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  • : Le blog satirique du Papy Mouzeot
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Erick Bernard

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 13:43

Sarkozy RazziaComment Sarközy a détourné
les fonds secrets du ministère

de l'intérieur

 

L'affaire date du 23 octobre 2008, par une lettre longtemps restée secrète (rendue publique le 15 novembre dernier par Le Monde), Sarközy a ordonné à Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur à l'époque, de renoncer à l'essentiel de sa cagnotte : « Je souhaite que les deux tiers de ces crédits (...) fassent désormais l'objet d'une programmation décidée au niveau de mon cabinet », lui a indiqué le monarque. "Les deux tiers", c'est-à-dire 12,6 millions d'euros pour 2012.

 

Et oui, L'hyper-président Sarközy ne s'interdit rien. Non seulement il empiète sur les attributions de son gouvernement et s'accapare le pavillon de La Lanterne, la résidence historique du Premier ministre, mais on découvre qu'il a aussi mis la main, dans la plus grande discrétion, sur la "réserve" du ministre de l'Intérieur, une étrange cagnotte connue des seuls initiés, dotée de plusieurs millions d'euros par an. Un véritable "hold-up", selon le député socialiste René Dosière, spécialiste des comptes de l'Élysée.

 

De quelle "réserve" s'agit-il? Chaque année, dans le budget de l'État, une ligne de crédits est allouée au ministre de l'Intérieur, camouflée dans un programme au nom abscons : "travaux divers d'intérêt local". Derrière ce jargon se cache, depuis des lustres, un formidable outil de pouvoir et d'influence : le ministre de l'Intérieur (aussi ministre des Collectivités locales) a le droit de distribuer cette manne sous forme de subventions exceptionnelles aux communes qui lui en font la demande par courrier, et qu'il choisit selon son bon vouloir. En 2012, cette tirelire contiendra au moins 19 millions d'euros, d'après le projet de loi de finances initial.

Traditionnellement, l'occupant de la place Beauvau saupoudre ici et là, vole au secours de tel ou tel élu qui n'arrive pas à boucler le financement de son nouveau clocher, de son école, de son stade, ou de n'importe quel projet local (remplissant un certain nombre de critères tout de même). L'usage de cette "réserve ministérielle" a toujours été d'une opacité totale : aucune liste des collectivités bénéficiaires n'est rendue publique. C'est le clientélisme à l'état pur, érigé en système.

Or le monarque a mis la main sur une grande part de ce trésor fin 2008, sans le moindre complexe. Deux anciens ministres de l'Intérieur du gouvernement Jospin, interrogés par Mediapart, n'en reviennent pas. « C'est scandaleux ! », dénonce Jean-Pierre Chevènement, aujourd'hui sénateur. « Nous assistons à un détournement de procédure », s'étrangle Daniel Vaillant (maire et député du XVIIIe arrondissement de Paris), « choqué que le président de la République se soit attribué cette réserve ministérielle [...] C'est une curieuse conception de la République »
.

Depuis, des élus locaux en mal de subventions adressent leurs courriers au 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré, palais de l'Élysée. Les conseillers du Président traitent les demandes, en fonction de critères restés inconnus. Comment ne pas soupçonner un usage ultrapartisan de cet argent public, qui favoriserait l'UMP et récompenserait des opposants accommodants ?

 

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Mediapart qui a repris l'enquête n'a pu obtenir le moindre chiffre, le moindre nom. Quand le site d'information demande la liste des collectivités aidées par l'Élysée depuis octobre 2008, le conseiller communication du Président renvoie vers le ministère de l'Intérieur : « Ce sont eux qui ont les infos ». Place Beauvau, où Brice Hortefeux puis Claude Guéant ont succédé à Michèle Alliot-Marie, pas de réponse. À Bercy, même mutisme.

Mediapart a donc sollicité une vingtaine de préfectures (Hauts-de-Seine, Alpes-Maritimes, Paris, Bouches-du-Rhône, Pas-de-Calais, Corrèze, etc...) : département par département, celles-ci gèrent en effet les dossiers et voient passer chaque subvention. Mais au lendemain de leurs premières demandes, une consigne est tombée du ministère de l'Intérieur : bouche cousue !

La loi de 1978 sur le droit d'accès aux documents administratifs fait pourtant obligation aux préfectures de  communiquer ces données, comme la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), autorité indépendante, a déjà eu l'occasion de le rappeler. Il s'agit, dès lors, d'une obstruction délibérée


http://img4.hostingpics.net/pics/234951kanfen.jpgLe parking de covoiturage à Kanfen (Moselle)

 

 Sarközy : « Heureux d'avoir pu vous aider sur ce dossier important »

Mediapart a fini par dénicher un exemple... Le 3 mars 2011, Anne Grommerch-Brandenbourger, députée UMP de Moselle, a reçu cinq lettres signées du chef de l'État en personne, lui annonçant qu'il "arrosait" cinq villages de sa circonscription : « Vous avez bien voulu appeler mon attention sur la demande d'aide financière de la commune de KANFEN, afin de lui permettre de réaliser l'aménagement d'un parking de covoiturage, écrit notamment Nicolas Sarközy. J'ai décidé d'accorder à cette commune une subvention (...) d'un montant de 30.000 euros. (...) Heureux d'avoir pu vous aider sur ce dossier important ».

   
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25.000 euros pleuvent, le même jour, sur Zoufftgen et ses "ateliers municipaux". 50.000 euros sur Waldweistroff pour la "requalification de la place de l'Église". 150.000 euros sur Rettel et sa "caserne de gendarmerie". 30.000 euros sur Merschweiller dans la perspective de l'"aménagement de la rue des Champs et d'une placette à Kitzing". En tout, à six mois de sénatoriales ultraserrées en Moselle (et quinze mois des législatives), le monarque a ainsi distribué 285.000 euros. Pour quelles raisons ? La députée Anne Grommerch, sollicitée à de multiples reprises par Mediapart, n'a pas daigné donné suite.

 

http://img4.hostingpics.net/pics/859503marmite.jpgEn général, une fois la bonne nouvelle annoncée aux édiles, l'Élysée ne s'encombre pas de la paperasse ni du suivi des dossiers, abandonnés aux fonctionnaires de l'Intérieur. « La gestion administrative (de la réserve) continuera à être assumée par votre ministère », précisait le président des riches dès octobre 2008, dans ses instructions à Michèle Alliot-Marie. Les avantages de la réserve, oui. Les inconvénients, pas question !

« Constitutionnellement, tout cela pose un vrai problème, peste le socialiste René Dosière. C'est une intervention directe du Président dans le champ d'action du gouvernement. En plus, je parie que Nicolas Sarközy fait principalement des choix politiques; ça lui sert à fluidifier, comme on dit, ses relations avec les élus de la majorité. À les contrôler. Je serais curieux de savoir, par exemple, comment sont traités les villepinistes ».

Les anciens ministres de l'Intérieur, de droite comme de gauche, n'ont-ils pas procédé, eux aussi, à une répartition des fonds clientéliste ? « C'est vrai que, de toute façon, c'est un peu politique comme financements », admet René Dosière.

http://img4.hostingpics.net/pics/979652DVaillant.jpgDaniel Vaillant, ministre de l'Intérieur de Lionel Jospin entre 2000 et 2002, reconnaît lui aussi que « le système de la réserve n'est pas très élégant », mais il assure avoir, quand il était en fonction, réparti les fonds de manière équitable. Faute de données publiques, c'est invérifiable. « Au ministère, il y avait alors une commission avec des fonctionnaires de la Direction générale des collectivités locales et un membre de mon cabinet, qui examinait les demandes, détaille le socialiste. Je ne décidais pas le nez au vent ! ».

À l'époque, surtout, le chef de l'État, Jacques Chirac, respectait les formes républicaines : « Quand le président Chirac voulait débloquer des subventions pour des élus de Corrèze, il m'écrivait à moi !  Il ne s'arrogeait aucun droit » relate Daniel Vaillant.

Daniel Vaillant plaindrait presque les ministres de l'Intérieur de Sarközy : « Quand je suis intervenu auprès de Brice Hortefeux pour qu'il accorde une petite subvention à la commune de Saint-André-en-Morvan dans la Nièvre, je comprends mieux pourquoi il m'a répondu : "Je ne peux pas, y a plus de sous"!  En fait, ses crédits se raréfiaient, puisqu'ils étaient détournés par l'Élysée ! ».

Si Daniel Vaillant suggère que le monarque rende la cagnotte, d'autres socialistes poussent plus loin la critique : « Cette réserve, qui institutionnalise le clientélisme, ne devrait même pas exister », juge le député Jean-Jacques Urvoas, qui réclame son abrogation pure et simple.

 

 

 

Source : Mediapart

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 03:12

Tron-Kahn1Le plus célèbre des podophiles
français
coincé dans ses tentatives
de déstabilisation
des plaignantes ?

 

 

 

Mis en examen depuis le 22 juin pour viols et agressions sexuelles sur deux de ses ex-collaboratrices parmi d'autres dont les plaintes ont été soigneusement écartées voire classées sans suite (pour quelles raisons particulières ?), l'ex-secrétaire d'État à la fonction publique avait été contraint de démissionner le 29 mai pour assurer au mieux sa défense et démontrer qu'il serait "victime d'un complot orchestré par le Front National". L'actuel député-maire UMP de Draveil (Essonne), proche de Jean-François Copé et bénéficiant d'un soutien indéfectible du parti au pouvoir, récemment entendu une nouvelle fois par le juge d'instruction d'Évry le 14 décembre, revient sur le devant de la scène judiciaire pour une affaire de tentative de déstabilisation d'une des victimes présumées, Éva Loubrieux.

Selon Le Parisien, Georges Tron serait intervenu personnellement auprès de Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, en lui adressant un courrier de bienveillance à l'égard de Willy Bernard, l'ancien dirigeant du club de foot d’Angers et patron de la société Next Generation France, condamné en première instance à deux ans de prison avec sursis pour abus de biens sociaux au début de l'année, et dont les problèmes avec le fisc ne sont pas tout à fait réglés. Dans cette lettre adressée au secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, Georges Tron sollicite "l’intervention de ses services auprès de l’administration fiscale afin que celle-ci étudie avec mansuétude le dossier de Willy Bernard".

 

L'arroseur arrosé ?

Toujours selon les informations du Parisien, cette demande d'aide interviendrait en échange d'un enregistrement pouvant compromettre Éva Loubrieu, une des accusatrices du maire de Draveil. Cette dernière, qui a porté plainte contre lui, aurait été piégée lors d'une conversation avec Thomas N, un ami, qui l'aurait enregistré à son insu. Éva Loubrieu aurait reconnu avoir menti sur ses accusations. Avec l'aide de Noël D, un complice, les deux hommes se seraient rendu au bureau du maire avec l'enregistrement susceptible de démontrer que la jeune femme a menti.

L’enregistrement, transmis anonymement au tribunal d’Evry (Essonne), est reçu quelques heures avant la mise en examen de Georges Tron. « Cette bande n’apporte rien de probant », relève aujourd’hui une source proche de l’enquête. Les deux compères, pourtant, s’impatientent. En août, comme l’a assuré récemment un témoin aux enquêteurs, « ils sont revenus pour se plaindre en mairie de Draveil » que le député-maire n’avait pas respecté sa part du "deal". L’entourage de Georges Tron nie aujourd’hui toute négociation, se réfugiant derrière son système de défense "opération complot". Le 21 septembre, un courrier signé par l’élu de Draveil est pourtant bien envoyé à Pierre Lellouche. C’est un policier du service de sécurité de l’ancien secrétaire d’État qui apporte à Bercy le document, écrit sur une simple feuille blanche. « Nous avons effectivement reçu cette lettre, qui nous a paru pour le moins étrange. Bien évidemment, nous n’y avons pas donné suite » confirme-t-on dans l’entourage de Pierre Lellouche .

Entendus à plusieurs reprises par les enquêteurs jusqu’en septembre, Thomas N. et Noël D. tentent de minimiser leur rôle. Dans ce jeu de poker menteur, les vérifications s’annoncent longues. Des ordinateurs de la mairie de Draveil, saisis en perquisition la semaine dernière, pourront peut-être apporter des éléments de réponse. Willy Bernard, lui, dit avoir « payé toutes ses dettes, y compris les pénalités, jusqu’au dernier euro ». S’il reconnaît avoir mandaté "légalement" la société de Noël D. pour négocier en son nom, le chef d’entreprise assure que « comme ça n’a pas marché, ce dernier n’a rien touché ».

 

Des relations étrangement liées au "milieu" ?

Dans un entretien accordé au Parisien, Me Olivier Shnerb, avocat de Georges Tron a déclaré : «  Cette histoire relève de la mythomanie complète. En tout et pour tout, j’ai dû voir Thomas N. trois fois, et chaque fois pour lui dire de s’adresser à la police. Quant à Noël D. peut-être est-il venu jusqu’à ma salle d’attente, mais je n’en ai pas le souvenir. Il parle de 40000 € à 150000 € versés à Thomas. C’est faux, surréaliste et imprécis ! Cet homme, Noël D., est dangereux. J’ai découvert sur Internet qu’il a été impliqué dans la séquestration d’un notaire et dans une sombre affaire de trafic d’or. Le même se prétendait agent de la DGSE ! ».

 

Chronologie de l'affaire 

Rappelons-nous que cette affaire avait éclaté au grand jour le 25 mai dans les colonnes du Parisien ou deux jeunes femmes, toutes deux employée à la mairie de Draveil, s'étaient plaintes d'agressions sexuelles de la part de l'ancien secrétaire d'État à la fonction publique.

Le 27 mai, une des deux plaignantes témoigne sur BFM TV, à visage masqué, et dénonce « des attouchements sexuels, caresses, masturbation, pénétration digitale, et par la suite l’intervention de Mme Gruel (Brigitte Gruel, première adjointe de Georges Tron à la mairie de Draveil)  qui lui faisait des fellations…».

Le 29 mai, Georges Tron est contraint de démissionner du gouvernement. Il y était entré le 22 mars 2010. Dans une lettre adressée à Nicolas Sarközy, Georges Tron assure qu'il fera de la preuve de son innocence une "affaire personnelle".

Le 5 juin, François-Joseph Roux, ancien directeur de cabinet du député-maire de Draveil confirme qu'une des plaignantes était venue s'entretenir avec lui dans le passé. Une troisième plaignante se joint aux deux premières, mais ne peut pas porter plainte car les faits sont prescrits, mais souhaite être entendue par les enquêteurs. 

Le 21 juin, Georges Tron est placé en garde à vue, qui est prolongée de 24 heures. Il passe une nuit sous les verrous. 

Le 22 juin, le député-maire est mis en examen pour "viols et agressions sexuelles en réunion" et "par personnes ayant autorité". Il est laissé en liberté mais sous contrôle judiciaire. Il risque 20 ans de prison. Tout comme Brigitte Gruel. 

Le 30 juin, Georges Tron retrouve automatiquement son fauteuil de député (9e circonscription de l'Essonne), après avoir quitté son poste au gouvernement. Son immunité parlementaire est levée. 

Le 6 août, le domicile de Marie Labbé (la jeune femme qui a souhaité être entendue sans déposer plainte car les faits étaient prescrits) est cambriolé. Elle affirme qu'un document important concernant l'affaire s'est volatilisé.

Le 14 septembre, le député-maire été entendu une nouvelle fois par le juge d'instruction d'Évry.

Le 7 octobre, Lucile Mignon, son ancienne assistante parlementaire porte plainte contre le député-maire de Draveil pour harcèlement moral. Dans les locaux de la PJ de Versailles, elle affirme avoir été placardisée. Pourtant, entendue en garde à vue pendant 29 heures lors des deux premières plaintes, Lucile Mignon reconnait avoir menti et couvert Georges Tron suite aux énormes pressions dont elle était victime.

 

 

Retrouvez le fil de l'affaire :

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TRON, DSK, BERLUSCONI : "Les pieds nique les !"

 

 

http://a10.idata.over-blog.com/4/16/26/23/Album/Bonnefete.jpg

TRON : bonne fête des Maires !

 

 

http://a34.idata.over-blog.com/400x598/4/16/26/23/Album/Tron-Kahn1.jpg

TRON : levée de son immunité parlementaire

 

 

http://a7.idata.over-blog.com/4/16/26/23/Album/Brigitte-Gruel-Rabatteuse.jpg

Brigitte Gruel, la Pompadour de Draveil 

 

 

http://img.over-blog.com/400x516/4/16/26/23/Album/Brigitte-Gruel_Devil-in-Miss-Draveil.jpg

Georges Tron - Brigitte Gruel : les DSK de l'UMP 

 

 

 

 

Source : LeParisien

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 23:07

http://img4.hostingpics.net/pics/142460noel05.jpgLe Père Noël est-il une ordure ?


En cette pédiode de Noël votre boite à lettre est assaillie de tonnes de prospectus, tous plus alléchants les uns que les autres, vous incitant à dépenser vos maigres revenus dans ce moment "magique" que revêt cette circonstance...


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Comme beaucoup de personnes vous croyez que le Père Noël vit en Laponie avec une armée de petits lutins dévoués à son service. Je vais vous faire une révélation quitte à casser le mythe : ON VOUS A MENTI !

Le Père Noël est un pourri de capitaliste, qui délocalise en Chine et exploite sans vergogne la main d'œuvre infantile !

http://img4.hostingpics.net/pics/260091childs03.jpgBarbies, voitures télécommandées et peluches déferlent dans les magasins pour Noël. Une avalanche chinoise puisque plus de 70% des jouets vendus à travers le monde sont fabriqués dans ce pays. Les scandales sanitaires n’ont pas eu raison de cette industrie où les camions de nos bambins sont fabriqués pour quelques centimes seulement, au détriment des droits des quelques 4 millions d’ouvriers qui les produisent à la chaîne. Dans son nouveau rapport publié le 5 décembre, l’ONG chinoise Sacom (Etudiants et universitaires contre la mauvaise conduite des entreprises) pointe du doigt l’inaction des géants du jouet comme Mattel ou Disney pour protéger les travailleurs de leurs sous-traitants chinois, sous couvert d’une certification bidon.

 

12h par jour, 6/7 jours

http://img4.hostingpics.net/pics/878120childs01.jpgL’ONG a décidé d’enquêter après le suicide le 16 mai 2011 sur son lieu de travail de Nianzhen Hu, ouvrière chez un fournisseur de Mattel. Sa famille affirme qu’elle subissait de nombreuses pressions et réprimandes. Les enquêteurs de l’association se sont rendus entre juin et octobre 2011 dans 3 usines basées dans la province de Guangdong au sud de la Chine. En cette période de l’année, les usines tournent à plein régime en prévision des fêtes. Les ouvriers, majoritairement des migrantes chinoises éloignées de leur famille, travaillent 11 à 12 heures par jour et 6 jours sur 7 pour un salaire de base de 130 à 160 euros mensuel. Les heures supplémentaires peuvent aller jusqu’à 140 heures par mois, 4 fois plus que la limite légale, pour gagner à peine plus de 300 euros.

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http://img4.hostingpics.net/pics/721017childs02.jpgA ce salaire de misère s’ajoutent des conditions de travail difficiles : outre le cumul des heures, la sécurité est minime (équipement inadéquat pour la manipulation des produits chimiques, pas d’alarme incendie ou pas d’extincteurs), peu d’assurance sociale, hygiène des cantines et dortoirs déplorables, pression des superviseurs, amendes pour être aller aux toilettes sans autorisation... la liste est longue. En sept ans, il n’y a eu aucune amélioration, constate l’association qui surveille les conditions de travail de l’industrie du jouet en Chine depuis 2005. En 2010, deux ouvrières ont été empoisonnées par un produit chimique, un autre est décédé suite à un accident sur une machine ancienne et trois enfants (de 14 et 15 ans) travaillaient pour l’été dans l’une des usines infiltrées.

 

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Des audits faussés

Ces trois usines sont pourtant certifiées par l’ICTI, le Conseil international des industries du jouet, regroupant 780 marques, dans le cadre de son "programme CARE" pour une "fabrication éthique des jouets" via divers audits. Pour l’ONG Sacom, ICTI CARE n’est « qu’une combine pour couvrir l’exploitation des travailleurs chinois par les multinationales ». Selon l’association, les usines de sous-traitants paient l’ICTI pour passer les audits et même les ouvriers pour mentir. Les marques comme Mattel peuvent ainsi « fuir toute responsabilité puisque l’ICTI s’occupe du contrôle des conditions de travail ».

C’est à ce prix que, par exemple, plus de trois poupées Barbie sont vendues chaque seconde dans le monde.


http://img4.hostingpics.net/pics/276408noel02.jpgLe Père Noël victime de la crise ?


Cures d'austérité obligent, les décorations qui ornent les rues en cette période de l'année sont bien plus modestes que d'habitude à Lisbonne, Athènes et Madrid, et on se dirige vers une chute des dépenses de Noël en Grèce, en Irlande et au Portugal. Reste que dans d'autres pays européens, les fêtes de fin d'année devraient ignorer la crise.
A Lisbonne, la mairie a taillé dans le budget pour les fêtes, ramené à seulement 150.000 euros alors qu'il s'élevait à 850.000 euros l'an dernier.
 Pour compenser des illuminations de Noël moins présentes qu'à l'accoutumée, la municipalité mise sur l'originalité.
Des artistes invités à égayer la capitale portugaise ont déployé sur une place des parapluies multicolores dotés de lumières clignotantes. Des pins lumineux sont également distribués aux passants dans toute la ville pour renforcer l'ambiance festive.
« Avec des budgets restreints, nous apportons quelque chose de différent pour faire sourire les gens », explique Catarina Pestana, qui a conçu les éclairages des parapluies.

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A Athènes, l'heure est également aux restrictions. La capitale grecque a annoncé que ses dépenses pour les fêtes de fin d'année ne représenteraient qu'un dixième de la facture de l'an dernier, soit un total de 200.000 euros. Ce qui correspond à la somme dépensée par une équipe municipale précédente pour le principal arbre de Noël de la ville, incendié lors d'émeutes en décembre 2008.

En Espagne, où le taux de chômage atteint 21,5%, Madrid a également décidé de faire des économies, réutilisant une partie des décorations de l'an dernier et réduisant le nombre d'ampoules installées. Le coût des décorations dans la capitale espagnole s'élève ainsi à 2,5 millions d'euros, un chiffre en baisse de 15% sur un an.
Des magasins madrilènes proposent des réductions jusqu'à 50%, mais certains commerces souffrent.
« Seulement une personne est entrée dans la boutique samedi, à trois semaines de Noël », déplore Dolores Sanchez, une antiquaire.

http://img4.hostingpics.net/pics/432743Jugnot.jpgEn Irlande, qui comme la Grèce et le Portugal a dû solliciter l'assistance financière de l'Union européenne et du Fonds monétaire international, les grandes fêtes de Noël organisées par les entreprises quand le "Tigre celtique" rugissait encore sont passées de mode.
« Les entreprises sont embarrassées qu'on les voit dépenser dans des fêtes alors qu'elles licencient, et cela ne fera que s'aggraver en 2012 », souligne le père Sean Healy, à la tête de l'association Justice sociale Irlande.
En Italie, les nouvelles mesures d'austérité présentées au Parlement cette semaine ont jeté une ombre sur les fêtes. Mais les associations de défense des consommateurs, les voyagistes, ainsi que des enquêtes, indiquent que les Italiens ne devraient pas se serrer la ceinture.

Du côté des consommateurs, les dépenses de Noël devraient dégringoler cette année de presque 25% en Grèce, de 9,4% en Irlande et de 7,8% au Portugal, selon une récente étude du cabinet Deloitte. En Allemagne, elles devraient en revanche grimper de près de 5%.

En fait, la situation est très variable d'un pays européen à l'autre. En Suède ou au Danemark, deux pays hors de la zone euro, aucune mesure d'austérité ne devrait gâcher Noël. En revanche, les dépenses des Finlandais devraient baisser de 38 euros, à 492 euros en moyenne par personne, selon la banque Nordea. En France, les dépenses de Noël devraient connaître une hausse modeste de 1,85%.

En conclusion, votre acte d'achat sera soumis à une pression importante car il aura un impact direct sur l'économie française et européenne selon que vous encouragerez ou non l'esclavagisme infantile exercé par les multinationales.

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Sources : Dany Ze Papynaute, terraeco.net, lalibre.be

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 10:40

UMP Camping

Préparez vos valises !

 

Bien incapables de résoudre la crise du logement dans notre pays, voilà que quatre députés de l'UMP se sont mis en tête de s'en prendre une nouvelle fois aux plus démunis d'entre nous.

Vendredi dernier, une proposition de loi présentée par ces quatres "Dalton" de la droite est passée sans faire de vague, adoptée à l'unanimité en première lecture à l'Assemblée nationale. Sous couvert d'un texte relatif "aux habitats légers de loisirs et à l'hébergement de plein air et portant diverses dispositions relatives au tourisme", cette loi prévoit notamment d'obliger les exploitants des terrains de camping à déclarer chaque année en mairie le nombre d'emplacements concernés par cette pratique. Il renforce aussi les pouvoirs du maire, qui pourra inspecter même inopinément les terrains en vue de vérifier l'exactitude des déclarations. La commune aura en outre la possibilité de moduler la taxe de séjour applicable à la clientèle des terrains de camping, en vue de différencier la clientèle de passage de la clientèle résidentielle.

 

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"Les personnes qui louent un emplacement de mobil-home pour une durée supérieure à trois mois" devront produire un justificatif de leur résidence principale. Parmi les nombreuses personnes qui "louent un mobil-home pour une durée supérieure à trois mois" se trouvent bien entendu une grande part de mal logés mais aussi des victimes de catastrophes naturelles ou industrielles (AZF) ainsi que des accidentés de la vie.

Ces quatres députés UMP que sont Jean-Louis Léonard (Charente-Maritime), Daniel Fasquelle (Pas-de-Calais), Marc Francina (Haute-Savoie) et Etienne Mourrut (Gard) confirment ainsi leur grande préoccupation de la pratique "résidentielle" au sein des campings sans même proposer d'autres solutions alternatives à défaut d'en trouver une seule viable.

 

Le cri d'alerte lancé par le collectif Alerte-Uniopss 

35 fédérations et associations nationales de lutte contre la pauvreté et l'exclusion et l'Association nationale des gens du voyage catholiques Réunies au sein du collectif Alerte-Uniopss dénoncent une proposition qui, selon eux, "risque de jeter à la rue les milliers de familles contraintes de vivre à l'année sur un terrain de camping".

Pour les associations sont clairement visées les quelques 70 000 à 120 000 personnes qui, parfois par choix, mais le plus souvent par contrainte, vivent à l'année sur ces zones théoriquement réservées au loisir. Caravanes, mobil-homes ou camping-cars servent alors d'habitat pour tous ceux qui, en situation de précarité ou face à la cherté des loyers, n'arrivent pas à trouver un logement classique. http://img4.hostingpics.net/pics/264809FrancePoulain.jpgFrance Poulain, architecte et urbaniste, spécialiste du sujet, nous confie : « Cette population comprend l'étudiant qui a trouvé un petit job de serveur sur le littoral l'été, le chômeur de longue durée, en passant par le travailleur pauvre ou la femme seule avec enfants ».

Aujourd'hui, vivre à l'année dans un camping est illégal. Mais la pratique est tolérée par certains gestionnaires de camping qui ont pour seule obligation de déclarer le nombre de nuitées qu'ils ont facturées. Il n'est donc pas possible de différencier et de contrôler s'il s'agit de plusieurs personnes la même nuit ou de la même personne plusieurs nuits de suite.


http://img4.hostingpics.net/pics/572010BatriceMessini.jpg«  Ces nouvelles dispositions vont augmenter la pression sur les gérants », déclare Béatrice Messini, sociologue au CNRS. «  Jusqu'à présent, il y avait une souplesse. Si, demain, l'accès de ces terrains légaux est plus difficile, où iront toutes ces personnes ? » s'interroge cette spécialiste de l'habitat hors norme.



http://img4.hostingpics.net/pics/278772ChristopheRobert.jpgPour Christophe Robert, délégué général adjoint de la Fondation Abbé-Pierre,
« ce renforcement de la législation est inquiétant car cet habitat alternatif, qui est loin d'être idéal, est néanmoins un des amortisseurs de la crise du logement. Cette proposition de loi est un arsenal supplémentaire qui permettra aux pouvoirs publics d'intervenir plus vite et par exemple accélérer des procédures d'expulsion ».

 

Actuellement, les maires ne peuvent agir sur les campings de leur commune qu'en cas de trouble majeur à l'ordre public. L'Etat, qui est censé être l'autorité de contrôle, n'intervient souvent que lors de l'agrément du terrain.
Pour le député Jean-Louis Léonard, un des initiateurs de la loi, le texte permettrait de
« prévenir d'éventuelles dérives liées à la sédentarisation [...] Il ne s'agit pas de chasser les pauvres, mais d'éviter le développement de campings qui n'en sont plus, se défend le député. Nous avons vu des cas de campings qui tournent pratiquement aux bidonvilles, et sur lesquels les maires n'ont aucune prise. Cette loi, qui a fait l'objet d'un consensus, est une protection ».

Il existe effectivement des campings qui, selon les mots de France Poulain, sont des "points noirs".
«  Environ 2 % du parc sont des terrains non gérés, soit parce que le gérant est peu scrupuleux, soit parce qu'il n'arrive pas à vendre son terrain lorsqu'il décide de partir à la retraite. Dans ces lieux, les conditions d'hygiène et de sécurité ne sont pas respectées, et il est légitime de vouloir mettre fin à ces abus ».

Près de 20 % des terrains seraient de qualité médiocre, notamment en raison d'une forte présence de campeurs sédentarisés. Pour autant, la chercheuse est assez sceptique sur l'efficacité des futures dispositions.
«  L'obligation de domiciliation pourra être facilement contournée, en se faisant domicilier par exemple par une association ».

Ce renforcement de la législation va certainement accélérer un phénomène de sédentarisation, sur des parcelles privées ou dans la nature, de précaires pour qui la location d'un emplacement dans un camping est devenue impossible.

 

Quand Jean-Louis Léonard prétend que cette loi est une protection, il omet de dire qui elle sert véritablement. L'État, qui compte renflouer ses caisses par l'obtention de taxes d'habitation qui lui échappent ? Les maires, qui useront d'un nouveau pouvoir pour contrôler inopinément leurs administrés ? Est-ce une loi compensatrice  en faveur de la suppression de la taxe sur les nuités en hôtel de luxe ? Ou tout bonnement l'application à la lettre de la politique du monarque qui consiste à chasser la misère de hors de la vue des citoyens qui se lèvent tôt le matin pour enrichir encore plus ces politichiens bien loin des préoccupations réelles de la population ?


A force de péter dans la soie avec les indémnités largement pompées sur nos impôts, les parlementaires n'ont plus aucune notion de la réalité de la vie. Ils vivent dans leur sphère dorée, aveuglés par le pouvoir et l'argent, à l'opposé des inquiétudes quotidiennes des citoyens qui les épuisent.

 

Alors pensez-y, effectuez une bonne action lorsque vous vous présenterez devant les urnes et faites en sorte qu'à l'avenir ces parlementaires n'aient plus à se fatiguer !


 

 

Sources : LeMonde.fr, Dany Ze Papynaute

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 15:39

http://img4.hostingpics.net/pics/591369Catinmicrowave.jpgChat chuffit maintenant !

 

C'est le coup de gueule que vient de pousser Bast, mon roudoudou à moi que j'ai, alors lorsqu'il lisait tranquillement The Sun.

 

http://img4.hostingpics.net/pics/826989DSC05703.jpgC'est lui mon meilleur poto que j'ai que c'est Bast

 

 

« Tiens, lis çha !  » qu'il m'a dit, sans oublier de bouffer ma souris avant de partir bouder dans son coin.

http://img4.hostingpics.net/pics/986603oeil.jpgJe me résignais donc à jeter un œil sur ce qui venait encore de me coûter une souris lorsque je fus pétrifié à la vue de ce titre horrifiant :

Elle tue le chaton de sa voisine dans un micro-ondes

Dans un quartier tranquille de la ville côtière de Torquay, en Grande Bretagne, Gina Robins, une mère de famille de 31 ans, mère de trois enfants a commis son forfait lors d'un passage chez une amie proche, Sarah Knutton, avec qui elle était fâchée, parce que cette dernière avait dénoncé à la police le comportement violent de son petit ami.

http://img4.hostingpics.net/pics/370617GinaRobins.jpgGina Robins s'est faufilée quelques jours après dans la cuisine de son amie, et a mis le chaton de 10 jours dans le micro-ondes, après y avoir réchauffé le petit pot de son fils de 18 mois.

Sarah Knutton a entendu un bruit "comme un paquet de chips qu'on froisse" suivi d'un miaulement, alors qu'elle était dans le salon, séparé par deux portes de la cuisine.

Elle s'est aussitôt précipitée dans la cuisine, pensant qu'un objet avait dû tomber sur un de ses sept chats et trois chatons et a trouvé le corps inanimé du chaton noir et blanc dans le micro-ondes.

Le lendemain de la mort du chaton, dans laquelle elle a nié toute implication, Gina Robins a envoyé à Sarah Knutton un texto rappelant leur amitié dans lequel elle écrit "souviens-toi du dicton : On récolte ce que l'on a semé".

La justice britanique a condamné Gina Robins à plus de 5 mois de prison et 10 ans d'interdiction de posséder un animal, pour avoir tué le chaton au four micro-ondes, estimant qu'elle n'avait montré aucun signe de remords.

Voici la sentence que mon roudoudou réclame devant la justice des chats.

 

http://img4.hostingpics.net/pics/824509four.jpg

 

Un reportage de notre envoyé spécial Ericko...

 

 

 

Il est a déplorer que ce crime intervient juste quelques semaines après le drame Nuneaton (près de  Birmingham) où des cambrioleurs s'en étaient pris à Adele, une petite chatte de 3 mois. Furieux de n'avoir rien trouvé à voler dans l'appartement qu'ils visitaient, les malfrats ont laissé l'empreinte macabre de leur passage en assassinant Adele à l'aide d'un micro-ondes. C'est la police qui a estimé que le chat a été tué après le saccage de l'appartement. Les enquêteurs ont justifié cet acte gratuit après avoir remarqué qu'aucun objet n'avait disparu.

Le corps de la petite chatte de 10 mois a été retrouvé quelques heures après que la propriétaire eut signalé le cambriolage. "Elle est absolument bouleversée et ne peut s'arrêter de pleurer", raconte sa mère au Daily Mail.

 

Des faits qui sont de plus en plus coutumiers chez les rosbeefs qui, ne l'oublions pas, avaient déjà perpétré leurs crimes en 1431 sur la pauvre Jeanne d'Arc. Je sais que vous allez penser que mes propos sont un poil exagérés, mais reconnaissez que si Jeanne d'Arc a fini sur un bûcher c'est bien parce que les micro-ondes n'éxistaient pas à l'époque de la guerre de Cent Ans !


Hé ben moi j'vous l'dis, j'aime pas les anglais ! J'aime pas leur façon de conduire du mauvais côté de la route, j'ai horreur boire de l'eau chaude, de bouffer de la gélatine et de la viande bouillie. J'aime pas les chapeaux melons, je préfère les bottes de cuir, j'peux pas piffrer les Espices Gueurlz, Jaimsse Bonde et Margaret Thatcher !

 

 


 

 

 

 

J'aime pas les anglais à part peut-être... Millgram !

 

 

 

Sources : The Sun, The Daily Mail

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 14:47

http://img15.hostingpics.net/pics/864963Monsanto.jpgPaul contre Goliath

 

http://img15.hostingpics.net/pics/728610PaulFranois03.jpgPaul François, un agriculteur charentais, et la firme américaine Monsanto doivent s'affronter lundi devant la justice à Lyon, Paul François accusant le géant de l'agrochimie d'être responsable de son intoxication en 2004 par un puissant herbicide, le Lasso®, interdit en France depuis 2007. L'audience se tiendra à partir de 13 h 30 devant la 4e chambre civile du tribunal de grande instance de Lyon. « C'est un soulagement de voir que la justice a pris notre argumentation au sérieux, qu'un petit paysan peut faire valoir ses droits face à une multinationale », a expliqué Paul François. « À ma connaissance, c'est la première fois qu'un particulier assigne Monsanto devant la justice  en France » a affirmé son conseil, Maître François Lafforgue.

 

Ce 27 avril 2004, le soleil chauffe sur le village de Bernac, dans le nord de la Charente. Paul François, agriculteur propriétaire de 240 hectares de grandes cultures, vient d’asperger son champ de maïs d’un puissant herbicide. Il s’apprête à attaquer le colza. La routine. Il ne reste qu’à peaufiner le nettoyage de la cuve-pulvérisateur, restée plusieurs heures en plein cagnard. Température intérieure probable : 70° à 80°C. « De quoi transformer le résidu d’herbicide en gaz toxique »  dit-il aujourd’hui.

 

http://img15.hostingpics.net/pics/590322PaulFranois01.jpg

«Mon système nerveux central a dérouillé»

A l’époque, il ne se doute de rien et ne porte pas de protection. « En ouvrant la cuve, j’ai inhalé à pleins poumons. Ca sentait fort. J’ai cru que je serais bon pour une colique…» . Au lieu de quoi il se retrouve aux urgences. Perte de connaissance, insuffisance respiratoire, cœur au ralenti. S’en suivent une amnésie de onze jours et trois semaines d’hospitalisation. Six mois d’activité puis une rechute : violentes migraines, comas à répétition. Cette fois, il en prend pour cinq mois d’hôpital et neuf mois d’arrêt de travail. Il est désormais agriculteur "à mis temps", "hyperfatiguable" et sous surveillance médicale rapprochée : « Mon système nerveux central a dérouillé, j’ai les reins très fragilisés ».

A la différence de nombreux collègues, cet homme de 48 ans, père de deux enfants (17 et 20 ans aujourd’hui) a décidé de se battre. Il est doc au Tribunal de grande instance de Lyon ce lundi 12 décembre à 13h30, pour l’instruction de sa plainte contre la firme Monsanto, le géant des organismes génétiquement modifiés et des produits phytosanitaires, qu’il tient pour responsable de son mal. Une première. Et l’aboutissement d’une bataille juridique commencée en 2005 pour faire reconnaître son intoxication comme "maladie professionnelle" ; décision rendue par la Cour d’appel de Bordeaux en 2010.

 

http://img15.hostingpics.net/pics/577374pesticidelassomonsanto.jpg«Produire simple et peu cher»


Pourtant Paul François n’a rien d’un militant du bio. Médiatisé par le film "Notre poison quotidien", de Marie-Monique Robin (sorti en mars 2011) et fondateur du collectif d’agriculteurs Phyto-Victimes, il continue d’utiliser pesticides et herbicides sur ses terres. Même s’il tente de "réduire les doses". Il justifie : « Dans les années 1980, à l’école d’agriculture, on nous disait qu’en 2000, les gens n’auraient plus le temps de manger, et qu’il fallait produire des aliments simples et peu chers. En sortant, je ne savais pas faire autrement. Et cela ne m’intéressait pas » .

Comme tout le monde, il a donc usé et abusé du Lasso®, le désherbant qui se trouvait dans sa cuve le jour de l’accident. Un produit homologué à l’époque et qui n’a été interdit en France qu’en 2007. Trop dangereux car composé pour moitié de monochlorobenzène, un solvant reconnu comme nocif par l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles). Le lien entre ce benzène et les troubles neurologiques a été mis en évidence.

 

http://img15.hostingpics.net/pics/311780PaulFranois02.jpg«Des similitudes avec le contentieux
sur l’amiante
»


« Chez Monsanto, ils connaissaient le problème depuis les années 1980 et ils n’ont rien fait », tempête Paul François. Il accuse la multinationale d’avoir laissé sur le marché français un produit déjà retiré de la vente au Canada (1985), en Belgique (1990) et au Royaume-Uni (1992). Et de ne pas avoir mentionné, sur l’étiquette, la très forte concentration en chlorobenzène, le risque associé et les protections adaptées.

« On retrouve des similitudes avec les débuts du contentieux sur l’amiante, analyse son avocat François Lafforgue. La même désinformation, la même contestation de la pathologie et du lien entre la pathologie et le produit, le fait que le produit ait obtenu une homologation injustifiée…» . La décision du juge ce lundi, si elle était favorable à Paul François, pourrait faire jurisprudence. Une autre procédure a été lancée par un agriculteur du Centre, Jean-Marie Desdions, atteint d’un myélome qui serait également attribuable à une exposition au Lasso®Yann Fischert, directeur des relations extérieures de Monsanto, s’abstient pour l’heure de tout commentaire.

 

 

http://img15.hostingpics.net/pics/115355fredericferrand.jpg

 

Frédéric Ferrand s'est éteint dans la nuit de samedi à dimanche. À 5h30, dans une chambre de l'unité de soins palliatifs du centre clinical de Soyaux où il avait été plongé dans un profond sommeil depuis vendredi soir. Juste avant de partir, il avait glissé une dernière requête à son père, Jacky, et à Paul François : « Pour moi, c'est foutu. Mais le combat doit continuer pour les autres ». Ce combat, c'est celui des agriculteurs et viticulteurs qui s'estiment victimes des produits phytosanitaires.

C'est aussi le combat que mènent les adhérents de l'association Phyto-Victimes, dont le père de Frédéric Ferrand est administrateur et que préside Paul François.
Viticulteur à Gondeville, Frédéric Ferrand s'est éteint à 42 ans. D'un cancer de la vessie. Première alerte en 2008, avec une insuffisance respiratoire sévère. Les examens ne révèlent rien. Avril 2010, du sang dans l'urine. Le diagnostic tombe: cancer de la vessie, stade 4, le plus élevé.

Jacky Ferrand, le père de Frédéric, a une conviction : son fils a été contaminé par une molécule proche du benzène et présente dans les produits phytosanitaires utilisés pour contrer le mildiou. Ceux que son fils a utilisés pendant des années dans ses vignes du Cognaçais.

 

 

http://img15.hostingpics.net/pics/470459monsanto000.jpg

 

 

 

 

Source : Le Nouvel Obs, Charente Libre, Le Point

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 22:24

Piégée par un dictaphone

 

http://img15.hostingpics.net/pics/369484olympus.jpgUne nounou violente de 52 ans, dont les mauvais traitements avaient été révélés par cet enregistreur, caché dans le couffin du bébé par les parents, a été condamnée vendredi à Toulouse à six mois de prison avec sursis. Elle s'est par ailleurs vu interdire définitivement l'exercice du métier d'assistante maternelle. Enfin, elle devra verser 1.000 euros de dommages et intérêts aux parents, et 1.000 euros à l'enfant, une fillette âgée de 7 mois au moment des faits, en janvier 2011.


Ces peines sont inférieures aux réquisitions du procureur qui avait réclamé 8 à 10 mois de prison avec sursis et des dommages et intérêts trois fois supérieurs à l'audience du 2 décembre.

Les parents s'étaient alarmés en décembre 2010 de constater régulièrement des rougeurs sur ses fesses et une perte de poids.

Pour vérifier la réalité de maltraitances, ils avaient dissimulé un dictaphone numérique dans le couffin du bébé à plusieurs reprises avant de conduire leur enfant chez la nounou.

Scandalisés par des injures répétées proférées par cette femme à l'encontre du bébé, ils alertaient la police et le conseil général, responsable des assistantes maternelles et qui a retiré son agrément à la nounou.

L'ordonnance de renvoi devant le tribunal ne la poursuivait pas de manière spécifique pour le caractère raciste des injures à l'encontre de cette fillette métisse.

Sa mère, d'origine burkinabè, qui requiert l'anonymat, a surtout regretté que le tribunal n'ait pas suivi le parquet qui demandait une mise à l'épreuve de trois ans : « Cette femme devrait être soignée, son attitude n'est pas celle d'une personne normale », a-t-elle déclaré après le jugement.

« L'essentiel c'est qu'elle ne se retrouve plus jamais devant des enfants », a souligné l'avocat de la plaignante, Me Apollinaire Legros-Gimbert.

« Nous avons trouvé une place en crèche, notre fille va bien maintenant, elle est très éveillée, je ne sais où elle en serait si elle était restée plus d'un mois avec cette femme », a ajouté la mère de la victime.

 

 

 

Source : RTL.fr

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 02:19

Laborde.jpg

Voilà ce qui arrive quand on
pousse le bouchon trop loin

 

Si vous voulez qu'elle sorte, tapez : OUI

Si vous souhaitez qu'elle reste tapez : NON

 


 

Là on touche vraiment le ridicule ! Sous prétexte d'un texte de loi dans lequel la sénatrice Françoise Laborde, naan, pas celle qui fait la pluie et le beau temps à la télé, c'est encore une autre, une dérangée du bocal, qui a mis un peu trop de zèle dans sa proposition de texte de loi. Bah, moi j'dis que quand on a trop de tension on évite le zèle !


La proposition de loi controversée sur le principe de laïcité dans les crèches, les centres de loisirs et chez les assistantes maternelles, a été examinée, débattue, mais n'a pas été présentée au vote mercredi 7 décembre au Sénat, officiellement faute de temps !

Le texte de la sénatrice Françoise Laborde (RDSE, à majorité radicaux de gauche) a suscité de vives critiques, y compris au sein de la gauche. Il était inscrit dans une séance d'initiative parlementaire avec un horaire de débat limité et son examen n'a pu s'achever à temps. Son vote est ainsi renvoyé à une date indéterminée. Joli stratagème pour écarter une loi qui risquerait de déranger beaucoup d'électeurs dans quelques mois !

C'est l'article 3 du texte qui a suscité l'essentiel des critiques, certains experts de la laïcité l'ayant même qualifié de "grotesque".

Il prétendait appliquer le principe de laïcité aux assistantes maternelles accueillant des enfants à domicile, au prétexte que "les parents peuvent vouloir une nounou qui soit 'neutre' sur le plan religieux", selon Françoise Laborde.

La majorité sénatoriale est apparue profondément divisée sur cet article, en vertu duquel le principe de laïcité prévalant dans les structures pour la petite enfance pourrait s'étendre à la sphère privée.
Les radicaux ont défendu le texte, le CRC (Communiste républicain et citoyen) et les écologistes l'ont rejeté tandis que les socialistes sont apparus partagés.


 "OBLIGATION DE NEUTRALITÉ EN MATIÈRE RELIGIEUSE"

La proposition prévoyait également que les crèches bénéficiant d'une aide financière publique devraient "être soumises à une obligation de neutralité en matière religieuse".

Les salariés comme la structure devraient "s'abstenir de toute manifestation ostensible d'appartenance religieuse (tenues, représentations, symboles, discours, prières...)" Les crèches ne bénéficiant pas d'aides publiques devraient, quant à elles, être autorisées apporter, si elles le souhaitent, certaines restrictions à la manifestation de convictions religieuses de leurs salariés qui figureraient dans le règlement intérieur". Ce fut le cas récemment de la crèche privée Baby Loup, qui a fait jurisprudence en obtenant l'aval de la justice au licenciement d'une employée voilée.


Selon cette proposition, les crèches privées à caractère religieux n'auraient pas obligation de neutralité. Mais dans le cas où elle bénéficieraient d'aides publiques, elles devraient accueillir tous les enfants sans distinction, et leurs activités devraient "assurer la liberté de conscience des enfants".

 

 

Source : LeMonde.fr

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 17:13

http://img15.hostingpics.net/pics/208942Dentressangle.jpg © Eilse KERGAL - Le courrier Picard

 

VIOLENCE ET REPRESSION SAUVAGE
chez NORBERT DENTRESSANGLE ROYE


Le Directeur de NORBERT DENTRESSANGLE à ROYE (80) a forcé au volant d’un petit camion de l'entreprise, un barrage filtrant mis en place ce matin à 10h00 par la CGT, écrasant la sœur d’Hervé Levert qui a été transporté par les pompiers au CHU d'Amiens… le Directeur a pris la fuite !

 

 

Rappel des faits :


Depuis 6 jours, Hervé un salarié de 49 ans est en grève de la faim devant les grilles de l'agence de ROYE (80), il se bat pour sa réintégration, car il se dit victime d'un licenciement orchestré par une Direction antisociale, dû au fait qu'il soit sympathisant CGT.

L'état de santé de notre camarade est critique, jeudi la Croix Rouge a voulu l'hospitaliser, mais Hervé refuse et veut continuer le combat jusqu'au bout n'ayant plus rien à perdre, car il estime avoir touché le fond financièrement et moralement.

Les salariés de Roye sont en grève depuis une semaine accompagnés par la CGT Norbert Dentressangle Distribution qui a fait un appel à la grève dans toutes les agences, suivi par les salariés des agences de LESQUIN, VEMARS, ÉVREUX, WISSOUS qui sont venus devant la grille de cette agence, et BELLEGARDE s'est mobilisée chez elle, le Conseil Régional de ROYE et son maire, ainsi que le Parti Communiste se sont mobilisé, et un intersyndical de la région Picard, CGT, CFDT, FO soit près de 200 personnes sont venues devant l'agence de Roye. Toutes solidaires pour soutenir le combat de Hervé, malgré cela le Directeur fait intervenir des agents de sécurité ce qui est illégal, et a demandé une ordonnance judiciaire pour faire expulser les grévistes et tente d'évacuer Hervé qui se trouve à côté des grilles de l'entrée afin de casser le mouvement.

 

Devant un tel mépris humain du Directeur et d'une Direction complice, nous avons décidé de continuer notre soutien à Hervé, et renouvelons notre appel à la grève dans toutes les agences !


Que ceux qui ont encore un peu d'humanité en eux se mobilisent, n’attendez pas qu'un drame arrive car il est trop facile de dire, si j'avais su ! Parce que vous savez maintenant qu'un salarié se bat dans le froid et la faim contre l'injustice de son licenciement.

 

 

Mickaël PRINCE
Délégué Syndical CGT
CGT TFE CHAULNES
zac route d'Hallu, 80320 CHAULNES
cgttfe chaulnes.over-blog.com

 

http://img15.hostingpics.net/pics/286375Dentressangle2.jpg© Eilse KERGAL - Le Courrier Picard


Communiqué de L’Union départementale CGT de la Somme

 

Depuis lundi 28 novembre 2011, à Roye, dans la Zone Industrielle Ouest, les salariés de l’entreprise Norbert Dentressangle sont en grève pour exiger l’annulation du licenciement de notre camarade Hervé Levert. 
 
Il y a quelques mois, face à une direction qui méprise les salariés, jusqu’à les considérer comme des esclaves, les salariés ont décidé de créer leur syndicat CGT.
En réaction, afin de casser toute envie de revendiquer le respect légitime de leurs droits, la direction instaure un climat de peur et utilise toutes les basses manœuvres pour licencier un par un ceux qui osent relever la tête.
 
Avec l’Union Locale du Santerre et l’Union Départementale CGT de la Somme, les camarades organisent la lutte afin d’obtenir la réintégration d’Hervé qui a décidé d’exercer la grève de la faim pour obtenir satisfaction.
 
Devant la montée en puissance du mouvement, la direction a tenté, ce vendredi, avec l’aide des forces de l’ordre, de déloger les grévistes. L’intervention de la CGT a mis en échec cette répression.
 
Ce jour, vers 11 H, le directeur de l’agence a forcé le barrage filtrant à l’aide d’un camion. Il a, par là-même, renversé la sœur du gréviste de la faim.
 
Actuellement, il est entendu par la Gendarmerie pour homicide volontaire, délit de fuite.
 
A 15 h, fait exceptionnel, tout le personnel administratif s’est mis en grève 1 h pour protester contre cette action du directeur d’agence.
 
Dans ce contexte tendu, c’est peu de dire que les camarades ont besoin de notre soutien, de 17 h jusque tard dans la nuit.
 
C’est la raison pour laquelle, l’Union Locale et l’Union Départementale vous demande de venir rendre visite, à ces salariés en lutte permettant de leur exprimer tout votre soutien et votre solidarité afin d’exiger d’obtenir des négociations rapides sur la réintégration de notre camarade plus sur les revendications déposées.
 
Communiquez ce message à vos contacts afin de créer les conditions d’une présence importante.
 
La solidarité est une valeur qu’il nous faut mettre en œuvre concrètement. L’occasion nous en est donnée.

 

http://img4.hostingpics.net/pics/605321CGTTFEChaulnes.jpg

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 14:26

http://img15.hostingpics.net/pics/418416Affairedefamille.jpgSénat : bienvenus aux
affaires familiales

 

Au lendemain des sénatoriales, les anciens ont refilé le tuyau aux petits nouveaux : ici, on a le droit d'embaucher sa femme, son père, sa fille, son gendre, etc..., comme assistant parlementaire. Alors que le Parlement européen prohibe le recrutement de "parents proches" depuis 2009 afin de prévenir les emplois fictifs, les cas se comptent par dizaines au Palais du Luxembourg. La nouvelle majorité de gauche y changera-t-elle quelque chose? Comme tant d'autres, le socialiste Gilbert Roger, à peine arrivé, a salarié son épouse aussi sec.

L'autorisation est d'ailleurs délivrée, noir sur blanc, dans les documents de bienvenue distribués aux nouveaux élus : ici, chacun dispose d'une enveloppe de 7.500 euros brut par mois pour salarier un, deux ou trois collaborateurs. L'un d'eux – un seul – peut être «membre de sa famille».

Simplement, les salaires de ces "assistants familiaux" sont encadrés : les épouses reçoivent un tiers au plus de l'enveloppe du parlementaire, soit 2500 euros brut par mois; les autres parents proches peuvent toucher jusqu'à 3800 euros. Sans compter les 80 euros supplémentaires par année d'ancienneté.

Alors combien sont-ils exactement, ces "assistants familiaux", à travailler au Palais du Luxembourg ou en circonscription ? Alors que les nouveaux élus n'ont pas fini de recruter, le service de presse avance déjà le chiffre de 64, rémunérés à temps plein ou partiel. Autrement dit : 64 sénateurs salarient un parent proche aux frais du contribuable – on en dénombrait même 76 à la veille des élections !

Ce chiffre est impossible à vérifier : aucune liste nominative des 901 assistants de sénateurs n'étant rendue publique, où fouiller... Un trombinoscope a bien été créé sur l'intranet du Sénat, mais l'inscription s'y fait sur la base du volontariat, après accord du parlementaire. Résultat : une minorité d'assistants s'y affichent, et certainement pas les cas problématiques.

Pour le syndicat des collaborateurs parlementaires du Sénat, l'USCP-Unsa, ce chiffre "pourrait être sous-estimé", notamment à cause des "embauches croisées" (“J'emploie ta femme, et toi la mienne”). « Une éventualité très limitée », selon le service de presse. Mais une éventualité tout de même.

Surtout, l'Unsa se dit « inquiète de voir le nombre d'emplois familiaux progresser » encore, à la faveur des dernières élections, « comme après les sénatoriales de 2008 ».

Pour le syndicat, qui compte sur la nouvelle majorité de gauche pour agir, « le problème n'est pas l'existence d'emplois familiaux en soi [...] la plupart sont des collègues qui travaillent effectivement et souvent beaucoup ». En revanche, il dénonce les "emplois de complaisance", « qui représentent une proportion indéterminée mais importante », et « jettent l'opprobre sur l'institution parlementaire ». Combien sont carrément fictifs ?

http://img15.hostingpics.net/pics/525699todeschini.jpg
 J-M. Todeschini © Sénat

« Si vous en trouvez un, vous me le dites », répond Jean-Marc Todeschini, nouveau questeur socialiste, désigné à ce poste de "grand argentier" du Sénat après la victoire de la gauche en septembre. Surveiller ce genre de dérives fait partie intégrante de son job. Le fera-t-il ?

Il se trouve que lui aussi, dans sa permanence de Moselle, emploie un membre de sa famille. Une drôle de permanence collective qu'il partage avec sa collègue Gisèle Printz (élue depuis 1996), et dans laquelle "logeait" aussi le sénateur Jean-Pierre Masseret jusqu'en septembre dernier (battu après vingt-trois ans de mandat).

http://img15.hostingpics.net/pics/453477printz.jpg http://img15.hostingpics.net/pics/172414masseret.jpg
 Gisèle Printz © Sénat  J-P. Masseret © Sénat


Dans ce bâtiment, on tombe non seulement sur la fille de Jean-Marc Todeschini (salariée par son père), mais aussi sur le neveu de Gisèle Printz (payé par sa tante) et sur l'épouse de Jean-Pierre Masseret (en contrat avec Mme Printz). Jusqu'aux sénatoriales de septembre, il fallait en plus compter la fille de Jean-Pierre Masseret (embauchée sur l'enveloppe de son père) et sa belle-fille (rémunérée par Jean-Marc Todeschini après l'avoir été par Jean-Pierre Masseret lui-même). Un journaliste met une semaine à y retrouver ses petits. En tout : cinq membres de la famille de l'un ou l'autre des sénateurs !

« C'est légal », répondent en chœur les intéressés. Au fil des ans, visiblement, les trois élus se sont réparti les contrats avec habileté, afin de respecter la règle d'un "assistant familial" par sénateur. Mais des opposants locaux s'offusquent, sous couvert d'anonymat, de cette "petite entreprise familiale", aux relents de népotisme.

 

Voici un extrait d'un document interne au Sénat que Mediapart s'est procuré :

 

http://img15.hostingpics.net/pics/495031extraitassistantsfamiliaux.pngCliquer pour agrandir (+)

 

 

Au Parlement européen :

Depuis juillet 2009 (et le nouveau statut des eurodéputés), aucun recrutement d'assistant familial ne peut plus avoir lieu. Ceux déjà embauchés peuvent toutefois être prolongés. Voici ce qu'indique le service Communication : « Plus aucun contrat ne pourra être conclu avec des parents proches des députés. Les contrats en cours pourront être prolongés, mais seulement pour une législature, et devront être mentionnés clairement dans la déclaration d'intérêt financier des députés, sur le registre consultable par le public ».

Par "parents proches", le Parlement européen entend les "conjoints ou partenaires stables non matrimoniaux, les parents, enfants, frères ou soeurs".

 

Assistants parlementaires : ce que dit le site du Sénat

http://img15.hostingpics.net/pics/496420enveloppeassistantssenat.pngCliquer pour agrandir (+)

 

La position du syndicat Unsa des collaborateurs parlementaires, questionné par Mediapart sur les emplois familiaux au Sénat :

« Inquiet de voir le nombre d'emplois familiaux progresser comme après les élections sénatoriales de 2008, le syndicat  des collaborateurs parlementaires de sénateurs s'interroge, au lendemain des élections du 25 septembre dernier, sur le chiffre officiel de 7%. Il pourrait être sous-estimé...

 Par le passé, nous avons eu connaissance de cas d'emplois croisés, qui permettent aux intéressés de passer outre les minima inscrits dans le règlement officiel de l'AGAS et qui limitent le nombre d'emploi familial par équipe à un dans la limite des deux tiers du montant de la dotation dont bénéficie chaque sénateur pour rémunérer ses assistants. La définition de l'emploi familial devrait être élargie : l'emploi familial ne doit pas être assuré par plus un membre de la famille de tout autre sénateur !  »

Ce problème soulève plusieurs réflexions :

« Le problème n'est pas l'existence d'emplois familiaux, en soi, mais bien plutôt celle d'emplois de complaisance. La plupart des emplois familiaux sont en effet des collègues qui travaillent effectivement et souvent beaucoup. Dans le premier cas, ces salariés apparaissent sur les trombinoscopes et autres supports de communication propres à chacune des équipes parlementaires concernées. Dans le second, qui représentent une proportion indéterminée mais importante des emplois familiaux, ces situations ne sont acceptables ni pour les représentants de notre profession, ni pour les parlementaires, ni pour le contribuable.

En effet, les emplois de complaisance, qu'ils soient familiaux ou pas, jettent l'opprobre sur l'ensemble de la classe politique, sur l'institution parlementaire et sur les membres de notre profession qui, eux, travaillent effectivement.

La question soulevée par les emplois familiaux est d'ordre déontologique. Mais elle ne révèle que le haut de l'iceberg car le problème central est l'absence de statut professionnel type convention collective pour les collaborateurs parlementaires. Ce vide juridique permet des arrangements "à la papa", en toute opacité, au sein d'une corporation qui tolère ou entretient, par son immobilisme, des situations que nous espérons voir disparaître : licenciement massif sans compensation suite aux élections, faible niveau des bases salariales, non paiement des heures supplémentaires, précarisation des salariés par la recrudescence du recours aux temps partiels...

Pour toutes ces raisons, notre syndicat milite pour la mise en place d'un cadre réglementaire transparent, qui permette l'application du droit du travail collectif et la valorisation des conditions socio professionnelles des collaborateurs d'élus face aux spécificités du secteur politique.

Alors que le travail parlementaire s'intensifie et se complexifie, au fil des années, il est temps que les parlementaires dotent leurs plus proches collaborateurs d'un statut professionnel pérenne exemplaire. Il en va de la qualité du travail attendu des parlementaires eux-mêmes dans l'exercice de leur mandat.

Nous avons d‘ailleurs rencontré l'ensemble des présidents de groupes parlementaires au printemps dernier pour leur demander leur appui. Le président du groupe socialiste d'alors, Jean-Pierre Bel, aujourd'hui président du Sénat, s'était alors engagé à faire évoluer le statut des collaborateurs parlementaires de Sénateurs en ce sens. Nous comptons sur lui pour transformer cette promesse en réalité ! »

 

 

 

Source : Mediapart

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Published by Papy Mouzeot - dans C'est un scandale !
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