'issue historique, par exemple en Amérique latine, le plus souvent a été un violent coup d'Etat anticommuniste ?

 

« Enfin, si c'est le communisme qui est une idée nouvelle aujourd'hui, pourquoi est-ce que ce sont les soixante-huitards, trotskystes ou maoïstes ou anarchistes, qui nous en proclament la nouveauté ? »

 

 

UN COMMUNISME TOUJOURS EN QUESTION

 

 Auparavant, cependant, Bruno Bosteels avait considéré que le problème est que le communisme, s'il y en a un, n'a jamais cessé d'être en question. Aujourd'hui plus que jamais d'ailleurs.

 

Aussi, dit-il, « face aux célébrations et aux commémorations sans doute excessives et symptomatiques de la chute du mur de Berlin, de quoi s'agit-il si nous voulons partir ou repartir du communisme enfin en question ? »

 

Son questionnement interroge surtout le passé.

 

« Il s'agit de savoir si, outre un reste ou une restance qui nous viennent du passé, qu'il soit nostalgique ou criminel, le communisme peut être autre chose aussi qu'un avenir utopique qui se maintiendrait incorruptible au-delà des vicissitudes de l'histoire. »

 

 

LE PENSER PAR RAPPORT AU PRESENT

 

 Aussi, « essayons de penser le communisme en termes ni du passé ni du futur mais par rapport à l'actualité du présent comme vérité effective. Marx et Engels, dans l'Idéologie allemande semblaient déjà insister sur l'actualité du communisme: « Le communisme n'est pour nous ni un état qui doit être créé, ni un idéal sur lequel la réalité devrait se régler. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l'état actuel. »

 

« Mais cette abolition, dit-il, ou cette destruction de l'état actuel, peuvent-elles donner lieu, ici et maintenant, à un moment de recomposition sans dogmatismes, sans feu ni lieu ? »

 

 

MICHEL SURYA : LE MOT AURAIT DU DISPARAÎTRE

 

 Pour Michel Surya, le mot « communisme », puisqu'il en faut un et puisque c'est celui-là que vous avez retenu, implique deux remarques préalables:

 

• tout, ou à peu près, appelait le mot « communisme » à disparaître;

 

• il n'a pas disparu, il reparaît même ( je veux dire qu'il connait ce surcroît d'actualité), à la faveur de l'usage qu'en a fait Alain Badiou il y a peu.

 

• d'autres mots n'auraient-ils pas mieux convenu, que l'histoire n'eût pas pareillement – entre-temps – chargés ( souillés ).

 

Michel Surya l'affirme : cette troisième question est elle-même une réponse: oui d'autres mots auraient, de beaucoup mieux convenus ( anarchie par exemple), à ceci près qu'il n'y a aucun sens à le prétendre dès lors que c'est « communisme », et que ce n'est pas « anarchie » qui est revenu.

 

 

UNE HISTOIRE TOUTE "STALINIENNE"

 

 « Dans la controverse, dit-il, qui a récemment opposé Daniel Bensaïd à Alain Badiou, controverse intéressante à plus d'un titre, plusieurs traits demandent à être un moment remarqués.

 

« Je retiens pour ma part celui qui autorise le premier à reprocher au second de tenir toute l'histoire du communisme « réel » pour « stalinienne ».

 

« Toute, c'est-à-dire indistinctement: léniniste, stalinienne, trotskiste...

 

« On comprend que Bensaïd proteste, lequel tient – comme au communisme lui-même – que penser celui-ci c'est en penser l'histoire, et que l'histoire n'en est pas la même selon qu'elle est léniniste, trotskiste ou stalinienne.

 

« Il tient qu'on ne doit pas méconnaître comment l'histoire s'est écrite, qu'on le doit d'autant moins que la plupart de ceux qui le revendiquent, et militent encore en son nom aujourd'hui, sont volontiers portés à l'oublier (vieilles lunes, dont leurs luttes n'auraient plus rien à faire).»

 

 

QUAND LA TRAHISON A-T-ELLE COMMENCE ?

 

 Mais Badiou a raison aussi, tient Michel Surya, à très peu près, l'histoire est la même et il n'est plus temps de savoir avec précision ou certitude quand la trahison a commencé et avec qui: Staline, Lénine, Trotski, Boukharine, etc...

 

« Vieilles lunes, si l'on veut, de ce point de vue, qu'il n'est pas même impossible de faire remonter à Marx et Engels eux-mêmes ( ce que l'on a vu faire aux philosophes dits "nouveaux" à la fin des années 70).

 

« Quelque usage que certains en aient fait, et infamants, ce n'est pourtant pas une querelle subalterne.

 

« Ce l'est si peu qu'elle permet au premier de reprocher au second (reproche inattendu) de former là une "hypothèse" plus "philosophique" que « politique... »

 

 

QUID DE L'HYPOTHESE ! QUID DU COMMUNISME !

 

 « L'admettre permet au moins qu'on déporte un instant l'attention du mot "communisme" vers le mot "hypothèse", et que la querelle par le coup s'en trouve renouvelée. »

 

Cependant, ce qui est acquis, et auquel il faut s'en tenir, c'est:

 

-1) Le principe d'une opposition irréductible à l'actuel système de domination;

 

-2) Que relèvera du mot « hypothèse » (ou le pourra) n'importe laquelle (ou presque) des formes que revêtira cette opposition;

 

-3) Que "communiste" ne constituera qu'une des formes que cette hypothèse sera susceptible de revêtir, quand bien serait-elle celle sur laquelle le plus grand nombre, non sans raison, s'accorde.

 

 

ISABELLE GARO : LE COMMUNISME ET SON REBOURS

 

 Isabelle Garo, elle, considère que « le communisme est un signifiant qui resurgit au moment même où son référent semble avoir disparu, moins défait par son adversaire qu'effondré sur lui-même. »

 

« De ce fait, considère-t-elle, il est logique, mais très problématique que son retour s'effectue avant tout sur le terrain de la théorie et tout particulièrement de la philosophie, sa pertinence politique demeurant très incertaine, au rebours de ce que fut pendant longtemps sa forte présence politique et sa moindre théorisation. »

 

« Mais à rebours, oppose-t-elle, et selon un second angle, on peut le considérer comme le seul terme du vocabulaire politique contemporain qui puisse tracer une ligne de partage entre les diverses versions du ralliement au libéralisme d'un côté, et le projet d'un dépassement-abolition du capitalisme de l'autre... »

 

Mais comment faire de nouveau jouer un rôle véritable politique à une notion si défaite et si compromise ?

 

Pour Isabelle Garo, « une chose est au moins claire: s'affronter à la totalité de ses usages fait désormais irréversiblement partie de son sens et inscrit, de façon constitutive, l'examen historique critique au coeur même du projet politique transformateur. »

 

 

LA CONTRADICTION SCINDE LE REEL

 

 Ce qui est une bonne nouvelle, poursuit-elle.

 

« Ainsi, si en première approche, le communisme se présente comme cette contradiction qui lui serait seulement interne et qui met au prise l'actualisation possible du terme à la menace permanente de son obolescence et de son ineffectivité, cette contradiction se révèle être, plus fondamentalement, ce qui scinde le réel lui-même et réouvre l'histoire comme un espace de choix politique collectif.»

 

« Car si, précise-t-elle, comme le pensait Marx, le communisme n'est ni un projet alternatif par avance prescriptible, ni un rêve vide, et si, ajouterons-nous, il n'est pas non plus soluble dans ses pires usages, c'est bien parce qu'il désigne avant tout le mouvement théorique et pratique par lequel une réalité se critique elle-même et envisage comme nécessaire son propre dépassement, modifiant en retour les conditions qui ont rendu une telle critique pensable et possible.»

 

« Permanence de la critique donc, comme l'envers des crises réelles les plus radicales. »

 

 

MICHAL KOZLOWSKI PREND SES DISTANCES

 

 Michal Kozlowski, comme son nom le suggère, est polonais. Ses appréciations présentent une certaine spécificité.

 

Il commence par rappeler que le Parlement polonais vent de voter une loi interdisant la production et la diffusion des symboles communistes. Et que cet interdit s'ajoute à celui qui existe, depuis longtemps déjà, concernant la propagation de l'idéologie communiste.

 

« Le clivage essentiel, dit-il, n'est plus entre la droite et la gauche, mais entre le totalitarisme et la démocratie. Dans cette perspective, il devient clair que le nazisme et le communisme soviétique étaient essentiellement la même chose et que leur hostilité historique n'était donc qu'une contingence. »

 

Michal Kozlowski prend ses distances: « Il n'y a pas lieu de polémiquer avec ce discours. »

 

 

LA VARIANTE BOLCHEVIQUE

 

 « Il faut toutefois reconnaître que l'Union soviétique et son projet de transformation de la société trouvent leurs racines dans une fraction du mouvement communiste (ce qui ne veut pas dire que l'on doive identifier le communisme avec sa variante bolchevique: de ses débuts jusqu'à son dernier souffle, le bolchévisme était critiqué, voire dénoncé par d'autres courants communistes).»

 

« Il existe de nombreuses explications de l'échec du communisme bolchévique: le thermidor stalinien, les purges et les massacres de militants communistes de la première heure effectués par le régime dans les années 1930, les dérives du capitalisme d'Etat en Russie, y compris l'accumulation primitive déguisée en collectivisation.»

 

« L'échec de ce grand projet qui est un fait historique ne peut pas laisser indifférents ceux qui se disent communistes aujourd'hui. »

 

 

UN ECHEC SPECTACULAIRE

 

 « Or, poursuit-il, cet échec est spectaculaire. Il ne s'agit pas uniquement de l'effondrement du bloc de l'Est. On connait l'argument hégélien selon lequel la force d'une révolution ne se manifeste pleinement qu'après la défaite politique, militaire ou physique.»

 

« Tel fut le cas de la Révolution française: c'est contradictoirement le Congrès de Vienne qui a assuré le caractère irréversible de certaines illusions révolutionnaires comme le Code civil.»

 

« Rien de tel dans le cas de la révolution d'octobre. Elle a certes changé la face du monde mais pas d'une manière qui permettrait de parler des acquis irréversibles de cette révolution... »

 

Pour Michal Kozlowski, c'est un de ces paradoxes que l'histoire ne cesse de produire. Même sous la forme d'un idéal ou d'une idée régulatrice, le communisme n'inspire plus un mouvement ouvrier en grande partie désorienté et morcelé politiquement. »

 

 

OU EST LA PERTINENCE DE L'IDEE ?

 

 « Tout cela veut-il dire que la perspective communiste et l'engagement communiste ne sont plus à l'ordre du jour? », interroge-t-il, pour y répondre:« Cela ne signifie pas la mort de l'idée communiste. Sa pertinence ne dépend pas de la conjoncture politique et culturelle. Elle dépend avant tout de sa capacité à identifier les enjeux névralgiques de notre modernité (capitalisme, égalité, universalisme). Et c'est précisément en cela qu'elle est puissante. »

 

 

PIERRE DARDOT : LE COMMUNISME, SCIENTIFIQUE OU POLITIQUE ?

 

 Pierre Dardot, lui, cherche à savoir si le "communisme scientifique" pouvait être politique.

 

« Une telle question, dit-il, peut paraître totalement incongrue si l'on considère que tous les mouvements qui se sont réclamés du communisme au cours du siècle passé n'ont de cesse d'affirmer ouvertement leur caractère politique.»

 

« Cependant, à regarder les choses de plus près, on s'aperçoit que le communisme, du moins tel qu'il a été refondé "scientifiquement" par Marx fut essentiellement, et non accidentellement, non-politique, voire antipolitique, précisément en raison de sa revendication de scientificité... »

 

Pierre Dardot évoque les trois formes du communisme élaborées dans les Manuscrits de 1844. Après la forme du communisme "grossier" et "vulgaire" attribuée à Baboeuf, la forme du communisme "inachevé" se subdivise elle-même en communisme de nature encore « politique, démocratique ou despotique » et en communisme « visant la suppression de l'Etat », cette dernière version renvoyant à l'anarchisme de Proudhon.»

 

Dans « Qu'est-ce que la propriété ? », ce dernier fait de l'« anarchie » en « absence de maître, de souverain » « la forme de gouvernement dont nous approchons tous les jours. »

 

 

SUPPRESSION DE L'ETAT ? SUPPRESSION DE LA POLITIQUE ?

 

 « Cette suppression de l'Etat, dit Pierre Dardot, est d'emblée comprise par Mose Hess comme la suppression de la politique elle-même ». Selon lui, le communisme s'identifie à ce que Proudhon appelle "l'anarchie", il est « la négation de toute domination politique, la négation du concept d'Etat ou de politique », et en cela il est « l'athéisme politique. »

 

Pour Marx, la troisième forme du communisme, ou "communisme achevé", réalise bien la suppression de l'Etat, mais par le « dépassement positif de la propriété privée »:on ne peut donc pas suivre Proudhon en voulant abolir l'Etat sans abolir la propriété privée.

 

« Quant à ceux qui prétendent supprimer d'un seul coup la propriété privée pour instaurer la communauté des biens, ils cherchent à établir que le communisme a déjà existé en exhumant des moments isolés du passé, comlètement coupé du mouvement de l'histoire ».

 

 

L'INTERET DE LA CLASSE, OU L'INTERET GENERAL

 

 « Or, poursuit Pierre Dardot, dans sa forme contemporaine, ce mouvement n'est autre que « le mouvement de la propriété privée elle-même », tel qu'il s'accomplit à travers l'industrie moderne.

 

« Dans sa forme accomplie, le communisme se comprend donc comme le résultat du mouvement historique par lequel la propriété privée se supprime elle-même: c'est précisément en quoi il est dépassement positif de la propriété privée, et non abolition purement négative ».

 

Pierre Dardot fait appel à Etienne Balibar : si la politique et l'Etat sont alors rejetés du côté de la mystification et de l'illusion, c'est parce qu'ils impliquent que l'intérêt particulier d'une classe soit transformé en intérêt général: le prolétariat n'ayant pas d'intérêt particulier à faire valoir, il est logique qu'il veuille réaliser la suppression pure et simple de l'Etat et de la politique.

 

 

CHRISTIAN LAVAL : REINVENTER LE COMMUN

 

 Pour Christian Laval, réinventer le communisme réclame d'en revenir à une question qui n'a jamais cessé de hanter le marxisme: qu'en est-il du commun dans le communisme? »

 

« Cette question, dit-il, est au coeur de la critique que fait le jeune Marx du "communisme grossier", comme "expression positive de la propriété généralisée", soit une conception imaginaire de la communauté qui fait de tous les individus des travailleurs soumis à la domination du capital collectif et tous égaux dans la pauvreté partagée ».

 

« Ce communisme-là n'est jamais que le capitalisme collectivisé dans lequel le "commun" est la condition des nouveaux esclaves salariés ».

 

« A quoi, selon Marx, il faut opposer la vraie richesse sociale de l'essence humaine dont la propriété privée est la négation ».

 

« La négation réelle de la propriété privée ne réside pas dans la domination de l'individu par la propriété commune, mais dans l'affirmation de la dimension sociale de sa vie individuelle ».

 

 

L'HOMME : DEVENIR UN ETRE SOCIAL

 

 « Pour l'homme, poursuit-il, devenir ce qu'il est, c'est devenir dans son existence la plus individuelle, un être social ».

 

« Loin d'opposer socialisation et réalisation se soi, Marx les conçoit comme un seul et même mouvement ».

 

« Le commun, c'est l'existence sociale elle-même, et le devenir social de l'homme, c'est le communisme ».

 

Mais, pour Christian Laval, et c'est un point essentiel pour le destin entier du marxisme, le communisme à venir est censé procéder du développement même du capitalisme.

 

C'est à la grande industrie moderne que l'on devra l'essor de la socialité par le travail humain, essor qui fait du communisme « la force nécessaire et le principe dynamique de l'avenir immédiat ».

 

 

LE COMMUNISME, TOUTES LES PRATIQUES QUI PRODUISENT DU COMMUN

 

 Marx pense que la socialisation capitaliste, en mettant en rapport tous les producteurs par la division du travail, aussi bien sociale que technique, va donner naissance à une nouvelle forme de commun qui s'établira sur les ruines des communautés traditionnelles.

 

« C'est, dit Christian Laval, avec cette croyance progressiste qu'il faut rompre. Le communisme n'est pas le résultat nécessaire de la grande industrie ».

 

« Le "communisme grossier" mis en oeuvre sur cette base dans une grande partie du monde montre à l'évidence que le capitalisme collectivisé ne vaut guère mieux que le capitalisme privatisé ».

 

« Par communisme, on entendra toutes les pratiques qui produisent et entretiennent le commun, pratiques sans lesquelles l'humanité ne pourrait "bien vivre" et, peut-être, ne pourrait même plus vivre du tout. »

 

 

ALEX CALLINICOS : LA CRISE ECONOMIQUE REND LA TACHE URGENTE

 

 C'est donc Alex Callinicos qui dira que l'un des grands acquis du marxisme révolutionnaire au 20ème siècle, dans les écrits de penseurs aussi différents que Gramsci ou Benjamin, a consisté à débarrasser le  matérialisme historique de la nécessité.

 

« Mais, dit-il, l'effondrement du stalinisme nous a privé du refuge que la critique du socialisme utopique nous fournissait grâce à Marx.

 

« Nous devons élaborer une description convaincante de la nature de notre alternative au capitalisme ».

 

« La crise économique en cours, en faisant apparaître le besoin de cette alternative, rend la tâche d'autant plus urgente ».

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 03:52

http://img4.hostingpics.net/pics/649499sarkozybrown.jpg

 

Où passent ces centaines de milliards ?

 

« Société Générale : profit multiplié par six » titre le journal financier « Les Echos » du 17 février. Le journal annonce aussi que le résultat de la banque BNP-Paribas est le plus important de son histoire, légèrement supérieur à son année record de 2007.
Le PDG lui-même vient d’annoncer qu’en 3 ans les fonds propres ont doublé, passant à 68 milliards d’euros. Ainsi cette banque avoue avoir engrangé en 1 an 34 milliards de plus que l’année précédente !

 

http://img4.hostingpics.net/pics/784103banquier.jpg

Comme la Société Générale, elle a multiplié son profit par 6 !

 

Deux banques seulement et des dizaines de milliards accaparés. En ayant à l’esprit que le budget national de la France est de 360 milliards, faites le compte : à elle seule la BNP-Paribas a empoché l’équivalent de presque 10% du budget français !

 

Ces centaines de milliards accaparés sont utilisés au profit exclusif du capitalisme. A l’image des banques, les sociétés du CAC40, à elles seules, ont réalisé des profits fabuleux. Ceux de CAPGEMINI ont bondi de plus de 50%, ceux de SCHNEIDER de 100%, ceux d’ARCELOR-MITTAL ont été multipliés par 18 ! C’est le produit du travail des salariés qui est ainsi accaparé et détourné.

 

Où passent ces sommes énormes ?

 

Pas d’argent pour augmenter les salaires, les retraites ? Pas d’argent pour créer des emplois ?

 

Jamais en France et dans le monde, les écarts entre les profits capitalistes et les salaires des travailleurs n’ont été aussi importants. Et cela s’aggrave.

 

Ces centaines de milliards sont également détournés de la production nationale. Les investissements directs à l’étranger (IDE) atteignent plus de 60% de la production intérieur brute (PIB) française. Ils atteignent 400 milliards, soit une somme plus élevée que le budget national.

 

Ces entreprises augmentent leurs effectifs dans le monde en même temps qu’elles suppriment des centaines de milliers d’emplois dans notre pays. Par exemple les banques françaises ont investi 18 milliards en Egypte, soit le double d’il y a 4 ans.

 

http://img4.hostingpics.net/pics/275433eurox.jpg« La France va dans la bonne direction mais doit aller beaucoup plus loin, il faut de nouvelles mesures de redressement » vient de déclarer le Président de la Cour des Comptes qui vient de remettre son rapport annuel à Sarkozy. Cette institution « exige » du gouvernement « de mettre en œuvre des réformes beaucoup plus ambitieuses que celles annoncées ». C’est ce que Sarkozy a annoncé, la Cour des Comptes ne fait que le confirmer. Le Président estime que « geler au moins pendant trois ans le salaire des fonctionnaires » s’impose.

 

Mais qui est donc le Président
de cette Cour ?

C’est un certain Didier MIGAUD, un dirigeant socialiste ! Personne ni au PS ni ailleurs, n’a condamné si peu que ce soit les propos de ce personnage.


 

Une fois de plus la preuve est faite que ce n’est pas avec gens là et leurs alliés que les choses changeront.

 

C’est seulement l’action des peuples, unis contre le capital, qui le contraindra à reculer.

 

 

 

 

Vu sur le blog du camarade El Diablo

Source : sitecommunistes.org (N°184 - Semaine du 21 au 27 février 2011) 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 17:58

http://img4.hostingpics.net/pics/263264PierreLeMenahs.jpg

"Une mascarade organisée
par Sarkozy"

 

Ce Breton de 51 ans s'était révélé le plus percutant face à Nicolas Sarkozy lors du précédent One Man Show du "président des présidents" en 2010.

Ce syndicaliste Breton du nom de Pierre Le Menahès, est formel : il n'assistera pas au déjeuner organisé mercredi à l'Elysée par le chef de l'Etat avec les participants des émissions Paroles de Français et Face aux Français. Pierre Le Menahès a décidé de décliner l'invitation pour des questions de principe. "Ça me fait penser à un certain film avec Jacques Villeret, le Dîner de Cons", ironise-t-il.

"J'ai participé à l'émission de l'année dernière pour faire passer un message qui a été très largement entendu par les salariés de ce pays qui souffrent", explique Pierre Le Ménahès. "Visiblement, il n'a pas été entendu par le principal dirigeant du pays, en l'occurrence Nicolas Sarkozy", regrette-t-il.

Le syndicaliste de la CGT ne mâche pas ses mots à l'égard du chef de l'Etat. "Sarkozy pense que tout s'achète et tout se vend. Les idées comme les gens. En ce qui me concerne, ça ne me trompe pas", insiste-t-il.

Un autre invité au déjeuner a fait le même choix : il s’agit de Mickaël Poillon, un jeune agriculteur qui a également été très remarqué lors de l’édition de cette année.

Reste une question : que va devenir le carton d'invitation ? Pierre Le Menahès sourit : "Ça va être un collector, je vais l'encadrer."

 

Ecoutez le témoignage de Pierre Le Ménahès au micro de François Coulon (Europe 1) :

 



Extrait de l'intervention de
Pierre Le Menahès dans l'édition 2010





Source : Europe1.fr
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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 17:17

http://img4.hostingpics.net/pics/400047406taxi.jpg

 

Une information importante concernant vos plaques d'immatriculations de voiture

 

Depuis le traité de Maastricht, la plaque  avant est blanche et la plaque arrière est  jaune…
Jusque là rien d'extraordinaire. Depuis  plusieurs mois, quand vous achetez une voiture neuve ou d'occasion, on vous  demande, avec plus ou moins d'insistance, si vous ne voulez pas deux plaques  blanches, bien que l'arrêté du 27 avril 2007 modifiant l'arrêté du 1er juillet  1996, laisse le choix entre une plaque jaune ou blanches à l'arrière d'un véhicule automobile.

Pourquoi  ????

Vous avez peut être remarqué que sur les routes tous les nouveaux radars étaient à prise de vue arrière, ainsi que tous  ceux qui sont remplacés par la nouvelle génération. Cela pour pouvoir flasher les motos.
Oui mais voilà ! Les plaques jaunes suivant la luminosité du jour, floutent plus ou moins les photos des radars. C'est  pourquoi, il se peut que vous soyez sur d'avoir été flashé et de n'avoir pas  reçu votre P.V.  Les photos n'étant pas exploitables, le chiffre d'affaire  des P.V. chute. Et comme il y a de plus en plus de photos inexploitables, du  fait que les radars sont orientés en prise de vue arrière, les ministères  intéressés veulent des plaques blanches des deux côtés du véhicule. C'est pour  cela que l'on voit avec les nouvelles immatriculations, des voitures avec une  plaque blanche à l'arrière.

 

VOUS N'AVEZ AUCUNE OBLIGATION D'ACCEPTER DEUX PLAQUES  BLANCHES

La loi européenne de 1998 n'a pas été modifiée et le dernier arrêté en vigueur en France, c'est celui du 27 avril 2007.



Maître  Jorge MONTEIRO
Avocat au Barreau de LYON Toque 820

 

http://img84.imageshack.us/img84/9021/030821152519taxi40607ol0.jpg

 


 

 

Une astuce à la sauce Basque pour motards bricoleurs...

 

 

 

Quand les motards jouent les David Copperfield...

 

 

 

 

 

Source : Xarlo EtCHEzaharreta

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 02:35

http://img4.hostingpics.net/pics/260791articlesarko.jpg

 

Une information judiciaire, confiée à un juge d'instruction, a été ouverte le 15 février à Paris dans l'affaire des sondages de l'Elysée, selon une source judiciaire.

Publifact, la société de Patrick Buisson, un ancien journaliste proche de Nicolas Sarkozy, a signé une convention le 1er juin 2007 avec la présidence de la République pour la fourniture d'études d'opinion. Ce contrat passé sans appel d'offres portait sur un coût total avoisinant 1,5 million d'euros sous la forme de près de 130 factures.

L'enquête fait suite au dépôt d'une plainte avec constitution de partie civile pour favoritisme déposée en novembre par l'association Anticor. Elle a été confiée au juge du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris Serge Tournaire, selon cette source.

UNE CONVENTION ÉPINGLÉE PAR LA COUR DES COMPTES

 Le parquet de Paris avait classé sans suite début novembre une première plainte d'Anticor visant une convention passée en 2007 entre l'Elysée et la société Publifact. C'est la Cour des comptes qui avait mis au jour en juillet 2009 cette convention, passée, selon elle, sans qu'"aucune des possibilités offertes par le code des marchés publics pour respecter les règles de la mise en concurrence […] n'ait été appliquée".

Dans son rapport de contrôle des comptes et de la gestion des services de l'Elysée en 2008, la cour épinglait par ailleurs une série de 15 études d'opinion publiées dans la presse alors qu'elles avaient été facturées également à l'Elysée par le cabinet de conseil de M. Buisson.

L'Elysée fait désormais payer une partie de ses dépenses de sondages par Matignon via le Service d'information du gouvernement (SIG), selon le rapport du député PS Jean Launay sur les crédits alloués à l'Elysée en 2011.

 

 

Source : LeMonde.fr

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 23:36

http://a10.idata.over-blog.com/500x316/2/31/65/89/Vente-Rafale-4.jpg

 

Depuis des dizaines d'années, le colonel Muammar Kadhafi est un excellent client des industries françaises d'armement.

Après son arrivée au pouvoir, le 1er septembre 1969, à la suite du putsch qu'il avait dirigé contre le roi Idris Ier, Kadhafi n'attend que quelques mois pour acheter à Dassault 82 Mirage 5, en réalité un Mirage III modifié pour pouvoir conduire des attaques au sol. En juin 1973, les choses se détériorent un peu, puisque Kadhafi envahit la bande d'Aouzou, en territoire tchadien. Mais il ne faut pas six mois pour que la France et la Libye trouvent un terrain de réconciliation, sous la forme d'une vente de 32 intercepteurs Mirage F1-C.

http://img4.hostingpics.net/pics/300085missilessolairCrotale.jpg

La France engrangera par la suite de juteux contrats, notamment pour des batteries de missiles sol-air Crotale II (60 postes de tir) produits par Thomson/CSF (ancienne dénomination de Thales) et des vedettes lance-missiles Combattante II produites par les Constructions mécaniques de Normandie, à Cherbourg. Après l'attentat contre le DC10 d'UTA, le 19 septembre 1989, les choses se tassent durant une dizaine d'années, avant que les marchands d'armes ne retrouvent ouvertement le chemin de Tripoli, pour négocier des marchés qui ne pourront prendre leur essor qu'après la véritable normalisation qui n'interviendra qu'en janvier 2004.
Dès lors, les visites ministérielles (Nicolas Sarkozy en octobre 2005, Michèle Alliot-Marie à plusieurs reprises), présidentielle (Jacques Chirac, en novembre 2004) et parlementaires (le président du groupe d'amitiés France-Libye n'était autre que Patrick Ollier, le compagnon de MAM) se multiplient.

 

Des contrats aujourd'hui remis en cause


À l'occasion de ces voyages, les Français proposent à la Libye quantité de matériels militaires produits dans l'Hexagone. Une seule interdiction formelle est alors opposée en CIEEMG (Commission interministérielle pour l'étude des exportations de matériels de guerre) par le ministère de la Défense : les équipements de vision nocturne de dernière génération. Kadhafi les souhaitait pour notamment surveiller ses frontières au nom de la lutte contre l'immigration clandestine. Pour le reste, les Libyens ont signé avec plusieurs industriels français un contrat de très modeste rénovation de 12 Mirage F1, pour 10 millions d'euros par avion, avec 60 % de marge bénéficiaire. Les Libyens auraient volontiers fait moderniser leur flotte pour beaucoup plus cher, en dotant leurs avions d'équipements performants. Ces rétrofits sont un classique...

Mais Dassault s'y est opposé, pour vendre des Rafale. En réalité, malgré l'optimisme français, cet espoir s'est révélé sans objet : la Libye voulait un "vrai" Rafale doté de ses équipements - y compris les missiles - les plus performants, quand Paris voulait, lui, vendre très cher des avions "light". Kadhafi s'est donc adressé à la Russie pour lui acheter des Sukhoï 35 Flanker Plus et des Mig 29 Fulcrum... Paris a également profité de la libération des infirmières bulgares en 2007 pour vendre à la Libye des missiles antichars Milan (168 millions d'euros) et un réseau de communication sécurisé Tetra pour sa police (128 millions d'euros). Pour le reste, plus de deux milliards d'euros de contrats étaient en discussion ces derniers mois entre la France et la Libye, portant sur des hélicoptères d'Eurocopter ( dix AS550 Fennec, 12 AS332 Super-Puma, 3 EC165 Tigre), un système de radars de surveillance aérienne avec Thales, la remise à niveau des vieilles vedettes Combattante pour les Constructions mécaniques de Normandie, la rénovation des Crotale II (Thales), celle de chars de combat T-72, des vedettes OCEA pour les forces spéciales, etc. Autant de négociations aujourd'hui remises aux calendes grecques...

 

 

http://img4.hostingpics.net/pics/239646su35s10.jpgSukhoï 35 Flanker Plus

 

 

http://img4.hostingpics.net/pics/426625mig2907.jpgMig 29 Fulcrum

 

 

http://img4.hostingpics.net/pics/701746NemethDesignsAS332SuperP.jpg

AS332 Super-Puma

 

 

http://img4.hostingpics.net/pics/683786AS550fennec5.jpg

AS550 Fennec

 

 

 

 

 

 

Source : LePoint.fr

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Résistance

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