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  • : Le blog satirique du Papy Mouzeot
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Erick Bernard

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 12:14

http://www.interet-general.info/IMG/France-Satellite-Espion-Helios-2-1.jpg

Voila un sujet que ne va pas grandir la réputation de notre pays déjà qualifié de traître, hypocrite, fourbe, voleur et menteur par ses voisins européens.

Ces qualificatifs seraient-ils à l'image de ceux qui représentent les intêrets de notre nation ?

 

La France, plus encore que la Chine et la Russie, serait le pays le plus actif en matière d'espionnage industriel chez ses alliés européens, rapporte mardi le journal norvégien Aftenposten sur la foi de télégrammes diplomatiques obtenus par WikiLeaks.
 

"L'espionnage français est tellement étendu que les dégâts [qu'il provoque] pour l'économie allemande, dans leur totalité, sont plus importants que les dégâts provoqués par la Chine ou la Russie", selon une note non datée de l'ambassade des Etats-Unis à Berlin.

Aftenposten, qui a obtenu par un moyen non connu en décembre la totalité des 250 000 documents diplomatiques de WikiLeaks, reproduit aussi, en norvégien, les propos en ce sens du patron d'un groupe allemand cité par une note de l'ambassade. "La France est l'empire du mal en ce qui concerne le vol de technologies, et l'Allemagne le sait", aurait déclaré en octobre 2009 Berry Smutny, directeur général du petit fabricant allemand de satellites OHB Technology. Cette société s'est fait connaître du grand public en janvier 2010 en remportant aux dépens d'Astrium, filiale du géant EADS, un contrat pour la construction de plusieurs satellites destinés au programme de navigation Galileo, futur "GPS" européen.

Lundi, Aftenposten avait déjà fait état d'une concurrence franco-allemande en matière de satellites espions. Selon des notes obtenues par WikiLeaks, l'Allemagne chercherait à développer, avec l'aide des Etats-Unis, son propre programme de satellites d'observation optique (HiROS) malgré les objections de la France, qui pilote les efforts européens dans ce domaine avec ses satellites Hélios.

 

 

Source : LeMonde.fr

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 01:26

http://nsm03.casimages.com/img/2010/08/05//10080512505622876518734.jpg

Quel gouvernement n'a pas traîné son lot de casseroles ?

Hé, mais là on en tient un, il explose tous les records même que son nom devraît apparaître dans le Guiness des Records !

Pour exemples :

• l’affaire Karachi

• l’affaire GDF

• l’affaire Tapie

• l’affaire Clearstream

• l’affaire Bettencourt

• l’affaire Wildenstein

• l’affaire de Compiègne

• l’affaire Peugeot

• l’affaire de la Jatte

• l’affaire Pérol

• l’affaire de l’Epad

• la proposition de loi sur la déchéance de la nationalité française et son extension

• l’affaire de la rémunération illégale de septembre au 31 décembre 2007

• la circulaire Hortefeux

• la position d'Hortefeux dans la condamnation des 7 policiers
  et ses deux condamnations à lui

• l’affaire des sondages

• les classements du parquet

• l’affaire de l’espionnage des journalistes par le contrespionnage

• l’affaire de la validation des comptes de campagne de Balladur et de Chirac

• l'affaire Servier (Mediator)

• l'affaire Bongo

Cliquez ici pour allonger la liste...

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 13:25

http://img.over-blog.com/300x199/2/32/98/37/Corenthin-2-mai--2009-002.jpg

Cyril Lazaro et son fils Corentin

 

Camarades,

 

J'en appelle à votre soutien envers notre camarade Lazaro, récemment élu délégué CGT sur le parc de loisirs DisneyLand Paris. Depuis les dernières élections ce camarade est victime d'attaques ignobles. En tant que militants de base nous ne sauront tolérer ce genre de vils forfaitures venant de la part d'anciens dignitaires de la CGT y compris de l'ex-secrétaire du CE (actuellement mis en examen pour "abus de confiance" et "complicité de modification frauduleuse de données" ) qui font honte à l'ensemble des militants de la CGT. Il semblerait que certains de ces prétendus "camarades" ayant bénéficiés de suspicieuses largesses de la direction du parc n'acceptent pas le verdict des urnes certainement encore sous l'influence de cette même direction qui ne souhaitait pas elle non plus l'élection d'un délégué qui ne soit pas corruptible.

Depuis 2 ans la direction, de connivence avec d'autres élus syndicaux, tentait de licencier le camarade Cyril Lazaro. Elle n'y est pas pervenue et continue toujours ses manipulations pour déstabiliser notre camarade cégétiste.

Cyril Lazaro n'a pas attendu d'être mandaté pour livrer ses combats syndicaux par l'intermédiaire de son blog : Le blog d'un militant syndicaliste en lutte pour plus de justice sociale à Disneyland Paris.

 

Je compte sur votre soutien en manifestant votre désapprobation à ces agissements contraires à nos valeurs syndicales.

Vos commentaires sont à adresser à notre camarade directement sur le billet suivant : Disneyland Paris : Christine Bezzo de la CGT Disney n'a rien à voir avec le syndicalisme maison actuel

 

 

Amitiés fraternelles du Papy Mouzeot

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 11:09

http://www.leblogluxe.com/images/clabedan.typepad.com/photos/uncategorized/2008/02/15//rolex16610reeves20060918pccrop.jpg

La présidence française corrompue ?

Giscard, assez furieux il faut l’avouer, avait accusé en 2009 Chirac d’avoir été sponsorisé par un certain Omar Bongo pour sa campagne de 1981. Il est vrai que la FrançAfrique commence avec les gaullistes (un certain Foccart), puis les mitterrandiens (un certain papamadit) et a continué toutes voiles dehors par le RPR et l’UMP bien que le slogan sarkozyaque était à la rupture. On se souvient aussi que l’un des premiers voyages du tout nouveau et tout neuf Président de la République fut pour Omar Bongo et que ce même dit Président a soutenu un certain Ali Bongo contre toute démocratie et éthique.

La bande à Assange, celui accusé de sexe par surprise (tiens un père Noël ? c'est la période) - pss je ne soutiens pas le viol, hein ! - celle qui fait trépasser les Pampers, celle des fuites wiki, a offert à El Pais quelques câbles (comme l'on dit tant dans la marine que dans la diplomatie où il faut aussi savoir naviguer) qui impliquent une autre bande, celle à Bongo dans des détournements de fonds, et de liquide sonnant et trébuchant (je sais l'image est heureuse) pour arroser des partis de gauche et de de droite (plus de droite) et des hommes politiques dont Chirac, l'heureux retraité impliqué dans nombre d'affaires, et l'actuel sur augmenté Président de la République. 

Voilà donc une révélation qui n'est pas mince mais que le Figaro.fr (jusqu'à cette heure) ne traite pas en une et nulle part ailleurs. Le Monde a, lui, mis quelques heures avant de se lancer, Libération a été plus rapide. La nouvelle est pourtant apparue à 11 h 28 hier sitôt reprise par Al Jazeera (en anglais) ici dont je tire cet extrait fort intéressant car non repris ailleurs de cette façon : Both France's ruling UMP party and the Socialist party accepted embezzled money, the source said, though the former received the bulk : "especially [former French president Jacques] Chirac and including [current president Nicolas] Sarkozy". En gros le PS et l'UMP ont accepté cet argent détourné, la plus grande part es-spécialement pour Chirac et Sarkozy.

Voici ce que nous en dit Le NouvelObs (en fait l'AFP repris par tous les journaux, beau travail d'investigation de ceux-ci, n'est-ce pas ?) : Près de 30 millions d'euros auraient été détournés de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) à son profit par le défunt président gabonais Omar Bongo et auraient aussi profité à des partis français, selon des notes diplomatiques américaines divulguées par Wikileaks, visibles mercredi 29 décembre sur le site d' El Pais. Cette information a été donnée quatre jours après la mort d' Omar Bongo, en juin 2009, par un haut fonctionnaire de la BEAC à un diplomate de l'ambassade américaine au Cameroun, précise le journal espagnol. Selon la même source, "les dirigeants gabonais ont utilisé les fonds détournés pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, ont remis une partie de l'argent à des partis politiques français, y compris en soutien au président Nicolas Sarkozy". L'argent aurait profité "aux deux camps, mais surtout à droite, en particulier à (l'ancien président français Jacques) Chirac mais aussi Sarkozy". "Bongo était le président africain préféré de la France", a ajouté cette source.

C'est parce qu'un placement de 500 millions d'euros, fait en secret par un de la clique Bongo avec l'argent commun qu'un audit a été lancé et a permis de découvrir le pot-aux-roses (et au bleu UMP). Le câble précise que la diplomate n'en a pas la preuve formelle.

Bongo et deux de ses compères chefs d'état ont été attaqués en justice par Tansparency International, et d'autres, pour des biens mal acquis (on ne peut qu'être en colère quand le Gabon appauvrit son peuple, touche des subventions, a une dette avec un Président et ses proches qui possèdent une fortune planquée en France). On comprends pourquoi, alors, un certain Marin, le sbire judiciaire du pouvoir, a voulu empêcher, par deux fois je crois, que cette plainte prospère jusqu'à qu'elle finisse par être instruite au grand dam du parquet (bien ciré) de Paris : Une enquête policière est ouverte par le parquet de Paris en juin 2007, puis classée sans suite pour « infraction insuffisamment caractérisée » en novembre 2007. […] A la demande du Parquet, la décision concernant cette plainte, prévue fin février, avait été repoussée après le voyage de Nicolas Sarkozy au Congo-Brazzaville fin mars.

Le 5 mai 2009, la doyenne des juges du pôle financier de Paris Françoise Desset avait jugé recevable la plainte, décision à laquelle le parquet a fait appel 23. Le 29 octobre 2009, la cour d'appel de Paris a donné raison au ministère public et jugé Transparency International irrecevable. Suite au pourvoi en cassation de l'association24, la Cour de cassation a décidé le 9 novembre 2010 que la plainte de Transparency International était recevable permettant désormais à un juge d'instruction français d'enquêter. (Wikipédia)

 Une enquête sur ces biens mal acquis pourrait remonter jusqu'aux arrosages intempestifs des Bongo et donc jusqu'au PS, à l'UMP, à Chirac et à Sarkozy.

N'oublions pas qu'Omar Bongo fut le second visité de tous les chefs d'état africain le vendredi 27 juillet 2007. Vous trouverez ici le discours de Nicolas Sarkozy. Le début de l'intervention d'un dignitaire gabonais est délicieux : Le 17 aout 1960, le Gabon accédait en présence d'André MALRAUX représentant le Général de GAULLE empêché, à la souveraineté nationale, après avoir fait partie de l'Afrique équatoriale française de 1910 à 1958. La visite que vous effectué ce jour, Monsieur le Président de la République, moins d'un mois de la commémoration de cet événement fondateur de la coopération franco gabonaise souligne s'il en ait besoin l'excellence et la densité de cette relation privilégiée et mutuellement profitable. Le Gabon s'enorgueillit d'avoir près d'un demi-siècle durant su rester fidèle à ses engagements. En un peu plus de quatre décennies, la relation franco gabonaise a su résister à l'épreuve du temps et aux aléas de la conjoncture internationale.

Un bon résumé, non ? Et du reste cette réponse de Nicolas Sarkozy est savoureuse quand on suppose ce qu'a fait Bongo des fonds internationaux détournés : La France fait un effort particulier pour alléger la dette du Gabon qui va au-delà des remises de dette que viennent d'accepter, à la demande de la France, les principaux créanciers du Club de Paris. Je propose que cet effort supplémentaire français serve à financer au Gabon des projets de développement liés à la préservation des forêts.

On allège une dette pour enrichir un clan qui finance les politiques français. Retour aux sources en quelque sorte.

Voilà, voilà, la liste s'allonge.

 

 

Par ImhotepAV, rédacteur bénévole sur le site Agoravox.fr

 


 

L'avis du Papy Mouzeot : *****

 

Voila un excellent article qui nous replonge dans de vieux souvenirs d'affaires où les diamants de Bokassa disparaissaient au profit d'un certain Giscard, d'un scandale gluant et malodorant qui éclaboussait Le Floch Prigent l'ex-PDG d'ELF et de plus récents tels que les affaires Bettencourt, Karachi ou bien le scandale du Médiator...

Lorsqu'un haut fonctionnaire de la BEAC dénonce : "Les dirigeants gabonais ont remis une partie de l'argent à des partis politiques français, y compris au président Nicolas Sarkozy". Cette corruption entre Paris et Libreville montre qu'elle aurait profité "aux deux camps, mais surtout à droite", on comprend mieux le subterfuge du Sénat qui s'est empressé de faire adopter une loi sur la légalisation des financements occultes (voir article Le "subterfuge" du Sénat pour "légaliser" le financement occulte des partis politiques) ainsi que le projet de loi N°3071 (voir article La procédure pour destituer le Président est enfin connue...) visant à renforcer son oligarchie et le protéger contre tout risque de destitution en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l'exercice de son mandat.

Nous sommes en droit de nous demander quel serait l'avenir du Président de la République si cette procédure de destitution du Chef de l'Etat n' avait pas été neutralisée quand la corruption s'affiche sans retenue dans le fonctionnement du pouvoir (Karachi, Bettencourt, Mediator...). Accepter de l'argent corrompu d'un Etat étranger est un manquement aux devoirs manisfestement incompatible avec l'exercice du mandat présidentiel.

 

Cela fait trop longtemps que le pouvoir obscur nous ment et nous trompe à tel point que beaucoup de français écœurés par tant de magouilles rejettent leur seul moyen de défense : le bulletin de vote. 

Il en va de notre responsabilité de citoyen si nous ne nous révoltons pas, nous avons le devoir de réagir afin de ne pas laisser ce gouvernement corrompu à la tête de notre pays.

 


 

Mise à jour du 31/12/2010

 

 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 12:07

Cela devait être une parodie de fin d'année. Le Parti communiste a monté une vidéo figurant les vrais-faux vœux de Nicolas Sarkozy. Réalisée à partir d'images d'archives des vœux 2009, elle montrait le chef de l'Etat s'excusant auprès des Roms et des chômeurs, promettant de rétablir le départ en retraite à 60 ans ou appelant à être battu par le Front de gauche en 2012.

"Je pense à vous, sans-papiers et Roms, obligés de vous cacher de la police, je pense à vous smicards précaires, chômeurs, je pense aussi à vous, journalistes, dont je connais bien le quotidien pour vous mettre sous écoute tout au long de l'année", dit une voix imitant celle du chef de l'Etat.

 

Non visible lundi 27 septembre, la vidéo a été finalement été postée sur le site américain YouTube. La plateforme française Dailymotion en a en effet refusé la publication. "J'ai posté la vidéo hier matin sur les réseaux sociaux, je me suis aperçu une heure après de sa disparition sur Dailymotion", a expliqué Franck Mouly, responsable web du PC. Le parti s'interroge, dans un communiqué, sur une "censure" de la plateforme française de vidéos.

Le Parti communiste s'interroge, dans son communiqué, sur le lien entre le refus de publier cette vidéo, qualifié de "censure" et le fait que Nicolas Sarkozy a choisi, pour la première fois, de retransmettre ses vœux 2010 justement sur Dailymotion, l'un des fleurons du web français, avec lequel le chef de l'Etat tente de se rabibocher.

Dailymotion dément toute censure éditoriale. "Il ne faut voir aucune censure, ce n'est pas un sujet", assure Antoine Nazaret, qui gère la rubrique "actualité et politique" du site. Celui-ci argue d'un point de droit : pour réaliser son montage, le PCF a emprunté les images de l'Institut national de l'audiovisuel (INA), qui sont protégées.

Or, il existe deux types de comptes sur Dailymotion. L'utilisateur "de base", pour lequel Dailymotion assume son rôle d'hébergeur, se rendant légalement responsable du contenu publié, et les comptes "officiels" de tel ou tel organisme, qui s'engagent à prendre en charge les éventuels risques juridiques liés à une publication. Selon Dailymotion, il aurait suffi au PCF de mettre la vidéo sur son compte officiel pour qu'elle soit acceptée.

De fait, la jurisprudence que soulève cette question est complexe. Si la loi consacre la propriété intellectuelle d'une œuvre, le fait que celle-ci soit constituée d'éléments d'actualité rend l'interdiction de leur utilisation plus souple. Comme le note le site Numérama, les articles L122-3 et L122-5 du code de la propriété intellectuelle empêchent l'auteur ou le possesseur d'une œuvre d'interdire "la parodie, le pastiche et la caricature", à condition que le nom de l'auteur et la source soient clairement indiqués.

 

 

Source : LeMonde.fr

 



L'avis du Papy :

 

Rien d'étonnant à ça lorsqu'on sait que Dailymotion (partenaire officiel du gouvernement) roule pour Sarkozy.

Il ne faut pas la chercher bien loin pour obtenir la preuve de cette connivence. Lors du plan de relance du gouvernement, le Fonds stratégique d’investissement* annonce son entrée au capital de Dailymotion dans le cadre d’une levée de fonds de 17M€.

 

Dailymotion est l’un des sites leaders de partage vidéos, avec 60 millions de visiteurs uniques sur son réseau et un milliard de vidéos vues par mois, d’où l’interet pour le gouvernement d’y avoir ses marques, avec tout les avantages que cela comporte quand on a besoin de faire sa communication.

 

Ce gouvernement qui s’est engagé avec sa loi HADOPI dans la lutte contre le partage d’œuvres culturelles sur Internet, finance aujourd’hui Dailymotion, qui est une des plus grosses plateformes vidéos diffusant films et clips sans respecter les "droits d’auteur".

 

* FSI : c’est une Société Anonyme détenue à 51% par la Caisse des Dépôts et 49% par l’Etat français.

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 18:49

http://www.reseau-pharmacie.com/extranet/AdminPA/actualite/media/213/48595_photo-prise-le-18-novembre-2010-a-brest-de-boites-du-medicament-mediator.jpg

Aubry, Kouchner, Bachelot, Hirsch, Bertrand... tous les politiques susceptibles d'avoir une responsabilité dans la mise sur le marché du médicament se dédouanent d'une quelconque responsabilité concernant ce scandale de santé publique.

Avec le Mediator, les politiques se retrouvent confrontés à un nouveau scandale de santé publique, sur fond de délicate estimation du nombre de morts liées à l'utilisation de ce médicament largement détourné comme coupe-faim. La classe politique de droite comme de gauche est bien dépourvue et chacun affirme qu'il n'était pas au courant des dangers de ce médicament qui aurait fait plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de morts. Pour le docteur Irène Frachon, qui a fait éclater l'affaire, "le Mediator est responsable d'un désastre sanitaire".

 

Ainsi, Dominique de Villepin a affirmé lundi 27 décembre sur RTL que le problème du Mediator n'avait "jamais été évoqué à Matignon", à l'époque où il était Premier ministre, entre 2005 et 2007.
A la question 'aviez-vous entendu parler du Mediator avant?', Dominique de Villepin a répondu: "non". "C'est un problème qui n'a jamais été évoqué à ma connaissance à Matignon à l'époque", a-t-il poursuivi.
Selon le président de République solidaire (RS), "il faut se garder de commentaires vagues et suspicieux (...) Il faut attendre de connaître la réalité des faits mais c'est l'ensemble de la chaîne de responsabilités qui doit être démontée".

 

Kouchner et Aubry "pas au courant"

De son côté, le secrétaire national à la Communication du PS David Assouline, interrogé sur l'alerte donnée par trois médecins de la sécurité sociale en 1998 sur les risques de l'utilisation de Mediator comme coupe-faim, a affirmé le 20 décembre que les responsables socialistes en charge de la santé à l'époque, Martine Aubry et Bernard Kouchner, "n'ont pas été alertés de la dangerosité du médicament".

"Martine Aubry, Bernard Kouchner et leurs cabinets n'ont pas eu d'informations concernant la dangerosité du médicament", a déclaré David Assouline. Pourtant, à l'époque, Martine Aubry était ministre de l'Emploi et de la Solidarité, et Bernard Kouchner son secrétaire d'Etat à la Santé.
"S'il y avait eu une telle information (sur la dangerosité du médicament), probablement ils s'en souviendraient parce qu'ils étaient en état d'alerte permanent" sur les affaires sanitaires, a ajouté David Assouline, rappelant le précédent de l'affaire du sang contaminé révélée quelques années auparavant.
Plus généralement, "il y a une alerte en 2003 lorsque l'Espagne retire ce médicament (de son marché), en 2005 l'OMS informe de cette décision de l'Espagne", a-t-il rappelé. "Certainement, il y a eu trop de lenteur pour réagir. Je crois que c'est l'organisation même de la santé en ce domaine qui est à revoir", a-t-il dit.
Mais "ne commençons pas à désigner des responsables sans qu'il y ait eu l'établissement de faits", a-t-il ajouté, soulignant que le PS était à l'origine de la création d'une mission d'information parlementaire sur le Mediator.
Martin Hirsch, alors directeur de cabinet du secrétaire d'État à la Santé entre 1997 et 1999 a quant à lui estimé : "On est visiblement face à une faille, donc ça n'exonère pas ; je me sens responsable du fonctionnement du système sanitaire à ma place". Il a également ajouté : "C'est difficile de comprendre pourquoi les alertes ne sont pas remontées", annonçant qu'il transmettrait ses archives. "Tous ceux ou toutes celles qui ont eu des responsabilités, quelles qu'elles soient à cette époque, doivent, c'est logique, rendre des comptes sur ce qu'ils ont fait ou pas fait", a-t-il ajouté en se disant "pas à l'aise" sur ce dossier. Il a toutefois ajouté que l'Agence du médicament avait le pouvoir de retirer les autorisations de mise sur le marché sans avoir besoin du feu vert du ministre pour le faire.

 

Jeu de ping-pong

L'ancienne ministre de la Santé en 2009, l'UMP Roselyne Bachelot, a elle assuré le 15 décembre avoir agi dans les temps pour retirer le médicament du marché une fois sa dangerosité constatée et n'avoir eu connaissance d'un premier cas qu'en 2008. "On ne peut pas préjuger de ce qui s'est passé avant", faisait-on valoir alors dans l'entourage de la ministre, renvoyant implicitement la balle aux responsables de 1998.

Par ailleurs, Xavier Bertrand, fraîchement nommé ministre de la Santé, tente de déminer le terrain et a confié une mission à l'IGAS, la police sanitaire, pour éclairer cette sombre histoire. Constatant que la presse a évoqué le 18 et 19 décembre un nombre de morts dépassant de plus du double "1.000 à 2.000" celui précédemment admis ("au moins 500 morts") par l'agence des produits de santé, Xavier Bertrand a convoqué aussitôt une réunion de crise. Cependant, le ministre qui a évoqué de "fortes présomptions de défaillances graves dans le fonctionnement de notre système du médicament dans cette affaire", a déjà été en charge de la santé de 2004 à 2007.

 

Enfin, le président Nicolas Sarkozy qui a demandé "la transparence la plus totale" sur cette affaire, avait remis à Jacques Servier les insignes de Grand Croix de la Légion d'Honneur en juillet 2009. Il avait rappelé alors connaître "Jacques" depuis 1983, date de sa prestation de serment comme avocat. Après avoir quitté le cabinet Danet, Nicolas Sarkozy avait créé son propre cabinet où plusieurs clients dont Jacques Servier l'avaient suivi. Des proches du président soulignent qu'alors le cabinet de Nicolas Sarkozy s'occupait de droit des sociétés et donc uniquement du côté "structurel" du groupe Servier.

"Avec le Premier ministre et le ministre de la Santé, le président de la République est extrêmement attentif à ce sujet" et "il a réaffirmé sa détermination à ce que toutes les conséquences soient tirées de ce dossier", a ajouté le porte-parole du gouvernement François Baroin.

 

"Ignorer, c'est une faute"

Cette méconnaissance de la classe politique a particulièrement été montrée du doigt le 20 décembre par le professeur et député UMP Bernard Debré. Ce dernier a déclaré : "Ignorer, pour un politique, c'est une faute. Un ministre doit être responsable de son administration" qui assure pourtant vouloir "n'accuser" ni "ne stigmatiser personne", ministres de droite ou de gauche (Martine Aubry, Xavier Bertrand) en place à diverses étapes charnière (1998, 2006) de la longue carrière du Médiator, commercialisé en 1976.
"Au moins, qu'ils disent : 'Oui, j'étais au courant', ou 'Oui, c'est une faute de ma part de ne pas avoir été au courant'", a alors pesté le professeur Debré.

Il s'agit également désormais de rétablir la confiance dans les médecins qui ont prescrit à tour de bras ce coupe-faim, les pharmaciens qui l'ont vendu, et les autorités sanitaires qui n'ont rien vu ou rien dit, font remarquer les associations de malades.
L'alerte lancée dès 1998 par trois médecins de la sécurité sociale est apparemment tombée dans le vide.

 

 

Source : NouvelObs.com

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 17:17

Le laboratoire Servier a obtenu la condamnation de l’éditeur de « Mediator 150 mg, combien de morts ? ». Une victoire à la Pyrrhus pour le labo.

 

Dans la bataille qui oppose le puissant laboratoire Servier à la toute jeune maison d’édition Dilogues.fr qui a publié début juin Meditor 150 mg, Combien de morts ? - un livre-témoignage d’une pneumologue contre cet antidiabétique fréquemment utilisé comme coupe-faim - le premier a incontestablement remporté une victoire.

Le tribunal de grande instance de Brest a en effet condamné le 7 juin dernier l’éditeur à modifier sa couverture en raison du sous-titre « Combien de morts » au motif qu’il porterait gravement préjudice au laboratoire. Un coup dur pour la maison d’édition obligée de rappeler les quelques 5000 exemplaires déjà en librairie depuis le 3 juin.

«  C’est proprement ahurissant », s’insurge aujourd’hui l’éditeur Charles Kermarec qui s’interroge sur la nature du préjudice « dans la mesure où ce médicament a été retiré de la vente ». Après une série d’études médicales, dont celle de l’auteur Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest, montrant les importants risques liés à la prise du Mediator - hypertension pulmonaire, atteinte des valves cardiaques, l’Afssaps a suspendu la commercialisation du Mediator.

Une interdiction obtenue de haute lutte tant les intérêts croisés du monde médical, des hautes instances sanitaires et du laboratoire étaient prégnants autour d’un médicament prescrit l’an dernier à 300 000 personnes, raconte dans le détail le livre d’Irène Frachon.

Dans son jugement, le TGI estime – curieusement – que dans le cas où le médicament serait remis sur le marché – ce qui a bien peu de chance d’arriver, la France étant l’un des derniers pays à l’avoir interdit - « le dénigrement provoqué par la mention litigieuse se révélerait grandement source de discrédit ». « On est dans du putatif, de la science-fiction, c’est un déni absolu de la notion de droit », s’agace Charles Kermarec.

Victoire à la Pyrrhus pour Servier ? La condamnation du TGI de Brest a, en tout cas, déclenché l’ire des professionnels de l’édition qui ont lancé une pétition de soutien pour défendre leur confrère en dénonçant « Un jugement qui aurait fait sourire le collège de pataphysique », ont feint de s’amuser la trentaine d’éditeurs signataires (Actes Sud, Grasset, Fayard, le Seuil…)« le juge estime que Dialogues.fr aurait dû sous-titrer ce livre ’Benfluorex, combien de valvulopathies ?’ et non pas ’Mediator, combien de morts ?’… On marche sur la tête ».

 - JPG - 39.9 ko

Plutôt que de rappeler ses exemplaires et de les envoyer au pilon, le fondateur des éditions Dialogues.fr, qui a fait appel, a choisit d’apposer un sticker « sous-titre censuré ». Des plus vendeurs. Et a réimprimé 6000 nouveaux exemplaires.

Morale de l’histoire : Issu d’une petite maison d’édition brestoise, portant un titre barbare, voilà un livre qui aurait pu passer injustement inaperçu. Bien malgré lui, sans doute, le laboratoire Servier lui a offert ces dernières semaines une bien belle publicité.

 

 

Source : Bakchich

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 19:12

 

Smic, RSA, prime à la casse, impôts, facture d'électricité, les nouveautés de l'année 2011.

 

http://img4.hostingpics.net/pics/2065992012.jpg

Smic

Il passe de 8,86 à 9 euros bruts l'heure pour atteindre 1.365 euros pour 35 heures hebdomadaires, soit environ 1.073 euros nets par mois.

 

RSA (Revenu de solidarité active)

Il sera revalorisé de 1,5% (inflation prévue en 2011) pour atteindre 466,99 euros par mois pour une personne seule sans enfant, 700,49 euros pour un couple sans enfant ou une personne seule avec un enfant.

 

Allocations familiales

Revalorisation de 1,5% : 126,38 euros pour deux enfants (avant CRDS), 288,38 euros pour trois enfants, 430,55 euros pour quatre enfants. S'ajoutent des majorations selon les âges.

 

Médecins et médicaments

La consultation chez les médecins généralistes passe à 23 euros.

Les médicaments remboursés à 35% ne le seront plus qu'à 30%.

 

Prime à la casse automobile et bonus écologique

Fin de la prime à la casse (500 euros) le 1er janvier. Elle sera versée aux acheteurs si la voiture a été commandée avant le 31 décembre même si elle est livrée début 2011.

Les bonus-malus écologiques en vigueur s'appliqueront si le véhicule est commandé avant la fin du mois, même s'il n'est livré qu'en 2011.

En revanche, pour les voitures commandées en 2011, le montant des bonus sera réduit et les seuils à partir desquels ils sont versés seront relevés. Le bonus de 100 euros pour l'achat de voitures émettant entre 116 et 125 grammes de CO2/km sera supprimé.

Celui de 500 euros pour les voitures émettant de 96 à 115 g passera à 400 euros. La prime de 1.000 euros pour les véhicules émettant de 61 et 95 g sera réduite à 800 euros. Le bonus spécifique GPL (de 2.000 euros ndlr) sera supprimé et celui pour les hybrides durci.

 

Fiscalité

Emploi à domicile: suppression de l'abattement de 15 points sur les cotisations patronales proposé aux ménages déclarant leur employé au salaire réel.

 Suppression des déclarations de revenus multiples l'année du mariage, du pacs ou du divorce, qui permettait dans certains cas de réduire ses impôts.

 La tranche la plus élevée d'impôt sur le revenu est relevée de 40% à 41%, pour financer la réforme des retraites.

Niches fiscales : coup de rabot de 10% sur des niches permettant de réduire l'impôt sur le revenu en faisant un choix d'investissement. Sont par exemple concernés le crédit d'impôt sur les équipements en faveur du développement durable, la réduction d'impôt au titre de certains investissements outre-mer ou de l'investissement locatif dans le neuf (dispositif "Scellier").

Réduction d'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ramenée de 75 à 50% pour l'investissement direct ou indirect d'un particulier dans une PME, dans la limite de 45.000 euros.

 

Assurances

Relèvement généralisé des tarifs, compris entre 2,5% et 4,5% en automobile, entre 3% et près de 8% en habitation, et entre 5,3% et 8,5% en santé. En auto et en habitation, les hausses répercutent l'impact des événements climatiques de l'année (Xynthia, Var ...) et la hausse du coût des réparations. En santé, la hausse répercute les déremboursements et l'introduction d'une taxe de 3,5% sur les contrats d'assurance dits responsables.

 

Energie

Hausse de 3% de la facture, due à une hausse de la contribution au service public de l'électricité (CSPE), qui finance notamment le rachat des énergies renouvelables.

Electricité : Le tarif social, rabais octroyé aux foyers les plus modestes (625.000), devrait varier entre 40 et 60% contre 30 à 50% aujourd'hui.

 

 

Source : NouvelObs

 


 

Allons-nous attendre patiemment 2012 pour réagir ?

L'exploitation des travailleurs a suffisamment duré.

Les limites de l'inacceptable sont franchies, soit nous entrons dans une ère d'escalavage volontaire soit nous nous révoltons.

 

"Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre coeur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, où que ce soit dans le monde. C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire."

Ernesto Che Guevara

 

 

Le Papy vous souhaite de profiter pleinement de ces quelques jours de fin d'année 2010.

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 12:27

http://farm1.static.flickr.com/38/123373747_644cfcd598.jpg

Nous avons appris dans l’après midi du 23 décembre 2010 la plainte du ministre de l’intérieur Brice Hortefeux contre la diffusion des policiers en civil en photo. Comme cadeau de noël, quoi de plus beau. Brice Hortefeux est -il encore ministre de l’intérieur ou soutient-il les actes violents et mensongers de certains policiers ? En tout cas, il aura fallut qu’Alliance fasse un vœu pour qu’Hortefeux l’exauce. Un piège a été tendu et c’est tout le ministère de l’intérieur et alliance qui sautent pieds joints dedans. Après avoir fait autant de pub sur le copwatching, mode d’action maintenant criminalisé et consideré comme anti-flics, c’est un effet de prolifération qui risque d’entrainer d’autres publications dans d’autres villes. De plus, le fait de porter plainte pour du vent sur un acte que nous avons le droit de faire est assez extraordinaire et mènera à une nouvelle défaite judiciaire pour les plaignants.

http://paris.indymedia.org/IMG/jpg/5203822474_4dd0cb8a47_z.jpg

 

Pour rappel :

Voici la saisine numéro 2005-29 concernant les photographies

Avis de recommandations de la commission nationale de déontologie a la suite de la saisine le 23 mars 2005 par Mme Marie Christine Blandin, Sénatrice du Nord

Recommandations

Il parait opportun qu’il soit rappelé aux force d’intervention notamment aux Crs qu’elles doivent considérer comme normale l’attention que des citoyens peuvent porter à leur mode d’action , le fait pour les policier ou les crs d’êtres photographiés ou filmés durant leur intervention, ne peut constituer aucune gêne pour des policiers soucieux du respect des règles déontologiques.

les journalistes et particuliers ont le droit de photographier et de diffuser des photos des forces de l’ordre si elles ne portent pas atteinte à la liberté de la personne ou au secret de l’instruction. Ces mêmes forces de l’ordre ne peuvent pas s’opposer à l’enregistrement de leur image ni confisquer les appareils ayant servi à cet enregistrement. Les seules exceptions sont les forces de l’ordre affectées dans des services d’intervention (Raid, GIGN, GIPN, BRI, sécurité du Président…), à la lutte anti-terrorisme ou au contre-espionnage, en vertu de l’arrêté du 27 juin 2008

Depuis 4 ans, à Lille des photos de policiers en civil sont diffusées de manière régulière. Depuis 4 ans, jamais une plainte n’a été recensée et depuis 4 ans, jamais un flic n’a été agressé. Visiblement, Paris est une enclave ou les fascistes peuvent tenir un colloque international sur l’islamisation mais ou la prise de policiers en photo dans l’exercixe de leur fonction est criminalisée.

En ces circonstances, il est impossible pour nous, en tous cas à Lille de cesser nos diffusions photographiques de policiers dans l’exercice de leur fonction ainsi que leur identification. Nous les accentueront. Lille tout comme Calais , Paris et d’autres villes de France ne tomberont pas sous le joug d’une police placée au rang de religion.

Que 1000 indymédia paris naissent...

 

A lire aussi : Lyon, paris, chambéry, lille, la bac infiltre, la bac casse...

 

 

Source : Indymédia

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 16:16
http://www.productionmyarts.com/Images/georges-de-la-tour/tricheur-as-de-carreau-1635.jpg
Le Tricheur à l'as de carreau - Huile sur toile de Georges de La Tour (1635)

 

Le JDD d'hier ouvre sa rubrique "Economie" avec ce titre : "L'impôt de chagrin"...

 

A l'heure où notre bon président clame sur tous les toits que chacun doit faire des efforts dans cette période de crise, à l'heure de chasse déclarée aux niches fiscales (emplois à domicile, réduction d'abattements en tous genres...), on en apprend de belles sur "l'effort" fourni par les entreprises du CAC40, avec un manque à gagner d'au moins 70 milliards.

 

Savez-vous, par exemple, que Total ne paie pas d'impôts sur ses bénéfices en France ? Pas plus d'ailleurs, que Danone, Suez Environnement, Essilor, St-Gobain, Schneider ou Arcilor Mittal ! Et ce n'est pas faute de réaliser des bénéfices ! Ah, ça vous en mastique une fissure, hein !

Et pourquoi donc qu'ils ne payent pas "ces braves gens" ? Tout simplement parce que l'Etat leur a concocté une petite liste de dérogations aux petits oignons. Voyez plutôt !

 

Bon, à défaut du chien, voyons les niches !

 

1- Le report illimité des pertes : les pertes réalisées une année peuvent être déduites des bénéfices imposables réalisées les années suivantes... sans limite dans le temps ! Moins 20 % en moyenne...

 

2- Les gains et pertes des filiales françaises sont consolidées à la la maison mère. Plusieurs filiales du même groupe peuvent ainsi réaliser des bénéfices, si une seule filiale accuse un déficit, c'est l'ensemble qui peut échapper à l'impôt ! Coût estimé par le Trésor : 19, 5 milliards d'euros !

 

3- Les intérêts d'emprunt pour investissement sont déductibles des impôts. L'astuce ? Brider les fonds propres d'une filiale qui sera contrainte de s'endetter. Les intérêts sont artificiellement élevés... et les împôts sont réduits d'autant !

 

4- Une niche qu'ils appellent "le régime fille-mère" : une société peut déduire les dividendes versés par ses filiales, y compris celles situées à l'étranger : cette plaisanterie est estimée à 35 milliards d'euros par an !

 

5- La niche Copé : elle éxonère les cessions de participations à long terme. Je ne comprends pas bien le truc, mais cela coûte 8 milliards par an !

 

6- Le crédit impôt-recherche : on voit bien ce que c'est même si son contenu ne semble pas si clair. Coût pour l'année : 4,2 milliards d'euros !

 

Bon, si on fait l'addition, ce sont environ 70 milliards d'euros dûs par les entreprises à l'Etat. Tiens, ça pourrait aider la Sécurité Sociale ou la formation des professeurs ou le maintien des petits hôpitaux... Enfin, je dis cà, moi, c'est une idée, hein ! En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il s'agit là d'un hold-up organisé et légalisé.

 

Les abonnés absents.

 

Certaines multinationales ont, parait-il, refusé de répondre. Il s'agit de : Accor, BNP Paribas, Crédit Agricole, L'Oréal, Lafarge, LVMH, Michelin, Pernod, PPR, Publicis, Renault, Sanofi, Société Générale, Technip, Vallourec, STMicro... Un avocat fiscaliste, amusé, déclare :" Si elles ne répondent pas, c'est qu'elles ne paient grand-chose" !

 

8%, c'est pas cher et ça rapporte gros... aux actionnaires !

 

Les avantages fiscaux profitent surtout aux grandes entreprises. Alors que le taux d'impôt est de 33%, les sociétés du CAC40 seraient taxées à 8% en moyenne, sachant qu'une sur quatre ne paye rien. Ca va faire plaisir aux patrons de PME, qui eux, cèdent 22% de leur bénéfice à l'Etat. Pourquoi ? Parce qu'ils sont moins bien armés pour utiliser toutes les subtilités du Code des impôts ! Le Medef se rassure en déclarant :" Mais il y a tellement d'autres taxes" ! On aurait bien versé une petite larme, mais il va falloir payer les mouchoirs...

 

Je suis sûr que de nombreux collègues auront à coeur de donner leur avis de contribuable sur la question !

 

(Sources : JDD, Libé, Figaro, blogs)

Article reprit du blog de Philippe Méoule

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