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  • : Le blog satirique du Papy Mouzeot
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Erick Bernard

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 16:43

CAC40.jpg

France : le pays de la baise

 

J'aurais très bien pu intituler ce billet "les baisés, comptez-vous" mais je préfère éviter les vulgarités... On nous impose sans cesse de nouveaux plans d'austérité pour faire face à une crise financière montée de toutes pièces par les suppots du capitalisme. Même la réforme des retraites exigée par le MEDEF, engagée par Sarközy et sa clique de malfrats, qui promettait un retour à l'équilibre des finances en 2020 ne suffira pas. Notre gouvernement de gauche capitaliste va-t-il prolonger l'âge de la retraite jusqu'à 70 ans, voire plus ?

Les syndicats, par l'intermédiaire de Philippe Pihet, secrétaire confédéral FO, réclament eux-mêmes une augmentation des cotisations...

 

 

Pourtant, ce soir le CAC 40 clôturait à la hause à +0,29%, atteignant jusqu'à +0,31%, à 3.649 points dès 9h45.

Pourtant, 40 sociétés du CAC 40 distribuent 92 milliards de dividendes… à leurs actionnaires (sur un résulat de 109 milliards).

Pourtant et malgré les promesses de réformes, 39 des 40 entreprises du CAC 40 ont au moins un administrateur en commun les unes avec les autres.

Dans les moments difficiles l'union fait la force, comme le démontre ce graphique ci-dessous, issu du site Alternatives Economiques (en date du 19 mai 2010 mais tristement toujours d'actualité) :

 

Placez le curseur de votre souris sur l'entreprise
de votre choix pour découvrir ses connexions

 

 

http://img4.hostingpics.net/pics/233828CAC40.jpg

 

Et pendant ce temps en France...


8,6 millions de Français vivent avec moins de 964 euros par mois

Le taux de pauvreté en France en 2010 a atteint 14,1% de la population, son plus haut niveau depuis 1997. 8,6 millions de personnes vivaient ainsi en 2010 en dessous du seuil de pauvreté monétaire (964 euros par mois), la moitié d’entre elles vivant avec moins de 781 euros par mois. Le niveau de vie médian (la moitié de la population est au-dessus, l’autre en dessous) en France métropolitaine atteignait 1.610 euros par mois en 2010.

Un enfant sur cinq est pauvre 

Les moins de 18 ans sont plus particulièrement touchés : leur taux de pauvreté a progressé de 1,9 point en 2010, atteignant 19,6%.

Les jeunes ne sont pas mieux lotis : la part des 18-24 ans vivant sous le seuil de pauvreté a atteint 22,5%. 19,4% des étudiants vivent sous ce seuil. Dans les Zones urbaines sensibles (ZUS), le taux dépasse même 40%. Plus d’un million de jeunes sont ainsi confrontés à des situations de grande précarité.

Plus de 2 millions de travailleurs pauvres 

Ils seraient entre 1,9 et 3,3 millions en France, une fourchette large car les experts peinent à cerner le phénomène croissant des travailleurs pauvres, qu’ils imputent notamment au temps partiel, dans les services à la personne ou la restauration. Selon l’économiste Denis Clerc, « la pauvreté laborieuse concerne plus de 2 millions de personnes ». Pour Pierre Concialdi, de l’IRES, la vérité s’établit entre 2 et 3,3 millions.

3,6 millions le nombre de personnes mal logées

En 2012, la Fondation Abbé Pierre évalue à plus de 3,6 millions le nombre de personnes mal logées ou sans abri. Elle recense notamment plus de 685 000 personnes privées de domicile personnel (dont 133 000 sans domicile, 38 000 en chambre d’hôtel, 85 000 dans des "habitations de fortune" et 411 000 chez des tiers) et plus de 2,7 millions vivant dans des conditions de logement "très difficiles", sans confort ou dans des logements surpeuplés.

Plus d’un ménage sur cinq souffre du froid 

3,8 millions de ménages en France ont un taux d’effort énergétique supérieur à 10% de leur revenu tandis que 3,5 millions déclarent souffrir du froid dans leur logement. Soit 14,8% des ménages. Cette proportion atteint 22 % chez les ménages modestes. Les ménages modestes sont surtout exposés au froid car ils cumulent des contraintes financières et un habitat peu performant. 621 000 ménages souffrent des deux formes de précarité.

Un français sur cinq renonce à se soigner 

20% des Français ont renoncé au cours des deux dernières années à des soins, ou les ont retardés, selon une enquête du Centre d’études et de connaissances sur l’opinion publique (CECOP) et l’Institut CSA. Expliquant pourquoi ils ont renoncé à se faire soigner ou ont différé des soins, 57% ont répondu "par manque d’argent", 41% "parce que le remboursement aurait été insuffisant". Selon Médecins du Monde, l’accès aux soins pour les plus pauvres s’est dégradé en 2011 et leur santé s’est détériorée : les 21 centres de soins de l’ONG en France ont accueilli 29 466 personnes et effectué 40 627 consultations (+ 5,2% depuis 2010 et + 22% depuis 2008). Parmi ces patients, 38% (24% en 2010) se sont fait soigner trop tardivement, et plus de 20% ont renoncé à des soins au cours des 12 derniers mois.

6,3 millions de personnes couvertes par les minima sociaux 

Pour aider les plus démunis, il existe au total une dizaine de minima sociaux afin d’assurer un revenu minimal à une personne (ou à sa famille) en situation de précarité. Ce sont des prestations sociales non contributives, c’est-à-dire qu’elles sont versées sans contrepartie de cotisations, selon la définition de l’Insee. 3,6 millions de personnes en sont allocataires, 6,3 millions si l’on inclut enfants et conjoints. Soit environ 10% de la population française.

Des milliards d’euros de prestations sociales non réclamés 

Chaque année, ce sont 5,3 milliards d’euros de Revenu de solidarité active (RSA), 700 millions de couverture maladie universelle complémentaire (CMUC) et 378 millions d’euros d’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS), qui, selon les estimations, ne sont pas versés à leurs ayants droit. Le non-recours aux droits sociaux est bien plus massif que son pendant, la fraude sociale, estimée à 4 milliards d’euros par an, selon le livre L’envers de la fraude sociale, écrit par les chercheurs de l’Observatoire des non-recours aux droits et services (Odenore), rattaché au CNRS, et publié début novembre. Ainsi, 33% des personnes éligibles au RSA socle (ex-RMI) ne le touchent pas, faute d’en avoir fait la demande. Le taux de non-recours atteint 68% pour le RSA activité.

293 millions de repas distribués

En 2011, les Restos du Cœur ont distribué 115 millions de repas à 870 000 personnes. Les banques alimentaires ont quant à elles distribué l’équivalent de 178 millions de repas à environ 750 000 personnes. Les mères seules avec enfants représentent 40% des personnes accueillies, devant les personnes âgées et les jeunes.

765.000 ménages surendettés 

Le surendettement ne cesse de progresser : 207 700 dossiers ont été déposés en moyenne chaque année au cours des cinq dernières années. Au total, le nombre de ménages en cours de désendettement, c’est-à-dire ayant bénéficié ou étant sur le point de bénéficier de mesures destinées à remédier à leur état de surendettement, est d’environ 765 000 en septembre 2012. Entre 5 et 6 millions de personnes sont en situation d’exclusion bancaire, selon des estimations produites en décembre 2011 par la Croix Rouge française notamment.

 

 

La France est devenue un pays pauvre et c'est peut-être pour cette raison que les riches partent à l'étranger. Ce ne serait juste qu'une question de standing...

 

 

 

Sources : Marko, alternatives-economiques.fr, l'express.fr

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 15:56

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On peut pas être les premiers partout !

 

L'institut Molinari place la France en deuxième position après la Belgique dans son classement européen du "fardeau social et fiscal" supporté par les salariés.

 

Le jeudi 26 juillet sera une date symbolique pour les salariés français. Elle marquera le jour de "libération fiscale", c'est-à-dire le premier jour de l'année à partir duquel les contribuables d'un pays ont accumulé suffisamment d'argent pour pouvoir payer les prélèvements obligatoires dont ils sont débiteurs. La France est l'avant-dernier pays à "libérer" ses contribuables, selon une étude réalisée depuis trois ans par l'institut économique Molinari, en partenariat avec le cabinet d'audit Ernst & Young. Au troisième rang l'année dernière, derrière la Belgique et la Hongrie, la France supplante cette dernière (dont les prélèvements ont beaucoup diminué), cette année, en termes de taxation, avec un taux de charges et d'imposition réel de 56,5 % contre 59,2 % en Belgique. Cette pression fiscale ne correspond pas au taux de prélèvements obligatoires d'un pays (exprimé en points de PIB) : elle est calculée par l'institut en agrégeant les principaux impôts et charges que supportent directement ou indirectement les salariés (charges sociales, IR, TVA), en les rapportant au "salaire complet du salarié moyen" (calculé en additionnant les impôts et charges et ce qui reste une fois ces prélèvements réglés).


Des prélèvements qui expliquent un pouvoir d'achat moyen plus faible

La moyenne du taux d'imposition réel des salariés dans l'Union européenne est beaucoup plus faible, à 44,9 %, bien qu'en hausse régulière (+ 0,7 point cette année, + 0,9 point l'an dernier). Au Royaume-Uni, le taux s'établit à seulement 36 %, ce qui correspond à un "jour de libération" fiscale le 12 mai. Ce type d'indicateurs doit être interprété avec prudence, car les systèmes sociaux sont très différents et le taux de socialisation des dépenses est notamment beaucoup plus faible outre-Manche. Mais l'institut souligne que même dans les pays nordiques, où les prestations sont assez équivalentes, le jour de libération fiscale intervient plut tôt qu'en France : 14 juin en Finlande, 18 juin aux Pays-Bas, 8 juillet en Suède. Il intervient le 12 juillet en Allemagne. Et l'institut de s'inquiéter d'une aggravation à venir en France avec le collectif budgétaire de ce mois et les hausses d'impôts annoncées pour l'automne. « Il n'y a pas d'issue positive dans des augmentations de charges, impôts et autres taxes qui contribueraient à déprimer encore plus l'activité », affirme Cécile Philippe, directrice de l'institut Molinari.
Un employeur français doit débourser 230 euros pour pouvoir distribuer effectivement 100 euros de revenu disponible à ses salariés : 130 euros sont captés par les charges sociales, l'impôt sur le revenu et la TVA. En Allemagne, l'employeur doit débourser 210 euros pour le même résultat. Le poids des prélèvements sociaux explique un pouvoir d'achat moyen plus faible que celui de nos voisins européens : le salarié français est un des mieux payés en Europe, avec un salaire annuel brut moyen (prenant en compte l'impôt sur le revenu et la TVA) de 50.600 euros, un niveau équivalent à son homologue danois (50.700 euros) ou allemand (50.000 euros). Mais après la prise en compte des différents prélèvements obligatoires, le salarié français bénéficie d'un revenu disponible de 22.000 euros contre 23.700 euros en Allemagne et 29.000 euros au Danemark.

 

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Source : LesEchos.fr

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 17:50

FFT MontebourgTéléphonie : le retour de la hotline
payante et la suppression de la
gratuité du temps d'attente ?

 

Fleur présidentielle
Fleur Pellerin,
Ministre déléguée aux PME,
à l'Innovation et à
l'Économie numérique

Le cartel français de la téléphonie (FFT : Orange-SFR-Bouygues Telecom + Free telecom) ont été reçu mardi 17 juillet pendant deux heures par les ministres Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin sur fond de chantage à l'emploi. Autour de la table, on retrouvera notamment Xavier Niel, le fondateur de Free; Martin Bouygues, le patron de la maison mère de Bouygues Télécom et grand ami de Nicolas Sarkozy; et Stéphane Richard, le président de France Télécom, et ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde quand elle dirigeait Bercy.

SFR et Bouygues Telecom, qui emploient chacun 10.000 salariés, ont tous deux annoncé des plans de départs volontaires  visant à "sauvegarder leur compétitivité" face à la théorie de l'arrivée fracassante de Free  Mobile sur le marché de la téléphonie mobile. Si le nombre de postes visés chez SFR sera dévoilé à l'automne, Bouygues Telecom a annoncé que son plan concerne 556 postes. Les syndicats de ces deux groupes, reçus vendredi dernier à Bercy, se sont déclarés satisfaits, Arnaud Montebourg s'étant selon eux montré "ferme" sur l'emploi, même s'ils attendent encore "des actes".
Selon le ministre du "redressement productif", les télécoms sont un secteur  
« administré, non mondialisé, qui utilise le  domaine public hertzien, donc un bien public, qui ne subit pas d'autre  concurrence que la concurrence que nous-mêmes décidons de susciter ». Pour parer aux risques de destruction d'emplois de la filière, Arnaud Montebourg avait demandé aux opérateurs dans quelle mesure ils pouvaient rapatrier en France leurs centres d'appel (hotlines),  délocalisés pour bon nombre au Maghreb pour des raisons de coûts, et qui  emploient des milliers de personnes en contrats précaires.


Mardi, selon des sources proches du dossier, les ministres pourraient notamment proposer aux opérateurs la possibilité de rendre payant pour les abonnés le temps d'attente précédant l'assistance téléphonique si ce service répond à plusieurs critères, comme par exemple l'implantation en France du centre d'appel en question. Actuellement, grâce à la loi Chatel datant de 2008, le temps d'attente  avant la mise en relation avec les services après vente, l'assistance technique  et les services liés aux réclamations, est gratuit si l'abonné appelle depuis  une ligne gérée par son opérateur. L'appel devient ensuite selon les opérateurs soit payant (au tarif  local) soit reste gratuit s'il est passé depuis "certaines" box.

Une autre piste envisagée est pour le gouvernement de revenir sur un autre  aspect de la loi Chatel, permettant à un abonné engagé pour 24 mois chez un  opérateur de se désengager au bout d'une année et de partir en ne payant que  25% du montant encore dû. Les opérateurs estiment qu'avec l'arrivée de Free Mobile et de ses forfaits sans engagement sur la durée, cette loi n'est plus d'actualité. Reste à savoir comment ces mesures, en particulier celle supprimant la gratuité du temps d'attente des hotlines, seront prises par les associations de défense des consommateurs, qui risquent de les considérer comme un "cadeau" aux opérateurs.

« La réunion a été très fructueuse, nous avons mis à plat les enjeux économiques et sociaux », a pour sa part résumé Stéphane Roussel, qui a pris la tête de SFR (Vivendi) fin juin après le départ de son patron Jean-Bernard Lévy, et grâce à la non-arrivée, initialement prévue pour août, de l'actuel numéro deux de Vodafone Michel Combes.  « Cette rencontre a été très utile, sérieuse et ouverte, nous ne sommes pas dans une situation bloquée ».

 

Si toi y'en a pas comprendre tout ce charabia, moi y'en va tout t'expliquer.

 

Aphone

 

Toi y'en a mieux comprendre maintenant ?

 

 

 

 

Sources : LCI-TF1 (Bouygues), l'Expansion

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 09:24

Divorce Finlandais

... plutôt que de payer
les dettes des autres !

 

Comme Jules-Édouard Moustic le dit si bien, Gröland c'est pas Finlande et pour la ministre finlandaise des finances, Jutta Urpilainen, la Finlande ce n'est pas Disneyland !

François Asselineau, président fondateur de l’Union Populaire Républicaine (UPR), nous livre son analyse sur ce divorce annoncé.

 

A la différence du gouvernement français, le gouvernement finlandais défend les intérêts du peuple finlandais face au délire européiste

La ministre finlandaise des Finances en personne, Madame Jutta Urpilainen, s'est fendue d'une annonce fracassante vendredi dernier, dans le quotidien financier Kauppalehti, qui, n'en doutons pas, sera occultée par la presse française.

 

« La Finlande ne s'accrochera pas à l'euro à n'importe quel prix et nous sommes prêts à tous les scénarios, y compris à abandonner la monnaie commune européenne [...] La responsabilité collective pour les dettes (...) et les risques d'autres pays n'est pas ce à quoi nous devons nous préparer. Nous sommes constructifs et nous voulons résoudre la crise, mais pas à n'importe quelles conditions ».


La Finlande, qui est l'un des derniers pays de la zone euro à bénéficier d'une note de crédit triple A, entend se battre pour la conserver.

Ce n'est à vrai dire pas tout à fait nouveau de constater que le gouvernement finlandais a à cœur de défendre les intérêts... du peuple qui l'a élu !

Vu de France, cela paraît incroyable, non ?

Ce petit pays de 6 millions d'habitants ne possède guère de richesses naturelles, à part des milliers de km² de toundra et de lacs. Et le peuple finlandais ne voit pas pour quelles raisons il devrait se saigner aux quatre veines pour aller rembourser les dettes d'autres pays, dont le patrimoine national est bien plus important que le sien.

 

1°) L'obtention de gages de la Grèce pour s'assurer que le peuple finlandais ne serait pas spolié

Ainsi, le gouvernement d'Helsinki avait déjà exigé, et obtenu, lors du deuxième plan d'aide à la Grèce l'an dernier, de conclure un accord bilatéral avec Athènes lui garantissant de récupérer les sommes avancées.

Comment ? Eh bien tout simplement en prenant ce que tous les banquiers exigent eux-mêmes lorsqu'ils prêtent de grosses sommes d'argent et qu'ils appellent une "sûreté réelle" : c'est-à-dire une hypothèque sur un bien immobilier, un nantissement sur des créances ou un fonds de commerce, etc. Bref : un gage sur un actif réel, qui permet d'être sûr d'être remboursé si l'emprunteur fait défaut.

On remarquera que le gouvernement français, en refusant de faire la même demande d'obtention de gages que le gouvernement finlandais, a donc accepté le principe que ce soit les contribuables français qui soient les dindons de la farce si la Grèce faisait défaut. Ce qui sera d'ailleurs le cas avec plus de 90% de probabilité.

 

2°) La demande identique formulée par la Finlande à l'Espagne et à l'Italie au dernier sommet européen

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 Jyrki Katainen

Même si les médias français ont, là aussi, organisé l'omerta, le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen a mis les pieds dans le plat la semaine dernière, en demandant que l'Espagne et l'Italie émettent des "obligations sécurisées" plutôt que de demander aux autres peuples de payer à leur place.

Le Premier ministre finlandais savait particulièrement bien de quoi il parlait puisqu'il est lui-même ancien ministre des finances.

Et sa proposition obéissait à cette logique implacable : pourquoi un peuple dont le patrimoine national est si modeste devrait-il payer les dettes de l'Italie, qui est un pays qui croule sous les richesses, notamment patrimoniales et artistiques ?

Pour bien comprendre la position d'Helsinki, il suffit d'imaginer un château, dont le châtelain, ayant perdu des sommes colossales au casino, demanderait au gardien de les rembourser à sa place, car il préfère quant à lui conserver ses tableaux de maîtres...

La Finlande est dans la situation du gardien : elles est d'accord pour prêter de l'argent au châtelain, mais à la condition que ces sommes soient gagées par le tableau de Titien ou de Claude Lorrain que celui-ci possède.

Bien entendu (et cela n'a pas été non plus porté à la connaissance des Français), le président du Conseil italien Mario Monti (le "Goldman Sachs boy") a refusé immédiatement cette proposition finlandaise : le châtelain italien compte bien faire payer le gardien et garder ses œuvres d'art pour lui. Est-il besoin de le préciser ? Notre "socialiste" François Hollande a volé au secours.... du châtelain.

 

3°) La Finlande a annoncé qu'elle bloquera l'utilisation étendue du futur MES, qui avait été présentée comme un changement et un triomphe des "pays du sud" dernier sommet européen

Le Premier ministre finlandais a annoncé, voici quatre jours (le 2 juillet 2012), que la Finlande empêchera le Mécanisme européen de stabilité (MES) d'acheter des obligations sur le marché secondaire, ce qui bloquera la mesure très hypothétique annoncée comme un triomphe lors du dernier sommet européen.

Car une telle décision requiert l'unanimité des membres de la zone euro, ce qui ne sera pas le cas.

Rendant compte du sommet de Bruxelles la semaine dernière, le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen a en effet lancé cette bombe au Parlement d'Helsinki (sans que les grands médias français, là encore, n'en parlent à nos compatriotes) :

 

« À l'avenir, l'unanimité est nécessaire pour décider de tels achats et il semble que cette unanimité ne soit pas possible en raison de l'opposition néerlandaise et finlandaise »

 

Un porte-parole du chef du gouvernement finlandais, Pasi Rajala, a ensuite précisé à l'AFP qu'Helsinki considérait que « faire des achats sur le marché secondaire n'avait aucun sens ».

 

4°) L'obtention de gages de l'Espagne pour s'assurer que le peuple finlandais ne serait pas spolié

Enfin, hier 5 juillet 2012, la Finlande a annoncé l'ouverture prochaine de négociations bilatérales avec l'Espagne pour l'obtention du même type de garanties qu'avec la Grèce en échange de sa participation au plan de sauvetage des banques ibériques.

Là encore, le gouvernement finlandais protège les intérêts du peuple finlandais, à la différence du gouvernement français, qui, se refusant de faire la même demande d'obtention de gages auprès de Madrid, accepte donc le principe que les contribuables payent des dizaines de milliards d'euros pour sauver les banques espagnoles !


La ministre finlandaise des Finances est la présidente du SDP, qui est un parti frère du Parti Socialiste français puisqu'ils appartiennent tous deux au PSE (Parti Socialiste Européen)

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 Jutta Urpilainen

Cette déclaration de la ministre finlandaise des finances est d'autant plus embarrassante pour nos médias à la botte que cette femme politique intègre ne rentre pas dans les clichés de la propagande des euro-fascistes qui terrorisent les peuples par l'intimidation constante et par la diabolisation de toute idée de sortir de l'UE et de l'euro.

Madamme Jutta Urpilainen, qui est une jeune ministre (37 ans), à peine plus jeune que le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen (40 ans), n'est en effet :

- ni une "populiste",
- ni une "souverainiste",
- ni une folle,
- ni une raciste,
- ni une xénophobe,
- ni une antisémite,
- ni une nostalgique du IIIe Reich,
- ni une personnalité d'extrême-droite,
- etc.

Non, c'est la présidente du Parti social-démocrate de Finlande (SDP).

Lequel est membre du "Parti socialiste européen (PSE)", parti politique au Parlement européen regroupant les partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes d'Europe, et notamment le Parti socialiste français. (Son groupe politique est le deuxième en taille au Parlement européen après les élections de 2004 et de 2009).

Par solidarité "socialiste" et parce qu'ils appartiennent au même parti européen PSE, le gouvernement socialiste français va-t-il approuver les déclarations de Madame Jutta Urpilainen ou la traîner dans la boue ?

Plus sûrement les instructions vont-elles être données pour organiser le verrouillage médiatique sur cette déclaration, afin que les Français soient tenus comme toujours dans l'ignorance de ce qui se passe.

 

Conclusion : un grand pas de plus vers la désintégration de la monnaie européenne

La déclaration fracassante de la ministre finlandaise des Finances constitue un événement historique car c'est la toute première fois qu'un ministre des finances en exercice de la zone euro :

- annonce que son pays envisage de sortir de l'euro,
- révèle que la sortie de l'euro est synonyme de sauvetage et non pas d'Apocalypse.

 

 

 

Source : le blog de François Asselineau, président fondateur de l’Union Populaire Républicaine (UPR)

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 21:20

Les Zinzins ConnusLa redevance bientôt étendue
aux écrans d'ordinateurs ?

 


Même Sarközy n'avait pas osé le faire et bien pourtant c'est ce qu'Aurélie Filippetti, la ministre de la culture, a annoncé samedi 30 juin sur RTL. Le gouvernement examinerait en 2013 une possible extension de la redevance audiovisuelle aux écrans d'ordinateur afin de sécuriser les moyens alloués à l'audiovisuel public.

Cette taxe ne s'appliquerait qu'aux foyers n'ayant pas de télévision et ne viendrait pas s'ajouter à la redevance déjà existante, a précisé la nouvelle ministre de la culture sur RTL.
 

« Est-ce qu'il faut étendre la redevance à des écrans (d'ordinateur) quand on n'a pas de télévision ? C'est une question qui se pose, mais ça serait une redevance évidemment par habitation, on ne paiera pas une redevance (en plus) si on a un ordinateur et une télé »... « Mais en Allemagne ça se fait déjà » rajoute-t-elle !

 

 

La redevance audiovisuelle, désormais appelée "Contribution à l'audiovisuel public", finance les organismes publics de télévision et de radio parmi lesquels France Télévisions ou encore Radio France.

Chaque foyer fiscal propriétaire d'une ou plusieurs télévision en paye une, quel que soit le nombre d'appareils. Elle est aujourd'hui de 125 euros en France métropolitaine, et de 80 euros dans les départements d'outre-mer.

 

J'entends d'ici Adam qui rouspète dans son coin en disant « Ouais, ben moi j'ai pô d'antenne sur mon toît, alors ils peuvent aller se faire voir avec leur taxe à la "mords-moi le nœud" ! ».

Sauf que cette nouvelle redevance sera très facile à prélever sur nos abonnements internet, du coup les FAI répercuteront cette taxe sur nos factures. Tout simplement.

C'est qui les couillons une fois de plus ?

 

 

 

 

Sources : LeMonde.fr, RTL.fr

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 15:20

http://img15.hostingpics.net/pics/539412QueueChoisirArgent.jpgDes banques adapées
pour toutes
les bourses

 

 

Voici la dernière trouvaille de l'UFC-Que choisir : un comparateur de tarifs bancaires, permettant au consommateur de connaître, dans son secteur, la banque la moins chère et la mieux adaptée à sa consommation (type de carte bancaire, besoin ou non d'un "package" de services, fréquence des incidents de paiement, etc...).

Au total, c'est 126 banques en France (à réseau, en ligne ou filiales d'assureurs) qui sont passées à la moulinette.

En une minute, l'utilisateur, qui renseigne son profil (nom de sa banque et du forfait de services qu'il a souscrit), peut avoir une vision rapide de ses frais bancaires actuels et des économies réalisables.


Huit profils ont été élaborés par l'UFC qui s'est appuyée sur l'expertise du site Choisir-ma-banque.com. Lancé gratuitement du 5 au 12 juin, le comparateur en ligne sera ensuite accessible aux abonnés du site de l'association.

http://img15.hostingpics.net/pics/356310AlainBazot.jpg« Face au coup de bluff permanent des banques sur les tarifs et à des promesses de transparence jamais tenues, nous lançons le premier comparateur de prix exhaustif et totalement indépendant, jubile Alain Bazot, le président de l'UFC-Que choisir. Non seulement nous allons permettre aux clients de savoir combien leur coûtent véritablement les banques, mais on va faciliter le changement d'un établissement à l'autre, avec des lettres types à compléter ».

L'initiative de l'UFC-Que choisir repose sur le bilan "très négatif", souligne encore Alain Bazot, des engagements à plus de transparence et de modération, pris par les banques, en juin 2011, auprès de la ministre des finances de l'époque, Christine Lagarde.

Sur 108 banques étudiées, les progrès sont minces. La comparaison des tarifs est facilitée pour les services de base, avec des termes harmonisés d'une banque à l'autre. Mais sur 300 prix contenus dans chaque plaquette de banque, seulement 28 sont réellement comparables.

 

http://img15.hostingpics.net/pics/219760banques.jpg

 "COMME EDF"

Autre promesse des banques, la mise en œuvre d'un relevé des frais mensuels facturés aux clients reste insuffisante. Des problèmes persistent sur la mobilité bancaire. Les packages de services restent défavorables aux clients, plus chers qu'à l'unité ou opaques (au CIC, au Crédit agricole, à la Société générale, chez BNP Paribas, etc.). Peu de communication est faite sur les forfaits pour les clients en difficulté.

In fine, concluant une nouvelle fois que l'autorégulation ne fonctionne pas, Alain Bazot en appelle au nouveau gouvernement :  « Il faut profiter de la loi d'assainissement bancaire de juillet pour obliger les banques à informer les clients au préalable des frais qu'elles leur prélèvent tous les mois, comme le fait EDF, les contraindre à adopter une dénomination commune de leurs frais et services, et enfin, à intégrer dans le calcul du taux d'intérêt du découvert tous les frais liés à ce découvert » .

Conclusion :

 



 

 

 

Source : LeMonde.fr

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 20:28

20 milliards
Ça sent le "Sapin" pour Sarközy !

 

Alors que l'audit de la Cour des comptes demandé par le président François Hollande n'a pas encore débuté, il manquerait 20 milliards dans les caisses pour atteindre l'objectif des 3% de deficit de PIB en 2013.

 

« En vérité, le gros de l’ardoise, c’est la vingtaine de milliards d’euros de nouveaux impôts que le gouvernement a prétendu avoir votés, alors qu’il n’en était rien »

Michel Sapin, ministre du travail.

 

La polémique qui avait opposé les deux camps durant toute la campagne refait surface. Les socialistes, au premier rang desquels Jérôme Cahuzac, président de la commission des Finances de l’Assemblée, ont sommé le gouvernement Fillon de détailler ces 20 milliards d’euros d’augmentations d’impôts pour 2012-2013. Car pour être bien inscrits dans le cadrage budgétaire envoyé à Bruxelles, ils n’en étaient pas moins virtuels selon eux puisque non votés durant l’un des multiples plans de rigueur de la fin du quinquennat.

 

Un mensonge à 20 milliards d'euro en guise d'héritage

 

« 0% de déficit en 2016. Pour y arriver, j'ai prévu 115 milliards d'euros d'efforts, 75 milliards sur les dépenses, 40 milliards sur les recettes. Et sur celles-ci, j'en ai déjà fait voter 32 milliards »

Nicolas Sarközy à moins de trois semaines du premier tour

 

Comment trouver les 40 milliards d’impôts supplémentaires dont 32 milliards que Sarközy « aurait déjà fait voter » ? L'on pourrait penser qu'il ne reste plus que 8 milliards à dénicher, comme l'avait laissé entendre l'ancien monarque... sauf que son propre document "stratégie pluriannuelle de finances publiques"  (en jaune le tableau ci-dessous extrait du document), auquel se réfère Sarközy, chiffre à 12 milliards d’euros à l'horizon 2016, les impôts nouveaux qui demeurent à voter sous la ligne "mesures programmées dans la Loi pluriannuelle de finances publiques".

 

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Quid des impôts déjà votés ? Les deux plans de rigueur dits "Fillon 1" et "Fillon 2", des 24 août et 7 novembre derniers, contribuent chacun à hauteur de 8 milliards fin 2016 (en rose dans le tableau). Voilà 16 milliards d’euros déjà dans les tuyaux, et 12 à voter. Restent donc 12 milliards pour arriver aux 40 annoncés. Lesquels existent bien. On les trouve inscrits au titre des « mesures documentées avant les annonces du 24/08 » (en vert), autrement dit avant les plans de rigueur. Sauf que, excepté la taxe sur les transaction financières dont le produit ne se déclenchera pleinement qu’au delà de 2012, la quasi totalité de mesures, 10,4 milliards d’euros, ont déjà été comptabilisées pour 2011. Le chiffrage de Sarközy est sous-tendu par une hypothèse forte : le quinquennat qui s’ouvrira aurait en fait débuté en….2011 ! Autrement dit, il faut compter deux fois l’année 2011.

Ce que confirme le cadrage global de la "supercherie pluriannuelle de finances publiques" en page 26 qui détaille les taux de prélèvements obligatoires : 43,7 % en 2011 et 46 % en 2016, soit une progression de 2,3 % de points de PIB, les fameux 40 milliards d’euros avec un peu de gras. Sauf que si le taux de prélèvements obligatoires est de 43,7% de PIB en 2011, c’est bien parce que déjà ces 10,4 milliards d’euros ont été décidés et comptabilisés entre janvier et décembre 2011.
Sarközy a donc bien fait voter 28 milliards d’euros d’impôts supplémentaires, et ce n’est qu’un petit bobard de 4 milliards. Problème, le document envoyé à Bruxelles explique bien qu’il doit encore en trouver 24 autres, ce qu'Olli Rehn,  vice-président chargé des Affaires économiques à la Commission européenne, s'est chargé de rappeler au nouveau gouvernment français en annonçant que les comptes publics français seront déficitaires à hauteur de 4,2 % du PIB en 2013, au lieu des 3 % imposés par le nouveau traité, et promis par la France.

 

Comment le nouveau président pourra-t-il résoudre cette énigme ?

Pour respecter les clous bruxellois, l’objectif de 3% de déficit en 2013, François Hollande a naturellement fait figurer ces 20 milliards dans son programme. Serait-ce une stratégie du nouveau président et de son équipe qui s'apprêtent à commander l’audit de la situation du pays à la Cour des Comptes tel qu'il l'avait déclaré dès son élection ?

C’est la question cruciale, que François Hollande devra trancher dans les prochaines semaines car iI y a peu de chance que la cour des Comptes se limite à la simple analyse de l’exécution du budget 2012. On sait par exemple que les enveloppes allouées à la politique de l’emploi ont été consommées par anticipation, laissant un trou pour la fin 2012. Didier Migaud, le premier Président de la Cour, devrait également être amené à juger de la virtualité des fameux 20 milliards d’euros, ouvrant du même coup une opportunité salutaire à François Hollande pour se dégager de la promesse bruxelloise faite par la France...

 

http://img4.hostingpics.net/pics/131205arton32838.jpgPendant ce temps-là, l'ancien monarque coule une retraite dorée dans son superbe palais de Marrakech, reçu en cadeau pour la naissance de sa fille Giulia, par un riche donateur anonyme, supposé être un riche homme d’affaires des Emirats arabes Unis selon, le quotidien marocain Al Ousboue.

La villa de près de 700 m2, construite dans une enclave VIP et ouvrant de plein pied sur l’un des plus beaux golfs de la ville, serait similaire à celle que s’étaient fait construire en 2004, sur le même site, Jean-Louis Borloo, ex-ministre de Sarközy et son épouse, la journaliste Béatrice Schonberg. Elle fait partie d’un projet du groupe émirati Emaar (un temps associé au roi du Maroc sur le projet) où les demeures de ce standing sont commercialisées à partir de 700.000 euros.

 

 

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Sources : Marianne2.fr, Al Ousboue

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 20:24


Visualiser votre salaire mensuel en temps réel

ou bien celui des grandes fortunes de ce monde

 


Voici un site que vous connaissez peut-être, pour ma part je l'ai découvert aujourd'hui complétement par hasard. Pour les curieux qui souhaitent visualiser ce que représente leur temps en argent, ou bien connaître le salaire d'une personnalité je vous conseille alors de cliquer sur l'image ci-dessous.

 

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Ce site qui se présente sous la forme d'un utilitaire pourra s'avérer assez déprimant selon votre salaire mensuel. Toutefois je déconseille aux cardiaques d'utiliser les mots clés tels que Johnny Hallyday, Kimi Raikkonen, Jean Philippe Thierry (PDG d'Allianz), Dany Boon, Anelka, Hadopi, Benjamin Castaldi...

 

Outre l'aspect people de ce site vous trouverez aussi divers tips pour vos modèles de lettre de demande d'augmentation ou de promotion ainsi qu'une grille référentielle de salaires par professions.

 

Un site à découvrir sans tarder si vous ne le connaissiez pas encore...

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 16:27

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Une pharmacie sur deux fait
une croix sur la transparence

 

Les dix années qui viennent de s'écouler et surtout les cinq dernières auront vues la mise à sac de notre système de protection sociale qui bascule inéxorablement dans le secteur "privé" de la santé, réservé aux plus favorisés. Derrière des prétextes fallacieux, les laboratoires pharmaceutiques amassent de véritables fortunes. Quelques pharmaciens peu scrupuleux se transforment en véritables grandes surfaces de ces laboratoires à l'image de cette "pharmacie discount" de Roissy-en-Brie qui triple amplement sa superficie de vente, passant de 300 à 1000 mètres carrés pour devenir la plus grande officine de France (voir l'article du Parisien).

 

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Le cœur de cible visé dans un premier temps est celui de l'auto-médication, à savoir l'accès aux soins sans avis d'un professionnel de la santé donc sans ordonnance. Les "petits bobos" de la vie quotidienne des français répresentent un énorme potentiel commercial pour les laboratoires pharmaceutiques et le législateur semble peu regardant sur les pratiques encouragées par le lobby de l'industrie chimique. Les publicités incitant à l'auto-médication ne cessent d'envahir nos écrans de télévision.


Cette ouverture sur l'auto-médication est très éloignée de la vente d'un simple flacon de Mercurochrome disponible en grande surface. Le caractère très sérieux et professionnel du pharmacien est exploité pour devenir une façade qui cache des intérêts commerciaux gigantesques. Tous les professionnels de la santé s'accordent à dire que l'auto-médication n'est pas sans danger. Pour devenir pharmacien cela nécessite entre 6 et 9 années d'études en pharmacologie avec obtention de la thèse, ce que le "consommateur" lamba ne détient certainement pas.

 

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L'association UFC-Que Choisir tire la sonnette d'alarme

L'association UFC-Que Choisir vient de publier un communiqué sur son site à l'attention du public et met en garde contre les dangers de l'auto-médication.

 

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Communiqué

 

Alors que l’automédication -l’ensemble des médicaments vendus sans ordonnance- représente un tiers des dépenses de médicaments des consommateurs et que les pharmacies bénéficient d’un monopole sur ce marché, l’UFC-Que Choisir rend publics aujourd’hui les résultats inquiétants de la réactualisation de son enquête de 2009 auprès des officines et interpelle les pouvoirs publics pour une automédication moins chère et de meilleure qualité.

En effet, alors que la France se singularise en Europe par le maintien d’un monopole sur l’automédication, l’UFC-Que Choisir a enquêté auprès de 648 pharmacies  pour vérifier si le consommateur bénéficie du meilleur rapport qualité-sécurité-prix. Et le résultat est sans appel : les maux diagnostiqués lors de notre précédente enquête de 2009 s’agissant du conseil et des prix en officine semblent bel et bien chroniques !

Un conseil grippé

Alors que les pharmaciens se réfugient derrière leur qualité de professionnel de santé pour justifier leur monopole, près d’une pharmacie enquêtée sur deux (48%) n’a pas respecté spontanément son devoir de conseil, en délivrant, pour la même personne, deux médicaments incompatibles (Aspirine et Rhinureflex, qui contient de l’ibuprofène). En l’absence de conseil spontané, notre enquêteur devait interroger le pharmacien sur la posologie à respecter pour la prise des deux médicaments. Mais seuls 10% des pharmaciens ont saisi cette occasion de repêchage pour mettre en garde l’enquêteur. Plus grave, 55% seulement ont correctement indiqué la posologie du Rhinureflex, pourtant formellement rappelée quelques semaines auparavant par l’AFSSAPS, en raison de ses effets indésirables.

La concurrence anesthésiée par l’opacité des prix

Seule 1 pharmacie enquêtée sur 2 propose un affichage lisible du prix des médicaments vendus derrière le comptoir… Pire, 89% ne se plient toujours pas à l’obligation de 2003 d’information des consommateurs sur la liberté de tarification des médicaments non remboursables.

Une inquiétante fièvre tarifaire

Les prix relevés par nos enquêteurs font le grand écart. Ainsi, un médicament aussi courant que l’aspirine UPSA Vitamine C 330 mg a été acheté à des prix variant de 1,30 € à 4,95 €, soit un écart de près de 1 à 4. La mise en vente de certains médicaments devant le comptoir, autorisée en 2008, n’a donc pas eu les vertus tarifaires annoncées.

Dans ces conditions, se pose la question de la pertinence d’une libéralisation encadrée de la distribution des médicaments sans ordonnance en parapharmacies et dans des espaces dédiés en grandes surfaces. Cette mesure permettrait, pour le consommateur, une économie pouvant atteindre 16% des dépenses de médicaments non remboursables (soit 269 millions d’euros par an) et n’aurait qu’un impact mineur sur la profitabilité des pharmacies d’officine, de l’ordre de 3,7% à 5% de leur marge.

Au vu des résultats préoccupants de son enquête, l’UFC-Que Choisir souhaite donc un renforcement de l’information des consommateurs sur l’automédication et l’instauration d’une vraie concurrence.


C’est pourquoi l’UFC-Que Choisir demande aux pouvoirs publics :

• L’interdiction de la publicité sur l’automédication auprès du grand public en dehors des lieux de vente ;
• La présence d’un encadré consacré aux interactions à éviter et aux contre-indications principales figurant sur toutes les boîtes des médicaments accessibles sans ordonnance ;
• L’ouverture de la distribution de l’automédication aux grandes surfaces et parapharmacies, sous la surveillance impérative d’un pharmacien diplômé.

 

L'association UFC-Que Choisir ne s'est pas arrêtée au stade du communiqué, elle a mené son enquête en caméra cachée. Le résultat est sans appel.

 

 

 

 

 

Source : Que Choisir

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 16:09

Sarkozy Triple AC'est un vendredi 13 pour Sarko...
toutes nos condoléances à la famille

 

La note de la France a été dégradée par l'agence de notation Standard & Poor's selon une source gouvernementale française citée anonymement par l'AFP. Une source européenne citée par Reuters confirme cette information. L'Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg auraient été épargnés par cette dégradation.

 

La note souveraine de la France et de plusieurs pays de la zone euro va être dégradée vendredi par l'agence Standard & Poor's, tandis que l'Allemagne va conserver son "AAA", a déclaré une source gouvernementale européenne. Sous le couvert de l'anonymat, cette source a ajouté que d'autres pays allaient sans doute subir le même sort. L'agence a informé vendredi ces gouvernements de sa décision, selon la source.

Standard & Poor's (S&P) menace depuis le 5 décembre d'abaisser la note de 15 États de la zone euro, dont les six notés "triple A" (Allemagne, Autriche, Finlande, France, Luxembourg et Pays-Bas), une distinction qui leur permet d'emprunter à moindre coût sur les marchés de la dette. L'Allemagne, les Pays-Bas et le Luxembourg vont conserver leur "triple A", tandis que la Belgique serait aussi épargnée par cette dégradation collective, selon la même source. Ce pays est actuellement noté "AA", soit deux crans en dessous du meilleur niveau.

Les places financières européennes sont tombées dans le rouge vendredi en début d'après-midi après la diffusion de ces informations. L'euro a aussi accusé une forte baisse par rapport au dollar. L'agence d'évaluation financière s'est refusée à tout commentaire. Bercy a fait de même.

Cette décision de S&P planait sur les marchés depuis plus d'un mois : le 5 décembre, l'agence a annoncé que la plupart des pays de la zone euro pourraient voir leur note abaissée à très court terme en raison d'une aggravation des tensions systémiques liées à la crise de la dette.

L'agence de notation, avait alors mis une pression particulière sur la France en précisant qu'elle pourrait être dégradée de deux crans contre un seulement pour les cinq autres pays AAA de la zone euro, soit l'Allemagne, l'Autriche, la Finlande, le Luxembourg et les Pays-Bas.

 

http://img4.hostingpics.net/pics/908591cac40.jpgL'indice du CAC40 à 17h11 : 3 191,51

 

 

Sources : LeMonde.fr, LePoint.fr

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Résistance

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