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Erick Bernard

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 14:04

http://img15.hostingpics.net/pics/955118stopcorruption.jpg Pour une fois, c'est pas moi qui l'ai dit !

 

La France reste au 25e rang sur 183 de l'Indice de perception de la corruption publié jeudi et établi par l'association Transparency International (TI), selon son communiqué.

Cet indice évalue les pays de 0 à 10, note allant du plus au moins corrompu, en fonction du niveau perçu de corruption affectant administration publique et classe politique. Il est ensuite calculé en fonction de différentes enquêtes (dont celles de la Banque mondiale, Banque africaine de développement...) portant sur l'application des loi anti-corruption, accès à l'information...

Selon cette association qui lutte contre la corruption dans le monde, la France se maintient au 25e rang cette année, avec une note de 7 sur 10. Le premier pays est la Nouvelle-Zélande et la Somalie le dernier. L'Allemagne, le Royaume-Uni et le Danemark sont respectivement classés au 14e, 16e et 2e rang.

Le procès en "eau de boudin" de Jacques Chirac, mais aussi les affaires Karachi, Bettencourt, Mediator ont "probablement contribué à ce que les observateurs internationaux continuent à avoir une image dégradée de l'administration et de la classe politique française", relève Transparency International.

 

 

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http://img15.hostingpics.net/pics/465335TICPI2011report.jpgCliquez sur l'image pour télécharger le rapport

 

 

 

Source : Transparency International 

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 18:08

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Les salariés "contraints" d'accepter
une rupture conventionnelle

 

Alors que le chômage augmente, le dispositif de la rupture conventionnelle connaît un succès sans précédent depuis sa création, en 2008. Accusées par les syndicats de remplacer les licenciements, 137 000 ruptures conventionnelles ont été officialisées au premier semestre 2011, soit 6,4 pour 1 000 salariés. 15 000 de plus que sur la même période de 2010.

Parallèlement, le nombre de licenciements classiques diminue sans cesse, ce qui pourrait en effet faire penser que les ruptures amiables prennent leur place.

Dans une récente enquête Le Monde a demandé à ses lecteurs de témoigner de leur expérience de la rupture conventionnelle, également appelée licenciement à l'amiable. La plupart des témoignages recueillis via Le Monde.fr font état d'un choix certes assumé, mais qui comporte une part de contrainte non négligeable.


"J'ai pu licencier ma vendeuse dans de bonnes conditions."

A 52 ans, Michel (le prénom a été modifié) est en train de vendre sa librairie, à Perpignan. Le repreneur ne pouvant maintenir l'emploi à temps partiel de sa vendeuse, Michel, employeur, a décidé de lui proposer une rupture conventionnelle "pour la favoriser". « Je l'emploie depuis dix ans et je suis très content de son travail. J'ai donc voulu l'arranger au maximum : je l'ai augmentée les trois derniers mois et j'ai calé les indemnités de rupture sur ce salaire. En tout, je lui ai versé 6 000 euros, qui vont permettre de compenser la différence pendant deux ans entre son salaire et les indemnités chômage, explique-t-il. Une solution satisfaisante pleinement pour moi et pour elle. Il est plus pratique que son contrat se finisse avec moi dans de bonnes conditions que licenciée sans garantie par le repreneur ».


"On m'a proposé soit une rupture conventionnelle soit un licenciement."

Ahmed B., 46 ans, a subi en 2010 une rupture conventionnelle qu'il dit ne pas avoir choisie.  « Après un arrêt longue maladie, on m'a fait comprendre à mon retour qu'on ne voulait plus de moi par des comportements vexatoires » , affirme cet ancien cadre dans une association d'éducateurs spécialisés basée à Paris.  « Après plusieurs mois de harcèlement, le directeur m'a convoqué à un entretien préalable au cours duquel il s'est dit prêt à m'inventer une faute grave pour justifier un licenciement. Mais il m'a proposé une alternative : la rupture conventionnelle ».

Fatigué par ce qu'il considère comme un harcèlement, il accepte de partir avec trois mois de salaire pour une ancienneté de deux ans. Un an plus tard, Ahmed B. dit désormais  « avoir un sentiment de culpabilité. J'ai été très faible, je le regrette. Je songe désormais aux prud'hommes parce qu'un employeur n'a normalement plus le droit de proposer une rupture conventionnelle alors qu'il a lancé une procédure de licenciement » .


"La rupture conventionnelle a été utilisée pour me déstabiliser."

Ce harcèlement qui aboutit à une proposition de rupture, Christelle D. dit également en avoir fait les frais. A 34 ans, cette ancienne responsable RH d'une société de transports de l'agglomération grenobloise estime avoir été poussée à bout, avant qu'on lui fasse cette proposition.   « Lorsque la DRH est partie, on m'a vadrouillée dans l'entreprise en me retirant toutes mes responsabilités. Après plusieurs mois d'un tel traitement, j'ai été convoquée à un entretien au cours duquel la direction m'a proposé une rupture conventionnelle. J'ai fondu en larmes, j'ai voulu me suicider »  , assure-t-elle.

Pour autant, elle refuse de partir « J'ai ma fille à élever ». Mais elle s'arrête pour dépression et obtient que sa maladie soit classée en accident du travail. Deux semaines après, elle est licenciée pour faute grave, assure Christelle D., toujours arrêtée plus d'un an après les faits. Elle a saisi les prud'hommes et porté plainte au pénal pour harcèlement. « Dans mon cas, la rupture conventionnelle a été utilisée pour me déstabiliser. Il y a une vraie dérive », défend-elle, certaine d'avoir eu raison de ne pas l'accepter. « Les tribunaux pourront reconnaître que je suis la victime et me permettre de me reconstruire ».

 

"La rupture convententionnelle m'a été présentée pour simple forme de licenciement déguisé"

C'est ce qu'indique Dominique F. «  Après avoir consacré toute mon énérgie à la réussite de l'entreprise pour laquelle je travaillais quotidiennement environ 15 heures par jour, celle-ci a été rachetée par une holding dont le pdg a fait exercer sur moi un véritable harcèlement moral dès le rachat de notre société. N'étant pas parvenu à me faire craquer moralement, la direction m'a présenté une rupture conventionnelle de mon contrat de travail pour toute forme de licenciement. Montant de l'accord proposé par cette direction : environ 800,00 euros  après 4 années de travail acharné ! » Après une tentative de suicide qui a échoué, Dominique F. s'est finalement tourné vers le Tribunal des Prud'Hommes, au bout de 3 ans la procédure n'a toujours pas aboutie. «  Je suis un homme fini, ils m'ont laminé !  » poursuit-il, toujours en dépression agravée depuis sa tentative de suicide.


Une rupture conventionnelle plutôt qu'une longue bataille.

D'autres internautes confirment avoir vu dans la rupture conventionnelle un moyen d'éviter le long calvaire d'un licenciement ou d'un harcèlement pour pousser à la démission. Arnaud (le prénom a été modifié), 57 ans, cadre dans un établissement de santé privé breton, a immédiatement senti lors de l'arrivée d'une nouvelle directrice, en août, qu'il n'était plus désiré dans l'entreprise. « Elle m'a envoyé des lettres pour me faire des reproches puis convoqué pour un entretien pour les lister ». Il préfère prendre les devants en proposant immédiatement une rupture conventionnelle. « Je n'avais pas envie de me battre avec une personne qui allait me faire déprimer », assure-t-il. Avec deux ans d'ancienneté, il obtient trois mois de salaire. Même s'il se dit satisfait de l'existence de cette procédure, il ne se fait pas d'illusions : « C'est contraint et forcé que j'ai proposé une rupture conventionnelle. Sinon c'était soit la démission, soit le licenciement ».


Ils ont préféré négocier plutôt que de s'opposer à la rupture conventionnelle.

Dans certaines grandes entreprises, la rupture conventionnelle est désormais intégrée dans les méthodes de ressources humaines. Bernard (qui a préféré avoir son nom modifié), 46 ans, a quitté en août son poste de cadre marketing dans une grande multinationale de l'électroménager. « Au sein de l'entreprise, nous savons qu'il y a régulièrement des ruptures conventionnelles et que c'est un moyen de pousser les gens dehors. J'ai immédiatement senti quand mon tour est arrivé", assure-t-il, « on m'a fait des courriers et des allusions régulières pour me dire que mes résultats n'étaient plus satisfaisants ».

Lui refuse de se battre « Je ne m'y voyais plus d'avenir » et préfère négocier sur le montant de ses indemnités. Il obtient deux fois plus que les indemnités légales de licenciement. « Les collègues qui se sont battus devant les prud'hommes ont obtenu autant, mais après s'être battus plusieurs années devant les tribunaux », lâche-t-il, satisfait.

Même situation pour Joséphine (au nom modifié à sa demande), qui a proposé d'elle-même une rupture conventionnelle lors de son arrêt maladie. « Mon patron faisait tout pour que je ne revienne pas, j'ai préféré prendre l'initiative ». Elle obtient des indemnités deux fois supérieures au minimum légal, ce qui la satisfait pleinement. « Je suis très contente de cette procédure qui m'a permis de repartir de zéro », défend-elle.


La rupture conventionnelle ne remplace pas les licenciements économiques.

Les témoignages recueillis sur Le Monde.fr corroborent une étude sur le sujet menée actuellement par le Centre d'étude de l'emploi (CEE). « Nous avons interrogé en face-à-face une centaine de personnes qui sont parties en rupture conventionnelle », explique Evelyne Serverin, directrice de recherche au CNRS, associée au CEE.

« Nous avons observé que les ruptures conventionnelles interviennent souvent dans des conditions comparables à celles de la prise d'acte de rupture de contrat de travail [quand le salarié quitte son emploi sur le champ en reprochant des faits à son employeur et part ensuite devant les prud'hommes pour tenter de le faire reconnaître en licenciement sans cause réelle et sérieuse]. La plupart du temps, les salariés ne sont ainsi pas à l'initiative de la rupture conventionnelle, mais sont contents de partir car leurs conditions de travail se sont trop dégradées et que partir est la seule solution ». Pour cette chercheuse, « la rupture conventionnelle ne remplace pas les licenciements économiques, elle est trop complexe pour traiter de nombreux cas simultanément ».

 

 

En savoir plus avec Gilles Payet, auteur de l'excellent blog Questions d'emploi, interviewé par France Info :

 

 

 

Quel intérêt pour les salariés ?

Les salariés ne sont pas les plus avantagés par cette mesure-cadeau offerte au MEDEF. C'est surtout un moyen, peut-être immoral mais devenu légal, pour le patronat  de se séparer de ses salariés avec un minimum de formalités. Le salarié peut bénéficier de l'assurance-chômage. En principe, seuls ont accès à l'assurance-chômage les "travailleurs involontairement privés d'emploi", ce qui n'est pas le cas des salariés dont le contrat est rompu d'un commun accord. Par exception à ce principe, les salariés dont le contrat de travail est rompu en vertu des nouvelles dispositions du Code du travail peuvent bénéficier de l'assurance-chômage (articles L.5421-1 et L.5422-1 du Code du travail), un véritable casse-tête pour les syndicats qui continuent de dénoncer ce contournement du Code du travail. Dans certains cas le salarié peut percevoir une somme supérieure l'indemnité légale de licenciement que lui devait son employeur. C'est notamment le cas quand les conventions collectives sont plus généreuses que la loi ou quand la rupture du contrat de travail a fait l'objet d'une rupture conventionnelle avec versement d'une indemnité supérieure au montant légal.
Dans ce cas, les Assedic divisent le montant de ce "bonus" supra-légal par le salaire journalier du salarié.

 

Exemple schématique : un salarié, dont le salaire brut est de 3 000 euros, soit 100 euros par jour, perçoit en plus de l'indemnité légale une somme de 1 500 euros. Ce qui donne 1 500/100 = 15 jours. Le salarié concerné subira donc un différé d'indemnisation supplémentaire de 15 jours, qui s'ajoute aux délais ci-dessus.

 

Nous avons donc du côté légal une rupture du contrat de travail d'un commun accord entre les parties et du côté de Pole Emploi, un licenciement classique en ce qui concerne l'accès aux droits du nouveau chômeur.

Mais nous ne sommes plus à une contradiction près avec ce gouvernement...

 

Dernier point important à retenir en ce qui concerne les propriétaires en charge d'un crédit immobilier, les assurances de vos crédits souscrites en cas de chômage ne considèrent pas la rupture conventionnelle comme un licenciement et par conséquent ne vous indémniseront pas.

 

 

 

Source : LeMonde.fr, Droit-Finances.net 

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 00:28

http://img11.hostingpics.net/pics/472208bastien1.jpgA tous ces parents qui ne peuvent
avoir de chiens
et qui font des gosses !

 

C'est un drame inhumain qui s'est déroulé vendredi soir à Germigny-l’Evêque (Seine-et-Marne), une petite commune située à 10 km du fief de Jean-François Copé. Aucun argument ne permettra d'excuser ce geste assassin que je refuse de comprendre et encore moins d'admettre. La vie est trop souvent cruelle lorsque je pense à tous ces couples qui rencontrent des difficultés pour obtenir l'adoption de l'enfant qu'ils souhaitent chérir plus que tout et les autres, ceux qui ne méritent pas d'avoir la chance de donner la vie. L'ENFANT, le fruit de l'amour d'un couple est lui aussi rejeté au simple rang d'un produit de consommation. Même les animaux ne se comportent pas de la sorte.

 

Bastien, né pour souffrir...

 

http://img11.hostingpics.net/pics/251936bastien.jpgUne chevelure d’ange blond et une bouille à croquer... Bastien, 3 ans, est décédé après avoir été placé nu dans le lave-linge par son père. Christophe Champenois a voulu "punir" son fils d’une bêtise commise à l’école.

Serait-ce d’avoir jeté dans les toilettes jeudi le dessin d’une camarade de classe qui lui a valu ce châtiment ?

Le père, âgé de 33 ans, met en route la machine à laver. Quand Charlène, la mère, récupère le petit dans ses bras, il est gelé. Elle court chez Alice, sa voisine et amie, racontant que Bastien est tombé dans l’escalier. « Je l’ai pris dans mes bras comme une poupée désarticulée, dit Alice, j’ai senti le dernier battement de son cœur. Charlène ne bougeait pas, elle était toute rouge, pétrifiée, elle ne comprenait pas qu’il était ».


Enfermé dans le placard ou placé sur le rebord de la fenêtre

 Maud, la sœur de Bastien âgée de 5 ans, vient dire la vérité à Fidélio, le mari d’Alice. « Elle m’a dit que Bastien ne s’était pas réveillé en sortant de la machine. Quand Christophe a su que Maud avait parlé, il a voulu la frapper, je me suis interposé. La fillette a confié que ce n’était pas la première fois que son père mettait le petit dans la machine. Il enfermait parfois son fils deux heures dans le placard pour le punir. »

Fidélio dit désemparé : « Quand Bastien était bébé, il le mettait enveloppé dans une couverture sur le rebord de la fenêtre. Quand je voyais ça, je criais. » Dans l’appartement d’Alice et Fidélio, les parents et la sœur de Charlène sont présents, anéantis.


Violent envers sa femme 

Vendredi matin, jour du drame, les parents ont appelé la puéricultrice et l'assistante sociale afin de savoir comment il fallait ajuster leur comportement éducatif vis-à-vis de Bastien qui avait fait une bêtise à l'école. « La puéricultrice a proposé un rendez-vous le jour même, qui a été repoussé à la semaine suivante à la demande des parents qui ne le jugeaient pas urgent », a-t-elle poursuivi.

En juillet dernier, « la voisine de la famille avait appelé le 119, Allô Enfance Maltraitée, expliquant que Bastien était sur le toit de l'immeuble après être passé par le Velux de son appartement », a ajouté la responsable. Ce père de famille, violent envers sa femme, qui ne souhaitait pas avoir ce deuxième enfant, était reconnu comme travailleur handicapé et ne travaillait pas. La mère, âgée de 25 ans, bénéficiaire du RSA était à la recherche d'un t.

 

Des traces sur le visage de la mère

 « Bastien n’était pas un enfant désiré, témoigne Evelyne, la mère de Charlène. Jusqu’à son accouchement, ma fille m’assurait qu’elle n’était pas enceinte. Le jour de la naissance, quand j’ai appelé Christophe, il buvait avec des copains et m’a dit qu’il ne voulait pas de cet enfant. Bastien était un souffre-douleur. Ma fille a sept frères et sœurs, elle était gentille, une mère poule ».

Mais Charlène, 25 ans, courbait l’échine, soumise à un mari sans travail. Elle ne se plaignait pas, mais marchait avec la même et unique paire de chaussures depuis quatre ans, acceptait la coupe ratée faite par un copain de Christophe soi-disant coiffeur. « Je sais qu’elle était battue, mais ne disait rien, rapporte sa soeur Christelle. Vendredi, elle avait des marques sur le visage, elle m’a dit qu’elle s’est pris une clé à mollette en dévissant un boulon, je lui ai répondu que la clé n’a pas cinq doigts. »

« Elle était adorable, je lui confiais mes enfants, je considérais les siens comme les miens » raconte Alice, qui assure que des éducatrices sont passées chez Charlène et Christophe, sans donner de suite.


Le père mis en examen pour meurtre 

Le père de famille a été mis en examen pour meurtre sur mineur de moins de 15 ans, selon une source judiciaire. La mère, elle, a été mise en examen pour non-empêchement de commission d’un crime et non-assistance à personne en danger. Tous deux ont été écroués dimanche soir à Meaux.

Le meurtrier conteste les faits, ajoute cette même source, et argue que l'enfant est "tombé dans l'escalier" ! Des déclarations recueillies le mettent cependant en cause et les constatations médico-légales sont "compatibles avec le fait que l'enfant ait été mis dans la machine à laver" du domicile familial.

 

Une cellule de crise à l'école maternelle  

 A l'école de la Pinède, à Germigny-l'Evêque, une cellule d'écoute psychologique a été mise en place par l'Inspection de l' nationale pour accueillir les enfants, mais aussi les parents et les enseignants. Un médecin scolaire et deux psychologues sont restés toute la journée dans l'établissement. Un mot affiché à l'entrée de l'école incite par ailleurs les parents qui le désirent à prendre rendez-vous à partir de mardi. 

Les cours ont toutefois repris normalement lundi matin dans toutes les classes, selon le reporter du Parisien.fr qui s'est rendu sur place. Les professeurs, qui se sont réunis samedi, le lendemain du drame, ont en effet décidé unanimement d'assurer l'encadrement des élèves. Des professeurs remplaçants étaient malgré tout prévus en cas de difficultés pour un ou des enseignants. « Ils sont sous le choc », a expliqué Suzanne Sicard, inspectrice de l'Education nationale présente lundi sur place.

 

http://img11.hostingpics.net/pics/827566ChristopheChampenois.jpg

 

Une famille suivie depuis 2006 par les services sociaux

« Cette famille, en grande difficulté sociale, psychologique, était suivie depuis 2006 par les services sociaux par rapport aux difficultés de vie qu'elle pouvait rencontrer, à ses conditions de insalubre », a expliqué lundi Christine Boubet, directrice générale adjointe chargée de la solidarité au conseil général de Seine-et-Marne.

 

 


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Source : LeParisien.fr

 

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 19:10

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 Languedoc-Roussillon Gaz de schiste :
Total veut empêcher l'annulation
de son permis !

 

Total va déposer un recours contre l’État pour l’abrogation de son permis d’exploration de gaz de schiste dans le sud de la France, qu’il juge non conforme à la loi, a annoncé hier son PDG, Christophe de Margerie.

 

http://img15.hostingpics.net/pics/376887Gaz2schiste.jpg

 

Margerie.jpg« Nous allons faire un recours contre l’abrogation de notre permis Montélimar », a déclaré le patron du géant pétrolier et gazier français lors d’un forum organisé par le journal Libération à Lyon. Le permis de Montélimar couvre une zone de 4 327 km2 du nord de Montélimar jusqu’à Montpellier, sur plusieurs départements dont l’Ardèche, la Drôme et le Gard.

« Nous avons respecté la loi et nous ne comprenons pas que la loi soit invoquée pour abroger notre permis », a dit Christophe de Margerie lors d’un échange avec l’écologiste José Bové, chef de file des anti-gaz de schiste en France.

La forme du recours sera annoncée ultérieurement, la date butoir étant le 12 décembre. Le groupe a la possibilité de faire soit un recours de contentieux en justice, soit un recours administratif adressé aux ministères de l’Écologie et de l’Énergie qui ont abrogé son permis.

Le gouvernement avait annoncé le 3 octobre l'abrogation des trois permis d’exploration d’hydrocarbures  visant exclusivement selon eux le gaz de schiste, à la suite de la nouvelle loi adoptée en juillet interdisant en France la technique controversée de la fracturation hydraulique, accusée de polluer les sous-sols.

Total avait fait part de sa "surprise", le groupe s’étant explicitement engagé à ne pas utiliser la fracturation hydraulique dans son dossier remis au gouvernement.

http://img15.hostingpics.net/pics/489898gazoq.jpg

Alors quelles techniques ?

Mais la ministre de l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet avait fait valoir l’argument selon lequel que "ce rapport n’était pas crédible". Dans une lettre notifiant Total de sa décision, la Direction de l’Énergie du ministère estime que le géant pétrolier français n’a pas "suffisamment explicité" les techniques de substitution auxquelles il comptait avoir recours.

 



Source : Midi Libre

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 15:12

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Les firmes pharmaceutiques
américaines et Merckantiles

 

 

Précaution d'emploi :

 
• Ne pas écouter si vous êtes sensibles

• Ne pas dépasser la dose prescrite
• Peut entraîner des risques cardiaques chez certains patients
• Peut aussi entraîner la mort sans trop de gravité

 

 

(Montage vidéo Hervé Marchon)

 

Diffusé sur le site de Libé, cet enregistrement est tiré d'une réunion interne e MSD France (l'entité française de l'américain Merck) qui en dit long sur la vision décomplexée des conflits d'intérêt qui s'exprime encore au sein de certaines firmes pharmaceutiques.

 

La loi réformant le système de santé suite au scandale du Mediator, dont l'examen en seconde lecture a repris mardi soir à l'assemblée, prévoit que les labos seront obligés de déclarer les rémunérations qu'ils versent aux médecins.
Ce ne sera pas du luxe, vu la vision décomplexée des conflits d'intérêt qui s'exprime encore au sein de certaines firmes pharmaceutiques. C'est en tout cas ce qui ressort de cet enregistrement, où le directeur médical du laboratoire évoque en souriant l'idée de payer les médecins trop critiques envers Merck avec «une valise de biftons», afin de créer un lien d'intérêt avec eux. Et d'empêcher ainsi qu'ils ne soient désignés par les autorités de santé pour évaluer les molécules du laboratoire.
Cette réunion s'est tenue le 23 juin au siège de Schering Plough France (racheté par Merck en 2009) à Courbevoie, en proche banlieue parisienne.

Le 20 juin, trois jours avant la réunion, la HAS avait demandé, pour la première fois, à MSD, de fournir la liste des experts qu’il a rémunérés (en général des grands médecins hospitaliers), afin de ne pas les désigner pour évaluer le Victrelis.

L'enregistrement de la réunion montre que cette exigence de transparence et d'indépendance a du mal à passer au sein du labo. Le responsable des opérations cliniques ne comprend pas que les agences écartent les médecins rémunérés pour conduire les essais cliniques. « Ils vont avoir du mal à trouver des gens valables », dit un participant.

Un autre émet alors l'idée que les médecins favorables au labo ne soient plus rémunérés, afin qu'ils puissent être désignés comme experts par les agences en charge du médicament. « Là, c’est trop tard », répond le directeur médical. Vu les exigences de la HAS en matière d'indépendance, il lance alors, sur le ton de la plaisanterie, l'idée de neutraliser certains médecins en les rémunérant: « Il y a des mecs qui n’aiment vraiment pas Schering Plough et MSD, il faut aller les voir avec une valise de biftons et leur dire “écoutez on va signer un petit contrat tous les deux”. Il y en a qui vont voir l’argent arriver, ils ne vont rien comprendre ».

 

[lire l'intégralité de cet article sur Libé]


 

Merck verse 950 millions de dollars pour clore le dossier Vioxx

 

http://img15.hostingpics.net/pics/177753merck.jpgMerck versera quelques 950 millions de dollars (plus de 700 millions d'euros) pour mettre fin aux accusations à son encontre au civil et au pénal d'utilisation non autorisée de son anti-inflammatoire Vioxx, a annoncé mardi le département américain de la Justice.

Le Vioxx, qui fut un médicament à succès du laboratoire américain, avait été retiré du marché en septembre 2004 après avoir été lié à des risques cardiaques.

Le département de la justice affirmait que Merck avait préconisé l'utilisation du médicament pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde avant d'en avoir reçu l'autorisation par la Food and Drug Administration (FDA), l'autorité américaine du médicament.

Merck avait indiqué en octobre 2010 qu'il passait une provision de 950 millions de dollars liée à ce dossier.

En 2007, Merck avait aussi accepté de payer 4,85 milliards de dollars pour mettre fin aux plaintes de plusieurs milliers d'anciens utilisateurs du Vioxx.

 

 

 

Source : LaProvence.com

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 18:51

http://img11.hostingpics.net/pics/386152benetton1.jpg

Mais que fait le Vatican
pour lutter contre la pédophilie ?

 

La justice belge en possession des noms d'une centaine de prêtres pédophiles

http://storage.canalblog.com/23/44/529468/51448473.jpg

Le parquet fédéral belge a communiqué aux parquets locaux du pays les noms d'une centaine de prêtres et religieux encore en vie soupçonnés d'actes pédophiles, souvent anciens, afin notamment de mieux les surveiller, rapporte samedi 19 novembre un quotidien belge.

Selon le quotidien néerlandophone Het Laatste Nieuws, qui cite des sources judiciaires, il s'agit avant tout d'éviter qu'ils ne fassent de nouvelles victimes. La liste a été établie sur la base des données récoltées durant des perquisitions menées notamment au palais épiscopal de Malines, au nord de Bruxelles, siège de l'archidiocèse de Malines-Bruxelles, en juin 2010.

D'autres informations, recueillies par une commission spéciale consacrée aux abus sexuels dans l'Eglise catholique belge, qui a rassemblé des centaines de témoignages, ont également été utilisées pour la confection de cette liste.

Ces derniers mois, la liste a été complétée par des victimes d'abus sexuels qui ont relaté les abus sexuels dont elles avaient été victimes parfois des dizaines d'années auparavant. La plupart des religieux identifiés vivent dans le nord du pays, en Flandre, et tous les parquets flamands ont reçu des noms de prêtres suspects, précise le journal. Certains procureurs ont déjà clairement fait savoir aux religieux concernés qu'ils sont au courant de leur passé.


Les langues se délient

A l'instar des Etats-Unis, de l'Irlande et de l'Allemagne, l'Eglise catholique belge a été éclaboussée par des scandales de pédophilie.

Des centaines de témoignages ont été adressés à une commission spéciale, après les aveux de l'évêque de Bruges, Roger Vangheluwe, qui a démissionné en avril 2010 après avoir reconnu des actes pédophiles. L'ancien dignitaire de l'église belge, qui avait déjà avoué des abus sexuels sur un de ses neveux entre 1973 et 1986, avait indiqué qu'il avait abusé d'un autre adolescent de sa famille. Sa démission avait délié de nombreuses langues, principalement en Flandre.

En septembre, quelque 70 victimes d'abus sexuels commis par des prêtres ont déposé une plainte collective devant le tribunal de Gand (ouest) contre les plus hautes autorités de l'Eglise catholique belge et le Saint Siège, qu'elles accusent d'avoir laissé faire, voire couvert des actes de prêtres pédophiles pendant des années.

 

 

Source : LeMonde.fr

 

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 04:03

http://img11.hostingpics.net/pics/379169macdo1.jpgÇa se passe aussi comme ça

 

 

Âmes sensibles s'abstenir. Le document vidéo suivant a été réalisé par l'organisation Mercy for Animals (Pitié pour les animaux), qui a pu s'infiltrer à l'intérieur d'un élevage de volailles du Minnesota (nord), Sparboe Egg Farms, qui approvisionne Cargill en œufs, un des fournisseurs de McDonald's.

 

 

Le géant américain de la malbouffe a été contraint de couper tout lien avec ce fournisseur d'œufs après la publication vendredi 19 novembre de cette vidéo choc, filmée en caméra cachée par Mercy for Animals.

Le directeur de Mercy for Animals a déclaré : « Malheureusement, la plupart des abus que nous avons recensés sont non seulement fréquents, mais aussi tout à fait légaux »  .  Toujours selon Nathan Runkle, il n'existe aucune loi fédérale réglementant la manière dont sont traitées les volailles dans les élevages américains et la plupart des Etats font preuve d'une grande souplesse envers les exploitations.

 

http://img11.hostingpics.net/pics/288978macdo2.jpg

Malheureusement ce genre de cruautés est un fait courant et pas seulement avec les poulets. Dans son livre Faut-il manger les animaux ? paru au début de l'année, le jeune écrivain Jonathan Safran Foer nous interpelle, statistiques et arguments philosophiques à l'appui, sur les méthodes employées dans les élevages industriels. Entre une expédition clandestine dans un abattoir, une recherche sur les dangers du lisier de porc et la visite d'une ferme où l'on élève les dindes en pleine nature, J.S. Foer explore tous les degrés de l'abomination contemporaine et se penche sur les derniers vestiges d'une civilisation qui respectait encore l'animal.

 

http://img11.hostingpics.net/pics/790307macdo3.jpg

http://img11.hostingpics.net/pics/329466mcnuggets.jpgBien entendu le service de communication du géant de la malbouffe n'a pas tardé à réagir :  « Les comportements exposés dans cette vidéo sont choquants et inacceptables [...] McDonald's tient à assurer à nos clients que nous exigeons de nos fournisseurs un traitement décent des animaux. Nous prenons cette responsabilité, de même que la confiance de nos clients, très au sérieux ».

 

Le boycott de toutes ces enseignes de la malbouffe semble être le seul moyen de pression pour que cesse définitivement ces actes de cruauté ou bien devenez végétaliens.

 

Voici une autre vidéo beaucoup plus digeste pour vous faire passer tout ça...

 

 

 

Ainsi que cet excellent documentaire de 1h34 réalisé par Robert Kenner en 2009, titré Food, Inc. dans sa version originale pour ceux qui ne l'ont pas encore vu.

 

 

Et pour les plus téméraires, lancez-vous dans cette simulation de l'empire capitaliste et empoisonnez le plus possible de consommateurs...


 

 

 

 

Source : LeMonde.fr

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 12:04

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Le prix de l'honnêteté

 

Dans un pays régit par la corruption, où les grands patrons possèdent TOUS les pouvoirs, y compris ceux de licencier des milliers de travailleurs français au bénéfice d'esclaves chinois exploités et sous-payés, un Prince de la justice sociale s'est dressé devant les abus du grand capital. Depuis son acte de rebellion ce salarié, syndicaliste subit les foudres de sa direction comme bien d'autres ont osé le faire, à l'image de Mourad Ghazli, qui tel un David se bat contre le Goliath de la RATP. Le courage de ces syndicalistes est immédiatement sanctionné par un harcèlement des membres d'une direction impitoyable qui ne supporte pas que l'on dévoile la vérité sur ses agissements. Dans ce pays où le premier voyou de la France a réduit les syndicats au silence, quelques hommes se tiennent encore debout. Ces hommes sont des héros, ils méritent d'être cités et encouragés pour les combats qu'ils mènent et pour la dignité qui les poussent à rester de véritables hommes.

 

Camarades, vous êtes la fierté de ce pays, sachez que dans un petit coin de cette France perdue, il demeure un vieux Papy qui vous soutient et vous respecte. Ce n'est  qu'une goutte d'eau par rapport à vos engagements que vous payez très cher, mais ce sont les gouttes d'eau qui font les océans.

 

 

 

 

Pour suivre le combat de Mickaël :

• Le blog de la CGT TFE Chaulnes

 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 07:31

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Une esclave sexuelle de Kadhafi
raconte son calvaire

 

Dans la série des articles qui fâchent en voilà un qui va contrarier certains fans du dictateur Kadhafi. Nous sommes en France et quoi que peuvent en penser ces quelques détracteurs immoraux, bien que nos mœurs soient différents dans notre pays, les femmes méritent le même respect dans le monde entier.

 

Mouammar Kadhafi a saccagé ma vie

Elle a 22 ans, elle est belle comme le jour et elle est fracassée. Il lui arrive de rire, oh, à peine quelques secondes, et une étincelle d'enfance éclaire alors un visage griffé par la vie.  « Vous me donnez quel âge ? », dit-elle en retirant ses lunettes de soleil. Elle attend, esquisse un pâle sourire, et murmure : « Moi, j'ai l'impression d'avoir 40 ans ». Et cela lui paraît si vieux.
Elle détourne le regard, saisit un bout de voile noir pour couvrir nerveusement le bas de son visage, des larmes apparaissent dans ses yeux sombres. « Mouammar Kadhafi a saccagé ma vie ». Elle veut tout raconter. Elle pense que c'est dangereux, mais elle accepte de témoigner, lors d'une rencontre qui durera plusieurs heures dans un hôtel de Tripoli. Elle sait qu'elle est confuse, qu'il lui manquera des mots pour décrire l'univers de perversion et de folie dans lequel elle fut précipitée.

Mais il lui faut parler. Des souvenirs trop lourds encombrent sa mémoire. Des "souillures", dit-elle, qui lui donnent des cauchemars. « J'aurai beau raconter, personne, jamais, ne saura d'où je viens ni ce que j'ai vécu. Personne ne pourra imaginer. Personne ». Elle secoue la tête d'un air désespéré. « Quand j'ai vu le cadavre de Kadhafi exposé à la foule, j'ai eu un bref plaisir. Puis dans la bouche, j'ai senti un sale goût » Elle aurait voulu qu'il vive. Qu'il soit capturé et jugé par un tribunal international. Tous ces derniers mois, elle n'a pensé qu'à cela. « Je me préparais à l'affronter et à lui demander, les yeux dans les yeux : Pourquoi ? Pourquoi tu m'as fait ça ? Pourquoi tu m'as violée ? Pourquoi tu m'as battue, droguée, insultée ? Pourquoi tu m'as appris à boire, à fumer ? Pourquoi tu m'as volé ma vie ? ».

Elle a 9 ans lorsque sa famille, originaire de l'est du pays, déménage à Syrte, la ville natale du colonel Kadhafi. Elle en a 15, en 2004, lorsqu'elle est choisie, parmi les filles de son lycée, pour offrir un bouquet au "Guide" en visite dans l'école où il a des cousins.  « C'était un grand honneur. Je l'appelais "papa Mouammar" et j'en avais la chair de poule ». Le colonel a posé sa main sur son épaule et caressé ses cheveux, lentement. Un signe à l'adresse de ses gardes du corps, signifiant : « Celle-là, je la veux ». Elle l'a appris plus tard.

 

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Le lendemain, trois femmes en uniforme, vouées au service du dictateur - Salma, Mabrouka et Feiza - se présentent au salon de coiffure que tient sa mère. « Mouammar veut te voir. Il souhaite te donner des cadeaux ». L'adolescente, appelons-la Safia, les suit de bon gré. « Comment se douter de quelque chose ? C'était le héros, le prince de Syrte ».

On la conduit dans le désert, où la caravane du colonel, 62 ans, est installée pour un séjour de chasse. Il la reçoit rapidement, hiératique, les yeux perçants. Il lui pose des questions sur sa famille, les origines de son père, de sa mère, leurs moyens financiers. Puis il lui demande froidement de rester vivre avec lui. La jeune fille est interloquée. « Tu auras tout ce que tu veux, des maisons, des voitures... ». Elle panique, secoue la tête, dit tenir à sa famille, vouloir faire des études. « Je m'occuperai de tout, répond-il. Tu seras en sécurité, je t'assure, ton père comprendra ». Et il appelle Mabrouka pour qu'elle prenne en main l'adolescente.

Dans les heures qui suivent, Safia, effarée, est équipée de sous-vêtements et de "tenues sexy". On lui apprend à danser, à se dévêtir au son de la musique, et "d'autres devoirs". Elle sanglote, demande à rentrer chez ses parents. Mabrouka sourit. Le retour à une vie normale ne fait plus partie des options.

Les trois premiers soirs, Safia dansera seule devant Kadhafi. Il écoute la cassette d'un musicien "qu'il fera tuer plus tard". Il la regarde, ne la touche pas. Il lance simplement : « Tu seras ma pute ! ». La caravane rentre à Syrte, Safia dans les bagages.

Et le soir de son retour, au palais, il la viole. Elle se débat. Il la tabasse, lui tire les cheveux. Elle tente de fuir. Mabrouka et Salma interviennent et la frappent. « Il a continué les jours suivants. Je suis devenue son esclave sexuelle. Il m'a violée pendant cinq ans ».


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Elle se retrouve vite à Tripoli, dans l'antre de Bab Al-Azizia, le domaine ultra-protégé par trois murs d'enceinte où vivent, dans divers bâtiments, le maître de la Libye, sa famille, des collaborateurs, des troupes d'élite. Au début, Safia partage une petite chambre dans la résidence du maître avec une autre fille de Benghazi, kidnappée elle aussi mais qui, un jour, parviendra à fuir. Au même niveau, dans des pièces minuscules, se tiennent en permanence une vingtaine de filles, la plupart ayant entre 18 et 19 ans, en général recrutées par les trois mêmes émissaires. Ces trois femmes brutales, omniprésentes, régentent cette sorte de harem, où les jeunes filles, grimées en gardes du corps, sont à la disposition personnelle du colonel.  Une garde du corps du nom de Jamila Abu Ghneim* s´employait à nous terroriser. La plupart ne restent que quelques mois, avant de disparaître, une fois le maître lassé. Elles n'ont entre elles qu'un minimum de contacts, toute conversation personnelle étant interdite.

Safia se sait la plus jeune et passe son temps dans sa chambre à regarder la télévision. On lui refuse cahier et crayon. Alors elle passe des heures, assise devant son miroir, à se parler tout haut et à pleurer. Elle doit toujours être prête au cas où le colonel l'appelle, jour et nuit. Ses appartements à lui sont à l'étage supérieur. Au début, il la sonne constamment. Puis il la délaisse pour d'autres, choisies parmi les amazones, parfois consentantes, certaines disent "s'offrir au Guide", mais le plus souvent contraintes. Il continue de la réclamer au moins deux ou trois fois par semaine. Toujours violent, sadique. Elle a des bleus, des morsures et le sein déchiré. Elle a des hémorragies. Gala (Galina Kolotnitska, note du Papy), une infirmière ukrainienne, est sa "seule amie". Elle pratique chaque semaine des prises de sang sur les jeunes femmes.

Des fêtes sont régulièrement organisées avec des mannequins italiens, belges, africains, ou des stars de films égyptiens qu'apprécient les fils du colonel et d'autres dignitaires. Dîners, danses, musique, "partouzes". Kadhafi s'y montre généreux. Safia se rappelle avoir vu des valises - elle dit "des Samsonite" - d'euros et de dollars. « Il donnait aux étrangères, jamais aux Libyennes ». Safia ne veut pas participer à ces fêtes, « j'avais trop peur qu'il me demande de faire un strip-tease ». Deux chefs d'Etat africains profitent aussi volontiers des filles "gardes du corps". « Pour Mouammar, ce n'était que de simples objets sexuels qu'il pouvait passer aux autres, après les avoir lui-même essayés. Le colonel, dit-elle, avait aussi de nombreux partenaires sexuels masculins ».

Sa femme et le reste de la famille qui habitent d'autres bâtiments de Bab Al-Azizia sont au courant des moeurs du dictateur. « Mais ses filles ne voulaient pas le voir en compagnie d'autres femmes. Il allait donc les rencontrer le vendredi dans son autre résidence près de l'aéroport ». Dans le jacuzzi installé dans sa chambre et duquel il consulte son ordinateur, il exige jeux et massages. Il oblige Safia à fumer, à boire du whisky "Black Label", à prendre de la cocaïne. Elle déteste, elle a peur. La deuxième fois, elle fait "une overdose" et se retrouve à l'hôpital de Bab Al-Azizia. Lui en prend sans cesse. « Il est constamment sous substance et ne dort jamais ».

Il l'emmène, en juin 2007, dans une tournée officielle de deux semaines en Afrique. Mali, Guinée-Conakry, Sierra Leone, Côte d'Ivoire, Ghana. Il l'affuble d'un treillis kaki et la présente comme garde du corps (les fameuses nonnes révolutionnaires comme les appelait Kadhafi*), ce qu'elle n'est pas, même si Mabrouka lui a appris à recharger, démonter, nettoyer et utiliser une kalachnikov. « La tenue bleue était réservée aux vraies gardes entraînées. La tenue kaki n'était en général que du cirque ! » Un soir, en Côte d'Ivoire, elle utilise du rouge à lèvres pour lui faire croire qu'elle a ses règles et qu'il la laisse tranquille. Il devient fou de rage, et la tabasse. Elle veut s'enfuir. Mabrouka assure : « Où que tu te caches, Mouammar te retrouvera et te tuera ».

Les parents de Safia ont vite été mis au courant du sort de leur fille. Sa mère a pu venir la voir, une fois, au palais. Safia peut parfois la joindre par téléphone, mais la conversation est toujours écoutée. On l'a prévenue que si ses parents se plaignaient, on les tuerait. Le père est tellement honteux qu'il ne veut rien savoir. C'est lui pourtant qui organisera la fuite de sa fille. Car lassé de la voir déprimer, Kadhafi l'autorise par trois fois à rendre une courte visite à sa famille dans une voiture du palais. Lors de la quatrième, en 2009, déguisée en vieille femme, elle parvient à quitter la maison et, grâce à une complicité à l'aéroport, à prendre l'avion pour la France.

Elle y restera un an avant de repartir en Libye, de s'y cacher, de s'opposer à sa mère qui veut la marier très vite à un vieux cousin veuf, de fuir en Tunisie, de se marier en cachette en avril 2011, espérant partir avec son jeune mari vers Malte ou l'Italie. La guerre les séparera, il est grièvement blessé, elle n'aura pas de nouvelles durant plusieurs mois.

Elle fume, elle pleure, souvent. Elle se sent "démolie". Elle voudrait témoigner devant un tribunal mais elle sait bien que l'opprobre dans son pays sera tel qu'il la rendra infréquentable. « La femme est forcément coupable ». Sa vie est en danger, « Kadhafi a encore des fidèles ». Elle ne sait plus où se poser.

 

Au-delà de toutes considérations politiques, Safia nous brosse le portrait d'un monstre inhumain qui m'inspire comme seul regret, celui que ce dictateur sanguinaire ait eu une mort si douce.

 

http://img4.hostingpics.net/pics/868112nisreen.jpgAu centre, Nisreen, 19 ans, une autre amazone encore hospitalisée à ce jour

 

 

Kate Brooks, Annick Cojean pour LeMonde.fr


* Témoignage d'Aziza Ibrahim, Ancienne "amazone de Kadhafi"

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 17:29

Sarkozy La Vérité

Le Service d'Information du Gouvernement
l'outil de com de l'UMP
aux frais des contribuables

 

No-TV

 

C'est aujourd'hui que sont examinés les crédits relatifs à la communication gouvernementale par les députés au cours d'une séance publique dans le cadre de l'examen de la partie dépenses du budget 2012.

Faisons donc un petit bond en arrière d'une semaine et revenons sur un scandale qui fût totalement occulté sur fond de crise économique...


Affaire des sondages de l'Élysée :
la cour d'appel de Paris enterre le scandale
qui vise le chef de l'État et son entourage

 

Résumé sur cette affaire qui remonte à juin 2007, date à  laquelle une convention est signée au nom de la présidence par Emmanuelle Mignon, ex-directrice de cabinet de Nicolas Sarközy, avec la  société Publifact Études.

Cette société est dirigée par Patrick Buisson, ex-journaliste d'extrême droite et conseiller du monarque. Malgré les sommes mises en jeu, environ 1,5 million d’€, et le code des marchés publics nécessitant un appel d’offres, l’Élysée ne juge pas utile de procéder à cet appel d’offres.

L’affaire fit alors grand bruit, mais le petit président des riches étant protégé par son statut présidentiel ne peut être poursuivi. Ce sont ses deux collaborateurs Emmanuelle Mignon et Patrick  Buisson qui se retrouvent donc à rendre des comptes devant la justice.

Cette affaire a fait surface suite à une plainte déposée par l'association anti-corruption Anticor, le 11 février 2010 à Paris, pour "délit de favoritisme", un délit passible de deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende.
A la suite de cette plainte, le juge d'instruction Serge Tournaire , a ouvert une information judiciaire
le 9 mars dernier, pour "favoritisme", il estimait que seul le président de la République doit bénéficier de son immunité. Pas son entourage ni ses collaborateurs.

Dès le lendemain soit le 10 mars, le parquet de Paris (dont il faut rappeler la soumission hiérarchique au ministère de la justice) avait illico fait appel et gelé toute investigation, en estimant que la signataire du contrat (Emmanuelle Mignon) n'avait "pas de pouvoir propre ou personnel" et n'était qu'un prolongement de Nicolas Sarközy en somme, une émanation, immunisée comme lui, par lui. La cour d'appel de Paris confirme donc cette analyse.


Le 11 octobre,  la chambre d’instruction de Paris a examiné la procédure pénale visant ces deux personnes, mais apparemment dans l’optique d’interrompre les poursuites pour "recel de délit de favoritisme".

Le 7 novembre, le parquet s'est prononcé : il a demandé l’interdiction au juge d’instruction de poursuivre son enquête, au motif de l’immunité présidentielle élargie. Les arguments présentés sont d’une finesse de dentelle : le parquet souhaite mettre un terme aux poursuites au motif que l’immunité ne préserve pas "le président" mais "la présidence de la république". Oui, vous avez bien compris, cela englobe aussi ses collaborateurs, le parquet de Paris confirme l'immunité présidentielle à géométrie variable !

pdf

Télécharger la décision rendue par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris le 7 novembre

 

Article 67 de la Constitution française :
 

Le Président de la République n'est pas responsable des actes accomplis en cette qualité, sous réserve des dispositions des articles 53-2 et 68.

Il ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner non plus que faire l'objet d'une action, d'un acte d'information, d'instruction ou de poursuite. Tout délai de prescription ou de forclusion est suspendu.

Les instances et procédures auxquelles il est ainsi fait obstacle peuvent être reprises ou engagées contre lui à l'expiration d'un délai d'un mois suivant la cessation des fonctions.


Les dépenses de communication des ministères ont augmenté 50% entre 2006 et 2009 

Derrière cette interdiction c'est aussi toute la légitimité de la Cour des comptes qui est bafouée car c'est elle qui avait pointé du doigt les dépenses astronomiques de l'Élysée, entre 2006 et 2010, 600 millions d'euros (hors personnel) ont ainsi été dépensés selon l'analyse de la Cour des comptes qui portait sur les dépenses de communication des 10 ministères suivants (il est bon de rappeler que ce gouvernement compte 33 ministres et secrétaires d’Etat) :

- Économie, finances et industrie (Lagarde puis Baroin);

- Budget, comptes publics, fonction publique et réforme de l’Etat (Woerth, Baroin, puis Pécresse)

- Défense et anciens combattants (Alliot-Marie, Juppé, Longuet)

- Éducation nationale, jeunesse et vie associative (Darcos, Chatel)

- Enseignement supérieur et recherche (Pécresse)

- Culture et communication (Albanel, Mitterrand)

- Affaires étrangères et européennes (Kouchner, Alliot-Marie, Juppé, Wauquiez)

- Intérieur, outre-mer, collectivités territoriales et immigration (Besson, Hortefeux, Guéant)

- Justice et libertés (Dati, Alliot-Marie, Mercier)

- Écologie, développement durable, transport et logement (Borloo puis NKM)

 

 Le rapport de la Cour des comptes sur les dépenses de communication des ministères (159 pages)


 

Au-delà des montants, la Cour a surtout découvert un grand nombre de "procédures irrégulières ou contestables". Notamment en matière de conseil stratégique en communication, une catégorie qui regroupe des recommandations opérationnelles, des coaching ou media-training, voire de l'assistance à la communication de crise. L'affaire fait forcément écho à celle des sondages de l'Elysée (toujours pendante devant la justice), lorsqu'en 2009, la Cour des comptes avait pointé un contrat exorbitant passé avec la société de Patrick Buisson, Publifact Études.

Ce rapport énumère plusieurs cas, comme les marchés passés en 2009 et 2010 entre le cabinet du ministère de l'Intérieur et la société Giacometti-Péron, dont l'un des dirigeants, Pierre Giacometti, est un conseiller du monarque. Pour ces cas, la Cour des comptes "a constaté que des prestations de conseil avaient été confiées après mise en concurrence, mais au terme de procédures irrégulières ou, à tout le moins, contestables".

La Cour des comptes critique également d'autres marchés conclus avec d'autres ministères ou pour le compte du Premier ministre, François Fillon, toujours avec la société Giacometti-Péron entre 2008 et juillet dernier.

 

Au-delà des conflits d'intérêts, la manipulation de l'opinion publique est évidente ! 


http://img11.hostingpics.net/pics/553110pierregiacometti.jpgPierre Giacometti, ami de Sarközy, présent lors de la fiesta organisée au Fouquet's en l'honneur de la victoire de la droite décompléxée en 2007, a touché 908 000 € en un an de la part de l'État. Comme nous le révélait sur son blog la députée socialiste des Deux-Sèvres, Delphine Batho, « le directeur de cabinet de l'Elysée confirme tous nos soupçons sur l'affaire Buisson-Opinion Way ».

C'est ainsi que plus d'une centaine de sondages ainsi financés par l'Elysée (avec l'argent du contribuable) étaient ensuite publiés dans la presse (le Figaro, LCI) sans mention du commanditaire élyséen. Enfin, c'était l'institut Opinion Way qui avait récupéré, sans appel d'offre non plus, l'essentiel de ses sondages pour le compte de Buisson.http://img11.hostingpics.net/pics/423798dbatho.jpg Delphine Batho, toujours elle, dénonce à son tour sur son blog : « Nous sommes ici au coeur d’un système d’instrumentalisation de l’opinion et de connivence entre le pouvoir, un institut de sondage et certains médias ». « Depuis la publication du rapport de la Cour des Comptes, plus l’Elysée tente de s’expliquer et de se justifier, plus c’est l’enlisement. L’audition du directeur de cabinet du Président de la République en Commission des Finances aujourd’hui, malgré les apparences, n’a pas échappé à la règle : chaque réponse apportée a confirmé non seulement les irrégularités que nous dénonçons depuis le mois de juillet, mais, pire qu’un système de connivence, le soupçon d’une vraie manipulation. Jusqu’ici on s’inquiétait du fait que les sondages Opinion Way payés par l’Elysée étaient publiés par Le Figaro et sur LCI (TF1) pour influencer le débat politique. Aujourd’hui, on nous dit ouvertement que les questions étaient écrites par Monsieur Buisson. Plus on creuse, plus il y a bel et bien une affaire des sondages de l’Elysée ».

 

Pour consulter la longue liste des sondages payés par l'Élysée de 2008 à 2009 cliquez sur l'icône ci-dessous :

pdf 

 

Ces bandits de la Fouquet's Band qui ruinent notre pays

Ne cherchez plus les noms, ils étaient tous présents au cérémonial du Fouquet's le 6 mai 2007, où Sarközy avait annoncé la couleur à ses complices : « Et maintenant je vais me goinfrer ! » (comme l'avait rapporté le Canard Enchaîné à cette époque). Sur ce point, le monarque a tenu sa promesse.

 

SarkozyCommençons ce trombinoscope par le principal bénéficiaire de cet abus de sondages qui n'est autre que le petit monarque qui joue avec les nuances de la loi pour transformer son immunité en totale impunité. Rappelons que ce politichien est un ancien avocat d'affaires et les affaires sont justement un domaine où il excèle.

Qui d'autre que le monarque lui-même a fait appel à ses proches en les gratifiant du titre de conseillers du président ?

En 2009, la Présidence avait camouflé son budget de communication et sondages à Matignon. Seuls les études sur l'image personnelle de Sarközy restaient du ressort de l'Elysée. Pour le reste, les dépenses du SIG ont augmenté de 324% entre 2006 et 2010. Le SIG a vu ses moyens progresser de 5,6 millions d’euros en 2009 à 27 millions en 2011.

Nul besoin d'être conseiller en communication pour comprendre que ces énormes moyens financiers mis à disposition de l'entourage direct du monarque sont un "investissement" à la charge de tous les contribuables afin de financer la campagne du candidat à sa propre succession depuis 2007. Le SIG est ainsi destinataire de plus de 800 sondages par an, dont 700 via des abonnements à 8 instituts et une centaine supplémentaires qu'il a spécifiquement commandé (458 au total en 4 ans). En presque 5 ans de mandat du monarque, ce seront donc près de 2 600 sondages d'opinion commandés ou décortiqués par les services du premier ministre !

 

http://img4.hostingpics.net/pics/633797buisson.jpgPatrick Buisson

L'ardent Buisson est un des principaux protagonistes de l'affaire dite de l'OpinionGate, visé par la Cours des comptes.

Cet ancien militant de l'extrême droite, anticommuniste notoire, ex-directeur de rédaction du torchon Minute (de 1981 à 1987), fût un temps conseiller du milliardaire Jimmy Goldsmith (Goldschmidt, de son vrai nom) puis de Philippe de Villiers. Créateur et animateur de nombreuses émissions politiques sur LCI dont Le Club de l’opinion (1997-2000), Politoscopie (1999- 2000) puis 100% Politique (à partir de 2001), en compagnie de David Pujadas. Entre 2005 et 2007, il co-anime ensuite l'émission hebdomadaire sur LCI intitulée Politiquement Show, et assure également l’émission Questions qui fâchent avec Michel Field. A la tête de sa société Publifact,  il n'est approché par Sarközy qu'en 2005, alors ministre de l'Intérieur, qui en fait un de ses proches conseillers suite à la débâcle du "NON" au référendum français sur le traité constitutionnel européen. Il demeure depuis un collaborateur très écouté du monarque, et quitte l'antenne de LCI. Dès lors, Patrick Buisson guide les choix de Sarközy, notamment sur la création du ministère de l'Identité nationale et de l'Immigration. Décoré par le président des riches au titre de chevalier de la Légion d'honneur, le 24 septembre 2007, il préside aussi la chaîne thématique Histoire (détenue à 100 % par le groupe TF1) depuis octobre 2007. A ce titre nous sommes en droit de nous poser quelques questions quant aux largesses du ministère de la Culture qui octroie plusieurs subventions à la chaîne de télévision privée Histoire via un contrat de parrainage pour un montant de 35000 € en 2008, de 65000 € en 2009, partenariat reconduit en 2010 et 2011, sans que le ministère de la Culture n’ait bénéficié des contreparties prévues. On se demande en quoi une chaîne du groupe TF1 a besoin de bénéficier de fonds publics.

Patrick Buisson, à la tête de sa société Publifact Etudes est directement impliqué dans un contrat (convention) signé le 1er juin 2007, au mépris du Code des marchés publics, qui prévoyait un versement annuel exorbitant de 1,5 million d'euros, plus 10.000 euros de rémunération mensuelle. Les magistrats de la cour s'appuient sur l'article 67 de la Constitution qui garantit l'immunité pénale au chef de l'Etat pour protéger en réalité tout le staff présidentiel, Patrick Buisson bénéficie par conséquent lui aussi d'une "immunité présidentielle élargie". Dans sa décision, la cour écrit noir sur blanc que l'irresponsabilité "ne peut s'étendre à l'ensemble des actes et faits commis par les services et personnels de la Présidence", mais elle élargit l'inviolabilité à tous les collaborateurs. Censée "permettre au Président de la République de mener sa mission avec la sérénité nécessaire", celle-ci serait automatiquement bafouée, selon la cour, si une information judiciaire était ouverte, parce qu'un juge d'instruction serait amené à perquisitionner l'Elysée, à saisir des archives, à auditionner Sarközy pour savoir s'il a donné l'ordre de signer.

 
 

http://img4.hostingpics.net/pics/933717EmmanuelleMignon2.jpgEmmanuelle Mignon

C'est elle qui était visée à l'origine derrière la plainte contre X pour "délit de favoritisme" déposée par l'association Anticor en 2010.  Ancienne directrice de cabinet de Sarközy, c'est elle qui aurait signé la convention avec avec la société Publifact Etudes, dirigée par Patrick Buisson.

Une incompatibilité avec Claude Guéant serait à l'origine de son départ. de l'Élysée. C’est Christophe Lambert, le directeur général délégué de Front Line (la holding du cinéaste Luc Besson), qui a proposé à Emmanuelle Mignon de rejoindre l’équipe du cinéaste. Ce publicitaire est lui aussi un proche de Sarközy et s’occupe de la communication de son fils Jean. Associée au capital de la holding (220 millions d’euros de chiffre d’affaires), elle sera chargée d’accompagner les projets du cinéaste, dans le numérique, la télévision, ou à la Cité du cinéma qui ouvrira à Saint-Denis en 2012.

Emmanuelle Mignon bénéficie elle aussi de cette "immunité présidentielle élargie", cependant toute relative et très provisoire selonhttp://img4.hostingpics.net/pics/902809olivierbaud.jpg Olivier Béaud (professeur de droit public à l'université Panthéon-Assas) qui déclare : « Emmanuelle Mignon ne bénéficie pas d'une irresponsabilité absolue et permanente, mais d'une protection transitoire, provisoire, qui prendra fin avec le mandat de Nicolas Sarközy. Cette décision laisse donc une porte ouverte : la procédure pourrait éventuellement, très éventuellement, être rouverte.  Dans l'article 67, il est écrit "le Président de la République", pas "la présidence". Nulle part il n'est écrit que les collaborateurs sont protégés, et rien ne permet de le déduire puisque cette question n'a pas été soulevée lors des réflexions de la commission Avril [...]  L'inviolabilité vise à protéger le chef de l'Etat d'un harcèlement judiciaire. Or la plainte d'Anticor n'a rien d'un harcèlement [...] Le vrai problème de cette décision, ce n'est pas Mignon, c'est Buisson,  en cas de favoritisme, c'est lui qui devrait rembourser ! Il faut faire le parallèle avec le Watergate aux Etats-Unis : avec une décision pareille, le juge n'aurait jamais pu obtenir les enregistrements ! ».

http://img4.hostingpics.net/pics/685873karsenti.jpgUn argument repris par Maître Jérôme Karsenti, l'avocat d'Anticor, indigné par une "décision scandaleuse sur le plan démocratique", qui "fait de l'Elysée une forteresse juridique inaccessible" mais qui ne désarme pas : « Il faut que je creuse, mais je pense qu'effectivement, avec cette décision, on devrait pouvoir reprendre les poursuites à la fin du mandat de Nicolas Sarközy [...] L'immunité est attachée à la personne du chef de l'Etat et à elle seule. Elle ne protège pas ses collaborateurs, dont la responsabilité pénale doit pouvoir être engagée [...]  On ne peut pas protéger tous les collaborateurs de l'Elysée de tous les actes illégaux, et pourquoi pas tous les services centraux de l'Etat ?! ».

 

http://img4.hostingpics.net/pics/610264giacometti.jpgPierre Giacometti

Cet ancien directeur d'Ipsos, conseiller de campagne devenu conseiller du monarque, invité par celui-ci au Fouquet's pour fêter la victoire de 2007, qui a monté sa propre société en février 2008, Giacometti-Péron et Associés. Cette société a été aussi épinglée par la Cour des comptes. Suite à un contrat conclut de gré à gré entre Pierre Giacometti et l'Élysée sans autre forme d'appel d'offre, l'ami du monarque a bien confirmé percevoir 43 500 € mensuels : « Oui, le chiffre est exact. Les 43.500 euros par mois sont du conseil en opinion pour l'Elysée » s'est-il confié en 2009 sur Le Post.fr. Mais la Cour des comptes a relevé d'autres anomalies avec cette société. En plus des 552 000 € versés  par l'Élysée pour les services de Pierre Giacometti (de mars 2008 à fin février 2009) ce sont 700 000 € de contrats passés aussi avec Matignon et qui ne se seraient pas faits conformément aux règles de la commande publique selon la Cour. Pour sa première année d'exercice la petite entreprise de Giacometti ne connait pas la crise car au total ce sont 908 000 € qui auront été encaissés grâce aux commandes directes de l'Élysée et de Matignon.

Delphine Batho, dénonce une fois de plus ce scandale sur son blog et enfonce le clou : « Ensuite, de façon directe, puisqu’il semble bien désormais qu’après l’affaire des sondages de l’Elysée, il y a au travers de ce rapport de la Cour des Comptes une affaire des contrats du cabinet Giacometti-Péron & Associés.

Ce cabinet travaille pour le Président de la République, pour un montant je le rappelle de 723 580 € en 2008, de 665 574 € en 2009, certainement la même chose en 2010, et 475 338,24 € pour l'année en cours.

Il travaille pour le Premier Ministre, pour un montant de 694 058 € entre 2008 et 2011, avec des contrats successifs qui n’ont d’abord par respecté le code des marchés publics, pour des prestations redondantes par rapport aux missions du SIG et qui faisaient clairement doublon, ce qui a conduit à des avenants changeant la définition des prestations mais pas leur coût, puisque ce contrat était toujours fixé à 356 000 euros HT.

Mais le rapport de la Cour des Comptes nous apprend que ce cabinet Giacometti-Péron & Associés travaille aussi pour :
- Bercy pour un montant de 692 843 € (2008-2010)
- Le Ministère de l’Intérieur pour un montant de  200 928 € (2010)
- Le Ministère de l’Immigration pour un montant de  181 977 € (2009-2010)
- Le Ministère de la Justice pour un montant de  143 000 € (2008-2009)

Au regard de ces éléments, je demande que le Parlement, au travers de sa commission des finances, puisse auditionner le Premier Ministre, ou à tout le moins le Directeur des Services Administratifs et Financiers de Matignon, ainsi Monsieur Pierre Giacometti lui-même.

Car au total entre l’Elysée, Matignon, et les seulement 10 Ministères contrôlés par la Cour des Comptes  le cabinet Giacometti-Péron & Associés a touché plus de 4 millions d’€ d’argent public, ce qui représente assurément plus qu’une part substantielle du chiffre d’affaire de ce cabinet fondé en 2008.

 

http://img4.hostingpics.net/pics/118548Laurentwauquiez.jpgLaurent Wauquiez

L'actuel ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche s'est fait payer 15 284 € d'études sur "la perception de l’image et de l’action du secrétaire d’Etat à l’emploi" (TNS Sofres, 2010), avec des questions sur "la notoriété et l’image du ministre (dynamisme, sympathie, courage, modernité, sincérité, etc.), la perception de sa politique par rapport à celle de ses prédécesseurs et sa sensibilité politique (droite libérale ou droite sociale)".

 

http://img4.hostingpics.net/pics/532955rachidadati.jpgRachida Dati

Le "décapsuleur de l'UMP" (en référence à son étrange ressemblance avec Denise Fabre), payée pour annoncer le programme de son tendre monarque, n'a pas été que speakerine, elle a aussi été ministre (enfin, elle gardait les sots). Elle aussi a fait profiter le système en place pour commander deux enquêtes sur sa propre image, dès juillet 2007, intitulées "baromètre de suivi de l’opinion sur l’actualité du ministère de la justice et l’action du ministre". Coût total : 60 948,16 €. Ça fait cher le miroir !  Le rapport d’analyse de la première vague était structuré en sept rubriques dont l’une concernait l’image du ministre, à cet égard, les sondés étaient invités à dire, par une série de qualificatifs ("volontaire ", "travailleuse", "dynamique", "tenace", "ouverte... au dialogue", "à l’écoute des préoccupations des gens", "rassembleuse "…), s’ils s’appliquaient "plutôt bien ou mal à Rachida Dati, la ministre de la justice". Lors de la seconde vague, les questions portaient aussi sur "sur la manière dont les médias parlent de Rachida Dati depuis qu’elle était ministre de la Justice".

 

http://img4.hostingpics.net/pics/977096gerardlonguet.jpgGérard Longuet

A peine nommé ministre de la Défense en avril dernier, Longuet a commandé une enquête sur "la progression du Front national",  "le rôle du Premier ministre et du secrétaire général de l’UMP", "le conflit entre François Fillon et Jean-François Copé", bref tous pleins de trucs qui n'ont rien à voir avec sa fonction de ministre de la Défense à moins qu'il craigne ne recevoir un missile en pleine poire de la part de Copé ! 

 

 

http://img4.hostingpics.net/pics/423293EricBesson.jpgÉric Besson

Et lui là, avec son air con descendant dont on ne sait où, c'est pareil. La même en couleur ! Le 12 novembre 2009, juste quelques jours après le lancement du fameux débat sur l'identité nationale, il a commandé au même Giacometti un "coaching en image pour le ministre". La commande initiale était pour une durée de 5 mois et 105 248,00 €. Une prestation reconduite pour le reste de l'année et 76 000 euros supplémentaires. Je connais un faiseur d'images qui lui aurait brossé le portrait pour bien moins que ça !

 

http://img11.hostingpics.net/pics/240470hortefeux.jpgBrice Hortefeux

Comment ne pas parler de Hortefeux quand on vient tout juste de citer son siamois ? Que croyez-vous ? Idem l'ancien ministre de l'intérieur et pas pour des clopinettes car ce sont 200 000 euros (dont près de la moitié hors marché) qui ont filé directement dans la boîte à conseils du pote à son monarque d'ami de 30 ans.

 

 

Pour en finir avec ce long sujet je citerais ces quatres questions soulevées par Delphine Batho en guise de conclusion :

-1) Comment l’Etat peut à ce point violer le code des marchés publics en matière de dépenses de sondages et de communication ?

-2) Pourquoi le projet de rapport d’audit de la RGPP sur la communication de l’Etat, qui répondait au référé de la Cour des Comptes sur le SIG, est-il enterré ?

-3) Alors que vous avez fixé la règle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, pourquoi n’avez vous pas fixé la règle de la suppression d’un sondage sur 2 et d’une prestation de conseil en com’ sur 2 ? Cela aurait permis d’économiser 66 millions d’euros chaque année et en tout 198 millions € depuis 2007 ?

-4) Est ce que le gouvernement compte demander à l’UMP de rembourser toutes les dépenses de sondages et de conseil en communication qui ont été faites en dehors des règles des marchés publics et dont le contenu des prestations ne peut être contrôlé car il n’est pas lié à l’exercice des responsabilités gouvernementales mais bien plus au débat politique et électoral ?

 

 

 

Sources : Médiapart, le blog de Delphine Batho, Anticor.org, Observatoire des sondages, Sarkofrance, Le Post.fr, Wikipédia

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Published by Papy Mouzeot - dans C'est un scandale !
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