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  • : Le blog satirique du Papy Mouzeot
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Erick Bernard

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 09:01

Le_Royaume_des_Voleurs.jpg

 

La fraude, le sport national
des français

 

 

Voici une chronique qui ne va pas m'attirer la sympathie de tous. Depuis novembre 2012 la chaîne W9 nous gratifie de l'une de ses "Enquête d'action" intitulée "Arnaques, travail au noir : La France qui fraude". Rediffusé le 1er février ce reportage reviendra à l'antenne le 15 février prochain. Si après ce matraquage médiatique vous n'avez toujours pas compris que les responsables de la crise financière que connait notre pays sont les citoyens eux-mêmes, les dirigeants du Groupe M6, propriétaire de la chaîne W9 (dont le capital est détenu à 48,65% par RTL Group, S.A. basée au Luxembourg, pays qui figure sur la liste des paradis fiscaux européens) auront le désagréable regret de n'avoir pas accomplit leur mission médiatique.

Pourtant le documentaire de Jennifer Deschamps est plutôt bien ficelé et riche en révélations sur les pratiques de citoyens français peu scrupuleux qui s'enrichissent sur le dos de l'État donc au final TOUS LES CONTRIBUABLES (ce sont toujours les mêmes cons qui trinquent).

 

Voici le pitch de la chaîne au sujet de ce documentaire : Près de 4 milliards de fraude aux finances publiques ont été détectés en France en 2011. Mais ce chiffre ne représenterait que la partie émergée de l'iceberg. Selon certaines estimations, le manque à gagner pour l'État serait jusqu'à 15 fois plus important !
Fausses déclarations pour toucher des prestations sociales, employés non déclarés, taxes non payées... Enquête d'action décrypte les pratiques abusives de ceux qui trompent les organismes de contrôle pour profiter du système. Un manque à gagner colossal pour l'Etat, dans une période où les fonds manquent pour des projets utiles à toute la société.

 

C'est à vous de voir...

Un film de Jennifer Deschamps, présenté par Marie-Ange Casalta
© Productions Tony Comiti

 

Voler l'État c'est se voler soi-même et les escrocs qui s'imaginent gruger le système contribuent donc à allourdir le déficit de notre pays à concurrence de 4 milliards d'euros. Bonjour l'esprit de solidarité.

Mais cette déviance de l'esprit n'est-elle pas la conséquence directe d'un capitalisme forcené qui pousse à l'individualisme du "chacun pour sa gueule et Dieu pour tous" ?

Il est difficile malgré tout de reprocher à ces citoyens irrespectueux de ne pas reproduire l'exemple donné par nos dirigeants politiques dont la plupart sont impliqués dans des conflits d'intérêts, détournements de fonds ou biens publics, fraudes fiscales ou toutes sortes de tricheries leur permettant d'accéder au "pouvoir" ou bien simplement le conserver.

On peut déplorer toutefois que ce reportage ne s'attache qu'à une partie infime des escroqueries qui gangrènent notre pays mais s'étend aussi sur l'Europe entière.

Quid des évasions fiscales et des paradis fiscaux ? Peut-être que ces fléaux feront l'objet d'un prochain volet de l'émission Enquête d'action quoique le doute peut nous effleurer lorsqu'on se renseigne un tant soit peu sur les propriétaires de la chaîne et l'origine du groupe à laquelle W9 appartient.

 

http://img15.hostingpics.net/pics/235708impots.jpgL'exil fiscal en france représente un manque à gagner entre 60 et 80 milliards d'euros


http://img15.hostingpics.net/pics/684264vincentdrezet.jpgSelon Vincent Drezet, secrétaire général du Syndicat national Solidaires Finances Publiques, la fraude fiscale atteindrait entre 60 et 80 milliards d'euros en France, soit près de 20% des recettes fiscales brutes. Nous sommes bien loin des maigres 4 milliards de fraude organisée par les citoyens décrite dans le reportage de Jennifer Deschamps.


Rapport du syndicat national Solidaires Finances Publiques 

 

L'expert fiscal avoue lui-même un manque de moyens humains et un plan de lutte "plus vaste". « Les cas de fraude dans le commerce électronique et à la TVA sont manifestement plus importants que ce que nous croyions. Il y a un problème d'accès à l'information et de moyens humains et c'est vrai que, de ce point de vue-là, ça reste insuffisant ». Vincent Drezet appelle à mener "sur le plan national et européen, un plan d'action beaucoup plus vaste" contre la fraude. (source Le HuffPost)

Est-ce à dire que nos élus et dirigeants politiques freineraient des quatres fers lorsqu'il s'agit de lutter contre la délinquance fiscale ? Et à quelle fin ?

 

A clouer au pilori des millions de français pour dénoncer cette France qui fraude, W9 aurait mieux fait de citer TOUS les français sans distinction de rang, de classe sociale ou de célébrité. Une erreur que je me propose de réparer dans l'espoir utopique que les responsables de la chaîne s'inspireront à l'avenir pour leurs prochains reportages.


Liste non exhaustive des déserteurs fiscaux

Commençons par les 44 familles les plus riches de France qui ont déserté la France pour la Suisse :


• Famille Wertheimer (Chanel, Bourjois, Erès)
Fortune estimée entre 3.2 milliards et 4 milliards d'euros.


Famille Castel (Thonon, Saint-Yorre,Vichy Célestin, "33 export...)
Fortune estimée entre 3.2 milliards et 4 milliards d'euros.


• Famille Primat (Schlumberger Limited)
Fortune estimée entre 1.6 milliard et 2.5 milliards d'euros.


• Benjamin de Rothschild (Groupe financier Edmond de Rotschild)
Fortune estimée entre 1.6 milliard et 2.5 milliards d'euros.


• Famille Peugeot (Groupe PSA)
Fortune estimée entre 1.2 milliard et 1.6 milliard d'euros.


• Famille Lescure (Seb, Tefal, Rowenta, Krups, Moulinex, Calor... )
Fortune estimée entre 1.2 milliard et 1.6 milliard d'euros.


• Famille Bich (Groupe Bic)
Fortune estimée entre 1.2 milliard et 1.6 milliard d'euros.


• Famille Mimran (Compagnie sucrière sénégalaise...)
Fortune estimée entre 1.2 milliard et 1.6 milliard d'euros.


• Héritiers Louis-Dreyfus (Groupe Louis-Dreyfus, Olympique de Marseille)
Fortune estimée 815 millions et 1.2 milliard d'euros.


• Claude Berda (Fondateur du groupe AB Prod)
Fortune estimée 815 millions et 1.2 milliard d'euros.


• Paul-Georges Despature (Damart, Somfy)
Fortune estimée 815 millions et 1.2 milliard d'euros.


• Famille Murray (Andrews Sykes Group, London Security)
Fortune estimée 815 millions et 1.2 milliard d'euros.


• Nicolas Puech (Hermès)
Fortune estimée 815 millions et 1.2 milliard d'euros.


• Familles Defforey et Fournier (Carrefour)
Fortune estimée entre 650 millions et 730 millions d'euros.


• Famille Zorbibe (Lancel)

Fortune estimée entre 400 millions et 490 millions d'euros.


• Roger Zannier (Z, Kenzo, Kookaï, Oxbow, Chipie...)
Fortune estimée entre 400 millions et 490 millions d'euros.


• Famille Lejeune (SEITA...)
Fortune estimée entre 325 millions et 400 millions d'euros.


• Philippe Jabre (Jabre Capital Partners)
Fortune estimée entre 325 millions et 400 millions d'euros.


• Famille Harari (Lectra électronique)
Fortune estimée entre 325 millions et 400 millions d'euros.


• Famille Taittinger (Champagne Taittinger)
Fortune estimée entre 325 millions et 400 millions d'euros.


• Alexandra Pereyre de Nonancourt (Champagne Laurent-Perrier)
Fortune estimée entre 245 millions et 325 millions d'euros.


• Denis Dumont (enseigne Grand Frais)
Fortune estimée entre 245 millions et 325 millions d'euros.


• Michel Lacoste (Vêtements Lacoste)
Fortune estimée entre 245 millions et 325 millions d'euros.


• Georges Cohen (Groupe Sogeti)
Fortune estimée entre 245 millions et 325 millions d'euros.


• Nicole Bru-Magniez (Laboratoire UPSA)
Fortune estimée entre 165 millions et 245 millions d'euros.


• Michel Reybier (Cochonou, Aoste, Justin Bridou...)
Fortune estimée entre 165 millions et 245 millions d'euros.


• Alain Duménil (Acanthe Développement)
Fortune estimée entre 165 millions et 245 millions d'euros.


• Bruno Moineville (Réseaux câblés de France)
Fortune estimée entre 165 millions et 245 millions d'euros.


• Antoine Zacharias (Vinci)
Fortune estimée entre 165 millions et 245 millions d'euros.


• Hugues de Montfalcon de Flaxieu (Maxiris)
Fortune estimée entre 165 millions et 245 millions d'euros.


• Christian Picart (Buffalo Grill)
Fortune estimée entre 165 millions et 245 millions d'euros.


• Jean Pigozzi (héritier Simca)
Fortune estimée entre 165 millions et 245 millions d'euros.


• Michèle Bleustein-Blanchet (Publicis)
Fortune estimée entre 165 millions et 245 millions d'euros.


• Thierry Roussel (Direct Energie)
Fortune estimée entre 165 millions et 245 millions d'euros.


• Daniel Hechter (Hechter)
Fortune estimée entre 80 millions et 165 millions d'euros.


• Philippe Hersant (Groupe Hersant presse)
Fortune estimée entre 80 millions et 165 millions d'euros.


• Paul Dubrule (Accor)
Fortune estimée entre 80 millions et 165 millions d'euros.


• Jean Louis David (Coiffure)
Fortune estimée entre 80 millions et 165 millions d'euros.


• Maurice et David Giraud (Pierre et Vacances)
Fortune estimée entre 80 millions et 165 millions d'euros.


• Eric Guerlain (Groupe Christian Dior)
Fortune estimée entre 80 millions et 165 millions d'euros.


• Famille Ducros (Ducros)
Fortune estimée entre 80 millions et 165 millions d'euros.


• Jérôme De Witt (Horlogerie De Witt)
Fortune estimée entre 80 millions et 165 millions d'euros.


• Dominique Frémont (Mauboussin)
Fortune estimée entre 80 millions et 165 millions d'euros.

 

Juste 44 familles pour un total de 30 milliards d'euros. (source Bilan.ch, lesEchos.fr)

 

 

Industriels
 

Famille Meunier (Carrefour) réside en Belgique 
• Lotfi Belhassine (président d’Air Liberté) réside en Belgique
• Denis Payre (fondateur de Business Objects) réside en Belgique
• Jacques Tajan
(ancien premier commissaire-priseur de France) réside en Belgique 
• Bernard Darty (fondateur de Darty) réside en Belgique
• Pierre-François Grimaldi (iBazar) r
éside en Belgique
Dominique Pinault (Pinault-Printemps-La Redoute) réside en Suisse
• Thomas Bata
(chaussures Bata) réside en Suisse

  • Famille Baud (Franprix et Leader Price) réside en Suisse
• Corinne Bouygues (héritière Bouygues) réside en Suisse
• Daniel Hechter (créateur) réside en Suisse
• Alain Afflelou (Alain Afflelou entreprise) réside en Grande-Bretagne
• Eric Guerlain (Christian Dior SA) réside en Grande-Bretagne
• Alain Ducasse (grand chef cuisinier) réside à Monaco

  

 

Sportifs

• Jean Alesi, réside en Suisse
• Marion Bartoli, réside en Suisse
• Julien Benneteau, réside en Suisse
• Arnaud Boetsch, réside en Suisse
• Arnaud Clement, réside en Suisse
• Nicolas Escudé, réside en Suisse
• Guy Forget, réside en Suisse
• Richard Gasquet, réside en Suisse
• Jean-Claude Killy, réside en Suisse
• Henri Leconte, réside en Suisse
• Sébastien Loeb, réside en Suisse
• Paul-Henri Mathieu, réside en Suisse
• Gaël Monfils, réside en Suisse
• Christophe Moreau, réside en Suisse
• Amélie Mauresmo, réside à Genêve en Suisse
• Stéphane Peterhansel, réside en Suisse
• Cédric Pioline, réside en Suisse
• Alain Prost, réside en Suisse
• Fabrice Santoro, réside en Suisse
• Florent Serra, réside en Suisse
• Gilles Simon, réside en Suisse
• Jo-Wilfried Tsonga, réside en Suisse
• Vincent Rives, réside en Irlande
• Jean-Philippe Gatien, réside aux Etats Unis
• Richard Virenque, vient de choisir la Belgique après avoir résidé en Suisse

La Suisse, terre sacrée des tennismen français.

 

 

Chanteurs

• Charles Aznavour, réside en Suisse
• David Hallyday, réside en Suisse
Johnny Hallyday, réside à Gstaad en Suisse
• Patricia Kaas, réside en Suisse
• Florent Pagny, réside en Patagonie (Argentine)
• Michel Polnareff, réside aux Etats-Unis
• Marie Laforêt, résidente et citoyenne suisse
• Yannick Noah, réside aux USA

 

 

Acteurs

• Daniel Auteuil, réside en Belgique
• José Garcia, réside en Belgique
• Laetitia Casta, réside au Royaume-Uni
• David Habibi, réside au Canada
• Alain Delon, résident et citoyen Suisse
• Gérard Depardieu
, résidences mutliples en Belgique, Mordovie, France... Citoyen russe par oukase et par intérêts.

Une très bonne oukase de fuir le fisc français offerte par Vladimir Poutine en personne !

 

 

Auteurs

• Anne Marie Mitterrand, réside en Begique
• Christian Jacq, réside en Suisse
• Marc Levy, réside au Royaume-Uni
• Michel Houellebecq, réside en Espagne (auparavant en Irlande)

 

 

A noter qu'aucun personnage politique français ne figure dans ces listes relevées sur internet. Devons-nous en déduire que nos politiciens seraient des contibuables honnêtes ?

Sujet tabou...

 

 

"Exit tax" : les premiers chiffres enfin dévoilés

Instaurée en 2011 sous Sarközy, l"Exit Tax" vise à imposer la plus-value latente des particuliers candidats au départ comme l'avait envisagé l'ancien gouvernement, afin d'endiguer une trop grande évasion fiscale suite à la supression du bouclier fiscal malgré une réforme de l'ISF encore plus favorable pour les contribuables les plus riches. Le président de la commission des Finances Gilles Carrez, a obtenu les premiers chiffres de cette nouvelle mesure depuis fin décembre 2012. Les résultats portent uniquement sur une partie de l'année 2011, le décret d'application de la taxe n'étant entré en vigueur qu'en avril 2012.

Au total, ce sont environ 1,4 milliard d'euros de plus-values latentes qui ont été déclarées au titre de 2011 sur seulement 128 déclarations dont 70 provenant de contribuables partis s'installer au sein de l'espace économique européen.

(lire la suite sur LesEchos.fr)


 

Et l'Europe dans tout ça ?

Pouvons-nous encore parler d'Europe et de politique commune alors qu'aucun accord n'existe sur une fiscalité commune au travers de tous les États membres ?


Comment pourrions-nous continuer de croire en cette Europe dont ses propres États membres convoitent les citoyens les plus fortunés en nous livrant une véritable guerre fiscale ?

 

Les tapis rouges déroulés à grand coup de fiscalité avantageuse de la part de la Grande Bretagne, de la Belgique, du Luxembourg, de l'Irlande, de Chypre, de la Lettonie, de Malte et de la Suisse y compris la Polynésie française (où n'existe ni impôt sur le revenu, ni ISF, ni droits de succession), ne s'apparentent-ils pas à une captation, pour ne pas employer le terme "hold-up", des acteurs majeurs de notre fiscalité, source fondamentale du financement de nos dépenses publiques ?

 

Plutôt que d'avoir le courage de s'attaquer à la racine du mal, notre gouvernement préfère une fois de plus se plier aux exigences européennes et ce sont encore les plus démunis qui trinquent voyant le Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD) diminué de 1,4 milliard d'euros sur la période 2014-2020 alors que les mesures d'austérité, elles, ne cessent d'augmenter laissant prévoir une catastrophe humanitaire en France mais aussi dans toute l'Europe.

 

 

 

Ze Papy Mouzeot

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 16:28

Panique en cuisineVent de panique dans les cuisines

 

 

Quel devenir pour la gastronomie française sans notre fleuron industriel : l'agroalimentaire ?

 

Il arrive quelques fois pour ceusse qui ont la chance de ne pas partir en vacances de pouvoir voir ou revoir des documentaires très intéressants, surtout quand bon nombre de français ne sont pas devant leurs téléviseurs. Étonnant, non ?

Pendant qu'une partie de la France se fait dorer au soleil, les chaînes de télévisions diffusent des enquêtes qui bizarrement ne seront pas vues par une partie de la population alors que les investigations sont très pertinentes et nous concernent tous. En l'occurence, un secteur en plein boum saisonnier, la restauration.

 

Finis les déjeûners quotidiens à la cantine et les plats cuisinés par Vivagus, les vacances sont l'occasion de faire frétiller nos papilles gustatives en découvrant quelques saveurs gastronomiques locales. Les restaurants battent le plein car pour beaucoup de restaurateurs la saison estivale est l'oppotunité de réaliser le chiffre d'affaire de l'année.

Si de nombreux secteurs de l'économie française sont en crise, la restauration, elle, semble épargnée, pour l'instant. Elle connaît une hausse de sa fréquentation, voit les dépenses de ses clients augmenter, et les responsables du secteur affirment qu'ils "créent des emplois". Pourtant, si la plupart des restaurareurs respectent leur travail et leurs clients, certains ont recours à des méthodes peu scrupuleuses. Entre les plats industriels vendus comme du fait maison, des règles d'hygiène non respectées qui mettent en péril la santé des clients et un personnel surmené à cause de l'intensité ou de la longueur des journées de travail, les pratiques sont parfois édifiantes.

Et lorsque les industriels décident de s'attaquer à des symboles culinaires tels que les crêpes bretonnes, c'est toute une tradition régionale qui est en péril.

Entre sacrilège et imposture quelle place restera-t-il pour les saveurs authentiques de nos spécialités locales ?

 

Deux journalistes d'Enquête d'Action, Marie-Charlotte Antonini et Delphine Ameline ont pénétré dans quelques établissements en caméra cachée pour nous rapporter quelques images édifiantes. Toutefois il reste encore quelques incorruptibles gaulois qui font honneur à leur profession telle cette patronne de crêperie, Anne-Marie Gourland, âgée de 67 ans et installée à Plonévez Porzay dans le Finistère.

 

Une réalisation signée Laure Philipon, présentée par Marie-ange Casalta.

 

Fait maison ou plats préparés : panique en cuisine

 

Rediffusion de l'émission du 27 juillet déjà diffusée le 20 janvier 2012
- Durée : 83 mn

 

 

 

Prochaines rediffusions sur W9 :

- Vendredi 3 août à 22h45

- Samedi 4 août à 15h40


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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 13:06

http://img15.hostingpics.net/pics/458610nostradamuslivre.jpgLe "changement" c'est pour quand ?

 

 

Dans le registre "je vais bien tout va bien" voici un documentaire très intéressant qui permet de se dire qu'après tout ce n'était pas si mal en 2011 et même que si on pouvait remonter le temps pour le stopper ça serait encore mieux.

Un livre attribué à Nostradamus aurait été découvert en 1994 à la Bibliothèque nationale de Rome où y figure des dessins susceptibles de comporter des indices codés des événements de 2012. Ces dessins sont de sinistres avertissements dont la réputation de ce prophète ne peut que nous interpeller. Notre planète connaît des crises d'une complexité alarmante : pénurie de pétrole, espèce en voie d'extinction, tsunami dévastateur, chaos économique et menace nucléaire...

 

C'est parti pour 1h30 de cinéma catastrophe, version "c'est pas les mayas qui l'ont dit" !

 

 

 

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 08:36

GandhiLe Mahātmā
Mohandas Karamchand Gandhi

 

 

« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » 

Mahātmā Gandhi

 

 

Ces quelques paroles de Gandhi que j'ai prononcé avant-hier ont provoqué l'étonnement de mon petit-fillot...

« Hollande ! qu'il me lança aussitôt.

– Quoi ça Hollande ?

– C'est Hollande qui a dit ça Papy...

– Héhéhé (rire narquois) ! Pas vraiment, c'est quelqu'un de bien plus important. Il s'agit d'un petit homme qui fût avocat...

– Non, pas Sarközy ! C'est pas possible, pas lui ? dit-il en m'interrompant.

– Comme tu dis, c'est pas possible. Non, il ne s'agit pas d'un politicien français mais de l'un des plus grands guides spirituels hindou du nom de Mohandas Karamchand Gandhi.

– Gandhi ? Connais pas.

– J'me demande bien ce qu'on vous enseigne à l'école aujourd'hui ! Bon, tu connais Bob Marley au moins ?

– Ah ouais, le rasta, bien sûr !

– Bien, bien... Ben c'est le même sans les dreadlocks, tu l'éclaircis un peu, tu lui rajoutes une paire de binocles façon sécu et surtout tu n'oublies pas de l'affûbler d'un dhotî.

– Un dhotî ? C'est quoi ça ?

– C'est comme le sârî mais pour les hommes. C'est mieux comme ça ?

– Ah ouais, c'est genre Bollywood !

– Qu'est-ce les chewing-gum viennent foutre là dedans ?

– Arrrf le vieux ! MAIS NON, JE TE DIS PAS HOLLYWOOD... C'EST BO-LY-WOOD ! PAS AVEC UN O, AVEC UN B !

– Hé oh garçon, c'est pas la peine de hurler, ch'uis pas encore complétement sourdingue ! Tu veux connaître la suite ou pas ?

– J'ai le choix ?

– Pas vraiment, sinon mon article il tombe à l'eau !

– Hé j'te charrie Papy, vas-y ça tombe bien, j'ai 4 ou 5 heures à tuer...

– Bien, je vais te raconter la vie de celui que le peuple hindou surnommait "Bapu" (Père) et aussi "Mahatma" qui signifie "Grande Âme". Gandhi a été reconnu comme le Père de la Nation en Inde.

– Pas comme l'autre qu'on a ici ?

– Pas vraiment non... Gandhi a été et continue d'être une icône de la sagesse pour des générations d’Occidentaux. Il aura placé toute son action politique sous le signe de la non-violence, le Mahatma a montré que la loi du plus faible pouvait devenir celle du plus fort. Sans armes, sans violence et sans haine. Ça t'en bouche un coin, hein mon p'tit gars ?

– Et comment il s'y est pris ?

– Je vas te raconter ça mais d'abord roule-moi une de tes cigarettes qui font tousser, je les aime bien celles-là...

 Quand Mohandas Karamchand Gandhi est né le 2 octobre 1869 à Porbandar dans le Gujarat, un état à l'ouest de l'Inde, il était tout "petit petit". Il était originaire d’une famille importante, ses grands pères ayant été premier ministre d’une petite principauté, son père, Karamchand Gandhi, fût membre du tribunal du Rajasthan et même premier ministre de l’état princier de Rajkot. Sa mère, Poutlibai, était la quatrième et dernière épouse de son père, une femme très pieuse. Gandhi était le cadet de 4 enfants issus de cette union. Il appartenait donc à une famille politiquement influente issue de la caste des marchands (le nom Gandhi signifiant d’ailleurs épicier) et plus précisément de la caste des Vayshia, relativement aisée.

http://img15.hostingpics.net/pics/319976gandhi7ans.jpgTu vois sur cette photo Gandhi à 7 ans. Il a passé toute son enfance en Inde. Tout d’abord à l’école primaire de Porbandar où il était considéré comme un élève plutôt médiocre puis par la suite au collège de Rajkot, où là, ses professeurs le définissent comme un élève studieux quoique timide et sensible. Pour autant, conformément aux coutumes de sa caste, c’est à l’âge de 13 ans, en mai 1883 que Gandhi, sous l’ordre de ses parents, se marie à la jeune Kasturba Maskhanji, elle aussi âgée de 13 ans. Elle lui donnera par la suite quatre enfants entre 1888 et 1900.

– Marié à 13 ans ! La vache, ça craint !

– Héhé ! Tu sais, dans certains pays ce ne sont pas aux enfants de décider, ce sont de vieilles coutumes ancestrales qui régissent tout ça.

 

http://img15.hostingpics.net/pics/975044GandhiandSheikhMehtab1883.jpg

 

Là à gauche c'est Gandhi, à 13 ans, avec son camarade de classe Sheikh Mehtab qui l’initiera à l’Islam. Puis en 1886, Karamchând, le père de  Mohandas Karamchand Gandhi, décède. C'est une catastrophe financière pour la famille, tous les espoirs familiaux se portent sur Mohandas et son frère aîné, Lakshmidâs, qui vient de partir étudier le droit à Bombay.

En 1887, il réussit, sans brio particulier, l’examen de sortie du collège de Râjkot. Ses oncles décident donc du destin de Mohandas, il sera avocat. C’est le métier le plus lucratif parmi ceux qui s’offrent à sa caste et le seul, qui donne une chance de devenir un jour diwân comme son père, son oncle et son grand-père. L’année suivante, il est envoyé au Samaldus College de Bhavnajar, à 150 kilomètres au sud-est de Râjkot, toujours dans la Kâthiâwâr, car c’est la plus proche localité abritant un établissement d’enseignement supérieur. Mais les cours sont dispensés en anglais, de surcroît, la charge de diwân étant désormais réservée à des gens issus d’une université indienne et possédant au moins un doctorat en droit ou en lettres, ou alors issus d’une université anglaise.

 

Au printemps 1888, alors que toute la famille prend conscience qu'il ne brillera pas dans les études,  Mavji Davé, un ami de la caste brâhmane, explique aux oncles de Mohandas qu'ils devraient l'envoyer à Londres, où son propre fils étudie et ou les diplômes semblent plus faciles à obtenir. Gandhi, très enthousiaste dû affronter l'opposition de sa mère qui refusait son départ pour la Grande Bretagne, la nation colonisatrice de l'Inde. Il lui fallait aussi obtenir l'accord de ses aînés qui lui opposèrent une des lois de leur code religieux qui spécifie que les membres de la caste des Modh Vanik n'ont pas le droit de voyage. Malgré les menaces d'exclusion de sa caste, Mohandas prononce trois vœux solennels à sa mère : « A Londres je ne toucherais pas au vin , à la viande, ni aux femmes » puis il embarque pour la Grande-Bretagne, laissant femme et enfant pour y faire ses études de droit.


http://img11.hostingpics.net/pics/849466gandhialondres.jpgMohandas Karamchand Gandhi à Londres


http://img15.hostingpics.net/pics/276527Gandhi.jpg
 Gandhi étudiant à Londres

Le 4 septembre 1888, Gandhi entre l'University College de Londres et fait partie des 380 étudiants originaires de l'Inde qui étudient en Grande Bretagne dont 320 à Londres. C'est paradoxalement à Londres que Gandhi lit les principaux textes de l'hindouisme, notamment la Baghavad-Gita qui l'influencera profondément. Il découvre aussi la vie de Bouddha, Jésus, Mahomet et fait la connaissance des théosophes anglais. Il choisira le français comme langue moderne. En juin 1890, il réussit son premier examen, la matriculation lui permet d'entrer dans sa dernière année à l'université de Londres.

Il reprend le bateau pour l'Inde le 12 juin 1891, deux jours après avoir été facilement admis au barreau d'Angleterre et du Pays de Galles, arrivé 34ème sur 309 candidats. Il a en revanche beaucoup plus de mal à exercer son métier d'avocat. Sans expérience et aucune connaissance du droit indien il éprouve aussi des difficultés à s'exprimer en public. Il tente d'abord de s'installer à Bombay mais il renoncera au bout de six mois par manque de réussite. Gandhi retourne travailler avec son frère à Râjkot mais finalement il est vite écœuré par cet environnement malsain où il est coutume de faire des courbettes devant les officiers britanniques.

Une nouvelle opportunité se présente alors sous la forme d'un contrat à durée déterminée pour une année à Durban, une ville de la province du Natal en Afrique du Sud. Son rôle consistera notamment à effectuer des traductions de l'anglais au "gujarâtî" (sa langue natale) pour défendre les intérêts d'une compagnie du Gujarat. Gandhi saute sur l'occasion et embarque pour Durban en avril 1893. Il ne le sait pas encore mais ce choix sera le tournant de sa vie...

 

http://img11.hostingpics.net/pics/113932Durban.jpg

Avril 1893, Gandhi à rendez-vous avec son destin

 

Dès son arrivée là-bas Gandhi est confronté à la discrimination raciale. Six jours à peine après son arrivée, Mohandas habillé comme un gentleman britannique, il prend le train muni d'un billet de première classe. Il est seul dans le wagon jusqu’à l'arrêt de Pietermaritzburg où un blanc le découvre et fait un scandale auprès des contrôleurs exigeant que Gandhi soit "transféré" dans le wagon à bagages avec les autres "coolies". Mohandas refuse, justifiant de la légalité de sa présence en éxhibant son billet de première classe. Finalement il est jeté hors du train sur le quai de la gare. À une autre occasion, voyageant en diligence, il est battu par un conducteur parce qu'il refuse de voyager sur le marchepied pour faire de la place à un boer. Lors de ce voyage, il se voit rejeté de nombreux hôtels à cause de sa couleur de peau.

http://img11.hostingpics.net/pics/630804Gandhi1906.jpgIl s'aperçoit très vite que les britanniques et les boers dominent sans partage les populations noires et immigrées (à cette époque 100 000 indiens vivent en Afrique du Sud). Il est choqué de voir que les sujets de l'empire britannique ne sont pas traités de la même manière suivant la couleur de leur peau. C'est en étant témoin direct de l'intolérance, du racisme, des préjugés et de l'injustice contre les Indiens d'Afrique du Sud que Gandhi commence à réfléchir au statut de son peuple et à sa propre place dans la société. Gandhi réagit par de premières protestations et obtient que les Indiens "habillés à l'européenne" puissent voyager en première classe

En 1894, à l'issu du procès, gagné, pour le lequel il était venu, Gandhi décide de lutter contre une loi visant à interdire aux indiens le droit d'élire des représentants à l'assemblée de l'état du Natal. Il fait signer une pétition à 10 000 personnes et obtient le retrait du projet de loi. Gandhi avait surtout réussi à faire prendre conscience aux indiens qu'il fallait s'unir.

Son contrat terminé, Gandhi s'apprêtait à retourner en Inde mais devenu populaire, il décide de poursuivre le combat. Gandhi était considéré comme l'avocat des pauvres. En 1896 il va chercher sa femme et ses enfants en Inde et revient en Afrique du Sud. Il y travaille comme avocat jusqu'en 1899.

 

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11 ocotobre 1899, début du second conflit des Boers


La seconde guerre opposant les Boers (colons franco-néerlandais-germaniques) aux colons britanniques éclate. Gandhi déclare que les Indiens doivent soutenir l'effort de guerre s'ils veulent légitimer leur demande de citoyenneté. Il organise un corps d'ambulanciers volontaires de 300 Indiens libres et de 800 coolies indiens, appelé le Indian Ambulance Corps, une des rares unités médicales qui secouraient les Sud-africains noirs. Gandhi lui-même est porteur de civière à la bataille de Spion Kop. Gandhi est décoré à cette occasion. Malgré tout, à la fin de la guerre, la situation des Indiens ne s'améliore pas, et continue même à se détériorer.

 

http://img11.hostingpics.net/pics/995584IndianAmbulanceCorps.jpgThe Indian Ambulance Corps


En 1904, après avoir fondé le journal "Indian opinion", la lecture de Unto This Last de John Ruskin l'influence profondément et pousse Gandhi à changer radicalement de vie dans les années qui suivent. Il rachète peu après l'établissement Phoenix, qui devient la "Tolstoï farm", nommé en l'honneur de l'écrivain, où tous les rédacteurs du journal participent aux travaux agricoles et reçoivent le même salaire sans distinction de métier, de nationalité ou de couleur de peau. Il commence la pratique du jeûne, arrête de consommer du lait, coupe ses cheveux lui-même et nettoie ses latrines incitant sa femme et ses amis à faire de même.

http://img11.hostingpics.net/pics/965680MohandasGandhi1914.jpgVers 1905-1906, la réputation de compétence et d'intégrité de Gandhi en font l'homme de loi privilégié des marchands gujarati, ce qui assure une activité soutenue au prospère cabinet d'avocat qu'il dirige. (source Wikipédia) 

En 1906 une nouvelle loi ségrégationniste est votée au Transvaal. Elle enjoint les asiatiques à se faire inscrire sur des listes destinées à contrôler de près leurs activités. Gandhi réussit à convaincre 3000 délégués de ne pas se soumettre à la nouvelle loi et de résister quel qu'en soit le coût, mais sans violence. Gandhi est arrêté et incarcéré pendant six mois. En 1909 il publie "Hind Swaraj", livre dans lequel il développe les théories du combat par la non-violence : la SATYÂGRAHA.

 http://img11.hostingpics.net/pics/849463Gandhi1908.jpgMohandas Karamchand Gandhi en 1908

 
Pendant huit ans, Gandhi ne cessera de s'opposer aux lois ségrégationnistes en s'engag eant dans une lutte au cours de laquelle des milliers d'Indiens et de Chinois sont emprisonnés (incluant Gandhi lui-même en de nombreuses occasions), fouettés ou même abattus pour avoir fait grève, refusé de s'enregistrer, brûlé leur carte d'enregistrement ou avoir résisté de manière non violente. C'est durant cette période que Gandhi entame une correspondance avec Léon Tolstoï, où ils échangent leurs vues sur la non-violence et la politique globale jusqu’à la mort de l’écrivain russe. La désobéissance civile culmine en 1913 avec une grève des mineurs et la marche des femmes indiennes.

Finalement, le 30 juin 1914, le général Jan Christiaan Smuts et Gandhi signent un accord sur l'abrogation d'une grande partie des lois raciales. Le 18 juillet 1914 Gandhi quitte l'Afrique du Sud pour toujours et rentre en Inde. Il aura effectué son baptême politique en terre africaine à l'âge de 45 ans.

 

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Le 9 janvier 1915, lors de son retour en Inde, Gandhi découvre qu’il ne connaît pas son propre pays. Il décide alors de le parcourir de long en large, allant de village en village, afin de rencontrer l’âme indienne et connaître ses vrais besoins. Son périple dure un an à l'issue duquel il établit un ashram près d'Ahmedabad. Son nom est désormais associé à la lutte contre l'injustice. C'est pourquoi, début 1917, Gandhi se rend au Bihar à l'appel des cultivateurs de l'indigo exploités sans vergogne par les industriels britanniques.  
Alors que Gandhi participait à un congrès, un paysan de champâran, centre mondial de la production d'indigo (colorant bleu tiré d'une plante de l'Inde, l'indigotier), vint le voir, chez lui la situation est désastreuse, à la fin du 19ème siècle, tous les paysans ont l'obligation de produire de l'indigo en masse. Puis au début du 20ème siècle, après la création d'un indigo de synthèse par l'Allemagne, le marché de l'indigo naturel s'effondre, les Européens : locataires des terres et sous-traitants ces terres aux paysans indiens les contraignent alors à payer des taxes sur l'eau des canaux d'irrigation, des contibutions pour l'achat d'une maison ou d'une voiture. En 1914, la situation s'intensifie, l'indigo synthétique n'a plus de succès et les paysans sont de nouveau obligés de cultiver l'indigo sous peine d'amende s'ils refusent. Fatigués de subir le bon désir des blancs, les émeutes se multiplient, un propriétaire blanc est tué, l'armée intervient.
Gandhi arrive dans le Champâran en 1917 et il rassemble autour de lui de nouveaux disciples qui deviendront plus tard de grands hommes politiques. Kripalani, grand participant à la lutte pour l'indépendance, sera le président du congrès au moment de l'indépendance. Prasâd, lui, deviendra le premier ministre de l'Union Indienne après l'indépendance. Deux jours après son arrivée, Gandhi est sommé de quitter Champâran, il refuse. Il est alors convoqué au tribunal où il vient accompagner de milliers de paysans. Lors du procès il déclare : « Je plaide coupable. Je suis un citoyen respectueux des lois; si j'ai refusé d'obéir à l'ordre qui m'était donné, ce n'est pas par manque de respect envers l'autorité légale, mais en accord avec la loi supérieure qui nous gouverne : LA VOIX DE LA CONSCIENCE ». Le juge décida sa libération contre une caution de 100 roupies. Gandhi refusa de payer. Le juge céderaa et prononcera sa libération sans caution. Gandhi, fier de sa première victoire envoya un télégraphe au vice-roi, au congrès et à la presse. Pour calmer le jeu, le vice-roi décida de créer une commission avec Gandhi à sa tête pour trouver une solution au problème du Champâran. Gandhi accepte et après quelques jours de discussion la commission recommande à l'unanimité l'abolition de ce système et un remboursement par les propriétaires anglais de 25% de ce qu'ils avaient extorqué aux paysans.

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 Le général Reginal Dyer

Le 6 avril 1919, pour impressionner les anglais, Gandhi appelle le peuple à manifester publiquement dans tout le pays et à entamer une grève nationale. La manifestation est un énorme succès. C'est à partir de cette époque que Gandhi est baptisé par le peuple Bapu et Mahatma. La célébrité de Gandhi s'étend alors à l'Inde entière. Au Kheda, Sardar Vallabhbhai Patel représenta les fermiers et obtint la même victoire.

Le 13 avril, à Amritsar, la population manifeste de nouveau malgré l'interdiction. Le général Dyer ordonne alors à ses hommes de tirer sur la foule pacifique. Le bilan est effroyable : plus de 300 morts et plus de 1000 blessés. Horrifié, Gandhi suspend immédiatement la satyagraha.

En 1920 Gandhi repense ses moyens d'action. Soutenu par le parti du Congrès et par les musulmans, il appelle à la non coopération avec l'administration britannique et se prononce pour le boycott des produits textiles d'origine européenne. L'Inde tout entière bouge et la tension ne cesse de monter. De nombreux leaders sont emprisonnés et des affrontements ont lieu. Pendant l'un d'eux, 22 policiers sont lynchés par la foule. Le Mahatma, comme on l'appelle désormais, décide de mettre fin à toute action.
Il est cependant arrêté puis condamné à 6 ans de prison. Il restera emprisonné 2 ans pendant lesquels le mouvement va sensiblement s'essouffler.
À sa sortie de prison Gandhi appelle à la cohésion nationale et il réclame l'égalité sociale pour les intouchables qu'il appelle affectueusement les harijans (enfants de Dieu). Il mènera d'ailleurs deux grèves de la faim pour qu'ils puissent entrer dans les temples.

Au début des années 30, Gandhi a retrouvé toute sa fougue. Il bénéficie d'une influence considérable. À chacun de ses mots d'ordre l'Inde s'immobilise. Le 12 mars 1930 le Mahatma entreprend son action la plus célèbre : LA MARCHE DU SEL. Son objectif est de dénoncer le monopole anglais de la vente du sel. Pendant 24 jours et sur 350 km le cortège ne cessera de gonfler. Arrivé à son but Gandhi ramasse une poignée de sel et annonce qu'il commence la désobéissance civile. Il est de nouveau arrêté...

 

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1930 : la marche du sel

 

Je pense que ce documentaire t'en apprendra beaucoup plus encore sur la vie du Mahatma. Pendant ce temps je vais en profiter pour faire une petite sieste...

 

Gandhi, Mort pour la paix - partie 1/6

 

Gandhi, Mort pour la paix - partie 2/6

 

Gandhi, Mort pour la paix - partie 3/6

 

Gandhi, Mort pour la paix - partie 4/6

 

Gandhi, Mort pour la paix - partie 5/6

 

Gandhi, Mort pour la paix - partie 6/6

 

– C'est fini ! Oh Papy, réveilles-toi, c'est terminé le film !

– Muhf ? Keucé keuss bordel ?

– J'ai regardé tout le documentaire.

– Ah, c'est bien et alors qu'est-ce que tu en penses ?

– C'est triste.

– Qu'est-ce qui est triste mon gamin ?

– Tout ! D'abord j'ai du mal à croire que quelqu'un comme lui a existé et puis ce bonhomme il a passé toute sa vie pour libérer son pays des colons anglais et finalement il s'est fait assassiner par un des siens et puis aussi qu'ils se sont entretués entre musulmans et hindous.

– Tu sais, après l'assassinat de Gandhi, Albert Einstein avait dit : « Les générations futures auront du mal à croire qu’un tel homme de chair et de sang a réellement existé ! ». Il ne s'était pas trompé. Mais le plus triste n'est pas la fin de Gandhi, il a accompli son destin même s'il n'est pas parvenu à réaliser son rêve, celui d'une Inde libre et unifiée. C'était sans compter sur les rivalités réligieuses et la volonté de division instaurée par Churchill qui a tout fait pour s'opposer à l'unification de l'Inde... "Diviser pour mieux régner !" On retrouve toujours ce principe imposé par les dictatures. Le plus triste, mon garçon, c'est qu'aujourd'hui nous avons oublié les enseignements du Mahatma.

 

Sa doctrine reposait sur le Satyagraha, un mélange de désobéissance civile basée sur l'ahimsa, qui se traduit par la non-violence et le Swaraj qui est un concept d'autogouvernance qui, vu par Gandhi considère l'autodétermination comme l'élément central d'une politique indépendante. Cette autodétermination définie par Gandhi est la notion des peuples à disposer d'eux-mêmes hors de toute influence étrangère à la nation. C'est la clé de l'émancipation pour tous les peuples qui souhaitent sortir du joug des dictatures capitalistes ou autres.

 

La révolution par la non-violence, voilà quel était le principal enseignement du Mahatma Mohandas Karamchand Gandhi. Il nous appartient à tous de perpétuer ce que ce grand sage nous a laissé en héritage. Médites bien ça mon grand, tu as encore beaucoup d'années devant toi pour accomplir ton propre chemin et je trouve qu'à ton âge tu es déjà bien en avance sur les jeunes de ta génération.


http://img15.hostingpics.net/pics/712398796pxSabarmatiAshram8.jpgL'ashram de Sabarmati à Ahmedabad (l'ashram de Gandhi) en 2006

 

 

 

Sources : "Biographie de Gandhi" par Christine Jordis, "L'Inde Britannique ou les joyaux de la couronne" de Claude Markovits, "Que sais-je ? Gandhi" de Robert Deliège, Wikipédia et connaissances personnelles du Papy Mouzeot.  

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 11:25

La Crise pour les nulsLe 22 avril 2012 MOBILISONS-NON
pour dire NON aux Maîtres du Monde

 

Un petit documentaire à ne rater sous aucun prétexte ! Si vous n'avez rien compris aux agences de notation, aux spéculations occultes et au discours ultra-libéral de l'UMP, ce reportage est fait pour vous...

 


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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 18:47

 

Pour tout connaître sur les secrets
des banques... ou les dérives
du capitalisme libéral

 

 

Ma zapette fait des miracles... hier soir, alors que je m'étais programmé une petite soirée spéciale "célibataire" devant un bon western (c'est comme ça qu'on appelle les films érotiques ici) sur je ne sais plus quelle chaîne du soir qu'il fait très tard, voilà que je tombe sur l'émission "L'autre séance" sur le canal LCP pendant les pubs...

Re-PAN dans la tronche du Papy, que j'ai encore traversé la 4ème dimension que j'me suis dit !

LCP, nom de code pour La Chaîne Parlementaire, que tu te dis que parlementaire c'est synonyme de palabres et baratins en tout genre. Je m'apprêtais donc à faire défiler les chaînes lorsqu'en sous-titre apparaissait ceci : « Si nous ne créons pas un nouveau mode de répartition des richesses, ce qui a abouti à la Seconde Guerre mondiale se reproduira sous une autre forme. C’est une nouvelle ère de barbarie qui s’ouvrira » (dixit Hermann Scheer, lauréat du prix Nobel alternatif et député allemand).

Intrigué par ce discours je me suis laissé séduire par cette émission qui en fait nous proposait la diffusion du documentaire réalisé par l'autrichien Erwin Wagenhofer, déjà connu pour son premier long métrage We Feed the World (Le marché de la faim - 2005), Let's Make Money (sortie dans les salles françaises en 2009).

 

Le documentaire Let's Make Money est incontournable pour qui souhaite comprendre les folles dérives du capitalisme financier. Dans cet exercice de dénonciation de l’argent fou, Hermann Scheer excelle avec cette démonstration implacable sur les conséquences humaines, démographiques et écologiques de la dérégulation économique, notamment sur les pays pauvres.

 

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Une machine à produire des inégalités

 

Des mines d’or du Ghana aux banques londoniennes, des champs de coton du Burkina Faso aux gratte-ciel de Singapour, des bidonvilles de Madras aux plages de Jersey, le cinéaste autrichien s’attaque à l’opacité d’un système complexe dont il tente de démonter les mécanismes tortueux et de montrer toute l’iniquité.
Le film reflète, par sa construction, la juxtaposition d’univers que tout oppose, Nord et Sud, riches et pauvres, investisseurs et paysans, hommes d’affaires et enfants des rues… Il enchaîne plans-séquences et témoignages multiples, qui illustrent les risques d’une économie sans garde-fous et les méfaits du néolibéralisme triomphant : spéculation effrénée, investissements fictifs, chantage économique, évasion fiscale, surexploitation de la main d’œuvre, pays du Sud ruinés par le protectionnisme occidental, privatisation des services publics, pollution…

 

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Le vertige des chiffres

 

Il en montre aussi les aberrations. Dans l’industrie cotonnière, les subventions accordées aux agriculteurs américains empêchent les pays du Sud d’accéder au marché mondial et coûtent par exemple au Burkina Faso 80 milliards de dollars par an, un manque à gagner dont le montant est quatre fois supérieur à la somme que perçoit ce pays sous forme d’aide.
Autre scandale, on estime qu’actuellement plusieurs milliers de milliards de dollars dorment à l’ombre des paradis fiscaux où ils échappent à toute forme de taxe. Si cette richesse était imposée au taux très modéré de 30%, les gouvernements du monde entier toucheraient 250 milliards de dollars de recettes annuelles supplémentaires, qu’ils pourraient dépenser pour endiguer la pauvreté et atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement de l’ONU…
Au-delà du vertige procuré par de tels chiffres, le film de Wagenhofer cherche à interpeller le citoyen ordinaire, mais aussi le simple contribuable. Celui dont l’argent, une fois déposé en banque, est introduit dans le circuit monétaire international et contribue, sans qu’il le sache, à alimenter un système qui, à l’échelle du globe, ne profite qu’aux populations riches d’Etats privilégiés. Plaidoyer pour une redistribution équitable des richesses, ce film engagé est avant tout un bel hommage aux valeurs citoyennes de l’information indépendante.

 

 

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Réalisation : Erwin Wagenhofer

Date de sortie en France : 15 avril 2009

Durée : 1h47

• Version originale sous-titrée

 

 


Let's make Money - partie 1/2

Let's make Money - partie 2/2

 

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Entretien avec le réalisateur
de “Let's make money”

 

Rencontre avec la bête noire des néo-libéraux de tous poils et Mathilde Blottière (journaliste à Télérama)

 

Mathilde Blottière : Après les ravages écologiques et humains de l'industrie agroalimentaire, vous vous attaquez aux aberrations du système financier mondial. Comment êtes-vous passé de l’un à l’autre ?
Erwin Wagenhofer : Cela s’est fait naturellement. Après m'être interrogé sur la provenance de notre nourriture, j'ai décidé d'enquêter sur la destination de notre argent, et l'usage qu'en font les banques. Let’s Make money commence d'ailleurs là où se terminait We feed the world : sur le Mont-Pèlerin, au-dessus du lac Léman, en Suisse. C'est là que se situe le siège mondial de Nestlé, l'un des plus gros groupes agroalimentaires de la planète. Dans We feed the world, le président de la multinationale m'avait confié son rêve : privatiser l'eau… Pour Let's make money, je suis retourné dans cet endroit car c'est aussi le lieu de naissance de la Société du Mont-Pèlerin, haut-lieu de promotion du néo-libéralisme économique.

Comment prépare-t-on un film sur un sujet aussi complexe que le circuit monétaire international ?
L'important est de réussir à incarner son sujet. Avant même de connaître leurs noms, je savais exactement qui je voulais rencontrer. Pour préparer le tournage, j'avais élaboré un plan très précis où j'avais listé les fonctions ou les titres d'interlocuteurs potentiels : un investisseur autrichien en Asie, le directeur de la Banque mondiale ou encore le maire de Jersey. Bien sûr, toutes les rencontres n'ont pas pu se faire, mais dans l'ensemble, j'ai recueilli les témoignages que je souhaitais.

Comment avez-vous convaincu les magnats de la finance de vous recevoir ?
Depuis le succès international de We feed the world (un million de spectateurs dans le monde), les gens savent que je ne milite pas pour le grand capital… Cela compliquait les démarches. C'est pourquoi j'ai engagé une célèbre journaliste autrichienne pour assurer l'intermédiaire entre les financiers et moi. Ça n'a pas toujours fonctionné comme je l'aurais souhaité… La persuasion exige beaucoup de rigueur et d'obstination : pour We feed the world, j'avais rencontré tous mes interlocuteurs avant le tournage, pour tâcher de les convaincre les yeux dans les yeux. Ça m'avait pris trois ans...

 

“J'ai essayé de capter des images fortes, qui portent des traces évidentes de cette course à l'argent.”

 

L’argent peut être un sujet extrêmement abstrait. Comment filme-t-on une valeur ?
J'ai essayé de capter des images fortes, qui portent des traces évidentes de cette course à l'argent. Lorsque j'avais filmé les gigantesques serres espagnoles pour We feed the world, j'avais déjà repéré les énormes complexes touristiques fantômes de la Costa del Sol. Voilà une conséquence très concrète de la spéculation : des paysages ravagés, des bâtiments immondes qui pourrissent au soleil, des quantités d'eau gaspillée pour entretenir des terrains de golf dont personne ne profite... Je voulais aussi tourner à Jersey : l'argent y est invisible, mais quelque part, derrière les cailloux et le sable, des sommes colossales prospèrent tranquillement. Et puis, bien sûr, je tenais à montrer la misère engendrée par cet accaparement de l'argent par quelques-uns : la pauvreté absolue, telle qu'on la trouve dans les bidonvilles des grandes villes indiennes.

 

Quel est ce « nous » auquel se réfère le titre ?
C'est le même « nous » que celui de We feed the world : il s'adresse à nous autres, citoyens des pays riches. C'est une manière de responsabiliser les gens, de leur signifier que ce qu'ils voient à l'écran les concerne. Au-delà de cela, Let's make money est vraiment le slogan de ces vingt dernières années. Il y a quelque chose de lubrique dans cette formule, qui fait penser à une autre expression anglophone : « let's make love ». On imagine très bien un banquier se levant de bon matin avec cette idée gourmande en tête : « Allons faire du fric ! »

 

“Pour perdurer, le système capitaliste pompe l'énergie des gens les mieux formés de nos sociétés. C'est désolant.”

 

Qu'est-ce qui vous a le plus marqué lors de votre enquête ?
J'ai eu le sentiment d'un immense gaspillage de matière grise. Pour perdurer, le système capitaliste pompe l'énergie des plus gros cerveaux, des gens les mieux formés de nos sociétés. Plutôt que d'employer leur intelligence à régler les problèmes urgents de la planète, ils passent leur temps à se demander comment maximiser les gains en un minimum de temps. C'est désolant.
D'un point de vue émotionnel, le plus frappant est évidemment la pauvreté des oubliés de la machine à fric. Involontairement, nous sommes responsables de leur misère car c'est bien notre argent, ou au moins une partie, que les banques injectent dans le circuit. Le seul levier que nous ayons pour contrer ce processus, c'est le vote.

Let's make money est déjà sorti il y a plusieurs mois en Autriche, en Allemagne, en Suisse. Comment le public réagit-il ?
Je reçois tous les jours des retours de spectateurs. Qu'on l'apprécie ou non, le film ne laisse personne indifférent. Lorsque le festival de Sundance l'a programmé, en janvier dernier, le débat post-projection avait d'ailleurs failli virer à la guerre civile : d'un côté, ceux qui prennent acte du constat et veulent agir pour changer les choses ; de l'autre, les incrédules qui considèrent le film comme un tissu de mensonges.
Quant aux réactions des politiques, elles ne se sont pas faites attendre : à Vienne, la ville a commencé à racheter les tramways dont le film dénonçait la privatisation. Bien sûr, entre-temps, la crise est passée par là…

Justement, le film sort en pleine crise. Ironiquement, cela risque de lui profiter…
Let's make money critique un système et, au moment où il sort en salles, la réalité lui donne raison… Il est vrai que je n'aurais pu rêver campagne marketing plus efficace. Pour autant, je ne suis pas un gagnant de la crise, contrairement à mon producteur qui, lui, se frotte les mains… Plus sérieusement, quand j'ai commencé à tourner, je ne pensais pas que la crise était sur le point d'éclater. En revanche, je n'ai jamais douter de son caractère inéluctable : rien de sorcier là-dedans, il suffisait d'analyser froidement le système pour comprendre qu'il allait dans le mur. Le pire, c'est que tous les financiers qu'on voit dans le film le savaient eux aussi : ils n'ont pas voulu voir, le plus urgent pour eux, c'était de faire de l'argent. Et vite.

 

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 18:18

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© Illustration Géhèm

 

 

Vous êtes nombreux à avoir visionné ces petites séquences illustrées et pédagogiques qui sont accessibles sur la toile. Mais saviez-vous qu'elles sont à l'initiative du Front de Gauche ? Certains se les sont appropriés en coupant les quelques secondes du générique de présentation où figurent les logos du FdG et du PCF !

Dans un soucis d'équité et de justice je souhaite faire découvrir à tous ceux qui ne n'ont pas encore vu ces petites séquences très instructives tout en rétablissant la paternité à leurs auteurs originaux.

Voici donc les 6 premiers épisodes de cette série intitulée "En 2012, on va leur faire un dessin" ou le petit guide illustré du programme du Front de Gauche.

 

Ep.1 : En 2012, on va leur faire un dessin - "La vie chère" 



 

 

Ep.2 : En 2012, on va leur faire un dessin - "Le front de gauche"



 

 

 

Ep.3 : En 2012, on va leur faire un dessin - "La crise financière" 



 

 

 

Ep.4 : En 2012, on va leur faire un dessin - Justice au pays de l'or noir 

 

 

 

Ep.5 : En 2012, on va leur faire un dessin - Marine Le Pen amène le pire



 

 

Ep.6 : En 2012, on va leur faire un dessin - L'austérité ou la vie, il faut choisir

 

 

 

à suivre...

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 12:52

NOM pour les nulsTout ce que vous avez toujours
voulu savoir sur le
Nouvel Ordre Mondial
et que vous ne verrez jamais
sur vos écrans de TV

 

http://img11.hostingpics.net/pics/675559projector.jpgAvec ce temps printanier j'ai été saisis d'une folle envie d'entreprendre un peu de rangement dans ma petite chambre de bonne et voilà pas que je tombe sur un vieux carton tout poussiéreux contenant de vieilles bobines 8 mm...

Installez-vous tranquillement et servez-vous une bonne binouze le temps que de brancher ce rogntudjûu de projecteur et nous allons pouvoir à nouveau voyager dans le temps. 

 

Attention ! Ce documentaire peut heurter la sensibilité chez certains d'entre-vous. Cardiaques s'abstenir. La maison ne répond pas des accidents et il est fortement déconseillé de jeter votre canette sur votre écran. Enfin, c'est vous qui voyez...

 

 

 

 

 Replay 

 

Pour ceusses qui auraient loupé les épisodes précédents...

 

NOUVEL ORDRE MONDIAL : mythe ou réalité ? (part.1)

NOUVEL ORDRE MONDIAL : retour vers le futur (part.2)

 


 

Merci au compañero Xarlo EtCHEzaharreta pour m'avoir prêté ce film que je ne lui ai jamais rendu.

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 14:10

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Marie-Monique Robin,
reconnue d'utilité publique

 

 

Après avoir pris connaissance du Codex Alimentarius puis du documentaire de Marie-Monique Robin "Le Monde selon Monsanto", je vous propose de nous arrêter sur la dernière réalisation de la célèbre journaliste d'investigation, intitulé "Notre poison quotidien" coproduit en 2010 avec Arte et l'INA.

 

La journaliste d'investigation pointe son objectif sur la généralisation des produits chimiques dans  la chaîne alimentaire et les dégâts qu'ils produisent dans notre environnement depuis des décennies. Marie-Monique Robin n'a pas hésité à faire le tour du monde afin de nous informer sur les réels dangers causés par les oligopoles de l'industrie chimique qui s'évertuent à nous cacher bien des réalités catastrophiques pour l'avenir de l'humanité. Les témoignages sont saisissants, dès les premières minutes de ce documentaire, vous retrouverez Paul François, cet agriculteur charentais qui vient d'obtenir une première victoire historique en France sur le géant américain Monsanto, il y a seulement deux jours. En remontant la "filière" jusqu'à sa source Marie-Monique Robin nous démontre comment nos agriculteurs se sont fait endoctriner pendant l'après-guerre et aussi comment ces produits toxiques arrivent jusque dans notre alimentation quotidienne.


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«La littérature scientifique est polluée par des études faites sur mesure pour l’industrie»
 


La réalisatrice de ce documentaire enfonce des portes blindées par le "droit à la propriété" derrière lesquelles se réfugient les multinationales de l'industrie chimique pour planquer les secrets de leurs formules diaboliques.
Marie-Monique Robin n'hésite pas à employer les termes justes en qualifiant de poison tous les multiples conservateurs, colorants, anti-oxydants, résidus de pesticides et autres produits chimiques que nous retrouvons dans nos assiettes. 

De la Mutualité Sociale Agricole (MSA) à l’OMS (Organisation mondiale de la santé), Marie-Monique Robin a recueilli les témoignages de tous les experts impliqués dans le système de règlementation, la recherche ou l’utilisation des produits chimiques. La réalisatrice engagée les a mis face à leurs contradictions : les décisions de l’OMS basées sur des études confidentielles fournies par les industriels, l’EFSA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments) qui emploie des experts également salariés dans des entreprises utilisant des produits chimiques,  les listes de produits cancérigènes du CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) qui ne correspondent pas aux conclusions de certains de leurs rapports…

Quand lorsque les autorités, EFSA ou OMS, tentent de fixer des limites de consommation des produits chimiques, les fameuses DJA (Doses Journalières Admissibles) la masse de la tâche les transforme en "acrobates des limites" : « Nous sommes dans une société du risque où nous acceptons des effets collatéraux au nom du progrès ».

 

La dose ne fait plus le poison

Si "la dose fait le poison", il semble qu’aujourd’hui nous soyons incapables de déterminer quelle dose nous ingérons réellement. Les réglementateurs prétendent "faire de leur mieux", mais les controverses autour du Bisphénol A ou de l’aspartame prouvent que leurs effets sur la santé humaine sont encore mal connus ou minimisés.  "L’effet cocktail" des centaines de substances mélangées dans l’alimentation est encore plus flou.

Le travail remarquable de Marie-Monique Robin démontre aussi qu’il n’est plus possible aujourd’hui de dire que les produits chimiques présents dans l’alimentation ne sont pas liés à l'augmentation de nombre de cancers et troubles neurologiques développés dans tous les pays depuis une trentaine d'années. La journaliste d'investigation prend pour preuve le cas des agriculteurs qui sont en première ligne, donc les "victimes à la source" des produits phytosanitaires, et sont de plus en plus nombreux à avouer que les cancers ou les maladies neuro-dégénératives dont ils sont victimes sont causées par les pesticides. Suivent immédiatement dans la chaîne alimentaire les industriels qui transforment et conditionnent les aliments qu'au final nous ingérons tous.

Si les autorités ne réagissent pas pour des raisons qui restent encore obscures il nous appartient de changer le cours de notre alimentation en commençant déjà par nous tourner rapidement vers les aliments bio.

 

Sans plus attendre je vous laisse découvrir le meilleur documentaire jamais réalisé sur les conséquences des empoisonnements d'envergure mondiale liées à ces fabricants de la mort.

 

 

Notre
poison
quotidien

  un film de Marie-Monique Robin

avec l'aimable autorisation de Marie-Monique Robin

 

 

Voila, j'espère que cette trilogie sur les industries chimiques aura permis de vous en apprendre un peu plus sur l'origine de nos maladies face au grand paradoxe qui voit la longévité de la vie humaine s'allonger un peu plus chaque décennie et le nombre de décès par cancer augmenter sans cesse.

 

 

http://img11.hostingpics.net/pics/617215MarieMoniqueRobin.jpgMarie-Monique Robin dans son environnement naturel

 

Poursuivons un peu plus loin avec le portrait de cette journaliste engagée, Marie-Monique Robin, que j'ai découvert il y a une dizaine d'années en "tombant" littéralement sur un autre de ses documentaires cinglants diffusé sur une célèbre chaîne cryptée : Escadrons de la mort, l'école française, que je vous recommande chaleureusement.

 

Marie-Monique Robin est diplômée du centre universitaire d’enseignement du journalisme de l'université de Strasbourg. Elle a débuté sa carrière avec France 3 Région puis après une incursion d'une dizaine d'années au sein de l’agence CAPA elle s'est établie en tant que journaliste indépendante. Indépendante... C'est exactement le terme qui qualifie cette célèbre journaliste d'investigation engagée, militante pour l'humanité. Une vingtaine années plus tard Marie-Monique Robin a quasiment réalisé une quarantaine de documentaires sans cesse plus captivants. Ses films sont le résultat d’une longue enquête de terrain et nous offrent un regard critique sur la situation des droits de l’homme dans différentes régions du monde notamment en Amérique Latine où elle s’est rendue plus de 80 fois.

 

En outre la journaliste-réalisatrice a rédigé une dizaine d'ouvrages tirés de ses enquêtes. C'est ce qui fait la particularité de son travail d'investigation : chacun de ses livres raconte en détail l’enquête menée à l’occasion d’un de ses films et approfondit son propos par un complément très documenté.

 

Les travaux impressionnants de Marie-Monique Robin sont réalisés pour éveiller nos consciences sur le devenir de notre santé et contrairement aux documentaires de son confrère Michaël Moore, la réalisatrice ne nous endoctrine pas dans un maccarthisme ni même dans un discours politique. La journaliste prend soin de nous laisser notre libre arbitre tout en allant très loin dans ses investigations. Seule compte la vérité appuyée par des témoignages authentiques et des faits malheureusement bien réels.


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Filmographie de Marie-Monique Robin

• Notre poison quotidien, 113 mn, 2010, coproduction d’Arte France et INA France 2010, diffusé en première mondiale au FIPA de Biarritz en janvier 2011. 

Torture made in USA, 85 mn, 2009, Galaxie Presse, CFRT, diffusé exclusivement du 19 octobre au 19 décembre 2009 et du 30 mars au 4 avril 2010 sur Internet par Mediapart, le film a obtenu au FIGRA, Festival International du Grand Reportage d'Actualité du Touquet Paris-Plages, le prix Olivier Quemener-Reporters sans frontières, 2010. 

Le Monde selon Monsanto, 108 mn, 2008, ARTE, ONF, Festival international du film francophone en Acadie, Prix Rachel Carson (Norvège), Trophée des sciences du danger (Cannes), Umwelt-Medienpreis (prix des médias allemands, Berlin 2009), l'Ekofilm Festival de Cesky Kumlov (République Tchèque, 2009). 

L’École du soupçon, 52 mn, 2007. 

On les appelait les dames du planning, 52 mn, 2006. 

Argentine, le soja de la faim, 26 mn, 2005.

Les pirates du vivant, 57 mn, 2005, ARTE, Prix au FIGRA, Prix Buffon, Festival international du film scientifique de Paris, Prix Ushuaïa TV. 

Blé : chronique d’une mort annoncée ?, 52 mn, 2005.

Chasse au pédophile : quand la rumeur tue, 40 mn, 2004. 

La science face au paranormal, 52 mn, 2004, Canal +

Escadrons de la mort, l'école française, 60 mn, 2003, CANAL +/ ARTE, Prix du meilleur documentaire politique (Sénat), Award of Merit (Latin American Studies Association, USA). 

L’ère du soupçon, 52 mn, 2002. 

Escale à Cuba, 75 mn, 2002. 

Cuba : l'île aux trésors, 52 mn, 2001.

Paroles d’agents, 52 mn, 2001. 

Paroles de profs, 52 mn, 2001. 

La révolte des femmes battues, 75 mn, 2000. 

Paroles de flics, 52 mn, 2000. 

Les cent photos du siècle, de février 1998 à février 2000 sur ARTE. 

Petites et grande histoire du stade de France, 90 mn, 1998. 

Mon père, le Che, 62 mn, 1997. 

Le guérillero des laboratoires, 52 mn, 1995. 

La faillite des paysans, 26 mn, 1997. 

Voleurs d'yeux, 40 mn, M6, Prix Albert Londres 1995. 

Le théâtre des mules, 52 mn, 1995.

Cuba, l'histoire d'un mythe, 2 x 52 mn, 1994.

Le plus bel endroit du monde, 26 mn, 1994.

Voleurs d'organes, 52 mn, Planète Câble/Canal+ Espagne/ARD, 1993, Prix du Grand documentaire au Festival d'Angers, Prix du meilleur documentaire étranger au Festival de la Havane, Prix du jury catholique au festival de Monte Carlo, Prix Médiaville.

Ça n'arrive qu'ailleurs, 26 mn, 1992.

Apartheid dans le sud Tyrol, 26 mn, 1990.

Les jacqueries du bocage, 26 mn, 1990.

Mama coca, 26 mn, 1990.

La vallée des centenaires, 26 mn, 1990.

Cuba si, Cuba no, 52 mn, 1990. 

Sida et révolution, 26 mn, 1989

 

Excusez du peu et découvrez aussi les récits de ses enquêtes...

 

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Bibliographie

• Notre poison quotidien, Édition La Découverte, 2011

100 photos du XXIe siècle, Édition La Martinière, 2010, avec David Charrasse

Le Monde selon Monsanto, Édition La Découverte, 2008

L’École du soupçon : les dérives de la lutte contre la pédophilie, Édition La Découverte, 2005

Escadrons de la mort, l'école française, Édition La Découverte, 2004

Le sixième sens, en collaboration avec Mario Varvoglis, Éditions du Chêne, 2002

Grand reportage. Les Héritiers d'Albert Londres, Œuvre collective, Éditions Florent Massot, 2001

Les 100 photos du siècle, Éditions du Chêne, (Éditions Tachen et France Loisirs), 1999

Voleurs d’organes. Enquête sur un trafic, Éditions Bayard, 1996

 

 

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Le site de Marie-Monique Robin

 

Je veux être désormais propriétaire des images et interviews que je réalise, et développer une relation différente avec le public

Marie-Monique Robin

 

Depuis peu Marie-Monique Robin a décidé d'être propriétaire des images et interviews qu'elle réalise soucieuse de développer une relation différente avec son public.

 

• être désormais propriétaire des images et interviews qu'elle réalise pour pouvoir les utiliser le plus largement possible, en les mettant, par exemple, à disposition sur son site web.

• contrôler les budgets des films et utiliser au mieux l’argent disponible dans le seul but de garantir la qualité des œuvres, ce que n’autorise pas une logique purement commerciale.

• développer une relation différente avec le public en l’associant à la genèse et au développement de ses films pour que ceux-ci jouent pleinement leur rôle d’outil d’information et d’éveilleur de conscience.

• créer une équipe qui partage sa conception du journalisme et l’assiste dans la réalisation de mon travail.

 

Soutenez Marie-Monique Robin en devenant souscripteur de ses futures réalisations.

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Ce que nous proposons très précisément :

- Le DVD : il s’agit d’une "édition spéciale" exclusivement distribuée en souscription, distincte du DVD qui sera vendu dans le commerce. Au prix de 30 € TTC, port inclus, le DVD que vous pré-achetez sera expédié au nom et à l’adresse que vous communiquez en vous inscrivant.
  
- Le lien : votre inscription en ligne vous permet l’accès au site du reportage. Grâce à ce lien, suivez la production et la réalisation, et cultivez vos relations avec les personnages du film (les personnes qui souscrivent par courrier reçoivent ce lien par mail)
  
- Les conditions d’effectifs : pour que l’opération soit menée à bien, il faut un minimum de 500 souscriptions.
Au cas où nous n’y parviendrions pas, vos paiements vous seront restitués. L’opération de souscription est réservée au maximum à 2500 personnes, dans l’ordre d’arrivée de leurs inscriptions.
  
- Les délais : le DVD en édition spéciale sera distribué aux seuls souscripteurs, entre octobre et décembre 2012. Le lien sera accessible sur le site à partir du 15 avril 2011, et sera alimenté jusqu’à la sortie du film.

 

 SOUSCRIRE 

 

Je soussignée Marie-Monique Robin, prends personnellement l’engagement de rembourser intégralement les souscripteurs dans tous les cas où la production du film n’aboutirait pas, quelle qu’en soit la cause.

 

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Le débat est "tout vert"

 

Livrez vos impressions, vos témoignages ou vos craintes sur l'avenir de l'humanité et de votre santé livrée entre les mains des géants de l'industrie chimique.

 

Pour ouvrir le bal, l'auteure elle-même s'explique au cours d'un entretien qu'elle a accordé à Susanna Lotz (Arte).

 

« Existe-t-il un lien entre l'exposition à des pesticides et l'épidémie de cancer ? »


 

 

« J’ai pu constater que le système de règlementation est totalement inopérant. »

 

 

 

« Toutes les compagnies chimiques ont menti sur la toxicité de leurs produits. »

 

 


« Les pesticides, 200 000 morts par intoxication aigüe par an dans le monde. »

 

 


« J'ai complètement changé ma manière de manger ! »

 

 

 

 

Cet article est dédié à toutes les victimes disparues ou à venir par la faute d'industriels sans scrupule et sans considération pour la vie humaine.

 

 

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Sources : Arte, mariemoniquerobin.com, Wikipédia

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Published by Papy Mouzeot - dans Documentaires
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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 12:10

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Quand la réalité dépasse la réalité !

 

Il y a deux jours lorsque je rédigeais les premières lignes de l'article sur le Codex Alimentarius j'étais loin de m'imaginer que l'actualité me rattraperait aussi rapidement. Je ne pouvais espérer de meilleur lancement pour ce second volet destiné à dénoncer l'impérialisme alimentaire global et les dangers occasionnés par les multinationales de l'industrie chimique dont Monsanto est assurément le leader mondial incontesté.

 

C'est donc avec un plaisir non dissimulé qu'en préambule au documentaire que je souhaitais vous faire partager, je félicite l'opiniâtreté de Paul François qui vient de remporter une première bataille contre le géant des OGM, Monsanto. L'histoire de cet agriculteur charentais avait déjà été évoquée en décembre dernier sur ce blog au cours de l'article MONSANTO assigné par un agriculteur charentais.

 

Hier, à la grande surprise de la victime, le TGI de Lyon lui a donné raison suite à l'audience du 12 décembre, en jugeant le géant américain responsable de l'intoxication au Lasso®, ce produit toxique qui a déjà fait quatre morts en France dont Frédéric Ferrand qui s'est éteint le 11 décembre 2011.

 

 

 

http://img11.hostingpics.net/pics/608091Paul.jpgLa bête noire de Monsanto, Paul François "espère que son cas va permettre une prise de conscience auprès de ses collègues "installés dans la culpabilité"... « Une firme comme Monsanto a peu de considération pour ses clients [...] Les vrais responsables ce sont les firmes et non pas les agriculteurs  ». Selon lui, de nombreux autres agriculteurs ont dû être intoxiqués par l’herbicide de Monsanto.

L'agriculteur affirme aussi ne pas avoir subi de pression de la part de la Monsanto pendant la procédure, mais la firme américaine a tenté de façon "insidieuse" d’étouffer l’affaire, moyennant des "arrangements".

Maître Stéphane Teyssier, l'un des avocats de Paul François a déclaré que « Le tribunal a reconnu le lien de causalité entre la maladie de Paul François  et l'inhalation du Lasso [...] L'exposition au produit Lasso a été reconnue responsable de son préjudice et Monsanto sera désormais obligé d'informer ses clients des conséquences sur la santé de ses produits [...]  Cette décision est historique. Elle fera jurisprudence pour tous les  dossiers similaires car nombre d'agriculteurs sont dans la même situation ».

Hier en fin d'après-midi, la firme Monsanto,  en la personne de Yann Fichet, directeur des affaires institutionnelles de Monsanto France, a annoncé qu'il envisageait de faire appel. « Il nous semble qu'il n'existe pas d'éléments scientifiques suffisants qui démontrent le lien de causalité entre une éventuelle intoxication au chlorobenzène et les problèmes de santé de M. François ».

 

Rappelons qu'en 2011 Paul François a fondé Phyto'Victimes avec d'autres victimes, qui fédère les agriculteurs atteints de maladies professionnelles. Elle rassemble déjà une centaine de dossiers et dit que quatre de ses adhérents sont décédés.

 

http://img11.hostingpics.net/pics/793550monsanskull.jpg

J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop de m'être longuement attardé sur cette introduction, car j'estime que l'actualité sur le combat de Paul François est prioritaire sur le documentaire qui va suivre et que vous êtes déjà nombreux à connaître puisque diffusé sur Arte en 2008.

Cette enquête de Marie-Monique Robin, surtout connue dans les milieux de l'écologie et des anti-OGM, a nécessité trois années d'investigations menées en Amérique du Nord et du Sud, en Europe et en Asie. Selon mon propre avis, ce documentaire est la référence en matière d'information sur les projets de la multinationale Monsanto qui menace non seulement la sécurité alimentaire du monde entier mais aussi l'équilibre écologique de notre planète.

Installez-vous confortablement dans votre fauteuil, c'est parti pour 109 minutes d'enquête que nous livre Marie-Monique Robin en association avec Arte, voici :

Le Monde selon Monsanto

 

 

«  On ne devrait pas utiliser les citoyens comme des cobayes » 

C'est pour avoir exprimé ses inquiétudes à propos des OGM sur un plateau de la BBC que le biologiste Arpad Pusztaï fut licencié du jour au lendemain alors qu'il dénonçait les conséquences dramatiques dont les paysans indiens ou paraguayens étaient victimes.

 

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J'avais prévu initialement de vous présenter plus en détail Marie-Monique Robin, journaliste et réalisatrice de talent d'une bonne quarantaine de films d'investigation, récompensée par une trentaine de distinctions dont le prix Buffon, FISA (Festival International du Scoop d’Angers), FIGRA (Festival International du Grand Reportage d'Actualité)... L'actualité ayant pris le dessus je vous proposerais donc le portait de cette personne hors du commun sur notre prochain volet anti-OGM.

 

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Sources : Arte, BFM-TV


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