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  • : Le blog satirique du Papy Mouzeot
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Erick Bernard

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 20:48
Les-Pieds-Nique-LesTRON rejoint le clan des
"Pieds Nique Les"

 

 

http://img11.hostingpics.net/pics/239576PapyMouzeot.jpgRogntûdjûûûu ! C'est vraiment pas possible de profiter paisiblement de sa retraite avec ces lascards !

J'y étais presque pourtant... J'avais déjà embarqué dans l'avion pour Rio et à peine avoir eu le temps de complimenter l'hôtesse sur ses proéminences anatomiques que tout d'un coup je sens le doux contact d'une main velue et virile venir s'écraser sur mon épaule...

Nandidjûûûû ! Kess keucé keuss bord... Ooops !

C'était King et Kong, c'est comme ça qu'on surnomme les deux infirmiers psy de l'hospice. 300 kilos de barbaque à tous les deux et pas un seul neurone à se partager ! De toute manière ça leur servirait pas à grand chose, ils ne causent qu'avec les battoirs qui leur servent de mains et j'vous promets qu'ils causent fort des fois. Tu te demandes si les mecs ils ont fait médecine ou catch... Bref, ma retraite n'avait durée que 10 minutes, quel pied !

 

Forcément, j'ai dû suivre les deux gorilles (à environ 50 centimètres du sol) jusqu'en bas de la rampe d'escalier où m'attendait déjà une ambulance toute pimponnante. Et devinez qui m'attendait aussi dans l'ambulance ? Bingo ! Roselyne, avec sa grosse seringue !

« Alors le Papy, on n'aurait pas oublié son portab' ?

Crévindjûuûû ! Trahi par mon propre hibouc, foutue pomme pourrite !

— Ce sont les messieurs daubés qui m'envoient, ils sont pas contents du tout ! Ça fait 4 jours qu'on n'a pas pondu une seule ligne sur son beulogue, c'est pas bien ça... Et pour qui c'est la petite piqûre ?

– M'enfin ! Zzzzzzzzzzzz... ».

 

Et voilà comment que j'me suis à nouveau retrouvé dans la même chambre devant ce traître de hibouc. C'est vraiment pas juste, y'en a qui se faisaient déjà une joie d'être débarrassés du Papy, pas de bol, le feuilleton continue. Tu sais, ma vie c'est la même que celle de l'autre bougre qui tente de s'échapper de son île et qu'il y a toujours deux gros ballons blancs pour le raccompagner à l'épisode suivant. Oui, c'est ça, le Prisonnier qui s'appelle, té, c'est pas un hasard !

Té, en parlant de prisonnier ça me fait penser au sujet que je dois faire aujourd'hui pour me faire pardonner mon abscence momentanée...

 

Alors que cette Papyrodie elle s'appelle "LES PIEDS NIQUE LES", et alors ? Et pourquoi pas ?

Oui je sais, j'aurais très bien pu faire dans le style "Mickey" avec le film TRON mais cette idée a trop souvent été exploitée.

Comment ça "même pas cap" ?

Tu veux que je te montre moi, si le Papy il est même pas cap ?


Tron

Alors, tu vois que je peux aussi le faire ! Na !

C'est pas que j'aime pas faire comme tout le monde mais j'aime surtout faire comme que j'ai envie !

Y'a aussi que faire un sujet uniquement sur Georges Tron induirait qu'il serait le seul perv présumé innocent de la planète, ce qui ne semble pas être tout à fait le cas...

J'en déduirais que les ceussent qui détiennent le pouvoir ne sont pas attirés que par le pognon... non, ce sont aussi tous des fadas du cul !

Comment ça Tron, c'est pas un zob cédé ?

Aaaah, d'accord, il fait ça avé les pieds ! Tu vas voir moi où je vais te lui fourrer mon pied... dans le cul ! Comme quoi tout se rejoint...

 

Allons-bon, kess ceussé qu'il aurait fait ce brave homme ?

 

Tron-Kahn1

 

Keske DSK vient faire au milieu de cette histoire me direz-vous ?

Tron n'a pourtant pas violé de femme de chambre et il est même pas au PS !

D'après ce que j'ai pu lire dans la presse, Georges Tron serait un adepte d'une secte baptisée UMP et fervent pratiquant de la réflexologie.

Réflexologie ?

http://img11.hostingpics.net/pics/501344Pied.jpgEncore un truc bien cochon qui consiste à prendre son pied en n'importe quelle circonstance...

Moi ce qui me scotche c'est la santé de ces malades du zizi sesquel !

A croire qu'ils sont tous sponsorisés avec des échantillons fournis par les laboratoires Servier...

Georges Tron : 54 balais - DSK : 62 ans - Berlusconi : 75 ans !

VIVA ITALIA !

J'ai pas fait beaucoup d'études mais j'ai quand même étudié un peu la pédophilie plantaire...

Par exemple tu prends le bouquin de Teresa Rich où elle explique qu'il y a environ 7200 terminaisons nerveuses sous chaque pied. Bon d'accord, ça fait du boulot mais jamais dans son bouquin elle ne parle de pénétrations digitales ou alors j'ai zappé un chapitre !

 

Sortons la zapette pour en apprendre un peu plus, c'est sûr qu'à la télé ils savent tout mieux que nous...

 

 

 

Mouaip... "dans un contexte de partage de connaissances".

Pas de quoi fouetter une chatte !

 

Atta, y'a autre autre sur la chaine du Parisien...

Écoutons maintenant Éloïse, 36 ans :

 

 

« ... Les choses ont vite dégénérées... des pieds les choses ont évoluées et pis ensuite, c'était en lieu clos, dans son bureau, il fermait la porte à clé... la recherche du qì entre les seins ça me semblait étrange ! ».

 

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Le qi dont il est question dans ce témoignage et qui prend ses sources dans la philosophie chinoise (notamment dans les arts martiaux) n'a strictement rien à voir avec notre Q.I. (quotien intellectuel) !

 

Comme c'est intéressant tout ça, regarde, y'a tout plein de boutons sur la zapette...

 

 

http://img11.hostingpics.net/pics/632981BrigitteGRUEL.jpg« ... mais le plaisir de Georges Tron ne s'arrêterait pas là, les deux jeunes femmes racontent que de façons insidueuses, les pratiques de réflexologie ont peu à peu évoluées vers des séances à conotation franchement sexuelles avec la complicité d'une ajointe à la mairie de Draveil... ».


Une mystérieuse adjointe à la mairie de Draveil... Alors là tout se complique mais qui pourrait bien être cette mystérieuse et lubrique complice ?

 

 

http://img11.hostingpics.net/pics/888972Tronrecrutement.jpgOn apprend donc que ces deux plaignantes, âgées de 34 et 36 ans ont travaillé toutes les deux à la mairie de Draveil, dont Georges Tron est le maire UMP, de janvier 2007 à mars 2009 pour l'une, de septembre 2008 à septembre 2010 pour l'autre. L'Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail a affirmé qu'une des deux femmes lui avait livré dès novembre 2010 un témoignage jugé "crédible". Celui-ci portait sur "un viol et des agressions sexuelles", a indiqué une membre de l'association Gwendoline Fizaine. "Dès le départ", la jeune femme avait envisagé "de déposer une plainte", mais "elle avait extrêmement peur des conséquences", selon la militante associative qui relève que ce témoignage est intervenu avant l'affaire DSK.

 

Fabienne Sorrola, conseillère municipale de Draveil accuse Georges Tron de gestes déplacés

L'élue Modem, Fabienne Sorolla, demande elle aussi au préfet "de le démettre de ses fonctions" et de placer la commune "sous tutelle de façon qu'aucun élu de la majorité ne fasse pression sur les employés municipaux".

 

 

 D'après Maître Olivier Schnerb, l'avocat de Georges Tron : « Rien n'est reproché à Georges Tron... »

 

 

Oui mais quand même...

 

 

Alors...

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http://img11.hostingpics.net/pics/659473TronKahn2.jpgConcernant l'affaire DSK, on pourrait peut-être adhérer à une certaine théorie du complot à supposer que les intérêts de sa disparition de la scène politique avantagent quelques protagonistes à la condition qu'ils présentent leur candidature à la présidentielle 2012 ou bien à son remplacement à la tête du FMI... Mais là on tombe dans la fiction !

Ah bon ? Même au sein du PS il y en aurait certains qui se rejouissent aussi de ses pulsions incontrôlables ! Hé, vous n'allez quand même pas me faire croire qu'Anne Sinclair elle connaît pas les vertues du bromure !

La piste "Tron contre DSK" ne tient raisonnablement pas la route.

Alors qu'est-ce qu'en dit le principal intéressé ?

Je ne veux pas devenir gênant...

« J’ai des éléments très précis qui montrent que tout ceci ne tient pas debout. Je n’aurai aucun mal à prouver ma bonne foi. Mais je ne veux pas devenir gênant. Est-ce que la question de ma démission du gouvernement se pose? Oui, ce serait idiot de dire l’inverse. Mais je ne me sens pas assiégé. Je suis extraordinairement serein. A moi de réfléchir posément. Si j’ai quelque chose à dire ou à annoncer, je le ferai savoir au président de la République et au Premier ministre. »

   Le Premier ministre ne lui aurait pas demandé de démissionner mais seulement d'"évaluer sa situation" !

Son avocat déclamait encore hier soir : «  Georges Tron ne démissionnera pas... » 

 

 

 

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Dimanche : le jour du Saigneur

Puis tout s'accélère en cette journée du dimanche 29 mai. Contrairement aux déclarations de Jean-François Copé (l'avocat du Diable) et de Maître Schnerb (l'avocat du même Tron diabolique), ce matin nous pouvions entendre ceci sur BTMtv :

 

 

 

 

Le suspense dont l'issue était plus qu'inéluctable a pris fin aujourd'hui vers 16 heures...

 

 

 

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Georges Tron n'est donc plus secrétaire d'État à la fonction publique à partir de ce jour mais il reste maire de la ville de Draveil. Qu'en pense les habitants de Draveil ?

 

 

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EXCLUSIVITÉ DU PAPY MOUZEOT

http://img11.hostingpics.net/pics/975234Draveiltemoin.jpg

 

 

Avisons nous  de ne pas tirer de conclusions trop hâtives, la conduite de Georges Tron est soumise "à la présomption d'innocence" (démission organisée pour préparer sa défense comme ils disent !) au même titre que DSK.

Je concluerais donc sous forme de pied de nez, en faisant remarquer qu'à son corps défendant, cette pratique douteuse est principalement imputable à son "pas Tron" de l'UMP qui est le premier à montrer l'exemple à ses troupes.

Jusqu'où doivent remonter les responsabilités dans cette affaire ? 

 

 

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Le Papy Mouzeot


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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 08:14
Ice-Age.jpg... qui fait froid dans le dos !

 

 

Vous prendrez bien un glaçon ?

Perol-Fakir.jpgDécidément l'actualité internationale fait bien les choses et permet de masquer certaines informations qui en temps normal nous glaceraient le sang !

Pourtant ce que nous révèle l'article de Médiapart en date du 18 avril a tout d'une bombe (pas glacée) et avait amplement de quoi embraser la colère des français qui subissent un gel de leur salaire sous prétexte de "Crise" et voient leurs économies (pour ceux qui en possèdent encore) fondre comme neige au soleil.

 

Pendant que le moral des français dégringole à -30° sous zéro, les banksters sont tout feu tout flamme et se dorent la pillule sous le soleil radieu du CAC 40.

Jamais depuis ces temps de crise, les bénéfices des banques n'auront été aussi colossaux alors que l'État (nous) étions venus à leur secours pour leur éviter la douche froide.

 

Il n'est donc pas étonnant d'entendre le nom de Christine Lagarde, cité à plusieurs reprises, pour remplacer DSK à la tête du FMI. Le lobby européen, soutenu par le Parti Socialiste français, exerce ses pressions afin de placer celle qui fût élue 5ème femme d'affaires europénne en 2002 et 30ème femme la plus puissante du monde en 2006, au sommet du FMI qui resterait ainsi aux mains des européens. L'illustre ministre de l'Économie et des finances, bien qu'impliquée personnellement dans des affaires, est donc en passe de prendre la tête du FMI au nez et à la barbe de ses concurrents des pays emmergents (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) sans oublier la Belgique, le Mexique, le Japon et surtout les États-Unis.

 

http://img11.hostingpics.net/pics/737736christinelagardeHD.jpgCe qu'elle vient d'affirmer à l'instant même...

« J'ai décidé de présenter ma candidature à la direction générale du Fonds monétaire international" (...) Cette décision, je l'ai prise après mûre réflexion et en accord avec le président de la République et le Premier ministre, qui me soutiennent totalement dans cette démarche » allant jusqu'à ajouter hypocritement  « Je ne suis pas la candidate des banques et du système. Si je suis libérale, je suis d'un libéralisme tempéré (...) Je ne suis ni la candidate de l'Eurogroupe, ni la candidate européenne, ni la candidate française (...) Etre européenne n'est pas un handicap ni un atout, être Française n'est pas un handicap ni un atout ».

 

Il se pourrait bien que Lallouette (nom de jeune fille de Christine Lagarde) finisse par tous nous plumer contrairement à la célèbre comptine !

 

Mais que vient faire Christine Lagarde dans ce billet consacré à François Pérol ?

En premier lieu, souvenez-vous que la nomination de l'ancien secrétaire général adjoint de la présidence à la tête de la BPCE a été voulue par Nicolas Sarközy en personne.

 

En 2009, François Pérol prend la vice-présidence de la Fédération bancaire française.

Je sens déjà que vous comprenez où je veux en venir...

Il paraît évident qu'en plaçant Christine Lagarde à la tête du FMI les banques européennes et notamment françaises auront la part du lion !

Joli tour de passe-passe... D'un côté, j'élimine mon concurrent direct aux prochaines élections présidentielles de 2012 et de l'autre je place un de mes fidèles lieutenants à la tête du premier organisme mondial de la finance !

Elle n'est pas belle la vie ?

 

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Ci-dessous l'enquête publiée sur Médiapart le 18 avril :

 

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François Pérol s’est bien augmenté de
+247% en 2010

 

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Si la grande majorité des Français a traversé une année 2010 déplorable, avec à la clef une stagnation ou une baisse du pouvoir d'achat, François Pérol, le patron de la banque BPCE, n'a pas franchement pâti de la crise. Sa rémunération globale est en effet passée de 461.884,10 euros en 2009 à 1.606.000 euros en 2010. C'est ce qui apparaît dans le "document de référence" que le groupe bancaire vient de publier pour l'année écoulée. Alors que le gouvernement cherche une mesure purement symbolique pour calmer la grogne salariale qui se propage dans le pays, et évoque en particulier une prime pour les salariés des groupes qui servent des dividendes à leurs actionnaires, la bonne fortune de l'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée ne passe pas inaperçue. Pour lui, la majoration de ses salaires a atteint l'an passé... 247% ! Largesse inouïe d'un côté, austérité de l'autre...

 

http://img11.hostingpics.net/pics/223912Scrat3D.jpgCette hausse était certes attendue. Mediapart l'avait révélée (voir notre article François Pérol triple son salaire), à l'issue d'un conseil de surveillance de la banque BPCE (créée lors de la fusion des Caisses d'épargne et des Banques populaires) qui s'était tenu le 24 février 2010 et qui avait décidé de tripler la rémunération annuelle de son président. A l'époque, cette largesse avait fait beaucoup de bruit. Car lors de son arrivée à la tête des deux banques, François Pérol avait d'abord joué la carte du dévouement et du désintéressement. Très critiqué par des syndicats qui contestaient les conditions de sa nomination voulue par le chef de l'État, et qui ont ensuite porté plainte pour prise illégale d'intérêt, au cœur d'une formidable polémique à la suite de son refus de saisir la Commission de déontologie, il avait riposté face à ses détracteurs en faisant valoir que seul son souci de l'intérêt général l'avait conduit à accepter la proposition de Nicolas Sarkozy d'aller, en service commandé, prendre les commandes des deux banques, pour les sauver d'une crise financière menaçant de les engloutir.

 

Lors d'une audition très tourmentée devant la Commission des finances de l'Assemblée nationale, le 25 mars 2009, il avait ainsi cherché à faire taire la vague de critiques des députés en soulignant qu'il aurait un salaire modeste – toutes proportions gardées – par rapport aux autres banquiers de la place. Interrogé sur son salaire, il avait répondu: «J'ai demandé que ma rémunération soit égale à celle de mon prédécesseur, soit 550.000 euros brut annuels, et partagée entre les deux groupes. J'ai demandé aussi qu'elle ne comporte pas de part variable au titre de l'année 2009.»

 

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La même rémunération que celle du PDG de la Société générale

Un an plus tard, la décision du conseil de surveillance de BPCE de multiplier environ par trois la rémunération de son président, en maintenant son salaire fixe à 550.000 euros, et en lui attribuant un salaire variable équivalent à 200% au maximum de cette somme, avait donc fait du bruit. On avait alors de bonnes raisons de penser que sous le feu des critiques suscitées par sa nomination, François Pérol s'était montré raisonnable dans son niveau de rémunération. Avant de se montrer autrement plus gourmand, à peine un an plus tard...

 

Mais encore une fois, le patron de BPCE avait rétorqué qu'on lui faisait de nouveau un mauvais procès, en soulignant qu'il ne percevrait cette part de variable de sa rémunération que si BPCE enregistrait de très bons résultats financiers.

 

Or, c'est en cela que la lecture du document de référence de BPCE pour 2010 (on peut le télécharger ici), qui vient d'être publié, retient l'attention. Il révèle en effet que la banque a engrangé de très bons résultats – comme toutes les autres banques françaises, en grande partie grâce aux financements publics qui ont été consentis par la puissance publique pendant la crise, sans vraie contrepartie. Résultat : François Pérol n'a eu aucune difficulté à réaliser les performances, en vérité très modestes, sur lesquelles était indexée la part variable de sa rémunération.

 

Le bilan est donc celui que l'on découvre dans le tableau ci-dessous, figurant à la page 98 du document de référence de BPCE.

 

http://img11.hostingpics.net/pics/631364Peroltablo.pngCliquez sur le tableau pour l'agrandir

 

 

Alors qu'il n'est arrivé à la présidence de BPCE qu'à la fin de février 2009, François Pérol n'a naturellement perçu la part fixe de son salaire qu'au prorata du temps passé dans l'entreprise, soit 457.594,10 euros. A cela sont venus s'ajouter des avantages en nature pour un montant de 4.290 euros, mais pas de part variable, comme annoncé.
 

En revanche, pour 2010, l'ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy a perçu l'intégralité de la part fixe de son salaire, soit 550.000 euros. Et à cela, est venue s'ajouter une part variable de 1.056.000 à laquelle, cette fois, le patron de BPCE n'a pas renoncée. Soit une part variable presque équivalente aux 200% de la part fixe qui avait été votée par le conseil de surveillance.


Pour 2011, François Pérol sera aussi bien loti, puisque selon nos informations, le conseil de BPCE lui a alloué le même pécule : 550.000 euros en fixe, et 200% de plus en part variable. Un an après sa prise de pouvoir controversée, François Pérol prend donc moins de précautions qu'à ses débuts, et rejoint le petit peloton des grands patrons ultra payés. A titre de comparaison, Baudouin Prot, directeur général de BNP Paribas, et Frédéric Oudéa, PDG de la Société générale, percevront une rémunération globale de respectivement 2,7 millions et 1,754 million d'euros pour 2010.
 


L'affaire Pérol devant la Cour de cassation

http://img11.hostingpics.net/pics/121638Scrat05.jpgEn quelque sorte, François Pérol "banalise" son statut personnel. Il affiche implicitement aujourd'hui un profil beaucoup plus classique, celui du patron d'une grande banque privée. Et dans la haute hiérarchie du groupe, François Pérol n'est pas un cas unique. La rémunération globale de Laurent Mignon, le directeur général de Natixis, s'élève quant à elle à deux millions d'euros dont 1,2 million de bonus, selon le document de référence de la filiale à 72% de BPCE. Hier en faillite, la banque d'investissement s'autorise désormais à offrir des ponts d'or à son principal dirigeant. En quelque sorte, tout recommence comme avant. Comme s'il n'y avait pas eu de crise. En attendant peut-être, pour plus tard, des stock-options ou autres retraites-chapeau...

 
Alors que le climat social au sein du groupe BPCE est très dégradé, cette largesse est évidemment très mal perçue par les syndicats et beaucoup de salariés. Jusque dans la hiérarchie du groupe... Car dans la foulée, pour asseoir son pouvoir, François Pérol a multiplié des gestes dispendieux en faveur de nombreux présidents de directoires des anciennes structures régionales des Caisses d'épargne et des Banques populaires. La plupart des présidents concernés (occupant des fonctions équivalentes à celles de directeurs régionaux dans des banques privées) ont ainsi profité en 2010 de fortes revalorisations de leurs rémunérations, sous la forme d'un dispositif leur allouant un fixe de 210.000 euros, majoré d'une somme équivalente à 15% du produit net bancaire contributif de leur caisse (en clair, la quote-part des bénéfices apportée par la caisse régionale au groupe BPCE), majoré encore d'un complément identique pouvant aller jusqu'à 5% ; et le tout complété par une prime pouvant aller jusqu'à 50.000 euros.

En revanche, les membres des directoires des ex-caisses régionales n'ont pas profité de semblables largesses. Alors que dans le passé leurs rémunérations étaient indexées sur celles de leur président, l'indexation a cessé de jouer en 2010.
 

Le résultat est celui que l'on devine : tout cela a suscité beaucoup d'aigreurs au sein de l'entreprise, dans un contexte où "l'affaire Pérol" n'a toujours pas trouvé son épilogue. Déboutés en appel, les syndicats Sud et CGT des Caisses d'épargne, qui avaient déposé plainte contre François Pérol pour "prise illégale d'intérêt" quand il avait quitté l'Elysée pour prendre la présidence de la banque, ont décidé de se pourvoir en cassation.
 

http://img11.hostingpics.net/pics/878652Scrat03.jpgA l'extérieur même de l'entreprise, ces largesses que les grands patrons s'accordent à eux-mêmes marquent aussi fortement l'opinion. Alors que le gouvernement a renoncé à tout coup de pouce en faveur du Smic depuis 2007, c'est-à-dire depuis cinq ans ; alors qu'il conduit une politique salariale d'austérité dans la fonction publique, comment comprendre qu'un proche du chef de l'Etat, porté par lui à la tête d'un groupe bancaire longtemps aidé par les deniers publics, joue à ce point à rebours de ce que devrait être l'exemplarité publique ?

 


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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 13:57
13eme-congres-CGT.jpgQuand la CGT emploie
les méthodes des fascistes

 

Vu sur le blog de Cyril Lazaro 

Par respect pour certains camarades qui m'ont demandé de patienter, je ne commenterai pas aujourd'hui les dessous de ce congrès qui marque le pire du pire au sein de la CGT.

En attendant, pour vous mettre en appétit sur la grande farce qui s'est déroulée à Poitiers voici un article paru sur le site du Front Syndical de Classe et dans la presse.

Dans tous les cas, les camarades et les salariés de Disneyland Paris ne disent pas merci à Michèle Chay !


Amitiés à tous et à toutes


Cyril LAZARO

Délégué du personnel CGT Disney

 

 

Quand la CGT asperge de gaz lacrymogène ses propres militants !

 

 

Réunis en AG Mercredi soir au Futuroscope de Poitiers, nous sommes plusieurs dizaines de délégués du 13ème congrès de la fédération du commerce et des services et nous voulons vous interpeller sur les faits graves qui ont entaché son déroulement.

 

Effectivement, dès l’accueil des délégués, certains d’entre nous (cinq camarades) se sont vus refuser l’entrée à la salle du congrès, alors qu’ils répondaient aux conditions statutaires pour être délégués ou avaient été désignés lors d’AG départementales tout à fait légitimes.

 

Certains membres de la CEF sortante nous ont opposé un refus catégorique auquel ils n’ont donné aucune explication valable. Après deux heures de multiples tentatives de discussions et d’une proposition de compromis de notre part, une cinquantaine de délégués n’ont pas eu d’autre choix que de rentrer dans le palais des congrès accompagnés de nos cinq camarades.

 

Des camarades du service d’ordre de la Confédération, présents sur demande de la fédération, pris en porte à faux, se sont interposés pour nous empêcher d’entrer. Face à notre poussée, nous avons été aspergés de gaz lacrymogène !!! Entrés dans le hall, la confusion régnait : des copines, des copains, certains à terre ou bien debout, étaient totalement assommés. Il s’en est suivi des cris de colère et des altercations violentes face à ces méthodes inacceptables.

 

Résultats : deux de nos camarades Akila Diagne et Yucel Basarslan (secrétaire fédéral) ont été conduits d’urgence à l’Hôpital.

 

L’utilisation d’une telle violence et de gaz lacrymogène contre des camarades de la CGT et par des camarades de la CGT, visiblement sur ordre de membres de la fédération, sont inqualifiables.

 

Entre temps le congrès s’est ouvert comme si de rien était. Aucun dirigeant de la fédération, ni de la Confédération présents dans la salle n’ont réagi, ignorant totalement la gravité de la situation !

 

Le congrès a donc continué et depuis maintenant quatre jours nous assistons à des faits anti démocratiques invraisemblables dans la CGT, notamment :

 

- Le congrès valide les membres des commissions, préalablement décidées.

 

-Les membres de la commission mandats et votes n’ont pas pu contrôler les mandats et les voix sur la base de documents.

 

-Certains camarades sans mandat le matin, bénéficient l’après-midi de voix !

 

-Des camarades se sont vu refuser des voix alors qu’ils ont été dûment mandatés pour les porter.

 

-Le refus de laisser un congressiste, arrivé le deuxième jour du congrès, retirer son mandat.

 

-Le refus des présidences de congrès qu’un amendement non retenu ne soit défendu par le syndicat qui l’a déposé.

 

Nous avons également constaté des irrégularités, voire des tricheries, dans les votes comme par exemple un mandat de vote utilisé par un congressiste qui n’en est pas porteur et appartenant à un délégué parti du congrès, alors que les règles définies l’interdisent.


Des pressions de certaines UD et UL ainsi que de certains DSC s’exercent tous les jours sur bon nombre de délégués pour qu’ils votent « dans le bon sens »….

 

En bref, nous sommes consternés par toutes ces méthodes mais, malgré tout, nous restons plus que jamais très combatifs et déterminer pour que le débat de fond ait réellement lieu et puisse permettre de définir de réelles orientations dans le souci de rassemblement de notre organisation.

 

 

Le Canut Rouge

  
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Profil de la future parfaite
militante cégétiste

Mais que se passe t'il ?

Serait-ce le passage du nuage toxique de Fukushima qui les rend tous complétement fous ?

Il n' y a pas si longtemps la CGT expulsait un de ses "camarades" inscrit sur une liste du Front National et voilà que maintenant ce syndicat emploie les mêmes méthodes que ces facistes !

Il semblerait que le ménage laisse à désirer du côté du syndicat qui se trouve entre les mains de Bernard Thibault, ex-futur retraité syndical.

Ah bon, il n'était pas déjà à la retraite ? Pourtant je l'aurais bien cru lors des manifestations contre la réforme des retraites de l'année dernière, où l'on ne peut pas vraiment dire qu'il fût vraiment actif ni même favorable à la lutte des travailleurs !

Je ne lui jetterais pas plus la pierre qu'aux autres représentants syndicaux qui obéissent au doigt et à l'œil de leur futur ex-patron.


Les récents sondages sémeraient-ils un vent de tempête si fort qu'il affolerait autant ces giroutettes prêtent à en venir à des méthodes extrêmistes et facistes ?


Au travers des frasques de DSK, la conduite incompréhensible des instances dirigeantes de la CGT, les récentes déclaration d'Obama au sujet de la Palestine, on se rend bien compte que le monde ne tourne plus tout à fait rond...

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 10:36

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AMMAR : nom donné à la censure toujours pratiquée en Tunisie

 

« La violence déployée par les policiers contre les journalistes au cours des derniers jours rappelle de mauvais souvenirs, comme si les anciennes méthodes étaient de retour, près de quatre mois seulement après la chute de Zine el-Abidine Ben Ali. Nous demandons au gouvernement de transition d’ouvrir une enquête sur ces incidents et de donner des instructions claires aux forces de l’ordre afin que de telles pratiques cessent », a déclaré Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières.

 

Le 9 mai 2011, plusieurs dizaines de journalistes sont descendus dans les rues de Tunis pour dénoncer les attaques brutales dont ont été victimes une quinzaine de journalistes qui couvraient des manifestations dans la capitale entre les 5 et 7 mai dernier. Violemment pris à partie, leur matériel avait été soit confisqué, soit détruit. Les interpellations avaient été nombreuses, les policiers ne faisant pas la différence entre manifestants et professionnels de l’information.

 

L’appel à manifester a été lancé par le Syndicat national des journalistes tunisiens pour exhorter les autorités à préserver la liberté de presse et empêcher tout retour aux pratiques de l’ancien régime. Selon le Syndicat, ces violences commises par les agents de police ont pour but de verrouiller les médias et priver l’opinion publique de l’information en Tunisie.

 

Ainsi, le journaliste du quotidien francophone La Presse et correspondant pour l’AFP, Abdelfattah Belaid, a été pris en chasse par des agents de police qui l’avaient poursuivi dans les locaux de son journal et tabassé avec une barre de fer sur la tête. Deux appareils photos et un ordinateur portable lui ont été confisqués. La veille déjà, des policiers avaient agressé une journaliste de Radio Kalima, Marwa Rekik, qui réalisait un reportage avenue Bourguiba, en fin d’après-midi. Violemment frappée à la tête, la victime a dû être hospitalisée.

 

Zoubeir Souissi, photographe de l’agence Reuters, a relaté à l’Agence France-Presse s’être vu interdire, par des policiers, de prendre des photos, avant d’être roué de coups de pieds et de matraque. Il déclare s’être fait voler son appareil photo par un agent, qu’il a dû soudoyer pour le récupérer.

 

D’après le communiqué de presse du Syndicat des journalistes, ont également été victimes des violences policières :

Mohamed El-Hammi de l’agence European Photo Agency

 

  Hassan Dridi d’Associated Press,

 

  Hamza Elaouini de l’agence de presse TV,

 

 Lofti Hajji, Mohamed Amin Ben Nejma et Anass Ben Salah de la chaîne Al-Jazeera,

 

 Chaffya Ibrahim du journal arabophone Echourouk,

 

 Houssem Hamed de la radio privée tunisienne Chems FM,

 

 Nizar Elhajbi du quotidien francophone La Presse,

 

 Ahmed Elfouli et Monia Abdallah de la chaîne Hannibal TV,

 

 Massoud Kawach du journal arabophone El-Sahafa.

 

 

Le 6 mai dans la soirée, le ministère de l’Interieur avait présenté ses excuses “aux journalistes et aux citoyens agressés involontairement”. Selon l’AFP citant une source officielle, certains policiers agresseurs de journalistes auraient été identifiés.

 

Par ailleurs, Reporters sans frontières demande aux autorités de s’expliquer sur le blocage d’une page Facebook et sur le fondement juridique d’une telle mesure, qui fait référence à une décision militaire. Le profil Facebook de Jalel Brick a été rendu inaccessible le 7 mai 2011. La mention suivante s’affiche lorsque l’on tente de se connecter : “Cette page web a été filtrée en application d’une réquisition émanant du juge d’instruction auprès du Tribunal Militaire Permanent de Tunis - Agence Tunisienne d’Internet”.

 

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Le régime tunisien impose un couvre-feu au moment où ont lieu des protestations contre une menace de coup d’Etat

 

De jeudi à dimanche, des manifestants s’étaient rassemblés dans la capitale tunisienne, Tunis, pour protester contre le gouvernement transitoire qui dirige ce pays d’Afrique du Nord depuis la chute en janvier du dictateur Zine el Abidine Ben Ali, soutenu par l’Occident.

 

Les manifestants ont défié un couvre-feu décrété par le gouvernement samedi pour réprimer une opposition croissante contre le régime intérimaire. Le couvre-feu s’applique de 21 heures à 5 heures du matin.

http://img11.hostingpics.net/pics/255564BejiCaidSebsi.jpgA Tunis, des manifestants antigouvernementaux ont appelé à la démission du gouvernement et exprimé leur mépris à l’égard du premier ministre Beji Caid Sebsi et du ministre de l’Intérieur, Habib Sid. Les manifestants ont également scandé des slogans tels, "Le peuple veut une nouvelle révolution" et "Ni peur ou terreur – le pouvoir appartient au peuple".

Les protestations se sont propagées à d’autres villes, dont Sfax, Kairouan et Sousse. Le couvre-feu a été imposé après les protestations survenues dans des villes comme Sfax, Kairouan et Métlaoui, ainsi que trois villes de la province du centre-ouest de Gafsa.

 

Le régime tunisien a réagi par une répression violente à ces protestations. A Tunis, la police a tiré des gaz lacrymogènes dans la foule rassemblée dans l’avenue Bourguiba, l’artère principale de la ville. Les manifestants ont riposté par des volées de pierres.

 

La police aurait chargé les manifestants avec des matraques, isolant de petits groupes puis les frappant à coups de pieds et les battant. « La réaction de la police est trop extrême contre les gens, » a dit l’un des manifestants à l’agence d’information Reuters. « C’est le retour à l’époque de Ben Ali » a-t-il ajouté.

Le réseau CNN a rapporté que des véhicules blindés de l’armée avaient aussi été déployés dimanche près du principal bâtiment du ministère de l’Intérieur.

http://img11.hostingpics.net/pics/581311rajhi.jpgLes protestations avaient débuté après que l’ancien ministre de l’Intérieur tunisien du gouvernement transitoire, Farhat Rajhi, ait averti mercredi sur Facebook de la préparation d’un "coup d’Etat militaire" si le groupe islamiste Ennahda gagnait les élections du 24 juillet. Ce jour-là, le régime projette de tenir des élections pour une assemblée constituante afin de préparer les futures formes du gouvernement tunisien. Ennahda qui avait été interdit sous Ben Ali, pourrait, dit-on, gagner du soutien dans le Sud où le mécontentement suscité par la pauvreté et le chômage est grand.

Dans un enregistrement vidéo sur Facebook, Rajhi a dit: « Si Ennahda prend le pouvoir, il y aura un coup d’Etat ». Il a ajouté, « Les gens de la côte [c’est-à-dire l’anciens partisans de Ben Ali dans les régions plus riches du pays] ne sont pas disposés à céder le pouvoir et si les élections ne vont pas dans leur sens, il y aura un coup d’Etat. »

Rajhi a aussi affirmé que la promotion du général Rachid Ammar au rang de chef d’Etat-major faisait partie du projet de s’emparer du pouvoir « en cas de victoire des islamistes aux prochaines élections. »

Le régime tunisien a rapidement rejeté la déclaration de Rajhi qui avait été ministre de l’Intérieur de janvier à fin mars lorsqu’il a été obligé de quitter ses fonctions pour des motifs non déclarés. Il semblerait que Rajhi soit en mauvais termes avec l’appareil de sécurité en raison de ses efforts limités de conférer un nouveau visage à cet Etat répressif.

Rajhi, un ancien magistrat, avait bénéficié d’un certain soutien populaire en Tunisie pour avoir limogé 45 responsables de haut rang du ministère de l’Intérieur accusés de corruption, pour avoir écarté du pouvoir l’ancien parti dirigeant de Ben Ali et pour avoir réorganisé la police secrète.

Une autre expression de la répression contre la contestation est le retour de l’agence tunisienne de l’Internet chargée de la censure et qui avait été suspendue après la chute de Ben Ali. L’agence a été autorisée par une nouvelle loi sur la censure et qui, selon le site d’information Internet tunisien Webdo, a été adoptée secrètement. La première mesure des censeurs a été de fermer la page de Facebook qui avait publié la déclaration de Rajhi.

Le régime tente aussi de faire taire tout reportage sur la répression dans les rues de Tunis. Quelque 15 journalistes des médias régionaux et internationaux ont été interpellés et battus par la police tunisienne durant les protestations de jeudi et de vendredi.

Marwa Rekik, une journaliste de la radio locale Kalima a dit à Al Jazeera qu’elle avait été agressée par une dizaine d’agents de police alors qu’elle réalisait un reportage en direct du centre de Tunis. « Ils m’ont frappé sur toutes les parties de mon corps avec des matraques et leurs casques et les blessures à la tête ont exigé cinq points de sutures » a-t-elle rapporté samedi.

La réaction du régime transitoire aux protestations est une mise en garde nette qu’il utilisera les méthodes les plus violentes pour réprimer les luttes révolutionnaires de la classe ouvrière.

Depuis la chute du régime de Ben Ali, aucun des problèmes sociaux sous-jacents auxquels sont confrontées les masses n’a été résolu et le pays a connu une explosion de mouvements de grève et de protestations de la part des travailleurs. Faisant état des craintes de la bourgeoisie, le ministre des Affaires sociales, Mohamed Ennaceur, a expliqué : « Avec la montée en flèche des revendications sociales de la période de l’après révolution, la situation sociale n’a fait qu’empirer ».

http://img11.hostingpics.net/pics/208743mohamedennaceur.jpgIl a dit à La presse: « Plusieurs investisseurs étrangers et tunisiens ont affiché une certaine réticence depuis la révolution, le calme n’étant pas revenu. 281 institutions ont arrêté leurs activités dans la période postrévolutionnaire. Le nombre des grèves a augmenté de plus de 155 % par rapport à l’année 2010 et le nombre des participants a été de 85 pour cent alors que ce chiffre était de 53 pour cent l’année dernière. On relève également une augmentation des grèves sauvages de 85 pour cent alors qu’elles n’étaient que de seulement 19 pour cent l’an dernier. Sans oublier les sit-in et les dépassements commis dans des lieux de travail. Des milliers de personnes sont venues réclamer leurs droits au siège du ministère depuis la révolution ».

Bien que Rajhi se soit rétracté plus tard en attribuant, de manière peu plausible, ses commentaires sur la menace d’un coup d’Etat à "l’immaturité politique" et exprimant son entière confiance à l’armée, ceux-ci ont révélé au grand jour la méfiance des masses à l’égard du régime transitoire. Un étudiant a dit, « Il y a déjà tellement de problèmes en Tunisie. La vidéo que Rajhi a faite aujourd’hui, c’est l’étincelle. La révolution n’est pas finie ! »

Sonia Briki, une manifestante a dit à Reuters : « Nous sommes ici pour réclamer le départ de ce gouvernement qui est malhonnête. Tout est clair maintenant. Nous voulons qu’ils démissionnent afin que nous ayons un gouvernement dont les membres sont uniquement au service du peuple ».

Ces événements soulignent avant tout l’absence d’un parti pour mener les luttes de la classe ouvrière en Tunisie. Les partis existants sont en faillite et hostiles aux travailleurs.

L’indignation populaire soulevée par les commentaires de Rajhi expose le caractère frauduleux de la commission de réforme mise en place par le régime transitoire afin de superviser l’assemblée constituante. Elle comprend l’organisation patronale UTICA, divers groupes de droits de l’Homme, l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) et les partis d’"opposition" officiels tels le Part démocrate progressiste (PDP) ainsi que l’ex mouvement stalinien Ettajdid.

Ces forces ne fournissent qu’un mince vernis pseudo-démocratique à un régime qui cherche désespérément à se maintenir au pouvoir en réprimant les luttes de la classe ouvrière. Il avait été conçu dès le début comme un moyen d’empêcher la classe ouvrière de former des organes de pouvoir pour défier la vieille machine d’Etat de Ben Ali.

http://img11.hostingpics.net/pics/736244iyadbenachour1.jpgLa commission est dirigée par un professeur de droit public, Yadh Ben Achour, qui a été interviewé par le quotidien français Le Monde. Interrogé sur sa commission, il a expliqué : « Cette Haute Instance était une simple commission de réforme politique, dont le rôle était de réviser l’ensemble des textes liberticides qu’utilisait l’ancien régime pour opprimer le pays… Puis un conseil de protection de la révolution, avec des partis et des organisations de la société civile, a été créé et conçu comme une sorte de tuteur du gouvernement ».

Ce conseil, qui était opérationnel à la mi-mars, comprend entres autres, des représentants de l’UGTT, du PDP et d’Ettajdid. Son nom a toutefois aussi été une duperie. Loin d’avoir l’intention de mener les masses dans une révolution contre l’Etat, ses membres voulaient trouver des postes dans la machine d’Etat, ce qu’ils firent rapidement en rejoignant la commission de Ben Achour.

En remarquant que la commission était la "synthèse" de ces deux commissions, Achour a dit que si elles étaient séparées, ceci « aurait pu conduire à une crise et à un parallélisme de deux pouvoirs, l’un institutionnel, l’autre révolutionnaire ».

La dernière chose que les partis d’"opposition" officiels souhaitaient faire, c’était mettre en place des institutions qui pourraient contester le pouvoir du régime Ben Ali, Au lieu de cela, ils rejoignirent la commission officielle de "réforme" pour procurer une couverture politique à la machine droitière de l’Etat et à ses chantiers contre les luttes révolutionnaires de la classe ouvrière.

 

 

Niall Green et Kumaran Ira pour wsws.org

 

 

Et pendant ce temps...

 

Une coiffeuse profite paisiblement de sa retraite dorée...

 

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et fait trempette aux Seychelles !

 

 

 

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On fait pour 25000 dinars de nouvelles trouvailles au Palais de Carthage !

 

Les membres de la commission nationale d'établissement des faits de malversation et de corruption ont effectué une visite de travail au Palais de Carthage le samedi 7 mai. Ils ont découvert de nouveaux "trésors cachés" : des bijoux, 169 enveloppes et environ 11060 livres Sterling (l'équivalent de 25.000 dinars tunisiens).
Des pièces archéologiques ont également été trouvées, "d'une grande importance", d'après le communiqué publié par la commission ce lundi. Un petit arsenal de guerre a été découvert, comprenant une mitraillette semi-automatique et 50 cartouches d'un calibre de 9mm, environ 40 grammes de stupéfiants et 60 dinars tunisiens.
Le communiqué précise que les opérations de recherche ont été effectuées d'éléments de la garde présidentielle, de représentants du ministère de la Culture et du Trésor Public, de membres de l'équipe de lutte anti-drogues et d'experts en joaillerie.

 

 

185 000 familles nécessiteuses et 500 000 chômeurs sont dans la misère

 

http://img11.hostingpics.net/pics/323092mohamedennaseur.jpgL’état des lieux dressé par l’ancien-nouveau ministre des Affaires Sociales, M. Mohamed Ennaceur, est inquiétant. Longtemps leurrés par les statistiques édulcorées, les Tunisiens découvrent les véritables indicateurs : 185 000 familles tunisiennes, soit 10% de la population, vivent en dessous du seuil de la pauvreté. Une famille donc sur 10 ne parvient pas à subvenir à ses besoins les plus vitaux, alors qu’on nous parlait de 4%, ce qui est en lui-même inacceptable. Réponse immédiate, des aides sociales mensuelles auraient été effectuer par mandat postal depuis le 17 avril.

Deuxième indicateur au rouge vif : le nombre des demandeurs d’emplois dépasse les 500 000 personnes. En fin connaisseur du Ministère des Affaires Sociales où, porté par la révolution, il revient pour la troisième fois, M. Ennaceur sait distinguer les appellations entre inactif, chômeur et demandeur. Là nous sommes sur les demandeurs, ceux qui donc s’activent à chercher du travail. Parmi ces 150 000 figurent pas moins de 150 000 diplômés de l’enseignement supérieur, en comptant une arrivée additionnelle de près de 50 000 par an.

Toujours en matière d’emploi, les débrayages sociaux et les dégâts subis par nombre d’entreprises depuis janvier dernier, ajoutés à la crise économique se soldent pour le moment par la perte de 13 000 emplois. Un chiffre qui s’aggrave avec le retour de Libye de 31 000 travailleurs tunisiens.

Le dispositif de départ à la retraite anticipée a-t-il produit son effet pour créer de nouveaux emplois ? Nullement, selon le ministre. Il aura coûté 55 millions de dinars et n’a permis le remplacement qu’à hauteur de 32% des départs, soit 2700 personnes au total. Le coût de l’emploi aura été de plus de 20 000 DT.
Qu’en est-il de l’externalisation dans le secteur public de certains services de gardiennage, nettoyage et autres pour être assurés par des entreprises privées ? Fortement dénoncée par l’UGTT, cette pratique sera annulée.

Bref, beaucoup de pain sur la planche. De nouvelles mesures sociales et économiques sont attendues très prochainement pour répondre aux préoccupations profondes des familles nécessiteuses et des demandeurs d’emplois.

 

 

Le Ministère de l'intérieur encourage la délation

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Le ministère de l'Intérieur appelle l'ensemble des citoyens à se montrer vigilants et à appuyer les efforts des forces de la sécurité intérieure en informant immédiatement l'unité sécuritaire la plus proche, de toute activité suspecte pouvant constituer une menace pour la sécurité du pays.

Comptant sur la compréhension de tous, notamment en cette phase délicate que traverse la Tunisie, le ministère souligne que tous les propriétaires d'hôtels ou de logements meublés à louer, et tous ceux qui hébergent des étrangers, doivent impérativement informer de manière immédiate sur ces personnes.

 

 

 

Sources : rsf.org, shemsfm.net, leaders.com, wsws.org

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 19:39

Disneyland-halloweenà 83 ans, Mickey ce n'est plus vraiment ça...

 

Après les scandales du détournement de fonds du CE de Disneyland Paris puis le récent accident du Big Thunder Mountain (train de la mine), voici que la direction du parc de Marne-la-Vallée doit faire face à un nouveau scandale qui vient entâcher sa réputation en ce début de saison : Deux délégués syndicaux de Force ouvrière à Disneyland Paris ont été mis en examen le 19 avril et le 2 mai pour diffamation à l'encontre de la direction du parc d'attraction, dans l'affaire de suicides de salariés en 2010 !

 

 

• Vu sur le blog de Cyril Lazaro, délégué syndical CGT du parc Disneyland Paris :

 

Disneyland Paris : une bien mauvaise publicité en perspective...

Deux délégués syndicaux de Force ouvrière (FO) à Disneyland Paris ont été mis en examen le 19 avril et le 2 mai pour diffamation à l'encontre de la direction du parc d'attraction, dans l'affaire de suicides de salariés en 2010.

Ces mises en examen font suite à trois plaintes de Disneyland Paris en tant que personne morale ainsi que deux responsables, a confirmé une source proche de l'enquête, relevant que "la justice a eu à se prononcer sur les suicides à deux reprises et (...) elle avait conclu très clairement qu'il n'y avait pas de lien entre les suicides et l'entreprise".

Contactée, la direction de Disneyland Paris n'a pas souhaité "commenter une enquête en cours".

Dans un communiqué, FO "se réjouit d’ores et déjà d’une telle situation car enfin il pourra s’exprimer publiquement et librement devant la justice et devant tout le monde". Le syndicat, qui reconnaît avoir "écrit et publié les textes sur la vague de suicides à Eurodisney en 2010 (...), promet de faire" éclater la vérité au grand jour".

Deux salariés du parc d'attraction s'étaient donné la mort en 2010 et un troisième avait tenté de se suicider après l'annonce de son licenciement. Des syndicats avaient dénoncé "la souffrance au travail", tandis que la direction avait fustigé "une instrumentalisation du drame".

Disneyland avait ensuite promis le "renforcement du dispositif de vigilance et d'action en faveur du bien-être des salariés sur leur lieu de travail".

 

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Communiqué du syndicat FO Disney :

 

http://a7.idata.over-blog.com/2/87/73/90/logo-fo-01.jpg Le secrétaire et le secrétaire adjoint du syndicat FO disney mis en examen en conséquence d'une plainte pour diffamation suite à la vague de suicides à EuroDisney en 2010.

 

Pour avoir pointé du doigt la responsabilité de certains dirigeants d’Eurodisney dans la vague de suicides en 2010, le Secrétaire et le Secrétaire Adjoint du syndicat FO Disney, tous deux délégués syndicaux, se trouvent aujourd’hui mis en examen suite à une plainte en diffamation de la Direction.

Le syndicat FO Disney se réjouit, d’ores et déjà, d’une telle situation car enfin il pourra s’exprimer publiquement et librement devant la Justice et devant tout le monde.

Le syndicat FO Disney assume et revendique ses écrits sur cette période sombre de notre entreprise : la vérité va donc finir par éclater au grand jour.

Pour rappel, en "diffamation" la mise en examen repose sur la forme.

Nous déclarons par conséquent :

« Oui nous avons écrit et publié les textes sur la vague de suicides à Eurodisney en 2010.

Et après ?

Nous sommes fiers d’être le seul syndicat à avoir attiré l’attention des médias sur ce qui se passait dans notre entreprise et à avoir obligé de la sorte que la Direction de Disneyland Paris relâche (un petit peu) la pression de plus en plus insoutenable qu’elle exerçait sur les salariés de notre entreprise. »

Le fond du dossier ne sera discuté qu’à l’audience du jugement qui doit avoir lieu dans les trois mois suivant la mise en examen. A savoir, le 19 avril 2011 pour le Secrétaire et le 02 mai pour le Secrétaire Adjoint.

FO Disney invite donc la presse à être présente pour relater un nouvel épisode de la répression antisyndicale qui sévit dans notre pays, répression antisyndicale dans laquelle s’inscrit parfaitement la plainte de la Société Eurodisney.

Il n'y a, hélas, pas que la vérité qui blesse...
Des hommes sont morts et nous pensons chaque jour à eux !

 

Reposez en paix : nous ne vous oublions pas... 

 

 

Un des nombreux articles parus dans la presse :

 

Suicides à Disneyland: deux syndicalistes mis en examen pour diffamation

 

Deux délégués syndicaux de Force ouvrière (FO) à Disneyland Paris ont été mis en examen le 19 avril et le 2 mai pour diffamation à l'encontre de la direction du parc d'attraction dans l'affaire de suicides de salariés en 2010, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

En matière de diffamation, la mise en examen est automatique après une plainte et le fond de l'affaire est examiné à l'audience.

Le secrétaire et le secrétaire adjoint de FO Disney ont été "mis en examen suite à une plainte en diffamation" de deux responsables de la direction, Guy-Bruno Mboé, secrétaire de l'organisation, dénonçant "une répression anti-syndicale".

Un porte-parole du groupe a précisé que "la liberté d'expression des syndicats (était) respectée dans l'entreprise, mais nous ne pouvions pas accepter que des dirigeants soient accusés nominativement d'être responsables du suicide des salariés".

Ces mises en examen font suite à trois plaintes de Disneyland Paris en tant que personne morale ainsi que de deux responsables, a confirmé une source proche de l'enquête, relevant que "la justice a eu à se prononcer sur les suicides à deux reprises et (...) elle avait conclu très clairement qu'il n'y avait pas de lien entre les suicides et l'entreprise".

Dans un communiqué, FO "se réjouit d'ores et déjà d'une telle situation car enfin il pourra s'exprimer publiquement et librement devant la justice et devant tout le monde".

Le syndicat, qui reconnaît avoir "écrit et publié les textes sur la vague de suicides à Eurodisney en 2010 (...), promet de faire" éclater la vérité au grand jour".

Deux salariés du parc d'attraction s'étaient donnés la mort en 2010 et un troisième avait menacé de se suicider après l'annonce de son licenciement. Des syndicats avaient dénoncé "la souffrance au travail", tandis que la direction avait fustigé "une instrumentalisation du drame".

Disneyland avait ensuite promis le "renforcement du dispositif de vigilance et d'action en faveur du bien-être des salariés sur leur lieu de travail".

 

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LES FAITS !

http://img11.hostingpics.net/pics/608521Death.jpgLe syndicat FO a effectivement dénoncé des faits de souffrance au travail en pointant du doigt certains dirigeants de Disneyland Paris. FO Disney est le seul syndicat à remplir pleinement son rôle de défense auprès des salariés ce qui démontre par ailleurs une certaine abérration pour une entreprise de plus de 14 000 salariés ! Que font les autres syndicats ?

La réaction de la direction quant à elle sème le trouble, en portant plainte contre les deux responsables du syndicat qui semblerait être le plus actif, elle relance un débat qui risque fort de lui revenir dans la face comme un boomerang et dont elle avait pourtant fait tout ce qui était en sa mesure pour enterrer ce dossier morbide. Étouffer ce qui est certainement un des plus gros scandale depuis les suicides qui se déroulent chez France Telecom ne permet pas pour autant de résoudre sa réalité profonde. Souvenons-nous au passage que des têtes sont tombées du haut de la pyramide de l'entreprise de communication en réponse à ce malaise profond qu'est le mal être au travail.

Visiblement dans le monde magique de Disney il semblerait qu'il en soit autrement de par les actes d'une direction inflexible qui dévoile son vrai visage.

 

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RETOUR SUR LES FAITS !

Communiqué du syndicat FO Disney du 6 avril 2010 :

 

http://a7.idata.over-blog.com/2/87/73/90/logo-fo-01.jpg Suicide à Eurodisney :
FO Disney avait raison contre la direction et leurs syndicats d'accompagnement !


Le syndicat FO Disney, seul contre tous, l'avait dit :

Les conditions de travail de notre regretté collègue, Franck Claret, sont responsables de son décès !

Disney l'a nié, les syndicats d'accompagnement, avec, mettant en cause des problèmes familiaux...


Aujourd'hui, sa famille parle et donne raison à FO Disney.

Le Syndicat FO Disney s'engage à faire toute la lumière sur ce qu'il considère comme une faute inexcusable de la part de l'employeur !

Vouloir faire porter la responsabilité du départ de Franck à sa famille (une femme et  4 enfants mineurs) est en effet ignoble de la part de la Direction et des syndicats d'accompagnement.

 

Le cuisinier d'Eurodisney suicidé en mars avait gravé un message dans un mur

Le beau-père du salarié d'Eurodisney qui s'est suicidé fin mars à son domicile, le jour où il devait reprendre son travail après un arrêt maladie, a annoncé que son gendre avait gravé dans un des murs de sa maison un ultime message expliquant qu'il ne "voulait pas retourner chez Mickey". "En débarrassant la pièce où il s'est suicidé, nous avons découvert un message gravé dans le mur qui disait "je ne veux pas retourner chez Mickey, je t'aime, pardon les enfants" avait déclaré Pierre-Louis Neut, beau-père de Franck, chef de cuisine, qui travaillait depuis plus de 10 ans à Eurodisney. "Nous n'avions pas connaissance d'un quelconque message laissé par Franck", avait expliqué à l'AFP la direction d'Eurodisney. "Les autorités vont certainement se prononcer sur les suites à donner à cette information et nous sommes, nous aussi, désireux de connaître les circonstances de ce drame quelles qu'en soient les raisons", a-t-elle ajouté. M. Neut s'est dit "scandalisé" par les propos tenus par la direction d'Eurodisney qui, après ce suicide, avait évoqué "des problèmes personnels". Mais, a-t-il dit, "il n'y a jamais eu de problème de divorce ou quoi que se soit ! C'est faux, on va se battre pour que ce soit reconnu, pour le respect de la famille", a-t-il assuré. Depuis "un an, il était déprimé, ne parlait que de Disney, subissait des pressions et avait le sentiment de ne pas pouvoir exercer correctement son métier" car "on lui demandait de travailler avec des produits congelés alors qu'il était venu pour faire de la gastronomie. Il voulait quitter Disney et avait essayé de rencontrer quelqu'un mais n'avait pas obtenu de réponses", a ajouté M. Neut. Par ailleurs, "il formait constamment le personnel avant qu'on ne le lui retire:  il ne pouvait donc pas se reposer sur une équipe, c'était toujours une remise en question", a déploré M. Neut. Mercredi dernier, le syndicat FO d'Eurodisney avait estimé que le suicide de ce chef cuisinier, âgé d'une quarantaine d'années et en arrêt maladie suivi de vacances, était lié à ses conditions de travail, ce que refusaient d'établir d'autres syndicats ainsi que la direction du complexe de loisirs. Ce même jour, la direction avait toutefois réuni sur place les syndicats, à l'exception de FO qui a refusé de venir, après l'annonce de ce suicide. Un comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) doit se tenir mercredi (bien mercredi) pour faire le point sur cette affaire. Le 21 février, un autre salarié d'Eurodisney, âgé de 30 ans, embauché en 2004 et qui revenait d'un arrêt maladie ayant débuté en mai 2009, s'était suicidé à la gare d'Esbly (Seine-et-Marne). La veille, un autre salarié âgé de 22 ans, avait menacé de se suicider dans le parc d'attractions après l'annonce de son licenciement.

 

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Un autre communiqué publié quelques jours auparavant par FO Disney est tout aussi éloquent...

 

Communiqué du syndicat FO Disney du 30 mars 2010 :

 

http://a7.idata.over-blog.com/2/87/73/90/logo-fo-01.jpg Nouveau suicide d'un salarié à Eurodisney sur fond de loi du silence, plan de rigueur, et stress à tous les étages !!!...

 

Un nouveau suicide est à déplorer "encore" à Eurodisney...

 

Au Disneyland Hotel cette fois et toujours dans la restauration !

 

Mais le PDG l'a dit et écrit : "il ne faut pas en parler puisque c'est un problème de nature personnelle... parait-il..." (à lire ceci)

 

Une enquête détaillée ?... Une réunion du CHSCT ?... Rien de prévu par la Direction...

 

FO Disney en a fait la demande écrite depuis hier (29/03/2010) et en a informé l' Inspecteur du Travail... sans nouvelle, ni réponse pour le moment ! Encore un délit d'entrave ?

 

Cela étant, FO Disney n'a pas attendu le bon-vouloir de qui que ce soit (beaucoup de dirigeants, mais bien peu de décideurs visiblement...) pour mener de son côté sa propre enquête :

 

Hélas, au regard des informations que l'on a recueillies, une fois de plus, les conditions de travail et le stress (toujours plus d'objectifs de productivité à atteindre et toujours moins de moyens) ont pesé lourd dans ce nouveau drame...

 

Tandis que la Direction prétend que cela ne serait dû qu'à des "problèmes personnels" comme le précédent suicide...

 

Mais que pèse la vie d'un salarié à côté de 70 millions de royalties annuels à payer à la maison-mère ?

 

Question de priorité...

 

Pour le Syndicat FO Disney, le seuil de l'inacceptable est franchi !

 

FO Disney fera toute la lumière et dira toute la vérité quel que soit le prix à payer.

 

Nous avons donc formellement demandé aujourd'hui de procéder à une véritable expertise sur la santé au travail !

 

La Direction veut le silence ?

 

Les syndicats majoritaires se taisent.

 

FO Disney, même seul, ne se taira pas, dénoncera et agira, chaque fois que cela sera nécessaire !

 

Et a fait le communiqué suivant : à lire ici  

 

 

 

Moins dramatique mais tout autant ridicule de la part de la direction de Disneyland qui a sanctionné des employés pour quelques images filmées à titre privé hors de la vue du public...


http://img11.hostingpics.net/pics/681427disneyporno.jpgLa prochaine fois ne simulez pas !

 

L'entreprise n'a pas voulu dire si elle avait limogé des employés figurant sur cet enregistrement amateur réalisé en coulisses sur le site de Disneyland Paris. “La conduite révélée par cette vidéo est inacceptable et inexcusable. [...] Des mesures appropriées ont été prises pour sanctionner les employés concernés” avait déclaré la direction de Disney.

 

Constatez par vous-même les faits inacceptables et inexcusables en visionnant cette vidéo interdite par Disney...

 

 

 

Le syndicaliste Cyril Lazaro dénonce sur son "blog le plus revendicatif en faveur des salariés de Disneyland Paris", des conditions de travail qui se dégradent de jour en jour. Comme en témoignent de nombreux salariés qui lui adressent quotidiennement des mails décrivant une situation déplorable, où les chantages et pressions de toutes sortes les conduisent au pire.

« Il est temps que quelqu'un mette un terme à toutes ces dérives sociales et morales ! » dixit Cyril Lazaro qui n'a pas souhaité s'exprimer plus longuement sur un dossier en cours d'instruction.

 

Ce n'est pas blanche-Neige qui prétendra le contraire...

 

http://img11.hostingpics.net/pics/433557BlancheNeige.jpg

 

Les coulisses de ce monde magique ne sont donc pas aussi enchantantes que ce que nous laisse paraître sa devanture commerciale.


http://img11.hostingpics.net/pics/675029attentionmickey.jpg

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D'ailleurs cette fillette ne semble pas s'y tromper...

 

http://img11.hostingpics.net/pics/960675MickeyMouseKick.jpg

 

 

 

Sources : cyril-lazaro.com, fodisney.com, sansure.fr

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 09:13
Mediator-800x600Médiator...
les détails du fonds d'indemnisation

 

Après avoir pris connaissance de l'article paru sur le site du Figaro ce matin je découvre que le "fonds Bertrand" ne fait aucune différence avec la proposition de transaction des laboratoires Servier ! Finalement qui y a t-il d'étonnant à ce que que le bénéficiaire de la plus grande distinction patriote, le médaillé de la Grand Croix de la Légion d'Honneur soit le protégé de celui qui a toujours défendu ses intérêts, d'abord comme avocat d'affaires, puis comme représentant de commerce et enfin comme bienfaiteur ? Cela s'appelle un retour d'ascenseur (social ?) ni plus ni moins !

 

Quelle différence apporte le fonds Bertrand en compraison de "l'offre Servier" ?

Aucune !

 

Il ne suffira pas d'avoir pris du Mediator pour pouvoir prétendre être éligible au fonds mais il faudra avoir subi des dommages corporels...

 

La jurisprudence de l'amiante permettait que le simple fait d'avoir consommé du Mediator pouvait suffire pour saisir l'Office, pourquoi en est-il différement avec le Médiator ?

 

« la victime qui accepte l'offre renonce à toute action en réparation. Elle pourra seulement aller au pénal »

 

En définitif, quelle que soit l'option retenue par le patient il devra se soumettre à une expertise qui déterminera le degré de culpabilité du Médiator et dans quelle proportion la victime peut prétendre à être indemnisée.

Mais la similitude ne s'arrête pas là...

Soit le patient accepte la négociation avec l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (Oniam) en renonçant à toute action en pénal, soit il s'engage dans un marathon judiciaire sans avoir l'assurance d'être indemnisé de son vivant.

 

http://img11.hostingpics.net/pics/843314servier.jpgAlors à quoi bon présenter un nouveau texte de loi pour n'apporter aucun changement ?

Je ne trouve qu'une seule réponse probante : encore un autre effet d'annonce gravé aux lettres d'or de l'UMP en vue des présidentielles 2012, dont Xavier Bertrand se fait le porte parole.

De quoi nous écœurer un peu plus de ce gouvernement qui n'hésite pas à exploiter la misère des victimes du Médiator pour gagner quelques suffrages.

 

Le seul bénéficiaire restera celui qui profite amplement de ce crime ! N'est-ce pas monsieur Servier ?

 

–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

 

Que dit le texte et comment va fonctionner le fonds ?

En résumé, l'État met en place un fonds d'indemnisation public vers lequel pourront se tourner, après l'été, tous ceux qui s'estiment victimes du Mediator. Ce fonds va mettre en ligne un formulaire à remplir qui indiquera les pièces à produire. C'est l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (Oniam) qui en aura la charge. L'Oniam a déjà géré les victimes de Creutzfeldt-Jakob, d'infections nosocomiales mais aussi celles d'accidents médicaux. C'est lui qui déterminera les responsabilités pour savoir qui devra indemniser les victimes.

Une source qui a participé à la rédaction du texte confie que «les payeurs seront soit le laboratoire Servier soit les médecins qui ont prescrit le Mediator hors des indications reconnues». Autrement dit, des médecins qui ont prescrit ce médicament réservé aux antidiabétiques à des personnes désirant perdre du poids pourraient être visés. Une fois le "payeur" désigné, et au cas où celui-ci ne ferait pas d'offre à la victime, cette dernière pourra se tourner vers l'Oniam.

 

Indemnités dans un délai de six à douze mois

«Ce n'est qu'en cas de refus d'offre que l'Oniam sera amené à intervenir en substitution», explique le texte. L'Oniam devra alors payer avant que le juge tranche. Une pénalité d'au moins 15 % pourra être demandée au payeur. Les indemnisations interviendront dans un délai compris entre six et douze mois.

Point important, il ne suffira pas d'avoir pris du Mediator pour pouvoir prétendre être éligible au fonds mais il faudra avoir subi des dommages corporels. Or il avait été un moment question que toutes les «victimes» du Mediator puissent saisir l'Oniam au nom du préjudice d'anxiété. Avec la jurisprudence de l'amiante, le simple fait d'avoir consommé du Mediator pouvait suffire pour saisir l'Office.

Les avocats sont pour le moins divisés. François Honnorat, qui défend des malades, estime qu'avec ce texte «la victime qui accepte l'offre renonce à toute action en réparation. Elle pourra seulement aller au pénal».

Me Georges Holleaux, l'avocat de la Cnam, qui n'avait pas pris connaissance du texte, espère que «les principes d'indemnisation seront sauvegardés. Car si une personne fautive est condamnée à réparer les préjudices corporels d'une victime, la loi exige que le fautif rembourse aussi la caisse d'assurance-maladie qui a pris en charge les traitements, les interventions et les arrêts maladie». Le texte ne prévoit rien en ce sens.

« Au nom de quoi, dérogerait-on pour les laboratoires Servier aux règles fondamentales de notre justice ? interroge enfin Me Hervé Témime, avocat du laboratoire. Quel que soit l'intérêt légitime que l'on doit porter aux patients, rien ne justifie que le législateur se substitue au juge et encore moins qu'il vote une loi qui pourrait apparaître comme une loi d'exception.»

 

 

 

Source : Anne Jouan pour le Figaro

 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 13:25
Gremetz-Le-bulldozer-rouge.jpgLeur programme commun :
DÉTRUIRE GREMETZ

 

En hommage au dernier des Mohicans "communistes" victime d'une cabale qui l'a conduit à l'exclusion du PCF le 12 avril, qu'il a apprit en direct lors de l'émission "C est à vous", je vous propose de revoir le déroulement de ces derniers événements.

TOUS les partis politiques avaient à y gagner et le grand gagnant est certainement Le Front de Gauche qui élimine par la même occasion un des plus virulents adversaires de son OPA sur un PCF qui, non content de se saborder, trahi les siens !

Qui mène le jeu ?

 

Le fameux esclandre de Maxime Gremetz du 16 mars

 

Gilles Seguin, la victime violement blessée...
qui a raté sa vocation de joueur à la Juventus

 

Autre angle de vue, autre point de vue...


On est jamais mieux trahi que par les siens


Maxime Gremetz s'explique sur France 5


« Quant à "Jean-Luc Mélenchon, je le connais bien. C'est un grand carriériste. C'est un socialiste, et il le demeure (...) Il a été brossé les pompes à Jospin pour avoir un petit secrétariat d'Etat à la Formation. Dans lequel, il disait toujours : '"Les propositions communistes, c'est de la merde". Et qui en plus, quand il y a eu en plus toutes les privatisations, est resté - avec Marie-Georges Buffet et compagnie - au gouvernement, sans rien dire". Aujourd'hui, "c'est un bon politicien qui veut avoir un bon poste ministériel. Il ne l'a pas eu au Parti socialiste, et il se dit que c'est bien d'utiliser le Parti communiste, où il y a des forces. Mais cela ne transformera pas la société. Or, moi, je me bats pour les gens, pour le peuple et pas pour quelques postures ou strapontins ministériels ».

 

Maxime Gremetz.

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 09:55

 

Papy rider

Ras le casque !


 Je ne me mets pas souvent en rogne même si je reconnais être un tant soit peu bougon mais il est bien un sujet qui m'enflamme : la discrimination envers les motards !

Parler de discrimination est bien peu faible face à ce harcèlement dont les conducteurs de deux-roues sont victimes de la part de tous les gouvernements qui se succèdent, toutes tendances confondues.

 

• 1ère tentative d'extermination des motards : les feux de jours obligatoires sur tous les véhicules

Cette mesure dénoncée par les motards, conspuée par les écologistes et totalement boycottée par les automobilistes français qui ont rejeté massivement l'utilisation des feux de jours lors de son expérimentation lancée en 2006.

Il me paraît important de rappeler que cette mesure avait été rendue obligatoire pour permettre aux seules motos et cyclomoteurs d'être plus visibles de jour.


La FFMC et les motards français avaient réussi à faire plier le gouvernement, qui avait abandonné l’idée d’imposer à tous les véhicules l’allumage, de jour, des feux. C’était sans compter sur "l’harmonisation européenne" : dès 2011, toutes les voitures neuves devront être équipées de feux dédiés diurnes.


Comme bien d'autres mesures ou autres référendums rejettés massivement par les citoyens, le lobby industriel représenté par la commission européenne a permis une décision unilatérale pour faire appliquer cette abération préjudiciable à la sécurité des conducteurs de deux-roues motorisés. En effet une directive européenne rend obligatoire l'installation d'un système d'éclairage de jour à l'avant de tous les véhicules pour les tous constructeurs, depuis le 7 février 2011.

Précision technique : les voitures non équipées ne pourront plus obtenir d'homologation à compter du 7 février 2011, mais il n'y a pas de date limite de vente pour un modèle qui aurait été réceptionné le 6 février 2011 sans système d'éclairage de jour. On continuera donc à vendre des voitures non équipées après 2011.

Cette mesure sera applicable aussi aux camions et autobus sortis d'usine à partir d'août 2012.


Ce débat sur la "sécurité" des usagers de la route entraînera avec lui une augmentation de la consommation de carburant comme cela a déjà été dénoncé par les écologistes au prix de nouvelles victimes parmi les usagers les plus vulnérables.

 

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• 
Le contrôle technique et la technique du contrôle

http://img4.hostingpics.net/pics/543866bikerNo.jpgIl en va de même pour la mise en place du contrôle technique des deux-roues. Après plusieurs tentatives qui ont échouées ce projet qui n'a pas encore vu le jour n'en n'est pas pour autant retourner aux oubliettes. Jugé trop discriminatoire par les constructeurs et le professionnels du marché des cyclomoteurs, le législateur a été contraint de revoir sa copie. Il paraît évident que si l'État français se souciait autant des intérêts de ce marché que celui du secteur automobile, il y a belle lurette qu'un "pacte" aurait était accordé en faveur des motards en colère qui s'érvetuent à faire d'autres propositions beaucoup plus sensées pour la sécurité de tous les usagers de la route. Quid des Mesdames et  Messieurs Moto rebaptisés de façon plus poétique en "chargés de mission deux-roues motorisés" ?

 

Born2beFree

 

•  Interdiction des deux-roues en ville : NKM pollue la vérité

Interdire les deux-roues en ville ? « Une mesure stupide et inadaptée », répond la Fédération française des motards en colère (FFMC). Mercredi 6 avril, la ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a déclaré vouloir interdire l’accès de huit agglomérations pilotes (Paris, Saint-Denis, Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand, Bordeaux, Nice et Aix-en-Provence) qui doivent expérimenter à partir de 2012 l'interdiction de circulation des véhicules les plus polluants dans leur centre ville et bien entendu aux deux-roues motorisés (2RM) produits avant 2004. Sous le prétexte de préserver la qualité de l’air dans ces agglomérations, lesquelles dépasseraient les seuils de pollution décrétés par l’Union Européenne !


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Pourquoi 2004 ?

La Fédération des motards en colère s'interroge :   « Pourquoi 2004 ? Non seulement les 2RM répondent à la norme Euro 3 depuis 2003 mais, quelle que soit leur année de fabrication, ils participent à alléger l’impact des émissions polluantes imputables à la circulation », explique la FFMC. « Selon le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (CITEPA), leur part n’est que de 0,23 % dans le bilan national des sources d’émission de CO2 en France. D’ailleurs, les métropoles ayant pris des mesures drastiques pour réduire la pollution, comme Londres, ont exclu les deux-roues de ces mesures, voire ont favorisé leur usage ».

 

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Progrès rapides

Rappelons aussi que les 2RM ont fait plus de progrès en la matière en dix ans que les voitures en quarante, et que de nouvelles normes toujours plus strictes entrent régulièrement en application. Et mettre les véhicules antérieurs à 2004 à la casse représenterait un gaspillage conséquent, à l’empreinte carbone démesurée.

 

Le diesel ne concerne pas la moto !

« Les principales mises en cause dans la dégradation de la qualité de l’air concernent les émissions des diesels », poursuit a FFMC. « Or, les motos ne fonctionnent pas au gasoil ! Enfin, il est facile de comprendre qu’un 2RM passe trois fois moins de temps dans les embouteillages qu’une auto, donc qu’il rejette moins de polluants à trajet égal. »

 

Double peine

La mesure ne manquera pas d’impacter les ménages, déjà durement touchés par l’inflation et la stagnation des salaires. "La FFMC s’oppose fermement à cette nouvelle atteinte aux droits imprescriptibles à la circulation que les citoyens devraient pouvoir attendre de l’État, et à cette nouvelle forme de discrimination par l’argent". Heureusement, ce n’est qu’un effet d’annonce… Si les motards se mettent en colère, la ministre de l’Écologie va comprendre quelles peuvent être les conséquences de sa politique spectacle...

Est-ce à comprendre que tous les professionnels concernés, concessionnaires, ateliers de mécanique, coursiers, taxi-moto, moto-écoles, "Frédéric Miterrand" (c'est un nouveau job bien rémunéré) devront déposer le bilan ?


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Chers amis automobilistes profitez bien de ces images qui vont bientôt disparaître de votre paysage urbain...

 

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La répression est déjà en route...

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et nous conduira peut-être tous à ça...

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http://img4.hostingpics.net/pics/725312papymoto.jpgAppel de phare à tous du PapyMoto

 

 

 

Source : FFMC 

 


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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 14:55

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Human Rights Watch dénonce l'emprisonnement d'un blogueur

 

Maikel Nabil a été condamné dimanche à 3 ans d'emprisonnement par la justice militaire pour avoir insulté l'armée sur son blog. Le Conseil suprême des forces armées gère le pays depuis que l'ex-président Hosni Moubarak lui a remis le pouvoir en démissionnant le 11 février.

«Le verdict n'est pas seulement sévère, il a été imposé par un tribunal militaire après un procès inéquitable», a affirmé Joe Stork, le directeur adjoint de l'ONG pour le Moyen-Orient.

La sentence «intervient au moment où l'armée égyptienne dessine des lignes rouges très restrictives autour de ce qu'il est permis de dire», a ajouté HRW en appelant l'armée à abandonner les charges contre le jeune homme et à le relâcher.

Depuis qu'elle gère le pays, «l'armée a arrêté au moins 200 manifestants et a jugé des dizaines d'entre eux devant des tribunaux militaires», selon l'ONG. «Les institutions de l'État, y compris l'armée, ne devraient jamais considérer qu'elles ne peuvent être critiquées».

Reporters sans frontières (RSF) s'est dite lundi "profondément choquée" par cette condamnation qui fait selon elle du blogueur "le premier prisonnier d'opinion en Égypte depuis la révolution".

 

 

 

Source : Cyberpresse.ca

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 15:20

Mediator2

Les laboratoires Servier ainsi que tous les autres laboratoires ont encore de beaux jours devant eux, en effet leur fidèle avocat ne les lâchera jamais...

 

Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a annoncé aux associations de victimes du Mediator la mise en place d'un fonds public d'indemnisation, a indiqué le président de l'Association d'aide aux victimes du Mediator et de l'Isoméride (AVIM), Dominique Courtois.

Ce fonds concernera "toutes les victimes du Mediator, sans distinctions", a précisé M. Courtois, à l'issue d'un entretien téléphonique entre le ministre et les représentants des associations.  Il doit être mis en place avant l'été, a-t-il également indiqué, se félicitant de cette décision réclamée depuis plusieurs mois par l'AVIM. Le ministère de la Santé a pour sa part indiqué qu'un communiqué allait être publié dans la soirée.

L'entretien téléphonique du ministre avec les représentants des associations faisait suite à d'ultimes négociations entre les laboratoires Servier et Claire Fabre, présidente de la Chambre commerciale de la Cour de cassation et chargée par le gouvernement des négociations avec le groupe pharmaceutique français. Le Mediator aurait fait en 33 ans entre 500 et 2.000 morts, avant d'être retiré du marché français en novembre 2009. Plusieurs centaines de plaintes ont été déposées dans ce dossier.

 

C'est une fois de plus les contribuables qui vont payer les fautes commises par des "irresponsables" ce qui n'est pas sans nous rappeler tous ces scandales qui écœurent les français de toutes les figures de la politique (affaire du sang contaminé, affaire Tapie, affaire de la canicule en 2003, affaire du Crédit Lyonnais, affaire du vaccin H1N1 et plus récemment le sauvetage des banques françaises).

 

 

 

Source : Le Figaro.fr


http://img4.hostingpics.net/pics/147116sang.jpghttp://img4.hostingpics.net/pics/493478tapieshoot.jpghttp://img4.hostingpics.net/pics/403576canicule.jpghttp://img4.hostingpics.net/pics/519025Bachelot.jpghttp://img4.hostingpics.net/pics/899753PretsEtatBanques.jpghttp://img4.hostingpics.net/pics/258096Bachelotblg.jpg

 


Mise à jour du 7 avril à 18h00...

 

Le laboratoire Servier est "déçu"  par le mode d'indemnisation des victimes de son traitement Mediator présenté mercredi par le ministre de la Santé. Celui-ci a annoncé la mise en place d'un fonds public d'indemnisation.

 

«Nous sommes déçus par la proposition de Xavier Bertrand», a déclaré Lucy Vincent, du laboratoire n°2 français de la pharmacie.

«Nous avions fait une proposition qui avait l'avantage de prendre en charge tous les patients», a fait valoir la directrice des affaires extérieures. Selon cette communicante, Servier avait proposé «de combler les lacunes de la loi Kouchner», notamment en indemnisant les victimes du Mediator ayant une incapacité de 5 à 24%. «D'après les premières données que nous avons, cela concerne la vaste majorité des patients», a encore défendu Lucy Vincent.

Répondant aux critiques des associations de victimes sur sa proposition, qui n'a finalement pas été retenue, elle a également fait valoir que Servier proposait de "co-choisir" avec les associations, le corps d'experts. Le laboratoire aurait également confié sa gestion à une autre société. «Est-ce qu'on a refusé notre proposition sur des malentendus?», s'est interrogé Mme Vincent, évoquant également de "mauvaises compréhensions" ou des "fantasmes".

«Aujourd'hui, nous sommes dans la déception de voir que M. Bertrand préfère un autre système, dont les modalités restent d'ailleurs à définir», a-t-elle ajouté.

«Servier doit passer des paroles aux actes»

Le ministre de la Santé a de son côté affirmé, ce jeudi matin, que «ce n'est pas le contribuable qui doit payer et qui paiera à la place de Servier».

«Qui est-ce qui a produit le Mediator ? Le laboratoire Servier. Je crois que c'est clair», a déclaré le ministre à la presse. «Il faut que les laboratoires Servier passent des paroles aux actes et s'inscrivent maintenant dans ce fonds Mediator créé par la loi. Et s'ils continuent encore une fois à faire preuve d'obstination, ils paieront plus cher, parce que des indemnités seront prévues par la loi», a menacé le ministre.

«En fin de compte, ce que les laboratoires Servier proposaient, c'est une transaction avec certaines victimes. Nous, nous voulons une indemnisation juste, rapide, pour l'ensemble des victimes», a-t-il souligné.

 

 

Source : Le Parisien.fr

 

 

Je sais pas si ça vous fait comme à moi mais j'ai comme l'impression d'être pris doublement pour un con en assitant à cette piètre comédie !

 

Le Papy Mouzeot


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Résistance

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