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  • : Le blog satirique du Papy Mouzeot
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Erick Bernard

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 21:16

Lagarde-Tapie

Le jugement arbitral en faveur de Tapie était illégal


Une bombe. C’est vrai on parle souvent de bombe, mais celle-là est de taille. Lagarde, celle qui avait pour directeur de cabinet à l’économie, un fraudé fiscal condamné pour tel à payer plus de 600 000 € avec pénalités pour mauvaise foi, et ceci alors qu’il était en poste au ministère, comme si on nommé Béribéri à l’intérieur, ce certain Richard aujourd’hui à la tête de FT pour le remercier d’avoir truandé le fisc, ce qui nous donne l’ambiance de ce ministère et des amis du pouvoir, Lagarde, donc, la marquise à vélo, a menti et a permis un accord illégal, un jugement arbitral illégal, l’enrichissement illégal de Bernard Tapie et pour plusieurs centaines de millions d’euros. Le pouvoir, incarné par le despote Ben Sarközy, a spolié les citoyens au profit d’un individu récidiviste, multi-condamné, parjure, acheteur de match et d’arbitre, fraudeur fiscal et douanier, requin, menteur, hâbleur, grossier, insultant, arrogant, créateur de chômage, pilleur de sociétés etc...

http://www.lepoint.fr/images/2010/07/14/128335-tapieune-jpg_39343.jpg

 

Lagarde-01Ni la presse, ni les media habituels, ni l'Assemblée Nationale ne l'ont crié sur les toits et cette extravagante histoire ne semble pas passionner cette élite. Qu'un pouvoir utilise l'Etat à son détriment au profit d'un seul individu, un escroc, qui n'a que seule qualité d'être proche du président de la république ne les intéresse pas. Que ce soit illégal, en plus, ne les motive pas à faire les gros titres. Que nous nous rapprochions à grands pas d'une république bananière (voyage au Maroc, en Tunisie, en Egypte, dans des villas payées par des milliardaires), le Paloma ne les secoue pas.

Tous les journalistes ne sont pas à mettre dans la même case, puisque Les Echos et Marianne en ont parlé : Les magistrats dénoncent l’arbitrage privé dans l’affaire opposant le Crédit Lyonnais et l’homme d’affaires Bernard Tapie sur la vente d’Adidas en 1993. L’Etat étant engagé, cette procédure aurait du passer devant les députés et qu’il y a donc un « un défaut d’autorisation législative ». 

La Cour ouvre donc ainsi un recours pour remettre en cause les millions d’euros d’argent publics qui sont tombés dans la poche de l’homme d’affaires.

http://img10.hostingpics.net/pics/531153tapie.jpgCe document a été transmis à la commission des finances le 3 février, a eu un débat le 8. Nous sommes le 14 ! L'information instantanée et universelle n'est pas pour celle-ci. Ce n'est pas assez important que de verser illégalement 240 millions d'euros sur nos deniers pour un escroc.

La Cour des Comptes pointe un second manquement au droit. Outre la question de l’arbitrage, les magistrats dénoncent « la rédaction actuelle du protocole et de ses annexes, qui fixent des conditions très strictes et cumulatives, ne permet pas de faire bénéficier le Crédit Lyonnais de la garantie du CDR (NDLR : le véhicule de défaisance du Crédit Lyonnais) ». En clair : ce n’est pas au CDR, donc à l’Etat de payer pour les pots cassés sur cette affaire. Bref, note le document « sur le dossier Tapie/Adidas les dysfonctionnements ont été caractérisés. ». Présenté mardi 8 février dernier aux députés de la commission des Finances, le document a fait l’effet d’une bombe.

Evidemment, Charles de Courson a retrouvé des couleurs. « Dans cette affaire, le gouvernement a tort juridiquement et politiquement », s’est-il emporté, invitant ses collègues à mettre définitivement fin à de telles pratiques en légiférant de sorte que « l'on ne peut recourir à l'arbitrage sans une disposition législative ».

 

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2007-06/2007-06-27/article_cahuzac.jpgAutre grand pourfendeur de l’arbitrage, Jérôme Cahuzac, président socialiste de la commission des Finances, a rappelé l’importance de la responsabilité du gouvernement et de l’Elysée dans cette affaire engageant l’argent public, dont les députés sont pourtant comptables. Pour le député PS de Gironde, le gouvernement n’a évidemment pas saisi le Parlement. Et pour cause : « Imagine-t-on une majorité se dégager pour permettre un enrichissement supplémentaire de Bernard Tapie de 200 millions d'euros ? Jamais ! »

Et d’asséner : « Si le Parlement n'a pas été consulté comme il aurait dû l'être, c'est parce que cette opération, pour être menée à bien, supposait qu'elle soit faite en toute discrétion ». Avant de porter l’estocade à Christine Lagarde avec laquelle il s’est longuement affronté sur la question Tapie : « Par ailleurs, considérer la lettre du ministre de l’Économie et des finances comme justifiant l’appel en garantie du CDR ne tient pas. Une lettre ministérielle, quelle que soit la qualité du signataire, n’est pas supérieure à la loi. Il fallait donc clairement aller devant le Parlement. Juridiquement, c’est clair. Politiquement, chacun est libre de juger. » 

 

Lagarde meurt mais ne se rend pas

Lagarde-02Le document que Marianne s’est procuré risque de mettre bien mal à l’aise Christine Lagarde. C’est sous l’autorité de la ministre de l’économie et des finances, et sans doute à la demande de Nicolas Sarkozy, qu’en 2008 Bercy a été autorisé à compromettre, autrement dit à entamer une procédure d’arbitrage. La Cour des comptes estime, dans un référé transmis à la commission des finances de l’Assemblée nationale, que cette procédure au terme de laquelle Bernard Tapie est reparti avec un joli chèque de 220 millions d’euros net n’est pas conforme au droit.

Les Echos, révèle l'existence de ce document et au débat qu'il a suscité au sein de la Commission des finances de l'Assemblée lors de sa présentation, mardi 8 février dernier.

http://www.marianne2.fr/photo/art/default/930440-1103214.jpg?v=1297427576http://www.marianne2.fr/photo/art/default/930440-1103215.jpg?v=1297427624http://www.marianne2.fr/photo/art/default/930440-1103216.jpg?v=1297427956

 

Lagarde s’est systématiquement "trompée"
 

Bien entendu, le litige ne porte que sur la forme : dans le dossier qui l'oppose au Crédit Lyonnais depuis des années, l'ancien patron de l'OM a démontré sa spoliation. Mais c'est l'issue finale, c'est-à-dire la négociation telle qu'elle a été menée, qui est aujourd'hui mise en cause. 

 

 

Il ne reste plus aux députés d’aller porter l’affaire devant le Conseil d’Etat. Lequel, au regard des conclusions de la Cour des Comptes sera bien en peine de valider une procédure qui non seulement s’est jouée du droit mais a étrangement enrichi à un milliard de francs un ami du président.



Sources : AgoraVox.fr, Marianne2.fr, Europe1.fr

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 21:29

http://www.leplacide.com/document/07-04-05-tapie-sarkozy-chirac.jpg

Les magistrats estiment que l'Etat aurait dû interroger le Parlement et qu'il y a donc eu "un défaut d'autorisation législative"

La Cour des comptes épingle le ministère de l'Economie au sujet de la procédure d'arbitrage qui a abouti au versement de 285 millions d'euros à l'ancien homme d'affaires Bernard Tapie. Selon un document publié vendredi 11 février 2011 par Marianne, cette procédure n'était pas conforme au droit. Dans ce référé, transmis à la commission des Finances de l'Assemblée nationale, et également cité par Les Echos, les magistrats estiment que l'Etat aurait dû interroger le Parlement et qu'il y a donc eu "un défaut d'autorisation législative".

Fin décembre, la cour administrative d'appel de Paris avait rejeté un recours de deux contribuables et du député Charles de Courson (NC) demandant l'annulation de l'arbitrage entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais.

 

45 millions pour le seul préjudice moral

Le différent entre le Crédit Lyonnais et Bernard Tapie a été réglé par un tribunal arbitral en juillet 2008, après une quinzaine d'années de procédures.

Cette juridiction privée a reconnu le préjudice moral et financier de l'homme d'affaires dans la vente d'Adidas en 1993, qui avait rapporté une plus-value substantielle au Crédit Lyonnais. L'Etat avait été condamné à lui verser 285 millions d'euros d'indemnités (400 millions avec les intérêts), dont 45 millions pour le seul préjudice moral des époux Tapie.

La décision avait soulevé une vive polémique dans le monde politique et avait rebondi en septembre 2010 lorsque le Canard enchaîné avait affirmé que Bernard Tapie empocherait effectivement 210 millions d'euros de l'Etat et non entre 20 et 50 millions comme l'avait assuré la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, en 2008, expliquant qu'il fallait déduire intérêts, impôts et dettes diverses.

Dans son référé, la Cour estime par ailleurs que le Consortium de réalisation (CDR, structure publique chargée de liquider le passif du Crédit Lyonnais) ne pouvait être autorisé à être appelé en garantie du Crédit Lyonnais.

http://www.droles-de-betes.com/photos/080321204252.jpg

 

 

Source : NouvelObs.com

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 13:23

e-mail.jpg

Un mail... des maux !

C'est l'histoire d'Audrey, licenciée
pour faute à cause d'un mail


La Cour de cassation donne aux employeurs de nouvelles armes pour congédier des salariés auteurs de mails malintentionnés.

Un oublie qui coûte cher à Audrey pour le simple fait d'avoir omis d'estampiller "personnel" ou "privé" sur un mail adressé à son compagnon ! La cour d'appel avait jugé que son licenciement pour faute grave à la suite d'un email provocateur envers sa direction était sans cause réelle et sérieuse, mais la Cour de cassation n'a pas vu les choses du même oeil. Dans une décision du 2 février 2011, les hauts magistrats ont considéré que ce mail pouvait être produit à l'appui d'une procédure disciplinaire de licenciement dans la mesure où, même adressé à un collègue à titre "personnel", il présentait un "rapport avec l'activité professionnelle".

Retour sur les faits. Lors d'un audit destiné à retrouver un courriel important adressé à l'agence, la boîte mail de l'ordinateur professionnel d'Audrey a été inspectée. Quelle ne fut pas la surprise de l'employeur en prenant connaissance du contenu de l'un des courriels dont l'objet portait la mention "Info" ! Parmi les propos : "Va falloir qu'il se calme D. car ça va mal se passer pour lui, il va manger du... (...) Le must serait que tu sois arrêté ce week-end et ils seront grave dans la merde." Le mail était adressé à son ami (et amant) qui venait de connaître des déboires avec le responsable visé dans le mail.

"Vous enjoignez à monsieur D. de se mettre en arrêt maladie afin de déstabiliser l'exploitation de l'agence", précise la lettre de licenciement, qui fait aussi état de la "mise en péril de la relation commerciale" liant l'agence à l'un de ses principaux clients, en l'occurrence la société Ikea.

Pas de caractère privé

Audrey a eu gain de cause devant le conseil des prud'hommes, qui a rejeté le mail comme moyen de preuve au soutien d'une procédure disciplinaire et condamné la société à lui verser différentes indemnités (préavis, rupture abusive, préjudice moral...).

La cour d'appel a confirmé le jugement, sur le fondement de la sacro-sainte règle du respect des correspondances privées sur le lieu de travail. "L'employeur ne peut ouvrir les messages identifiés par le salarié comme personnels, contenus sur le disque dur de l'ordinateur mis à sa disposition, qu'en présence de ce dernier ou celui-ci dûment appelé." En l'espèce, poursuit la cour, l'objet "Info" ne signalait pas le caractère personnel du courriel et autorisait donc sa lecture.

Décision novatrice

Mais là, la cour a dit "stop". Pas question de se servir des propos du courrier électronique au soutien d'une procédure disciplinaire pour les trois raisons suivantes : "La liberté de ton et les outrances relevaient de la vie personnelle et intime à laquelle le salarié a droit même sur le lieu de travail" ; "les propos étaient destinés à rester entre les deux interlocuteurs et non pas à être diffusés, ils ne pouvaient donc avoir pour objet de nuire à l'entreprise" ; "l'interprétation qui en a été faite par l'employeur s'apparente à un procès d'intention". Bref, la démarche se situe dans la droite ligne de la jurisprudence Nikon de 2001.

Elle a pourtant été balayée en une phrase par la Cour de cassation : "La cour d'appel a relevé que le courriel litigieux était en rapport avec l'activité professionnelle de la salariée, ce dont il ressortait qu'il ne revêtait pas un caractère privé et pouvait donc être retenu au soutien d'une procédure disciplinaire."

En clair : à partir du moment où un mail, quel qu'il soit et dès lors qu'il est légitimement ouvert par l'employeur (parce qu'il n'est pas estampillé "personnel" ou "privé"), présente un lien avec l'activité professionnelle, il peut être retenu contre le salarié.

 "Voilà une décision novatrice, fissurant le principe du respect de l'intimité de la vie privée du salarié au temps et lieu de travail", relève Christine Baudoin, avocate associée du cabinet Lmt Avocats. En pratique, l'employeur qui envisage de licencier un salarié devra identifier dans le mail ce "lien avec l'activité professionnelle" avant d'entamer la procédure disciplinaire.

 

 

Source : Le Point.fr

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 22:03

SarkozyCode


La Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure s’inscrit dans un contexte d’inégalités et de régressions sociales majeures.

Cette loi n'est rien d'autre qu'un "fourre-tout législatif", sécuritaire et illisible, qui annonce un nouveau modèle de société pire qu'un scénario sorti de l'imagination fertile de George Orwell.

Qui est concerné par cette loi ?
En premier lieu les populations pauvres et précarisées, les jeunes, les militants et les internautes sont spécialement visés, mais toute la population est concernée car devant ce recul général des libertés individuelles.

 

Gros plan sur une loi bâclée et contraire au principe même des Droits de l'Homme

http://www.toupapier.com/im/articles/Livre%20histoire%20de%20la%20gestapo%20F.JPGDerrière le prétexte sécuritaire s'installe l'État totalitaire. Les journaux qu'ils soient de presse ou télévisés présentent une bien jolie version d'une police de proximité étendue aux citoyens volontaires et désireux de former la "Réserve Civile de la Police Nationale", à condition d'avoir plus de 18 ans, un casier vierge, la nationalité française et si possible posséder une chevelure blonde et des yeux bleus. Le Pen en rêvait, Sarközy l'a fait. Toutefois ne nous fixons pas uniquement sur cette présentation faite par la presse qui ne dévoile que l'article 37 quater de cette fameuse loi liberticide et qui favorisera encore plus l'injustice sociale, les trahisons, les délations et toutes les formes de traitrise que la France avait tristement connue sous le gouvernement Pétain.

 

Répression des populations ciblées :

Expulsion en 48h et sans contrôle du juge de tous occupants d’habitats hors norme (tente, cabane, caravane, yourte, mobile home, maison autoconstruites, bidonville, bus ou camion aménagé …) sur terrain public ou privé, et destruction de leur habitat ; Contrôle accru sur les prestations sociales et obligation pour les travailleurs sociaux de faire de la délation ; vente à la sauvette et vente de métaux sont pénalisées ; expulsion immédiate des transports en commun … Face aux difficultés sociales d’un nombre croissant de familles, un "couvre-feu" pour les mineurs de 13 ans, une extension du "contrat de responsabilité parentale", un renforcement du contrôle administratif des mineurs délinquants et une procédure de comparution immédiate devant le tribunal pour enfants sont prévus…

http://1.bp.blogspot.com/_7KN0EuVFbwI/Swq8p4t1JSI/AAAAAAAAB4w/k4kVFo6zGGI/s1600/gestapo-435x301.jpg
Fichage et vidéo surveillance généralisés :

 La loi vise ainsi à accélérer la mise en oeuvre du plan d'équipement en vidéoprotection, lancé par Michèle Alliot-Marie en 2007. L'objectif était de tripler le nombre de caméras pour le porter de 20.000 à 60.000 en deux ans. D'ailleurs, la "vidéoprotection", terme qui se veut plus consensuel que "vidéosurveillance", fait son apparition en tant que telle dans la loi (article 17).

Les fichiers de police et de gendarmerie actuels, truffés d’erreurs, incontrôlables et, de fait, incontrôlés sont reconduits, étendus et interconnectés. Les personnes innocentées resteront fichées. La LOPPSI 2 systématise l’espionnage de l’espace public : toutes les entreprises privées pourront installer des caméras aux abords de leurs établissements et les préfets le long des manifs ; la police pourra avoir accès en direct aux images captées par les caméras dans les hall et parties communes d’immeubles ; les images de vidéosurveillance publique pourront être exploitées par des entreprises privées agréées par le Préfet ; dans certains cas, des logiciels de reconnaissance faciale automatique seront utilisés pour identifier les sujets...

 

Durcissement du droit pénal :

Confiscation automatique du véhicule ; peines-planchers de six mois à deux ans d’emprisonnement dès la 1ère infraction en cas de violence ; bracelet électronique sur décision administrative pour les sans-papiers ; pénalisation des chahuts lors de la réunion des instances électives ; nouvelles périodes de sûreté de 30 ans ; dispositions visant à augmenter le nombre de doubles peines...

 

http://ghostline.files.wordpress.com/2008/09/gestapo1.png%3Fw%3D408%26h%3D294

 

Pouvoirs policiers accrus :

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d0/Bannieremilice.svg/200px-Bannieremilice.svg.png

Filtrage et censure de sites internet ; renforcement des pouvoirs de la police municipale ; instauration d’un vague "Conseil national des activités privées de sécurité" qui entérine et annonce la privatisation croissante de la sécurité ; création d’une milice suplétive, dîte "réserve civile", de 200 000 gendarmes et policiers à la retraite, et étudiants, rémunérés...

 

Transports publics

Un délit de pénétration sans autorisation dans la cabine d'un train est puni de six mois de prison.

 

Violences dans les stades

La loi renforce la législation sur les interdits de stades. Ces derniers peuvent être signalés à un pays étranger.


Recueil des images numérisées

Les photographes professionnels ont eu gain de cause au terme d'une longue bataille : "La mission confiée au maire de réception et de saisie des demandes de passeport ne comporte le recueil de la photographie du visage du demandeur que pour les communes équipées à cette fin à la date du 1er janvier 2011 et pour une période définie par décret", précise la loi (article 16). En dehors de ces cas, ce sont donc les professionnels qui exerceront cette tâche.

 

La LOPPSI 2 est la 11e loi exclusivement répressive depuis 2002.

Elle vient s’ajouter à l’insécurité sociale qui s’étend à chaque remise en cause des droits sociaux pour tous.

Cette loi nous prépare une société du contrôle, fondée sur la tension et la stigmatisation. Elle concrétise le fantasme de l’ennemi intérieur et assimile tout acte de contestation à une atteinte de l’Etat. Elle affaiblit la prévention et les garanties judiciaires. Examinée au Sénat à la mi-janvier, elle pourrait rentrer en application au printemps 2011.

 

Retour sur l'article "37 quater"

http://img4.hostingpics.net/pics/215220Roubignolito_gestapo.jpgEn 2003, la Loppsi créait une réserve civile pour la police nationale. Des policiers retraités de moins de 65 ans assurent toutes sortes de missions, des événements sportifs aux élections, en passant par la révolte des banlieues en 2005. Sept ans plus tard, rebelote : une deuxième Loppsi est en discussion, qui passait en commission paritaire hier au Parlement. Parmi ses articles, le "37 quater" prévoit d’étendre cette réserve aux citoyens volontaires.

Demain votre mère, votre fils, votre voisin de palier ou de table pourra très bien être un réserviste de la police avec la possibilité de dresser des procès-verbaux et de porter une arme… Pas exactement. Mais ils pourraient devenir réservistes de la police nationale. Un contrat, 90 jours par an au maximum, un petit boulot, pour compléter les effectifs de la police nationale là où elle serait "déficitaire".

 Seules conditions : avoir 18 ans, un casier judiciaire vierge et la nationalité française. La fonction sera rémunérée. L’inquiétude des policiers se manifeste par une crainte que cette réserve se substitue à de vrais postes (exemple : le nombre de places au concours pour devenir adjoint de sécurité a diminué, de 1 546 en 2008 à 500 en 2009, et… aucune en 2010).

 

http://etablissements.ac-amiens.fr/0020687l/img/001DOCSHISTOIRE/061SECONDE_GUERRE_MONDIALE/parade_de_la_milice_franaise.jpg

Une milice armée

http://www.crdp.ac-creteil.fr/cmsj/images/stories/resistance/2011-4_tract-gestapo-sd.jpgCette nouveauté scandalise le syndicat Unité SGP-FO Police, majoritaire chez les forces de l'ordre. Il s'est fendu d'un communiqué très virulent, le 27 janvier, assimilant cette nouvelle réserve à une véritable "milice armée". Yannick Danio, délégué national du syndicat : «Cela peut paraître choquant, mais il faut dire les choses. On ne va quand même pas revenir à des heures sombres de notre Histoire !»

Il s'agirait de compenser la diminution du nombre de postes au sein de la police nationale et d'avoir à bon marché « plus d'effectifs mobilisables en temps réel, et plus disponibles », expliquait le député UMP des Alpes-Maritimes le 27 janvier dans Libération. En particulier pour des évènements exceptionnels comme "des grands concerts ou le Tour de France".

Mais l'article de loi reste très évasif sur les prérogatives de cette police supplétive, chargée d'assurer "des missions de soutien à la demande des fonctionnaires sous l'autorité desquels ils sont placés ou des missions de spécialistes correspondant à leur qualification professionnelle".

Encore plus inquiétant, un amendement déposé par le sénateur UMP Jean-Patrick Courtois, rapporteur de la loi au Sénat, leur permet également d'effectuer des missions de police judiciaire.


Formation sur le tas et dérapages

En pratique donc, à l'exclusion des missions de maintien et de rétablissement de l'ordre public, ces policiers de seconde zone pourraient assurer à peu près toutes les fonctions de police.

Avec quelle formation ? C'est là que les choses se compliquent : « On ignore totalement en quoi consiste la formation de ces volontaires », gronde Yannick Danio.

« Qui va les encadrer, les briefer, les former ? Là se pose un vrai problème », reconnaît aujourd'hui Delphine Batho, députée PS membre de la Commission mixte paritaire, après avoir soutenu le principe lors de la première lecture.

La formation sur le tas « pourrait conduire à un certain nombre de dérapages, des réactions émotionnelles ou autres, imprévus parce que les réservistes n'y seraient pas préparés », redoute Dominique Noguères, vice-présidente de la Ligue pour les droits de l'homme.

 

http://1.bp.blogspot.com/_MkjqwGJyMT8/S-Zjf6pVDsI/AAAAAAAADL4/VuC2RDR-0t4/s1600/Gestapo.jpg

Portrait d'un français lambda de demain

 

 

 


Sources : Rue89.com, Libération.fr

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 00:14

mam-airplane

La discrète escapade new-yorkaise de Nicolas Sarkozy

Nouvel épisode dans la saga des avions gouvernementaux : France Inter révèle, mardi 8 février, que le chef de l'Etat est parti, en toute discrétion, à New York le week-end du 5 février. Selon la radio, qui a obtenu confirmation de l'Elysée, Nicolas Sarkozy s'est envolé directement de Bruxelles après le sommet européen de vendredi, pour quarante-huit heures de voyage privé dans la ville américaine où vit une partie de l'année son fils cadet, Louis.

 DEUX AVIONS À BRUXELLES

Un voyage qu'il a préféré garder discret, au moment où Michèle Alliot-Marie se débat dans la polémique née de son séjour en Tunisie durant les émeutes, fin 2010, et de son voyage dans le jet privé d'un riche homme d'affaires tunisien.

Sollicité par LeMonde.fr, l'Elysée justifie cette discrétion par le fait que ce séjour était à caractère strictement personnel. Le voyage a été effectué, dans un appareil de l'ETEC (Escadron de transport, d'entraînement et de calibration, qui gère les avions gouvernementaux). Plus précisément, selon France Inter, à bord d'un Falcon 7X, appareil de seize places, acheté en même temps que l'Airbus A330 baptisé par la presse "Air Sarko One" pour remplacer deux appareils gouvernementaux plus anciens.

Air-Sarko-One.jpgCet avion, surnommé "Carla One" par les aviateurs de l'ETEC – car, s'il est réservé au gouvernement, il serait occasionnellement utilisé par l'épouse du chef de l'Etat –, a fait le voyage Paris-Bruxelles, de même que l'avion présidentiel. L'usage de deux appareils pour faire un trajet aussi court avait étonné la presse belge.

Les services de la présidence expliquent que l'usage de l'A330 se justifie par la taille de la délégation qui accompagnait M. Sarkozy. Quant au second appareil, c'est un "spare", un second avion présent en cas de défaillance du premier, qui accompagne le président à chaque déplacement.

Les services de la présidence ont précisé à France Inter que Nicolas Sarkozy, puisqu'il utilisait l'appareil "à titre privé", en a réglé le voyage. Ou plus précisément, qu'il avait réglé le coût d'un billet "au tarif commercial".

"PAS DE POLÉMIQUE"

Le tarif "commercial" correspond-il à l'équivalent de celui d'un vol régulier, ou à celui appliqué pour un vol privé à bord d'un petit appareil ? La différence est de taille. Si un vol régulier coûte de 1 000 à 4 000 euros en classe affaires, un Falcon 7X coûte plus de 7 000 euros par heure de vol, et louer un  appareil de ce type revient à plusieurs centaines de milliers d'euros pour un particulier.

Pour le député socialiste René Dosière, spécialiste du budget de l'Elysée, il n'y a pourtant là rien d'irrégulier. "Il  n'y a pas de polémique sur l'usage d'un avion de l'ETEC par le chef de l'Etat pour se déplacer à titre privé, explique l'élu au Monde.fr. Il est chef de l'Etat tout le temps, même en vacances ou en week-end, et a des besoins permanents de sécurité, de personnel, et la capacité de rentrer en France rapidement."

Pour ses premières vacances, en août 2007, Nicolas Sarkozy était rentré des Etats-Unis à bord d'un vol régulier. Un geste destiné avant tout à soigner son image : son vol était suivi par un Falcon gouvernemental, qui est resté à sa disposition tout le temps de son séjour.

"Dans son rapport de 2009, la Cour des comptes a jugé que cette situation était absurde, relate René Dosière. Elle a donc préconisé que, puisqu'il ne peut pas faire autrement que de prendre un appareil de l'ETEC, Nicolas Sarkozy rembourse le prix d'un billet normal sur une ligne régulière. Il ne règle pas non plus le coût du déplacement de son personnel ou de ses gardes du corps." Interrogé sur le montant acquitté par le chef de l'Etat, l'Elysée répond qu'il est de l'ordre d'une place équivalente en classe affaires, soit de 2000 à 4000 euros.

 DISCRÉTION

Cette consigne nouvelle n'a pas cependant pas empêché la présidence, en d'autres occasions, de continuer à recourir à l'illusion du "vol régulier". Ce fut le cas lors d'un court séjour à New York en juillet 2009. Au-delà du caractère familial de ce déplacement, on peut se demander si M. Sarkozy n'a pas souhaité éviter qu'on y voie un lien avec la polémique touchant Mme Alliot-Marie

René Dosière s'interroge également sur l'hébergement du chef de l'Etat à New-York : "souvent, il garde dans ses voyages une petite partie officielle, qui lui permet de justifier l'hébergement". Sollicité par LeMonde.fr, l'Elysée répond que Nicolas Sarkozy était en voyage totalement privé et a réglé lui-même ses frais de séjour.

Par ailleurs, M. Dosière a interrogé l'exécutif sur les raisons de l'utilisation par le chef de l'Etat de l'Airbus présidentiel pour se rendre à Bruxelles, à moins d'une heure trente en TGV. L'heure de vol de l'appareil du chef de l'Etat revient à 20 000 euros. "Nicolas Sarkozy ne prend plus le train depuis qu'il est chef de l'Etat, pour des raisons de sécurité et de nuisances pour les autres passagers, qui auraient à souffrir du dispositif de sécurité lourd qui accompagne ses déplacements", répond-t-on à l'Elysée.


Les vacances de Fillon aux frais de Moubarak

Le Premier ministre a dit avoir utilisé un avion du régime égyptien pour des vacances fin 2010.

La polémique qui ébranle actuellement Michèle Alliot-Marie au sujet de ses vacances tunisiennes semble désormais se déplacer vers François Fillon. Mardi, Matignon a ouvert la boîte de Pandore en reconnaissant que le Premier ministre, qui venait d'apporter "tout son soutien" à la ministre des Affaires étrangères, avait emprunté un avion "de la flotte gouvernementale" égyptienne lors de ses vacances de fin d’année. Les services du Premier ministre entendaient ainsi devancer la sortie mercredi du Canard Enchaîné, dans lequel l’information était révélée.

François Fillon a en fait passé ses vacances à Assouan, en Egypte, du 26 décembre 2010 au 2 janvier 2011. A l’époque, Hosni Moubarak n’était pas encore confronté à la révolte populaire massive qui secoue le pays depuis près de trois semaines. Ses opposants exigent aujourd'hui son départ, et surtout plus de démocratie dans le pays.

 

"Une sortie sur le Nil dans les mêmes conditions"

Lors de ses vacances égyptiennes, François Fillon s’est rendu pour une excursion à Abou-Simbel, qui abrite deux temples de l'Egypte antique, à bord d'un avion appartenant à Hosni Moubarak, selon Le Canard Enchaîné. "Le Premier ministre a été hébergé lors de ce séjour par les autorités égyptiennes. Le Premier ministre, toujours à l’invitation des autorités égyptiennes, a emprunté un avion de la flotte gouvernementale égyptienne pour se rendre d’Assouan à Abou Simbel où il a visité le temple", confirme le texte des services de François Fillon. "Il a également effectué une sortie en bateau sur le Nil dans les mêmes conditions."

Pour ce qui est du voyage entre Paris et Assouan, c'est "un Falcon 7X" du gouvernement français qui a été utilisé comme le veut l'usage habituel pour le Premier ministre. "S’agissant d’un déplacement privé, son billet et celui des membres de sa famille lui sont facturés, sur ses deniers personnels, au tarif établi par l’armée de l’air, conformément à la règle qu’il s’est lui même fixé et qu’il applique à chaque déplacement privé", précise le communiqué. Matignon assure avoir communiqué dans cette affaire "dans un souci de transparence". De quoi éteindre une polémique naissante ? Pas sûr.


http://img.over-blog.com/400x300/4/16/26/23/Album/mam-airplane3.jpg

MAM toujours en pleine turbulence
Le dernier mensonge de MAM : "Je ne monterai plus dans un avion privé" [Lire la suite ici...]


Jean-Marie Le Guen : "C'est une escadrille !"


• Les déplacements présidentiels coûtent 19,7 millions d’euros !

Ce qui, selon la Cour des comptes, équivaut à 18 % du budget de la présidence de la République.

 

• Les plateaux-repas en avion de l’Élysée coûtent entre 120 et 160 euros


• La médiatisation des déplacements présidentiels a augmenté de 128 % entre 2008 et 2009

 

TOUTE LA VÉRITÉ DANS LE RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES (disponible ci-dessous)

page Rapport de la Cour des comptes

 

 

 

Sources : Le Monde.fr, Le Post.fr, Europe 1.fr

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 13:41

http://www.pacoguzman.net/wp-content/uploads/2006/03/su%20majestad%20grande1.jpg

 

Cher monsieur,

 

La seule légitimité que vous ayez est d’avoir été désigné héritier et roi par un dictateur impitoyable qui saigna l’Espagne pendant 35 ans et nous condamna, par dizaines de milliers, à l’exil.

Vous n’avez jamais été élu par le peuple espagnol, et tant qu’il ne sera pas consulté sur monarchie/ république, je vous considèrerai comme illégitime. Vous êtes, outre Chef de l’armée, impliqué dans les affaires politiques, ce qui n’est pas votre rôle. Vous avez, à plusieurs reprises, soutenu la politique néolibérale des gouvernements successifs, mais vous vous taisez lorsqu’il s’agit de retrouver les plus de 100 000 disparus républicains de la guerre, et de l’après-guerre d’Espagne. Ne sont-ils pas eux aussi des citoyens espagnols ?

Vous vous taisez au sujet des milliers d’enfants volés par les franquistes à leur mère républicaine, authentiques « disparus de leur vivant ». Que faites-vous pour leur rendre leur véritable identité ?

Vous faites montre de charité chrétienne, mais vous ne respectez pas les préceptes évangéliques : on ne vous a jamais entendu condamner Franco et la dictature, qui en vous choisissant comme successeur, ont verrouillé le système (« atado y bien atado »).

Au moment où un nombre croissant d’Espagnols souhaitent une république moderne, sociale, fédérale, pour en finir avec l’archaïsme monarchique, vous accordez des titres nobiliaires à vos petits amis, titres de surcroît héréditaires (B.O. 04/02/2011)

Alors, oui : « Pourquoi ne te tais-tu pas ? » comme vous lançâtes un jour à un chef d’Etat latino-américain élu. Pourtant, vous avez de quoi vous taire.

Même si elles sont constitutionnelles (art. 62), vos « marquiseries » sont une farce et un camouflet à la démocratie. Une constitution qui permet de tels privilèges mérite une refondation totale. Il ne s’agit pas ici de mettre en doute les mérites de ces marquis anoblis de fraîche date : l’écrivain Vargas Llosa, le footballeux Vicente del Bosque, etc., mais de condamner un régime féodal d’exception.

« Marquis de Vargas Llosa » : c’est à pouffer de rire, ou à mourir de honte !

Même si ce titre va comme un gant à ce converti rallié au conservatisme politique et au capitalisme le plus débridé.

Vous êtes le digne héritier de vos aïeux monarques, vous qui, à l’instar d’un Charles Quint, ou d’un Philippe IV, créez vos réseaux clientélistes par des promotions autocratiques et aristocratiques. De tels procédés sentent la naphtaline, rappellent des pratiques rances.

Face à des telles mascarades, de tels retours en arrière, de tels empiètements sur la démocratie, nous sommes nombreux à crier : « Vive, et vite, la République ! ». C’est le régime légal de l’Espagne, que le peuple a choisi démocratiquement en 1931, et qui a été confisqué depuis par Franco, puis par vous-même.

 

 

Meilleures salutations,

 

Jean Ortiz

Professeur à l’Université de Pau.

Fils de combattant républicain, et de guérillero.

 

 

Source : Xarlo EtCHEzaharreta

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 20:47

http://ekaitza.free.fr/980/305104.jpgUnai Romano avant et après son passage à la Guardia Civil

 

La torture reste un problème récurrent dans l’histoire du Pays Basque. Il n’y a pas d’arrestation sans que des dénonciations ne viennent confirmer que cette pratique n’est pas en recul dans les commissariats, bien au contraire. Et pas seulement dans l’Etat espagnol puisque de plus en plus de cas nous viennent des commissariats français.

Ces trente dernières années, plus de cinq mille citoyens basques ont dénoncé avoir été l’objet de tortures dont l'État français complice ne peut ignorer l'existence quoi que MAM pourrait bien évidémment démentir cette horrible réalité.

 

Pour preuve voici ce témoignage insoutenable de Xabier Beortegi, âmes sensibles s'abstenir.

 

Ekaitza n°1236 du 03/02/2011


Xabier a été arrêté pendant la rafle qui à eu lieu dans la nuit du 17 au 18 janvier 2011. Quelque jours après Il dénonce avoir subi des tortures. Voici sont témoignage.

Tout a commencé à l'aube. Dans la nuit de lundi à mardi à 2 heures du matin. On sonne à ma porte. Je commence à entendre des cris Je me lève en pyjama et, en ouvrant la porte, je vois un tas de gardes civils braquant leurs armes sur moi. Je ne sais pas combien ils pouvaient être.

Ils sont entrés alors dans ma maison en criant. Au début, le traitement était correct. Bon, ils m'ont attaché les mains avec des cordes. Ils ont fait ce qu'ils voulaient, la perquisition. Après cette perquisition, ils m'ont fait monter dans un Patrol pour m'emmener à l'audience provinciale. Là, j'ai vu pour la première fois un médecin assermenté inconnu de moi. Je lui ai dit que le traitement était correct.

A partir de là, le cauchemar a commencé. C'est là que je me suis retrouvé entre les mains des groupes spéciaux. Ils disent eux-mêmes : "Nous sommes des groupes spéciaux. Ce que tu as subi jusqu'à présent, c'est de la rigolade. Maintenant ça va être le cauchemar. Tu es mort comme militant. Tu vas cracher tout ce que tu as fait." Les pressions psychologiques, les menaces d'arrestation de membres de ma famille n'ont pas arrêté. Ils m'ont fait subir surtout des humiliations sexuelles continuelles, des attouchements. Et tout cela avec des coups sur les testicules. Ils en avaient toujours après les testicules. Des coups sur les flancs, sur la tête, continuellement sur la tête, jusqu'à ce que tu perdes la notion de ce que tu es, que ce que tu vis est une humiliation totale. En théorie, je pense qu'il faut cinq heures pour arriver à Madrid. Là, c'était devenu sans fin, je ne sais pas, 24 heures, je ne sais combien d'heures. Régulièrement, ils me disaient : "Bon, tu es arrivé. Nous allons aller à la direction générale de la garde civile. Jusque-là, ce que tu as eu n'est que de la merde. Maintenant, tu vas avoir la baignoire."

Je me souviens que quand je suis descendu de la voiture, je ne pouvais même pas me tenir debout . Je ne sais pas si c'était la tension ou les coups sur la tête. J'avais toujours des malaises, à cause de la pression, je ne sais pas. Finalement, ils ont dû me porter à plusieurs car je ne pouvais plus tenir debout. A partir de là, ils m'ont mis dans un trou, le cachot, totalement dans le noir, je ne voyais rien. Et de là, ce qu'ils font, c'est te sortir pour les interrogatoires et t'y remettre et t'en ressortir continuellement. Et avec les interrogatoires, comme ils l'avaient dit, le cauchemar continue. Des coups sans arrêt sur la tête et il faut te mettre accroupi et te relever, jusqu'à l'épuisement, jusqu'à ne plus savoir qui tu es, jusqu'à perdre encore l'équilibre et, quand tu ne peux déjà plus respirer, ils te mettent une poche en plastique serrée sur la tête (la bolsa) pour que tu apprennes ce que c'est l'asphyxie.

Ça, c'est continuel. Ils me rentrent et me sortent du trou noir pour me faire ça. Ils me le font en me masquant les yeux pour que je ne voie personne. L'obscurité du cachot, puis le masque pour les interrogatoires, sans cesse. Tu perds la notion du temps, de l'heure qu'il est, du jour, et tu commences à sortir les noms qu'ils veulent que tu sortes. Il y a ton entourage, ta famille, tes amis, les gens qui travaillent avec toi, dans le quartier. Et ils t'obligent à donner un organigramme. A un moment, je dis : "Oui, je collabore avec vous, faites ce que vous voulez, ce qui vous plaît." S'ils veulent que j'aie tué Manolete, eh bien ! je dis : "J'ai tué Manolete."

Après, ils passent aux questions et réponses écrites. Il faut les apprendre par cœur. Ça a duré toute une soirée Je sais que j'ai fait la déclaration le matin du 20 janvier parce que quelqu'un m'a dit que c'était le 20.Tout cela peut durer deux heures ou une heure ou une demi-heure, c'est pareil, tu perds la notion du temps. Jusqu'à ce que je signe la déclaration, ils m'ont donné aussi des coups de poing, disant que je me faisais moi-même des bleus. Et après, ils me remettent dans le trou noir. Leurs manières deviennent différentes. Ils t'ont humilié tant, moralement aussi. Tu n'es déjà plus rien. Ils te le disent : "Tu n'es rien. Tu dois déclarer au juge. Tu vas sortir pour de bon."Ils font un chantage "Sois tranquille, tu vas sortir." Plusieurs fois avant que cela n'arrive, j'ai pensé, j'ai cru que s'ils me le disaient, que si je déclarais ce qu'il fallait au juge, je pouvais sortir. Il faut se dire pourtant qu'ils ne disent pas la vérité, que ce sont des policiers.

J'ai subi l'épreuve la plus limite de ma vie. J'espère que personne d'autre n'aura à subir ça. On ne peut pas continuer à supporter cette bande de psychopathes qui font ce qui leur passe par la tête.

http://fonzibrain.files.wordpress.com/2010/07/cia-torture.jpg

Avocats d'office

Fait peu habituel, les avocats d'office - aucun n'a eu droit à son avocat - de Xabier Beortegi et Iñigo Gonzalez ont dénoncé au juge que les jeunes avaient été maltraités. I. Gonzalez a également montré au juge le mot «aztnugal» qui figure dans sa déclaration et qui est une anagramme de «laguntza» qui veut dire «aide» en basque, expliquant que c'était une façon d'appeler à l'aide.

Sur les dix personnes passées devant le juge, deux ont été libérées sans charges, deux ont été libérées sous caution, et six autres incarcérées. En tout, sept des personnes arrêtées ont dénoncé des mauvais traitements.

Quant aux deux jeunes interpellés à Bayonne le même jour, ils comparaîtront aujourd'hui devant la cour d'appel de Pau qui va décider de valider ou non le mandat d'arrêt européen à leur encontre ainsi que celui visant Iraitz Gesalag.

 

Le témoignage de Xabier en espagnol

 

 

Source : Xarlo EtCHEzaharreta

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 17:51

mam-airplane


Alors que le commandant de bord Ben Sarközy assisté de son fidèle co-pilote François Fillon tentent désespérément d'enclencher le pilotage automatique en mettant le cap "TOUT À DROITE POUR 2012", il semblerait de que le "AIR SARKO ONE" ait du mal à prendre son envol (31% sur l'altimètre). Selon les sources non officielles du Papy Mouzeot le coucou connaîtrait un problème de surpoids provenant de quelques boulets encombrants dans les soutes à bagages...

Michèle Alliot Marie, le boulet de Sarközy !

Rien ne prouve que la blonde d'Aquitaine n'était pas en mission "non officielle" afin de secourir celui qui était "l'ami" des membres de l'UMP et même du PS. Si MAM n'était pas en tournée commerciale pour fourguer son "savoir-faire" répressif anti-manifestation qui a d'ailleurs été bloqué par les services douanes françaises alors que ce "matos" se trouvait déjà emballé en containers prêts à partir. Étonnant non ?

MamEn effet, qui aurait cru parmi cette classe politique complètement dépassée par les événements qui se déroulent au Maghreb que les peuples ne se résigneraient pas ? Les diverses déclarations de MAM ne font que mettre de l'huile sur un feu qui pourrait se propager à l'ensemble de l'UMP et qui par ailleurs donnent une bien laide image pour notre pays.

Sa version officielle très controversée sur ses prétendues vacances en Tunisie, alors que le pays connaissait ses premiers jours d'émeutes, n'arrive à convaincre personne ni elle-même qui se perd en conjectures. De deux choses l'une, soit MAM effectuait bien une mission secrète au titre de ses responsabilités au Ministère des "Affaires Étranges" et donc pour le côté discrétion ça a été un véritable fiasco, sans compter les représailles commerciales dont la France fera les frais suite à cette tentative infructueuse de putch contre le peuple Tunisien, ce qui constitue une faute très grave de la Ministre (et de son donneur d'ordre) ou bien MAM, selon ses propres dires, n'était plus ministre la semaine où celle-ci se trouvait en Tunisie avec sa famille, ce qui rend ses propos proprement indignes pour un représentant de l'État français !

Comment Michèle Alliot Marie va assumer ce crash en plein vol ?

Imprécisions, mensonges, aveux tardifs... La ministre des Affaires étrangères accélère sa contre-offensive médiatique sans convaincre.

«Pas question de démissionner», dit-elle tout en admettant cependant s'être rendu compte que les Français aient pu être choqués ! «Je saurai en tirer la leçon», promet-elle. Ça tombe bien, nous aussi !

 

Le Papy Mouzeot

  mam-airplane2.jpg

Revue de presse : Histoire d'un crash politique

Trois jours après les révélations du Canard Enchaîné, celles de Mediapart viennent confirmer un point essentiel, démenti avec vigueur par la ministre des Affaires étrangères et oublié par la plupart des médias : le jet dans lequel elle a volé pendant les fêtes en Tunisie appartient aussi à Belhassen Trabelsi, le très détesté beau-frère de l'ex-président Ben Ali.

Selon Mediapart, l'avion privé emprunté par la ministre est d'ailleurs le même qui avait été contrôlé, le 14 janvier, au soir de la fuite de Zine el-Abidine Ben Ali, sur le tarmac de l'aéroport de Cagliari, en Sardaigne. La police italienne soupçonnait le dictateur d'être dedans mais, « officiellement », il n'y était pas.

Le Canard Enchaîné écrivait mercredi dans son article :

« Interrogée lundi 31 janvier par Le Canard, Michèle Alliot-Marie a reconnu avoir pris place, avec son compagnon, Patrick Ollier, ministre des Relations avec le Parlement, et ses parents à bord d'un avion de 9 places Challenger 600, immatriculé TS-IBT, appartenant à l'homme d'affaires Aziz Miled et à Belhassen Trabelsi, le beauf de Ben Ali soi-même. »

Or, l'un des principaux éléments de langage martelé depuis par la ministre, le gouvernement et ses soutiens prétend exactement l'inverse : l'avion n'appartient pas au clan Ben Ali, et l'ami Miled n'appartient pas à ce clan.

Cette stratégie de communication de crise a été facilitée par l'Agence France Presse. Elle a curieusement oublié, dans sa première dépêche dès mardi soir, veille de la parution du Canard, de mentionner que le beau-frère de Ben Ali était co-propriétaire de l'avion.

Les agences concurrentes, comme la britannique Reuters, mentionnaient bien Trabelsi comme co-propriétaire du jet. Mais l'AFP, agence dans l'orbite de l'Etat à laquelle la grande majorité des médias français sont abonnés, peut donner le « la » d'un événement. Du coup, ce point crucial, gênant politiquement pour Michèle Alliot-Marie, a été éclipsé dans le bruit médiatique.

Les initiales de Belhassen Trabelsi sont sur l'avion

Au moins, la ministre a-t-elle pu éviter ainsi un voyage encore plus long et plus éprouvant, au moins une dizaine d’heures par la route, à travers cette fois, non plus des montagnes, mais des villes en révolte, comme Sidi Bouzid ou Kasserine. L’appareil, un Challenger 600 de 9 places, appartient à la compagnie aérienne Nouvelair, qui a dû fusionner en 2008 avec la firme Kathago Airlines de Belhassen Trabelsi, le frère de Leïla Ben Ali, l’épouse de l’ancien dictateur tunisien. Jusqu’à sa fuite au Canada, Belhassen Trabelsi exerçait les fonctions de PDG à la tête de la société. C’est pour cette raison que l’avion emprunté par Michèle Alliot-Marie et ses proches, était immatriculé "TS-IBT". TS, pour Tunisie et BT, pour Belhassen Trabelsi. Un homme qui savait être généreux avec les dignitaires de la République française.

Selon Mediapart, rien ne prouve d'ailleurs que le jet soit également détenu par Aziz Miled. Il appartient officiellement au groupe Nouvelair, issu de la fusion d'une compagnie de Trabelsi avec celle de Miled, qui aurait été spolié par le régime, selon la défense du Quai d'Orsay.

Ce n'est en fait pas le cas :

« D'après les relevés de l'office européen d'aviation EuroControl, le jet du scandale […] est enregistré au seul nom de la compagnie Karthago Airlines, une société fondée par Belhassen Trabelsi, le beau-frère honni de Ben Ali, et pièce centrale du système de corruption tunisien. »


Cette appartenance est d'ailleurs, pour ainsi dire, écrite sur l'avion :

« Comme cela est courant dans le milieu de l'aviation d'affaires, les deux dernières lettres de l'immatriculation d'un avion correspondent souvent aux initiales de son propriétaire ou, sinon, à celles de son principal utilisateur.

Dans le cas d'espèce, le jet utilisé par MAM en Tunisie est immatriculé TS-IBT. “BT”, comme… Belhassen Trabelsi, assurent plusieurs sources concordantes. »

http://asset.rue89.com/files/imagecache/asset_wizard_width/files/YannGugan/avion_mam_tunisie.jpg

Le jet d'Alliot-Marie en Tunisie était celui du clan Ben Ali : ça commence à faire beaucoup...

Selon Mediapart, l'avion "emprunté" par le couple en Tunisie, alors que le peuple tunisien luttait pour conquérir la démocratie, était bel et bien un appareil fréquemment employé par les membres de ce que l'on appelait le clan Ben Ali.

"Détail de la mort qui tue", cet avion a même été suspecté, quelques jours après le vol Alliot-Mariesque, d'être celui qui aurait servi à la fuite du président déchu ! Fort heureusement pour la ministre, Mediapart, dans son enquête, semble écarter cette hypothèse.

 

Le site internet a relevé une autre bizarrerie : d'après son plan de vol, le jet privé en question a effectué, lors d'un week-end d'octobre 2010, un trajet (Tunis/Biarritz puis Biarritz/Paris) sur les terres pyrénéennes de MAM. Qui était à bord ? Mystère. Les services de la ministre assurent que ce n'était pas elle. Soit.

Ni tout à fait une dictature, ni tout à fait une république

Reste que bien évidemment, cette révélation en forme de confirmation fiche par terre le lamentable édifice d'arguments ridicules et grotesques érigé par le ministre et son compagnon-ministre et destiné à éviter la démission. Bien évidemment, la France étant ce qu'elle est devenue (pas tout à fait une dictature, mais plus tout à fait une république) Alliot-Marie sera maintenue dans ses fonctions, contre vents et marées médiatiques, par le mensonge et l'obstination. Et le moment venu, lors de l'inévitable remaniement ministériel qui adviendra en 2011, remaniement aussi inévitable que nécessaire en vue d'attaquer la présidentielle, elle passera à la trappe. Entre-temps, la France de l'actuel président aura réussi à saborder un siècle de diplomatie française dans tout le monde arabe. Et tout ça en quinze jours !

 

Comment en est-on arrivé là ? Il paraît, selon des sources concordantes du Quai d'Orsay, que le président français refuserait de croire les analyses des diplomates fins connaisseurs de cette partie de la planète au motif qu'ils sont ne sont pas assez pro-américains et pro-israëliens. Cet a priori expliquerait ainsi la nomination d'ambassadeurs à la sauce sarkozie, du genre de celui qui a été nommé en Tunisie par le régime sarkozyste, et qui le matin du jour où Ben Ali a fui, écrivait à Paris que le président tunisien avait repris les choses en main.

 

Cette affaire d'avion de MAM démontre le bien-fondé de ce vieux mot du cardinal de Retz, et qui convient si bien, hélas, à la France d'aujourd'hui : "la corruption des moeurs se fait par la corruption particulière de chacun d'entre nous".

 

mam-airplane3MAM toujours en pleine turbulence

La ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, a utilisé le jet d'un ami tunisien pour une durée supérieure aux vingt minutes évoquées cette semaine, affirme samedi le Nouvel Observateur sur son site internet, en évoquant une excursion dans le sud du pays.
La ministre avait indiqué mercredi avoir voyagé pendant 20 minutes à bord du jet privé d'Aziz Miled pour se rendre à Tabarka (nord-ouest). Selon le nouvelobs.com, Mme Alliot-Marie et ses proches ont repris ce jet le 29 décembre afin de se rendre à Tozeur, dans le grand sud tunisien, évitant ainsi de traverser des villes en révolte.
Intervenant sur plusieurs chaînes de télévision, Mme Alliot-Marie avait expliqué avoir l'habitude, lorsqu'elle rencontrait Aziz Miled, un ami de longue date, de faire avec lui des excursions, que ce soit en Tunisie ou dans le sud-ouest de la France, près de sa ville de Saint-Jean de Luz.
Elle avait précisé avoir fait fin 2010 lors de ses vacances en Tunisie une excursion avec Aziz Miled, sans préciser où ni avec quel moyen de locomotion.
"Visiblement certains cherchent à faire rebondir cette affaire alors qu'il n'y a aucun élément nouveau", a rétorqué samedi l'entourage de la ministre. "Michèle Alliot-Marie elle-même a parlé spontanément de cette excursion" sur des médias mercredi alors qu'on l'interrogeait sur la compatibilité de ses fonctions avec le recours à un avion privé, a-t-on ajouté de même source.
Mercredi, devant l'Assemblée nationale, la ministre avait expliqué: "Arrivant après Noël à Tunis, un ami qui allait à Tabarka, lieu final de destination avec son avion, m'a effectivement proposé de voyager avec lui plutôt que de faire les deux heures de , il n'a à aucun moment mis son avion à ma disposition, je l'ai accompagné pendant vingt minutes".
La révélation de ses vacances en Tunisie, avec ses parents et son compagnon Patrick Ollier, ministre des Relations avec le Parlement, alors que la révolte contre avait commencé, puis le fait d'avoir bénéficié du jet d'Aziz Miled, a provoqué une polémique en France.
Sa démission a été demandée par l'opposition, les critiques se focalisant sur l'image écornée de la diplomatie et sur le comportement en public comme en privé des ministres français.

"Franchement, quand je monte dans un avion, je demande rarement qui a déjà utilisé l'avion"
Michèle Alliot-Marie 


Jet privé en Tunisie : MAM a-t-elle violé la "jurisprudence Sarkozy" ?

En juin dernier, le Président avait menacé de sanctions les ministres ne payant pas leurs frais privés. Cela ne concerne pas MAM, selon un conseiller de l'Elysée.

La ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, se retrouve plongée jusqu'au couau coeur d'une polémique pour avoir utilisé en décembre 2010 - avec son conjoint, le ministre des Relations avec le Parlement, Patrick Ollier- le jet privé d'un ami présenté comme un proche de Ben Ali pour passer des vacances dans la station balnéaire de Tabarka.

Le Canard Enchaîné a révélé l'affaire, et MAM a admis mardi soir avoir voyagé dans le jet de son "ami, Aziz Miled, un homme d'affaires tunisien. Elle a seulement nié qu'il s'agisse d'un membre du clan Ben Ali, comme l'affirme le journal satirique.

 

1. Quand un député PS rappelle à MAM la "jurisprudence Sarkozy"


Mercredi après-midi, à l'Assemblée nationale, en demandant à MAM de se justifier sur ses vacances de Noël en Tunisie, le député socialiste de l'Ardèche Olivier Dussopt lance à la ministre :

"Le 28 juin, dans un courrier qu'il vous a adressé, le président de la République avait menacé de sanctions les ministres ne respectant pas les règles éthiques, notamment sur leurs frais privés", promettant une "République irréprochable".

Olivier Dussopt interroge MAM - 2 février 2011

 

2. C'est quoi cette "jurisprudence Sarkozy" ?

En juin 2010, le chef de l'Etat avait prévenu que les ministres ne payant pas leurs frais privés avec leurs deniers personnels s'exposeraient à une "sanction" (le site de l'Elysée, qui héberge cette lettre, en témoigne).


"Tous les frais (des ministres) liés à leur vie privée doivent être acquittés sur leur deniers personnels (...) La violation de cette règle sera immédiatement sanctionnée", écrivait Nicolas Sarkozy dans cette lettre adressée à François Fillon, le 28 juin dernier.

Le Président avait rédigé cette lettre juste avant la démission de Christian Blanc et Alain Joyandet du gouvernement. Le premier pour son affaire de cigares payés par son ministère, le second pour avoir utilisé un jet privé pour se rendre en Martinique pour un coût de 116.500 euros.

Nicolas Sarkozy avait édicté ce code de bonne conduite gouvernemental pour montrer l'exemple en temps de crise dans l'optique d'une "République irréprochable", selon ses propres termes. Le Président y affirmait alors que le train de vie de l'Etat serait "vigoureusement réduit" à l'avenir.

 

3. MAM assure avoir payé "voyages et hôtels"

En réponse à la question du député PS sur ses vacances en Tunisie, MAM a assuré mercredi à l'Assemblée avoir toujours payé ses vacances : "Si je prends mes vacances parfois en Tunisie, c'est à mes frais, voyages et hôtels".

Elle a également affirmé n'avoir voyagé qu'une vingtaine de minutes à bord de cet avion en compagnie de l'homme d'affaires en précisant que le jet privé n'était pas à sa disposition. Quelques "démission !" ont fusé sur les bancs de l'opposition quand elle a pris la parole.

Déjà, mercredi midi, à sa sortie du conseil des ministres, MAM avait déjà assuré qu'elle avait "toujours payé (ses) vacances", avant de préciser qu'elle n'avait pas l'intention de démissionner. Pourtant, Le Canard Enchaîné affirme avoir cherché en vain à savoir qui avait réglé la facture de l'hôtel de Tabarka où ont séjourné la ministre et sa famille. Un hôtel qui appartiendrait à Aziz Miled, selon le journal satirique.



4. Alors, MAM est-elle concernée par la "jurisprudence Sarkozy" ?

Il est impossible de l'affirmer car la règle édictée par Nicolas Sarkozy reste ambiguë.

La question se pose en ces termes :

Quand il a établi sa règle, Nicolas Sarkozy ne faisait-il qu'interdire l'utilisation de fonds publics à des fins privés ?

Ou d'une manière plus globale, imposait-il à ses ministres de règler l'intégralité de leurs dépenses privées, sans profiter des deniers d'amis fortunés ?

En gros, est-ce une question d'éthique ou de réduction du train de vie de l'Etat ?

La nuance est de taille... Au chef de l'Etat de trancher.

 

Son ami n’est plus sur la liste noire

"Je tiens à vous l'annoncer, Monsieur Miled ne fait pas partie de la liste des personnalités tunisiennes soumises au gel de leurs avoirs par l'Union européenne"

Michèle Alliot-Marie

La Suisse a en effet retiré vendredi Aziz Miled de la liste des personnalités tunisiennes dont les avoirs ont été gelés. Le 19 janvier, les autorités helvètes avaient en effet décidé de bloquer d'éventuels fonds appartenant au président tunisien déchu et à son entourage, dont Aziz Miled.

MAM et la Tunisie: le vrai visage d'un «ami» encombrant

La défense de Michèle Alliot-Marie continue de s'écrouler. Loin d'être une «victime (...) spoliée» par le clan Ben Ali, comme la ministre ne cesse de le marteler depuis plusieurs jours, Aziz Miled, le chef d'entreprise tunisien qui lui a fait profiter gracieusement d'un jet privé pendant les vacances de Noël, a en réalité été un pion central du système économique du régime déchu.

En vingt-quatre années de dictature, il a réussi à être associé en affaires avec rien de moins que trois gendres et un beau-frère de l'ancien despote Ben Ali, qui l'a par ailleurs nommé personnellement à un haut poste politique en 2008, au sein de l'équivalent du Sénat tunisien.

D'après les éléments recueillis en Tunisie et en France par Mediapart, Aziz Miled peut en effet s'enorgueillir d'être l'un des rares entrepreneurs tunisiens à avoir été en affaires, dans la finance, le tourisme ou l'aviation, avec à peu près toutes les composantes de ce qu'il était convenu d'appeler le «clan Ben Ali». Que ce soit les familles Materi, Trabelsi, Chiboub ou Mabrouk.

Gravitant au départ dans l'entourage de Habib Bourguiba, le père de l'indépendance tunisienne, Aziz Miled opère très tôt un rapprochement avec le pouvoir Ben Ali, après le «coup d'Etat médical» de novembre 1987, ont rapporté plusieurs sources tunisiennes, dont un ancien membre du clan Ben Ali.
A l'époque, ZineEl-Abidine Ben Ali promet la «démocratie» et le respect de «la souveraineté populaire». Il n'en sera rien. 
Pour Aziz Miled, l'opération séduction réussit en 1989. Cette année-là, l'ami de MAM intègre le comité de soutien officiel de Ben Ali et s'acoquine avec un gendre du président, Slim Chiboub, son associé en affaires – les deux hommes exploiteront par exemple dès 1994 2.000 hectares de terres agricoles entre Mornag et Djebel Ressas – à qui il prend l'habitude d'offrir la suite 104 de son hôtel Phénicia, à Hammamet.

En 1995, avec l'appui de Slim Chiboub (époux de Dorsaf Ben Ali), sa société Tunisian Travel Service (TTS) devient l'actionnaire majoritaire de la compagnie aérienne Air Liberté, jusqu'ici filiale tunisienne du groupe français, fondée six ans plus tôt par un spécialiste du secteur, Lotfi Belhassine.

Air Liberté deviend Nouvelair l'année suivante, en 1996. Le nouveau nom de la compagnie aérienne d'Aziz Miled ne doit rien au hasard. Selon un entrepreneur tunisien qui connaît bien M. Miled, il l'a baptisée ainsi pour «faire plaisir» à Ben Ali, en référence à un leitmotiv politique du régime mille fois entendu en Tunisie depuis le coup d'Etat: «L'ère nouvelle».

Le dernier mensonge de MAM : "Je ne monterai plus dans un avion privé"

La ministre admet aujourd'hui sur Europe 1 avoir fait une erreur en montant dans le jet privé de Aziz Miled.
"Est-ce que c’est parce que j’étais claquée ?". Michèle Alliot-Marie, au cœur de la tourmente après avoir accepté de voyager, à deux reprises, à bord d’un jet privé en Tunisie, évoque, dans un entretien accordé à Marc-Olivier Fogiel, diffusé lundi matin sur Europe 1, la fatigue et le rythme soutenu de la vie d’un ministre comme, peut-être, les raisons qui lui ont fait baisser sa garde.
"C’est vrai qu’on est ministre 24 heures sur 24, mais avec le rythme que nous avons, de temps en temps nous avons besoin de nous reposer. Et dans ces moments-là on oublie la représentation, c’était une erreur", estime-t-elle.
" Plus jamais je ne monterai dans un avion privé", assure-t-elle :

MAM : "Je ne monterai plus dans un avion privé"

"Je le regrette profondément"

"Depuis 20 ans j’ai toujours essayé de tout payer. Mes déplacements privés, j’ai toujours veillé à les régler moi-même", souligne la ministre. "En dehors de mes fonctions je voyage toujours en avion de ligne et j’essaie de vivre le plus normalement possible", précise-t-elle.

"Mais sur cette séquence-là, non. Alors est-ce que c’est parce que j’étais claquée et que me retrouvant dans un cadre amical, je me suis détendue et je n’ai vu que les relations amicales, et non pas ce que ça pouvait provoquer ? Oui, c’est possible et je le regrette profondément", admet-elle. La ministre assure qu’Aziz Miled, le propriétaire du jet privé, ne lui a jamais rien demandé en échange.

Depuis plus d'une semaine, Michèle Alliot-Marie doit faire face à de nombreuses critiques et des appels à sa démission, pour avoir utilisé par deux fois, durant ses vacances de Noël en Tunisie, l'avion d'un de ses amis tunisiens et homme d'affaires, Aziz Miled, présenté comme un proche du beau-frère du président déchu, alors que la révolution de Jasmin avait débuté. A noter que celui-ci n'a jamais donné sa version officielle devant les caméras françaises.

Désormais, la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, menace de passer ses vacances en Dordogne où son compagnon possède une maison, pour qu'on arrête de la harceler avec ses vacances tunisiennes. 


 

Réactions en chaîne de tous bords, même le soutien de l'UMP à MAM vacille !

"Juste après l'affaire Wœrth, ça la fiche mal", confie un cabinet ministériel au Parisien. Ce qui donne une idée de l'ambiance... Un ministre s’est dit "préoccupé" par ce qui devient une "affaire MAM". Si le feuilleton se poursuivait, avec de nouvelles cartouches contre MAM, cela pourrait devenir "compliqué", a-t-il ajouté, sans toutefois parler ouvertement de démission.


• Sarközy "furieux"

S'il na rien dit en public, Nicolas Sarközy serait "furieux", d'après Le Parisien. En privé, le chef de l'Etat "ne décolère pas" contre sa ministre, qu'il "incendie devant ses collaborateurs", selon le quotidien. Le sang du chef de l'Etat n'aurait "fait qu'un tour" quand il a découvert l'article du Canard Enchaîné, "lui qui avait déjà fort peu apprécié" que MAM propose à Ben Ali une aide de la France à la police de son régime, selon Le Parisien.

 

• Morano : "Je ne serais pas partie en Tunisie en vacances"

La ministre chargée de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle, Nadine Morano, a affirmé jeudi que de son côté, elle ne serait "pas partie en Tunisie en vacances". "Est-ce que c'est une maladresse politique d'aller en Tunisie? Je pense que c'est un choix qui la regarde. En ce qui me concerne, je ne serais pas partie en Tunisie en vacances. Mais je ne suis pas ministre des Affaires étrangères", a-t-elle déclaré à Radio Classique et i-Télé.

 

• Longuet avait déjà fait la leçon à MAM...

Déjà, mercredi, le chef de file des sénateurs UMP Gérard Longuet avait aussi fait la leçon à MAM, en jugeant sur LCI que "la ministre des Affaires étrangères aurait pu passer ses vacances en France".

 

• Villepin : "Deux poids deux mesures"

 Dominique de Villepin a estimé jeudi sur France Inter que Michèle Alliot-Marie avait commis "des erreurs" en utilisant l'avion privé d'un ami, et qu'elle devait "être capable d'en tirer les leçons pour éviter que de telles situations se renouvellent". De Villepin a établi un parallèle entre l'attitude du président Nicolas Sarkozy avec les policiers et les magistrats et les vacances tunisiennes controversées de Michèle Alliot-Marie, estimant que cela donnait "un sentiment d'injustice" et d'un "deux poids deux mesures".

 

• Alain Fouché : "la morale républicaine avait été gravement offensée"  

Le sénateur UMP Alain Fouché s’est désolidarisé de la ministre, estimant que "la morale républicaine avait été gravement offensée", comme "la réputation d'indépendance" de la politique étrangère de la France.

 

• Eric Woerth : "Je serai le dernier à soutenir Michèle Alliot-Marie"

Celui qui est maintenant député de l'Oise préfère ne pas apporter son soutien à la ministre des Affaires étrangères... pour une raison assez cocasse. "Je serai le dernier à soutenir Michèle Alliot-Marie parce que mon soutien, probablement, la desservirait et je ne veux pas la desservir. Je suis lucide sur ma situation aujourd’hui", a-t-il déclaré dimanche matin dans l'émission "Parlons-en" de LCP- Le Journal du Dimanche.

 

• Cohn-Bendit : "Cela m'embête de taper sur la bêtise"

Daniel Cohn-Bendit avait fustigé l'attitude "extrêmement bête" de la ministre, ajoutant "ça m'embête de taper sur la bêtise". Qualifiant la situation de "complètement aberrante", il a expliqué qu'elle "est à l'image des comportements des gouvernements à l'égard de la Tunisie" et d'une forme d'"amnésie" ayant consisté à ne pas voir "le backchiche, la corruption" en vigueur sous le régime de l'ex-président tunisien Ben Ali.

 

• Jean-Marc Ayrault : "On est dans l'indécence"

Premier à ouvrir le bal des attaques, dimanche matin : le chef de file des députés socialistes Jean-Marc Ayrault. "On est toujours ministre de la République, qu'on soit en vacances ou en activité, on ne se met pas entre parenthèses". "Ses arguments sont tellement lamentables. "On est dans l'indécence", a ajouté, virulent, Jean-Marc Ayrault.

 

Hollande : "le seul responsable de cette situation (...), c'est Nicolas Sarközy"

a demandé dimanche au président de "prendre des décisions" concernant Michèle Alliot-Marie en pleine tourmente pour ses vacances tunisiennes controversées. "Ce ne sont pas tant les vacances tunisiennes de Mme Alliot-Marie qui me heurtent que la vacance de la diplomatie française depuis un mois pour la Tunisie et pour l'Egypte", a expliqué le député socialiste de Corrèze, invité de "Dimanche soir politique" (I-Télé/Le Monde/France Inter/Dailymotion). Pour lui, "le seul responsable de cette situation (...), c'est Nicolas Sarkzy".
Il a demandé que le chef de l'Etat "soit cohérent pour une fois". "Il avait vanté la République irréprochable, la République n'est pas irréprochable. Si des décisions ne sont pas prises, nous sommes dans la République irresponsable", a-t-il dit. Invité à dire quelles décisions il demandait, M. Hollande a répondu: "au président de la République de prendre conscience de la gravité de cette image qui est renvoyée de la France".
"Le pays n'en peut plus de cette façon de se comporter au sommet de l'Etat, pas simplement des ministres. Ou il défend, maintient et conserve Michèle Alliot-Marie, comme il l'a fait avec d'autres et il en portera lui-même la responsabilité dans l'élection présidentielle de 2012 ou bien il prend des décisions et il y a des choix à faire au niveau de l'équipe gouvernementale", a poursuivi l'ancien numéro un du PS.
Il a reproché à Mme Alliot-Marie "légèreté", "erreur" et "faute". "La légèreté, c'est de partir en Tunisie quand il y a des émeutes quand on est ministre des Affaires étrangères. L'erreur, c'est de prendre l'avion privé d'un ami ou pseudo ami durant cette période-là et de survoler des villes en révolte", a-t-il dit.
Mais pour lui, "la faute la plus lourde c'est, comme ministre des Affaires étrangères, de retour, de prêter le concours des forces de l'ordre ou des conseils qui pourraient être donnés à la Tunisie pour mater un certain nombre de manifestations".
"Je veux que la République soit respectée. Quand la République n'est pas irréprochable, elle ne l'est pas", a-t-il insisté.

"Si le président ne le fait pas, c'est lui qui portera la responsabilité" de ce comportement, a ajouté M. Hollande


• Ségolène Royal : "un nouveau coup porté à la crédibilité de la diplomatie française"

Pour la socialiste, les déboires tunisiens de MAM "décrédibilisent la diplomatie française".

Michèle Alliot-Marie imite le président de la République, qui érige "le mensonge en méthode de gouvernement". Les mots de Ségolène Royal, sur Europe 1, sont sans appel lorsqu'elle condamne les deux voyages en jet privé tunisien de la ministre des Affaires étrangères.

Pour Ségolène Royal, le scandale autour de Michèle Alliot-Marie est "un nouveau coup porté à la crédibilité de la diplomatie française" :

Royal fustige les "mensonges" de MAM

 

• Benoît Hamon : "la seule solution (...) c'est qu'elle parte, qu'elle démissionne"

Benoît Hamon a estimé lundi que "la seule solution" permettant à Michèle Alliot-Marie, empêtrée dans l'affaire de ses vacances tunisiennes, "de recouvrer un peu de dignité" serait "qu'elle parte". "Voilà un pouvoir, un gouvernement, qui tous les jours appelle les Français à avoir des droits mais aussi des devoirs mais qui ne respecte pas, Mme Alliot-Marie en tête, ses devoirs à l'égard du peuple français", a déclaré le porte-parole du PS sur France Info.

Selon lui, "la seule solution qui permettrait à Mme Alliot-Marie de recouvrer un peu de dignité et à ce gouvernement de retrouver un peu de crédibilité aux yeux des Français, c'est qu'elle parte, qu'elle démissionne". "Et qu'enfin, on ait un geste de la part d'un ministre de ce gouvernement qui montre qu'on ne prend pas les Français pour des imbéciles", a-t-il encore estimé.

 

 

Sources : Le Post, Le Point, Le Parisien, Europe 1, tempsreel.nouvelobs.com, MediaPart,


http://img15.hostingpics.net/pics/287274mam.jpg

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 11:44

http://euskalherria.indymedia.org/images/2004/05/14784.jpg

La cour d'appel de Pau a hier donné son feu vert au transfert dans l'Etat espagnol d'Aiala Zaldibar et Iraitz Gesalaga .

 http://d.yimg.com/i/ng/ne/ap/20110117/17/237052559-iraitz-guesalaga-right-suspected-member-of-eta-arrives-escorted-by.jpg

Iraitz Gesalaga, informaticien originaire de Zarautz et vivant à Ciboure, avait été arrêté au lendemain de la déclaration de cessez-le-feu «permanent et général» d'ETA. Présenté par les médias espagnols au moment de son arrestation comme un responsable de l'organisation armée, aucun fait ne lui est reproché sur le territoire français. Quelques jours avant son arrestation, il avait découvert un système d'espionnage sous sa voiture et s'apprêtait à déposer plainte. Il est actuellement incarcéré à la prison de Seysses-Muret et a déposé un recours en cassation.

http://www.elpais.com/recorte/20110118elpepunac_18/XXLCO/Ies/Aiala_Zaldibar_detenidas_policia_judicial_gala_Bayona.jpgAiala Zaldibar avait, elle, été arrêtée lors de la vague d'arrestations qui avait eu lieu une semaine après. Elle est accusée par la justice espagnole d'être membre du mouvement de jeunesse Segi. C'est donc sur cette seule base que la cour d'appel de Pau a décidé de la remettre aux autorités espagnoles puisque, rappelons-le, la procédure du mandat d'arrêt européen (MAE) fait que les juges ne doivent pas se prononcer sur le fond. Pour l'Etat espagnol le mouvement Segi est une «organisation terroriste» et bien que ce mouvement soit public dans l'Etat français cela suffit à valider le MAE au nom du «principe de confiance entre Etats». La jeune femme a également déposé un recours en cassation et devrait rester libre sous contrôle judiciaire. Contrôle judiciaire assoupli puisqu'est levée l'interdiction de contact avec «des Basques espagnols» qui lui interdisait tout contact avec sa famille.

http://euskalherria.indymedia.org/images/2004/05/14785.jpg

 

Par Giuliano CAVATERRA pour Le Journal du Pays Basque

 

Source : Xarlo EtCHEzaharreta

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 03:53

http://s2.lemde.fr/image/2011/02/02/539x270/1474212_3_17e5_un-extrait-de-la-video-sur-la-manifestation-a.jpg

Le "savoir faire Français", vanté par Alliot-Marie, au service des préfets et autres mercenaires de la sarkozie.

Une vidéo montrant un gradé de la gendarmerie faisant usage de gaz lacrymogène contre des manifestants apparemment inoffensifs à Anduze (Gard) circule sur Internet et sème l'émoi dans la gendarmerie. Mis en ligne le 23 janvier, le document totalise plus de 100 000 vues à ce jour et a été cité par Le Canard enchaîné.

Des versions divergentes des faits.

Le 21 janvier, des habitants de la région de la Communauté de communes d'Anduze bloquent, par un sit-in sur les voies, un train touristique régional afin de protester contre une réorganisation locale de communes. Comme le montre la vidéo, la manifestation dégénère lorsqu'un gendarme asperge de gaz lacrymogène les protestataires. Les gendarmes portent également des coups de matraque sur des manifestants.

Joint par Le Monde.fr, un élu socialiste présent sur place et une source proche de la gendarmerie donnent des versions divergentes. Des négociations avaient eu lieu entre le gendarme qui gaze les manifestants et les élus, avant l'incident. Alain Beaud, président de la communauté de communes d'Anduze et maire PS de Saint-Sébastien-d'Aigrefeuille, présent en tête de cortège, raconte : "Notre manifestation était motivée par le fait que le président de l'agglomération voisine – le député-maire UMP d'Alès, Max Roustan – souhaitait débuter ses vœux chez nous, en empruntant le train à vapeur des Cévennes, un de nos fleurons. Parce que notre communauté de communes fait l'objet de tentatives de rattachement de sa part, cela a été vécu comme une provocation."

"Nous n'avions pas d'intention d'empêcher le départ du train, simplement de le retarder de quelques minutes", affirme Alain Beaud, qui précise l'avoir dit au commandant Frédéric Warion, avec lequel il négociait. "Quand le délai se serait écoulé, nous avions convenu qu'il me prenne par le bras et qu'on s'écarterait. Mais subitement, il s'est mis à nous gazer."

Approchée par Le Monde.fr, une source proche de la gendarmerie confirme les négociations mais précise : "Au lieu de rester cinq minutes et de partir, comme prévu, des manifestants se sont assis, se sont tenus par les bras... Certains avaient clairement une volonté différente de celle des élus, qui n'ont pas su maîtriser et se sont fait dépasser. Parmi les manifestants, il n'y avait pas que des défenseurs de la communauté de communes. Dans le train, il y avait une vingtaine d'élus, qui étaient attendus par du public à la salle des fêtes de Saint-Jean-du-Gard. Par ailleurs, la locomotive, qui est classée monument historique, a été dégradée par des jets de pierres."

Les manifestants assurent avoir agi pacifiquement.

 Alain Beaud réplique à la DGGN : "Il n'y a eu absolument aucune violence ou dégradation de la part des manifestants, avant l'intervention des gendarmes." Il reconnaît que quelques jets de pierre ont eu lieu mais affirme que le train a commencé presque tout de suite à avancer, lentement, créant un sentiment de panique chez les manifestants.

Le réalisateur de la vidéo, Edmond Zimmermann, contacté par Le Monde.fr, ajoute qu'il va déposer, jeudi matin, les "rushes" de la vidéo chez un huissier, et qu'"ils sont à la disposition de la justice." Opposant au rattachement de la communauté de communes d'Anduze, ce retraité, vidéaste amateur et blogueur, se défend d'avoir fait des coupes qui cachent des éléments importants : "Il y a au total une vingtaine de minutes de bande, j'ai coupé parce que c'est trop long mais il n'y a rien qui permette de tricher ou qui montre des violences quelconques."

Il nie que les manifestants aient bafoué le "deal" passé avec la gendarmerie : "Quand le gendarme s'est mis à arroser, tout le monde a été surpris, même certains gendarmes." M. Zimmermann assure qu'il "n'a pas vu" de fauteurs de troubles : "C'était plus une kermesse qu'une manif et on voit qu'il n'y a pas eu de provocations."

Pas de réaction officielle de la gendarmerie.

 http://img408.imageshack.us/img408/7673/090315montrealintldayag.jpgLa DGGN a indiqué mercredi à l'AFP n'avoir "aucun commentaire à faire pour l'instant" sur cette vidéo. Elle a précisé "qu'à ce jour il n'y a pas d'enquête disciplinaire engagée" contre ce gradé. Joint par Le Monde.fr, une source proche de la gendarmerie précise "qu'une enquête est en cours concernant les dégradations" – notamment des "jets de pierre" – survenues au cours des heurts qui ont suivi l'utilisation des gaz lacrymogènes.

Contactée par Le Monde.fr, la gendarmerie d'Anduze renvoie vers l'échelon supérieur, la gendarmerie d'Alès. Celle-ci, dirigée par le commandant Frédéric Warion, le gendarme que l'on voit dans la vidéo faire usage de gaz lacrymogène, "ne communique pas", précisant que la décision est départementale. De source proche de la DGGN, on a précisé que cette vidéo était "sans aucun doute parcellaire" et que la "manifestation n'était pas aussi pacifiste qu'on veut bien le dire ou le montrer".

L'incident a suscité de vives protestations sur des blogs et sites de gendarmes – tenus en tant que militaires à un strict devoir de réserve. Sa publication sur le forum Gendarmes et citoyens, dans lequel des militaires et des connaisseurs interviennent, a suscité 120 commentaires, souvent très sévères envers les gendarmes visibles dans la vidéo : "Si c'est vrai, j'aurais honte d'être ce gendarme", écrit le major à la retraite qui a lancé le fil de discussion.

 

Source : Le Monde.fr

 

violences des forces de l'ordre gratuites
 

Communiqué de presse du PG Gard /Anduze

 

Monsieur ROUSTAN en démocratie les différents ne se règlent pas avec la force publique !

 

Les réformes territoriales mises en place par l'UMP et votées par FOURNIER, ROUSTAN, LACHAUD n'ont jamais été acceptées par les élus. Le Congrès National des Maires de France 2009 avait été l'occasion pour de nombreux maires, de toutes tendances politiques, de dire NON à ces projets. Malgré ce, le gouvernement et ses représentants locaux cherchent à l'imposer à marche forcée, à toute vapeur !

 

Ce qui s'est passé à Anduze est dans la logique de la perte de sang froid quasi permanente des élus UMP ! La démocratie est chaque jour mise à mal par leur intolérance, leur mépris envers leurs pairs mais aussi les citoyens. Maintenant l'agression devient la réponse. Agression envers les salariés de Richard Ducros, agression envers des manifestants pacifistes pour le maintien d'une communauté de communes... mais où vont ils s'arrêter ?

 

Le Parti de Gauche condamne fermement ROUSTAN et ses amis pour de tels agissements. Le parti de Gauche s'indigne de telles violences policières qui délégitiment ceux qui en on donné l'ordre.

 

A Anduze on gaze, à Tunis on a tiré. Benali est tombé. Ici, aussi l'oligarchie qui méprise le peuple et ses élus de bases doit être balayée par les urnes.

 

Vite la révolution citoyenne !

 

Katy Laurent et Charles Menard

Co-secrétaires du Parti de Gauche 30


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Résistance

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