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Erick Bernard

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 03:33

http://img11.hostingpics.net/pics/851188Newspaper.jpgInfirmières bulgares :
le deal secret entre Sarkozy et Kadhafi

 

Une centrale atomique pour Kadhafi contre la libération des infirmières bulgares : des documents confidentiels montrent que c’est le deal conclu en 2007 entre la France et le colonel Kadhafi. Révélations, dans les Inrocks de mercredi, sur un secret que Sarközy protège depuis cinq ans.


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“C’est dur”, se plaignait à l’époque Sarközy, qui négociait avec le colonel Kadhafi la grâce des cinq infirmières bulgares et du médecin palestinien emprisonnés à vie pour avoir, selon la justice libyenne, volontairement inoculé le virus du sida à des enfants.

Ce fut “dur” mais il y parvint et ce fut son triomphe : tous furent libérés. Depuis, les soupçons pèsent : qu’a promis Sarközy à Kadhafi en échange de son geste humanitaire ? Le jour même du retour des infirmières en Bulgarie, les Verts français l’accusaient d’être allé jusqu’à acheter la clémence du dirigeant libyen en échange d’un objet dangereux : la puissance atomique.

Depuis cinq ans, Sarközy oppose à cette accusation toujours la même réponse : rien, rien offert, rien dealé en cachette. Comment aurait-il donné l’atome à un fou, et en échange d’un cadeau diplomatique ?
Les Inrocks ont eu accès à des documents diplomatiques confidentiels qui révèlent ce qui s’est négocié, en juillet 2007, entre le dirigeant libyen et la France. Tout, dans ces documents, contredit la version du président de la République.

 

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Des armes et une centrale atomique

A l’époque, Kadhafi sait que Sarközy a besoin de cette victoire humanitaire pour briller sur la scène internationale. Habilement, il demande au Français des armes et une centrale atomique. Les documents révèlent que Paris a accepté de les lui fournir, s’il libérait les infirmières bulgares.

C’est la France, la première, qui propose au Libyen un accord, le 17 juillet, via son ambassadeur à Tripoli. Le texte de cet accord reprend des thèmes que Sarközy et le colonel Kadhafi avaient auparavant discutés au téléphone, tels la lutte contre le terrorisme, l’immigration illégale, la sécurité ou le nucléaire.

Mémorandum d’entente

Kadhafi répond trois jours plus tard mais en faisant monter les enchères. Il demande à la France de signer un accord militaire et un accord nucléaire spécifiques, comprenant la livraison d’une centrale atomique. Le dirigeant libyen fait passer le message à Sarközy qu’il veut l’atome et les missiles, et que la satisfaction de sa demande pèsera dans les ententes à venir.

Paris reçoit le message et accepte, le 23 juillet, de signer un “mémorandum d’entente” nucléaire reprenant la demande des Libyens. Préféré à un “accord”, le “mémorandum” permet à la diplomatie française de contourner les accords internationaux en matière de non-prolifération. Mais Paris pose une condition à l’entente nucléaire. Il faut d’abord que Kadhafi libère les infirmières bulgares. Et le ministère français des Affaires étrangères demande à son ambassadeur de “remettre dans les meilleurs délais [ce texte d'une entente nucléaire, ndlr] à la partie libyenne, uniquement si les infirmières et le médecin bulgares sont d’ici là libérés”.

Ce sera chose faite le lendemain, 24 juillet. Le succès est complet : Kadhafi accepte que les infirmières soient ramenées en Bulgarie dans un avion de la République française. Le lendemain, Sarközy atterrit à Tripoli et son ministre Kouchner signe l’entente sur le nucléaire et l’accord militaire…


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Retrouvez la version intégrale de cet article dans le numéro des Inrocks en kiosque mercredi.

 

Michel Despratx

 

 

 

Source : LesInrocks.com

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 12:17

La vague UMPFN

Aveuglée par les quotas des explusions
la Sarkozie est responsable de la mise
sur le carreau de 13 salariés
et de leur employeur !

 

Incroyable en période de crise ! Mais jusqu'où iront le monarque et son équipe de valets irresponsables si nous ne l'arrêtons pas nous-mêmes le 6 mai ?

"IL" avait pourtant annoncé la couleur en déclarant qu'il sentait venir à lui la "vague" à une semaine du premier tour.


 Charif K., patron d'une PME prospère a dû licencier ses 13 employés après avoir essuyé un refus de renouvellement de sa carte de séjour.

Charif est arrivé en France en 2004 avec seulement 50 euros en poche. Mais cet Algérien de 33 ans avait la ferme volonté de s'en sortir : « J'avais une chambre à 123 euros par mois, alors j'ai fait des petits boulots sur les marchés ». Cinq années plus tard, il décide de créer son entreprise spécialisée dans les télécommunications.

Sans papiers et en attendant d'être régularisé, sa seule solution, conformément au droit hexagonal, est d'être propriétaire des parts de l'entreprise. Il prend un associé de nationalité française pour assurer la gestion de la société. En juillet 2011, il bénéficie d'un récépissé qui régularise sa situation jusqu'en janvier 2012. Il en profite pour reprendre les commandes de l'entreprise.

Depuis sa création, l'entreprise située à Ivry-sur-Seine a réalisé plus de 500.000 euros de chiffre d'affaires. Charif a recruté 13 personnes et formé plusieurs jeunes des quartiers défavorisés, auxquels il a voulu donner une première chance. « Je veux les faire bosser, leur faire tirer des câbles » explique-t-il. Il est aussi formateur auprès du Pôle Emploi.

Il voyait même plus loin que les frontières françaises pour le développement de son entreprise : Charif devait aller au Canada pour conquérir de nouveaux marchés. Dernièrement, il était en Asie : « J'ai envie de représenter le Made in France à l'étranger » affirme l'ex-chef d'entreprise.

 

Mais la success story de sa petite entreprise prend fin. Anticipant l'expiration de son récepissé, il fait la démarche pour le faire renouveler. Le 22 novembre 2011, il dépose sa demande à la préfecture du Val-de-Marne. Trois jours plus tard, il reçoit une lettre lui intimant de quitter le territoire dans les 30 jours. Sans pouvoir comprendre, car la préfecture n'a pas d'obligation de motiver sa décision.

Le chef d'entreprise dépose alors un recours contre la décision du préfet. Celui-ci avait 15 jours pour répondre. Plus de 2 mois après, son dossier n'a pas évolué. Interrogée sur ce refus, la préfecture du Val-de-Marne n'a pas souhaité répondre au figaro.fr.

Début avril, Charif est donc obligé de se séparer de ses 13 employés. Il vend aussi les bureaux de son entreprise. « Je suis prêt à en racheter si ma situation se régularise » s'empresse-t-il d'ajouter.

Jusqu'au bout il tente de faire vivre sa PME. « Pour payer les factures de l'entreprise, j'ai vendu ma voiture personnelle ».

 

En attendant une réponse à son recours, Charif, marié et père d'un enfant de 22 mois, vit dans l'angoisse d'être expulsé en Algérie.

Le député-maire d'Ivry sur Seine, Pierre Gosnat (PCF) connait bien le dossier. Il est déjà intervenu précédemment pour faire prolonger les papiers de l'entrepreneur, d'habitude avec succès. « Il serait paradoxal que ce chef d'entreprise se voit refuser le bénéfice d'une régularisation qui risque d'entraîner la fermeture de sa société » annonce l'élu.

« Il s'est engagé sur ma commune, sur le plan économique et social en créant une société qui poursuit une mission d'insertion professionnelle » ajoute Pierre Gosnat.


Charif, lui, se souvient même d'un soir où, lors d'une réception, il avait reçu les félicitations de plusieurs membres du gouvernement.


Dans sa lettre de recours, l'avocate de Charif, Maître Marie-Anne Soubré a fait valoir que le chef d'entreprise était formateur de chômeurs, qu'il s'engage à recruter. C'est lui « seul qui est à l'origine de la réussite indéniable de cette société » souligne-t-elle.

Charif est amer : « J'ai mes habitudes en France, j'ai construit plus de choses ici qu'en Algérie » conclut-il, inquiet de son avenir.

 




Hollande dénonce une "politique absurde"

« La régularisation au cas par cas, c’est ma position. Et voilà un cas qui justifie la régularisation » , a commenté le candidat socialiste à la présidentielle François Hollande, sur Europe 1. « Il doit y avoir des règles, ces règles doivent être appliquées, partout, de la même manière, avec les mêmes critères, et avec de l’intelligence, c’est quand même un critère supérieur pour l’Etat » , a-t-il asséné, avant de dénoncer "une politique absurde".

 

 

 

Sources : Europe1.fr, LeFigaro.fr

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 09:45

Kung-Fu Douillet

Un conflit d'intérêts à 500.000 euros

 

 

Plus rien n'arrête le sumo de l'UMP, David Douillet. Il ne se contente plus des pièces jaunes depuis longtemps, ses besoins proportionnels à son ambition dévorante, le poussent à attaquer une fédération sportive nationale, quitte à la mettre KO...

Encore une nouvelle affaire que nous révèle Mediapart... L'ex-judoka le plus titré de l'Histoire, actuellement ministre des sports (si, si, c'est possible !) devra patienter jusqu'au 25 mai prochain pour que soit plaidé son litige l'opposant à la Fédération Française de Boxe au tribunal de grande instance de Bobigny. Entrons dans le sein des seins de la corruption du milieu sportif...

 

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Les résultats stupéfiants découverts au cours de mon investigation en effectuant des recherches à partir du mot clé Double D

Au centre de cette sale affaire, l'actuel ministre des sports mais aussi actionnaire de la société Double D Import, qu'il a fondé en 1994 avec deux autres anciens judokas français, Anthony Damaison et Cédric Dermée, qui a déposé une plainte pour non respect du contrat d'exclusivité entre sa société Double D Import, qui gère les droits de sponsoring de la multinationale Adidas depuis 2009, auprès de la Fédération Française de Boxe pour avoir diffusé des publicités sur son site au sujet d'une marque (Montana) qualifiée de concurrente par la société de David Douillet . Montant de la plainte déposée pour dommages et intérêts à l'encontre de la Fédération Française de Boxe par l'actuel ministre des sports : 500 000 euros.

C'est une première dans l'histoire de notre république. Un ministre des sports porte plainte contre une fédération sportive nationale pour "concurrence déloyale" !

 

Au vu des faits, le conflit d'intérêt est incontestable. Le ministre des sports David Douillet, actionnaire historique d'une société commerciale, attaque la Fédération Française de Boxe dont le ministre de tutelle n'est autre que David Douillet lui-même.

Si la justice devait faire droit à la requête de la société, la FFB se retrouverait dans une situation financière extrêmement périlleuse, selon des sources internes. Un comble : une société, dont un ministre est actionnaire, prendrait ainsi le risque de “couler” une fédération liée à son ministère pour une vulgaire histoire de gros sous…

 

http://img11.hostingpics.net/pics/729187dd02.jpgSelon les statuts de l’entreprise, David Douillet était même son actionnaire principal lors de sa création, détenant la moitié des parts moyennant un investissement de 25 000 francs (3 800 euros). Depuis, les affaires ont prospéré. Double D Import, qui vient de s’allier avec une société hongkongaise du nom de Kwong Wing & Co Limited, a réalisé en 2010 un chiffre d’affaires de 16,7 millions d’euros, d’après les données les plus récentes disponibles au greffe du tribunal de commerce. David Douillet est aujourd’hui actionnaire à hauteur de 30 % de Double D Import.

 

Après avoir débuté dans la vente via téléachat avec des marques telles que Tipi ou David Douillet Fitness, Double D s’impose comme un poids lourd du marché des sports de combat en 2005 en obtenant la licence monde du groupe Adidas. Elle conçoit depuis des accessoires (gants, mitaines, sacs baluchons, boucliers), des protections (coquilles, protège-tibias), et des textiles avec un statut de fournisseur officiel de fédérations de judo, karaté, ju-jitsu et aïkido à travers le monde. « Nous couvrons beaucoup de sports et avons une assise mondiale mais pour des sports aussi spécifiques que les arts martiaux, nous préférons faire appel à des sociétés comme Double D », admet Steffen Friedrich, responsable chez Adidas des sports olympiques.

 

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« Pas le moindre conflit d'intérêts » pour le ministère

http://img11.hostingpics.net/pics/129617dd04.jpgLe dossier, politiquement délicat, a fortiori à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, est remonté en haut lieu. D’après les informations obtenues par Mediapart, la présidence de la République a ainsi été alertée de la situation dans la semaine qui a précédé l’audience prévue le 13 avril. Qui a donc été repoussée. « Je n’ai aucun commentaire à faire, si ce n’est que l’audience a été reportée parce que les avocats de la FFB ont déposé leurs conclusions moins de 24 heures avant l’audience. C’est tout », a brièvement réagi l’avocate de Double D Import, Maître Caroline Darchis.

Du côté du cabinet de David Douillet, on dément l’existence du moindre problème. « Il n’y a pas de conflit d’intérêts. La participation de David Douillet dans l’entreprise est connue et déclarée comme telle auprès du Premier ministre. D’autre part, il n’a aucune espèce de lien avec Double D, si ce n’est ses actions qui sont gérées par une banque. Enfin, il n’y a rien d’illégal à tout cela », commente Gérald Darmanin, le directeur de cabinet du ministre.

http://img11.hostingpics.net/pics/261768dd03.jpgSelon le ministère des sports, Double D (dont le président, Cédric Dermée, n’était pas joignable) aurait décidé in fine de ne plus demander de dommages et intérêts à la FFB, mais simplement une condamnation morale par la justice. Les questions indiscrètes de journalistes ces derniers jours ne seraient pas étrangères à cette volte-face.

Ce n’est pas la première fois que le nom de l’actuel ministre des sports est mêlé à une situation de conflit d’intérêts. En septembre dernier, un conseiller municipal de Bordeaux, Pierre Hurmic (Verts), avait adressé un courrier au Premier ministre après avoir constaté que des mini-vélos d’appartement fabriqués par Double D (et commercialisés par une autre société) portaient la mention "recommandé par David Douillet".

« L'utilisation par un membre du gouvernement de sa notoriété sportive et politique au profit d'une entreprise commerciale est-elle compatible avec votre souci affiché d'un État exemplaire et d'une “République irréprochable” ? Serait-il acceptable que chaque membre du gouvernement vante publiquement, de préférence dans sa spécialité ministérielle pour être plus crédible, les mérites d'une marque commerciale ? » écrivait alors l’élu écologiste.


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Sources : Mediapart, actu-CCI.com

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 14:23

La question qui tue !

 

Suite au sujet "Le courant ne passe plus entre l'ex-miss Areva et Sarközy" où nous pouvions entendre Anne Lauvergeon faire la promotion d'un nucléaire "haut de gamme" et dénoncer par la même occasion le commerce au rabais de l'énergie nucléaire entrepris par Henri Proglio, PDG d'EDF, et son ami Sarközy, président sortant, j'ai été interpellé par quelques commentaires dont celui de Lady Gaga, une papynaute en colère. Le nucléaire propre n'existe pas.

S'il y a bien une question qui ne fait pas débat dans le déroulement de cette campagne présidentielle c'est bien celle des enjeux du nucléaire. Mis à part la candidate écologiste Éva Joly, dont c'est le fond de commerce, mais qui reconnait un total échec de sa propre campagne électorale et les quelques ouvertures du candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, la menace latente des 19 centrales et des 58 réacteurs qui s'étendent sur notre territoire ne semble pas préoccuper les autres candidats ainsi que les citoyens-électeurs.

J'ai donc entrepris de m'intéresser d'un peu plus près sur le côté obscur de cette énergie. La chance était avec moi car cette semaine, France 5 diffusait à une heure de grande écoute le documentaire d'Elsa Fayner, intitulé "Nucléaire, La bombe humaine".

 

Avant de voir ce documentaire j'étais loin de m'imaginer que les propos d'Éva Joly cités par notre fameuse Lady Gaga pouvaient être aussi "percutants" : « Il y a tous les dix ans une probabilité sur six d'accident en France, c'est comme si vous mettiez six balles dans le revolver et que tous les dix ans vous tiriez une balle. en ignorer le risque, c'est se mettre la tête sous l'aile ».

 

Pour ceux qui ne le savent pas encore vous aller découvrir que près de 80% des salariés chargés de la maintenance dans les centrales nucléaires françaises sont des sous-traitants. Ces 20 000 "nomades du nucléaires" sont de plus en plus nombreux à dénoncer leurs conditions de travail et à s’inquiéter pour la sécurité des centrales. La journaliste, spécialiste du travail, Elsa Fayner a donc enquêté pour comprendre les conséquences de cette organisation du travail sur la gestion du risque nucléaire.

 

 

Ce documentaire est aussi visible en replay sur pluzz en cliquant ici et sera rediffusé sur France 5 le 20 avril à 00h30.

 

 

 

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Communiqué de presse du 13/04/2012

 

Accident de Penly : grave minimisation des faits par EDF

 

 

Suivi du dossier

Le 5 avril 2012 à 12 h 20, un départ de feu a eu lieu sur une des pompes du circuit primaire du réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Penly, suivi quelques heures après d'une fuite d'eau de plusieurs mètres cubes du circuit primaire suite à un défaut sur un joint. La lettre de suite d'inspection de l'ASN relative à cet accident, parue le jeudi 12 avril, fait entrevoir la gravité des événements. Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce l'opacité d'EDF et rappelle la nécessité d'une sortie du nucléaire au plus vite, avant que de tels accidents ne conduisent à l'irréversible.

Quand "deux petites flaques d'huile" masquent une fuite importante

Selon EDF, le départ de feu à l'origine de l'"incident" de Penly serait lié à "deux petites flaques d'huile" qui se seraient enflammées. Pourtant, la lettre de suivi d'inspection de l'Autorité de Sûreté Nucléaire fait état de "la présence d’huile sur différents équipements (calorifuges, tuyauteries, etc.), planchers et charpentes métalliques", et évoque même "une perte importante d’huile du système de lubrification du moteur électrique de la pompe primaire n° 1" !

EDF occulte les pertes de contrôle

En évoquant une situation sous contrôle, EDF passe sous silence les imprévus survenus lors d'une tentative pour limiter la sollicitation de la pompe fuyarde en faisant appel à deux vannes qui ont refusé d’obéir. Il apparaît en effet que la manipulation d'une vanne pour maîtriser la fuite a déclenché "de manière inattendue" sa refermeture automatique, ainsi que la fermeture d'une autre vanne. Des explications sur les raisons de cette réaction inattendue (cause mécanique, électrique, automatisme, logicielle...) doivent être apportées.


Quelles conséquences pour les travailleurs ?

Par ailleurs, aucune donnée n'a été publiée sur l'exposition des travailleurs et des pompiers, et sur l'irradiation externe qu'ils ont pu subir. Rappelons que plusieurs milliers de litres d'eau ont fuit depuis le circuit primaire, une eau chargée en éléments radioactifs provenant de l'usure du combustible. Et qu'en est-il du salarié brûlé ?

Un symptôme inquiétant de l'état de sûreté du parc nucléaire

Cet accident survient sur une centrale relativement récente et censée avoir passé avec succès l'épreuve des "stress tests". Est-il dû, comme l’évoquent certains spécialistes, à une anomalie sur les joints des pompes, susceptible de se retrouver sur tous les réacteurs du parc ("défaut générique") ? À un défaut de maintenance lié à la dégradation des conditions de travail des sous-traitants ? À une usure accélérée du parc nucléaire due à des impératifs de productivité ?

Quoi qu'il en soit, ce problème, qui a fait l’objet d’un courrier de l’ASN au premier ministre et à deux ministères, est révélateur d'un état de sûreté dégradé qui dépasse probablement le seul réacteur n°2 de Penly. Il y a tout lieu de penser que les coûts d’entretien et de prolongation des réacteurs français sont appelés à monter en flèche dans les années à venir, engloutissant des sommes qui seraient bien plus utiles au développement des alternatives énergétiques.

Candidats aux élections présidentielles : qui assumera d'être le Président de l'accident ?

Les candidats à la présidentielle ne peuvent plus décemment continuer à faire comme si tout allait pour le mieux, sous peine de devoir prochainement gérer un accident d'une gravité supérieure, auquel personne ne peut se préparer.
Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", il est inacceptable que les politiques restent passifs alors que les avertissements s'accumulent. N'attendons pas un accident plus grave pour envisager enfin un changement de politique énergétique !

NB : L'étendue réelle de l'accident reste encore inconnue. Les informations publiées jusqu'ici restent encore insuffisantes pour comprendre l'origine et les conséquences réelles de ce qui s'est passé à Penly. Le Réseau "Sortir du nucléaire" et le Collectif "Stop EPR - ni à Penly ni ailleurs" demandent que toute la lumière soit faite sur les causes réelles de l’accident. Ils restent en alerte, et vont interpeller dans les prochains jours les responsables de la gestion de crise.

 

 

Contacts :

Réseau « Sortir du nucléaire » :
• Marc Saint Aroman - 05 61 35 11 06
• Charlotte Mijeon – 06 75 36 20 20

 

Collectif « Stop EPR – ni à Penly ni ailleurs » :
• Alain Correa – 06 70 39 97 45
• Guillaume Blavette – 06 62 29 50 48

 

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A propos de la journaliste-réalisatrice Elsa Fayner

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 Elsa Fayner
Crédit photo : Axelle de Russé

Journaliste pigiste dans la presse spécialisée (ASH, Santé & Travail, Miroir social…) et généraliste (Maxi, Géo, Figaro magazine…). Elle s'est progressivement spécialisée dans les thématiques liées à l’emploi. Diplômée de Sciences Po Paris et de l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille, à l’issue de laquelle elle a effectué un stage au magazine Le Point. Elle a également passé une année en Australie.

Je suis journaliste indépendante depuis dix ans, et je me suis spécialisée dans le monde du travail à la suite d’un reportage de trois mois, mené en 2007, en immersion dans le quotidien des travailleurs précaires: je me suis fait recruter dans trois entreprises pour observer les conditions de travail.

Un livre en est né « Et pourtant, je me suis levée tôt… ».

http://img11.hostingpics.net/pics/646207livreelsafayner.jpgSurtout, ce passage de l’autre côté des murs de l’entreprise m’a donné envie de poursuivre mon enquête.
 
Je collabore maintenant à plusieurs magazines sur le travail (Santé & Travail, Miroir social, etc.), j’ai réalisé deux documentaires TV (Travailleurs à bas prix , 52’ mn, France 2, 2009 ; Call centers : les nouveaux prolétaires, Envoyé Spécial, 2010), et depuis janvier 2009, j’anime mon blog journalistique Et voilà le travail, chroniques de l’humain en entreprise.
 
J’aimerais qu’il soit un carrefour, entre les témoignages de salariés, de managers, d’employeurs, et les analyses des médecins, sociologues, économistes, pour avancer quelques éléments de compréhension du monde du travail d’aujourd’hui.

 

 

Suivre Elsa Fayner sur son blog : http://voila-le-travail.fr/

 

 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 18:56

Fast And FuriousFaites ce que je dis...
mais ne faites pas ce que je fais !

 

 

A l'heure où le tandem Sarközy-Hollande y va de sa surenchère sur la réforme du permis de conduire dont on peut légitimement se poser quelques questions sur la pertinence de ce débat, si ce n'est attirer plus de clients dans les filets des radars automatiques, l'hebdomadaire Auto Plus vient de publier une enquête édifiante !

Équipé de caméras discrètes, Auto Plus les a suivis à moto ou en voiture sur des trajets de plusieurs centaines de kilomètres ou plus courts, en ville et cela, en province comme en région parisienne ! Objectif : traquer les potentielles infractions au code de la route.

 

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Le résultat est sans appel. Sur les 12 points de leur permis de conduire François Hollande en perd 8, François Bayrou 7 et Marine Le Pen 3. Tout en bas de ce classement figure Sarközy. Le président-candidat perd 11 points ! Seuls l'écologiste Eva Joly et le candidat Front de gauche Jean-Luc Mélenchon sont épargnés par l'hebdomadaire Auto Plus, n'ayant commis aucune infraction au code de la route.

 

L'escorte du candidat Sarközy semble elle aussi bénéficier d'une immunité sans limite franchissant des excès de vitesse allant jusqu'à 190 km/h, le 8 mars en Haute-Loire sur l'A6. Le candidat-président n'y était pourtant pas, ayant choisi de rentrer par un autre moyen à Paris après une visite à l'usine Lejaby d'Yssingeaux.

 

 

 

 

Source : Auto Plus

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 14:12

http://img15.hostingpics.net/pics/586000tunis.jpgDes images d'une extrême violence
qui ne feront
pas oublier l'ère de la
dictature de Ben Ali

 

Des milliers de tunisiens s'étaient rassemblés hier sur l'avenue Habib-Bourguiba pour commémorer la Journée des martyrs en souvenir  de la répression sanglante par les troupes françaises d'une manifestation à Tunis qui remonte au 9 avril 1938. Cette grande artère est désormais interdite aux rassemblements depuis le 28 mars, à la suite d'incidents lors d'une manifestation d'islamistes qui s'en étaient pris à des artistes. Des milliers de manifestants ont pourtant bravé l'interdiction pour protester contre celle-ci aux cris des : « Dégage ! Dégage ! » et autres « On n'a pas peur, la rue est au peuple ! » adressés en direction du parti islamiste Ennahda.

« Je suis là pour honorer nos martyrs, et pour protester contre l'interdiction de manifester ici. C'est nous qui avons libéré la Tunisie, ils n'ont pas le droit d'interdire des marches pacifiques ! » déclare un septuagénaire tout juste sorti de l'hôpital, venu participer au rassemblement.

Raed Korbi, un jeune médecin dénonce clairement : « On est venu aujourd'hui pour nos libertés, pour dénoncer la répression que nous infligent au quotidien les milices d'Ennahda. Nous voulons dire au monde que nous n'acceptons pas le projet obscurantiste d'Ennahda ».

 

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La manifestation n'a pas duré plus d'une demi-heure avant que les premiers tirs nourris de lacrymogènes n'atteignent les manifestants. Dans les ruelles alentour, des policiers armés de matraques ont chargé des petits groupes de manifestants. D'autres policiers en civil chargeaient à mobylette. Des personnes ont été tabassées et blessées ? Parmi elles, se trouvait Julie Schneider, correspondante de l'hebdomadaire Le Point. La journaliste a été prise à partie puis frappée violemment par des policiers, et son appareil photo fracassé sur le trottoir.

Julie Schneider témoigne :

 

"J'ai été frappée par les
policiers tunisiens"



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Julie Schneider lors d'un reportage en Iran
Photo © Julie Schneider

Avenue Habib Bourguiba. 12 h 30. Cela fait pratiquement une heure que les policiers répondent aux manifestants par des gaz lacrymogènes. Certains n'hésitent pas à user de leur matraque. À l'angle de l'avenue de Paris, des arrestations ont lieu, dont celle de Jaouhar Ben Mbarek, bras en écharpe, membre du réseau Doustourna (mouvement associatif indépendant qui se veut le garant des acquis des Tunisiens). Un homme âgé, cheveux blancs et bien habillé, tente d'échapper à la police. Il tombe devant un lampadaire. Le policier lève sur lui sa matraque. Un journaliste intervient pour l'arrêter. Je m'approche. Quelques policiers arrivent. Face au cordon qui s'est mis en place près de l'homme, ils ne font rien.

C'est le flou total. La scène est surréaliste. Des gens courent partout, des gaz lacrymogènes sont envoyés, des policiers chargent, des camions arrivent. Une femme crie, se débat. Elle est maintenue par deux policiers, visage découvert. D'autres portent des cagoules. Je lance un "sahafié", journaliste en arabe. Je prends une photo. Le policier à la gauche de cette femme, portant des lunettes à monture fine, les cheveux courts et un haut marron, abaisse mon appareil. Dans ses yeux, seule la colère transparaît. Je m'exécute et lui reprécise que je suis journaliste. À ce moment-là, des hommes arrivent. Certains ont des uniformes, d'autres non. L'un d'entre eux essaie de m'arracher mon appareil photo. Je maintiens mon boîtier avec ma main droite. Dans ma main gauche, j'ai mon carnet et mon stylo. Je suis bousculée. Je ne peux pas accéder à ma carte de presse qui se trouve dans la poche droite de mon blouson.

Coups dans le dos, dans les fesses

Tout va très vite. En quelques minutes, je me retrouve au sol. Je reçois des coups dans le dos, dans les fesses. Je porte mon sac à dos sur le devant. Plus pratique pour sortir mon matériel. Dans l'agitation, je perds mes lunettes de soleil. Je ne pense pas à repréciser que je suis journaliste, je ne pense qu'à mon appareil photo, à ma carte mémoire, aux clichés que j'ai déjà pris. Le besoin de se focaliser sur quelque chose d'autre est le plus important. Le besoin de ne pas réaliser ce qui se passe supplante le reste. Je ne sais pas combien de temps la scène a duré. Je ne cesse de penser à mon appareil. En tentant de le retenir, mon pouce, coincé dans la lanière, se tord. Depuis, il est gonflé et bleu.

Finalement, au loin, j'entends mon appareil se faire fracasser sur le trottoir. Plusieurs fois. Des gens me hissent et me relèvent. Policiers ? Civils ? Je ne sais pas. Je suis poussée, tirée vers un fourgon de police. Un représentant du Pôle démocratique moderniste intervient et lance que je suis journaliste. Je le répète alors. Rien à faire. Je reçois encore des coups sur la tête. Certains sont donnés avec le plat de la main. D'autres, je ne sais pas. Des matraques peut-être. Aucune idée.

Sourire mesquin

La plupart des policiers s'éloignent pendant que d'autres m'emmènent à l'arrière d'un fourgon parqué non loin. Des personnes continuent de se faire arrêter. Pensant qu'ils cherchent à me mettre en sécurité, je relâche la pression. Je suis de nouveau poussée, j'ai alors l'impression qu'on veut m'embarquer. Je reprécise que je suis journaliste. Je glisse mes doigts dans les barreaux blancs du fourgon bleu pour prendre appui. Ma carte de presse est toujours dans mon blouson. On ne m'a pas demandé de la présenter. Un militant d'Ennahda, que j'ai rencontré à plusieurs reprises lors de meetings ou au siège du parti, apparaît. Il parle aux policiers. Je suis alors relâchée.

Je me dirige vers le lieu où mon appareil a été fracassé. Je retrouve mon objectif, à peu près intact. Un homme vêtu de noir passe, me le prend et le balance sur le sol avant de se retourner et de me lâcher un sourire mesquin. L'objectif est éclaté en plusieurs morceaux. Je ramasse les débris. Des policiers les poussent à coups de pied. Je suis à la recherche de ma carte mémoire, mais rien. Je reste quelques minutes en retrait avec d'autres journalistes pour observer la scène. Des policiers passent sur des scooters. Des camions arrivent. Encore des charges. Toujours des gaz lacrymogènes, dont le goût âpre reste des heures dans la bouche.

Avec le calme, la douleur se fait sentir, devient plus vive. J'ai des hématomes un peu partout. Sur le chemin du retour, je constate que j'ai du mal à marcher. L'avenue de Paris offre le même spectacle de désolation. Des enfants qui se promenaient avec leurs parents crient et pleurent. Les devantures des magasins sont baissées. C'est alors qu'un homme me tend une fleur. Fragile, de couleur fuchsia et odorante, elle contraste avec l'âpreté et la violence ambiantes.

 

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Source : Le Point.fr (avec l'aimable autorisation de Julie Schneider) 

 

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 12:56

Gueant Contralco

Le ballon qui n'a pas fini de nous gonfler

 

Annoncée le 30 novembre 2011 par Sarközy sous prétexte de lutter contre l'alcool au volant, l'obligation de détenir un ballon sera effective dès le 1er juillet pour tous les possesseurs d'un véhicule terrestre à moteur immatriculé hormis les cyclomoteurs de moins de 50 cm3 comme l'indique le décret N°2012-284 du 28 février 2012. Le défaut de possession d'un éthylotest sera sanctionné à partir du 1er novembre 2012 par une amende de 11 euros. "Tout conducteur d'un véhicule terrestre à moteur, à l'exclusion d'un cyclomoteur, doit justifier de la possession d'un éthylotest, non usagé, disponible immédiatement", indique un décret publié au Journal officiel. Je rappelle à nos amis motards que le législateur n'étend pas par "cyclomoteurs" les motocyclettes, étant considéré comme cyclomoteur un véhicule terrestre à deux, trois ou quatre roues (quad) dont la cylindrée est inférieure à 50 cm3.

 

Derrière cette nouvelle loi répressive, après celle de l'obligation de posséder un gilet fluorescent et un triangle, Christiane Bayard, secrétaire générale de la Ligue de Défense des Conducteurs nous dévoile les dessous de ce qui a motivé cette loi.

Voici ce nouveau scandale impliquant des responsables actuels de notre gouvernement et les lobbies de l'industrie publié hier par Christiane Bayard sur le site altermonde-sans-frontiere.com.

 

Le nouveau business
de la sécurité routière

http://img11.hostingpics.net/pics/587055ChristianeBAYARD.jpgVoilà un scandale qui, s’il était connu d’un grand nombre de Français, ferait sans doute une onde de choc à travers tout le pays... Vous savez sans doute que le gouvernement a récemment publié un décret qui oblige chaque automobiliste à détenir dans sa voiture un éthylotest – enfin deux, l’un pour se tester en cas de doute, et l’autre à présenter aux gendarmes en cas de contrôle. Officiellement, le but est de lutter contre l’alcoolisme au volant. Tout le monde aimerait voir moins de drames sur la route liés à l’alcool, c’est incontestable. Mais je vais vous montrer qu’il s’agit de bien autre chose ici...

 

L’affaire est tellement scandaleuse qu’il fallait absolument que je vous en informe ! Alors, voilà ce qui se passe : En juillet, une association, "I-Test" se crée pour militer en faveur d’éthylotests obligatoires dans toutes les voitures. Ils interpellent le Ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, et hop quelques mois plus tard le décret sort. La nouvelle infraction est créée, avec une amende de 17 euros à la clef. Quand on sait qu’il faut des années d’habitude pour obtenir quoi que ce soit quand on est une association, nous avons été saisis par cette rapidité ! À la Ligue de Défense des Conducteurs, nous enquêtons depuis plus de trois ans sur la répression routière – il ne nous a pas fallu longtemps pour découvrir le pot aux roses ! Qui sont les membres de cette "association" ? S’agit-il, comme on aurait pu le croire, d’un collectif de familles qui ont perdu un proche sur la route à cause d’un chauffard qui avait trop bu ? Pas du tout : ce sont tout simplement... des fabricants d’ethylotests ! Le Président de "l’association" est chargé de mission chez Contralco, le plus grand fabricant d’éthylotests chimiques (les fameux "ballons").

Et là, il vient de réussir un coup de maître : assurer à sa boîte un marché 100 % garanti sur 38 millions de voitures ! Le calcul est vite fait : 38 millions de voitures x 2 éthylotests à 1euro pièce = 76 millions d’euros garantis dès l’application du décret en juillet prochain. Mieux : le décret comporte une obligation de norme NF pour les éthylotests... norme que cette entreprise est la seule à avoir ! Voilà : un marché juteux, 100 % garanti, qui va rapporter des millions à une grosse entreprise... Et nous, on vient nous dire que c’est pour notre sécurité ? Et que si l’éthylotest venait à manquer dans notre boîte à gants, ce serait tellement grave qu’on devrait payer une amende ? Franchement, de qui se moque-t-on ? C’était déjà la même chose avec les radars : au départ ils sont venus nous dire que c’était pour notre sécurité, et il n’y avait pas de raison de ne pas y croire. Enfin, au début... Car vu les bénéfices colossaux que raflent maintenant, chaque année, les grandes entreprises qui installent et entretiennent les radars (plus de 200 millions d’euros par an, directement issus de vos PV), qui peut encore venir nous parler de sécurité ?

Année après année, les pouvoirs publics tirent un peu plus sur la corde, en se disant que ça va passer, que les Français ne vont rien dire... Alors depuis 2003 et la mise en place des premiers radars vitesse, on a eu les radars feu rouge, les radars tronçon, les radars discriminants, les radars "zones de chantier", les radars mobiles embarqués dans des véhicules en mouvement, etc... L’Etat fait rentrer de plus en plus d’argent, et la cagnotte des entreprises productrices de radars gonfle, gonfle... Ces entreprises sont devenues tellement puissantes que, désormais, elles ne se cachent même plus pour faire leurs magouilles : le fameux lobbyiste qui vient d’obtenir le marché du siècle, avant de se lancer dans le business de l’éthylotest, dirigeait une société de radars ! C’est même lui qui a vendu les premiers radars feu-rouge au gouvernement ! Quelques entreprises bien placées veulent grossir facilement leur chiffre d’affaire sans prendre de risque, ils sollicitent les pouvoirs publics, lesquels nous jouent la carte de la sécurité routière, et hop le tour est joué, le business est installé, et vous êtes ses clients forcés. Comment en est-on arrivés là ? Tout simplement parce qu’à chaque fois qu’ils tiraient un peu plus sur la corde, aucune voix ne s’élevait assez fort pour que ça fasse scandale et que ça s’arrête.

Mais tout cela n’a que trop duré : quel autre business vont-ils réussir à implanter demain ? L’éthylotest anti-démarrage obligatoire dans toutes les voitures (coût : 1 000 euros par véhicule) ? Des boîtes noires comme dans les avions, ou la géolocalisation obligatoire ? Ne vous en faites pas pour eux : ils trouveront toujours un prétexte de sécurité routière pour donner mauvaise conscience à ceux qui voudraient contester. En vérité, c’est eux qui devraient avoir honte de leurs pratiques. Agiter sous le nez des gens des images horribles d’accidents, profiter du deuil des familles des victimes, pour engraisser un business juteux, ce sont des pratiques inqualifiables ! Mais tant que des millions de Français ne leur auront pas fait savoir à quel point ils sont indignés, rien ne les arrêtera.

Notre atout, en tant que simples citoyens, c’est que les élections approchent et qu’aucun candidat ne peut se permettre d’ignorer la colère de plusieurs millions de Français. Nous devons mettre, sur chacun des candidats en campagne, une pression telle que le Président qui sortira des urnes n’aura pas d’autre choix que de faire cesser ces pratiques honteuses. Nous devons agir dès maintenant, c’est pourquoi je vous demande de faire deux choses simples mais essentielles :

• Signez la pétition ci-dessous :

http://img11.hostingpics.net/pics/275717radar.png

Dans quelques jours, je veux pouvoir amener à chaque candidat plusieurs centaines de milliers de signatures, puis le double la semaine prochaine, et encore plus la semaine suivante, pour leur coller une telle pression avant l’élection qu’ils ne pourront pas l’oublier une fois élus ;

• M’aider à faire connaître ce scandale au plus grand nombre de Français possible, en transférant ce message à tous vos amis, vos proches, ou vos collègues.

 

Ne les laissez pas tomber dans le piège de la propagande des pouvoirs publics qui utilisent la sécurité routière comme un alibi pour engraisser un business juteux.

Christiane Bayard
Secrétaire Générale
Ligue de Défense des Conducteurs
116, rue de Charenton - 75012 - PARIS

 

 

Afin de corroborer les révélations de Christiane Bayard voici la composition des membres de l'association (de malfaiteurs) I-Tests :

 

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Président : Daniel Orgeval, membre du comité de certification NF éthylotests. Mais aussi chargé de mission de l'entreprise Contralco

Vice-Président : Stéphane Vialettes, expert technique en matériels de sécurité routière, alcool et drogues mais aussi Directeur Général de l'entreprise Alcolock France, producteur d'éthylomètres homologués et d'éthylotests normés et certifiés

Vice-Président : Bertrand Jermann, Président de l'entreprise Ethylo, producteur de systèmes de dépistage d'alcoolémie normés et certifiés

Vice-Président : Pierre Elefteriou, Membre du comité de certification NF éthylotest, Expert du CEN éthylotests (comité européen), Président de l'entreprise Pelimex, Importateur d'éthylotests normés et certifiés

Trésorier : Patrick Deprez, Président de l'entreprise Objectif prévention, importateur d'éthylotests normés et certifiés


Liste des adhérents, membres actifs et suppléants :

• Heinesch Claude, Vice-Président du Directoire de l'entreprise Dräger

• Hetzel Bernard, Président du Directoire de l'
entreprise Dräger France SAS

• Haeberlé Luc, Directeur Commercial & Marketing de l
entreprise  Dräger France SAS

• Marchandise Jean-Pierre, Directeur Commercial de l' 
entreprise Alcolock

• Antoine Guy, Directeur Général Délégué de l' 
entreprise Ethylo

• Chackir Jean, Gérant de l'entreprise Alcoroute AJC Media

Condesse Eric, PDG de l'entreprise Contralco

Comeau Felix, Chef de l'entreprise ACS Corps (Canada) dont Alcolock est une filliale

Grand d'Esnon Thomas, Chef de projet EAD au sein de l'entreprise Mercura

Christophe Charruault, Responsable Marketing au sein de l'entreprise Mercura

Dominique Benezeth, Responsable formation Forces de l'Ordre et chargé de Mission régional pour Contralco

 

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Les 15 conseils du Papy Mouzeot

http://img11.hostingpics.net/pics/271834Papy2012.jpg

Vous ne souhaitez pas investir une fortune dans un appareil électronique qui de toutes façons ne sera jamais vraiment fiable ?


Voici les quelques astuces d'un vieux routard...




1 - Symptôme : Pieds froids et humides.
Cause : Ton verre est incliné sous un angle incorrect.
Solution : Tourner le verre jusqu'à ce que la partie ouverte soit vers le haut.

2 - Symptôme : Pieds chauds et mouillés.
Cause : Ça y est, tu t'es pissé dessus.
Solution : Va te sécher dans les toilettes les plus proches.

3 - Symptôme : Le comptoir est en émail blanc.
Cause : Tu n'es toujours pas sorti des toilettes.
Solution : Appeler à l'aide.

4 - Symptôme : Tu n'as pas la bière que tu as commandé depuis un quart d'heure.
Cause : Le comptoir est derrière toi.
Solution : Retournes-toi, ta bière est là.

5 - Symptôme : Le mur d'en face est plein de lumières.
Cause : Tu es tombé sur le dos.
Solution : Positionne ton corps à 90 degrés par rapport au sol.

6 - Symptôme : Ta bouche est pleine de mégots.
Cause : T'as piqué du nez sur le cendrier
Solution : Retire tout ça et rince-toi la bouche avec un bon Gin Tonic.

7 - Symptôme : Vue troublée.
Cause : Tu regardes à travers un verre vide.
Solution : Redemande une tournée de ta boisson favorite.

8 - Symptôme : Le sol se déplace sous tes pieds.
Cause : Deux videurs te sortent du bar.
Solution : Demande au moins où ils t'emmènent.

9 - Symptôme : Reflets multiples de visages te regardant fixement dans l'eau.
Cause : Tu es dans les toilettes, essayant de vomir.
Solution : Mets-toi deux doigts dans la gorge.

10 - Symptôme : Les gens autour de toi parlent avec un écho mystérieux.
Cause : Tu as le verre dans l'oreille.
Solution : Arrête de faire le crétin.

11 - Symptôme : La disco bouge beaucoup, les gens sont habillés en blanc et la musique est assez monotone.
Cause : Tu es dans une ambulance.
Solution : Ne pas bouger. Possible coma éthylique.

12 - Symptôme : Ton père a l'air très bizarre et tes frangins te regardent d'un air étonné.
Cause : Tu t'es gouré de maison.
Solution : Demande-leur s'ils peuvent t'indiquer où est la tienne.

13 - Symptôme : Un énorme spot de la disco t'aveugle.
Cause : Tu es allongé dans la rue et il fait déjà jour.
Solution : Café et une petite goutte pour se remettre.

14 - Symptôme : Le volant et le levier de vitesses de ta voiture ont disparu.
Cause : Tu t'es assis sur le siège arrière.
Solution : Va prendre un bon pousse-café pour la route.

15 - Symptôme : Ton verre s'est vidé sans que tu n'aies bu et cela s'est traduit par les symptômes de (1).
Cause : Quelqu'un t'a demandé l'heure.
Solution : Va t'en reverser une petite charge.

 

Rassurez-vous la police veille et pas que la police.

Petit reportage reporté avec des images qui bougent...

 

 

 

 

Sources : Dany, Christiane Bayard (altermonde-sans-frontiere.com), Ze Papy Mouzeot, Centre de désintoxication de Montpellier, CHU La Colombière Montpellier

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 03:30

Sarko MisogyneExcédé, Sarközy envoie NKM
se faire huer à sa place

 

À la question "Les candidats sont-ils prêts à changer la vie des femmes... et des hommes ?" lancée par le magazine féminin "ELLE" et Sciences Po lors du forum organisé hier, Sarközy s'est distingué par son absence. Attendu à 17 heures le président sortant qui venait d'achever sa conférence de presse sur son  nouveau programme qui lave plus blanc, ne s'est pas présenté au rendez-vous comme convenu. Vers 17h30, Valérie Toranian, rédactrice en chef de "ELLE", dûe se résoudre à annoncer à son public que le monarque-candidat venait de lui poser un lapin. Motif officiel invoqué : « Les conditions de sécurité ne sont pas réunies selon l'équipe de sécurité de Nicolas Sarközy ».

C'est donc "Miss bottes à 7000 euros", Nathalie Kosciusko-Morizet, qui fût envoyée pour jouer les doublures. Elle a donc été accueillie sous les huées et les sifflets d'une partie de l'assistance.

 

La suite en images qui bougent...

 



Tour à tour, François Hollande, François Bayrou, Nathalie Arthaud, Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen et Eva Joly se sont exprimés lors de cette journée-débat "PrésidentiELLE". Un autre candidat à la présidentielle a dû décliner l'invitation : Jean-Luc Mélenchon. En effet le candidat du Front de gauche était en plein meeting à Toulouse devant plus de 70 000 personnes qui l'acclamaient sous la pluie. A noter au passage qu'aucun autre candidat n'est capable de réunir autant de monde que Jean-Luc Mélenchon à chacun de ses meetings.

 

 

 

Source : rue89.com, Slate.fr

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 16:11

Malediction BettencourtNouvelle mise en examen d'un
des témoins de l'affaire Bettencourt

 

Après les mises en examen de Franz-Olivier Giesbert et d'Hervé Gattegno pour atteinte à l'intimité de la vie privée, (voir l'article "Affaire Bettencourt : après la série de cambriolages ce sont les journalistes qui sont mis en examen") et dans l'attente de la prochaine audition de Fabrice Lhomme (journaliste au Monde, ex-Mediapart), Fabrice Arfi et Edwy Plenel, respectivement journaliste et directeur de Mediapart, tous trois convoqués pour les mêmes raisons le 5 avril, c'est au tour du majordome, Pascal Bonnefoy, d'être mis en examen et ce, encore une fois, pour une  raison identique : "atteinte à l'intimité de la vie privée". Car si la réalisation de ce type d'enregistrement est considérée comme illicite, en revanche, son utilisation comme moyen de preuve des diverses infractions possibles qu'ils ont révélées a été considéré comme recevable le 31 janvier par la chambre criminelle de la Cour de cassation !

Souvenons-nous que ce sont justement les enregistrements du majordome effectués entre mai 2009 et mai 2010, qui ont permis la mise en examen du photographe François-Marie Banier et l'arrestation puis l'incarcération de Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de l'héritière de l'Oréal et permettent aujourd'hui aux juges d'enquêter sur la piste du financement occulte de la campagne de Sarközy en 2007.

 

Cette vague de mises en examens envers tous les protagonistes de cette affaire laisser planer de réels doutes quant à l'issue de cette enquête. Les témoins sont mis en examens et le suspect continue de proclamer qu'il est totalement étranger à cette affaire qu'il qualifie de "boule puante".

 

Un homme possède pourtant la clé de cette affaire, il s'agit de Patrice de Maistre, incarcéré depuis le 23 mars, qui a été au cœur de la machination. Gardera-t-il longtemps le silence ? A moins que son état de santé ne le  réduise définitivement au silence...

 

"Mes comptes de campagnes n'ont été contestés par personne"

C'est l'argument en béton que le monarque-candidat vient de trouver pour sa défense...

 

 

 

 

(à suivre)

 

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 18:20

http://img15.hostingpics.net/pics/265074Hillburry.jpg

Trafic de cigarettes entre la France et la
Suisse par des enfants de diplomates

 

Un étonnant trafic d'un genre particulier a été mis au jour à la frontière franco-suisse. Des enfants de diplomates scolarisés dans le lycée international de Ferney-Voltaire, une bourgade française proche de Genève, revendent à prix d'ami des cigarettes achetées en Suisse dans des magasins de détaxe réservés aux diplomates, selon le journal suisse 20 Minutes.

Les lycéens achètent les cigarettes dans un magasin Duty free genevois réservé aux détenteurs de passeports diplomatiques au prix de 2 euros, puis les revendent de l'autre côté de la frontière 5 euros, au lieu des 6,20 euros affichés dans les tabacs français.

Un bénéfice non négligeable pour les jeunes filous. « Je n’ai pourtant pas l’impression de faire quelque chose d’illicite », lâche une étudiante.

Ces types de magasins existent à Genève depuis 1995 et ont pour but de faciliter l'acquisition de produits détaxés aux diplomates. Le département fédéral des affaires étrangères autorise chaque ayant droit à acheter jusqu'à 7 000 cigarettes par trimestre, ce qui revient à 4 paquets par jour. La seule obligation requise est que ces achats doivent profiter uniquement à l'acheteur. Par conséquent, il est interdit, en principe, de les revendre ou de les donner.

Selon Jean-Philippe Brandt, porte-parole de la police genevoise, en l'absence de délit, les autorités suisses ne peuvent rien faire. Alerté par la situation, François Meylan, maire de Ferney, a proposé à 26 communes du Pays de Gex de voter une motion alertant les autorités genevoises et les organisations internationales.

La France Forte c'est aussi la France des privilèges !

 

 

Source : LeMonde.fr, 20min.ch

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Résistance

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