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  • : Le blog satirique du Papy Mouzeot
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Erick Bernard

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 02:25

SarkozixLe ciel nous est tombé sur la tête !

 

 

Octobre 2010. Une série de vols très suspects frappait les locaux du Monde, de l'hebdomadaire Le Point, du site d'information Mediapart et le domicile de Gérard Davet, journaliste au Monde. Le mystérieux gang des Pieds Nickelés semblait être attiré uniquement par des ordinateurs appartenant à des journalistes qui enquêtaient tous sur l'affaire Bettencourt. Quelle étrange coïncidence !

 

 

Mediapart nous révélait que les ordinateurs qui avaient été subtilisés étaient dans un bureau mitoyen des journalistes Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme qui suivent l'affaire Bettencourt. Après une rapide vérification les journalistes constataient qu'un disque dur externe contenant certaines données confidentielles et les archives du site, ainsi que deux cédéroms contenant l'intégralité des enregistrements effectués clandestinement au domicile de Liliane Bettencourt par son ancien majordome avaient disparu !

 

Témoignage audio de Fabrice Lhomme

 

 

Mediapart soulignait aussi un détail important. La veille des cambriolages au Point et chez le journaliste du Monde, Maître Georges Kiejman, avocat de Liliane Bettencourt, avait publiquement reproché à la juge Isabelle Prévost-Desprez d'organiser des fuites auprès de trois journalistes, citant Gérard Davet et Jacques Follorou du Monde, Hervé Gattegno du Point et les journalistes de Mediapart suivant l'affaire. "Point commun de tous ces journalistes : leurs articles ont fortement déplu au pouvoir".

 

Franz-Olivier Giesbert, le directeur du Point, est beaucoup plus prudent dans sa version des faits et dénonce l'illustration d'un climat malsain...

 

 

Ajoutons que les enquêtes de la police pour identifier les voleurs conduiront les enquêteurs à remonter la piste de la fuite et parviendont à identifier la taupe : David Sénat, un collaborateur de Michèle-Alliot Marie lorsqu'elle était encore Garde des Sceaux. Quelques semaines plus tard MAM était débarquée de son ministère pour se retrouver à la tête des Affaires Étrangères et le haut fonctionnaire était limogé.

 

 

Le procureur de la République de Nanterre, Philippe Courroye, démontra un zèle déconcertant allant jusqu'à franchir les limites de la loi qu'il n'est pas censé ignorer, en faisant éplucher les "fadettes" de  deux journalistes du Monde, exécutant ainsi la basse besogne ordonnée par l'Élysée (voir l'article "Le juge Courroye "hors la loi" mis en examen").


Le ciel nous tombe sur la tête

Mars 2012. Le directeur et le rédacteur en chef du Point ont été mis en examen, jeudi 29 mars à Bordeaux, pour atteinte à l'intimité de la vie privée, en raison de la publication par l'hebdomadaire en 2010 d'extraits des écoutes réalisées au domicile de Liliane Bettencourt par son majordome.

Au terme d'environ une heure et demie d'audition, Franz Olivier Giesbert et Hervé Gattegno ont été mis en examen chacun par un des deux juges chargés de ce dossier, Jean-Michel Gentil et Valérie Ramonatxo.

Le Point, comme d'autres médias, avait publié d'abondants extraits des enregistrements réalisés par le majordome de Liliane Bettencourt au domicile de cette dernière entre la mi-2009 et la mi-2010, quand cet employé cherchait à prouver que la milliardaire octogénaire et affaiblie intellectuellement était entourée de personnes qui la manipulaient.

Trois autres journalistes, Fabrice Lhomme, journaliste au Monde et ancien du site Mediapart, Edwy Plenel et Fabrice Arfi, respectivement directeur et journaliste de Mediapart, sont convoqués devant le juge pour les mêmes raisons le 5 avril.

(suite...)

 

Fabrice Lhomme, co-auteur du brûlot "Sarko m'a tuer" avec Gérard Davet, s'est confié au journaliste de La Voix de la Russie, Alexandre Artamonov.

 

http://img15.hostingpics.net/pics/500366fabricelhomme.jpgLa Voix de la Russie : Sarko m’a tuer, témoins à charge… Libé croit qu’à travers votre livre écrit en coopération avec Gérard Davet, apparaît l’image d’un ministre devenu chef de l’Etat,  hautement rancunier et sans merci. Europe 1 a fait aussi une émission en mettant en exergue Sarko m’a tuer. Un livre qui flingue le Président. Il est incontestable que vous avez fait du grand journalisme dans cet ouvrage, ce qu’on appelle journalisme d’investigation. Comme vous avez passé en revue tous les mécanismes reliant police, parquet, exécutif, avocats et médias, vous êtes vraiment fin connaisseur des rouages de la politique française. En homme averti, vous comprenez que la politique est une sale affaire. L’affaire Bettencourt refait surface à cause de quelques rebondissements de l’enquête : nouveaux aveux ou encore l’affaire de surveillance… Sans chercher à mettre tous les points sur les i, on voulait vous demander comment voyez-vous Nicolas Sarközy ? Quel est son portrait psychologique ? Un homme à des méthodes douteuses, cynique à outrance, etc. ou juste une bête politique comme il y en a un peu partout ?

Fabrice Lhomme : Nous, notre analyse avec Gérard Davet qui a écrit le livre avec moi sur le caractère de Nicolas Sarkozy, c’est d’abord quelqu’un qui est extrêmement rancunier. C'est-à-dire quelqu’un qui n’oublie jamais ce qu’on lui a fait ou ce qu’on lui a manqué de faire, quand on lui a fait du mal. Il a tendance à vouloir se venger ce qui, à mon avis, est un problème quand on est le chef de l’Etat. Par ailleurs, c’est quelqu’un aussi qui a du mal à supporter non pas la critique mais simplement le fait qu’on puisse à un moment ou un autre se mettre en travers de sa route même involontairement. Et nous ce qu’on a expliqué dans notre livre, c’est qu'il essaie de détruire les gens qui à un moment ou à un autre l’ont gêné. Et là encore je pense que quand on est le chef de l’Etat, on doit prendre de la hauteur et être plus tolérant ! Je pense qu’effectivement beaucoup dans son caractère et de ce qu’il fait, explique, sans doute pourquoi beaucoup de Français se détachent de lui parce qu’ils ont le sentiment qu’il n’a pas été à la hauteur qu’exige la Présidence de la République.

Nadine Morano, ministre de l’Apprentissage, qui a pris la défense de Nicolas Sarközy, croit que les suspicions sur le compte du Président (dixit) peuvent déstabiliser la République. Pouvez-vous lui donner raison ou croyez-vous que toute lumière doit être faite sur les circonstances de la vie d’une personne qui entend diriger la nation ?

Eh bien, je dirais que Nadine Morano a encore manqué une occasion de se taire et c’est un problème avec elle puisqu’elle parle très souvent et, malheureusement, pas toujours à bon escient. En l’occurrence, ce qu’elle nous dit c’est que publier les informations qui sont gênantes pour la République, c’est mettre la République en danger. Ce qui veut dire qu’elle n’est pas pour la démocratie. Puisque dans une démocratie digne de ce nom, la presse, les journalistes doivent publier les informations qui sont dérangeantes pour les pouvoirs en général, d’ailleurs. C'est-à-dire les grands Groupes, les grandes entreprises, les responsables des grands journaux et bien sûr les hommes politiques et encore plus le Président de la République. Donc, Nadine Morano a tort ou, en tout cas, elle n’a pas la même conception que moi de la République. Je crois que dans une République digne de ce nom les journalistes, la presse doivent multiplier les enquêtes, les investigations sur le pouvoir et celui qui est le plus haut représentant du pouvoir, c'est-à-dire le Président de la République. Elle a manifestement une conception assez curieuse de la démocratie.

Vous qui êtes un expert du monde politique français, croyez-vous qu’on peut s’attendre à de nouvelles révélations sur le comportement des politiques de l’UMP ? L’affaire Bettencourt est-elle à classer ou tout de même l’image du Président va en pâtir et il y aura encore des révélations ? Quelle est votre opinion, s’il vous plaît ?

A mon avis l’affaire n’est pas terminée. Il y aura forcément d’autres révélations qui seront à mon avis très-très gênantes pour Nicolas Sarközy ! Maintenant si toutes ces révélations interviendront avant l’élection présidentielle ? Peut-être pas ! Cela dépend beaucoup de la justice, cela dépend de la presse, cela dépend de nous. On fait notre travail, on essaie de vérifier les informations et il est clair que l’affaire Bettencourt – mais il y en a d’autres, ah ? – mais rien que l’affaire Bettencourt qui est la plus importante, qui met en cause le Président actuel, va connaître d’autres développements qui sont forcément très gênants pour Nicolas Sarközy.

 

A lire : "Sarkozy : le règne de la terreur"

 

Extrait :

 

http://img11.hostingpics.net/pics/619943JacquesDupuydauby.jpgJacques Dupuydauby, sulfureux homme d'affaires, a connu en Afrique de beaux succès et des déboires, à cause, selon lui, de l'inimitié de Sarközy, qui remonterait à un déjeuner entre les deux hommes, en 1983, quand le futur président n'était encore que le jeune maire de Neuilly.
 

Récit de la rencontre

«  Et là, il a commencé à me décrire, avec un aplomb invraisemblable pour un type de son âge, ce qu'il pensait que serait son parcours politique. Il m'a dit qu'une fois élu député il serait secrétaire d'Etat, puis ministre. Ensuite, bien sûr, il viserait Matignon. Et enfin, pourquoi pas, l'Elysée ! Je n'en revenais pas, j'étais soufflé [...] Il m'a dit : "Vous le savez, pour une carrière politique d'envergure, il faut de l'argent, beaucoup d'argent." Il a enchaîné par cette phrase que je n'oublierai jamais : "Il y a deux catégories de personnes : celles qui vont m'aider, qui seront mes amies, et celles qui ne vont pas m'aider, qui seront mes ennemies." Il a poursuivi : "J'ai un cabinet d'avocats. Prenez-moi comme avocat-conseil et tous les mois je vous enverrai une facture." Je lui ai répondu : "Mais notre société a déjà des avocats, vous ferez quoi ?" Il a souri et m'a lancé : "Allons, vous comprenez bien ce que je veux dire, non ?" Bien sûr que j'avais compris. Il voulait une convention d'honoraires pour des prestations fictives ».

D'un geste du bras, Jacques Dupuydauby mime Sarközy : « Il a sorti un papier de sa poche : il avait préparé un projet de contrat ! J'ai été stupide, j'aurais dû le garder. Mais j'ai été tellement choqué que je ne l'ai pas pris. Il y avait un montant mensuel inscrit dessus, c'était très élevé [...] Je lui ai dit que je ne mangeais pas de ce pain-là, que quand je payais des avocats, c'était pour qu'ils travaillent. Il l'a très mal pris, le repas s'est fini là-dessus. Avant de partir, il m'a lâché : "Je m'en souviendrai !" Il a tenu parole, effectivement, il s'en est souvenu ! Ce déjeuner m'a coûté cher, il m'a même pourri la vie ! ».

 

 

 


Sources : LeMonde.fr, Voix de la Russie

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 20:45

http://img15.hostingpics.net/pics/776423FlorenceCassez.jpg

3 juges se sont prononcés
contre sa libération immédiate



Trois juges de la Cour suprême sur cinq ont refusé de reconnaître que les droits humains et fondamentaux de Florence Cassez n'avaient pas été respectés et que, lors de son procès, cinq articles de la Constitution ont été violés.

Jean-Luc Romero, président du comité de soutien à Florence Cassez en reste "sans voix, abasourdi". Sur les cinq juges de la Cour Suprême du Mexique, seuls deux se sont prononcés en faveur de la libération de la Béthunoise emprisonnée depuis six ans. Il pourrait cependant y avoir un nouveau procès. Mais ce soir, Florence Cassez dormira encore en prison.

 

José Ramon Cossio s'est exprimé le premier, contre la libération de Florence, mais pour un nouveau procès.

C'est ensuite Guillermo Ortiz Mayagoitia qui a pris la parole. Le plus conservateur des cinq juges s'est prononcé contre la libération de la Béthunoise, mais pour une nouvelle sentence.

Jean-Luc Romero s'exprime alors : « Nos espoirs sont dans les 3 juges qui restent. Avec Charlotte et franck Berton, on retient notre souffle ».

Le troisième juge, Jorge Pardo Rebolledo, se prononce contre la remise en liberté, tout en reconnaissant la violation des droits de Florence Cassez.

Les deux derniers juges, Olga Sanchez Cordero et Arturo Zaldivar (le rapporteur de la Cour Suprême, auteur de la proposition de libération rendue publique le 7 mars), se prononcent pour une libération immédiate de la Béthunoise. A ce moment, même si les juges n'ont pas officiellement voté, l'affaire semble déjà mal engagée pour Florence Cassez.
Pourtant
Jean-Luc Romero continue d'espérer : « Dans quelques minutes, les juges vont voter définitivement pour FlorenceCassez. À porte dorée avec Charlotte et Franck on ne respire plus ».

 

Mais les votes confirment : trois contre, deux pour, Florence Cassez reste en prison.

 

http://img15.hostingpics.net/pics/425768Flo.jpgCe verdict, terrible pour Florence Cassez, va décevoir tous les juristes mexicains qui soutenaient le juge Arturo Zaldivar et qui veulent, comme lui, lutter contre les dysfonctionnements de la justice mexicaine. Il indique clairement le type de justice que veut le gouvernement de Felipe Calderon et laisse carte blanche à la police et au juge pour interpréter la loi au lieu de l'appliquer fermement. Florence Cassez, qui a payé ces anomalies judiciaires en passant 2 295 jours en prison, du 8 décembre 2005 à ce jour, espérait une libération qui mette fin à ce cauchemar.

 

Ce verdict est un triomphe pour le gouvernement, pour le ministre de la Sécurité publique, Genaro García Luna qui a pourtant reconnu avoir organisé la mise en scène de l'arrestation, et pour les associations de victimes comme celle d'Isabel Wallace. C'est une décision très lourde pour l'avenir démocratique du Mexique, car c'est la démonstration que les Mexicains ne pourront toujours pas compter sur des procès équitables.

 

http://img15.hostingpics.net/pics/937803Florence.jpgFlorence Cassez et son ancien compagnon, Israel Vallarta,
lors de leur arrestation mise en scène pour les caméras de télévision,
le 9 décembre 2005 dans les environs de Mexico.

 

La journaliste Florence Aubenas raconte l'enquête qu'elle a menée et sa vision de la justice mexicaine...


 

 

Sources : LePoint.fr, LaVoixDuNord.fr, francetv.fr

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 17:57

Christophe GrébertArrêtons cette mascarade
en chassant les nantis de Puteaux
et la mafia Ceccaldi-Raynaud

 

Christophe Grébert, journaliste et blogueur de 43 ans, élu MoDem de la ville de Puteaux et connu pour ses démêlés avec la mafia Ceccaldi-Raynaud est attaqué en justice pour la septième fois par des membres de l'UMP. Pourquoi un tel acharnement ?

Cette fois Christophe Grébert est attaqué pour avoir dénoncé la liste de plusieurs élus UMP qui bénéficient de logement HLM dans la ville de Puteaux, voir son article édifiant : 48,6% des élus UMP de Puteaux habitent des logements sociaux : la liste, résidence par résidence.

 

Selon les propres termes de Christophe Grébert publiés aujourd'hui sur le site Rue89.com : « Ils invoquent l'article 9 du code civil. Autrement dit, ils me reprochent d'avoir violé leur vie privée en révélant qu'ils profitaient d'un logement social. L'un de ces élus est haut fonctionnaire et gagne 8.000 euros par mois. Un autre est directeur financier. D'autres sont dirigeants ou patrons d'entreprises... Ils me réclament chacun 4.000 euros, soit au total 76.000 euros en réparation du préjudice moral ! »

 

En 2004 la municipalité de Puteaux avait déjà porté plainte pour diffamation contre le blogueur citoyen qui avait révélé qu'une employée municipale avait été licenciée pour avoir dénoncé les conditions douteuses d'attribution d'un marché public. Christophe Grébert avait été relaxé en mars 2006 par la 17è chambre du tribunal correctionnel de Paris puis le 6 juin 2007 devant la 11è chambre de la cour d'appel de Paris qui a confirmé l'appel en se fondant sur la bonne foi du blogueur.

 

La même année les Ceccaldi-Raynaud père et fille étaient condamnés par la 14è chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre pour diffamation homophobe contre Christophe Grébert, pour avoir insinué sur le site officiel de la municipalité que le blogueur avait des "penchants pédophiles" ! Cette condamnation a été suivie d'un appel qui a été confirmée par un arrêt de la cour d'appel de Versailles, le 26 avril 2007.

 

Déjà en 2002, le maire Ceccaldi-Raynaud père avait empêché Christophe Grébert d'assister aux séances du conseil municipal, en plaçant des employés de la mairie devant la porte de l'Hôtel-de-ville qui étaient chargés de lui en interdire l'accès.

 

 

 

 

A noter que le blogueur citoyen est aussi à l'origine d'une pétition demandant à Jean Sarközy de renoncer à la présidence de l'EPAD (Établissement public d'aménagement de la Défense) en 2009. Cette pétition a rassemblé près de 100 000 signatures.

 

Lors des élections cantonales en mars 2011, alors que Christophe Grébert se trouvait opposé à Vincent Franchi , le fils de la député-maire Joëlle Ceccaldi-Raynaud et petits-fils de Charles Ceccaldi-Raynaud, conseiller général sortant, celui-ci atteint du même syndrome familial attaque le blogueur pour avoir "twitté" le jour du scrutin. Comme pour les précédentes plaintes les juges donneront raison une nouvelle fois à Christophe Grébert, voir l'extrait du jugement ici.

 

Que tous les citoyens qui patientent en vain depuis des années pour obtenir un logement social se souviennent des témoignages de Christophe Grébert lorqu'ils se retrouveront devant les urnes le 22 avril.

 

 

http://img11.hostingpics.net/pics/426556NoSarkoDay.png

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 08:29

http://img11.hostingpics.net/pics/925200sarkozycandidat.jpgCôté pile : le candidat
Côté face : le président

 

 

• Déclaration du candidat le 1er mars  :

 

 

 

• Action du président le 15 mars  :

 



 

 

 

 

15 jours auront suffi pour faire tomber le masque de celui qui s'est autoproclamé "candidat du peuple".

Les salariés d'ArcelorMittal sont certainement les mieux placés pour témoigner de la réalité et de l'efficacité des promesses du président-candidat...

 

http://img11.hostingpics.net/pics/987324stele.jpg 

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 18:14

Travailler plusHONTE AUX 575 DÉPUTÉS (sur 577)
QUI ONT REFUSÉ UNE BAISSE DE 10%
DE LEURS INDEMNITÉS

 

Ceci est le titre d'une information qui circule sur Internet depuis quelques jours et qui m'a été envoyée par mail.

Il s'avère que ces informations sont rigoureusement exactes, j'estime qu'il est donc de mon devoir de les faire suivre comme le suggère son auteur.

 

http://img15.hostingpics.net/pics/990805larcher.jpg

 

HONTE A NOS DEPUTES, SEULS 2 DEPUTES (de droite !) SUR 577 ONT VOTÉ POUR LA BAISSE DE 10 % DE LEURS REVENUS SUBSTANTIELS... PRENEZ-EN BONNE NOTE POUR LES PROCHAINES LEGISLATIVES !

L'Assemblée nationale examinait lundi l'amendement déposé par Lionnel Luca, l'un des chefs de file du collectif de la Droite populaire. Le député UMP des Alpes-Maritimes proposait de réduire de 10 % les indemnités des députés (qui touchent 5.200 euros nets d'indemnités parlementaires, auxquels il faut rajouter les avantages en nature). « Il n'y a pas de raison, dit-il en somme, de ne pas faire participer la représentation nationale à l'effort de rigueur auquel sont soumis les Français ».


http://img15.hostingpics.net/pics/738540Cop.jpg

Selon lui, l'amendement permettrait une économie de 5 millions d'euros.

Mais pour une fois, la représentation nationale a parlé d'une seule voix, un consensus à faire pâlir d'envie François Fillon. Le président du groupe UMP, Christian Jacob, et le président de l'Assemblée, l'UMP Bernard Accoyer, étaient opposés à cette mesure, tout comme le groupe socialiste, rappelle Le Monde. « C'est une mesure d'affichage, c'est un gadget », a dit Jean Launay (PS), rapporteur spécial de la commission des Finances.

http://img15.hostingpics.net/pics/887178LionnelLuca.jpgSeuls Lionnel Luca et sa collègue de Seine-et-Marne Chantal Brunel, également députée UMP, ont voté en faveur de l'amendement. Pourtant, 32 députés avaient cosigné l'amendement (dont le porte-parole du Nouveau centre, Philippe Vigier, le villepiniste Jean-Pierre Grand, le candidat à l'Élysée en 2012 Nicolas Dupont-Aignan, et le Vert François de Rugy).


Lionnel Luca a annoncé qu'il reverserait ses 10 % à une association.

Déjà qu'ils sont beaucoup trop nombreux par rapport aux États-Unis où il y a 5 fois plus d'habitants qu'en France ; il est beau l'exemple !

Ils ne veulent en aucun cas que l'on touche à leurs privilèges alors que nous, c'est tous les jours que l'on touche à nos acquis obtenus par nos ancêtres qui l'ont parfois payés de leur vie et toujours plus d'augmentation, de réformes ; et après les élections, je vous parle même pas de ce qui nous attend... et on dira tant pis pour vous c'est vous qui le voulez puisque vous l'avez élu ! Il va falloir réagir et très vite car ça commence à bien faire.

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2 sur 577 quel égoïsme !

http://img15.hostingpics.net/pics/673048originaldati.jpgEt que vont devenir les 5 000 personnes qui vont perdre leur emploi chez Peugeot l'année prochaine et les centaines d'une banque... mais va falloir s'habituer à travailler comme des robots jusqu'à la cassure puisque cela va devenir notre quotidien, ils nous jettent comme des Kleenex ou du PQ tant qu'on touche pas à leur petite place. On voit certains dormir, lire, écrire, téléphoner ou autres activités toutes aussi ludiques dans les tribunes, leurs salaires et indemnités qui nous coûtent des millions, leurs privilèges, leur grand train de vie mais ça pas touche bien sûr, alors que rien que sur eux on pourrait économiser des millions d'euros, mais on dit bien qu'ils sont des privilégiés, c'est aux autres, la quantité négligeable de toujours trinquer.
A l'heure où la situation financière est telle que l'on cherche en hauts lieux désespérément de l'argent et que l'on va encore s'acharner sur le peuple pour le faire payer et en trouver, une réflexion s'impose !


Pensez-y lors des prochaines élections législatives, trop de députés sont victimes de surmenage, ayez un bon geste envers eux en les invitant à rester chez eux.

 

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http://img15.hostingpics.net/pics/983307rama.jpg

http://img15.hostingpics.net/pics/873031jeanpaulhuchon.jpg

 

 

 

Sources : Logic, le blog de Nieppe la Douce

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 03:21

La Planete des singes

Les origines du financement occulte
de la campagne de Sarközy en 2007

 

Le supplice chinois continue. L'ancien ministre du budget et trésorier de l'UMP, Éric Wœrth, a été mis en examen, jeudi 9 février, pour le "recel" de 150.000 euros présumés occultes destinés à la campagne présidentielle de Sarközy en 2007, dans l'un des volets de l'affaire Bettencourt, selon le parquet de Bordeaux et l'avocat d'Éric Wœrth. Cette mise en examen fait suite à une première, la veille, pour trafic d'influence passif

Avec cette nouvelle mise en cause judiciaire d'un protégé du président de la République, l'affaire Bettencourt, révélée en juin 2010 par Mediapart, vient de prendre une tournure politique de plus en plus embarrassante pour l'Élysée.

http://img11.hostingpics.net/pics/606001woerth.jpgL’ancien trésorier de l'UMP et ex-ministre du budget est notamment soupçonné d'avoir obtenu de l'héritière de L'Oréal des fonds occultes pour le financement de la campagne présidentielle de 2007 de Sarközy, à un moment où, selon une expertise médicale réalisée en juin dernier, la milliardaire commençait à souffrir de "démence mixte" et d'une "maladie d'Alzheimer à un stade modérément sévère", avec "un processus dégénératif cérébral lent".

 

« Ces faits n'ont pas existé, M. Wœrth s'insurge qu'on lui demande des comptes sur quelque chose qui n'a pas existé », s'est exclamé, jeudi soir, Maître Jean-Yves Le Borgne, l'avocat d'Éric Wœrth.

L’enquête des juges d’instruction de Bordeaux, qui se déroule dans le plus grand secret depuis un an, avait donné lieu ces derniers mois à des perquisitions au domicile d’Éric Wœrth, et au siège de l’UMP, en mars 2011. En décembre dernier, les juges ont par ailleurs mis en examen Patrice de Maistre, l’ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, ainsi que le photographe François-Marie Banier et son compagnon Martin d’Orgeval.

http://img11.hostingpics.net/pics/215657philippecourroye2.jpgQuand l’affaire Bettencourt a été dépaysée à Bordeaux voilà un an, le volet politico-financier du dossier, celui qui donne des sueurs froides à l’Élysée et que le procureur Courroye a tenté d’étouffer désespérément à Nanterre, pesait déjà lourd.

Pour commencer, les enregistrements clandestins du majordome de l’héritière L’Oréal ont levé un voile impudique sur les liens troubles entre la maison Bettencourt, la présidence de la République et l’UMP, dont Éric Wœrth fut le trésorier tout en étant ministre du budget (2007-2010).

Les enregistrements avaient aussi permis de jeter une lumière crue sur les dessous de l’embauche de l’épouse d'Éric Wœrth au service de Liliane Bettencourt. Dans les enregistrements, Patrice de Maistre, gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, l'explique en ces termes le 23 avril 2010 :


 

L'embauche a été faite en novembre 2007, suivie deux mois plus tard de la remise de la Légion d’honneur, par le ministre Wœrth, au gestionnaire de fortune de la milliardaire. Soit l’employeur direct… de Mme Wœrth. Un conflit d'intérêts manifeste qui pourrait rentrer dans le champ du "trafic d'influence" (passible de 10 ans de prison et 150.000 euros d'amendes), déjà reproché par la justice à l'ancien ministre du budget.


« De Maistre me dit que Sarkozy demande encore de l’argent »

Mais l’affaire a pris une ampleur dévastatrice après les révélations de l’ancienne comptable des Bettencourt, Claire Thibout. Selon ce témoin de premier plan, Mme Bettencourt, par l’intermédiaire du même Patrice de Maistre, a en effet participé, en 2007, au financement occulte de la campagne présidentielle de Sarközy.

Claire Thibout l’a d’abord raconté à Mediapart début juillet 2010. Le 12 juillet de cette même année, le monarque avait été interrogé par David Pujadas sur cette affaire. Il avait nié en bloc mais, surtout, avait apporté un soutien très appuyé à Éric Wœrth.


 

La comptable n’a cependant pas cessé de le répéter depuis. L’ex-comptable a ainsi affirmé à de nombreuses reprises, devant plusieurs magistrats et plusieurs policiers, qui se sont succédé pendant des mois pour l’entendre, avoir été sollicitée début 2007 par le gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt. Celui-ci lui aurait réclamé 150.000 euros en espèces pour les remettre à Eric Wœrth, afin d’abonder secrètement la cagnotte présidentielle du candidat de l’UMP.

Sur ces 150.000 euros, 50.000 provenaient, d’après l’ex-comptable, d’un compte parisien (à la BNP) de l’héritière L’Oréal, et 100.000 avaient été acheminés de Suisse, où les Bettencourt ont disposé pendant des décennies d’une fortune cachée, comme Mediapart l’a encore raconté récemment.


http://img.over-blog.com/400x543/4/16/26/23/Album/Sarkozy-Prevost-Desprez.jpg
(voir Sarközy : le règne de la terreur)

Le 16 juillet 2010, dans le cabinet de la juge de Nanterre, Isabelle Prévost-Desprez, qui s’est occupée (brièvement) d’une partie de l’affaire Bettencourt, Claire Thibout avait notamment présenté son agenda de 2007 dans lequel il était indiqué, à la date du 18 janvier : "Rendez-vous de Mme Bettencourt pour donner enveloppe qui donnera à Patrice". Or, l’enquête judiciaire a pu établir que dès le lendemain de ce rendez-vous, le 19 janvier 2007, Wœrth et de Maistre se sont rencontrés pour un café. Un nouveau rendez-vous, pour un café toujours, a eu lieu quelques jours plus tard, le 7 février.

 http://img11.hostingpics.net/pics/292519agenda.jpg

 

En décembre dernier, les juges de Bordeaux ont demandé la communication des comptes de campagne de Sarközy en 2007.

De manière inattendue, le journal intime du photographe François-Marie Banier, longtemps intime de Mme Bettencourt, a lui aussi donné du corps aux révélations de l’ex-comptable. Saisis lors d’une perquisition au domicile de l’artiste, les carnets manuscrits du photographe, que la justice de Nanterre s’était empressée de placer sous scellés sans les verser au dossier, évoquent eux aussi des liens financiers entre l’héritière du leader mondial des cosmétiques et le monarque. Tout particulièrement l’un d’entre eux, daté du 26 avril 2007, dans lequel on peut lire : « De Maistre me dit que Sarközy demande encore de l’argent ».

http://img11.hostingpics.net/pics/995851francoismariebanier.jpgM. Banier a expliqué aux policiers de la brigade financière que ces écrits constituaient des « observations de vies minuscules et de vice majuscule ». « Cela correspond aussi à ma réalité vécue », avait-il ajouté, tout en essayant de minimiser l’importance de ses notes sur Sarközy.

Les enquêteurs ont, en outre, été intrigués par une confidence de l’ancienne infirmière de Liliane Bettencourt, Henriette Youpatchou, selon laquelle la milliardaire avait dû apprendre par cœur une phrase à l’adresse de Sarközy, à l’occasion d’une rencontre à l’Élysée organisée par Patrice de Maistre en novembre 2008. Lourd de sous-entendus, le mot en question disait, selon l’infirmière : « Je vous ai soutenu pour votre élection avec plaisir, je continuerai à vous aider personnellement, j’ai des problèmes graves avec ma fille qui peuvent avoir des conséquences pour L’Oréal et donc pour l’économie du pays ».

Sans mettre en cause directement l’actuel hôte de l’Élysée, d’autres employés de la maison Bettencourt, l’ancien majordome au dictaphone-espion et une secrétaire particulière, avaient confirmé devant les policiers l’existence d’un ballet d’enveloppes remplies d’espèces pour des hommes politiques. Selon l’un de ces témoins, Chantal Trovel, les destinataires des précieuses enveloppes étaient essentiellement « des candidats qui cherchaient à financer leur campagne ». Le maître d’hôtel Pascal Bonnefoy avait quant à lui assuré aux enquêteurs : « Ces enveloppes, elles existent, j’en ai d’ailleurs vu une ».

 

Suite aux deux mises en examens d'Éric Wœrth, retrouvez l'intégralité du débat diffusé sur le site d'information indépendant le 23 février avec Antoine Gillot, avocat de l'ancienne comptable des Bettencourt et Christophe Régnard, président de l'USM.

 



 

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Source : Mediapart

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 22:56

Dexia

 

La faillite de Dexia : un scandale
plus grave que le Crédit Lyonnais

 

 

Un épais silence a vite recouvert la nouvelle. Ni le monde politique ni le monde financier n’ont très envie de s’étendre sur le sujet. Pourtant, le désastre est immense : Dexia est en faillite, et cette faillite est désormais comparable à celle du Crédit lyonnais. Jeudi, la banque franco-belge a publié le premier prix de sa mort annoncée dès octobre. En 2011, elle a enregistré une perte de 11,6 milliards d’euros. Ajoutés aux 6 milliards d’euros perdus depuis trois ans, l’addition s’élève déjà à plus de 18 milliards d’euros !

http://img11.hostingpics.net/pics/396259DEXIA.jpg18 milliards d’euros perdus dans le silence. A titre de comparaison, les pertes anticipées du régime de retraite à l’horizon de 2020 étaient de l’ordre de 20 milliards d’euros. Et le gouvernement jugea qu’il n’y avait pas une minute à perdre : il fallait dans l’urgence mener une réforme bâclée et injuste. Mais manifestement, les milliards des systèmes sociaux ne pèsent pas le même poids que les milliards du monde financier.

Cette facture ne reflète que les premiers comptes de son démantèlement en cours, devenu inévitable depuis octobre. La séparation de sa banque commerciale belge, reprise en urgence par l’Etat belge, lui coûte 4 milliards d’euros ; la cession d’autres activités, 500 millions de pertes ; les pertes sur la dette grecque, qu’elle avait conservée à la différence de tant d’autres banques et qu’elle a dû déprécier à hauteur de 75 %, 2,3 milliards ; les produits de couverture qui y étaient liés, plus d’1 milliard ; la liquidation d’une partie de son portefeuille obligataire et de ses produits toxiques, près de 2 milliards, etc.

L’addition ne peut que s’alourdir dans le temps. Le bilan de Dexia s’élève encore à plus de 500 milliards d’euros. Il reste plus de 100 milliards dans le portefeuille obligataire de la banque franco-belge. L’ensemble a été logé dans une structure de défaisance (une bad bank), qui bénéficie d’une garantie de 90 milliards d’euros de la part des Etats belge, français et luxembourgeois. Pour assurer ses financements au jour le jour, la banque ne survit plus que sous la respiration artificielle de la Banque centrale européenne. Celle-ci lui assure au moins 35 milliards d’euros de financement à court terme et lui a prêté 20 milliards d’euros supplémentaires dans le cadre du grand emprunt (LTRO) lancé par Mario Draghi, fin décembre.

L’Etat français, de son côté, a volé à son secours en reprenant la filiale française spécialisée dans le financement des crédits aux collectivités locales, Dexia Municipal Agency (ex-Crédit local de France) avec la Caisse des dépôts et la banque postale. Ce sont 15 milliards d’euros, au bas mot, qui vont être mobilisés dans cette opération.

On jongle avec les milliards, sans qu’il soit possible, à ce stade, de prédire le coût final de cette faillite. L’évolution de la crise de la dette, de la zone euro, des marchés financiers, comme l’exécution de l’extinction du groupe bancaire sont autant de facteurs qui peuvent modifier de façon spectaculaire l’équation. Mais quelles que soient les circonstances, le prix s’annonce déjà énorme pour les finances publiques. Car une fois de plus, ce sont les Etats qui sont appelés à la rescousse d’une finance privée défaillante.


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Un sauvetage sur mesure

Même si le monde bancaire a jeté un voile pudique sur le cas Dexia, les raisons de cette faillite, évidente depuis 2008, sont connues : l’hubris. Poussés par une volonté de pouvoir, une soif d’argent, déguisées sous les prétextes de la mondialisation et du libéralisme, ses dirigeants ont sombré dans toutes les folies financières. Ceux-ci ont arraché, pour leur seul profit, une structure publique spécialisée dans le financement des collectivités locales pour en faire un immense hedge fund privé, mais semblant toujours sous la protection de l’Etat.

Au plus fort de son développement, la banque franco-belge avait engagé plus de 250 milliards d’euros dans d’innombrables produits  structurés opaques. Elle était devenue rehausseur de crédit aux Etats-Unis, un des premiers acteurs sur le marché des subprimes, financier des municipalités américaines et japonaises. Quatorze salles de marché travaillaient en permanence pour les activités du groupe, pour assurer son financement et spéculer pour son compte.

« La crise nous a déstabilisé », a avancé comme excuse Pierre Richard, grand organisateur de l’aventure Dexia depuis le début. Sans la crise, la banque aurait tout de même explosé : à sa période de gloire, les besoins de financement à court terme de la banque  s’élèvaient à plus de 260 milliards d’euros ; 46 % de ses financements étaient assurés par les marchés.

Mais à cette faillite originelle s’ajoute désormais une autre question : le sauvetage de Dexia, tel qu’il a été organisé et mené depuis trois ans, convenait-il ? D’autant qu’il n’a pas empêché la faillite finale.

En octobre 2008, dans la panique de la chute de Lehman Brothers, Sarközy presse le gouvernement belge de voler au secours de Dexia, au bord de l’effondrement. Le monde bancaire multiplie les alarmes auprès de l’Elysée : « Dexia est en danger. Sa faillite représente un risque systémique pour le système bancaire ».
 

Michel Pébereau, le président de BNP Paribas, est dans le bureau de Christine Lagarde, alors ministre des finances, pour écrire lui-même le plan de sauvetage de la banque franco-belge, au plus fort de la crise. La solution s’impose : seule, la puissance publique a les moyens d’éviter le désastre.

Les Etats français, belge et luxembourgeois vont se porter au secours de Dexia. Curieusement, ils ne la nationalisent pas, sans autre condition. Ils préfèrent souscrire à une augmentation de capital d’un peu plus de 6,5 milliards d’euros, pour le plus grand bonheur  des actionnaires précédents. Alors que ces derniers auraient dû tout perdre, ils se voient au contraire ménagés : la recapitalisation des Etats se fait à 9,90 euros par action, alors que le cours est déjà à peine de 6 euros. D’emblée, les Etats acceptent de prendre une moins-value de 2,2 milliards d’euros, dont 900 millions d’euros pour les finances publiques françaises. Aujourd’hui, ils ont tout perdu.

« Cela restera comme la seule recapitalisation de l’histoire réalisée au-dessus de son cours de Bourse », ne peut s’empêcher de souligner un connaisseur du dossier,  toujours très étonné par le traitement privilégié réservé aux actionnaires précédents. Il y avait manifestement des intérêts à ménager.

Dans les discussions, le monarque a imposé que Pierre Mariani, son ancien bras droit au ministère du budget en 1993, devenu par la suite banquier à BNP Paribas, prenne la direction opérationnelle de Dexia. Pour respecter les apparences diplomatiques, Jean-Luc Dehaene, le roi du compromis à la belge de ces vingt dernières années, est nommé président de conseil de surveillance.

Quelle est alors la mission de ce curieux attelage ? D’abord, gagner du temps. Les dirigeants financiers et politiques sont persuadés  que la crise n’est que momentanée, que tout va revenir très vite comme avant. De plus, par tradition, les banquiers estiment que le temps est le meilleur allié pour déminer les situations explosives : les vieilles dettes et les erreurs finissent toujours par s’oublier sous la poussière des années. Et puis, comme dans le cas de la crise grecque, cela permet à chacun de prendre ses dispositions et de ne pas être pris par surprise.


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Qui aurait porté les pertes ?

Pierre Mariani devient ainsi syndic de faillite. Pendant des mois, il s’active à nettoyer le bilan de la banque. Les activités américaines sont vendues, le portefeuille obligataire est réduit de 265 milliards à une centaine de milliards, d’autres filiales cédées. Fin 2010, il assure que la banque est en voie de se redresser, avant que tout ne s’écroule huit mois plus tard. « Le sauvetage de la banque était jouable, si la deuxième crise de la dette n’était pas survenue à l’été 2011, si l’agence de notation Moody’s ne nous avait pas dégradé », a expliqué à plusieurs reprises Pierre Mariani. Pour lui, c’est cet enchaînement fatal qui a scié net la banque. En quelques semaines, la banque s’est retrouvée étranglée.

L’explication n’a jamais totalement convaincu. Dexia était-elle vraiment sur la voie de la convalescence ? N’a-t-on pas gagné seulement du temps pour désamorcer les dossiers les plus graves, notamment les engagements américains qui mettaient en danger l’Etat français ?

 

http://img11.hostingpics.net/pics/987603marianiposes.jpgCôté belge, on soupçonne Pierre Mariani de n’avoir travaillé que pour sauvegarder les intérêts français plutôt que ceux de la banque. Dès le printemps, surviennent une série de démissions chez les dirigeants belges de la banque, dont celle du directeur financier de la banque, marquant leur désaccord avec la conduite de Dexia.

Jugé comme la caricature du haut fonctionnaire français froid et arrogant, il est reproché à Pierre Mariani d’écarter tous les avis internes au profit des seuls conseils du cabinet Bain, généreusement payé au passage : plus de 100 millions d’euros. « Toute la banque a alors été vidée de sa substance », dit un ancien dirigeant belge.

Si le démantèlement était inévitable, pourquoi alors ne pas l’avoir mis en œuvre dès 2008 plutôt que d’avoir laissé le problème perdurer trois années ? Car la liquidation en bon ordre et sans trop de dégâts de la banque, de son portefeuille, de ses actifs semble encore plus difficile aujourd’hui qu’hier. « Peut-être était-il possible d'aller plus vite sur certaines ventes. Mais le démantèlement était impossible en 2008. A l’époque, le bilan de Dexia est de 650 milliards d’euros. Il était beaucoup plus gros que celui de Lehman Brothers. Cela représentait un risque systémique pour le secteur bancaire européen. Vendre vite aurait alors cristallisé les pertes. Qui les aurait portées ? Les autres banques n’ont pas eu à souffrir de ce désastre. Il n’y a pas eu de scandale », explique un proche du dossier, imbibé du mode de pensée de l’Inspection des finances.

Pour Bercy, pour l’Inspection des finances, il n’y a effectivement pas de scandale autour de Dexia. La banque va peut-être coûter plus cher aux finances publiques que le sauvetage de la Grèce mais l’important est que cela ne fasse pas de bruit. Les milliards de pertes sont en train d’être passés en douceur. Et désormais, on sait qui porte les pertes : les Etats.


En toute impunité

La Belgique a déjà dû débourser quatre milliards d'euros pour assurer la continuité de l’activité de banque de dépôts de Dexia dans le pays. Pour assurer la continuité d’une banque de crédit aux collectivités locales, la France a quant à elle dû revoir son plan de sauvetage tel qu’il avait été adopté en novembre par le parlement : la charge, transférée pour l’essentiel à la Caisse des dépôts, était trop lourde même pour l’institution gérant l’épargne publique des Français.

Au travers d’une usine à gaz, l’Etat va devenir actionnaire à hauteur de 46,3 %, aux côtés de la Caisse des dépôts et de La Poste pour recréer une banque des collectivités locales. Il est déjà prévu de détourner 12 milliards d’euros du Livret A pour assurer le financement de la banque et permettre aux collectivités de renégocier leurs 70 milliards d’emprunts toxiques.

Il faut enfin gérer l’extinction de la banque. Dans le plan de démantèlement prévu, les Etats belge, français et luxembourgeois se sont portés garants de fin de vie du bilan de Dexia. Celui s’élève encore à 500 milliards d’euros, c’est juste une fois et demie l’endettement de la Grèce. Mais là aussi, les chiffres sont sobrement tus. Les Etats ont tout accepté sans faire le tri sur les risques.

La garantie des trois Etats est de 90 milliards, dont 45 milliards pour la Belgique, 39 milliards pour la France et 6 milliards pour le Luxembourg. Pour la Belgique, la garantie représente 15 % de son PIB. La commission européenne, pourtant si sourcilleuse sur la rigueur des finances publiques, ne s’est pas beaucoup émue de cet engagement hors bilan. « On fait comme si cet engagement était sans risque, comme si les garanties ne devaient jamais être appelées. Mais qui le peut dire ? », remarque un proche du dossier.

Dans son communiqué de résultat, Dexia souligne elle-même les périls qui subsistent. Elle conditionne sa survie jusqu’à une fermeture ordonnée au maintien des Etats, à une rémunération très faible de ces garanties, à une acceptation de ces conditions par la Commission européenne. « En l’absence de mesures complémentaires correctrices, la non-matérialisation de l’une ou plusieurs de ces hypothèses pourrait avoir un impact sur la situation de continuité d’exploitation de Dexia et engendrer des tensions sur la situation de liquidité et de solvabilité du groupe. » En un mot, la banque peut sauter à tout moment et nous avec.

 

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De gauche à droite, Jacques Guerber, Pierre Richard, Gilles Benoist et
Rembert von Lovis au moment de la privatisation © DR

 

Devant une telle faillite financière, économique, morale, il serait légitime que les Etats demandent au moins des comptes. Le scandale du Crédit lyonnais avait conduit à des enquêtes parlementaires, à des explications publiques, à un procès et des condamnations. Mais sur Dexia, rien.
 

L’ancien dirigeant, Pierre Richard, inventeur de cette machine infernale, continue à couler des jours tranquilles comme conseiller de la Banque européenne d’investissement et parfois auprès du gouvernement sur la réforme des collectivités locales. Au titre d’ancien président de Dexia, il touche une retraite-chapeau, qui vient donc en supplément de sa pension normale, de 600.000 euros par an. Une provision de 11 millions a été constituée dans le bilan de Dexia pour assurer son versement.

Lors du conseil d’administration de Dexia, entérinant les pertes colossales, les administrateurs ont indiqué qu’ils étudiaient les éventuelles voies de recours pour suspendre cette retraite extraordinaire. Mais ils ne sont pas sûrs d’aboutir. Car désormais, dans ce monde, même quand les Etats paient les faillites privées, le contrat l’emporte sur la loi.

Les autres anciens dirigeants de la banque bénéficient eux aussi de la totale impunité, reconnue au monde de la finance en général, aux inspecteurs des finances en particulier. Bruno Deletré, ancien responsable des produits structurés chez Dexia, est désormais directeur général du Crédit foncier. Gérard Bayol, ancien directeur général de Dexia Crédit Local, est devenu directeur général délégué en charge du pôle entreprises et institutionnels de Crédit Mutuel-Arkéa. Alain Delouis, ancien directeur Dexia SA, a trouvé refuge chez Natixis comme directeur des ressources humaines. Sans oublier Gilles Benoist, qui a présidé aux débuts de l’aventure de Dexia aux côtés de Pierre Richard, qui dirige maintenant la CNP et aspire à en devenir président.

Il est vrai qu’il aurait été dommage pour le monde bancaire et financier de se priver de tant de talents. D’autant que les "banques n’ont rien coûté à l’Etat", comme le disaient certains...

 

 

 

Sources Mediapart

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 04:59

Les Francos

Ça passe et ça casse !

 

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Face aux nombreuses manifestations qui se déroulent en Espagne depuis dimanche le gouvernement de Mariano Rajoy envoie ses matraques.

 

 

Plusieurs centaines de jeunes, répondant à des appels lancés sur des réseaux sociaux, s'étaient rassemblés devant l'institut Lluis Vives, un collège de la ville, pour protester contre les problèmes de liquidités qui ont privé de chauffage ces dernières semaines plusieurs écoles de la région, le gouvernement régional n'ayant pas réglé les factures auprès des fournisseurs.

 

 

Les premiers incidents ont éclaté dans l'après-midi entre les manifestants et les policiers qui protégeaient les lieux. Puis les heurts se sont propagés aux rues alentour, les policiers faisant usage de leurs matraques, certains manifestants étant plaqués ou traînés au sol. Selon le quotidien El Pais, la police a fait usage de balles en caoutchouc. Les heurts se sont poursuivis une partie de la soirée dans les rues du centre de Valence, où étaient positionnées des dizaines de fourgons de police planqués en embuscade.

 

 

Jeunes et moins jeunes, étudiants, retraités et même une toubib, personne n'échappe à la sauvagerie de la répression.

 

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Le chef de la police régionale, Antonio Moreno, a affirmé que la police avait eu recours à une "force physique proportionnée". "Une agressivité accrue exige une réponse proportionnée", a-t-il ajouté à la radio nationale. Un porte-parole de la police a expliqué que les forces de l'ordre étaient intervenues parce que des manifestants "ont eu une attitude agressive". "Il y a eu des arrestations, nous ne savons pas encore combien", a-t-il ajouté tandis que les médias chiffraient le nombre de personnes arrêtées entre 14 et 21.

 

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De fréquentes manifestations sont organisées depuis quelques semaines à Valence, la région la plus endettée d'Espagne, où les autorités ont annoncé début janvier un plan de rigueur incluant des augmentations d'impôts et des coupes dans les dépenses de santé et dans le secteur de l'éducation pour un montant de plus d'un milliard d'euros. Des incidents ont déjà opposé policiers et jeunes manifestants la semaine dernière dans la ville.

 

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Des scènes de violence qui ne sont pas sans nous rappeler les récents évènements qui se sont déroulés en Grèce pour des raisons identiques. Après la Grèce, l'Espagne, très prochainement le Portugal puis suivront l'Italie et bien d'autres États européens, par quel miracle la France échappera-t-elle à son sinistre destin ?  

 

 

 

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Sources : LeMonde.fr, ElPais.com

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 11:33

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... et de la liberté d'expression ?

 

Dans un mouvement sans précédent en France, le réseau Twitter a suspendu cinq comptes d'utilisateurs Twitter entre le 16 et le 18 février 2012. Le point commun de ces comptes est leur caractère parodique et caricatural de la campagne présidentielle du Président sortant Nicolas Sarközy. Internet Sans Frontières est préoccupée par la censure politique opérée par ce réseau social à moins de 62 jours de l'élection présidentielle française. En effet durant ce weekend, l'équipe web du candidat sortant aurait fait le ménage dans les comptes Twitter qui caricaturaient le candidat UMP : @_NicolasSarkozy @mafranceforte, @fortefrance @DehorsSarkozy @SarkozyCaSuffit et @SarkozyCestFini ont ainsi été fermés. Il s'agissait pourtant de comptes clairement parodiques, ne laissant pas la place aux malentendus, l'accusation d'usurpation d'identité est donc totalement exagérée.

Pourtant les comptes parodiques d'autres candidats, eux, ne rencontrent pas de problèmes : @EfaCholy, @FrancoisHolland ou @Francois_Bayrou sont toujours en ligne.

 

Aussi le site Rue89 s'interroge par le biais de son journaliste Augustin Scalbert : "Pourquoi Twitter censure-t-il des comptes parodiant Sarközy ?"

« Le point commun de ces comptes est leur caractère parodique et caricatural de la campagne présidentielle du Président sortant Nicolas Sarközy ».

 

 

En réalité il s'agit clairement d'une atteinte à la liberté d'expression exercée par le parti de celui qui se veut "être le candidat du peuple de France". Un bel exemple de démocratie !

 

 

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Sources : Rue89.com, InternetSansFrontières.com

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 16:38

José Bové EvilDeadLa justice donne raison à la faucheuse !

 

Pour Monsanto la vengeance est un plat qui se mange froid ! Après avoir essuyé une cuisante défaite lundi dernier dans le jugement où l'ogre de l'agrochimie a été reconnu coupable d'intoxication au Lasso face à l'agriculteur Paul François, le Tribunal de Poitiers s'est prononcé aujourd'hui en faveur de la multinationale en condamnant en appel José Bové ainsi que 7 camarades faucheurs pour la dégradation d'un champ de maïs expérimental OGM Monsanto en 2008.


Encore un étrange revirement de situation car les "faucheurs volontaires" avaient été relaxés en première instance, l'an dernier. Ils devront verser près de 173.700 euros de dommages et intérêts à Monsanto ainsi qu'à l'agriculteur propriétaire des parcelles détruites, dans la Vienne, au titre des préjudices matériel et moral.

Les huit condamnés ont cinq jours pour se pourvoir en cassation.

Joint par téléphone, le député européen EE-LV José Bové, déjà condamné par le passé pour des fauchages volontaires, envisage très sérieusement la possibilité de continuer en justice : « Nous allons nous réunir demain par téléphone avec nos avocats et les sept autres faucheurs pour décider de la suite et de nos possibilités, mais ma première réaction, c'est que suite à cette condamnation, il faut aller en cassation, vu les très lourds dommages et intérêts qu'on nous demande de verser à Monsanto ».

 

Surprenante sollicitude de la cour d'appel

http://img15.hostingpics.net/pics/396205Josebove.jpgUne double injustice selon José Bové, qui ne pensait « pas que Monsanto bénéficierait d'une telle sollicitude de la part de la cour d'appel [...] Trois mois après le fauchage, en 2008, et deux ans après que nous l'ayons saisi, le Conseil d'Etat a jugé cette culture expérimentale illégale. On nous reproche donc d'avoir fauché une culture interdite par la suite. Deuxièment, il s'agissait d'un mélange expérimental entre du Roundup, le désherbant, et du MON810, un maïs génétiquement modifié... lui aussi interdit ! ».

 

Toutefois José Bové se console avec à la victoire obtenue lundi dernier par Paul François même si  le géant américain à fait appel de la décision : « On a enfin reconnu que Monsanto intoxiquait les gens, et ne disait pas la vérité sur ses produits ! »

 

Réaction d'Eva Joly

http://img15.hostingpics.net/pics/783459evajoly.jpgLa réaction d'Eva Joly, candidate écologiste à l’élection présidentielle, ne s'est pas fait attendre, elle a tenu à réagir : « Je dénonce ce jugement qui est clairement en faveur de Monsanto. A 15 jours de la décision sur la clause de sauvegarde, on sent la volonté hypocrite du gouvernement à faire avancer le dossier OGM avant le départ de Nicolas Sarközy. La connivence du politique et du judiciaire dans cette affaire n’entraînera que la confiscation d’une alimentation saine pour tous les Français. Les procès faisant de Monsanto l’entreprise reine des scandales sanitaires sont pléthores et il y a deux jours, l’entreprise était une nouvelle fois reconnue responsable de l’empoisonnement d’un agriculteur français.
L’action de José Bové et des militants qui l’ont accompagné, c’est la seule opposition politique qui fasse exister le débat sur le plan médiatique. La désobéissance civile qu’ils incarnent devrait être saluée. Aujourd’hui, ils sont condamnés à payer une exorbitante somme d’amendes et d’indemnités. C’est une véritable honte. 130 000 euros, ce n’est rien comparé au bénéfices de Monsanto, c’est énorme pour des citoyens. C’est un chantage financier contre la démocratie. A leurs côtés, je milite pour l’interdiction pure et simple de toute culture d’OGM en France, et plus largement en Europe ».

 

 

 

Sources : EvaJoly2012.fr, FranceSoir.fr, LePoint.fr

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Résistance

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