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  • : Le blog satirique du Papy Mouzeot
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Erick Bernard

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 22:54

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Femme

Femme, tu déferles dans mes pensées
comme les vagues sur la plage ;
tu entres soudain sur mes grèves de sable,
puis à la mer tu repars à nouveau.


Tu es ainsi, une houle indocile,
un va et vient incessant des eaux
où mon cœur se noie
à déchiffrer ton corps vague après vague.

 

Tu sais déjà que je reviendrai,
pourtant tu ne sais ni mon nom
ni que je me souviens de tes baisers.


Peut-être qu’un jour,  lorsque ta peau
détruira ce château de l’absence,
je t’ouvrirai la trame de mes vers.

 

 

Tony Guerrero
(trad: A. Arroyo)
 
Samedi 6 février 2010

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 20:42

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En ce jour symbolique du 5 février il était tout à fait normal que je vous informe de cette manifestation qui s'est déroulée hier soir à Béziers où était organisée à l'initiative de FRANCE CUBA HÉRAULT et le CERCLE POPULAIRE JOSEPH LAZARE une soirée de soirée de soutien en l'honneur des cinq héros de Cuba, détenus injustement dans les geôles étasuniennes depuis le 12 septembre 1998.

http://img4.hostingpics.net/pics/347220AnnieArroyo.jpgAprès la projection du reportage intitulé LES 5 DANS LES SERRES DE L'EMPIRE (disponible ci-dessous) un débat présidé par Annie Arroyo, présidente de France-Cuba  Pays Basque- Bas Adour (Kubako Etxea), militante depuis plus de huit ans qui dénonce sans relâche l'insupportable injustice dont sont victimes les Cinq mais aussi Mirta, Adriana, Tonito, Olga, Rosa Aurora, Eli, et tous les enfants des Cinq. Chacun des participants-militants venus de différents horizons principalement de l'Hérault, du nord de Montpellier et bien évidemment des camarades bitterois jusqu'aux patriotes basques dont la présence du compañero El Che Xarlo se sont donc donnés rendez-vous pour débattre de ce chantage politique instrumentalisé par la mafia cubano-américaine. Ce débat fût suivi d'un repas typique cubain, la Ropa Vieja, permettant à tous les frères et sœurs défenseurs de los cinquos de se rapprocher autour de cette cause commune. Cette soirée de solidarité a recueilli notamment un grand nombre de signatures qui seront adressées directement au président Barack Hussein Obama II, ancien prix Nobel de la paix (en 2009) qui détient le destin de ces cinq prisonniers politiques entre ses mains. Le Papy était présent et vous livre quelques images inédites de cette soirée qui restera à renouveler tant que les cinq ne seront pas libérés et blanchis de toutes les accusations mensongèes dont ils sont victimes.

Qui sont los Cinquos ?

Antonio Guerrero (Miami, 1958) Ingénieur en construction d’aérodromes, poète, deux fils : condamné à une peine à perpétuité + 10 ans.

Fernando Gonzalez (La Havane, 1963) Diplômé de l’Institut des Relations Internationales du Ministère des Affaires étrangères, marié : condamné à 19 ans de prison.

Gerardo Hernandez (La Havane, 1965) Diplômé de l’Institut des Relations Internationales du Ministère des Affaires étrangères, marié : condamné à une peine de double perpétuité + 15 ans.

Ramon Labañino (La Havane, 1963) Licencié en Économie de l’Université de La Havane, marié, trois filles : Comdamné à une peine à perpétuité + 18 ans ans.

René Gonzalez (Chicago, 1956) Pilote et instructeur de vol, marié, deux filles : condamné à 15 ans de prison.

 

http://img4.hostingpics.net/pics/598602CubaFlag.pngLos cinquos sont les héros contemporains de la nation cubaine condamnés injustement par mesures de retorsion contre les intérêts... non pas des États-Unis mais de la mafia cubano-américaine à la tête de l'extrême droite cubaine qui arrose grassement l'état de Floride, patrie où règne en maître le gouverneur Jeb Bush, frère de l'ex-président des USA. Après de multiples tentatives de déstabilisation opérées contre Cuba et de son libérateur Fidel Castro (blocus anti-Cuba, attentat dit de la Baie des Cochons, guerre bactériologique) l'administration étasunienne tenait enfin un prétexte pour faire plier le peuple cubain déterminé à suivre celui que Lula da Silva qualifiera plus tard de "seul mythe vivant de l'histoire de l'humanité".

http://i.dailymail.co.uk/i/pix/2010/08/27/article-1306739-0AF0F455000005DC-986_468x697.jpgL'histoire nous démontrera la totale perversité du gouvernement Obama qui a assuré en 2010 la transaction de dix espions russes reconnus, dont la célèbre Anna Kouchtchenko plus connue sous le patronyme d'Anna Chapman, dont le nom de code était 90-60-90 (ses propres mensurations). Il est clair que le gouvernement cubain ne possède pas d'arguments aussi percutants que ceux détenus par Medvedev, la marionnette de l'ex-président Poutine ! Mais ceci  fera l'objet d'un autre sujet...

Pour le moment je vous laisse découvrir le reportage intitulé LES 5 DANS LES SERRES DE L'EMPIRE commenté par Annie Arroyo avec un montage assuré par El Che Xarlo, suivi de quelques photos issues de cette soirée du 4 février... N'hésitez par à monter le son un peu plus fort pour profiter de l'excellent commentaire d'Annie Arroyo.

 

Les 5 dans les serres de l'empire (partie 1 /4)


Les 5 dans les serres de l'empire (partie 2 /4)

 

Les 5 dans les serres de l'empire (partie 3 /4)


 

Les 5 dans les serres de l'empire (partie 4 /4)

 

http://img4.hostingpics.net/pics/392526AnnieArroyo2.jpgAnnie Arroyo

 

http://img4.hostingpics.net/pics/632687DSC05776.jpgAccueil des participants

 

http://img4.hostingpics.net/pics/931412DSC05777.jpgLa bonne humeur et la convivialité étaient au rendez-vous...

 

http://img4.hostingpics.net/pics/133915DSC05788.jpgou un apértif était servi avant la dégustation de la Ropa Vieja (spécialité cubaine)

 

http://img4.hostingpics.net/pics/741445DSC05785.jpgel campañero El Che Xarlo

 

http://img4.hostingpics.net/pics/338012DSC05789.jpg

 

http://img4.hostingpics.net/pics/377485Annie.jpgUn autre haut-lieu fréquenté par des militants courageux : le Pic d'Anie

 

http://www.injusticia.cubaweb.cu/images/2009/libertad.jpg

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Published by Papy Mouzeot - dans Documentaires
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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 18:25

http://medias.lepost.fr/ill/2011/02/05/h-20-2395697-1296896392.jpg

C'est un moment d'anthologie télévisuelle que je ne veux plus louper chaque semaine. Nicolas Bedos est devenu l'urticaire de l'UMP. Il est bien plus que le bouffon du Roi (ou du despote c'est au choix), il est notre "chevalier blanc", celui qui leur balance tout ce qu'on aimerait bien leur cracher à la gueule.

Nicolas Bedos devrait être reconnu d'utilité publique car c'est certaniement pas avec ce gouvernement que les français sortirons de la morosité.

"Nicolas" est peut-être le meilleur sketch que Guy Bedos ait jamais aussi bien réalisé, alors toute ma gratitude envers le famille Bedos qui nous permet chaque vendredi soir d'utiliser nos zygomatiques quasi atrophiés.

On se demande ce qu'a bien pu s'injecter Copé avant de venir à "la semaine critique", pas un sourire, pas une esquisse de grimace, bref c'est JFC dans Ze Mask.

 

Juste pour le fun voici quelques salves à dévouvrir dans la vidéo ci-dessous :

"Copé drague la présidentielle de 2017 comme je n'oserais plus aborder une groupie à 5 heures du matin !".

 

"Si la confiance en soi était un critère d'élection, Copé serait sacré empereur d'ici la fin de la semaine !"

 

"L'époque est aux lâches, aux traitres, à l'ouverture, seuls les miroirs nous font la gueule et on peut se coucher, la conscience presque tranquille, tout en se répétant : non ! je ne suis pas un enculé, je vis avec mon temps !"

 

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 10:30

En ce jour symbolique comme tous les 5 de chaque mois qui nous remémore la captivité des 5 patriotes cubains retenus arbitrairement aux USA depuis presque 13 ans, voici un nouveau poème que nous livre Antonio Guerrer...

http://www.wwf.fr/var/wwf/storage/images/actualites/creation-du-parc-amazonien-de-guyane-une-avancee-importante-dans-la-protection-des-forets-tropicales.-video-en-fin-d-article/6454-1-fre-FR/creation-du-parc-amazonien-de-guyane-une-avancee-importante-dans-la-protection-des-forets-tropicales.-video-en-fin-d-article_reference.jpg

Le Silence est Vert 

Le silence est vert, tout soudain,
mon cœur fertile, lentement,
habitué aux choses naturelles,
se vêt des feuilles vertes du désir.


Des souvenirs du bois et de la pluie
émergent avec leur souffle caché
et je sens à nouveau dans ma gorge
l’ardeur des jasmins et du sang.


Dans la foulée, mon cœur évoque
de fidèles regards de pur amour,
des baisers au creux de la nuit,
des caresses qui apaisèrent mon âme.


Mais où donc sont aujourd’hui ses yeux,
ses lèvres, ses mains douces et pures ?

 

Tony Guerrero
(trad : A. Arroyo)
Vendredi 5 février 2010

 

Source : Xarlo EtCHEzaharreta

http://www.intal.be/files/imagecache/NEWscalecrop420x280/teaserimages/Free_the_five2.gif

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 15:35

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Frank G. Wisner (CIA) est arrivé au Caire

Alors que la révolte s’amplifie en Egypte, le Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis a considéré que le travail de l’ambassadrice au Caire, Margaret Scobey, était insuffisant.

Mme Scobey est une diplomate de carrière qui a joué un rôle important au Proche-Orient, mais n’est pas rompue aux opérations secrètes. Ne préjugeant pas de ce qui va suivre, elle se dépense sans compter depuis plusieurs jours pour rencontrer le maximum de protagonistes et nouer des contacts dans tous les camps à la fois.

http://lh4.ggpht.com/_JmCsFUKvLjU/SrqBFLO1cnI/AAAAAAAAGds/XKgHafn1hEo/IMG_1584.JPGLe Conseil de sécurité nationale ne considère pas comme suffisant de préserver les intérêts des Etats-Unis, mais comme indispensable de préserver la paix séparée égypto-israélienne, ce qui implique de choisir les prochains dirigeants du pays. Il a donc fait appel à un ancien ambassadeur en Egypte (1986-91), aujourd’hui à la retraite, Frank G. Wisner, et l’a envoyé d’urgence au Caire où il est arrivé lundi 31 janvier 2011 au soir.

M. Wisner est le fils de Frank Wisner Sr., co-fondateur de la CIA et du Gladio. Il fut, aux côtés d’Alan Dulles, l’un des pères de la doctrine d’intervention secrète des Etats-Unis : soutenir les démocraties qui font le « bon choix », contrecarrer les peuples qui font le mauvais.

Frank G. Wisner Jr. a lui-même toujours travaillé pour l’Agence et y travaille encore, notamment via Refugees International dont il est administrateur.

L’ambassadeur Wisner, qui un ami personnel du président Hosni Moubarak, est chargé d’organiser sa destitution en douceur. Son arrivée a été juste précédée d’un appel téléphonique du chef d’état-major interarmes, l’amiral Mike Müllen, à son homologue égyptien, le général Sami Enan —l’armée égyptienne est équipée et formée par le Pentagone—. Officiellement, Müllen l’a félicité pour sa retenue ; un message parfaitement reçu au Caire et suivi quelques minutes plus tard d’un communique de l’état-major annonçant que l’armée considére les manifestations comme légitimes.

http://www.apfn.org/enron/wisner.jpgLe public états-unien connaît Frank G. Wisner non comme un diplomate, ni comme un maître-espion, mais comme un financier sans scrupules. Il était en effet responsable d’une des filiales d’Enron, le géant du trading en énergie dont la faillite frauduleuse a ruiné nombre de petits épargnants. Il était aussi administrateur de l’assureur American International Group (AIG) lors de la crise financière de 2008 qui vit l’action de la société chuter de 95 % avant son sauvetage par les deniers publics.

Inconnu des Français, Frank G. Wisner a pourtant joué un grand rôle dans ce pays. Il a épousé Christine de Ganay (seconde épouse de Pal Sarkozy) et, à ce titre, a élevé Nicolas Sarkozy dans sa période new-yorkaise. C’est lui qui a introduit l’adolescent dans les cercles de la CIA et qui lui a ouvert les portes de la politique française. C’est un de ses enfants, qui fut le porte-parole de la campagne présidentielle de Sarkozy pour les médias anglo-saxons, tandis qu’un autre de ses enfants est devenu un des piliers du Carlyle Group, le fond de placement des Bush et des Ben Laden.
Par ailleurs, c’est encore Frank G. Wisner qui a imposé son ami Bernard Kouchner comme ministre français des Affaires étrangères avec pour mission de mobiliser les Etats européens en faveur de l’indépendance du Kosovo.

 

 

Source : mondialisation.ca

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 14:57

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HUGO CHAVEZ
Jamais un président n'a été aussi proche de son peuple

 

Le président Chavez nationalisera une grande banque espagnole si elle continue à refuser des prêts aux mal-logés

Prenez 12 minutes de votre précieux temps et visionnez cette vidéo qui vous montrera une autre façon de gouverner. Chavez remet les pendules à l'heure, ce ne sont pas les travailleurs et le peuple qui dépendent des banques, mais l'inverse. Ci dessous, Chavez appelant en direct à la télévision le president de la banque Pedro Rodriguez Serrano.


Chavez défend son peuple contre les banques !

 

Le président socialiste du Venezuela Hugo Chavez a annoncé ce mercredi (26 janvier 2011) son intention de nationaliser la super-banque hispano-vénézuélienne BBVA-Provincial, qui a enfreint la Constitution en refusant d’accorder des prêts immobiliers à des citoyens mal-logés.

http://kamangir.net/wp-content/uploads/2007/08/21x-q.jpgAprès avoir entendu les plaintes de mal logés lui assurant que les responsables du Provincial n’avaient pas voulu les recevoir quand ils ont sollicité une aide financière, M. Chavez a appelé en direct le président de la banque, Pedro Rodriguez Serrano, pour lui demander des explications. Celui-ci a répondu que "sa banque n’était pas à vendre", face à quoi le président a rappelé que la banque n’était pas au-dessus des lois et devait répondre aux demandes de prêts effectuées par les citoyens.

"Si la Banque Provinciale refuse de respecter la Constitution et les décrets présidentiels, je vais nationaliser la banque. Je n’ai aucun problème à le faire. Je paierai ce qu’elle vaut", a assuré le président vénézuélien devant des habitants réclamant des logements.

La Constitution vénézuélienne consacre le droit au logement. En outre, un récent décret présidentiel encourage l’accès au logement avec l’aide des secteurs public et privé, notamment pour les quelques 130.000 sinistrés des pluies diluviennes qui ont fait 38 morts fin 2010.

Il manque au moins deux millions de logements dans ce pays de 28,8 millions d’habitants, selon la chambre vénézuélienne de la construction (CVC) et le gouvernement a lancé pour 2011 de très nombreux chantiers pour offrir rapidement aux secteurs populaires des dizaines de milliers de maisons, avec l’aide de pays comme la Chine ou la Turquie.

La BBVA-Provincial, avec ses deux millions de clients, est la troisième banque du Venezuela, derrière Banesco et Banco Mercantil. Depuis 1997, elle est contrôlée à 55% par le deuxième groupe bancaire espagnol, BBVA. On la soupçonne d’avoir soutenu, avec d’autres grands groupes économiques, le coup d’État du président de FEDECAMARAS (le MEDEF local) contre le président Hugo Chavez (avril 2002), à la suite duquel cette banque espérait retirer de substantiels bénéfices des multiples privatisations

Dans un communiqué ultérieur à l’appel de Chavez, BBVA-Provincial a semblé s’excuser et a réaffirmé son "engagement en faveur du financement de logements pour les familles vénézuéliennes" et son "attachement total au respect des lois" du pays". Le président de BBVA-Provincial a également promis de chercher "des alternatives satisfaisantes pour toutes les personnes concernées" avec des représentants du gouvernement et des familles plaignantes.

M. Chavez s’en est félicité avant de préciser que le Venezuela avait besoin de 30 milliards de bolivars (5 milliards d’euros) de crédits pour le logement et comptait sur la banque privée pour en financer la moitié.

L’Etat vénézuélien contrôle 25% du secteur bancaire depuis la nationalisation par Hugo Chavez de Banco de Venezuela en 2009 et d’autres établissements, mesures prises pour accélérer le développement du pays et réduire l’impact négatif de la spéculation financière.

 

Source : La revolución Vive

http://1.bp.blogspot.com/_kM7MYnMA9rk/TGqrGgWi4WI/AAAAAAAAEb4/OK0dTYW3BeM/s1600/hugo+chavez.jpg


 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 13:06

http://img10.hostingpics.net/pics/346494CorneliusCastoriadis.jpg

Cornélius Castoriadis, écrivain, philosophe et visionnaire des temps modernes...


JE SUIS REPRESENTÉ, EST-CE QUE JE SUIS ?

S'agissant de la représentation politique, Cornélius Castoriadis, que je vais faire parler aujourd'hui1, commençait par se référer à Jean-Jacques Rousseau.

« Jean-Jacques Rousseau, disait Cornélius Castoriadis peu avant sa mort, écrivait que les Anglais, au 18ème siècle croient qu'ils sont libres parce qu'ils élisent leurs représentants tous les cinq ans.

« Effectivement, ils sont libres, mais un jour sur cinq ans!

« En disant cela, Rousseau sous-estimait indûment son cas. Parce qu'il est évident que même ce jour sur cinq ans, on n'est pas libre.

« Pourquoi ? », poursuivait-il.

« Parce que l'on a à voter pour des candidats présentés par des partis. On ne peut pas voter pour n'importe qui.

« Et l'on a à voter à partir de toute une situation réelle fabriquée par le Parlement précédent et qui pose les problèmes dans les termes dans lesquels ces problèmes peuvent être discutés et qui, par là-même, impose des solutions, du moins des alternatives de solution, qui ne correspondent presque jamais aux vrais problèmes. »

 

LA REPRÉSENTATION, C'EST L'ALIÉNATION DE LA SOUVERAINETÉ DES REPRESENTÉS

En effet, Castoriadis considère que généralement la représentation signifie l'aliénation de la souveraineté des représentés.

Le Parlement n'est pas contrôlé. Il est contrôlé au bout de cinq ans avec une élection, mais la grande majorité du personnel politique est pratiquement inamovible. En France un peu moins. Ailleurs beaucoup plus. Aux Etats-Unis, par exemple, les sénateurs sont en fait des sénateurs à vie.

Et cela viendra aussi en France.

 

UN LOBBY DE SÉNATEURS, CELA S'ACHETE

Pour être élu aux Etats-Unis, il faut à peu près 4 millions de dollars. Qui vous donne ces 4 millions? Ce ne sont pas les chômeurs. Ce sont les entreprises. Et pourquoi les donnent-elles? Pour qu'ensuite le sénateur soit d'accord avec le lobby qu'elles forment à Washington pour voter les lois qui les avantagent et ne pas voter les lois qui les désavantagent.

« Il y a là la voie fatale des sociétés modernes », poursuivait Castoriadis, « on le voit se faire en France, malgré toutes les prétendues dispositions prises pour contrôler la corruption. La corruption des responsables politiques, dans les sociétés contemporaines, est devenue un trait systémique, un trait structurel. Ce n'est pas anecdotique. C'est incorporé dans le fonctionnement du système, qui ne peut pas tourner autrement. »

 

VOTER POUR LE MOINDRE MAL

De plus en plus, ajoute Castoriadis, on voit se développer, dans le monde occidental, un type d'individu qui n'est plus le type d'individu d'une société démocratique ou d'une société où l'on peut lutter pour plus de liberté, « mais un type d'individu qui est privatisé, qui est enfermé dans son petit milieu personnel et qui est devenu cynique par rapport à la politique. »

« Quand les gens votent, explique Castoriadis, ils votent cyniquement. Ils ne croient pas au programme qu'on leur présente, mais ils considèrent que X ou Y est un moindre mal par rapport à ce qu'était Z dans la période précédente.

« Un tas de gens voteront pour Lionel Jospin sans doute, aux prochaines élections, non pas parce qu'ils l'adorent ou qu'ils soient éblouis par ses idées, ce serait étonnant, mais simplement parce qu'ils sont dégoûtés par la situation actuelle.

« La même chose s'est passée en 1995, lorsque les gens ont été écoeurés par quatorze ans de prétendu socialisme dont le principal exploit a été d'introduire le libéralisme le plus effréné en France et de commencer à démanteler ce qu'il y avait eu de conquêtes sociales dans la période précédente. »

 

DE L'AUTONOMIE EN PHILOSOPHIE

A ce point de son discours, il apparaît déjà évident que Cornélius Castoriadis a une tout autre conception, par delà celle de l'individu privatisé, de ce qu'il appelle « l'autonomie en politique. »2

Pour lui, la philosophie n'est pas philosophie si elle n'exprime pas une pensée autonome.

Que signifie « autonome », questionne-t-il

« En philosophie, c'est clair: se donner à soi-même sa loi, cela veut dire qu'on pose des questions et qu'on accepte aucune autorité. Pas même l'autorité de sa propre pensée antérieure.

« L'autonomie, poursuit-il, dans le domaine de la pensée, c'est l'interrogation illimitée: qui ne s'arrête devant rien et qui se remet elle-même constamment en cause.

« Cette interrogation n'est pas une interrogation vide: une interrogation vide ne signifie rien. Pour avoir une interrogation qui fait sens, il faut déjà qu'on ait posé comme provisoirement incontestables un certain nombre de termes. Autrement il reste un simple point d'interrogation, et pas une interrogation philosophique. L'interrogation philosophique est articulée, quitte à revenir sur les termes à partir desquels elle a été articulée. »


QU'EST-CE L'AUTONOMIE EN POLITIQUE ?

Pour Castoriadis, presque toutes les sociétés humaines sont constituées dans l'hétéronomie, c'est-à-dire dans l'absence d'autonomie.

« Cela veut dire, dit-il, que bien qu'elles créent toutes, elles-mêmes, leurs institutions, elles incorporent dans ces institutions l'idée incontestable pour les membres de la société que cette institution n'est pas oeuvre humaine, qu'elle n'a pas été créée par les humains, en tout cas pas par les humains qui sont là en ce moment.

« Elle a été créée par les esprits, par les ancêtres, par les héros, par les Dieux; mais elle n'est pas l'oeuvre humaine. »

Ainsi, dans la religion hébraïque, le don de La Loi par Dieu à Moïse est-il écrit, explicité. Il y a des pages et des pages dans l'Ancien Testament qui décrivent par le détail la réglementation que Dieu a fournie à Moïse.

Et toutes ces dispositions, il ne peut être question de les contester: les contester signifierait contester soit l'existence de Dieu, soit sa véracité, soit sa bonté, soit sa justice.

Il en va de même pour d'autres sociétés hétéronomes.

 

LA RUPTURE GRECQUE

Pour Cornélius Castoriadis, la grande rupture qu'introduisent, sous une première forme, la démocratie grecque, puis, sous une autre forme, plus ample, plus généralisée, les révolutions des temps modernes et les mouvements démocratiques révolutionnaires qui ont suivi, c'est précisément la conscience explicite que nous créons nos lois, et donc que nous pouvons aussi les changer.

« Les lois grecques anciennes commencent toutes par la clause « il a semblé bon au conseil et au peuple. »

« Il a semblé bon », et non pas « il est bon. »

« C'est ce qui a semblé bon à ce moment-là.

« Et dans les temps modernes, on a, dans les Constitutions, l'idée de souveraineté des peuples. Par exemple, la Déclaration des droits de l'homme française dit en préambule: « La souveraineté appartient au peuple qui l'exerce, soit directement, soit par le moyen de ses représentants. »

Et Castoriadis fait remarquer, et cette remarque n'est pas anodine, que le « soi directement » a disparu par la suite, et que nous sommes restés avec les seuls « représentants ».

 

L'AUTONOMIE COLLECTIVE ET INDIVIDUELLE

Reste qu'il y a une autonomie politique.

Pour Castoriadis, « cette autonomie politique suppose de savoir que les hommes créent leurs propres institutions » et que « cela exige que l'on essaie de poser ces institutions en connaissance de cause, dans la lucidité, après délibération politique.

« C'est ce que j'appelle, dit-il, l'autonomie collective, qui a comme pendant absolument inéliminable l'autonomie individuelle.

« Une société autonome ne peut être formée que par des individus autonomes. Et des individus autonomes ne peuvent vraiment exister que dans une société autonome.

« Pourquoi cela? », interroge-t-il, pour y répondre tout aussitôt.

« Il est assez facile de le comprendre. Un individu autonome, c'est un individu qui n'agit, autant que c'est possible, qu'après réflexion et délibération. S'il n'agit pas comme cela, il ne peut être un individu démocratique, appartenant à une société démocratique. »

 

EN QUEL SENS SOMMES-NOUS LIBRES ?

Et Castoriadis interroge à nouveau: « En quel sens un individu autonome, dans une société comme je la décris, est-il libre ? En quel sens sommes-nous libres aujourd'hui ?

« Nous avons un certain nombre de libertés qui ont été établies comme des produits ou des sous-produits de luttes révolutionnaires du passé.

« Ces libertés ne sont pas seulement formelles, comme le disait à tort Karl Marx: que nous puissions nous réunir, dire ce que nous voulons, ce n'est pas formel.

« Mais c'est partiel, c'est défensif, c'est, pour ainsi dire, passif.

« Comment puis-je être libre dans une société qui est gouvernée par une loi qui s'impose à tous?

« Cela apparaît comme une contradiction insoluble et cela en a conduit beaucoup à dire que cela ne pouvait exister, et d'autres, comme les anarchistes, prétendront que la société libre signifie l'abolition complète de tout pouvoir, de toute loi, avec le sous-entendu qu'il y a une bonne nature humaine qui surgira à ce moment là et pourra se passer de toute règle extérieure.

« Cela est, à mon avis, dit Castoriadis, une utopie incohérente.

« Je peux dire que je suis libre dans une société où il y a des lois, si j'ai la liberté effective (et non seulement sur le papier) de participer à la discussion, à la délibération et à la formation de ces lois. Cela veut dire que le pouvoir législatif doit effectivement appartenir à la collectivité, au peuple.


L'AVENIR DE CE PROJET DE L'AUTONOMIE

Pour Castoriadis, cet avenir dépend de l'énorme majorité des êtres humains. Il considère que l'on ne peut plus parler en terme de classe privilégiée qui serait par exemple le prolétariat industriel, devenu depuis longtemps, très minoritaire dans la population.

« On peut dire en revanche, ajoute-t-il, et c'est ce que je dis, que toute la population, sauf 3% de privilégiés au sommet, aurait un intérêt personnel à la transformation radicale de la société dans laquelle elle vit.

« Mais ce que nous observons depuis une cinquantaine d'années, c'est le triomphe de la signification imaginaire capitaliste, c'est-à-dire d'une expansion illimitée d'une prétendue maîtrise prétendument rationnelle; et l'atrophie, l'évanescence de l'autre grande signification imaginaire des temps modernes, c'est-à-dire de l'autonomie. »

Est-ce que cette situation sera durable?

Est-ce qu'elle sera passagère?

Nul ne peut le dire. Il ne peut y avoir de prophétie dans ce genre d'affaires.

 

PEUT-ON METTRE FIN A L'ATROPHIE ACTUELLE DE L'AUTONOMIE ?

« La société actuelle, poursuit Castoriadis, n'est certainement pas une société morte. On ne vit pas dans Byzance ou dans la Rome du 5ème siècle ( après J.-C.). Il y a toujours quelques mouvements. Il y a des idées qui sortent, qui circulent, des réactions.

« Elles restent très fragmentées et très minoritaires par rapport à l'immensité des tâches qui sont devant nous.

« Mais je tiens pour certain que le dilemme que, en reprenant des termes de Trotski, de Rosa Luxembourg et de Karl Marx, nous formulions dans le temps de Socialisme ou Barbarie, continue d'être valide, à condition évidemment de ne pas confondre le socialisme avec les monstruosités totalitaires qui ont transformé la Russie en un champ de ruines, ni avec l'« organisation » absurde de l'économie, ni avec l'exploitation effrénée de la population, ni avec l'asservissement total de la vie intellectuelle et culturelle qui y avaient été réalisés. »

 

L'ARTICULATION DES TROIS PARTIES DE LA SOCIÉTÉ

Castoriadis rappelle que du point de vue de l'organisation politique, une société s'articule toujours en trois parties:

-1) Ce que les Grecs auraient appelé la « maison », la famille, la vie privée.

-2) L'agora, l'endroit public-privé où les individus se rencontrent, où ils discutent, où ils échangent, où ils forment des associations ou des entreprises, où l'on donne des représentations de théâtre, privées ou subventionnées, peu importe...

-3) Le lieu public-public, le pouvoir, le lieu où s'exerce, où existe, où est déposé le pouvoir politique...

« Le libéralisme actuel, poursuit Castoriadis, prétend qu'on peut séparer entièrement le domaine public du domaine privé.

« Or, c'est impossible, et prétendre qu'on le réalise est un mensonge démagogique. Il n'y a pas de budget qui n'intervienne pas dans la vie privée publique, et même dans la vie privée...

« De même, il n'y a pas de pouvoir qui ne soit pas obligé d'établir un minimum de lois restrictives: posant par exemple que le meurtre est interdit ou, dans le monde moderne, qu'il faut subventionner la santé ou l'éducation.

« Il doit y avoir dans ce domaine une espèce de jeu entre le pouvoir public et l'agora, c'est-à-dire la communauté. »

 

SEULEMENT DANS UN REGIME VRAIMENT DEMOCRATIQUE

Mais, conclut-il, ce n'est vraiment que dans un régime vraiment démocratique qu'on peut essayer d'établir une articulation correcte entre ces trois sphères, préservant au maximum la liberté privée de l'agora, c'est-à-dire des activités publiques communes des individus, et qui fasse participer tout le monde au pouvoir public.

Alors que ce pouvoir public appartient à une oligarchie et que son activité est clandestine en fait, puisque les décisions essentielles sont toujours prises dans la coulisse.

 

Ce choix de Cornélius Castoriadis en faveur de l'autonomie politique a fait l'objet de critiques de penseurs qui se référaient davantage à Marx. Je ne pense pas que ce débat doit être ignoré, il ne peut être que le moyen d'approfondir la connaissance des uns et des autres dans leurs originalités contre toute forme de pensée unique en la matière. Je pense que nous aurons l'occasion d'y revenir.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c4/Cornelius-Castoriadis-by-Pablo-Secca.jpg1- Décédé le 26 décembre 1997, année où Lionel Jospin devient Premier ministre, Cornélius Castoriadis, philosophe et analyste, était l'une des figures les plus fortes de la vie intellectuelle française. Grec de naissance, il est arrivé en France en 1945 à Paris, où il a animé la revue « Socialisme ou Barbarie ». En 1968, il publie, avec Edgar Morin et Claude Lefort, « Mai 68, la brèche ». A la fin des années 70, il participe à la revue « Libre ». A côté de son maître ouvrage, « L'Institution imaginaire de la société » (1985), il est l'auteur d'autres livres fondamentaux, regroupés en une série commencée en 1978, « Les Carrefours du Labyrinthe ».

2- Cornélius Castoriadis titre son article: « De l'autonomie en politique ». Le texte est issu des propos tenus lors d'une rencontre organisée à Toulouse le 22 mars 1997, année de sa mort, conjointement par la Librairie Ombres Blanches, le Théâtre Daniel-Sorano et le GREP Midi-Pyrénées. Deux versions ont été réalisées à partir des propos tenus lors de cette rencontre.

 


 

A propos de l'auteur...

http://www.rougemidi.org/local/cache-vignettes/L219xH198/arton3918-3642e.jpg


Michel Peyret

• Né le 30 juin 1938 à Bègles (Gironde)
• Profession : Instituteur à la retraite
• Groupe politique : Communiste
• Département d'élection : Gironde
• Date de début de mandat : 16 mars 1986
• Date de fin de mandat : 14 mai 1988
• Chroniqueur actif aux WebJournaux Le Grand Soir, Rouge Midi

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 12:56

http://www.wallfizz.com/art-design/imagination-debordante/1197-papier-et-plume-WallFizz.jpg

Des souvenirs et des mots

 

Des souvenirs et des mots qui cherchent
des réponses au néant et à ce qui se passe,
viennent dans l’enceinte du présent
comme abeilles au rayon de miel.

 

Le battement de leurs ailes inonde
l’air de trépidantes flammes
et une douceur cristalline entoure
l’écho du mot amour.

 

Une soif passionnée de lumière,
d’arômes, de voix et de formes
vers l’invisible m’emporte et mon âme
ne voit que la face d’un passé
qui tournoie jusqu’à disparaître

en lentes spirales de fumée.

 

 

Tony Guerrero
(trad : A. Arroyo)
Jeudi 4 février 2010

 

 

Source : Xarlo EtCHEzaharreta

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 00:50

http://img15.hostingpics.net/pics/975832julianassange.png

 

Alors que son fondateur vient de se voir décerner la médaille de la paix par la Sydney Peace Foundation, Wikileaks est désormais inscrit dans la course pour le prix nobel de la paix. Pour le parlementaire danois qui a soumis la candidature, le site de diffusion de documents secrets s'est distingué dans «la promotion des droits de la personne, de la démocratie et de la liberté».

 

Julien Assange et son site Internet continuent à déchaîner les passions. L'informaticien australien vient de se voir décerner une médaille de la paix par la Sydney Peace Foundation, « pour sa lutte acharnée contre l'opacité de l'information entre les gouvernements et le peuple ». Une médaille que, en 14 ans d'existence, la fondation australienne n'avait décerné qu'à trois personnes, dont le Dalaï Lama et Nelson Mandela.

http://www.moonbattery.com/obama-assange-medal.jpg

Dans la suite de son créateur, c'est au tour de Wikileaks de se frotter aux plus grands. Un élu danois du Parti socialiste de gauche a soumis la candidature du site pour le prix nobel de la paix 2011. Pour Snorre Valen, « le site de diffusion de documents secrets avait fait la promotion des droits de la personne, de la démocratie et de la liberté, tout comme le lauréat du prix en 2010, le dissident chinois Liu Xiaobo ».

http://gfx.dagbladet.no/valg2009/partier/sv/snorre_valen_small.jpgLe parlementaire de 26 ans aurait défendu mercredi sur son blog que WikiLeaks avait donné des preuves « de corruption, de crimes de guerre et de torture » en révélant des documents classifiés. Il aurait aussi « apporté une petite contribution » à la révolution tunisienne, en révélant notamment « les arrangements économiques de la famille présidentielle », souligne M. Valen.

La course au nobel est donc lancée, mais les déboires de Julian Assange avec la justice suédoise dans une affaire d'agression sexuelle risquent de ne pas plaider en sa faveur devant le jury du nobel. Le dépôt des candidatures s'est clôturée mardi dernier et le prix nobel 2011 devrait être connu en octobre.

En attendant, une biographie critique et non autorisée de Julian Assange sera publiée par l'éditeur Pierre Turgeon pour fin février - début mars. Julian Assange et Wikileaks, La guerre pour la vérité est l'oeuvre de deux journalistes de Los Angeles qui ont enquêté sur le passé de l'informaticien australien.

Le livre dévancera l'autobiographie de Julian Assange prévue quelques mois plus tard. De leur côté, HBO et BBC sont en discussion pour coproduire un film sur Julian Assange et wikileaks. Tout un programme qui pourrait graver dans les pages de l'histoire le site internet et son créateur.

 

Source : La Croix du Nord


 

 Dernière interview de Julian Assange en date du 11 janvier 2011
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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 21:10

http://newsimg.bbc.co.uk/media/images/45361000/jpg/_45361731_006696997-1.jpg

http://blog.culturemobile.net/images/technofolies/topsecret.jpgNe nous y trompons pas ! Le retournement de la situation en Égypte, au cours de ces dernières heures, où on a vu des populations « civiles » venir soutenir le président Moubarak et son régime, procède d’une partition de haute facture, composée par ceux qui tiennent le monde entre leurs mains, et jouée par des virtuoses de la manipulation planétaire.

Il y a quelques heures seulement, pour tous les observateurs politiques, la chute et le départ du président egyptien n’était plus qu’une question de jours, voire d’heures.

Le sursaut stupéfiant du peuple égyptien n’a laissé aucun doute sur la suite des évènements, y compris parmi les chefs d’état des grandes puissances eux-mêmes.

Mais c’était oublier les immenses répercussions, au niveau régional, et même mondial, que cette révolution aurait provoquées, s’il elle avait été menée jusqu’à son aboutissement.

Les Forces noires occupées à leurs calculs, ont été prises au dépourvu...

Tout le monde, et particulièrement nous, les peuples arabes et musulmans, ou les deux à la fois, savions que la chute de Moubarak aurait entraîné, à terme, plus ou moins court, celle de tous les despotes arabes, sans aucune exception, et l’avènement, pour nous, d’une ère nouvelle, non pas de régression obscurantiste, comme le rabâchent sans discontinuer tous ceux qui utilisent cet épouvantail, pour une raison ou une autre, mais enfin la renaissance tant attendue, un éveil des masses, pour une réelle démocratie, dans de véritables États de Droit, des républiques sociales, ou des monarchies réellement parlementaires.

Mais cela aurait été aussi, pour Israël, non seulement la perte d’une carte maîtresse, dans sa politique régionale et arabe, et surtout pour son principal objectif de ses futures frontières, une vraie catastrophe, et un avenir incertain, pour cet État, qui a bâti sa présence sur la manipulation et le complot permanent.

http://admi.net/world/ps/mur-palestine.jpgIsraël prépare, en effet, depuis des années, en douceur lorsque cela est destiné à la consommation occidentale, et avec une extrême brutalité pour ce qui concerne les Palestiniens, son projet, qui n’en est plus qu’à ses dernières finitions, d’un État avec des frontières définitives. Non pas celles des lignes de 1967, mais du mur qu’il est en train d’achever.

Toutes les vaines tractations, et autres négociations toutes vouées à l’échec avant même qu’elles ne soient entamées, n’avait pour seul but que de faire illusion, jusqu’au fait accompli, jusqu’à l’achèvement du mur, et le ralliement des quelques gouvernements occidentaux qui renâclent encore, bien timidement il faut croire, à cette monstrueuse idée.

http://gulf2000.columbia.edu/images/maps/IraqKurdistan_2003-2005_sm.gifUn autre projet secret d’Israël, ou censé l’être, et qui changera notablement la donne stratégique dans toute la région du Moyen-Orient sera la séparation définitive, et consacrée, du Kurdistan irakien du reste de l’Irak. Un futur Kurdistan souverain, qui s’accaparera de larges territoires pétrolifères, en plus du fait que la plus grosse réserve prouvée en Irak, se trouve entre Irbil et Halabja, en plein Kurdistan.

Des milliers d’ experts israéliens se trouvent déjà au Kurdistan, depuis des années, dont la vraie mission est de préparer le séparatisme, et l’avènement d’un Etat kurde totalement inféodé à Israël.

Ce sont ces "experts" qui ont encadré les opérations d’exploitation et d’exportation de pétrole kurde, contre la volonté du gouvernement irakien.

Des milliers de Kurdes se trouvent, en ce moment même en Israël, sous divers motifs, mais qui, dans la réalité, sont préparés pour l’opération de démembrement de l’Irak.

http://www.maroc212.com/IMG/arton61.jpgEt dans ces deux grands projets d’Israël, ainsi que dans une politique globale de contrôle de la situation, le Président Moubarak était une pièce maitresse, avec le Roi d’Arabie Saoudite, le Roi de Jordanie, en plus des nombreux figurants que sont presque tous les autres rois et présidents des pays arabes.

C’est pour cela, malgré l’exécrable publicité qu’ils lui avaient faite en s’exprimant contre son départ, qu’Israël n’a pu s’empêcher de jeter des cris d’orfraie, à l’idée que Moubarak puisse être éjecté, ainsi, avant la mise en place d’un plan B. Parce que cela aurait eu un effet dominos, sur tous les alliés d’Israël, qui tiennent d’une main de fer tous leurs peuples. Et il ne faut pas être particulièrement perspicace, lorsqu’on connait, un tant soit peu, le monde arabe, pour savoir que la chute de Moubarak aurait été d’une gravité incalculable pour Israël, puisqu’elle aura perdu, en une seule fois, tous ses gardes-chiourme.

Pendant ces journées héroïques, de la révolution de Jasmin, puis de la révolution du « million », puisque c’est ainsi que les Égyptiens ont qualifié leur propre soulèvement, sans doute en comparaison avec la révolution algérienne, dont ils disent qu’elle est la révolution du million de martyrs, tous les peuples arabes, les peuples qui leur sont apparentés, même s’ils ne sont pas arabes, comme les berbères d’Afrique du Nord, et les peuples musulmans, chiites ou sunnites, attendaient tous la chute du tyran égyptien, pour se lever simultanément, en une sorte de déferlante, pour balayer leurs régimes corrompus et criminels.

Ben-Ali-Baba-2 

http://arabies.blog.lemonde.fr/files/2011/01/tunisie-revolution-monde-arabe.1295531101.png

Effet dominos...

En Algérie, tout particulièrement, une lourde ambiance de révolution imminente a vissé tous les gens, jusqu’aux enfants, devant leur poste télé. Le compte à rebours avait commencé, en réalité, partout où les peuples de cette grande région subissaient le joug d’oligarchies brutales et voraces. Même en Lybie, où le « Guide » avait mis en place un vaste plan mi-corruption des masses, mi-représsion préventive, un vent de liberté avait commencé à soulever le sable du désert. Au point où ce président échappé d’un cirque avait imposé un couvre-feu, et procédé à des dizaines d’arrestations spectaculaires, au même moment où il tentait de relancer une contre-révolution en Tunisie. Un autre rôle du Président égyptien, d’une extrême importance, aurait fait défaut à la stratégie des « Forces noires », si ce dernier était tombé.

 

http://img4.hostingpics.net/pics/768329alazharmosque.jpgCe rôle, où il était un acteur de premier plan, notamment grâce à la prestigieuse institution islamique « El Azhar », liée intimement au pouvoir égyptien, consistait à attiser la haine entre musulmans sunnites et chiites. Le besoin de maintenir vivace, et mortelle, la haine séculaire entre les musulmans orthodoxes, et les musulmans dits schismatiques, a été très payant non seulement pour les monarchies du golfe, qui ont pu ainsi occuper leurs sujets dans la haine irraisonnée du « mécréant » qu’était le chiite, et de se prémunir ainsi de la contagion révolutionnaire iranienne, mais surtout pour les Forces noires qui ont pompé sans aucun problème, des décennies durant, des fortunes inestimables de cette région. Au moment où les peuples musulmans des deux bords se perdaient en malédictions mutuelles, les uns contre les autres.

Lorsque le besoin s’est fait ressentir d’attiser ces braises qui commençaient à se refroidir, et presque à s’éteindre, du conflit sanglant entre ces deux grands courants de l’Islam, les « Forces noires » n’ont pas hésité à créer une grosse farce sunnite, si elle n’était tragique, qui s’appelle « Al Qaida », et dont la mission principale, en plus d’aviver la vindicte contre les Chiites, était de faire le plus de victimes possible parmi eux. Simple à vérifier, il suffit de faire la comptabilité meurtrière d’Al Qaida, pour découvrir que les trois-quarts de ses victimes sont des musulmans Chiites. Les attaques contre les « mécréants » et les « croisés » sont destinés à noyer la baleine.

J’ai voulu revenir, de façon presque anecdotique, sur ces quelques données souterraines de la stratégie des « Forces noires », pour permettre à ceux qui n’en ont pas connaissance, de faire une lecture plus appropriée des évènements qui se déroulent, en ce moment même en Égypte, et où va se jouer la suite de la partition qui a été écrite pour étouffer les cris de colère de peuples entiers.

Comment s’est passée la réaction ?

Rarement dans l’histoire des peuples, le mot « réactionnaire », aura été investi, avec un tel réalisme, de son véritable sens.

http://fonzibrain.files.wordpress.com/2010/02/zionist_gamble_by_the-siamese-twins-cia-mossad-osp-dia-mi6.jpgLa révolution de Jasmin et celle du « million », quoiqu’en disent les observateurs politiques qui se spécialisent dans la lecture de l’après coup, pour pontifier avec des airs de Monsieur Sait-tout, ont pris de court tous les gouvernements, et toutes les officines, y compris le plus redoutable et le plus informé d’entre eux tous, l’un des principaux outils des « forces noires », le Mossad.

Personne ne s’attendait, même si une vague impression de catastrophe flottait dans l’air, que des peuples aussi paisibles, et qu’ils croyaient définitivement soumis, au point où en Tunisie, le Président Benali préparait sa propre succession par son épouse, et que le Président Moubarak avait quasiment désigné son fils pour lui succéder, allaient se soulever contre les deux régimes parmi les plus policiers, et les plus brutaux de monde.

Puis, après l’immolation par le feu d’un citoyen tunisien, presque un fait divers pour le régime, mais qui a été ressenti jusqu’aux tréfonds du peuple tunisien, parce qu’il exprimait tout le désespoir de ce peuples opprimé, ce fut une colère de la rue tunisienne qu’on n’avait jamais connue, qui allait monter crescendo, jusqu’à arriver à son paroxysme. Jusqu’à une implication de tout un peuple. On dit aujourd’hui que ce sont les Américains qui avaient demandé à l’armée tunisienne de ne pas ouvrir le feu sur les manifestants. Cela est possible. Mais rien ne dit que si cela n’avait pas été le cas, l’armée tunisienne ne se serait pas rangée du côté de son peuple. Et rien ne nous dit que l’attitude des Américains n’avait pas été dictée par des considérations purement stratégiques. Il n’en demeure pas moins que le peuple tunisien s’est libéré sans l’aide de personne, si ce n’est celle de toute l’opinion publique mondiale, qui a beaucoup compté, puisqu’elle a empêché le bain de sang.

Ce fut le signal pour tous les peuples qui vivaient dans des conditions similaires. C’est à dire tout le Maghreb, et tous les pays Arabes. Le président libyen ne s’y est pas trompé, lui qui a condamné le soulèvement populaire en Tunisie, et qui a tenté de le contrecarrer, avec une promptitude qui en dit long sur son inquiétude.

Israël, la face visible des Forces noires...

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c6/BenjaminNetanyahu.jpgAlerté par ses mentors israéliens, le président égyptien tenta de prendre les devants, en s’assurant de la fidélité de l’armée, et du soutien des Américains, mais aussi de toutes les démocraties occidentales.

Les premiers à lui apporter leur soutien, parce que la rue égyptienne, et internet surtout, donnaient des signes d’énervement au sein de leurs propres populations, furent l’Algérie et la Lybie, qui voulaient exorciser la menace, et toutes les monarchies du Golfe, qui offrirent leurs bons services, les seuls qu’ils peuvent rendre, en arguments sonnants et trébuchants.

Israël, comme à son habitude, dont l’efficacité et certains moyens de persuasion ne sont plus à démontrer, se fit un devoir d’infléchir la position américaine, par trop laxiste, à son goût, et qui faisait la part trop belle aux peuples arabes, au détriment de leurs gardes-chiourme.

On ne sait pas comment les choses se sont faites, mais il ne fait plus de doute que le président américain a reçu des injonctions, voire une sommation, de revoir sa copie. Et il a obtempéré.

http://31.img.v4.skyrock.net/317/01020304dadadada050607/pics/2250753347_small_1.jpgPour Israël, ne serait-ce qu’à court-terme, il n’était pas question que Moubarak soit jeté comme un malpropre, à l’instar de Benali. Cela aurait eu un effet immédiat sur tous les pays « amis », dont nul n’ignore que les peuples haïssent profondément Israël, pour tout ce qu’il a fait subir au peuple palestinien.

Israël a exprimé, presque publiquement, son intention d’empêcher que de nouvelles situations, qui menaceraient sa « stabilité », puissent s’installer dans la région. Sans que les « Forces noires » puissent en contrôler le déroulé. Et il ne faut pas être particulièrement perspicace pour imaginer que toutes les monarchies arabes, ainsi que la Lybie, l’Algérie et le Maroc, ont dû peser de tout leur poids, avec leur ami israélien, pour contraindre le Président Obama à mettre un bémol à son enthousiasme. Et comme de bien entendu, qui dit pression d’Israël, lorsqu’elle est majeure et intransigeante, dit aussi celle des lobbies américains les plus puissants, ceux qui sont le fondement même des « Forces noires », avec Israël.

http://blog.cleveland.com/world_impact/2008/11/medium_Barack-Obama_PhoningIsrael-Nov6-08Meye.JPGLe fait que le président américain soit resté plus de trente minutes avec Moubarak laisse comprendre qu’il n’était plus question de préparer un départ imminent, mais de gérer une prise en main adéquate de la révolution, pour la neutraliser, et avoir le temps de dévier le cours de la contestation vers un exutoire contrôler. Un « statu quo ante », pour le moins.

Le fait d’avoir préparé Souleiman à la succession de Moubarak, un homme très « sûr « , un pro-israélien pur beurre, le grand patron des services secrets égyptiens, qui n’a jamais déçu Israël, ni encore moins représenté la moindre menace pour lui, n’était plus une garantie suffisante.

Trop d’inconnues subsistaient, trop d’impondérables, notamment celle d’un El Baradei dont on avait appris qu’il avait eu des contacts avec les Frères musulmans, et l’intrusion soudaine de ceux-ci sur la scène, après qu’ils aient observé une réserve très prudente, trop prudente pour Israël, qui voyaient en eux, les organisateurs souterrains de la révolte. Et donc, au moment où la suite des évènements ne faisait plus de doute, la contre-révolution se mit en place, en un temps record. A la veille de la manifestation annoncée par l’opposition, qui appelait à un rassemblement d’un million de manifestants sur la place au nom prédestiné de « Libération »(Ettahrir), tous les trains, les autobus et les taxis collectifs, à destination du Caire et d’Alexandrie, furent immobilisés. Pour empêcher ce rassemblement, et le tourner en dérision, puisque tout a été fait pour qu’il ne dépasse pas le nombre de quelques milliers. Malgré cela, et malgré toutes les autres méthodes pour empêcher le succès de cette manifestation, l’objectif des organisateurs fut largement dépassé, puisque le nombre d’un million aurait été largement dépassé.


http://img20.imageshack.us/img20/1594/39020151.jpg
La contre manifestation « spontané » pour le « Raïs » bien-aimé...

Puis, avant même que le « Raïs » ne fasse son discours, la machine se mit en branle. Tous les transports publics furent mobilisés, pour aller racoler, souvent avec des promesses mirifiques, mais aussi avec de petites sommes d’argent, dans toute la campagne environnante, des ouvriers agricoles journaliers, qui chômaient bien plus qu’ils ne travaillaient, dont personne ne s’était soucié auparavant, et qui végétaient dans des conditions infra-humaines, puis, dans tous les quartiers misérables de la ville, des chômeurs de toute sorte, des chiffonniers, qui se comptent en dizaines de milliers dans la seule ville du Caire, et tous les laissés-pour compte, complètement ahuris que les représentants de l’Etat lui même, viennent leur demander de soutenir le Pharaon en personne, contre les « ennemis du peuple égyptien », qui voulaient vendre le pays à Israël. Rien que cela !

http://static.lexpress.fr/medias/1272/651495_egypte-manifestations.jpg

Et bien sûr, pour encadrer toutes ces malheureuses victimes du régime égyptien, et qui allaient affronter leurs frères d’infortune, pour voler au secours de leur propre bourreau, les services qui ont été chargé de lancer la contre-révolution firent appel aux agents des sinistres « Moukhabarates », les services secrets égyptiens, dont la mission était de chauffer à blanc ces foules hébétées, à qui des portraits du Raïs et des drapeaux égyptiens avaient été distribués. Il faut savoir que les effectifs des Moukhabarates, permanents ou agents infiltrés parmi la population, sont plus de 500 000, pour la seule ville du Caire. Une ville peuplée de 17 millions d’habitants, sans compter tous ceux qui s’y rendent pour la journée, avant de rentrer dans leurs villages. Ce sont des dizaines de milliers de ces agents des Moukhabarates qui ont manifesté leur soutien au « Raïs » On rapporte même une scène de ces zélateurs du régime, et donc d’Israël, qui ont brûlé le drapeau d’Israël sur la place « Ettahrir ». Une grossière manipulation, pour tromper le petit peuple égyptien. Ou plutôt pour tenter de la tromper.

Et ainsi, de façon fulgurante, quelques heures seulement après le discours du Raïs, le monde entier, qui suivait la Révolution égyptienne en temps réel, fut-il surpris de voir surgir du néant, des milliers de contre-manifestants, qui étaient venus, selon la télévision égyptienne, de façon « spontanée », défendre leur « Raïs et leur pays, contre l’ « ennemi de l’extérieur », contre les « fanatiques islamistes », et même contre l’ « ennemi sioniste ». Des contre-manifestants tellement spontanés, qu’ils portaient tous les mêmes portraits, les mêmes drapeaux, qu’ils hurlaient les mêmes slogans.

http://www.radioalgerie.dz/fr/images/stories/egypte-presse.jpgDes manifestants tellement spontanés qu’ils s’attaquèrent violemment à tous les journalistes qui tentaient de les filmer ou de les prendre en photo. Parce que la pire chose qui pourrait gripper la machine de la contre-révolution, serait que les agents des Moukhabarates, que la population connait très bien, malgré leur statut d’agents secrets, soient reconnus dans les photos ou les reportages filmés des télévisions étrangères. Et que ces manifestants « spontanés » pour leur Raïs bien-aimé, s’avèrent ce qu’ils sont en réalité, des agents des Moukhabarates.

C’est pour cela que toutes les équipes de télés, et les photographes de presse ont été empêchés de faire leur travail, et qu’ils ont été contraints de se confiner dans leurs hôtels. C’est pour cela aussi, que parmi la foule des contre-manifestants, il y a de nombreux hommes masqués.

Algérie, Libye, petits trucs de compères...

La « Réaction » ne se sera donc pas faite attendre...

Logique, serait-on tentés de dire. Les « Forces noires » n’allaient pas accepter que la situation échappe à leur contrôle. Et leurs gardes-chiourmes qui se vautrent sur leurs trônes d’infamie, et qui saignent à blanc le bétail qui leur sert de peuple, avaient compris, avec la révolution de Jasmin, que s’ils ne réagissaient pas vite, très vite, ils seraient faits comme des rats, et très vite contraints d’aller rejoindre leur compère Benali, dans ce repaire de despotes déchus qu’est devenue l’Arabie Saoudite, jusqu’au jour, peut-être, où le peuple saoudien se lèvera aussi. Quand il comprendra enfin que sa servilité a été acheté, en bons dollars, comme on achète du bétail au souk du coin.

En Lybie, les milices de Khadafi sont en train de procéder à l’arrestation des tous les opposants potentiels, et le « Guide » a décidé, pour une énième fois, d’une distribution de grosses sommes d’argent aux populations. En veux-tu, en voilà ! Tant que tu courbes l’échine, et que tu baisses les yeux.

http://lh5.ggpht.com/_onVdt24pCwM/S0KLtDUSc4I/AAAAAAAAeVI/-NOcDw_2MlY/portrait-sarkozy-bouteflika.jpgEn Algérie, les généraux du DRS et les détenteurs des plus grosses fortunes, acquises à la faveur d’une incroyable gabegie, tentent de convaincre le Président Bouteflika de démissionner, pour raisons de santé. Une sorte de fusible qui arrêterait la propagation de la colère, serait-ce pour quelques mois, le temps de remettre des choses en ordre, de neutraliser les forces qui s’étaient organisées ces derniers mois, et qui menacent de constituer des centres de ralliement, pour des populations qui ne savent plus à quel saint se vouer, dans ce pays où tous les partis qui ont une existence officielle mangent au râtelier du régime, à l’exeption d’un seul parmi-eux, qui ne s’est pas compromis, mais qui été complètement neutralisé, « ghettoïsé » dans une seule région du pays, sérieusement infiltré.

Cette dernière trouvaille de pousser le président Bouteflika à une démission en douce, pour raisons de santé, devrait, selon les concepteurs de cette idée, dégonfler la colère populaire qui couve, et qui attend d’exploser, du jour au lendemain. Elle aurait le mérite, en plus de gagner quelques mois, de permettre à la famille Bouteflika de pouvoir partir paisiblement, ou de rester en Algérie, et de pouvoir jouir, sans être inquiétée, du butin faramineux qu’elle s’est constituée, depuis que le grand frère préside aux destinées de cette foule, ce ghachi, comme le président Bouteflika lui-même appelle le peuple algérien.

Et cette démission, aurait le mérite, par ailleurs, et surtout, de ne pas déranger la « grande bouffe » qui se prépare, pour le plan quinquennal qui va être lancé incessamment, et dont l’enveloppe est de 300 milliards de dollars.

Tout comme elle permettrait aux « Forces noires » de garder l’Algérie, cet important allié, dans le pré-carré des gardes-chiourmes. A fortiori que ce sont les généraux algériens qui gèrent la carte de l’AQMI, donc de la future politique américaine du Sahel, et de l’endiguement de la Chine, pour l’empêcher d’y prendre pied d’une façon qui menacerait les intérêts bien compris de qui on sait, et pour ne pas nous répéter indéfiniment.

http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2009/01/tsahal-torah.jpg

Vers la naissance d’un Peuple du Monde...

Les mécanismes de la contre-révolution ont été activés. Ils sont multiples et complexes. Mais ils tendent tous vers un même objectif. Empêcher, coûte que coûte, les peuples arabes et musulmans d’entrer dans des logiques révolutionnaires. Et empêcher, par les mêmes mécanismes, une prise de conscience planétaire, des peuples du monde, sur la vraie nature des Forces noires, ces énergies mauvaises, occultes et toutes puissantes, dont les seules représentations visibles sont Israël, les grands groupes financiers multinationaux, et les cercles qui dirigent en sous-ordre les grandes « institutions » financières internationales, comme la http://a10.idata.over-blog.com/300x251/2/86/54/31/FMI-img.php.jpgBanque Mondiale, le FMI et l’OMC, les grandes banques de financement, entre bien d’autres.

Toutes ces constructions financières, et autres grands trusts qui ont fait main basse sur les méga industries, comme celles de l’armement, du pétrole et de ses dérivés, de l’industrie nucléaire, du médicament, des biotechnologies végétales et de tout ce qui représente le Grand Capital et le contrôle politique des populations, s’emboitent les unes dans les autres, pour former un ensemble monstrueux,, sous la direction de milieux occultes, qui décident de tout ce qui doit être, ou ne pas être, à une échelle planétaire. Ce sont ce que j’appelle les Forces noires.

http://www.elconfidencial.com/fotos/enimagenes/2008110982fmi_t_g.jpgCe sont ces milieux qui ont décidé de siffler la fin de la partie en Égypte, et qui vont certainement mettre en branle tout un dispositif de réaménagements stratégiques.

Il ne leur coûte absolument rien de changer le personnel politique de leurs gardes-chiourmes. Il vont entreprendre des actions qui vont faire illusion, et qui vont faire croire aux peuples opprimés que des changements inespérés se sont produits dans leurs pays. Le personnel va être remplacé par un autre, plus présentable, moins brutal, dont le discours aura des intonations révolutionnaires, voire anti-impérialistes. Des grands leaders vont naître du néant, qui vont même s’attaquer à l’hégémonie des Américains, voire même à l’intransigeance d’Israël, mais qui seront, en réalité, les plus sûrs alliés des uns et de l’autre.

Mais tant va la cruche à l’eau...

http://www.reopen911.info/News/wp-content/uploads/logo_wikileaks.pngAujourd’hui, un autre contexte s’est mis en place. En lançant internet, ou du moins en acceptant qu’il soit vulgarisé à toute la planète, les Forces noires ne savaient pas qu’il allait devenir ce qu’ils est devenu aujourd’hui. Des effets « pervers » ont dévié la grosse manipulation de ses objectifs initiaux.

Et il n’est plus possible de faire marche arrière. Les peuples prennent conscience, chaque jour, que leurs intérêts sont intimement liés, où qu’ils se trouvent dans ce monde devenu trop étroit.

Ce n’est pas pour rien que Finkielkraut, pour ne pas le nommer, a qualifié Internet de « Grande poubelle ». Parce que ce moyen est celui qui va accélérer la libération des peuples, et qui va éclairer l’humanité entière, sur la vraie nature des Forces noires.

C’est pour cela, qu’instinctivement, dans le monde entier, hormis dans les castes qui se sustentent du sang de leurs semblables, où des os que leurs maîtres leur jettent, un formidable élan de sympathie est allé au peuple égyptien. Parce que nous commençons à apprendre, en marchant, que l’union entre tous les peuples de la terre sera notre seule planche de salut.

Soutenir le peuple égyptien, contre les Forces noires qui tentent de le réduire, et de le renvoyer à son statut d’esclave, est un acte de résistance.

C’est le moment, pour le peuple mondial de jouer pleinement son rôle.

L’heure a sonné, pour la Révolution de l’Homme, contre le Mal absolu.

 

 

Djameleddine Benchenouf pour Elwatan-Alhabib

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Published by Papy Mouzeot - dans Mensonges et vérités
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