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Erick Bernard

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 01:11

Chirac-proces

Procès Chirac : l'arlésienne

 

Le procès de l'ancien président de la République a été reporté à une date qui n'a pas encore été fixée. Pour Me Veil, avocat de Jacques Chirac, le procès pourrait avoir lieu en septembre ou octobre.

C'est étrange comme la justice semble fuir à l'approche de Jacques Chirac ! On croyait bien pourtant cette fois qu'elle l'avait rattrapé. Encore raté ! Une question prioritaire de constitutionnalité renvoie l'affaire aux calendes grecques. « Aux alentours du 20 juin », a annoncé le président du tribunal. Et déjà, un des avocats de Jacques Chirac fait observer que l'on sera alors en « période pré-électorale ». Voudra-t-il demander un report ?

Le 20 juin, se tiendra une "audience relais pour savoir si la Cour de cassation a ou non saisi le Conseil constitutionnel" d'une Question prioritaire de constitutionnalité (QPC), portant sur la prescription d'une partie des faits.

Après 2012 ? Ou, à y être 2017, car la France est toujours, plus ou moins, en période pré-électorale…

Pourtant, depuis 30 ans, cette justice a joué à cache-cache avec Jacques Chirac. Elle lui a tourné autour, l'a observé, l'a flairé, l'a humé. Cela fait belle lurette que, sans y toucher, elle lui cherche des poux dans la tête. Bien sûr, il y a cette procédure pour les emplois fictifs à la mairie de Paris, qui aurait dû aboutir aujourd'hui à la comparution devant le tribunal correctionnel. Mais auparavant, il y avait eu l'affaire des chargés de mission à la mairie de Paris, autre casserole d'emplois fictifs. Il y a eu un soupçon de favoritisme autour de la Sempap, société d'impression des documents pour la mairie de la capitale. Il y a eu les HLM de la ville de Paris, avec l'abracadabrantesque cassette de Jean-Claude Méry, épisode jugé sans qu'aucun politique ne se soit retrouvé sur le banc des prévenus. Il y a eu l'affaire des lycées d'Ile-de-France, où tous les partis ont été arrosés. Il y a eu les frais de bouches de la mairie de Paris, témoignant d'un féroce appétit, au-delà des limites du raisonnable. Des faits depuis longtemps prescrits. Et autrefois, le Canard Enchaîné faisait ses choux gras sur les conditions de l'achat du château de Bity en Corrèze… Aujourd'hui, l'entourage de Jacques Chirac assure que l'ancien président souhaitait comparaître, voulait en finir avec cette galère. On observera simplement qu'entre-temps, il avait réussi à fausser compagnie à des générations de juges d'instruction. Chapeau, l'artiste !

Alors, évidemment, aujourd'hui, près de deux décennies après les faits, on se demande s'il est bien nécessaire de traîner cet homme-là devant un tribunal. Les Français n'ont jamais été dupes des pirouettes de Jacques Chirac, et globalement, ne lui en tiennent pas rigueur. Il conserve un capital de sympathie qui fructifie avec la nostalgie. On lui pardonne beaucoup parce qu'il a collé aussi à son époque. Un autre temps, où l'on faisait de la politique « autrement », «à l'ancienne». Où ces petits arrangements avec le diable et avec la loi étaient le lot commun de l'arrière-cuisine des partis politiques. Spécialement au RPR.

Mais les temps changent. Il y a des pratiques sur lesquelles une démocratie qui se respecte ne peut pas fermer les yeux. Le tribunal dira peut-être, un jour prochain ou lointain, si Jacques Chirac était coupable ou non. Mais cette comparution est vraiment nécessaire. Pour solde de tous comptes.

 

"Déni de justice"

Pour Me Karsenti, l'avocat de l'association Anticor, constituée partie civile, la décision de reporter les deux volets de l'affaire Chirac est "un déni de justice".

 

 

Les emplois fictifs du RPR (en cours)

Entre 1988 et 1995, des salaires d'employés permanents du RPR auraient été pris en charge par des entreprises privées et la mairie de Paris. C'est dans cette affaire qu'Alain Juppé a été condamné en 2004 à 14 mois de prison avec sursis et 1 an d'inéligibilité, en tant qu'ancien secrétaire général du RPR et adjoint à la mairie de Paris chargé des finances. En tant que fondateur du RPR et maire de Paris, Jacques Chirac est lui aussi visé par cette affaire car il apparaît improbable pour les juges qu'il n'ait pas été au courant de ces agissements. Jacques Chirac pourrait être entendu par la justice.

 

Les chargés de mission de la mairie de Paris (en cours)

Entre 1983 et 1998, des chargés de mission dont le salaire était pris en charge par la mairie de Paris auraient en fait travaillé pour le compte du RPR. Il s'agit de la deuxième affaire d'emplois fictifs qui touchent de près ou de loin Jacques Chirac. Dans cette affaire, distincte de la première, les directeurs de cabinets successifs de Jacques Chirac à la mairie de Paris ont tous été mis en examen. L'ancien président de la République pourrait également être entendu par la justice.

 

La SEMPAP, société d'impression des documents pour la mairie de Paris (en cours)

En 1986, la société qui imprimait tous les documents édités par la municipalité de Paris a été privatisée. Pendant 10 ans, la mairie de Paris a sous-traité ses travaux d'impression à cette société d'économie mixte. Suite à la dissolution de cette structure par Jean Tibéri en 1996, une enquête a été ouverte pour des soupçons de favoritisme, de prise illégale d'intérêt et de détournement de fonds publics. Jacques Chirac pourrait également être convoqué par la justice.

 

4. Les HLM de Paris (affaire close)

De 1977 à 1995, des détournements fonds ont eu lieu à l'Office HLM de Paris. La mairie de Paris distribuait les marchés publics de construction de HLM à des sociétés en échange de pots de vin pour le RPR. Cette affaire a été découverte en 1994 mais n'a vraiment éclaté qu'en 2000 avec l'épisode de la "cassette Méry". Jean-Claude Méry, responsable de bureaux d'étude au RPR à l'époque des faits, avait enregistré un témoignage vidéo posthume dans lequel il accusait directement Jacques Chirac d'avoir été mêlé dans cette affaire de corruption. C'est le juge Eric Halphen qui a instruit ce dossier jusqu'en 2001. Un procès s'est tenu en juin 2006 mais aucun responsable politique n'était jugé. L'affaire est close.

 

Histoire d'un scoop : la cassette Méry

 

Les lycées d'Ile de France (affaire close)

Entre 1990 et 1997, 560 millions de francs de commissions se sont évaporées. Tous les partis politiques (du PS au RPR en passant par le Parti communiste) ont trempé dans cette affaire. Le processus de détournement de fonds était assez simple : en échange de l'attribution de la rénovation des lycées d'Ile de France, les sociétés de travaux publics devaient verser des commissions qui étaient répartis entre tous les partis politiques (1,2% pour le RPR, 0,8% pour le PS, etc...). Il s'agit de la plus grande affaire de corruption de l'histoire de la Ve République. 47 personnes ont été mises en examen dans ce dossier et ont été jugées en octobre 2006, dont des proches de Jacques Chirac. L'affaire est aujourd'hui close.

 

L'affaire des billets d'avion (affaire close)

Au cours de l'enquête sur les lycées d'Ile de France, les juges ont découvert, en perquisitionnant une agence de voyage de Neuilly-sur-Seine, que des règlements en espèce ont été effectués par le chauffeur de Jacques Chirac pour des billets d'avion pour le chef de l'Etat, Bernadette Chirac, Claude Chirac et quelques proches. Le montant de ces versements en espèce avoisinerait environ 2 400 000 francs selon une ordonnance de juin 2001.
A l'époque, un communiqué de l'Elysée avait précisé que ces sommes provenaient de primes de Jacques Chirac qu'il avait cumulé en tant que Premier ministre et président. Les juges n'ont pas donné suite à cette affaire.
En revanche, une autre affaire de billet d'avion est en cours et touche cette fois Bernadette Chirac uniquement. Cette dernière aurait bénéficié de voyages gratuits sur la compagnie Euralair entre 1998 et 1999 pour une valeur d'environ 40 000 euros. L'instruction est toujours en cours.

 

Les frais de bouche à la mairie de Paris (affaire close)

Entre 1987 et 1995, 14 millions de francs ont été affectés par les services municipaux de la mairie de Paris au règlement de "frais de réception" de Jacques Chirac, selon un rapport de l'inspection générale de la Ville de Paris remis à Bertrand Delanoë. Ces faits étant prescrits, l'instruction a été clôturée.

 

La fondation Claude Pompidou et le château de Bity de Jacques Chirac (aucune information judiciaire)

Lorsqu'il était dans le gouvernement de Chaban-Delmas sous Pompidou, Jacques Chirac avait acheté le château de Bity en Corrèze. Selon le Canard Enchaîné, en 1978, la fondation Claude Pompidou, du nom de la femme de l'ancien président de la République, a racheté 5 hectares de terre à proximité du château, officiellement pour y construire un centre de vacances pour personnes âgées.
Le coût de cette transaction était de 500 000 francs. Mais plus de 20 ans après les faits, aucun centre de vacances n'a été construit et des indices laissent à penser que la mairie de Paris a subventionné la fondation Claude Pompidou à hauteur de 500 000 francs. De là à penser que la mairie de Paris a acquis indirectement un terrain en Corrèze pour la tranquillité de Jacques Chirac...
Aucune affaire judiciaire n'avait été ouverte à l'époque.

 

L'affaire Clearstream (aucune poursuite)

Cette affaire est la dernière d'une longue série qui touche Jacques Chirac. C'est la seule qui le concerne pour des faits qui se sont déroulés lorsqu'il était président de la République. L'affaire est simple : en 2004, de faux listings d'une société luxembourgeoise circulent. Sur ces listings, des noms d'hommes politiques et des comptes en banque sont mentionnés. Parmi eux, se trouve celui de Nicolas Sarkozy. Ayant entendu parler de l'affaire, Jacques Chirac aurait cherché à mener une enquête parallèle pour vérifier si cette histoire de blanchiment d'argent était vraie, l'implication de Nicolas Sarkozy pouvant entraîner sa chute. D'un point de vue pénal, l'ancien président de la République ne risque rien. Mais les juges auraient pu l'entendre comme simple témoin pour y voir plus clair sur le déroulement des événements. Jacques Chirac vient de leur faire savoir qu'il ne se rendrait à aucune convocation d'affaires qui ont eu lieu lorsqu'il était président de la République. Il ne se sent donc pas concerné par l'affaire Clearstream.

 

Un retraité qui cumule 30 000 euros de pension

Jacques Chirac perçoit aujourd'hui 6594 euros de traitement en tant que président de la République. A partir du 6 mai, date de son départ, il va percevoir une retraite équivalent à 80% de son salaire, c'est-à-dire 5250 euros.
Mais Jacques Chirac, âgé de 75 ans, cumule déjà plusieurs retraites. Selon le Canard Enchaîné, il perçoit par mois 5322 euros de retraite en tant qu'ancien député de Corrèze, environ 5000 euros de retraite en tant qu'ancien conseiller général et maire de Paris, 2900 euros en tant qu'ancien membre de la Cour des comptes.
Mais il y a mieux, en tant qu'ancien président de la République, Jacques Chirac siège de droit au conseil constitutionnel. A cet effet, il va percevoir un salaire de 12 000 euros bruts. Si on fait les comptes, on approche les 30 000 euros de retraite.

 

Salaire + retraite : 2,5 millions d'euros depuis 1995

Jacques Chirac a passé 144 mois à la tête de l'Etat. Entre son salaire et ses pensions de retraite, il touchait un revenu d'environ 20 000 euros par mois. Il aurait donc perçu en 12 ans environ 2,5 millions d'euros.

 

La publication de son patrimoine suscite des interrogations

Chaque président de la République doit faire une déclaration de patrimoine à l'entrée et à la sortie de l'Elysée. Cette déclaration de patrimoine est rendue publique et publiée au Journal Officiel. Le 14 mai 1995, Jacques Chirac déclarait posséder un compte en banque de 130 572 euros, un appartement rue de Seine près du Sénat (valeur 469 000 euros), un château en Corrèze (valeur 500 000 euros), une maison rurale en Corrèze (valeur 60 000 euros) et une 205 Peugeot de 1984.

Douze ans après, Jacques Chirac a cédé son appartement parisien à sa fille Claude Chirac. Son patrimoine foncier reste le même. Mais son compte en banque est crédité de 25 638 euros. Il aurait ainsi dépensé 80% de ce qui figurait sur son compte en banque en 1995. Or, entre temps, il a perçu 2,5 millions d'euros de salaire et de retraite. Non seulement, il n'y a aucune trace de ces salaires, mais son compte en banque a diminué depuis 1995 !

 

 

Sources : la dépêche.fr, le canard enchaîné, DailyMotion

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 21:27

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La députée UMP propose de "remettre les immigrés dans des bateaux"

Dans une interview a Nouvelobs.com, la députée UMP Chantal Brunel a présenté ses excuses face à la polémique suscitée par ses propos sur l'immigration. "Si j'ai pu blesser quelqu'un en utilisant des mots qui ont pu choquer, je m'en excuse", a-t-elle déclaré, tout en maintenant ses propos sur le fond.

La députée avait suggéré mardi 8 mars de "remettre dans les bateaux" les immigrés "qui viendraient de la Méditerranée", en réaction aux sondages donnant Marine Le Pen en tête du premier tour de l'élection présidentielle.

"Il faut rassurer les Français sur toutes les migrations de populations qui viendraient de la Méditerranée. Après tout remettons-les dans les bateaux !" a déclaré l'ancienne porte-parole de l'UMP à la presse dans les couloirs de l'Assemblée. La députée n'a pas indiqué à quel moment, au cours des derniers mois, des bateaux immigrés ont accosté sur les côtes françaises.

"Le temps n'est plus à la parole mais aux actes et aux décisions" a ajouté Chantal Brunel. "Marine Le Pen n'a aucune solution à proposer. Nous, on doit montrer qu'on a des solutions" a-t-elle ajouté. "On doit assurer la sécurité en France et rassurer les Français" a-t-elle conclu.

 

Embarras à droite

Une position qui rappelle des propos similaires tenus par Marine Le Pen et qui embarrasse à l'UMP. Contacté par Nouvelobs.com, ni Le secrétaire général du parti, Jean-François Copé, ni le patron du groupe des députés UMP, Christian Jacob, n'ont souhaité réagir. L'entourage de Christian Jacob souligne cependant que les propos de Chantal Brunel sont une prise de position individuelle.

Pour sa part, Claire Rodier, directrice du Gisti (Groupe d'information et de soutien des immigrés), a déclaré à Nouvelobs.com que "toute personne qui se présente aux frontières a droit à un examen de sa situation, même si par la suite il s'avère qu'elle ne peut pas prétendre à la protection internationale et qu'elle devrait éventuellement être renvoyée dans son pays en application de la loi nationale".

"Cela implique aussi un certain nombre de garanties", poursuit Claire Rodier : "passer devant un juge, bénéficier d'un avocat, pouvoir se faire traduire dans une langue qu'il comprend, autant de garanties qui ont été construites à la fois par le droit national et international… et qui sont difficiles à respecter quand on 'remet les gens dans un bateau'." Claire Rodier souligne également que "la France n'est pas un pays exposé du fait de la configuration des ses côtes. On est ici dans le discours".

 

"Elle a choisi pourtant de valider les solutions du Front national"

A gauche, les propos de Chantal Brunel sont qualifiés de "choquants". "Quand Madame Brunel dit que Marine Le Pen n'a pas de solution, par ces propos elle a choisi pourtant de valider les solutions du Front national", réagit le sénateur socialiste David Assouline, interrogé par Nouvelobs.com. "Si elle venait à en convaincre les Français que là est la solution, ils feraient plus confiance à l'originale et à l'énergie de Marine Le Pen pour faire cette folie qu'à Chantal Brunel." "Arrêtons de mettre au cœur du débat de genre de propos", conseille David Assouline.

"Chantal Brunel est-elle la nouvelle porte-parole du FN? ", demande le Mouvement des jeunes socialistes (MJS). La députée "a permis une nouvelle fois aux idées d’extrême-droite de se diffuser au sein de la République", souligne le MJS, "ces propos honteux doivent être fermement condamnés et la majorité doit immédiatement se désolidariser de Mme Brunel, ancienne porte-parole de l’UMP." Le mouvement de jeunes réclame aussi "des excuses de la députée".

Le député européen Harlem Désir (PS) a lui aussi demandé au patron de l'UMP, Jean-François Copé, de "désavouer immédiatement et de condamner clairement les propos" de Chantal Brunel. "Avec cette proposition ignoble, la députée UMP entend contrer la concurrence que le Front national représente pour l'UMP", écrit dans un communiqué le numéro deux du Parti socialiste. "Chantal Brunel est-elle passée de porte-parole de l'UMP à porte-parole du Front national" en "reprenant quasiment la proposition de Marine Le Pen de 'repousser les migrants dans les eaux ?", demande-t-il. "Cet énième dérapage d'une responsable UMP montre le danger de la surenchère permanente entre la droite et l'extrême droite".

Pour le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, "cette sortie atroce de la part de la députée UMP donne envie de vomir. On touche le fond""L'affolement gagne les rangs de l'UMP. Ces propos racistes doivent être condamnés au plus vite par Jean-François Copé. Toute autre attitude de la part du secrétaire général de l'UMP serait comprise comme une approbation", poursuit-il. Et le numéro un communiste d'appeler "à se servir des bulletins de vote Front de gauche, le 20 mars prochain (aux cantonales), pour sanctionner les noces brunes entre l'UMP et le FN. C'est urgent".

 

 

"Une députée débile"

Face à la montée du Front National dans les sondages, il y a des solutions. Et ces solutions, ce n'est pas de dire "renvoyons les immigrés dans des bateaux" comme cette débile de députée UMP", a, pour sa part fustigé Cécile Duflot, mardi soir sur Europe 1.

 

 

 

Sources : Mediapart, DailyMotion

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 20:31
http://img4.hostingpics.net/pics/732881GerardLonguetmajax.pngUne famille au-dessus
de tous soupçons

 

Avec les Longuet, l’expression "famille politique" prend un autre sens. Alors que Gérard vient d’être nommé ministre de la défense, sa femme, Brigitte, est pressentie pour devenir vice-présidente de la Commission nationale des professions libérales, nommée par le ministre Frédéric Lefebvre. Tandis que leur fille Aurore travaille comme "conseillère-fantôme" au cabinet de Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’environnement.



http://img4.hostingpics.net/pics/721344Brigittelonguet.jpgBrigitte Longuet trouve la question «choquante. Les professions libérales, c’est ma vie. Ce poste de vice-présidente serait une forme d’aboutissement. Ma carrière et celle de mon mari n’ont jamais été liées. Poser cette question, c’est m’atteindre profondément dans ma valeur de femme au travail».

Brigitte Longuet est avocate depuis près de 40 ans. Elle explique que tout son parcours la qualifie pour occuper une telle fonction. Mais cette fonction, c’est elle-même qui l’a façonnée.

En septembre 2009 en effet, Hervé Novelli, alors secrétaire d’Etat chargé du commerce et des services, lui confie une mission de réflexion sur l’avenir des professions libérales. Pourquoi elle ? «Son cabinet n’est pas vraiment un des plus grands de la place. Ça aurait pu être 300 autres personnes», assure un membre de la commission qui s’appelait encore à l’époque la Commission nationale de concertation des professions libérales (CNCPL, une instance consultative où siègent des représentants du secteur). Mais Hervé Novelli n’a visiblement pas eu envie de chercher trop loin. Il connaît très bien Brigitte et surtout son mari Gérard : dans les années 1960, déjà, ces deux amis militaient coude à coude au sein du groupe d’extrême droite Occident. A présent, ils pilotent ensemble le club des Réformateurs (incarnation de l’aile libérale de l’UMP), respectivement comme numéros un et deux.

Brigitte Longuet explique que cette mission prestigieuse, "non rémunérée", lui a pris quatre mois, pendant lesquels elle a travaillé «entre 12 et 14 heures par jour». Au bout du compte, en janvier 2010, elle émet plusieurs propositions, comme celle de refaire des «professions libérales» un département ministériel à part entière (ce qui est acté dès le remaniement de novembre 2010). Surtout, elle veut donner plus de pouvoir à la CNCPL. Ses idées, que les professionnels ne jugent pas infamantes, trouvent assez peu d’échos; rebaptisée "Commission nationale des professions libérales", la nouvelle commission continuera demain de se borner à un rôle consultatif. Mais pour beaucoup, à l’issue de sa mission, l’avocate a su se faire entendre sur un point : la création d’un poste de vice-président (exerçant le véritable leadership, la présidence revenant de droit au ministre).

 

«Avec une telle nomination, la commission serait mort-née»

Brigitte Longuet assure qu’elle n’a pas demandé cette création de poste (qui ne figurait pas noir sur blanc dans son rapport). Mais son déni ne convainc guère : «Qui d’autre qu’elle aurait pu faire cette demande, raisonne un membre influent de la Commission, qui vante par ailleurs les qualités professionnelles de Me Longuet. Tout le monde a compris qu’elle se préparait une porte de sortie au cas où elle perdrait la course pour devenir bâtonnier de Paris».

A l’époque, en effet, Brigitte Longuet est très occupée à faire campagne pour ce prestigieux poste de représentation des avocats. Le 30 novembre 2010 pourtant, jour de l’élection, elle n’arrive qu’en troisième position. Pas de bâtonnat donc, mais une carotte. Le 23 février 2011, un décret officialise la création de la nouvelle commission nationale des professions libérales, et de son poste de vice-président.

Un membre de l’ancienne structure s’interroge: «Est-ce un conflit d’intérêts, si elle est nommée, vu qu’elle a recommandé la création de la commission ? Si on parle d’intérêt moral, oui».

En septembre dernier, Jean-François Copé avait reproché à Martin Hirsch, auteur d’un livre sur les conflits d’intérêts, d’avoir fait voter une loi qui prévoyait la création d’une Agence du service civique dont il allait devenir lui-même le président.
En l’espèce, aucune rémunération n’est toutefois prévue et Brigitte Longuet dit qu’elle n’en demandera pas. Tout n’est qu’affaire de prestige, de pouvoir. Mais un autre problème se pose : le 27 février, quatre jours après le décret créant la nouvelle commission, Gérard Longuet est nommé ministre de la défense.
Alors que la nomination de Brigitte Longuet était quasi entérinée, personne n’osant l’affronter, cette nouvelle situation fait jaser. Un membre de l’ancienne commission explique : «Il me semblerait légitime que sa nomination soit désormais écartée : le droit de la famille a des limites».
Pour Brigitte Longuet, cela n’a pas de sens : la Défense et les professions libérales n’ont rien à voir. «Ou alors si ça pose problème, je ne peux plus rien faire à part aller dans un couvent.»

Il n’empêche, plusieurs membres de la commission, sans remettre en cause ni les compétences de Brigitte Longuet, ni le contenu de son rapport, estiment qu’«aujourd’hui, avec une telle nomination, la commission, qui hérite d’un nouveau nom et de nouvelles prérogatives, serait mort-née. On l’imaginera toujours manipulée, elle sera suspectée de partialité. Comment sera comprise, par exemple, notre position dans un débat sur la dépendance et sur le rôle des médecins libéraux ? Les gens se poseront des questions. Pour qui roule-t-elle ?».

Alors qu’un arrêté de nomination des membres est attendu d’ici 15 jours, l’avocat précité, assez inquiet, poursuit : «On n’a pas besoin de ça. Déjà, les professions libérales sont prises pour une catégorie de nantis alors qu’énormément triment au quotidien. Il ne faut pas que quelqu’un brouille encore notre image». Il précise : «De toute façon, elle n’a pas un côté suffisamment transversal pour satisfaire tout le monde. Elle a un profil très juridique alors que plus de 50% des professions libérales exercent dans le domaine médical, qu’elle ne connaît pas bien.»


Conseiller-fantôme

Le même reproche lui avait été fait lors des auditions menées pour son rapport : trop de personnes exerçant des professions juridiques, pas assez de médecins, experts-comptables, kinés, architectes, etc. Quand il est remis le 21 janvier 2010, le secrétariat d’Etat Hervé Novelli n’émet toutefois aucune réserve et évoque même "un panel très large" auditionné.

Contrairement à l’habitude, au bas du communiqué envoyé, le nom du contact presse n’est toutefois pas mentionné. Seulement un numéro.
Or, après vérification, ce numéro constitue la ligne directe d’Aurore Longuet, fille de Gérard et de Brigitte, alors conseillère presse au cabinet d’Hervé Novelli.

Pratique : la fille assure pour le compte d’un ministère le service après-vente d’un rapport rédigé par sa propre mère à la demande d’un copain de son père. Sur cet épisode-là, Brigitte Longuet, qui se dit seulement «très fière de ses quatre enfants à qui elle a enseigné le sens de l’effort», ne s’étend pas. Pas plus qu’Aurore, également contactée par Mediapart.
http://img4.hostingpics.net/pics/677637aurorelonguet.jpgEn revanche, Aurore Longuet admet travailler aujourd’hui au cabinet de Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’écologie, des transports et du logement, où elle signe des communiqués… alors qu’elle ne figure pas dans l‘organigramme officiel.
Depuis que François Fillon a demandé aux ministres de limiter à vingt le nombre de leurs collaborateurs, pour réaliser des économies budgétaires, ceux-ci ne sont désormais pas tous «déclarés». La «fille cachée» de Gérard Longuet fait partie de ces collaborateurs-fantômes que Mediapart avait par exemple repérés chez François Baroin au mois de novembre.

Les consignes du premier ministre ne seraient donc qu’un effet d’affichage, les collaborateurs continuant d’être rémunérés, mais sans publicité ?  La chef du service communication chez NKM, Anne Dorsemaine, est bien obligée de l’admettre : «Oui, il y a encore un ou deux chargés de missions comme Aurore Longuet et la règle est peut-être un peu hypocrite. Mais avant que François Fillon ne demande à ce qu’on respecte un seuil limite, tient-elle à préciser, il y en avait peut-être 25.»
Quant à Aurore Longuet, Anne Dorsemaine la trouve «particulièrement courageuse d’avoir accepté le poste en sachant qu’elle ne serait pas publiée (au Journal officiel) . C’est un handicap dans une carrière».

Anne Dorsemaine nie s’être vue sommée de recaser cette fille de futur ministre. «Je l’ai choisie. J’avais travaillé avec elle quand elle était chez Hervé Novelli, sur un dossier lié au numérique. Elle n’était pas gourde, elle savait écrire. Quand j’ai dû renforcer mon équipe, je l’ai appelée et je lui ai dit: “Je veux bosser avec toi, en dépit du fait que tu sois une "fille de ". Oui, insiste-t-elle, “en dépit de”. Car j’ai une grande méfiance envers les gens du sérail, très nombreux en politique.»

Anne Dorsemaine évoque le CV d’Aurore Longuet, qui est titulaire d’une maîtrise de sciences de gestion de Paris-Dauphine, d’un DESS médias et télécoms de la même université et d’un MBA de l’American University (Washington, DC). La jeune femme a été analyste économique à la direction financière de SFR de 2003 à 2005, puis consultante en communication institutionnelle et financière chez EuroRSCG de 2005 à 2007.
Aurore Longuet est probablement pleine de qualités. Comme sa mère. Comme des centaines de personnes qui auraient pu prétendre aux mêmes postes.


http://www.republicoftogo.com/var/ezflow_site/storage/images/toutes-les-rubriques/politique/mally-la-corruption-est-un-frein-au-developpement/21089-1-fre-FR/Mally-La-corruption-est-un-frein-au-developpement_article_top.jpg

 

Source : Mediapart

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 00:50

Gerard-Longuet.jpg

... mais ce n'est pas un gentleman !

 

Le nouveau ministre de la Défense se voit reprocher une prise illégale d'intérêts : le sénateur de la Meuse avait été rémunéré en 2009 par GDF Suez pour une mission de conseil alors même qu'il traitait des sujets liés à l'énergie au sein d'un groupe parlementaire.

 

Le nouveau ministre de la Défense,  ancien sénateur de la Meuse, se voit reprocher une prise illégale d'intérêts : l'ancien sénateur de la Meuse, qui a reconnu avoir été payé pendant quinze mois par GDF Suez pour une mission de conseil alors même qu'il traitait des dossiers liés à l’énergie au Sénat. Jean-Marie Kuhn reproche à Gérard Longuet ces deux emplois, qui, juge-t-il, constitue une situation de prise illégale d’intérêt.

 
Une plainte contre X pour prise illégale d'intérêts, recel, blanchiment, escroquerie, abus de confiance et abus de biens sociaux a été déposée dans la journée, auprès du procureur de la République de Paris par Jean-Marie Kuhn, actionnaire minoritaire de GDF Suez. Cette plainte vise Albert Frère, premier actionnaire privé du groupe énergétique et.... Gérard Longuet, nouveau ministre de la Défense
L'auteur de la plainte reproche à ce dernier l'exercice d'une mission pour GDF Suez alors qu'il était sénateur, membre du groupe d'études de l'énergie. Une double casquette qui, selon Jean-Marie Kuhn, a placé Gérard Longuet dans une situation de prise illégale d'intérêt. 
«Pendant ces quinze mois (en tant que conseiller de GDF Suez) M. Longuet, au Sénat, va défendre les positions favorables à ce groupe, notamment en vue de l'adoption de la loi NOME (Nouvelle organisation du marché de l'électricité)» est-il écrit dans la plainte. L'attaque de Jean-Marie Kuhn vise l'activité de lobbying exercée par Gérard Longuet durant la période préparatoire de la future loi NOME - que révélait dès juillet dernier le site Mediapart. Celle-ci a été discutée au Parlement et votée l'an dernier.

 

Quant à Albert Frère, l'auteur de la plainte lui reproche d'avoir fait attribuer ce contrat à Gérard Longuet.
Cette nouvelle procédure de Jean-Marie Kuhn, menée par l'avocat William Bourdon, s'inscrit dans le long conflit qui l'oppose au groupe d'origine belge au sujet, notamment, des conditions de la vente par Albert Frère à la fin de 2006, de la chaîne de restauration Quick à la Caisse des dépôts et consignations.

 

Les raisons de la plainte contre Gérard Longuet

La plainte contre X visant Gérard Longuet, ministre de la Défense, et Albert Frère, premier actionnaire privé de GDF-Suez, est-elle politique? Alors que la campagne présidentielle est déjà lancée, la question est sur toutes les lèvres. 
L'auteur de la plainte, Jean-Marie Kuhn, actionnaire minoritaire deGDF Suez, reproche au ministre l'exercice d'une mission pour GDF-Suez alors qu'il était sénateur et membre du groupe d'études de l'énergie. Ce contrat, liant Gérard Longuet à GDF-Suez, n'est pourtant pas nouveau: son existence avait déjà été révélée en juillet dernier par Médiapart. Alors pourquoi porter plainte "seulement" maintenant, quelques jours seulement après le retour de Longuet au gouvernement ? 

"Monsieur Albert Frère, sachant la gravité des faits, a fait déposer, en ce 3 mars, une OPA [offre publique d'achat] par sa société Fingen sur la Compagnie nationale à portefeuille (CNP) qu'il contrôle déjà à plus de 70%. Cette annonce a interpellé les analystes et observateurs qui y voient une manoeuvre pour tenter d'échapper à certaines poursuites car la privatisation de la CNP empêchera les plaintes de petits porteurs et libèrera la CNP des contrôles des autorités boursières", détaille Jean-Marie Kuhn - également actionnaire de la CNP - dans un communiqué dont LEXPRESS.fr a eu la primeur. 
En clair, c'est l'annonce de l'OPA qui aurait décidé Jean-Marie Kuhn à porter plainte contre Gérard Longuet et Albert Frère et non un calcul politique visant à affaiblir le camp Sarkozy. En rachetant, via une de ses entreprises, les 30% restants de la CNP, estime le plaignant, Albert Frère met un terme à la cotation en bourse de la Compagnie et évince ainsi les actionnaires minoritaires... 
Cette plainte contre le ministre et le premier actionnaire privé du groupe énergétique s'inscrit, rappelle le communiqué, "dans un contexte global de corruption". Jean-Marie Kuhn a déposé en 2009 une plainte en Belgique pour faux, usage de faux, escroquerie et abus de confiance, visant la cession d'actifs réalisée par le groupe Albert Frère à la Caisse des Dépôts et des Consignations.



Le communiqué :


 
"Le 24 juillet 2009, j'ai déposé plainte contre X à Charleroi (Belgique) pour faux, usage de faux, escroquerie et abus de confiance. Ma plainte vise la cession d'actifs réalisée par le Groupe Albert FRERE à la Caisse des Dépôts et Consignations(CDC) pour un montant de 1,25 Milliard € dont la chaîne de restauration rapide QUICK dans des conditions irrégulières.
En décembre 2009, le Procureur du Roi a requis le juge d'instruction d'instruire de chef de faux et usage de faux, faux bilans et usage de faux bilans dans l'établissement des comptes de QUICK RESTAURANTS S.A..
Le Groupe Albert FRERE a pour associés notamment BNP PARIBAS (France), POWER CORPORATION (Canada) et AVH (Belgique). Grâce à son réseau politico-financier, il exerce une grande influence au travers de participations dans des sociétés telles TOTAL, GDF-SUEZ, LAFARGE, IMERYS, PERNOD RICARD et SUEZ ENVIRONNEMENT.
La médiatisation de ma plainte a très rapidement donné lieu à des remontées d'informations faisant état d'affaires connexes qui s'apparentent elles aussi à de la corruption. 
Monsieur Albert FRERE, sachant la gravité des faits, a fait déposer, en ce 3 mars, une OPA par sa société FINGEN sur la Compagnie Nationale à Portefeuille (CNP) qu'il contrôle déjà à plus de 70%. Cette annonce a interpellé les analystes et observateurs qui y voient une manoeuvre pour tenter d'échapper à certaines poursuites car la privatisation de la CNP empêchera les plaintes de petits porteurs et libèrera la CNP des contrôles des autorités boursières.
Il devenait donc urgent pour moi de traiter les affaires connexes et j'ai commencé par le contrat de consultant liant Monsieur LONGUET et GDF-SUEZ.
La Justice déterminera facilement et rapidement si ce contrat, déjà révélé par les médias durant l'été 2010, correspond à un travail effectif réalisé dans l'intérêt social de GDF-SUEZ et si oui lequel. Dans le cas contraire, ce contrat a- t-il été octroyé à Monsieur LONGUET pour services rendus lors de la fusion GDF-SUEZ ou dans le but d'obtenir des modifications législatives et règlementaires favorables à GDF-SUEZ? Il conviendra aussi d'éclaircir pourquoi Monsieur Albert FRERE serait lui-même àl'origine dudit contrat.
Chacun comprend bien la gravité de ces affaires qui s'inscrivent dans le contexte global de corruption visé dans ma plainte en Belgique.
La Justice doit maintenant pouvoir faire son travail en toute indépendance et dans la sérénité. C'est une condition essentielle pour que notre République devienne irréprochable." 

 

La Caisse des Dépôts pourrait vendre Quick®


La caisse des dépôts et consignation (CDC), bras financier de l'Etat, étudie la possibilité d'une vente de Quick qu'elle détient dans son portefeuille à travers des fonds communs de placements à risques.

La banque Rothschild a été mandatée pour réfléchir à trois options possibles: une cession pure et simple des actifs à un industriel, une introduction en Bourse ou un refinancement de la dette via le high yield.

Les actifs de Quick acquis en 2006 par la filiale capital investissement de la CDC - désormais rebaptisée Qualium - au milliardaire belge Albert Frère, "ont très bien performé", a commenté Jean Eichenlaub, le patron de Qualium.

La vente, en 2006, de la chaîne de restauration Quick par à la CDC avait fait à l'époque l'objet d'allégations de surévaluation. L'homme d'affaires français, Jean-Marie Kuhn, a déposé deux plaintes l'une auprès de la justice belge et l'autre auprès de la justice française, "classée sans suite".

La thèse de M. Kuhn est que la filiale de la CDC aurait sur ordre de l'Etat français payé trop cher Quick, versant 800 millions d'euros à M. Frère pour une entreprise évaluée en 2004 à quelque 300 millions d'euros.

Qualium investissement est une filiale de la CDC qui a pour objectif d'investir dans des sociétés valorisées entre 40 et 250 millions d'euros, des PME souvent familiales qui cherchent des nouveaux actionnaires ou des financements nécessaires à des acquisitions.

 

 

Sources : l'express.fr, 20minutes.fr

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 17:12

Euskal

STOP AU MASSACRE

 

Jamais autant d'arrestations ne se sont produites que depuis la trève annoncée par ETA en septembre 2010.

La dictature espagnole associée à la milice française a d'ailleur rejeté ce cessez-le-feu afin d'écraser le Pays Basque avec son arme favorite, le Mandat d'Arrêt Européen.

Sous couvert de lutte contre la criminalité et le terrorisme ce sont aujourd'hui des centaines de militants progressistes qui sont victimes de la répression. Depuis la validation de l'extradition d'Aurore Martin en décembre dernier qui a été condamné à être livrée aux autorités judiciaires espagnoles les basques essuient une véritable inquisition semblable au passé franquiste peu glorieux qui a pourtant déshonoré l'Espagne. Aurore est devenue un symbole de cette répression mais de nombreux anonymes ne sont pas parvenus à echapper au joug des états impérialistes.

 

De nombreuses informations viennent confirmer cette persécution


Euskal Herria, le 22 février 2011


Un dossier de presse du Collectif comprenant la présentation de chacun de ces jeunes et les témoignages de tortures subies par ceux qui n’ont pas eu la chance de pouvoir fuir peut être demandé en écrivant à Askatasuna (askatasuna.eh@free.fr) ASKATASUNA Conférence de presse du COLLECTIF CONTRE LE MANDAT D’ARRÊT EUROPÉEEN Représentants : Amaia ELIXIRI (Segi) et Francis CHARPENTIER (plateforme syndicale Solidaires) Bonjour à tous et merci d’être présents L’acceptation du mandat d’arrêt européen à l’encontre d’Aurore Martin nous place dans une situation nouvelle. Une porte s’est dangereusement ouverte, dangereuse pour les militant-e-s basques mais également pour n’importe quel militant-e politique ou syndicaliste.

L’Etat français a franchi le pas en acceptant la remise d’une militante de nationalité française permettant ainsi que tous les militant-e-s du Pays Basque nord apparaissant dans des dossiers traités à Madrid soient inquiété-e-s, et, à plus long terme, la société en général. De nombreuses voix se sont faites entendre pour dénoncer cette situation, les mobilisations se sont multipliées et un Collectif s’est monté, composé pour l’heure d’Abertzalen Batasuna, Anai artea, Askatasuna, Batasuna, CDDHPB, LAB, NPA, Segi et Solidaires.

Le Collectif a pour but de mettre en évidence les atteintes aux droits civils et politiques (droit à l’organisation, à l’expression, de réunion, et d’opinion) que créent le mandat d’arrêt européen. Le Collectif a pris l’engagement de mettre en évidence les pratiques de cette juridiction et de mener campagne pour l’abrogation du mandat d’arrêt européen. En ce sens, nous organisons à partir d’aujourd’hui une action d’une semaine, ici même à Ispoure. Nous avons parmi nous huit jeunes de l’organisation de jeunesse Segi : Bergoi Madernaz, Aitziber Plazaola, Beñat Lizeaga, Aiala Zaldibar, Xalbador Ramirez, Endika Perez, Irati Tobar et Jazint Ramirez.

Il y a de cela quatre mois, ils et elles ont dû fuir de la scène politique publique. Sur ces huit jeunes, l’une est sous le coup d’un mandat d’arrêt européen et les sept autres risquent fortement d’être dans la même situation sous l’ordre du tribunal special qu’est l’Audience nationale de Madrid. C’est cette dernière qui a mis en marche la stratégie d’illégalisation qui permet d’instrumentaliser la torture, quasi systématiquement pratiquée lors des arrestations.

Le mandat d’arrêt européen cache cette réalité. Le Collectif a pris l’engagement de mettre en évidence les pratiques de cette juridiction Par cette action, le Collectif dénonce la situation de ces jeunes. Les illégalisations de Segi et d’autres organisations comme Askatasuna, Batasuna… laissent carte blanche à l’Etat espagnol pour condamner une activité politique. Ce ne sont pas des actions qu’ils jugent mais des idées. Il suffit d’être membre d’une de ces organisations pour être torturé-e et incarcéré-e. C’est leur activité politique qui est visée. Leurs droits civils et politiques sont bafoués. Ils risquent une peine de 12 ans de prison pour appartenance à une organisation politique. Ces jeunes, comme Aurore Martin, sont des militants de la gauche abertzale et c’est pour cela qu’ils et elles sont attaqués.

Ils veulent empêcher leur militance politique, attaquer leurs idées. Il est clair que le débat qui entoure le mandat d’arrêt européen n’est pas celui de la nationalité mais celui des atteintes aux droits civils et politiques, le vrai problème est là. Texte lu par l’un d’eux au nom des huit jeunes: « Nous aimons le Pays Basque, nous rêvons en la liberté, c’est la raison pour laquelle de génération en génération nous avons décidé de nous battre. Avec pour objectif l’indépendance et le socialisme, nous travaillons quotidiennement dans la construction du Pays Basque. Au lycée, à l’université et dans les entreprises, tous ensemble, nous travaillons en faveur du pays libre dans lequel nous souhaitons vivre.

C’est pour cela que nous sommes attaqués. C’est parce que nous menons la lutte en faveur de l’indépendance et du socialisme que nous sommes en permanence punis, fichés, arrêtés, torturés et persécutés. Nous sommes définis comme « terroristes » parce que nous militons dans les assemblées d’étudiants, dans les mouvements féministes, en faveur du droit au logement ou encore parce que nous travaillons en faveur du gaztetxe. Parce que nous croyons en l’indépendance nous sommes des terroristes. Le 22 octobre dernier, sur ordre du tribunal spécial de l’Audience nationale et dans le but de nous arrêter, de nous torturer et de nous incarcérer, des centaines de policiers armés jusqu’aux dents ont pénétré de forces dans nos maisons.

Eux qui manipulent quotidiennement des concepts tels que la démocratie ou la paix veulent mettre en prison nos rêves et nos illusions, ils veulent en finir avec la jeunesse engagée. Parce que nous ne sommes pas tombés dans les griffes de la police, nous avons eu plus de chance que nos autres camarades. Pour leur part, ils ont été incarcérés dans de sombres cellules espagnoles après avoir dû endurer de lourdes séances de torture. Nous avons fait un choix et nous l’assumons fermement. Loin de nier notre militance politique, nous apparaissons devant la presse et le Pays Basque entier de façon humble mais fiers de ce que nous sommes. Nous voulons clamer haut et fort que nous n’allons pas plier ni céder face aux menaces et aux accusations ; nous continuerons à travailler en faveur de l’indépendance et du socialisme. Depuis que la police s’est introduite dans nos maisons, nous avons encore plus de force et d’envie.

C’est pour cela et pour défendre nos droits civils et politiques que nous avons décidé de participer à cette action contre le mandat d’arrêt européen. L’Etat espagnol veut nous criminaliser et nous torturer. En appliquant systématiquement les demandes de mandat d’arrêt européen, la position anti-démocratique de la France va une nouvelle fois apparaître au grand jour. Situation politique du Pays Basque Dans le nouveau contexte politique qui se développe, nous devons, en tant que jeunes, beaucoup travailler. A partir de la situation d’oppression et de négation que nous connaissons aujourd’hui, nous devons faire le pas en faveur de la liberté au Pays Basque. A partir de la négation de nos droits jusqu’à l’autodétermination et à la reconnaissance territoriale, nous nous devons de construire une véritable scène démocratique. Dans la voie de la résolution du conflit politique et armé, le Pays Basque a effectué les premiers pas d’une véritable marche en avant.

Pour que le Pays Basque connaisse enfin la résolution du conflit, il revient aux Etats français et espagnol d’écarter tous les mécanismes répressifs et d’ouvrir la voie de la négociation. De notre côté, en effectuant l’apport nécessaire de la jeunesse, nous continuerons à lutter avec autant de détermination et d’envie, jusqu’à parvenir à l’indépendance et au socialisme. Pour finir, nous voulons transmettre toute notre amitié à toute la jeunesse du Pays Basque en lutte. Parce que c’est la seule voie, continuons à lutter !». Conclusion du Collectif : Ils et elles ont voulu cette semaine apparaître publiquement, parce qu’ils et elles ont la volonté de continuer leur travail politique mais aussi parce qu’ils ont besoin de soutien. Ils et elles ont fait le difficile choix de fuir parce qu’ils et elles risquaient d’être sauvagement torturé-e-s. Il y a déjà eu beaucoup trop de militant-e-s torturé-e-s. Le collectif s’élève contre ces pratiques.

Nous refusons qu’ils et elles soient remi-e-s aux autorités espagnoles et exigeons l’arrêt des poursuites à leur encontre comme à l’encontre d’Aurore Martin. Nous souhaitons, que tous et toutes manifestent leur soutien et participent à toutes les mobilisations. A partir d’aujourd’hui nous organisons des rassemblements tous les jours a Ispoure meme, a midi et a 19h. Nous appelons tous le monde a se mobiliser et a partiper a nos actions. Ispoure, le 21 février 2011 *** LA MOBILISATION CONTINUE À ISPOURE Non aux mandats d’arrêt européens. Après l’annonce hier par le Collectif contre le mandat d’arrêt européen de l’action de huit jeunes de Segi qui durera une semaine à la salle Faustin Bentaberri d’Ispoure, la mobilisation prend forme. 137 personnes ont pris part au rassemblement hier, et une trentaine a passé la nuit dans la salle avec les huit jeunes.

Une précision importante, le Collectif d’acteurs politiques et sociaux n’est pas un nouveau mouvement mais bien le même collectif qui s’est créé autour d’Aurore Martin. Différents rendez-vous auront lieu cette semaine: Chaque jour : rassemblement à 12h et 19h à Ispoure ou Donibane-Garazi Mardi soir : soirée débat sur la torture avec la participation d’un représentant du TAT (groupe contre la torture) Jeudi soir : soirée débat sur le mouvement de la jeunesse Vendredi soir : soirée concert. Pour finir, nous réitérons l’appel à venir les soutenir et discuter avec eux à tous les acteurs politiques et sociaux, partis, élus, syndicats, associations, ainsi qu’à toute personne concernée par le respect des droits parmi lesquels ceux de s’exprimer et de s’organiser.

 

 


 

 

 

Communiqué d'Askatasuna du 01/03/2011

 
Le mandat d'arrêt européen contre Eider Zuriarrain, arrêtée le 16 février dernier à Bayonne et présentée par certains grands médias comme « une militante d'ETA en fuite » alors qu'elle vivait publiquement et travaillait à l'ikastola de Bayonne, a été accepté par le Tribunal de Pau. Elle est, pour l'instant, toujours en liberté sous contrôle judiciaire.


Le 02/03/2011

Deux hommes et deux femmes ont été arrêtés ce matin à Bilbao (Bizkaia) par la Guardia Civil qui les accuse d'être membres d'ETA. Daniel Pastor, Lorena Lopez, Beatriz Etxeberria et Iñigo Zapirain ont été placés sous le régime de la mise au secret et sont en grand danger d'être, à leur tour, torturés pendant 5 jours.

 

Un jeune militant indépendantiste espagnol, membre de l'organisation Segi, a été interpellé aujourd'hui à la sortie de Bayonne, sous les yeux de plusieurs journalistes, à l'issue d'une conférence de presse à laquelle il avait participé.

Le jeune homme, Endika Perez Gomez, 23 ans, fait partie d'un groupe de huit membres de Segi, tous visés par des mandats d'arrêt européens émis par Madrid pour leur appartenance à cette organisation interdite en Espagne en raison de ses liens présumés avec le groupe armé ETA. Six d'entre eux avaient déjà été arrêtés par la police française.

Le militant, qui avait participé à une conférence de presse organisée à Bayonne par le Comité de défense des prisonniers basques Askatasuna, avait pris place dans la voiture d'élus venus témoigner leur soutien aux jeunes espagnols interpellés. Plusieurs journalistes qui les suivaient sur le chemin du retour ont assisté, à la sortie de Bayonne, à une opération menée avec trois voitures banalisées qui ont bloqué le véhicule sur le bord de la route.

Plusieurs agents en civil cagoulés, pistolet au poing, se sont précipités sur la voiture immobilisée et en ont extrait sans ménagements le jeune homme, "pointant de leurs armes aussi bien vers le militant que les élus qui l'accompagnaient", selon le témoignage d'une journaliste présente. Une vitre arrière du véhicule a été fracassée au cours de l'opération.

Le propriétaire du véhicule, Jean-François Bederede, élu de Saint-Pée-sur-Nivelle, avait déjà été intercepté dans la matinée lorsque deux autres militants qu'il transportait vers Bayonne, ont été interpellés dans des conditions identiques. Ils se rendaient à la même conférence de presse.

Askatasuna et un collectif constitué au Pays basque contre les mandats d'arrêt européens ont dénoncé l'utilisation "purement politique" de cet instrument juridique qui permet à la France, selon eux, de "livrer" des militants politiques à la police espagnole et à ses "méthodes bien connues".


Le 03/03/2011

La journée d'hier a été marquée par une véritable chasse à l'homme opérée par les services de police à l'encontre des jeunes de Segi. Après les quatre arrestations de lundi, ce sont trois nouveaux jeunes indépendantistes qui ont été arrêtés hier, avec des dizaines de policiers en civil mobilisés pour l'occasion. L'Etat français a donc décidé de réagir rapidement à l'annonce des huit jeunes de Segi de vouloir continuer à mener leur travail politique, malgré la menace des mandats d'arrêt européens (MAE) à leur encontre. Tellement rapidement que trois des interpellés de lundi sont passés dès mardi matin en procès à Pau, et se sont entendus dire par le juge que l'original du MAE ne lui était pas encore parvenu. En attendant, ces jeunes resteront en prison. La précipitation et la violence avec laquelle les policiers agissent pour arrêter coûte que coûte ces citoyens basques interrogent : comment justifier cette véritable chasse à l'homme qui se déroule en ce moment au Pays Basque ? Combien de policiers et de moyens mobilisés pour arrêter des jeunes, à qui l'on reproche uniquement d'avoir des idées politiques ? Comment comprendre la violence disproportionnée utilisée non seulement envers ces jeunes, mais aussi par rapport à des élus du peuple qui ont décidé courageusement de les héberger, en l'assumant publiquement ? Est-ce là la réponse de l'Etat français à ces jeunes qui demandaient la semaine dernière aux Etats français et espagnol de s'engager dans la voix de la résolution du conflit ? Les événements de ces derniers jours prennent une grave proportion. La lutte dite «antiterroriste» permet aujourd'hui à des policiers de fracasser la voiture d'un élu, de projeter à terre l'une d'entre eux, de les menacer avec des armes. L'entêtement et la pratique de l'Etat français par rapport aux citoyens basques nécessitent une réaction d'ampleur, au-delà du seul cercle abertzale. La participation massive à la chaîne humaine de samedi prochain permettra de mesurer la colère qui grandit de jour en jour en Pays Basque.

 

 


 

 

Extrait du 19/20 - EUSKAL HERRI - PAYS BASQUE du 2/03/2001

http://info.francetelevisions.fr/video-info/ref/images/2011/S03/19-20-euskal-herri.jpg

 


 

http://img4.hostingpics.net/pics/437037euskal.jpg

Espagne: le gouvernement demande l'interdiction du parti Sortu, trop proche de l'ETA

Le gouvernement espagnol a demandé jeudi l'interdiction du nouveau parti indépendantiste Sortu, considérant qu'il s'agissait d'un simple "prolongement" de Batasuna, parti considéré comme la vitrine politique de l'ETA, a-t-il annoncé.

Le gouvernement a demandé au Tribunal suprême de refuser l'inscription officielle sur les listes électorales de ce parti, créé par des proches de Batasuna dans le but de participer aux élections locales de mai.

Le gouvernement estime que le groupe armé ETA et Batasuna "utilisent tactiquement Sortu" et que ce parti est "un prolongement de Batasuna", a expliqué l'avocat général de l'Etat, Joaquin de Fuentes Bardaji, qui a déposé la demande.

Le parquet espagnol avait également demandé l'interdiction de Sortu, le 18 février, se basant sur un rapport de la police selon lequel "Sortu est une initiative liée aux idées de l'ETA" et mis en oeuvre sous son "contrôle direct".

La justice espagnole considère que Batasuna, interdit depuis 2003, fait partie du même ensemble que l'ETA même si ses dirigeants ont pris leurs distances avec la lutte armée et assurent aujourd'hui qu'ils n'ont plus rien à voir avec l'organisation clandestine.

Le Tribunal suprême dispose maintenant de 20 jours pour se prononcer sur la légalité de Sortu dont les statuts rejettent pourtant spécifiquement la violence de l'ETA.

 

RTBF.be

 


 

http://img.over-blog.com/285x300/0/53/50/33/logo-de-la-jcml.JPG

Communiqué de la JCML contre le Mandat d'Arrêt Européen

 


 

Aurore-Martin

 

Sources : Xarlo EtCHEzaharreta

 

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 16:22
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Linge sale

Il était une fois en Navarre, un site Web qui s'était fait un devoir de trier le linge sale de cette démocratie sui generis. C'était un porte-voix qui dénonçait les tortures, la guerre sale, les abus policiers, la cruauté et le chantage de la politique pénitentiaire infligée aux prisonniers et prisonnières politiques basques. C'était aussi un projecteur éclairant le bourbier où pataugent nos droits civils et politiques : illégalisations, fraudes électorales, interdictions d'actes publics, fermetures de médias, amendes, agressions, veto, censures...

Tous lieux et proportions gardés, c'était le WikiLeaks façon navarraise : parler de ce que d'autres taisent, fouiller dans les égouts du système, montrer ce qu'ils veulent nous cacher, aborder les affaires réservées, les sujets brûlants, l'interdit, le politiquement incorrect. Tout cela dans un contexte où le pouvoir coupe systématiquement les ailes à ceux qui mettent en cause la version officielle. Et, bien sûr, nous avons tous l'intime conviction que les ministres de l'Intérieur mentent comme des scélérats, mais qu'il est compliqué de le dire haut et fort, surtout quand des dizaines de milliers de policiers et une poignée de juges stars peuvent te tomber dessus et te pourrir la vie ou du moins une partie.
Je parle, bien entendu, d'Apurtu.org. Je parle d'Oihana, Edurne, Koldo et Pitu, sur lesquels ils ont lancé tout un régiment militaire et une campagne infâme de mensonges. Ils les ont maintenus quatre jours au secret et, il y a un mois exactement, nous craignions qu'ils ne soient torturés. Heureusement ce ne fut pas le cas pour eux, bien qu'une arrestation dans ces circonstances soit déjà en elle-même un mauvais traitement et une agression injustifiable.

Pour boucler ce scandale, le juge Grande-Marlaska a émis il y a quelques jours un nouvel arrêt décrétant le «gel préventif» du site Web pour une durée de quatre mois, ainsi que la fermeture des liens vidéo sur YouTube, le profil de Facebook, le compte de Yahoo... De fait, apurtu.org a disparu de la Toile, et ces jours-ci, le reste des pièces de la censure continuera à tomber. Nous sommes ainsi face à une nouvelle fermeture «préventive» d'un média, un autre porte-voix censuré au nom de la gueulante ultra du «tout est ETA», un autre sabotage du droit qui est le nôtre d'informer et d'être informés dans un contexte de liberté d'expression et où le délit ne soit pas de dénoncer des tortures mais le fait même de torturer.

Face à cette situation, la seule option possible est de mettre en marche un nouveau projet qui prenne la place dérobée au précédent, ce qui dans l'espace de communication basque est déjà devenu un rituel, un acte réflexe. Dans ce sens, après la rafle policière, un groupe de journalistes navarrais et divers collectifs de communication populaire avons décidé d'ouvrir le site Web ateakireki.com, avec lequel nous voulons favoriser le dépassement définitif de toutes les situations d'atteinte aux droits humains, civils et politiques qui sont actuellement perpétrés contre les citoyens et citoyennes de Navarre. Et s'il faut remettre en question les versions officielles et trier le linge sale, eh bien ! nous le ferons, bien que nous souhaitions ne plus devoir traiter ces sujets un jour prochain.

A cela, je voudrais ajouter un élément qui me semble important : indépendamment de son contenu, apurtu.org a supposé en Navarre et même dans tout Euskal Herria, à mon avis, une authentique innovation quant au style de communication, la façon de comprendre l'information, l'usage des nouvelles technologies. Pitu a su adopter un modèle qui est la marque de l'avenir de cette profession : il apparaissait dans les conférences de presse et les actes publics avec sa moto et sa panoplie d'homme-orchestre (appareils de photos et vidéo, tripode, magnétophone, ordinateur portable), et dans l'heure toute l'information était déjà sur la Toile et très vite après la vidéo. C'est pour cela que ce projet a eu un tel succès.

Les principaux journaux basques ont commencé à inclure des vidéo-reportages dans leurs éditions digitales quelques années après Apurtu qui était toujours le média le plus rapide quand il s'agissait de diffuser l'information à sa disposition avec la plus grande variété de formats. Pitu n'a jamais fréquenté la faculté de journalisme et, peut-être pour cela, il a vu aussi clairement les nouvelles clés : être petit, être réactif, être multimédia, travailler et communiquer sur la Toile. Il avait toujours une longueur d'avance et, aux dernières nouvelles, il était déjà en train de se spécialiser en retransmissions en direct sur Internet.

C'est pour tout cela qu'ils l'ont emmené et qu'ils le garderont en otage tant qu'il leur plaira. Quel beau triomphe de la démocratie ! Quelle incroyable victoire !
Quelle honte ! Quel linge sale ! Pitu askatu !

Sergio LABAYEN /Journaliste
Traduit par Ursoa PAROT-  Euskal Herriko Kazeta / Le Journal du Pays Basque - 03/03/2011

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Source : Xarlo EtCHEzaharreta
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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 18:27

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Un employé a été licencié pour avoir raconté à ses collègues de travail les relations intimes qu'il avait noué avec deux salariées.

 

Se vanter de ses conquêtes amoureuses à la machine à café peut vous coûter cher... surtout si ces aventures ont lieu au sein de l'entreprise. Un salarié nancéien de 39 ans en a fait l'amère expérience, rapporte ce mercredi l'Est Républicain. Alors qu'il venait d'obtenir une promotion au poste de chef du service des achats, son entreprise lui a signifié qu'elle s'apprêtait à entamer une procédure de licenciement à son encontre. Principaux motifs invoqués: son "manque d'intérêt manifeste" pour la formation qu'il venait de suivre pour son nouveau poste et ses confidences "sur ses conquêtes féminines" dans l'entreprise. Son ancienneté dans l'entreprise -17 ans- et ses très bons résultats n'y ont rien changé.  

La direction reproche en effet à ce don juan de la machine à café d'avoir raconté à trois de ses collègues les relations intimes qu'il a noué avec une salariée des ressources humaines et une autre collègue devenue depuis sa compagne. L'entreprise a estimé que compte-tenu des fonctions qu'il était amené à exercer, ce genre de discussion était de nature à perturber le bon fonctionnement de l'entreprise. "Faux, rétorque son avocat, Me Fabrice Gossin. Ces discussions relevaient du cadre privé: elles ont eu lieu lors d'échanges amicaux autour de la machine à café et au restaurant. Il n'y a jamais eu de plainte auprès de la direction, de grève ou autre nuisance. C'est juste une personne qui racontait à ses collègues comment il a rencontré sa femme".  

L'employé a porté plainte auprès du tribunal des Prud'hommes. Il réclame 104 000 euros de dommages et intérêts pour licenciement abusif. Si la décision est validée, elle risque d'avoir un fort retentissement dans de nombreuses entreprises: le bureau est le premier lieu de rencontres pour les couples, devant les mariages et les soirées. Résultat le 7 juin.

 

 

 

Source : L'Express.fr

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 06:25

http://img4.hostingpics.net/pics/367710Stormtroopers364.jpg

il sera bientôt impossible de se connecter

sans présenter notre ADN !

 

Un décret paru mardi 1er mars au Journal officiel impose aux hébergeurs et fournisseurs de services sur Internet de conserver pendant un an toute une série de données personnelles de l'internaute, comme ses codes confidentiels, ainsi que sa navigation sur la Toile.
 

"La durée de conservation des données (...) est d'un an", indique ce décret pris dans le cadre de la loi du 21 juin 2004 "pour la confiance dans l'économie numérique". Cette loi prévoit notamment que la police et gendarmerie nationale peuvent exiger ces données "afin de prévenir (...) les actes de terrorisme".
 

"Pour chaque connexion de leurs abonnés", les hébergeurs et fournisseurs de services sur Internet sont tenus de "conserver" des informations très diverses et très précises, selon ce décret. Ils doivent ainsi sauvegarder "les informations fournies lors de la souscription d'un contrat par un utilisateur ou lors de la création d'un compte", à savoir "les nom et prénom ou la raison sociale", "les adresses postales associées", "les pseudonymes utilisés", "les adresses de courrier électronique ou de compte associées", "les numéros de téléphone" ou "le mot de passe ainsi que les données permettant de le vérifier ou de le modifier".

 

Conserver le moyen de paiement, sa référence, son montant

Plus généralement, les hébergeurs doivent garder "l'identifiant de la connexion", "l'identifiant du terminal utilisé pour la connexion", "les dates et heures de début et de fin de la connexion" ou encore "les caractéristiques de la ligne de l'abonné". Pour chaque action d'un internaute sur la Toile, "la nature de l'opération" doit être consignée par ces prestataires, qu'il s'agisse d'écrire un e-mail ou de télécharger une image ou une vidéo, ainsi que "les date et heure", ordonne le texte.
 

"Lorsque la souscription du contrat ou du compte est payante", les hébergeurs et fournisseurs de services sur la Toile doivent également conserver le moyen de paiement, sa référence, son montant ainsi que "la date et l'heure de la transaction", précise-t-il. La Commission nationale informatique et libertés, la CNIL, qui défend le respect de la vie privée sur la Toile, a indiqué avoir rendu, dès 2007, un avis sur le sujet, mais celui-ci n'est pas public.

 

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Facebook veut mettre fin à l'anonymat dans les commentaires sur le Web

"Améliorer les commentaires partout sur Internet" : c'est un programme pour le moins ambitieux qu'a annoncé Facebook, mardi, en lançant une nouvelle version de sa plate-forme de gestion des commentaires. Les sites qui le souhaitent peuvent utiliser le système de Facebook plutôt que leurs propres outils de commentaires. Les internautes devront obligatoirement s'identifier avant de commenter des articles sur les sites partenaires, ce que Facebook présente comme une initiative visant à contextualiser les commentaires et à rendre les débats sur le Net plus courtois.

De nombreux sites et journaux sur Internet ont déjà sous-traité à Facebook leurs interfaces de commentaires : les internautes peuvent connecter leur compte Facebook au site et commenter ainsi les articles en signant de leur nom, avec un lien renvoyant vers leur profil Facebook. Mais, sur ces sites, il était quasiment toujours possible de commenter anonymement, sans passer par l'identification Facebook.

Dans la nouvelle version de l'interface, l'anonymat ne sera pas possible. Les sites obligeront les internautes à s'identifier avec Facebook ou d'autres fournisseurs d'identité, comme Yahoo!. Comme dans la version actuelle de la plate-forme, l'internaute aura également le choix de publier son commentaire sur Facebook en même temps que sur le site sur lequel il a commenté. Le commentaire apparaîtra sur le fil Facebook de ses amis, qui pourront, à l'inverse, poursuivre la conversation en publiant leurs commentaires sur le site initial.


Une incitation à s'inscrire sur Facebook

Facebook estime que le fait de publier des commentaires sous son vrai nom aura un effet bénéfique sur la qualité des commentaires, les internautes se montrant plus hésitants à publier des textes insultants, agressifs ou grossiers sous leur véritable identité. A contrario, l'obligation de s'identifier pourrait décourager de nombreux commentateurs qui, pour diverses raisons, souhaitent garder leur identité secrète. Mais cette évolution constitue aussi et surtout une forte incitation à s'inscrire sur Facebook : d'après les chiffres du cabinet Comscore, 2,5 millions de sites web utilisent déjà sous une forme ou une autre le Social Graph, l'ensemble des services à destination de sites partenaires proposé par Facebook, dont 80 des 100 sites américains les plus fréquentés.

Cette possibilité de publier des notes depuis Facebook sur un autre site est une première pour Facebook, et soulève des questions en terme de sécurité. Il y a quelques semaines, une faille de sécurité dans l'API (interface de programmation) de Facebook avait permis à des tiers de publier des mises à jour sur les statuts de plusieurs personnalités, dont Nicolas Sarkozy.

La nouvelle plate-forme proposera également aux administrateurs des sites des fonctions de modération plus avancée, notamment la possibilité de bannir certains mots.

 

Sarko-1984

 

 

Source : Le Monde.fr

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 11:45

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Le ministre des minorités religieuses
a été assassiné !

Des inconnus ont ouvert le feu et tué, mercredi 2 mars, le ministre des minorités religieuses pakistanais, le chrétien Shahbaz Bhatti, à Islamabad. Des hommes armés ont tiré en rafale sur sa voiture dans un quartier huppé de la capitale, a indiqué un officier de police, qui précise que les assaillants, au moins deux hommes à moto, ont pris la fuite. "Il était mort à son arrivée à l'hôpital, on lui a tiré dessus", a déclaré le Dr Azmatullah Qureshi, porte-parole de l'un des plus grands hôpitaux d'Islamabad, le Shifah.

http://img10.hostingpics.net/pics/506043ShahbazBhatti2.jpgCe meurtre survient en pleine controverse dans ce pays musulman sur des velléités d'amendement d'une loi prévoyant la peine de mort en cas de blasphème et l'assassinat début janvier d'un gouverneur qui avait pris la défense d'une chrétienne condamnée à la peine capitale pour avoir "insulté" le prophète Mahomet. Le ministre Bhatti, qui était l'un des défenseurs d'un amendement de la loi contre le blasphème et multipliait les déclarations sur les violences et intimidations dont est victime notamment la minorité chrétienne, se disait régulièrement menacé.

Le 4 janvier, en plein jour et devant le salon de thé d'un complexe commercial huppé d'Islamabad, Salman Taseer, le gouverneur du Penjab, la province la plus peuplée du Pakistan, avait été criblé de balles par un policier du commando d'élite chargé de sa protection. L'assassin, qui avait invoqué le fait que M. Taseer défendait une chrétienne condamnée à mort après avoir été accusée par des villageoises d'avoir insulté Mahomet et parce qu'il s'était fait l'avocat d'un amendement de la loi contre le blasphème, est devenu un "héros" aux yeux d'une grande partie de la population de la République Islamique du Pakistan.

Depuis deux mois, les manifestations de soutien au policier et hostiles à toute modification de la loi se multiplient dans le pays et le gouvernement, sous la pression de la rue, répète inlassablement qu'il n'a aucune intention de soutenir l'amendement présenté par certains parlementaires.

 

 

Source : LeMonde.fr

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 01:22

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La justice a confirmé la condamnation des huit étudiants, soutenus par le collectif Jeudi Noir, qui ont occupé durant quinze mois le 69 rue de Sèvres, à Paris. Ils vont devoir verser quelque 80.000 euros d'indemnités à la propriétaire du logement !

 

http://img10.hostingpics.net/pics/695412RedHair01.jpgDans un premier jugement rendu en référé, les étudiants, membres de l'association Jeudi Noir, avaient dénoncé l'attitude de la propriétaire des 250 m2 inoccupés du 69 rue de Sèvres, dans le 6e arrondissement de Paris, affirmant n'avoir causé aucun préjudice à cette "millionnaire et exilée fiscale" qui vit en Belgique. D'autant que, depuis leur départ il y a un an et demi, elle n'a ni loué ni vendu les lieux. Quant aux "dégradations", elles sont selon eux une invention de la propriétaire qui espère faire payer par les mal-logés la remise à neuf de son bien. Dans la décision rendue le 28 février, le tribunal a finalement estimé que la somme retenue par le juge des référés était juste et l'a donc confirmée. Les squatters devraient donc payer solidairement 80.666,52 euros "au titre de l'indemnité d'occupation" et 677 euros "au titre de la consommation d'eau".

http://img10.hostingpics.net/pics/342722JeudiNoir02.jpgComme le collectif Jeudi Noir en a l’habitude, les huit étudiants avaient pourtant proposé, dès le début de l’occupation en mars 2008, à la propriétaire de lui payer un loyer, et s'étaient engagés à quitter les lieux dès qu’elle en aurait eu besoin pour louer, vendre ou faire des travaux. Mais la réponse ne fut pas celle espérée : la propriétaire a réussi à faire condamner les étudiants et à faire saisir leurs comptes bancaires. Ils avaient pourtant reçu ces derniers mois le soutien de nombreuses personnalités : le député UMP Etienne Pinte, le Maire de Paris Bertrand Delanoë, l’ancien Haut-Commissaire à la Jeunesse Martin Hirsch, Monseigneur Gaillot… Même le Maire UMP du 6e arrondissement, Jean-Pierre Lecoq, pourtant critique à l’égard du collectif Jeudi Noir, avait officiellement condamné le comportement de cette propriétaire particulièrement acharnée.


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Dans un communiqué, les étudiants se disent "dégoûtés". "Toute notre vie, on va avoir cette dette qui va peser sur nous." Mais surtout, déclarent-ils, "le droit au logement a valeur constitutionnelle, la justice semble l'oublier. Vous pouvez laisser votre immeuble à l'abandon, se dégrader pendant dix ans en plein cœur de Paris. Si des mal-logés l'occupent, vous pourrez les faire condamner à vous verser plus de 80 000 € ! Peu importe qu'ils soient étudiants, sans soutien de leurs parents : la dette qui pèse sur eux est imprescriptible et vous pourrez saisir leurs comptes en banque aussi longtemps qu'il vous plaira." Pour Jeudi Noir, "tous les mal-logés reçoivent aujourd'hui ce signal : les plus riches peuvent vous priver de logement si tel est leur bon plaisir et si ça ne vous plaît pas, vous le paierez très, très cher." Les squatters devraient faire appel de cette décision.

Impossible de rester impassible face à un enjeu qui dépasse la seule procédure d'une propriétaire contre des squatteurs. Derriere se greffe une symbolique. Un immeuble de plusieurs étages libres et vide. Innoccupation malgré les propositions de promoteurs, de Mairies, d'association. L'immeuble sera occupé jusqu'à l'expulsion avec évidemment beaucoup de CRS, avec pour conclusion, la condamnation... pourtant le batiment n'est toujours pas loué et reste vide. La porte a été murée. Avec ce jugement c'est une jeunesse qu'on brise et qui mettra 30 ans à rembourser ce montant exorbitant.

 

 

 

Source : LaVie.fr

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Résistance

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