Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog satirique du Papy Mouzeot
  • Contact

Recherche

The Wall

Archives

Erick Bernard

http://img15.hostingpics.net/pics/375556MTSN.png

29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 15:24

Les Enfoirés 2011Le Sénat distribue un million d'euros
d'indemnités cachées à ses "dignitaires"

 

Le Sénat ment par omission sur le salaire de ses membres. A lire son site internet, les 343 élus du Palais du Luxembourg (liste complète) ne toucheraient que 7.100 euros d'indemnité par mois. C'est faux ! Au moins pour certains. Chaque mois en effet, une quarantaine de sénateurs, pompeusement appelés "dignitaires", jouissent de confortables rallonges. Jusqu'ici, seul le supplément accordé au Président était connu (7.270 euros mensuels); de même que le bonus offert aux trois questeurs (5.170 euros), depuis que Mediapart en a révélé le montant. En réalité, d'après des documents que Mediapart s'est procurés, le Sénat distribue au fil de l'année 1,15 million d'euros de compléments d'indemnité à une armée de "dignitaires" de tous bords, sans que le public en soit informé.
 
Après la polémique sur la prime versée fin juin aux sénateurs (que le Palais a finalement dû se résoudre à annuler), ces nouvelles révélations risquent de faire tache. Sollicité, le service Communication n'a pas souhaité nous répondre. Voici les chiffres, dans le détail :


•  8 vice-présidents du Sénat – 4 UMP (dont Jean-Pierre Raffarin), 2 PS (dont Catherine Tasca), 1 Union centriste, 1 communiste – touchent une rallonge de 2.080 euros par mois.
 
17 patrons de commission, présidents de groupe politique ou rapporteurs généraux voient leur feuille de paie gonflée de 2.080 euros par mois.

3 présidents de Délégation (dont celle aux Droits des femmes) bénéficient d'un supplément de 1.930 euros.

Le président de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques récupère 890 euros par mois.
 
14 secrétaires du Sénat touchent 710 euros.

Enfin, Christian Poncelet, toujours vaillant sur les bancs UMP, jouit d'une indemnité complémentaire de 4.320 euros mensuels en tant qu'ancien président du Sénat. (Ce montant était connu des seuls initiés jusqu'au 21 juillet dernier, mais après que Mediapart a posé une question sur le sujet au service Communication du Palais, Gérard Larcher a choisi de le rendre public dans un entretien à France Soir, pour mieux annoncer qu'il y renoncerait, à titre personnel, le moment venu.)


En tout, 48 sièges, soit 14% de la chambre, sont dotés d'un complément d'indemnité – qui s'ajoute bien sûr aux enveloppes allouées à tous les parlementaires pour financer l'emploi de collaborateurs ou les dépenses liées à l'exercice du mandat. Les heureux bénéficiaires étant désignés par leurs pairs.

Nombre de ces fonctions de prestige (vice-présidents, secrétaires...) sont renouvelées tous les trois ans, ce qui permet à bien plus que 48 sénateurs de bénéficier d'une rallonge à un moment donné de leur mandat.


Des sommes en augmentation

Ces compléments de salaire sont-ils seulement légitimes ?  La casquette de "président de commission" est sans nulle doute associée à une foultitude de tâches particulières, et les vice-présidents du Sénat sont contraints de diriger à tour de rôle les séances dans l'hémicycle. En théorie, le "rapporteur général de la commission des Finances" cravache dur aussi – l'actuel occupant (l'UMP Philippe Marini) trouve malgré tout le temps de siéger aux conseils d'administration de multiples sociétés privées.

A l'inverse, le surplus de travail qui incombe à Michèle André (PS), la patronne de la Délégation aux droits des femmes (32 heures de réunion en 2009/10, 17 heures en 2008/09) justifie-t-il un bonus de 1.930 euros par mois ? Quant aux 14 "secrétaires", issus de tous les groupes politiques, leur rôle se résume à siéger au bureau du Sénat, qui se réunit à peine une fois par mois... Parmi ces "petits" dignitaires, on retrouve d'ailleurs des parlementaires peu réputés pour leur assiduité ou leur force de travail, tels le socialiste Jean-Noël Guérini, qui compte une intervention unique cette année en séance publique (zéro en 2009/10, zéro en 2008/09), ou l'UMP Philippe Nachbar (2 interventions depuis octobre 2010).

Mais quel que soit le bien-fondé de ces gratifications, l'essentiel du problème est ailleurs: c'est l'opacité du système, organisée par l'institution elle-même. Ainsi le président du Sénat, Gérard Larcher, se contente-t-il decommuniquer sur son complément d'indemnité – pour mieux se vanter de l'avoir diminué en 2009. Mais pourquoi le montant des autres rallonges est-il caché ? Sans doute la maison, tous partis confondus, a-t-elle du mal à les assumer. D'après les informations de Mediapart, ces scrupules ne l'ont pas empêchée, entre 2010 et 2011, d'augmenter d'environ 5% la masse budgétaire consacrée à ces "bonus" de dignitaires.

 

http://img4.hostingpics.net/pics/188817Republique.jpg

 

Qu'ils soient de droite ou bien socialistes, ces oligarques qui pratiquent une alternance organisée pour les bienfaits du capitalisme libéral ont transformé notre république en une ignoble putain.

 

Le mandat de Gérard Larcher arrivera à son terme en octobre de cette année, il n'y a aucun doute sur ce que les bénéficiaires de ces indemnités ruineuses feront le maximum pour le reconduire à la tête du guichet du Sénat tel son prédécesseur Christian Poncelet qui a présidé le Sénat pendant 10 ans (1998 - 2008).

 

 

 

Source : Mediapart


Partager cet article
Repost0
16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 21:24

Tais-Toi.jpg

 

 

Retour sur une actualité qui ne fait pas honneur à notre institution...

Dans le sujet précédent (voir la France du "deux poids, deux mesures") où nous avions pu découvrir que des notes de frais injustifiées et un faux communiqué diffusé au nom du président du Sénat ne choquaient pas le PS, quand il s'agit d'un de ses sénateurs. Jean-Marc Pastor devrait conserver son poste de questeur jusqu'aux élections sénatoriales de septembre sans l'ombre d'une inquiétude. Pourtant c'est tout le fonctionnement du Sénat qui est visé au travers de ces irrégularités. En toute logique vous vous attendiez à une enquête qui aurait permis de faire la lumière sur ces pratiques afin d'y mettre un terme. Et bien, oui, le Sénat a saisit la justice mais pas pour les raisons attendues... tout simplement pour faire taire les sources de Mediapart !

 

http://img11.hostingpics.net/pics/635440LogoMediapart.gif

 

 Les récentes révélations de Mediapart mettent le Sénat en panique. Semaine après semaine, élus et hauts fonctionnaires voient leurs petits secrets s'ébruiter. Alors, mercredi 13 juillet, faute d'avoir pu identifier nos sources, la haute assemblée a déposé plainte pour«vol» de documents et «abus de confiance», «à l'encontre de tous auteurs, co-auteurs et complices». Visés: non pas Mediapart, qui accomplit son devoir d'informer, mais ceux qui ont, depuis l'intérieur de la maison, pris le risque de nous communiquer des copies de notes de frais douteuses ou de salaires mirobolants.  
 

L'objectif des questeurs − qui signent la plainte au nom de cette étrange appellation "l'État-Sénat" − est parfaitement assumé : traquer nos sources, pour les intimider et colmater les fuites en urgence. Le palais du Luxembourg, qui entretient la plus grande opacité sur la gestion de ses deniers publics, peut espérer que le procureur du tribunal de grande instance de Paris ouvrira une enquête préliminaire dans les semaines à venir. La maison, de fait, a de quoi se montrer fébrile. Depuis trois mois, et dans la perspective du scrutin sénatorial de septembre, Mediapart a commencé la publication d'une série d'enquêtes sur les mœurs et dépenses de l'institution, documents à l'appui.
→  Soucieux d'étayer nos affirmations sur les notes de frais injustifiées du questeur Jean-Marc Pastor, nous avons mis en ligne deux factures de repas réglés par la trésorerie du Palais.
→  Pour illustrer l'explosion des rémunérations au sein du cabinet du président Larcher (+ 26% entre 2007 et 2010), nous avons communiqué les feuilles de paie anonymisées de deux de ses conseillers.
→  Enfin, agacés par les discours officiels sur la prime soi-disant "exceptionnelle" de 3.492 euros versée fin juin aux sénateurs, distribuée en réalité depuis des années en secret, nous avons reproduit les relevés d'indemnités touchées en 2007, 2008 et 2009 par le président de la commission des Finances, Jean Arthuis. Retrouvez certains documents sous l'onglet “Prolonger” de cet article Pour "l'État-Sénat", aucune de ces pièces n'aurait dû franchir la grille du palais du Luxembourg. Et les contribuables n'avaient pas de raison, non plus, d'apprendre l'existence d'une enveloppe de 11.600 euros annuels allouée à chacun des trois questeurs pour leurs frais de représentation. À chaque fois, si nous avons publié ces pièces, c'est que le service communication a refusé, malgré nos relances, de nous livrer le moindre chiffre sur ces dossiers. C'est que les documents budgétaires accessibles aux citoyens (issus des projets de loi de finances annuelles) pèchent par leur indigence, dès qu'il s'agit du Parlement. Pourquoi, d'ailleurs, le Sénat refuse-t-il de se soumettre au contrôle de la Cour des comptes ?  Quant aux audits internes commandés par Gérard Larcher lors de son arrivée à la présidence (fin 2008), seule une minorité de chiffres triés sur le volet a été transmise aux journalistes. À l'intérieur même de la maison, cette rétention organisée de l'information a fini par ulcérer.

Trois ans de prison pour abus de confiance

Chez ceux qui nous ont aidés, ces derniers mois, il n'y avait aucune préoccupation politicienne, ni calcul partisan. Les documents mis en ligne l'attestent, puisqu'ils ont successivement “touché” un parlementaire UMP (Gérard Larcher), un socialiste (Jean-Marc Pastor) et un centriste (Jean Arthuis).  de ses notes de frais douteuses, «pouvant relever d'une erreur d'appréciation»; Gérard Larcher  l'affaire des salaires de son cabinet au comité de déontologie parlementaire; et les sénateurs ont renoncé, mardi 12 juillet, à leur pseudo-prime«exceptionnelle». Les informateurs de Mediapart ont eu raison d'agir. En récompense, ces lanceurs d'alerte se retrouvent aujourd'hui visés par une plainte pour des faits d'«abus de confiance» et de «vol», réprimés par les articles 314.1 et 311.1 du code pénal. L'abus de confiance (le fait par une personne de détourner, au préjudice d'autrui, des fonds, des valeurs ou un bien quelconque qui lui ont été remis et qu'elle a acceptés à charge de les rendre, de les représenter ou d'en faire un usage déterminé) est puni de trois ans de prison et 375.000 euros d'amende. Quant aux condamnations pour vol, elles peuvent grimper jusqu'à "trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende" (cinq ans et 75.000 euros pour les personnes chargées d'une mission de service public). Avec ces chiffres, le Sénat veut faire peur, et vite. Car ces derniers jours, Mediapart a envoyé au service communication une série d'interrogations sur le système de retraite des sénateurs, qui font visiblement monter la pression... À ce stade, une fois de plus, elles sont restées sans réponse. Comme sont restées sans réponse nos questions à Gérard Larcher sur ses intentions vis-à-vis du socialiste Jean-Marc Pastor, qui a diffusé un faux communiqué en son nom. Pour le coup, n'y aurait-il pas matière à porter plainte, pour faux et usage de faux ? Entre dignitaires, même de camps opposés, on préfère régler ses comptes en petit comité. Mais au bout du compte, les méthodes du Sénat s'avèrent détestables. La loi sur "la protection des sources des journalistes" garantissant à Mediapart le droit de ne pas dévoiler l'identité de ses informateurs, les questeurs ont décidé de contourner l'obstacle. La justice ne peut saisir nos ordinateurs? Elle ira fouiller ceux du Sénat! Elle n'a pas le droit d'examiner nos relevés téléphoniques? Elle épluchera ceux du palais du Luxembourg, à la recherche de coups de fil vers nos numéros de portable! Ce scénario rappelle un épisode de l'affaire Woerth-Bettencourt, datant de l'été 2010: les services du contre-espionnage avaient alors examiné les “fadettes” (factures détaillées de téléphone) d'un conseiller de la ministre de la justice, soupçonné d'avoir “tuyauté” un journaliste du Monde. Le quotidien avait illico déposé plainte pour "violation du secret des sources".

 

Cette fois, ce ne sont plus des espions qui s'agitent en secret, mais des élus du peuple qui sévissent au grand jour. 

 

 

Ne vous leurrez pas, tous les porcs s'engraissent dans la même auge et c'est avec l'argent des taxes et de nos impôts...

 

http://img11.hostingpics.net/pics/776836Porcs.jpg

Partager cet article
Repost0
7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 08:09

http://img4.hostingpics.net/pics/331342chien01.jpg

PLUS JAMAIS ÇA !

 

C'est parti d'une petite blague que je voulais faire à notre ami Sékateur et pour laquelle j'effectuais une recherche d'images sur les requins lorsque... patatrac, je suis tombé sur le comble de la cruauté "humaine" en découvrant ces images révoltantes.

C'est peut-être un sujet ignoble que vous connaissez déjà, pour ma part, n'étant pas pêcheur et encore moins de requin, j'ignorais totalement ces pratiques dégueulasses.

Sur le moment j'ai cru à un fake (déformation professionnelle) alors j'ai voulu en avoir le cœur net, mal m'en a pris !

Les premiers sujets que j'ai découvert dénonçaient un hoax, comme il en arrive fréquemment sur la toile. J'étais à demi rassuré mais je décidais de poursuivre mes recherches et j'ai vite réalisé que ce qui était un prétentu hoax n'était en réalité qu'un tissus de désinformation émanant probablement des services du tourisme et maritime de l'île de la Réunion !

Oui, j'ai bien dit la Réunion, ce territoire confié à Baroin lorsqu'il était le ministre de l'Outre Mer quand ce scandale avait éclaté en 2005.

Ce scandale quel est-il ?

Des animaux domestiques servent d'appâts pour la pêche aux requins sur l'île de la Réunion !

http://img4.hostingpics.net/pics/480090chien02.jpg

 

Des chats et des chiens étaient (ou sont encore) capturés vivants et crochetés de façon barbare avec des "hameçons" puis jetés à la mer, traînés par un bateau pour appâter les requins !

Je vous l'ai dit, c'est tellement gros et révoltant que j'avais de la peine à y croire et si la fondation 30 Millions d'Amis ne s'était pas penchée sur cette pratique barbare, les services de la SPA réunionnaise aurait déjà fermé ses grilles.

Pour ceusse qui comme moi ignorait tout de cette crauté voici le combat mené par la fondation 30 Millions d'Amis qui a recueillie 800 000 signatures de soutien.

 

 

 

 

http://www.30millionsdamis.fr/fileadmin/templates/v1/images/logo2.gifChien appâts de La Réunion : le martyr a cessé

Le 3 avril 2005, l’émission 30 Millions d’Amis sur France 2 diffusait un reportage exclusif sur les chiens utilisés comme appâts vivants par certains pêcheurs de requins sur l’Ile de la Réunion. Vous avez été nombreux à être bouleversés et indignés par ces images, voici le rappel des faits et les fruits de votre mobilisation.

 

Pratique barbare et révoltante
L’île de la Réunion compte aujourd’hui 300.000 chiens et parmi eux, 150.000 sont des animaux errants, souvent victimes d’actes de maltraitance. Une pratique particulièrement barbare consiste à crocheter ces chiens avec des hameçons, avant de les jeter vivants à la mer pour appâter les requins.

 

Une exceptionnelle chaîne de solidarité
Certains de ces chiens ont eu la chance d’être retrouvés vivants par des promeneurs qui ont alerté immédiatement les associations locales, et c’est ainsi que cette odieuse pratique a été découverte. Emmenées en urgence chez un vétérinaire, opérées, soignées, ces malheureuses bêtes ont finalement pu être sauvées et certaines d’entre elles ont déjà trouvé une famille d’accueil.

Votre Fondation entendue en haut lieu
Alors que l’émission 30 Millions d’Amis révélait au grand public l’horreur subie par ces chiens, la Fondation s’adressait aussitôt aux autorités locales et à François BAROUIN, Ministre de l’Outre Mer, pour réclamer des mesures d’urgence pour mettre fin à ces pratiques scandaleuses.

Sensible à la gravité des faits et aux preuves apportées par la Fondation, le Préfet de la Réunion a adopté, le 6 septembre 2005, un arrêté qui interdit désormais "la détention de tout carnivore domestique, vivant ou mort, à bord des embarcations immatriculées à la Réunion". C’est pour nous une première victoire.

Le bourreau écope de 3 mois de prison avec sursis
Suite à l’action menée par la Fondation, une vaste opération de police a été menée pour mettre la main sur ces pêcheurs barbares. C’est ainsi que le 30 septembre 2005, un homme soupçonné d’avoir mutilé un chien avec des hameçons a été arrêté et déféré devant le Tribunal de Grande Instance de Saint-Denis afin d’être jugé pour "actes de cruauté envers un animal".

La Fondation se félicite des moyens mis en place pour retrouver le coupable, mais elle estime que la condamnation n’a pas été à la hauteur de la cruauté des faits (3 mois de prison avec sursis – 5000 € d’amende et 1000 € de dommages et intérêt pour la Fondation). Partie civile au procès, la Fondation avait demandé une application stricte  de l’article 521-1 du Code pénal qui prévoit une peine de 2 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende pour de tels actes.

Il s’agit néanmoins d’une véritable avancée pour la protection des animaux sur l’Ile de la Réunion et l’application des dispositions du Code pénal en dehors des frontières de la métropole.

En tout état de cause, la Fondation continuera de se battre pour que les actes de maltraitance envers les animaux soient systématiquement dénoncés et que les peines prononcées à l’encontre de leurs bourreaux soient alourdies, que ce soit dans les DOM-TOM ou en métropole.

 

Déjà plus de 800 000 signatures recueillies
Dès mai 2005, la Fondation 30 Millions d’Amis sensibilisait les autorités locales à ce problème et fait circuler une pétition qui réunit à ce jour un peu plus de 800.000 signatures (dont 300.000 recueillies par Internet) en France, au Royaume-Uni et en Allemagne.

En novembre 2005, 200 000 pétitions avaient été remises au Ministère de l’Outre Mer.

A cette occasion, la Fondation avait été reçue par Francis Lefebvre, Conseiller du Ministre, et avait entamé avec lui un dialogue constructif pour lutter contre la maltraitance animale en dehors des frontières de la métropole.Le 30 mai 2006, la Fondation a de nouveau été reçue au Ministère de l’Outre Mer par Francis Lefebvre et lui a remis 300.000 nouvelles signatures. L'occasion de dresser un bilan positif de son action et des mesures prises par les pouvoirs publics.

Une opération de stérilisation massive et concertée

Au-delà du problème de cruauté, la Fondation a réaffirmé sa volonté de mettre un terme aux mauvais traitements infligés aux milliers d'animaux errants dans les DOM-TOM et qui subissent depuis des années des vagues d’euthanasie d’une légalité contestable sans jamais que leur prolifération n’ait pu être enrayée.

La Fondation a de nouveau proposé d’envisager la mise en place d’une opération de stérilisation d’envergure, ce qui limiterait leur surnombre avec tous les risques de maltraitance qu’il engendre.

La stérilisation semble en effet le seul moyen efficace et fiable sur le long terme en matière de gestion des populations canines, comme l’attestent tous les experts mondiaux et en particulier ceux de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Le Ministère nous a annoncé qu'il organiserait en septembre prochain une réunion sur ce thème avec les principales associations de protection des animaux afin de mettre en place une action concertée faisant de l'Ile de la Réunion le département pilote.

Dans cette attente, la Fondation a d'ores et déjà débloqué une première aide d'urgence de 6000 €, répartie entre la SPA de la Réunion et la SPA du Sud de la Réunion, afin de participer à la stérilisation d’une partie des chiens errants de l'Ile.

 

 


 

 

Aujourd'hui, soit 5 ans après qu'en est-il ?

Les afficionados de la pêche aux requins ont-ils renoncé à leur sport favori ?

Il sera difficile d'obtenir une réponse concrète surtout en pleine période touristique. Je ne peux que vous conseiller de confier votre "ami poilu" à une personne de confiance avant de partir pour la Réunion ou bien... de ne pas mettre les pieds sur cette île !

 

Au moins vous aurez été prévenu, les requins sont des êtres ignobles qui me répugnent au plus haut point...


http://img4.hostingpics.net/pics/388355peoplenicolassarkozy.jpg

Partager cet article
Repost0
6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 12:40

http://img11.hostingpics.net/pics/119103coupdegueule.jpg

 

N'y voyez rien de sescuel, ça fait belle lurette que ce genre de rapport n'est plus qu'un lointain souvenir...

Naaan, ce qui m'irrite au plus haut point c'est que pendant qu'on nous repousse l'âge de la retraite, qu'on n'augmente pas le SMIC, qu'on nous taxe de plus en plus sur les énergies (pétrole, gaz, électricité), que les produits de premières nécessicités ne cessent d'augmenter, qu'on assassine le service public, qu'on veut imposer le bénévolat aux bénéficiaires du RSA, sous prétexte de crise financière et qu'on nous balade avec des histoires de cul depuis des mois, les sociétés du "Caca Rente", elles, passent au travers de toutes les mesures de restriction alors qu'elles n'ont jamais réalisé autant de bénéfices que depuis ce qu'on nous présente comme une crise ! Quand est-ce que le "on", c'est à dire ce gouvernement capitaliste libéral, arrêtera de se foutre de notre gueule ?

 

http://img11.hostingpics.net/pics/969075CAC40.jpgUn rapport pointe les privilèges
des sociétés du Cac 40

 

Les grandes entreprises sont moins imposées que les PME, selon un rapport parlementaire publié mercredi, qui souligne qu'il est "urgent de travailler" sur l'exonération de certaines charges dont bénéficient les sociétés du CAC 40.
"Toutes les analyses convergent pour constater que le niveau de l'imposition des plus grandes entreprises est significativement plus faible que celui des PME", peut-on lire dans la synthèse du document de Gilles Carrez (UMP), rapporteur général du Budget à l'Assemblée nationale.
La différence de pression fiscale peut être de l'ordre de près de 21 points entre les grandes entreprises et les PME, précise le rapporteur.
"Le niveau d'imposition de beaucoup des entreprises du CAC 40 apparaît donc anormalement faible", ajoute-t-il.
Fort de ce constat, le rapporteur ne veut pas remettre en cause des dispositifs qu'ils jugent "absolument nécessaires" comme l'intégration fiscale (qui permet d'imposer le groupe, et non chaque filiale...), ou d'autres techniques de défiscalisation (le règime mère-fille, le régime des plus-values sur titres de participation...).
M. Carrez observe qu'en revanche "il n'est pas exclu que certaines entreprises, notamment grâce à une organisation filialisée et internationale, puissent optimiser leur impôt en renonçant à percevoir des produits ou en majorant des charges déduites".
« Il est urgent de travailler sur la question de l'exonération de certaines charges » affirme le rapporteur, qui suggère par exemple de s'interroger "sur les régimes à taux réduit en matière de brevet dont le coût élevé (800 millions d'euros) s'ajoute à celui du crédit d'impôt recherche et ouvrent des possibilités d'optimisation".
 
« Le sujet est complexe, mais il faut agir », déclare aux Echos M. Carrez (UMP). Il suggère notamment de plafonner les charges déductibles, pour créer "une sorte d'impôt sur les sociétés minimum".

 

http://img11.hostingpics.net/pics/555433cac1.jpg

Selon le quotidien économique, l'Elysée s'interroge sur l'opportunité de maintenir le régime de bénéfice mondial consolidé (BMC)*, tout en mettant en garde contre l'interprétation de ces données.
Sur agrément du ministère, le BMC permet à quelques sociétés du CAC40, dont Total, de ne payer aucun IS en France, en prenant en compte les impôts déjà acquittés par ses filiales à l'étranger.

 

A lire en complément d'information cet article publié sur le site 20Minutes.fr : Pourquoi Total ne paie pas d'impôt sur les sociétés ?

 

 

 

* BMC : Bénéfice Mondial Consolidé

Le bénéfice mondial consolidé est un régime fiscal avantageux accordé à quelques multinationales françaises.

L'article 209 quinquies du code général des impôts (CGI) permet aux sociétés mères de groupes français agrées par le ministre de l'économie et des finances de retenir l'ensemble des résultats de leurs exploitations directes ou indirectes, qu'elles soient situées en France ou à l'étranger, pour l'assiette des impôts établis sur la réalisation et la distribution de leurs bénéfices.

Les conditions d'application sont fixées par un décret en conseil d'État.

Le 26 août 2004, Le Ministère de l'économie et des finances annonce avoir accepté la demande du groupe Vivendi d'accéder à ce régime.

 

En 2010, cinq sociétés bénéficiaient de ce régime, qui coûtait 302 millions d'euros à l'État, parmi lesquelles Total, Vivendi, NRJ et Euro Media Group. Cette disposition permet à Total de ne payer aucun impôt sur les sociétés alors même qu'il a réalisé en 2010 un bénéfice 10,5 milliards d'euros, le plus important du CAC 40, et qu'il distribue 5,2 milliards de dividendes à ses actionnaires.



http://img11.hostingpics.net/pics/412637crise22.jpg

 

 

 

 

Source : Les Echos.fr, 20 minutes.fr, wikipedia.org

Partager cet article
Repost0
24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 15:07

http://img4.hostingpics.net/pics/261184Eurodeputes.jpg

Un rapport étouffé par le Parlement révèle les pratiques douteuses de certains élus autour d'une allocation de 15 000 euros par mois.

 

Le Parlement européen a finalement mis en ligne un rapport qu'il tentait d'étouffer depuis trois ans. On comprend qu'il n'ait pas été pressé de le rendre public : on y découvre que des députés européens ont tranquillement détourné les fonds publics destinés à payer leurs assistants.

Pour justifier son peu d'empressement, le bureau de l'assemblée souligne dans un communiqué que ce n'est qu'une vieille histoire, l'audit ayant révélé ces fraudes portait sur 2004 et 2005. Le rapport a été remis en 2008. Et en 2009, l'adoption de nouvelles règles internes a mis fin à ces détournements.


Pas de contrôle des fonds versés aux députés

Cette vieille histoire doit pourtant être bien embarrassante. Le rapport avait déjà largement fuité, sur WikiLeaks ou des sites comme Euractiv, mais il a fallu que la Cour de justice européenne intervienne, début juin, pour qu'il soit enfin publié officiellement.

Les députés européens fautifs n'ont en fait pas grand-chose à en craindre : le rapport mis en ligne mercredi soir ne fournit pas leur nom, leur étiquette politique ou leur nationalité. Ni le montant exact des fraudes. Mais les pratiques révélées suffisent à rendre ce document très gênant.

A l'époque, le Parlement européen versait directement aux députés une allocation fixe, destinée à payer un ou plusieurs assistants. Sans vérifier comment ces fonds publics étaient utilisés. Et sans fixer de cadre précis : certains élus salariaient directement leurs assistants, d'autres faisaient appel à des prestataires de services.


Des mouvements financiers suspects

Les sommes en jeu étaient importantes : plus de 15 000 euros par mois pour chaque élu en 2006. Soit, au total, 10% du budget annuel du Parlement. Son responsable de l'audit interne, Robert Galvin, a donc été chargé d'y voir clair. Parmi ses découvertes les plus étonnantes :

  • – sept cas avérés de conflits d'intérêts entre un député et le prestataire de services qu'il avait choisi, rendant impossible de certifier que l'argent avait été destiné « exclusivement dans le but d'une assistance parlementaire » ;
  • – dans un de ces cas, la société était dirigée… par le député lui-même ;
  • – dans six cas, les fonds ont été transférés directement à un parti politique national, et dans une quarantaine d'autres cas, à des organismes proches du parti ;
  • – deux députés ont reversé leur allocation à des prestataires de services alors que, selon les registres du Parlement, ils n'employaient aucun assistant ;
  • – un député a fait appel à une société créée pour l'occasion et n'ayant aucune activité visible, avec un contrat antidaté de cinq mois ;
  • – pour recruter un assistant, certains élus faisaient bizarrement appel à des sociétés très éloignées de l'univers parlementaire : l'un d'entre eux avait choisi une entreprise spécialisée dans le bois, et un autre, une société de « services aux enfants et à la famille »… dirigée par un membre de son parti ;
  • – certains députés accéléraient leurs versements en novembre et en décembre, pour utiliser la totalité des fonds auxquels ils avaient droit pour l'année qui s'achevait ;
  • – dans 79% des dossiers étudiés, la TVA sur les services avait tout simplement été oubliée : pas très sérieux pour des députés européens…

En 2009, il s'est doté de nouvelles règles sur les fonds destinés à rémunérer les assistants. Des règles plus proches de celles en vigueur, par exemple, à l'Assemblée nationale française :

  • – les députés européens ne gèrent plus eux-mêmes l'allocation destinée à leur(s) assistant(s) ;
  • – les assistants sont officiellement employés du Parlement européen, et c'est lui qui leur verse leurs rémunérations ;
  • – si les fonds n'ont pas été entièrement dépensés à la fin de l'année, les élus ne peuvent pas bénéficier du reliquat.


Des doutes sur l'enveloppe des « frais généraux »

Les députés européens ne peuvent donc plus faire ce qu'ils veulent de cette enveloppe, dont le montant dépasse aujourd'hui 21 000 euros par mois. Mais une autre enveloppe suscite désormais des questions : celle des "frais généraux", soit plus de 4 000 euros par mois.

Des fonds destinés aux fournitures diverses, et dont l'utilisation n'est pas contrôlée par le Parlement. Certains eurodéputés veulent pourtant se montrer vertueux. La Verte Karima Delli, qui avait accepté de passer son porte-monnaie au rayon X pour Eco89, expliquait ainsi :

« Cette somme, je la verse chaque mois sur un compte séparé de mes comptes personnels. Et avec mon équipe, on conserve tous les justificatifs de nos dépenses. »


http://img4.hostingpics.net/pics/597522Diplomeescrocprofessionnel.jpg

 

Sources : Dany, Rue89

Partager cet article
Repost0
22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 10:12
Besson-PaluelLes fuites à répétition
feront-elles encore fuir
le Ministre de l'énérgie ?

 

No-TV

 

Un dossier encore révélé par MEDIAPART !

 

http://img4.hostingpics.net/pics/781173LogoMediapart.gif

 

Fuites à répétition, rejets de gaz radioactif, déclenchements de balises d'alertes, contaminations de travailleurs : depuis plus d'un mois, l'une des plus grosses centrales nucléaires françaises, le site de Paluel, en Haute-Normandie, connaît des dysfonctionnements en série. La multiplication des incidents crée un vent de panique chez les agents qui y travaillent,  selon des témoignages et des documents exclusifs recueillis par Mediapart. La centrale de Paluel produit, à elle seule, environ 7% de l'électricité nationale.

L'inquiétude collective commence à se manifester sur Internet : "Centrale de Paluel : EDF sur les traces de Tepco ?". Cette formule provocatrice, qui compare l'électricien français à l'exploitant de la centrale de Fukushima, n'émane pas d'un groupe antinucléaire. Elle figure en tête d'un communiqué de la CGT de la région dieppoise, où se trouve la centrale de Paluel.

Avec quatre réacteurs de 1300 mégawatts (MW), ce site qui emploie 1250 salariés d'EDF est l'une des trois plus importantes centrales nucléaires françaises (avec celles de Gravelines et de Cattenom). Mis en service entre décembre 1985 et juin 1986, le site de Paluel n'a pas posé de problème particulier pendant les deux premières décennies de son fonctionnement.

 

http://img4.hostingpics.net/pics/873575PhotodePaluel.png

La centrale de Paluel

 

Mais depuis quelque temps, divers problèmes techniques se sont accumulés sur le réacteur n°3, que l'un de nos interlocuteurs qualifie de "tranche la plus poissarde du site" : une fuite d'huile sur l'alternateur, une fuite d'eau du circuit primaire, une fuite de gaz radioactif dans le bâtiment réacteur, ainsi qu'une fuite dans une ou plusieurs gaines de combustible.

Jusqu'ici occultés, ces dysfonctionnements ne sont pas contestés par la direction de la centrale. Mais l'interprétation de leur gravité diverge radicalement d'une source à l'autre. Tous s'accordent cependant à décrire une inquiétude grandissante chez les agents et, pour certains, de l'angoisse et de la panique. L'un de nos interlocuteurs parle même de "terreur étouffée"!

Il raconte qu'un bâtiment proche du réacteur a dû être évacué plusieurs fois à cause du déclenchement de l'alarme mesurant la présence de gaz nocifs dans l'air. Des salariés "ont forcé des coffrets contenant des pastilles d'iode" pour se prémunir contre une éventuelle contamination. Cette réaction révèle un niveau élevé de stress chez des personnels pourtant formés à travailler dans le contexte particulier des installations nucléaires. Inquiétude nourrie par le fait que "l'alarme se déclenchait tout le temps", selon une autre source. Si bien que les seuils de détection de ces rejets gazeux ont fini par être relevés pour obtenir le silence.

 
 

"Le xénon, c'est comme une cigarette"

Pour remédier à certaines des fuites, le réacteur n°3 de Paluel a fait l'objet d'un arrêt lors du week-end de la Pentecôte. Un "arrêt à chaud" dans lequel le réacteur tourne au ralenti sans être complètement arrêté. Seize agents EDF et sous-traitants ont accidentellement inhalé du xénon, un gaz radioactif, lors de cette intervention. Ils ont été contaminés : des traces de ce gaz rare ont été trouvées à l'intérieur de leur organisme.

L'un d'entre eux explique à Mediapart avoir travaillé sans porter la cagoule et la bouteille d'oxygène permettant de ne pas respirer l'air environnant. «La réserve de l'appareil respiratoire individuel est trop limitée par rapport au temps d'intervention, cela nous aurait obligé à entrer et sortir plusieurs fois du bâtiment, ce qui aurait prolongé le temps d'intervention», ajoute-t-il, sous le sceau de l'anonymat.

Faux, conteste Claire Delebarre, chargée en communication de la centrale de Paluel : «Ils n'ont pas porté leur appareil respiratoire car ils n'en avaient pas besoin». Et d'ajouter : «Il ne s'agit pas de contaminations internes car le xénon ne se fixe pas dans l'organisme, il est rejeté au bout de quelques expirations, c'est comme une cigarette.»

La quantité de gaz inhalé par ces agents est minime et sans danger, assure un militant CGT de la centrale qui a étudié le cas de ces personnes. «C'est en-dessous des seuils acceptables reconnus par l'Autorité de sûreté du nucléaire», confirme le salarié contaminé. Mais «16 personnes contaminées, c'est énorme !» commente un autre agent. Et cela prouve, d'après lui, la présence d'une grande quantité de gaz radioactif dans la salle où ont travaillé les volontaires de la Pentecôte. L'un des travailleurs pressentis aurait refusé de participer à l'intervention, jugeant les conditions trop peu sûres.

 

http://img4.hostingpics.net/pics/690303CentralenucleaireREP.png

Schéma de principe d'un réacteur nucléaire du parc français

 
 Le 21 juin, l'incident de la Pentecôte n'avait pas été signalé par l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) sur son site internet. Au demeurant, il ne lui a même pas été notifié. « C'est normal, ce n'est pas un événement, on est dans le ressenti », répond le service communication de la centrale. « Les faits sont dissimulés », veut croire un agent de Paluel. Au local d'un syndicat de la centrale, contacté par téléphone, la première réaction est lapidaire : « Seize contaminations ? Mais c'est un roman que vous écrivez ! »

Il ne s'agit pas d'une fiction, mais bien de la réalité. Qui plus est, l'intervention de la Pentecôte n'a résolu qu'une partie du problème : la fuite gazeuse est aujourd'hui réparée, mais l'eau du circuit primaire, elle, s'échappe toujours. La réparation est reportée. Les ennuis de l'alternateur avaient été traités précédemment. Mais il reste la fuite qui affecte une ou plusieurs gaines de combustible. Là, pas de réparation possible : il faut arrêter le réacteur et remplacer les éléments de combustible défaillants. Or, cela ne se fera qu'au prochain arrêt de tranche programmé, dans environ un an.

De toutes les difficultés qui affectent Paluel, la plus inquiétante est la défectuosité de certaines gaines de combustible, estime l'une de nos sources. Pourquoi ? Parce que ces gaines en alliage métallique constituent la première des barrières qui isolent la matière radioactive de l'environnement extérieur. Elles ont la forme de longs cylindres dans lesquels sont empilées de petites pastilles d'uranium radioactif. Ces "crayons" sont réunis en "assemblages" qui forment le cœur du réacteur.

 

 "C'est comme du vin, parfois, il est bouchonné"

Le réacteur est une sorte de chaudière : les réactions nucléaires qui se produisent dans le combustible radioactif font chauffer l'eau du circuit primaire, qui à son tour transfère sa chaleur au circuit secondaire ; l'eau du circuit secondaire est vaporisée et la vapeur fait tourner la turbine qui produit l'électricité.

Le combustible radioactif, contrairement au charbon d'une chaudière classique, ne doit jamais être en contact avec l'environnement extérieur. A cette fin, les autorités nucléaires françaises ont élaboré une "doctrine de la sûreté" dont un principe de base consiste à enfermer la matière radioactive derrière trois "barrières": d'abord la gaine du combustible ; ensuite la cuve et le circuit primaire ; enfin, l'enceinte de confinement du réacteur.

 

http://img4.hostingpics.net/pics/917545barriere.png

Les trois barrières de protection du combustible radioactif

 

Or, à la centrale de Paluel, il est avéré, par les témoignages que nous avons recueillis et les documents que nous avons pu consulter, qu'au moins un assemblage du cœur de la tranche 3 contient un ou plusieurs crayons défectueux. Autrement dit, dont la gaine est fissurée. Comme il y a toujours une fuite dans le circuit primaire, cela signifie que deux des trois fameuses barrières ne sont plus étanches. Le ou les assemblages en cause sont neufs et ont été placés dans le cœur lors du dernier rechargement, survenu en mars 2011. D'après la direction de la centrale, les éléments concernés ont été fabriqués par Westinghouse.

« On est en train de pourrir tout le bâtiment réacteur ! » s'inquiète un agent, qui considère que la fuite actuelle de combustible à Paluel "peut basculer sur des phénomènes incontrôlables". Or EDF a pour l'instant décidé de laisser tourner le réacteur en l'état, potentiellement jusqu'à la fin du cycle (autrement dit le prochain arrêt pour rechargement du combustible), dans un an environ. « Je ne comprends pas qu'on ne décide pas d'arrêter », insiste l'une de nos sources.

« Ces sont des micro-fuites, elles n'ont pas de conséquences directes sur le personnel : elles sont mesurées, analysées, contrôlées, maîtrisées », explique un militant de la CGT de Paluel. « Nos investigations indiquent qu'il y a un défaut de gainage, mais ce n'est pas une rupture, c'est légèrement poreux, et cela ne concerne qu'un seul assemblage », assure Claire Delebarre, la chargée de la communication de la centrale de Paluel. Rappelons qu'un assemblage contient 264 crayons, soit 264 possibles sources de fuite. Mais « fonctionner avec une légère fuite, ce n'est pas grave en soi. C'est comme du vin, parfois, il est bouchonné ! » assure la communicante du site de Paluel.

La radioactivité occasionnée par la fuite est estimée à 30.000 MBq/t (mégabecquerels par tonne d'eau), sachant qu'à partir de 100.000 Mbq/t par jour pendant sept jours consécutifs, un réacteur doit impérativement être mis à l'arrêt. Les problèmes techniques de Paluel révèlent ainsi le secret le mieux caché au grand public mais le plus connu du monde du nucléaire : en contradiction flagrante avec la doctrine de sûreté martelée par l'autorité de sûreté, des centrales fuient, et en toute légalité !

« Des fuites, il y en a, c'est normal, ce sont des incidents d'exploitation tout à fait classiques », poursuit Claire Delebarre. Sollicitée par Mediapart, l'ASN ne nous a pas répondu à l'heure où nous mettons en ligne cet article.


"Les fuites, c'est normal"

« Les fuites, c'est normal, il y en a toujours eu dans le nucléaire », explique un spécialiste de la radioprotection. C'est si vrai que Mediapart a pu reconstituer un long historique des fuites de gaines de combustibles dans les centrales françaises. Une chronologie qui ne date pas d'hier puisqu'elle remonte à... il y a douze ans.

Le premier événement date d'octobre 1999 : à la centrale de Cattenom, en Lorraine, on détecte un taux élevé de radioactivité sur le circuit primaire et la présence de xenon 133. En août 2000, des mesures révèlent la dissémination de combustible dans le circuit primaire, et en septembre, de l'activité alpha qui témoigne d'une rupture de gaine sérieuse. Le 15 mars 2001, EDF découvre 28 assemblages de combustibles présentant des défauts d'étanchéité. L'incident est classé au niveau 1.

Après Cattenom, des pertes d'étanchéité de crayons de combustible ont affecté la centrale de Nogent-sur-Seine, à 50 km de Troyes. Cette fois, le problème était lié à un élément nouveau : les crayons défectueux étaient fabriqués dans un nouvel alliage au zirconium appelé "M5", différent du zircaloy 4 utilisé habituellement. L'alliage M5, produit par Areva, a été introduit par EDF afin d'améliorer la rentabilité du combustible : il s'agit d'augmenter le "taux de combustion", ce qui permet de réduire le nombre d'arrêts pour rechargement du cœur.

Mais ce M5 entraîne une complication imprévue : le taux de défaillances des crayons est, d'après une étude de l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), "quatre à cinq fois supérieur à celui des crayons à gainage en zircaloy 4". En 2002, le premier cycle réalisé avec une recharge complète de M5 dans un réacteur, la tranche 2 de Nogent, "a dû être arrêté suite à une contamination du circuit primaire après un record de 39 ruptures de gaines sur 23 assemblages", d'après une étude du cabinet indépendant Global Chance (Cahiers de Global Chance, n°25, septembre 2008).

 

http://img4.hostingpics.net/pics/826924Cattenom.png Au total, entre 2001 et 2008, une trentaine de fuites d'assemblages de combustible en alliage M5 ont été détectées, d'après l'IRSN. En 2006, l'ASN a estimé qu'il était nécessaire "d'adopter une démarche prudente" quant à l'introduction du M5. EDF a fait des efforts pour améliorer la fabrication des assemblages et éliminer les défauts, mais ils n'ont pas disparu.

En 2008, selon l'IRSN, «du combustible à gainage en alliage M5 [était] présent dans 17 des réacteurs de 900 MW, trois réacteurs de 1300 MW et les quatre réacteurs de 1450 MW», ce qui représente environ la moitié du parc. Depuis, le déploiement de l'alliage M5 s'est poursuivi et en particulier, il est présent dans les nouveaux assemblages de Paluel.


"Les liquidateurs de tous les jours"


En fait, dès 2006, les gaines de combustibles ont connu des défaillances à Paluel. Cette année-là, un arrêt de tranche se prépare sur le réacteur n°4. Les agents sont prévenus qu'il risque d'être "dosant", c'est-à-dire de les exposer à de fortes doses de rayonnements ionisants. « L'indice de radioactivité de la tranche était 50 fois supérieur à celui de la tranche d'à côté », se souvient Philippe Billard, alors décontaminateur du site, et militant CGT.

Ce haut niveau d'activité l'inquiète. Il dépose un droit d'alerte et s'affronte au staff EDF de la radioprotection qui lui reproche d'exagérer. L'intervention est maintenue. Lors d'une opération de décontamination du matériel, des salariés de Framatome, l'ancien nom d'Areva, expertisent l'état du combustible à l'aide d'une caméra placée sous l'eau : « J'ai vu les films, j'ai vu les gaines de combustible : sur 15 cm, y avait plus rien, raconte Philippe Billard. La gaine était ouverte, il y avait une fente, et derrière, il n'y avait plus rien. Les pastilles de combustible avaient dégagé. Elles étaient passées dans le circuit primaire ».

Au cours de cet arrêt de tranche de 30 jours, certains agents reçoivent la moitié de la dose annuelle autorisée de radioactivité. Parmi eux, un agent de conduite EDF a fait examiner ses selles. Mediapart a eu accès au résultat de son examen médical (voir ci-dessous) : son organisme recèle des traces de césium, d'uranium et de plutonium. Tous cancérigènes à partir d'une certaine dose.

 

http://img4.hostingpics.net/pics/564935Ur.pngTraces d'uranium dans le résultat d'analyse médicale de l'agent contaminé.  

 

http://img4.hostingpics.net/pics/432002Pluto.jpgTraces de plutonium dans le résultat d'analyse médicale de l'agent contaminé

 

« Il avait avalé des poussières radioactives », explique Philippe Billard. Des microdoses, chaque fois en-dessous des normes, qui ne s'en accumulent pas moins dans l'organisme. Le syndicaliste adresse alors un courrier à la direction de la centrale (voir ci-dessous) pour l'alerter sur la présence de rayonnement alpha, très dangereux pour la santé, sur la tranche n°4. L'homme contaminé a depuis quitté le nucléaire. 


http://img4.hostingpics.net/pics/363740lettre.jpg
 Courrier d'alerte de 2006 sur les rayonnements alpha
 

Philippe Billard, lui, a fondé une association, "Santé-sous-traitance". Pour défendre la santé des sous-traitants qui représentent aujourd'hui environ la moitié des travailleurs du nucléaire.  « La peur aujourd'hui de la population dans un accident nucléaire, c'est d'être contaminée et d'attraper un cancer. Eh bien nous, nous sommes contaminés régulièrement dans les centrales. Et on attrape des cancers. L'accident est déjà arrivé chez nous. Nous sommes les liquidateurs de tous les jours. »

Des liquidateurs en France ? Ne nous a-t-on pas dit et répété que la catastrophe, c'était pour les autres, ceux qui n'appliquent pas nos principes de sûreté, qui n'ont pas la chance de posséder notre organisation d'expertise et notre autorité nucléaire "indépendante" ?

Ni franchement catastrophique ni vraiment rassurante, la situation de Paluel illustre au quotidien le fait que le système est vulnérable. Qu'il fonctionne avec des défaillances permanentes techniques et humaines, qui alimentent un climat général de méfiance, sinon de paranoïa. Que les grands principes de la sûreté ne sont pas respectés dans la dure réalité. Que la course à la productivité tend à prendre le pas sur l'exigence de sécurité. Et que la multiplication des contraintes à respecter pour que ce système continue à fonctionner le rend de plus en plus inhumain.
 

 

 

http://img4.hostingpics.net/pics/717631NuclearplantsmapFrance.jpgCarte des centrales nucléaires en France

 

 

Retour à Fukushima...

et écoutez ce témoignage d'Alex, français expatrié au Japon :

 



 

Éric Besson, Ministre de l'Énergie (entre autre occupation) daignera t'il répondre aux nombreuses questions que nous sommes tous en droit de nous poser quant à notre sécurité sur le sol français ?

 

 

 

 

Sources : Mediapart, Dany...

Partager cet article
Repost0
8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 17:14
http://img11.hostingpics.net/pics/524727SanglierRouge.jpgDROIT DE RÉPONSE


Suite à de nouvelles attaques calomnieuses de la part d'un blogueur peu vertueux et en manque d'étoile et qui se fera bientôt emporter par sa jalousie maladive, j'offre cette page à notre camarade Serge DD afin qu'il puisse s'exprimer et répondre aux propos diffamatoires qui ont été tenu à son sujet.

 

Le sanglier, classé dans les nuisibles en Corrèze, mais pas seulement …

 

On a le droit et même le devoir de défendre ses idées. On peut être en désaccord avec un texte et avoir envie de le contrer, cela fait partie du débat démocratique et ne me pose aucun problème.

Quand on remplace ce débat, parce qu’on est incapable d’y opposer des arguments recevables, et qu’on utilise la diffamation pour tenter de discréditer, non pas le contenu, mais la personne qui a publié le texte, cela rappelle " je suis partout".

Quand on prétend que ceux qui n’acceptent pas de se plier à ses désirs sont forcément des fachos, on est bien loin du débat serein entre communistes, et se référer à cette idéologie pour justifier son propos est tout simplement abject.

Le passage de son texte concernant la "Résistance corrézienne" est tout simplement diffamatoire, et je le mets au défi d’apporter la moindre preuve en se sens.

Le problème que j’ai eu avec le PRCF concerne l’application de la loi d’adaptation de la cour pénale internationale en droit français. Pas autre chose, et je peux fournir le dossier complet à qui le souhaite.

Il est de la dernière lâcheté d’insulter une personne sur son blog en lui refusant tout droit de réponse, profitant de sa position de gestionnaire.

 

Serge DD

 

 

J'ajouterais pour ma part que ce triste individu a aussi tenté de m'attirer dans son panneau en nous jouant sa perpétuelle comédie, celle de la Shoah. On ne peut critiquer Israël et utiliser les méthodes qui s'apparentent aux sionistes !

 

Ci-dessous un extrait de la discussion entretenue avec ce cheminot à la retraite :

 

01/02/2011 16:02:30
Votre blog au top !
Bonjour,
Avez-vous regardé le classement des "Top blogs" ce matin ? Votre blog che4ever.over-blog.com figure en 422ème position ! Félicitations ! Il est donc visible sur le portail d'OverBlog, au moins jusqu'au prochain classement, dans 15 jours, sur ces pages :
http://www.over-blog.com/top.html
Encore bravo pour votre travail ! 
Bonne continuation,
L'équipe d'OverBlog

 

 



Papy Mouzeot à Jacques
    

Tiens regarde camarade je viens de recevoir ça mais je pige que dalle !
Je file faire la vaisselle avant que l'infirmière ne revienne et je reviens sur les blogs...

Amitiés,
Le Papy

 


 

Jacques à moi
    

C'est super, tu obtiens déjà l'étoile rouge qui signifie que tu es classé dans les 2000 premiers blogueurs sur 800 000 BLOGS d'OB.

Félicitations pour cette rapide promotion mon camarade. Ton formidable talent est récompensé.
Tous les 15 jours, est revu le classement aussi, je te suggère à chaque quinzaine de ne pas faire la même erreur que Jean LEVY qui annonçait à chaque fois sur son blog la bonne nouvelle qui n'avait pour but que de le faire cracher avec le premium. Désormais, de 200 et des chopines qu'il était classé et qu'il se vantait, il a toujours son étoile rouge mais a fait une chute vertigineuse au-delà des mille premiers.

Encore une fois, BRAVO.

Fraternellement.
Jacques

 

Je pense que Jean Levy appréciera...


http://img11.hostingpics.net/pics/941785JacquesTourtaux.jpg

 

Vu sur le blog de CocoMagnanville :

 

Droit de réponse de Serge DD à monsieur Tourtaux

 

DROIT DE REPONSE :


Le sanglier, classé dans les nuisibles en Corrèze, mais pas seulement …
 

On a le droit et même le devoir de défendre ses idées. On peut être en désaccord avec un texte et avoir envie de le contrer, cela fait partie du débat démocratique et ne me pose aucun problème.
Quand on remplace ce débat, parce qu’on est incapable d’y opposer des arguments recevables, et qu’on utilise la diffamation pour tenter de discréditer, non pas le contenu, mais la personne qui a publié le texte, cela rappelle « je suis partout ».
 

Quand on prétend que ceux qui n’acceptent pas de se plier à ses désirs sont forcément des fachos, on est bien loin du débat serein entre communistes, et se référer à cette idéologie pour justifier son propos est tout simplement abject.
Le passage de son texte concernant la « Résistance corrézienne » est tout simplement diffamatoire, et je le mets au défi d’apporter la moindre preuve en se sens.
 
Le problème que j’ai eu avec le PRCF concerne l’application de la loi d’adaptation de la cour pénale internationale en droit français. Pas autre chose, et je peux fournir le dossier complet à qui le souhaite.
Il est de la dernière lâcheté d’insulter une personne sur son blog en lui refusant tout droit de réponse, profitant de sa position de gestionnaire.

Serge DD

 


 

publié ce soir sur mon blog
 
 Répondre |Jacques à moi
 
afficher les détails 00:54 (Il y a 12 heures)
 
Puisque ta lâcheté, ton hypocrisie, t'empêchent de publier mes rares commentaires, je passe à l'offensive malgré mes graves problèmes de santé.
J'ai piégé Serge DUMONT avec le courriel que je lui ai adressé et vous avez lâchement pensé m'achever.
J'assume mes responsabilités et quitte à en crever, je ne vais plus vous lâcher.
Je suis en très mauvaise santé mais je suis un COMMUNISTE qui n'a jamais fait semblant et maintenant, je passe à l'action MILITANTE.
Je ne te pardonnerai jamais de m'avoir enlevé de tes liens ni d'avoir écarté la page que tu avais réservée pour mes livres.
On peut avoir un différent avec quelqu'un mais il y a des choses qui ne doivent jamais se faire.
A bientôt dans les luttes contre le capitalisme et non contre le militant Jacques TOURTAUX auquel à vous tous réunis, vous n'arrivez pas à la cheville.
 
Jacques TOURTAUX
Militant communiste sans carte.

 


 
Mardi 7 juin 2011
 
DECIDEMENT LE CORREZIEN SERGE DUMONT EST INTARISSABLE.
 
Décidément, le corrêzien Serge Dumont est intarissable.

C'est en vrac, brut de décoffrage, je n'ai pas eu le temps ce soir de développer une analyse très fine sur un sujet très pointu qui me tient très à coeur, comme pour des milliers de communistes, qu'ils soient à l'extérieur ou à l'intérieur du PCF.
André CHASSAIGNE est bien gentil mais aller jusqu'à dire qu'il est un candidat authentiquement communiste, c'est faux, archi faux.
Soutenir le Front de gauche, c'est soutenir MELENCHON; c'est soutenir l'Europe du capital; c'est soutenir l'intervention militaire française en Libye.
Ce n'est pas en assénant des théories fumeuses, en gesticulant, en réglant ses comptes personnels avec le PRCF qui l'a éjecté pour avoir insulté la Résistance corrêzienne, qu'il faut qu'il prenne les gens pour des imbéciles.
Comme me le disait encore hier mon camarade Michel PEYRET, c'est quoi un communiste authentique?
Serge DUMONT, champion de la pirouette, en mal de notoriété, balaie d'un revers de manche l'opinion de nombreux communistes en "fusillant" Emmanuel Dan Tran que je ne connais pas, en faisant pression pour convaincre une communiste désencartée, puis réencartée, qui ne sait pas trop où elle se situe politiquement, du bien fondé de sa théorie qui repose sur du vent, d'autant que cette argumentation est appuyée par un énergumène qui n'est pas plus communiste que le pape.
Selon ce grand philosophe qui n'est pas membre du PCF, tous les adhérents du PCF peuvent se retrouver.
Sur quoi donc et sur quels critères peuvent-ils donc se retrouver?
S'il ne s'agit que d'une course au sac comme autrefois sur les places des villages le 14 juillet, une course aux places, aux honneurs, je crois que le pétard est mouillé.
Si on s'en tient au discours "rassembleur" de Serge DUMONT, " ceux qui soutiennent Emmanuel DANG TRAN " devraient réfléchir car je pense qu'une majorité de militants reste attachée à la nécessité de présenter un candidat communiste."
Ainsi, selon Serge DUMONT, mes camarades  communistes de la section de Saint Quentin auraient le cerveau lent...
 
"J'en  conviens, il s'agit là de manoeuvres politiciennes mais il est des situations où la fin justifie les moyens. Empêcher la mise à mort du PCF m'apparaissant, dans l'intérêt de tous, la tâche prioritaire.
L'avenir appartient aux militants et à leur vote en conscience.
Fraternellement."
Ainsi toujours selon le donneur de leçons Serge DUMONT, la tâche prioritaire serait de sauver le PCF à n'importe quel prix, la fin justifiant les moyens.
 
Je me demande pourquoi ce "communiste" s'entend comme larron en foire avec des non communistes pour refaire le monde.
 
Je le dit sans langue de bois, même si j'estime et souhaite une candidature communiste aux présidentielles, je ne voterai pas pour un candidat du Front de gauche.
 
Votez Front de gauche, c'est mettre son drapeau communiste dans sa poche. C'est abandonner l'identité communiste.
 
Lors des dernières cantonales, je me suis abstenu bien que le candidat titulaire soit communiste mais la suppléante était PG. Je ne pouvais pas cautionner cette alliance contre nature.
Pendant qu'il y est, pourquoi Serge DUMONT, ne nous proposerait-il pas le pro européen André WURTZ ou le tristounet LAURENT?
 
Si je n'ai pas renouvelé ma carte au PCF le 1er janvier 1999, c'est parce que je refusais l'abandon des fondamentaux marxistes.
 
Jacques Tourtaux
Militant communiste sans carte

 


 

Je ne réponds pas pour ma part aux nombreuses saloperies que monsieur Tourtaux se permet de diffuser sur moi partout sur le  net.......en faisant cela il ne salit que lui-même !
 
Je précise que je continuerais à ne pas valider des commentaires insultants envers les personnes qui viennent commenter ce blog comme je m'y suis engagée à la création de ce dernier.
D'ailleurs je dois dire que je ne comprends pas comment OVERBLOG peut laisser passer autant de propos injurieux et diffamatoires venant de cette même personne.
Notre liberté de bloggeur et la liberté de nos visiteurs est manifestement le dernier des soucis de ce groupe !
 
A bon entendeur.
 
Carole Radureau

 

 

Vu sur le blog "Pour une vrai gauche" :

Droit de réponse offert à Serge Dumond


Que les choses soient claires: je ne connais pas Serge Dumond. Mais je connais bien en revanche celui qui après nous avoir trainés dans la boue, le Papy, moi-même et quelques autres, s'attaque de front à une nouvelle victime. Ce kapo de l'Internet, vous l'aurez reconnu, c'est Jacques Tourtaux, le Sanglier rouge, le stalinien zélé dont la santé ne cesse de se fragiliser depuis que Brejnev, Ceaucescu, Tito et leurs camarades ont rejoint les poubelles de l'histoire.

Mais qui donc est ce tourteau aux pinces velues? Un cheminot communiste, sans carte au PCF qu'il juge sans doute trop tiède. C'eut été tout à son honneur s'il ne cessait de combattre, sans argument, tout ce qui remet en cause, au moins partiellement les théories staliniennes les plus éculées.

Sans doute, je le répète, est-ce là l'origine de sa décrépitude physique dont il ne cesse de nous bassiner à chaque article. Remets-toi, Jacques! Prends un bol de jouvence! Et, de grâce, ne nous rends plus responsables de tes graves problèmes de santé! Sache-le, ce n'est pas en t'égosillant contre des adversaires, le Papy, moi ou Dumont, que tu retrouveras la santé.

A présent, et s'il le souhaite, la parole est à Serge Dumond.

 

Thierry Cayol

 

 

Vu sur le blog "On ne demande pas la lune quand même !..." :

Voila comment on nous parle...


Voici ce que fin mars Jacques Tourtaux écrivait sur le blog de  « el diablo » et les échanges qui ont suivi.

 

Message de Jacques Tourtaux sur le blog de El Diablo
 
TROP TARD LE MAL EST FAIT !
LES AUTRES NOMS DOIVENT AUSSI FIGURER.
 LE SANGLIER ROUGE VA BIENTOT RETOURNER DANS SES BOIS.

[lire la suite]

Partager cet article
Repost0
7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 00:38
Balkany RestouxAprès les scandales DSK et Tron, Marie-Claire Restoux, la suppléante de Balkany dénonce ses avances !

 

Au début, elle a eu droit à des réflexions pas méchantes comme « Oh, tu es jolie aujourd'hui », « tu as de beaux yeux ». Puis les avances se sont faites plus pressantes : « Tu sais que tu me plais » ; ou encore « De toute façon, un jour, tu finiras dans mon lit ». Jusqu'au jour où il lui demande de "passer à la mairie" car il est "tout seul" et qu'"Isabelle (sa femme) n'est pas là". « J'ai toujours refusé ses avances (...) mais rien ne l'arrête, il tente toujours sa chance. (...) J'ai compris qu'il n'envisageait la relation avec sa suppléante qu'en version allongée. C'était très clair. Je regrette qu'on ait jamais eu de discussions sérieuses. C'est insultant. »

 

En pleine affaire Strauss-Kahn, et alors que Georges Tron, accusé d'agressions sexuelles et de viol, vient de démissionner du gouvernement, l'ancienne championne olympique de judo Marie-Claire Restoux confirme à Mediapart la raison principale de sa volonté de quitter son poste de suppléante, en mars 2010 : la lassitude par rapport aux "avances répétées" de son député, Patrick Balkany, également maire de Levallois (Hauts-de-Seine).

 

Une raison qui contraste avec celle, plus politique, évoquée dans un premier temps dans sa lettre de démission à Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée. "Trop de sujets de désaccords nous séparent", écrivait l'élue UMP de Clichy dans un courrier du 29 mars 2010 (lire la lettre ici). Avant d'évoquer, deux semaines plus tard, sur RMC, les "avances répétées" de Patrick Balkany.

 


 

http://img11.hostingpics.net/pics/90917801Mediapart.jpg

Contacté par Mediapart, Patrick Balkany n'a pas souhaité répondre à nos questions et explique, par le biais de son attachée de presse, que « cela fait plusieurs années qu'il n'a pas vu Marie-Claire Restoux, qu'il n'a aucune envie de parler d'elle et qu'elle est complètement folle ». L'année dernière, il n'avait pas réagi, faisant savoir, par le biais du “off”, que sa suppléante était "gentille" mais "neuneu".

 

Le témoignage de Marie-Claire Restoux fait en tout cas écho au scandale qui avait touché, en 1996, l'ami de trente ans de Nicolas Sarkozy : une jeune femme l'avait accusé d'un viol qui aurait été commis sous la menace d'une arme à feu, avant de retirer finalement sa plainte. Patrick Balkany n'avait alors pas effectué une minute de garde à vue.

 

Il s'ajoute également aux condamnations du député UMP et maire de Levallois : quinze mois d'emprisonnement avec sursis, 200.000 francs d'amende et deux ans d'inéligibilité pour avoir payé trois de ses employés de maison sur la caisse de la mairie, et avoir été plusieurs fois épinglé pour sa gestion de Levallois.

 

« J'espère que mon témoignage peut donner l'occasion à d'autres femmes de s'exprimer dans des affaires de mœurs », explique aujourd'hui l'ancienne judokate dans un entretien à Mediapart.

 

Mediapart : Comment avez-vous été amenée à travailler avec Patrick Balkany ?

 

Marie-Claire Restoux : J'ai intégré le club de judo de Levallois en 1991, j'ai fait ma carrière de sportive là-bas. Je suis quelqu'un d'engagé, j'étais dans le comité de soutien à Jacques Chirac. Fin 2000, Patrick Balkany est venu me voir pour m'engager sur sa liste (sans étiquette) pour les municipales de 2001. Ma condition, c'était de servir à quelque chose, de ne pas être "la sportive" sur sa liste. Il m'a placée troisième de liste, derrière sa femme Isabelle et lui.

 

«Isabelle n'est pas là, ce serait bien que tu passes»

 

Vous connaissiez sa réputation, les affaires pour lesquelles il avait été condamné ?

 

Je ne le connaissais pas bien, j'étais au courant de l'affaire des employés communaux (trois de ses employés de maison ont été payés sur la caisse de la mairie). Je n'avais pas chercher à creuser, je savais qu'il avait toujours soutenu le sport. Je ne voulais pas me faire juge avant l'heure. On a été élus en mars 2001. En juillet 2002, son élection a été invalidée (par le conseil d'État), je ne suis pas repartie avec la nouvelle liste. Je suis devenue conseillère sport de Chirac à l'Élysée.

 

Comment s'est déroulée cette année à la mairie avec Patrick Balkany ?

 

Il voulait m'imposer mon directeur de cabinet, j'ai insisté pour le choisir moi-même, c'était ma condition. Au début j'ai eu le droit, comme toutes les femmes de son équipe j'imagine, à des réflexions pas méchantes comme « Oh tu es jolie aujourd'hui », « tu as de beaux yeux », « tu as de beaux cheveux ». Puis, régulièrement, c'est devenu : « Tu sais que tu me plais ». Jusqu'au jour où, lors d'un déjeuner au printemps 2002 avec d'autres conseillers municipaux dans la salle à manger de la mairie, il me dit : «De toute façon, un jour, tu finiras dans mon lit ». Je ne sais pas si les autres élus ont entendu. Je lui ai répondu : « Écoute on verra bien, tu as le droit de rêver ! » J'ai toujours refusé ses avances, il savait que j'étais mariée, il connaissait mon mari, mais rien ne l'arrête, il tente toujours sa chance, c'est quelqu'un d'assez cash.

 

En 2007, vous devenez tout de même sa suppléante sur la circonscription de Levallois-Clichy.

 

Pendant cinq ans, on s'est un peu perdus de vue. En 2007, il est revenu vers moi pour me demander d'être sa suppléante pour les législatives de juin. J'habitais Clichy, je voulais m'y engager politiquement, je me suis dit que ça me mettrait le pied à l'étrier, donc j'ai accepté. Nous avons été élus. Un jour il me dit : « Tu ne veux pas passer à la mairie, je suis tout seul. » J'ai prétexté que j'étais très occupée.

 

Qu'est-ce qui a déclenché votre volonté de démissionner au printemps 2010 ?

 

Il y a un an, il y a eu la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Un samedi, on se voit à notre permanence de Clichy, je lui parle de sujets qui touchent à la ville et me paraissent importants. Il s'en fichait royalement. Il disait : « Tu es mignonne », « Tu sais que tu me plais », « Cet après-midi je suis tout seul à la mairie, Isabelle n'est pas là, ce serait bien que tu passes ». Là, ça m'a profondément énervée parce que :
1) J'avais déjà refusé quinze fois ses avances, en disant sur le ton de la rigolade, « arrête de rêver, tu sais que c'est pas possible entre nous, non c'est non ».
2) Je lui parlais de choses importantes sur la ville, il ne répondait pas.

 

J'ai compris qu'il n'envisageait la relation avec sa suppléante qu'en version allongée. C'était très clair. Je regrette qu'on ait jamais eu de discussions sérieuses. Il n'a jamais rien fait pour Clichy, c'est de notoriété publique, ce n'est pas un bon député. C'est ce comportement, lié à la volonté de ne rien faire à Clichy, qui a motivé ma lettre de démission à Bernard Accoyer. Puis j'ai décidé de le dire un peu plus fort, dans les médias.

 

Quelles ont été les réactions des Balkany et de l'UMP ?

 

Patrick Balkany ne répond jamais, c'est toujours sa femme qui monte au créneau. Elle m'a insultée dans les médias, traitée de "schizophrène". Depuis on se serre la main, ça s'arrête là. Quant à ma famille politique, elle ne s'est absolument pas exprimée là-dessus : on ne touche pas à l'ami du président...

 

Avez-vous voulu porter plainte ?

 

 Je ne vais pas porter plainte, il ne m'a pas sauté dessus ou violé. C'est quelqu'un qui a les mains baladeuses, mais pas avec moi. D'ailleurs, ses avances avec moi étaient toujours dites à l'oral, jamais à l'écrit. Mais ce que j'ai voulu mettre en évidence, c'est que ce ne sont pas les relations que j'ai envie d'avoir avec mon député, c'est insultant.

 

http://img11.hostingpics.net/pics/980264BalkanyMacho.jpg 

Désaccords politiques

 

Vous étiez tête de liste UMP aux municipales de 2008, à Clichy. Les Balkany vous accusent de vouloir vous venger de votre votre défaite.

 

Si j'avais gagné en 2008 en arrivant tout juste à Clichy, cela aurait tenu du miracle ! Donc je ne comptais pas là-dessus. Mais la droite avait fait de bons scores, et j'avais proposé, au deuxième tour, au divers droite Rémi Muzeau (Ndlr : l'ancien suppléant de P. Balkany), de faire alliance. Il avait refusé. La démarche de Patrick Balkany à Clichy vise au statu quo : il a toujours fait en sorte qu'il n'y ait pas de stabilité politique pour ne pas être menacé sur sa circonscription. Pour le reste, je ne suis pas dans une démarche de vengeance. J'espère juste que cela peut donner l'occasion à d'autres femmes de s'exprimer dans des affaires de mœurs.

 

Comptez-vous continuer la politique ?

 

Je n'exclue pas d'être candidate aux législatives, sans investiture (Ndlr : dans sa circonscription, et donc celle de Patrick Balkany). A Clichy, il ne passe pas. A Levallois, l'exaspération monte, on l'a vu aux cantonales avec la défaite d'Isabelle Balkany. A la mairie, beaucoup de gens partent ou sont mis dehors. Aujourd'hui, j'ai le sentiment que ça repart comme en 1995 (Ndlr : lorsqu'un dissident de droite avait délogé les Balkany entre 1995 et 2001). Les Balkany se croient intouchables, au-dessus des lois. On se sent un peu trop protégé, on croit qu'on peut tout faire, avec les dossiers comme avec les femmes...

 

http://img11.hostingpics.net/pics/187210lettrerestouxbig.png

Marie-Claire Restoux avait écrit à Bernard Accoyer pour démissionner de son poste et avait évoqué des désaccords politiques (voir la lettre ci-contre). Le président de l'assemblée nationale n'avait "pu donner suite" à sa demande de démission en vertu du code électoral (lire sa réponse ici).

 

 

 

La lettre de démission de M-C Restoux.
Cliquez pour agrandir

 

http://img11.hostingpics.net/pics/120590restouxditnon.jpgConseillère municipale d'opposition (UMP) à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), elle avait à l'époque dénoncé, dans un communiqué intitulé "Non au tandem Balkany-Schuller", la "tutelle levalloisienne" et l'influence qu'exerce toujours Didier Schuller, ancien leader de l'opposition à Clichy, condamné en 2007 à trois ans de prison, dont un ferme, dans l'affaire des HLM des Hauts-de-Seine (il a effectué sa peine et reste privé de ses droits civiques jusqu'en 2012).

 

 

 

http://img11.hostingpics.net/pics/657793114478.jpg« Malgré mes mises en garde répétées depuis deux ans, je n'accepte pas qu'il faille encore composer avec Didier Schuller pour s'assurer des bonnes grâces de Patrick Balkany » à Clichy.


Marie-Claire Restoux

 


Elle reprochait également à Patrick Balkany "d'avoir tout fait" pour empêcher son élection à la mairie de Clichy en 2008 (elle était tête de liste UMP aux municipales - voir la vidéo), le soupçonnant d'être « plus intéressé par (ses) charmes que par (sa) fonction ».

 

Ce qu'elle avait développé le 6 avril sur RMC. S'attirant les foudres d'Isabelle Balkany, qui avait répliqué violemment sur le jdd.fr.

 

L'ancienne vice-présidente du conseil général du 92 avait estime que la suppléante de son mari était "folle", "siphonnée", "complètement schizophrène" et qu'elle "ferait bien d'aller consulter un psychiatre".

 

Elle affirmait que « depuis trois ans, son mari a dû la voir trois fois, dans des lieux publics ou dans son bureau avec son directeur de cabinet » et que la jeune femme prenait "ses désirs pour la réalité". Ajoutant : « Entre vous et moi, ses charmes sont limités et surannés ». « Aujourd'hui, elle n'est pas contente de sa situation à Clichy. Elle est conseillère municipale d'opposition mais elle a refusé d'être dans le groupe UMP. (...) Elle n'est pas contente parce qu'on essaye d'implanter un jeune dynamique, Karim Benyelles, dans la circonscription », avait-elle estimé.

 

http://img4.hostingpics.net/pics/776450Balkany.jpg

Patrick Balkany n'en n'est plus à son premier coup d'éclat, selon les déclarations de "l'homme le plus honnête", « la misère n'existe plus en France » ; « biensûr, il y a quelques "sans domicile fixe" qui eux, ont choisi de vivre en marge de la société... »

 

Souvenez-vous :

 



Partager cet article
Repost0
3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 01:28

http://img4.hostingpics.net/pics/646073hamzaalkhatib.jpg

Hamza al-Khateeb, 13 ans...
Torturé et assassiné

 

Hamza al-Khateeb aimait quand les pluies tombaient sur son petit coin du sud de la Syrie, remplissant suffisamment les canaux d’irrigation des agriculteurs pour que lui et les autres enfants puissent s’y jeter et nager.

Mais la sécheresse des dernières années avait laissé ce garçon de 13 ans, sans les plaisirs de sa piscine préférée.

Au lieu de cela, il s’était mis à élever les pigeons voyageurs, debout sur le toit de la simple maison familiale en parpaings, tendant le cou en arrière pour voir les oiseaux tournoyer au-dessus de l’horizon, sur les champs où le blé et les tomates ont été cultivées sur un sol dur et rempli de broussailles.

Bien que n’étant pas d’une famille riche, Hamza était toujours soucieux des autres moins heureux que lui, dit un cousin qui a parlé à Al Jazeera.

« Il demandait souvent à ses parents de l’argent pour donner aux pauvres. Je me souviens qu’il voulait donner à quelqu’un 100 livres syriennes (2 $), et sa famille avait dit que c’était trop. Mais Hamza a alors répondu : "J’ai un lit et de la nourriture tandis que ce gars-là n’a rien". Et il persuada ses parents de donner les 10 livres à l’homme démuni. »

Aux mains des forces de sécurité du président Bachar al-Assad, cependant, Hamza n’a cependant pas trouvé une telle compassion, son humanité réduite à rien de plus qu’un morceau de chair à battre, à brûler, torturé et mutilé, jusqu’à ce que les cris cessèrent enfin.

Arrêté lors d’une manifestation à Saïda, à 10 km à l’est de Daraa, le 29 avril, le corps de Hamza a été rendu, horriblement mutilé, à sa famille le mardi 24 mai.

L’enfant a passé près d’un mois aux mains de la sécurité syrienne, et quand ils ont finalement rendu son cadavre, celui-ci portait les marques de tortures brutales : des lacérations, des contusions et des brûlures aux pieds, aux coudes, aux genoux et au visage, montrant l’utilisation de l’électricité, et montrant qu’il avait été fouetté avec des câbles, les deux techniques de torture dénoncées par Human Rights Watch et utilisées dans les prisons syriennes lors de la répression sanglante qui sévit depuis trois mois contre les manifestants.

Les yeux d’Hamza yeux étaient enflés et noir et il y avait des marques de blessures par balles, car il avait avait apparemment été touché aux deux bras, les balles de trouer les côtes et se logeant dans son ventre.

Sur la poitrine de Hamza se trouvait une marque profonde et sombre de brûlure. Son cou était brisé et son pénis coupé.

 

http://img4.hostingpics.net/pics/959732mediaxl4215322.jpg

 

« Où sont les comités des droits humains ? Où est la Cour pénale internationale ? » demande la voix de l’homme qui regarde le corps d’Hamza sur une vidéo en ligne sur YouTube.

« Un mois s’était écoulé, sa famille ne sachant pas où il était, ou si ou quand il serait libéré. Il a été remis à sa famille comme cadavre. En examinant son corps, les signes de torture sont très clairs. »

Le clip d’origine a depuis été retiré, mais une version floue avec les organes génitaux d’Hamza coupés est toujours en cours.
ßî, dit le cousin qui était présent.

« Nous avons essayé de dire au père de ne pas regarder, mais il a tiré la couverture en arrière. Quand il a vu le corps de Hamza il s’est évanoui. Les gens se sont précipités pour l’aider et certains ont commencé le filmer ... c’était un état de panique. »

 

Il a tout simplement disparu

Le 29 avril a été surnommé « le vendredi de la levée du siège sur Deraa », la ville frontière où la torture des enfants avait déclenché l’étincelle de l’insurrection syrienne et où les forces Maher al-Assad [frère de Cachar] ont mené l’assaut contre une population civile qui a tué des centaines de personnes.

Hamza n’était pas passionné de la politique, a déclaré son cousin, "mais tout le monde semblait aller à la manifestation, alors il est y est allé aussi, marchant avec des amis et la famille le long des 12 km de route reliant sa ville natale de Jeezah à Saida".

Les tirs ont commencé dès que les villageois ont atteint les alentours de de Saïda, a dit le cousin.

« Des gens ont été tués et blessés, certains ont été arrêtés. C’était le chaos et nous ne savions pas à ce point ce qui s’était passé pour Hamza. Il avait tout simplement disparu. »

Une deuxième source d’information dans la région, un militant, a également parlé à Al Jazeera, confirmant que Hamza était parmi les 51 manifestants arrêtés le 29 avril, par l’Airforce Intelligence, et un certain nombre de détenus avaient dénoncé l’utilisation de la torture brutale.

« Ils ont tous été arrêtés par la branche anti-terrorisme du renseignement de l’armée de l’air », a déclaré le militant.

« Ils étaient tous vivants quand ils sont allés en prison, mais nous avons récupéré 13 corps cette semaine et tous avaient été torturés. Le service de renseignement des forces aériennes est bien connu pour ses tortures. Ce sont des barbares. Nous nous attendons à une autre douzaine de corps nous reviennent dans les prochains jours. »

Répondant à la vidéo du corps mutilé de Hamza, la chaîne de télévision privée syrienne, la pro-régime Al Dunia, a diffusé une interview (en arabe) d’un médecin légiste de l’hôpital militaire Tishreen à Damas.

M. Akram al-Chaar, qui prétendait avoir supervisé l’autopsie de Hamza dans Tishreen, dit ne pas avoir trouvé de signes de torture, prétendant que les marques sur le corps de Hamza avaient été causées par la décomposition naturelle.

Le témoignage du Dr Shaar, cependant, est aussi la première admission en public par un responsable syrien que les civils arrêtés ou tués ou blessés lors de l’assaut militaire sur la région Deraa ont été rassemblés et transportés vers des installations militaires à Damas.

Plus tôt ce mois-ci, le Damas Center for Human Rights Studies (DCHRS) a signalé que les corps de 244 civils tués dans l’assaut militaire sur Deraa avait été transportés à l’hôpital militaire Tishreene, conformément à une campagne systématique du régime, déjà rapportée par Al-Jazira, pour interrompre le traitement des manifestants blessés et des mourants.

Après que le corps de Hamza ait été filmé pour que le monde pouvait voir comment il est mort, le garçon a été enterré dans Jizah après les prières pour son âme dans une mosquée du village. Après la cérémonie, les enfants marchaient dans les rues de Gizeh brandissant une photo de Hamza et une bannière disant qu’il est mort en martyr, à 13 ans, sous la torture brutale des forces de sécurité.

Tous les médias étrangers sont interdits en Syrie, mais les journalistes locaux et des spécialistes en droits humains n’ont trouvé aucune raison de douter de l’authenticité des images de Hamza.


http://img4.hostingpics.net/pics/773844A257.jpg

 

Un crime contre l’humanité

Le père de Hamza, Ali al-Khateeb, voulait mettre en accusation les forces armées et de sécurité, a déclaré le cousin d’Hamza. Au lieu de cela, Ali et son épouse ont été visités par la police secrète et menacés.

« Ils ont dit : Assez de ce qui est arrivé à cause de vous. Vous savez déjà ce qui arrivera si nous entendons que vous avez parlé aux médias », dit la mère d’Hamza, visiblement terrifiée, tandis qu’elle parlait au militant, refusant de donner davantage de détails sur les circonstances de l’arrestation de son fils ou sur sa mort.

 

Le père de Hamza a été brièvement détenu samedi en fin d’après-midi, a déclaré son épouse, après que la police secrète lui ait demandé de dire aux médias d’Etat qu’Hamza a été tué par les salafistes armés, des extrémistes sunnites, que le régime accuse d’être à l’origine du soulèvement populaire.

« Le père a été retenu au service de sécurité pendant une demi-heure, et il s’est entendu dire leur point de vue sur la mort d’Hamza », dit le cousin. « Il n’a pas été maltraité. »

La torture dans les prisons syriennes, longtemps connues comme parmi les pires au monde, est désormais "rampante", selon un rapport de Human Rights Watch.

« Lorsque vous avez des exécutions de masse et la torture, il s’agit d’un crime contre l’humanité. En Syrie, il semble clair que c’est devenu systématique et généralisé », a déclaré Ricken Patel, directeur d’Avaaz, qui a documenté des violations des droits de l’homme dans le pays.

« Il s’agit d’une campagne de terrorisme de masse et d’intimidation : les corps de personnes horriblement torturées ont été renvoyées aux leurs par un régime qui ne cherche pas à dissimuler ses crimes, mais au contraire veut les faire connaître. »

Si la publicité de ses crimes est en effet la stratégie du régime, alors cela semble bien fonctionner : en quelques heures la vidéo du corps mutilé Hamza a déclenché une manifestation dans la ville de Daraa avec des centaines d’habitants furieux, défiant le siège militaire pour exprimer leur indignation face à la torture et au meurtre d’Hamza.

« Les gens ici sont vraiment furieux de ce qui est arrivé à Hamza, ce qui est un autre signe que la police secrète et les autorités sont des criminels à qui on ne peut faire confiance pour faire des réformes », a déclaré le militant, qui circule beaucoup dans la région de Deraa.

Une semaine après que son corps ait été rendu, une page Facebook dédiée à Hamza avait plus de 60000 liens, sous le titre « Nous sommes tous Hamza al-Khateeb », un écho délibéré de la campagne en ligne portant le nom de Khaled Saïd, le jeune Egyptien dont la mort en garde à vue l’an dernier s’était avéré un élément déclencheur de la révolution au Caire.

De l’autre côté de la Syrie, dans l’extrême nord-est, Rezan Mustapha, porte-parole du mouvement d’opposition du le futur kurde dit que lui et d’autres avaient aussi vu les images horribles.

« Cette vidéo scandalise non seulement tous les Syriens, mais aussi les gens à travers le monde. C’est inacceptable et inexcusable. ces horribles tortures ont pour but d’effrayer les manifestants et de les faire cesser de revendiquer. »

Mais, dit Khateeb, les manifestants seront stimulés par une telle barbarie.

« Plus de gens vont maintenant descendre dans la rue. Nous tenons la police secrète syrienne entièrement responsable de la torture et le meurtre de cet enfant, même s’ils le nient. »

Certaines réactions n’ont pas besoin de mots. Bien qu’il s’agisse d’un seul de ses 20 enfants qu’il a eu de ses deux femmes, le père âgé de 65 ans, Hamza Ali, ne semblait pas moins abattu par l’assassinat d’Hamza que s’il avait perdu son fils unique.

« Que ressent une famille qui a vu la vidéo de son propre enfant ? » demande le cousin d’Hamza. « Je n’ai jamais vu pleurer père d’Hamza dans toute ma vie. Maintenant, on ne voit plus que des larmes dans ses yeux. »

 

 

 

Source : Al Jazeera 

Partager cet article
Repost0
31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 01:38

http://img11.hostingpics.net/pics/711073MoranoKookai.jpg

« Je veux des suites à ce dossier »

 

Le 9 avril, Nadine Morano, ministre de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle, fait des emplettes au Printemps de Nancy (Meurthe-et-Moselle), en compagnie de sa fille et… d'un garde du corps. La présence du cerbère suscite quelques plaisanteries des employées. Plaisanteries qui se soldent par un licenciement pour faute grave, pour l'une d'entre elles.

Albane, 36 ans, responsable du stand Kookaï, raconte :
 

« En plaisantant, un de mes collègues a affirmé qu'il pourrait le mettre en deux temps, trois mouvements par terre.

On arrivait alors devant la porte de service qui mène aux coursives du Printemps. J'ai répondu que pour se mesurer à lui, il fallait d'abord casser la gueule à Mme Morano. »


La ministre se trouvait juste derrière à ce moment-là. Albane et ses collègues restent interdits :


« On ne l'avait pas vue, elle n'a entendu que la fin de la discussion. Elle s'est énervée et a rétorqué : “Allez-y si vous voulez me casser la gueule, je vous en prie, je suis là.” »
 

Nadine Morano : « Je n'en ai rien à foutre mademoiselle ! »

Albane s'est alors vivement excusée. Une version que confirment deux témoins :
 

« Elle s'est très largement confondue en excuses. Elle a reconnu que, même en plaisantant, c'était une bêtise. Elle n'a pas du tout fait exprès pour entrer en conflit avec elle. »


Albane, déconcertée :
 

« Je m'attendais à ce que Mme Morano prenne un peu de hauteur et me dise : “Faites attention à votre langage.” C'est pourquoi j'ai réitéré mes excuses en disant que je ne voudrais vraiment pas perdre mon travail. »


Selon Albane, la ministre lui a alors répondu, hautaine et avec dédain :


« Je n'en ai rien à foutre mademoiselle ! Vous n'aviez qu'à mesurer vos propos. Si j'avais été votre employeur vous auriez été licenciée sur-le-champ ! »


Elle a donné sa carte du ministère

 Nadine Morano a alors demandé un responsable, puis les coordonnées du directeur du Printemps, absent ce jour-là. Elle a également donné sa carte du ministère en disant : «  Je vous préviens, je veux des suites à ce dossier », indique Albane.

Cette dernière a été priée de quitter le magasin afin que la ministre et sa fille terminent leurs achats sans être en contact avec l'employée.

Jointe par Rue89, la direction du Printemps de Nancy refuse de commenter.
 

Albane : « Ils n'ont tenu compte que de la version de la ministre »

Inquiète pour son travail, Albane a immédiatement contacté la responsable régionale de Kookaï pour lui faire part de sa version des faits.

« Le lundi [11 avril, ndlr], ils me contactent pour me dire qu'ils vont essayer de me recaser dans un magasin Kookaï.


Et puis dans la foulée, ils me rappellent pour me dire que je suis mise à pied à titre conservatoire. »

Trois jours après, la jeune femme reçoit un courrier. Elle est convoquée au siège de Kookaï à Paris le 21 avril. Arrivée à l'entretien :

« Je n'ai même pas pu m'expliquer. D'emblée, la direction m'a dit que mon comportement avait été inadmissible et que j'avais jeté l'opprobre sur le Printemps et la société Kookaï.

Ils ont seulement tenu compte de la version de Mme Morano et ont précisé que ça n'avait rien à voir avec l'importance de la cliente, ce dont je doute fortement. »



Joint par Rue89, Kookaï refuse aussi de commenter.

Un témoin : « Il n'y a eu aucune attaque personnelle »

http://img11.hostingpics.net/pics/685733moranolettre.pngLe 27 avril, Albane est licenciée pour faute grave. Le courrier mentionne des "insultes et des injures" envers la ministre et stipule que l'employée a invectivé personnellement Nadine Morano depuis son stand Kookaï.

 

Faux, selon un des témoin :

« La version rapportée dans la lettre de licenciement est complétement erronée. En aucun cas, il n'y a eu aucune attaque personnelle d'Albane envers Mme Morano. »

Par ailleurs, Albane constate qu'aucun des faits rapportés par sa version n'est présent dans le courrier. « Ils ont seulement repris la version de Mme Morano », regrette t-elle.

« Je ne pensais vraiment pas que ça en arriverait là. Lorsque je suis allé à l'entretien, la déléguée syndicale m'a dit qu'il y avait déjà eu des cas comme ça avec des blâmes ou des avertissements, mais jamais de licenciement. Pour elle, c'était une décision démesurée. »
 

« Avec ce dossier, comment je vais retrouver du travail ? »

Albane a un enfant, et des traites à payer. Elle est aujourd'hui au chômage et craint de ne pas pouvoir retrouver un emploi :

« Quand on est responsable de boutique, le nouvel employeur appelle toujours l'ancien pour une recommandation. Imaginez avec ce dossier, comment je vais retrouver du travail ? »

Un sentiment que doit comprendre Nadine Morano qui déclarait encore, le 5 mai, sur BFM-TV, en apostrophant Jean-Jacques Bourdin :
« Quand vous êtes victime du chômage, M. Bourdin, vous croyez que c'est pas une source d'angoisse.. » (Voir la vidéo, à la sixième minute)

 

 

Avec une lettre d'attestation des deux témoins, Albane a décidé d'attaquer la société Kookaï devant les prudhommes pour licenciement abusif.
 

« Profondément choquée par cette interpellation menaçante »

Le cabinet de Nadine Morano a d'abord indiqué qu'elle ne souhaitait faire aucun commentaire sur cet événement.

Puis dans la soirée la ministre a publié un communiqué où elle raconte qu'au moment de prendre sa pause, la vendeuse aurait crié :

« Il y a Nadine Morano dans le magasin, si quelqu'un veut aller lui casser la gueule. »

"Profondément choquée par cette interpellation menaçante, insultante et blessante" la ministre précise avoir demandé des excuses à cette vendeuse en rappelant le droit au respect pour tout client, quel que soit son statut.

Selon elle, l'employée a "reconnu la gravité de ses propos déplacés en présence de la directrice adjointe du Printemps et a fait part de ses excuses".

"Les faits en sont restés là", insiste Nadine Morano, en précisant que le licenciement de la vendeuse "relève de la seule appréciation et de la seule responsabilité de son employeur", avec lequel elle n'a eu "aucun contact".

 

http://img11.hostingpics.net/pics/447338nadinemorano.jpg

"Nardine Moranaud"

 

La ministre s'était précédement illustrée au début du mois de mai en exigeant, dans l'heure, une visite privée et accompagnée du Louvre pour sa fille et une amie !

 

 

Source : Rue89.com

Partager cet article
Repost0

Résistance

http://img15.hostingpics.net/pics/536082PartiPirate.gif

 

http://img15.hostingpics.net/pics/276086Anticor.gif

 

Soutenez la Quadrature du Net

 

Les Fakes de Grats

 

http://francismizio.net/ftp/jesuispartoutgif.gif

 

Diablo

 

Coco Magnanville

 

Goolgueule