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  • : Le blog satirique du Papy Mouzeot
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Erick Bernard

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 11:09

Le_jeu_de_la_verite.jpgOn m'aurait menti ?

 

 

 

Si je vous dis que nous vivons dans un monde dirigé par des politiciens totalement corrompus soutenus par une presse devenue un organe de propagande du pouvoir, vous allez certainement me rire au nez. Si maintenant c'est un député fédéral belge qui le dit, vous avez le droit de croire qu'il s'agit d'une bonne blague, et pourtant...

 

Toutes les guerres successives depuis celle de l'Irak, censées apporter la démocratie à des peuples soumis à la dictature du terrorisme islamiste n'auraient été qu'un prétexte pour imposer le néocolonialisme capitaliste afin de servir les intérêts des très puissantes multinationales de la finance mondiale ?

On m'aurait donc menti...

 

Tous les politiciens pour lesquels nous accordons nos bulletins de vote depuis plus de 60 ans passeraient leur temps à nous manipuler ?

On m'aurait donc menti...

 

Cette grande Europe imaginée pour renforcer la solidarité entre les pays européens voire même améliorer nos conditions de vie ne serait en réalité qu'une stratégie machiavélique afin d'asservir encore plus les peuples sous le diktat des banksters ?
On m'aurait donc menti...

 

La démocratie serait un régime politique dans lequel le peuple exerce sa souveraineté.

On m'aurait donc menti...

 

J'avoue qu'il y a de quoi être perplexe et j'en viens à me demander à quoi servent tous ces partis politiques si nous ne pouvons même plus leur accorder notre confiance. Devrions-nous les licencier pour incompétence comme le ferait n'importe quel chef d'entreprise ? Car n'oublions pas que ce ne sont pas les gouvernements ni les parlementaires qui sont souverains, c'est NOUS !

Il serait peut-être temps d'inverser la vapeur et que la peur change de camp sauf qu'en France ce n'est pas prêt d'arriver.

 

Il faut donc remonter jusqu'en Belgique pour trouver Laurent Louis, le seul député totalement indépendant suite à la dissolution de son parti, feu le Mouvement pour la Liberté et la Démocratie. Le nivellois fait figure d'OVNI dans la sphère politique européenne. Surtout connu pour ses positions radicales et marginales, Laurent Louis defraie la chronique politique belge. Ses vives prises de positions au parlement belge sont autant de claques à un système voué à la mondialisation.

 

Je vous propose d'écouter les messages d'un rare député qui ne pratique pas la langue de bois afin de réviser vos opinions et peut-être, je l'espère, d'ouvrir les yeux sur une réalité politique qui nous concerne tous, mais ne rêvez pas, ce n'est plus prêt d'arriver en France, le dernier parlementaire honnête de notre pays a été évincé par ses pairs. Assassiné politiquement par l'ensemble des parlementaires de l'Assemblée nationale, Maxime Gremetz a fini par démissionner le 16 mai 2011.

 

 

Le député indépendant belge Laurent LOUIS s'oppose, seul contre tous les autres parlementaires, à la participation de la Belgique à la guerre au Mali...

 

 

Suite aux déclarations de David Cameron qui propose d'organiser un référendum sur le maintien ou la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne, le député indépendant belge Laurent LOUIS en profite pour demander au Ministre des Affaires étrangères belge, Didier Reynders, pourquoi il refuse d'organiser un tel référendum en Belgique...

 

 

Laurent LOUIS propose au Premier Ministre socialiste, Elio Di Rupo, de suivre l'exemple de l'Islande et de décréter l'état de nécessité afin de ne plus rembourser la dette qui s'élève aujourd'hui en Belgique à 100% du PIB ainsi que la nationalisation d'Arcelor Mittal... 

 

 

Laurent Louis dénonce la politique du copinage qui permet aux compagnies aériennes de bénéficier de 20 millions d'euros de subventions chaque année jusqu'en 2020...

 


Du jamais vu en politique, un élu réclame la suppression des partis politiques ! Le député fédéral belge Laurent LOUIS montre l'exemple et annonce la dissolution de son parti. Il plaide pour la suppression de tous les partis politiques responsables, selon lui, de la mauvaise gouvernance actuelle, de la corruption et du copinage organisé à tous les niveaux de pouvoir. Il défend la création d'un Parlement citoyen composé d'élus tirés au sort. Un Parlement tiré au sort et composé de citoyens normaux, voilà, selon lui, le gage d'une réelle représentativité ! Une idée à poursuivre au sein de notre hexagone...

 


Cerise sur le gâteau : Laurent Louis balance TOUT sur les réalités de ce que l'on nous fait passer pour une démocratie.  Lassé par les mensonges du pouvoir en place, il prend la parole afin de dénoncer une situation qui ne peut plus perdurer en espérant un réveil de la population.


 

De part leur situation géographique et leur profonde acuité, nos voisins belges nous démontrent qu'ils sont bien au-dessus de la France, ce pays où toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Laurent Louis symbolise ce qui nous fait vraiment défaut dans notre pays. Et il n'est même pas certain qu'avec toute une légion de citoyens tels que lui on arriverait à remettre un peu d'ordre et de moralité dans un pays aussi corrompu que le notre.

 

Autres vidéos à consulter sur le site de Laurent Louis

 

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Ze Papy Mouzeot

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 01:57

Hollande V

 

"Moi président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire."

 

 

Au départ ce ne sont que quelques lignes manuscrites, mais elles font couler beaucoup d'encre. En adressant une lettre à la justice dans le cadre du procès pour "diffamation et atteinte à la vie privée" intenté par sa compagne Valérie Trierweiler à l'encontre des deux journalistes Christophe Jakubyszyn et Alix Bouilhaguet à propos du livre "La Frondeuse", le chef de l'Etat n'a-t-il pas violé la séparation des pouvoirs ?  Se serait-il contenté d'un "simple témoignage personnel" qui n'engage en rien la fonction présidentielle ?

C'est ce que rétorque son entourage en soulignant l'absence d'en-tête officiel... sauf que Manuel Carlos Valls a lui aussi expédié un courrier au juge pour contester les propos qui lui sont prêtés par les auteurs, mais en utilisant l'en-tête du ministère de l'Intérieur. N'est-ce pas là le signe flagrant d'une pression exercée sur le magistrat ?

 

Notre fameux limier et saltimbanque Ericko nous livre ses impressions en images qui bougent...

 

www.matelesurlenet.com

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 14:27

La démocratie selon l'UMP :
le psychodrame d'un parti en déroute

 

Enorme coup de théâtre dans le camp politique de l'UMP où les protagonistes n'en finissent plus de se déchirer. Le camp Fillon affirme que trois fédérations d'Outre-mer ont été oubliées par la Cocoe lors de la proclamation des résultats. Une "erreur" reconnue par Patrice Gélard, président de la Cocoe, portant sur l'oubli des 3 fédérations (Mayotte, Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna) mais qui assure ne pas revenir sur la proclamation des résultats. Copé de son côté oppose une fin de non recevoir : "Il y a eu des résultats, il faut maintenant se rassembler et travailler ensemble" puis "Tant qu'il n'y a pas une autre décision, le président reste président".

Parallèlement, François Fillon a demandé à Alain Juppé, le président fondateur de l'UMP, "d'assurer de façon transitoire" la direction du parti "afin de trouver les voies et moyens de sortir de l'impasse", dans un communiqué publié mercredi.
"Je demande à Alain Juppé d'assurer de façon transitoire la direction de notre mouvement afin de trouver les voies et les moyens de sortir de l'impasse [...]. Je réclame la vérité" sur les résultats de l'élection du président de l'UMP, "nous la devons à nos adhérents", a-t-il déclaré.

 

Après les "chicaillages" viendra l'heure du grand déballage...

La guerre de succession est loin d'être terminée.

 

Le président de la Cocoe, Patrice Gélard reconnaît lui-même que la fraude faisait partie des habitudes historiques. Cependant le sénateur de Seine-Maritime a rejeté la possibilité de remettre l’élection en cause.

« Il y a peut-être eu de la fraude à tel ou tel endroit. Elle n’a été prouvée nulle part » [...] Quand on additionne les revendications […], on s’aperçoit que tout cela se neutralise ». 



L'UMP ne se contente plus de s'enfoncer, elle creuse !

 

L'autre document du camp Fillon qui dénonce des irrégularités :

 

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Source : BFMTV

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 06:29

Tygard_L-incorruptible.jpgBien mal acquis
ne profite jamais

 

 

 

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 Travis Tygart

Le stupéfiant coureur texan qui croyait avoir décroché la lune n'avait jamais imaginé qu'il tomberait par la faute d'un organisme antidopage américain de surcroît ! C'était mal connaître le patron de l'USADA, Travis Tygart, qui avait pratiquement jeté l'éponge, faute de preuve, et de fait innocentait officiellement Lance Armstrong en février dernier. Mais le 13 juin dernier, tout bascule : l'USADA annonce avoir ouvert une procédure disciplinaire pour dopage à l'encontre d'Armstrong et de cinq de ses collaborateurs au sein de l'US Postal. L'agence américaine de lutte contre le dopage assure disposer de témoignages assure disposer de témoignages démontrant qu'Armstrong et cinq anciens partenaires de son équipe, dont le médecin italien Michele Ferrari et le manageur de l'équipe Johan Bruyneel, étaient engagés dans une opération de dopage entre 1998 et 2011. Or, le Texan a gagné le Tour de France sans interruption de 1999 à 2005, date de sa première retraite.


 

Suite à ces derniers éléments qui ont permis de redéclencher la procédure, Lance Armstrong avait été interdit de participer à l'épreuve du IronMan de Nice (triathlon) au mois de juin dernier.

 

 

Le texan s'était retranché derrière son unique défense se targuant "d'avoir effectué 500 contrôles antidopage durant sa carrière et que jamais aucun d'entre eux avait été positif". Mensonge ! Il a bien été contrôlé positif sur plusieurs épreuves dont une étape sur le Tour de Suisse et deux autres sur le Tour de France mais on ne saura peut-être jamais pourquoi ces révélations avaient été étouffées. Soutenant que l'USADA n'était pas compétente et estimant que ses droits constitutionnels avaient été violés il avait porté plainte devant un tribunal fédéral pour tenter de stopper l'enquête de l'agence américaine de lutte contre le dopage, mais cette fois il a définitivement perdu.

 

 

Pourtant l'organisation Armstrong était une mécanique bien huilée mais privé de ses soutiens puissants, notamment auprès des hommes politiques (Georges W. Bush, Nicolas Sarközy) cette mécanique a fini par dérailler.

Armstrong se déclare fatigué de la bataille et du stress qui pèsent sur sa vie personnelle et professionnelle : « Il vient un moment dans la vie de tout homme quand il doit dire "trop c'est trop". Pour moi, ce moment est arrivé ». Ne serait-ce pas plutôt une excuse pour sortir avec les honneurs une fois acculé devant les preuves réunies par Travis Tygart ?


Beaucoup de questions resteront à éclaircir notamment sur ces preuves en possession de l'USADA, dont ces échantillons positifs à l'EPO, aux stéroïdes, à la testostérone, aux corticoïdes et à des agents masquants récoltés lors des Tours de France 1999, 2000, 2009 et 2010. Pour quelles raisons l'UCI et la société du Tour de France n'ont pas sanctionné le coureur texan alors que le journal l'Équipe avait pu se procurer en 2005 les résultats d'analyses scientifiques du Laboratoire antidopage national de Châtenay-Malabry du Tour 1999 ?

 

L'autre question légitime, beaucoup plus embarassante pour la société du Tour de France et pour l'UCI rejoint l'interrogation du médecin du sport Jean-Pierre de Mondenard, spécialiste de la question du dopage : « comment a-t-il fait pour passer les 500 contrôles sur le Tour de France, tous révélés négatifs ? ».

 

Déchu de ses sept titres consécutifs de 1999 à 2005, Lance Armstrong sera-t-il condamné à rembourser les sommes qu'il a volé ?

Sera-t-il jugé et condamné à une peine de prison pour avoir escroqué non seulement le milieu du cyclisme mais aussi ses sponsors et tous les donateurs qui ont participé à financer son association "caritative" Livestrong ?

Les assurances qui ont joué avec Armstrong et perdu des fortunes en pariant sur ses victoires vont-elles rester silencieuses ?

 

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Lance Armstrong à la tête d'une fortune de 100M€ accumulée grâce au cyclisme sur route

 

Une enquête par le Sunday Times qui repose sur l’ensemble des richesses identifiables telles que le patrimoine immobilier, la participation à des sociétés cotées en bourse ou les autres bien et actifs (objets d’arts, chevaux de courses…), prouve que l’ex-numéro un mondial du cyclisme sur route a profité très largement de son sport pour enrichir son compte en banque. Outre ses victoires sur le Tour de France et son statut de leader (avec un salaire en conséquence) dans les équipes qu’il a fréquenté (US Postal, Astana, RadioSchack…) Armstrong a profité d’être américain et d’avoir courageusement surmonté un cancer des testicules pour tirer la couverture médiatique à lui et s’attirer la sympathie du public yankee.

 

On n'en est pas au niveau des salaires astronomiques pratiqués dans le football, le tennis ou la formule 1 mais le cyclisme n'est tout de même pas un sport de prolos...

 

 

 

http://img15.hostingpics.net/pics/810722Virenque.jpgAu tout début des années 2000, la suprématie du tricheur américain avait déclenché le doute parmi les passionnés de cyclisme, opposant les "pro-Armstrong" à ses détracteurs. Pourtant durant le règne absolu du coureur texan tous ses principaux adversaires – Zülle, Pantani, Ullrich, Beloki, Moreau, Heras, Virenque, Botero, Escartin, Mancebo  – ont tous été reconnu coupables de dopage ou l'ont avoué. Tous sauf un, celui qui les surclassait tous, le "Boss Lance Armstrong".

Un véritable casse-tête pour la société du Tour de France qui doit théoriquement réattribuer les victoires volées par Armstrong.

 

Année Ancien vainqueur Nouveau vainqueur Second Troisième
1999 Lance Armstrong
Alex Zülle * Fernando Escartin * Laurent Dufaux *
2000 Lance Armstrong Jan Ullrich * Joseba Beloki * Chris. Moreau *
2001 Lance Armstrong Jan Ullrich * Joseba Beloki * Andrei Kivilev
2002 Lance Armstrong Joseba Beloki * Raim. Rumsas * Santiago Botero *
2003 Lance Armstrong Jan Ullrich * Alex. Vinokourov * Tyler Hamilton *
2004 Lance Armstrong Andreas Klöden * Ivan Basso * Jan Ullrich *
2005 Lance Armstrong Ivan Basso * Fr. Mancebo * Alex. Vinokourov *

* convaincus de dopage

 

Benoit Pastereau s'est amusé sur Europe1.fr à rétablir un classement à partir de coureurs qui n'ont jamais été déclaré positifs. On peut constater qu'il faut remonter quelques fois assez loin pour trouver un vainqueur exempt de tout soupçon (disons qui a toujours réussi à passer à travers les mailles du filet)...

Nouveau classement du Tour de France après déclassement de Lance Armstrong et éliminations des autres coureurs confondus par les affaires de dopage :

• 1999 : Daniele Nardello (classé 7ème)

• 2000 : Daniele Nardello (classé 10ème)

• 2001 : Andrei Kivilev (classé 4ème - décédé en 2003) 

• 2002 : José Azevedo (classé 6ème) 

• 2003 :  Haimar Zubeldia (classé 5ème)

• 2004 : José Azevedo (classé 5ème)

• 2005 : Cadel Evans (classé 7ème)

 

http://img15.hostingpics.net/pics/241418lancearmstrong.jpgArmstrong ne s'est pas contenté de tricher
il s'est comporté en parrain du peloton

L'interview de Maître Thibault de Montbrial recueilli par Anthony Hernandez (Le Monde)

Thibault de Montbrial, avocat spécialisé en affaires sportives, connaît bien la saga Lance Armstrong  puisqu'il a travaillé à plusieurs reprises sur des contentieux impliquant l'ancien cycliste américain. Il a ainsi défendu les intérêts des auteurs de l'ouvrage à succès L.A. confidential : les secrets de Lance Armstrong, David Walsh et Pierre Ballester, attaqué par l'icône déchue. Et en 2005, il a collaboré avec la société américaine SCA Promotions, auprès de laquelle Armstrong avait parié sur ses futures victoires dans le Tour pour des sommes considérables. L'assureur texan, alerté par l'enquête des deux journalistes, avait décidé de poursuivre le septuple vainqueur du Tour quant à la légalité des moyens employés pour obtenir ses victoires.


Pouvez-vous revenir sur les contentieux concernant Lance Armstrong sur lesquels vous avez travaillé ?

Lors de la publication du livre L. A. confidential : les secrets de Lance Armstrong, en 2006, j'ai défendu les intérêts de l'éditeur, attaqué en référé. Nous avons gagné au premier niveau et également en appel. A partir de cette enquête très fouillée, mettant en lumière des témoignages sur les pratiques de dopage du cycliste américain, la société texane SCA Promotions a commencé à s'intéresser au cas d'Armstrong. Ce dernier avait parié sur ses propres victoires avec une mise initiale de 400 000 dollars. Le contrat d'assurance stipulait qu'à partir de deux succès consécutifs, une somme d'argent importante était versée, somme qui augmentait de façon exponentielle à chaque nouveau succès. SCA a estimé que le doute raisonnable quant à la légalité des méthodes employées par son client pour engranger les titres était largement atteint. Une procédure d'arbitrage a débuté au Texas, et j'ai été chargé de représenter l'assureur en Europe en recueillant des éléments compromettants. Un des enjeux essentiels était d'être capable d'expliquer aux juges locaux, éloignés des réalités du cyclisme, la nuance des déclarations d'Armstrong : "Je n'ai jamais été contrôlé positif, alors que je suis le sportif le plus contrôlé au monde". Cette sentence ne signifie en aucun cas qu'Armstrong ne s'est pas dopé.


Ces dossiers ont-ils participé à l'accumulation de preuves autour du champion controversé ?

Je pense effectivement que c'est l'une des raisons qui l'ont conduit à jeter l'éponge. Le travail en commun avec Antoine Vayer (chroniqueur au Monde depuis 1999), spécialiste de la performance, a permis de montrer le caractère invraisemblable de la puissance développée en watts dans les côtes. D'ailleurs, il est intéressant de noter que l'UCI a interdit en 2012 la publication en temps réel de telles statistiques. Et l'on comprend pourquoi lorsque l'on s'aperçoit que le taux de puissance de Wiggins et de Froome (premier et deuxième de l'épreuve) est comparable à la période trouble de la fin des années 1990 et début 2000.

Malheureusement, comme souvent aux Etats-Unis, une transaction a mis fin à la procédure. De manière pragmatique, SCA Promotions a préféré éviter l'incertitude du procès en payant une partie de ce qu'elle devait. Je pense qu'Armstrong avait compris que l'absence d'accord aurait été terrible pour lui.


Comment Lance Armstrong a-t-il pu échapper aux sanctions pendant toutes ces années ?

Un exemple de sa méthode me paraît édifiant. Lorsque L'Equipe a publié, en 2005, le contrôle positif de 1999 à l'EPO, Armstrong a réalisé un effet d'annonce en attaquant le journal en diffamation. Puis, il s'est désisté en douce quelque temps après, ce qui lui évitait la confrontation. Pendant toutes ces années, le Texan ne s'est pas contenté de tricher, il s'est comporté en parrain du peloton, intimidant les moutons noirs tels que le français Christophe Basson, par exemple. Les leçons de morale s'ajoutaient aux provocations physiques. Enfin, il a fait de ses succès la rampe de lancement d'une carrière politique. Il ne s'est jamais caché de ses ambitions de devenir gouverneur du Texas et même président des Etats-Unis. Cet épisode est certainement l'anéantissement de ses rêves.


Quelles conséquences induisent la décision d'Armstrong de renoncer aux voies de recours ?

En renonçant aux voies de recours, il évite une décision de justice qui lui serait fatale. L'Agence américaine antidopage va lui proposer une transaction, car il faut le sanctionner. Mais il est important de souligner qu'il continue de proclamer son innocence : "Le système est plus fort que moi, mais j'ai ma conscience pour moi ". Cette manœuvre de la dernière chance est habile, même si elle apparaissait comme la seule envisageable. Cela va lui éviter de passer par deux cases très dommageables : les aveux concernant sa culpabilité et la condamnation en justice. On peut également imaginer, même si je ne suis pas dans le secret, que cela lui évite des frais d'avocat considérables et que la transaction avec l'Usada contient un volet financier et l'assurance de pouvoir continuer tranquillement l'activité de sa fondation contre le cancer par exemple.

Un dernier élément semble essentiel à souligner au vu de la mentalité états-unienne, qui place le mensonge au premier rang des responsabilités, devant même l'action répréhensible en tant que telle. La décision d'Armstrong lui évite de mentir sous serment devant le grand jury. Il aurait pu être poursuivi pour parjure. Sa carrière politique, déjà bien compromise, aurait été carbonisée.


Est-ce surprenant de voir que le coup, probablement fatal, a été asséné par son propre pays ? Aurait-on eu le même courage en France ?

L'opinion américaine le concernant a évolué ces derniers mois. L'Usada, en collaboration avec le procureur fédéral indépendant, a bénéficié de pouvoirs élargis vis-à-vis de l'opinion américaine. Les problématiques de dopage commencent à compter dans la société. Même dans les sports typiquement US comme le football américain ou le baseball, l'impunité totale n'a plus cours. Le scandale Balco (touchant notamment les sprinteurs américains dont Marion Jones) a contribué à cette prise de conscience.

Concernant l'attitude des autorités françaises si un champion national se trouvait dans la même situation, il y a dix ans, ma réponse aurait été négative. D'ailleurs, la victoire de l'équipe de France de football en 1998, avec dans ses rangs deux ex-footballeurs de la Juventus Turin, en est un exemple. A l'époque, les journaux avaient passé sous silence le fait que la justice italienne avait mis au jour l'administration d'EPO par le club piémontais à ses joueurs. Il me semble tout de même que depuis dix ans des efforts ont été réalisés, et qu'une telle impunité ne serait plus possible.


Quelle va être la suite concrète des annonces de l'Usada et d'Armstrong ?

L'UCI devra attendre la décision définitive de l'Agence américaine antidopage avant de prendre des sanctions. Mais il est probable que la pression sera forte sur l'organisation sportive.

 

Anthony Hernandez pour Le Monde


 

A lire aussi sur Le MondeComment Armstrong est-il passé entre les mailles du filet ?

 

 

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 08:21

http://img15.hostingpics.net/pics/155729Fukushimamonamour.jpgUn rapport explosif

 

 

Le rapport de la commission d'enquête japonaise (NAIIC) accable le gouvernement japonais et l'entreprise Tepco.

 

La commission parlementaire indépendante s’est appuyée sur une masse considérable d’informations : 900 heures d’auditions ont permis d’entendre 1 167 personnes ainsi que des dirigeants de Tepco, responsables gouvernementaux, membres de l’autorité de sûreté nucléaire, etc. La commission s’est rendue dans douze municipalités qui se trouvent aujourd’hui dans la zone d’exclusion. Elle a recueilli 10 633 réponses à un questionnaire adressé aux habitants évacués. La commission a aussi relevé plus de mille commentaires de travailleurs qui se trouvaient à la centrale de Fukushima Daiichi, le 11 mars 2011. Le rapport de la nouvelle commission d'enquête chargée par le parlement nippon de faire toute la lumière sur l'accident dit de la centrale nucléaire de Fukushima ne souffre d'aucune contestation possible. Sa conclusion est donc sans appel. "L'accident à la centrale nucléaire de Fukushima est le résultat d'une collusion entre le gouvernement, les agences de régulation et Tepco, et le manque de gouvernance de ces instances", peut-on lire dans le résumé en anglais du rapport de 641 pages (ci-dessous). "La commission a relevé une ignorance et une arrogance impardonnable pour toute personne ou toute organisation travaillant dans le domaine du nucléaire. Nous avons découvert un mépris pour la sécurité du public", explique encore le texte, pour qui l'accident a été "créé par l'homme". La gestion de la crise de l'ancien Premier ministre Naoto Kan est notamment critiquée, de même que l'attitude des dirigeants de l'opérateur.

 

 

 

« Le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars 2011 ont été des désastres naturels d’une ampleur qui a choqué le monde entier. Bien que déclenché par ces événements cataclysmiques, l’accident qui s’est ensuivi à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi ne peut pas être regardé comme un désastre naturel. Ce fut un désastre profondément causé par l’homme – qui aurait pu et aurait dû être prévu et prévenu. Et ses effets auraient pu être atténués par une réponse humaine plus efficace. »

 

Extrait du rapport de la commission d’enquête parlementaire japonaise sur l’accident de Fukushima (Naiic : National diet of Japan Fukushima nuclear accident independant investigation)

 

On y apprend natomment que les populations ont été évacuées de manière "chaotique", au point que soixante patients hospitalisés sont morts "de complications liées à l’évacuation". Le rapport révèle que la gravité de l’accident, souvent imputée à la fatalité du tsunami, est due à "une multitude d’erreurs et de négligences délibérées", qui expliquent l’impréparation de Tepco face aux événements du 11 mars 2011. Le rapport de la Naiic montre aussi que le gouvernement a diffusé des informations tronquées et inadéquates, répétant que les radiations n’entraînaient pas "d’effet immédiat pour la santé", et donnant au public "une fausse impression de sécurité".


http://img15.hostingpics.net/pics/245343fukushima.jpg

Des avertissements avant
la catastrophe
 


"La direction de Tepco était consciente des retards dans les travaux anti-sismiques et des mesures contre les tsunami et savait que Fukushima Daiichi était vulnérable", a expliqué la commission. Dans un document remis le 28 février 2011 à l’agence japonaise de sûreté nucléaire, la société fondée en 1951 sur les braises de la Tokyo Electric Light Company, créée elle en 1883, expliquait qu’elle n’avait pas contrôlé 33 éléments des six réacteurs de Fukushima-Dai-ichi, dont un moteur et un générateur électrique d'appoint pour le réacteur n°1, dont la faillite après le tsunami sera une cause directe de la crise actuelle. Le 2 mars 2011, quelques jours avant le tsunami, l’agence japonaise de sûreté nucléaire signifiait à la Tepco qu’elle avait jusqu’au 2 juin 2011 pour lui adresser un point complet sur le programme de contrôles de la centrale, mais estimait que qu’il n’y avait aucun risque immédiat... Avant le tremblement de terre les dommages collatéraux qu’il a provoqués au sein de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi (l’accident a été classé au niveau 6 sur l’échelle à sept niveaux instaurée par l’Agence internationale de l’énergie atomique), le programme nucléaire civil japonais avait déjà été l’objet de nombreuses critiques. En 2002, une affaire de contrôle de sécurité falsifiée avait éclaté au grand jour au sein de la puissante Tepco. Des fonctionnaires de la compagnie avaient tenté de dissimuler des fissures dans les cuves de 13 des 17 réacteurs exploités. Parmi ceux-ci figuraient déjà ceux Fukushima Dai-ichi.

En juillet 2007, à la suite d’un tremblement de terre de 6,8 sur l’échelle de Richter, la centrale nucléaire de Kashiwazaki Kariwa, toujours exploitée par la Tepco, avait été gravement affectée par le séisme. De l’eau s’était répandue dans le bâtiment de l'un des réacteurs, avant d'être rejetée dans la mer, chargée d'éléments radioactifs. En juin 2008, un nouveau tremblement de terre cette fois-ci de 7,2 endommageait l’un des réacteurs de la centrale nucléaire de Kurihata, sans grave conséquence.

Le gouvernement japonais a-t-il joué avec la santé de ses concitoyens ?

En août 2007, le professeur Ishibashi Katsuhiko, de l’université de Kobe, créait le néologisme Genpatsu-shinsai, que l’on peut traduire par le désastre nucléaire créé par un tremblement de terre dans une tribune publiée conjointement par "l’International Herald Tribune" et "Asahi Shinbun". Il mettait en lumière les risques encourus par le Japon. « Depuis le tremblement de terre de Hanshin qui a dévasté Kobe en 1995, presque tout l’archipel japonais est entré dans une période d’intenses activités sismiques », expliquait-il, alors même que le gouvernement sous-estimait les risques potentiels posés par des tremblements de terre majeurs. « La période de forte activité sismique se poursuivra pendant encore 40 ans ou plus. Si des mesures radicales sont prises dès maintenant pour réduire la vulnérabilité des centrales nucléaires aux tremblements de terre, le Japon pourrait connaître une véritable catastrophe nucléaire dans un proche avenir », prophétisait-il. Et le sismologue de prendre l’exemple des centrales nucléaires exploitées par Tepco, aux importants défauts de conception pour supporter les effets d’un tremblement de terre de grande ampleur.

La Tokyo Electric Power a aussi ignoré les nombreux messages d’alerte, notamment un rapport présenté par l’Institut national de la science industrielle et de la technologie sur les conséquences du tremblement de terre survenu au large de la préfecture de Miyagi il y a 1150 ans de cela. Le séisme d’une magnitude de 8,3 ou 8,4 sur l’échelle de Richter avait provoqué un tsunami d’une rare violence, qui avait pénétré jusqu’à quatre kilomètres à l’intérieur des terres et fait au moins 1000 morts, selon ce qui est décrit dans le "Nihon Sandai Jitsuroku" (traduction : "Les Annales des trois règnes"). Bien sûr, Tepco a négligé cet avertissement, jugeant plus utile d’adapter ses normes de sécurité au référant du tremblement de terre de 1938 – d’une magnitude de 7,9. La très sérieuse Japan Nuclear Energy Safety Organization (JNES) avait établi le scénario de la catastrophe de Fukushima avant que celle-ci ne se produise, estimant dans un rapport de 1998 que si une vague de 15 mètres de haut s’abattait sur les installations nucléaires, celle-ci noierait les groupes électrogènes de secours et provoquerait une réaction en chaîne, avec l’impossibilité de refroidir les réacteurs et son endommagement définitif.

 

Des négligences sont à l’origine de l’impréparation de Tepco

La centrale de Fukushima Daiichi n’était capable de résister ni au séisme ni au tsunami du 11 mars 2011, selon la commission parlementaire. La zone entourant la centrale était considérée comme ayant une activité sismique minimale, et le niveau de résistance au séisme de l’installation était "remarquablement faible". En 2006, à la suite d’une réévaluation des normes de sûreté anti-sismique, la Nisa, l’autorité nucléaire japonaise, a demandé à Tepco et aux autres exploitants de réexaminer leurs centrales en fonction des nouvelles normes.

Tepco a présenté à la Nisa, en 2008 et 2009, des rapports exposant les mesures de sécurité anti-sismique prévues. La Nisa a accepté ces rapports, alors qu’ils ne concernaient qu’une partie des équipements nécessaires à la sûreté. De plus, alors que les mesures prévues devaient être mises en application au plus tard en juin 2009, « Tepco a décidé en interne et unilatéralement de repousser la deadline à janvier 2016 ».

Au moment du séisme de 2011, Tepco n’avait pas apporté un certain nombre d’améliorations aux réacteurs 1, 2 et 3, bien qu’elles aient été jugées nécessaires par la Nisa. Cette dernière a failli à sa mission en ne rappelant pas l’exploitant à l’ordre. Tepco et la Nisa ont également confirmé que des éléments importants de la tuyauterie du réacteur n°5 n’avaient pas été mis aux normes en 2011. Pour la commission NAIIC, il est clair que « les renforcements anti-sismiques appropriés n’étaient pas en place au moment du séisme du 11 mars ».

Tepco et l’autorité régulatrice ont fait preuve d’une imprévoyance encore plus importante à propos du risque de tsunami, qui avait été évoqué à plusieurs reprises par des scientifiques. Au moins dès 2006, Tepco et la Nisa disposaient d’informations selon lesquelles un tsunami plus fort que prévu pourrait provoquer la perte totale des alimentations électriques, avec pour conséquence un risque de fusion du cœur d’un ou plusieurs réacteurs.


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La centrale de Fukushima après le tsunami © Digital Globe


Des manquements après le tsunami 


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 Naoto Kan

Quant à l'après tsunami, la presse japonaise avait déjà établi le listing des erreurs commises par la compagnie. Dans la nuit du 11 mars, quelques heures après le tremblement de terre et le tsunami, la société avait ainsi prévu de libérer de la vapeur mélangée avec des substances radioactives du réacteur n°1 pour diminuer la pression de la cuve. L’opération sera réalisée de nombreuses heures plus tard, après l’inspection très médiatique du Premier ministre Naoto Kan et alors que l’évacuation des résidents de la centrale sur un rayon de dix kilomètres plus tard n'est pas terminée. Dans les colonnes du "Daily Yomiuri", Kenzo Miya, professeur à l’Université de Tokyo et expert en ingénierie nucléaire avait expliqué que ce "retard" avait été préjudiciable pour la suite des opérations. De même, Haruki Madarame, président de la Commission de sûreté nucléaire, avait regretté la lenteur des premières opérations et notamment de l’injection de l’eau de mer. Rappelons que l’eau de mer avait l’inconvénient pour la Tepco d’endommager durablement les réacteurs en vue d’une exploitation future.

En déplacement professionnel distinct, les cadres dirigeants de la société n’avaient pu rejoindre Tokyo que le lendemain du drame, ce qui a bien sûr eu un impact sur l’organisation générale. Selon les analystes, l'opérateur avait également négligé le problème posé par les piscines de stockage des barres de combustible nucléaire, bien que ces dernières soient potentiellement plus dangereuses sur le plan de la pollution. La température des piscines a sans doute augmenté à partir du 13 mars 2011 en raison de l’arrêt de la circulation de l’eau de refroidissement, ce qui était prévisible selon les spécialistes.

Enfin, au-delà des défaillances techniques, la Tepco a souffert d’une communication désastreuse, de l’absence identifiable dans les médias de son principal dirigeant, Masataka Shimizu, hospitalisé, aux nombreuses contradictions quant aux taux de radioactivité constatés, ce qui a bien sûr ajouté au caractère dramatique de la situation. Et le "Daily Yomiuri" de rappeler que la compagnie niait les premières explosions alors qu’elles étaient visibles à la télévision japonaise... Bien sûr, l'opérateur a fait rédiger son propre rapport, publié en juin, dans lequel il démentait toute responsabilité, imputant au tsunami la cause du désastre tout en admettant après coup ne pas avoir été suffisamment préparé à un tel scénario.

 

Une évacuation “chaotique”


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Yukio Edano

Auditionné par la Naiic, le chef de cabinet de Naoto Kan, Yukio Edano (aujourd’hui ministre de l’économie), a déclaré que Tepco avait le projet d’abandonner la centrale après avoir évacué tous ses employés. C’est ce qui aurait justifié l’interventionnisme du cabinet du premier ministre. Selon le rapport de la Naiic, Tepco n’a jamais voulu abandonner le site, et le cabinet de Naoto Kan s’est trop occupé de ce qui se passait à la centrale, au lieu de se focaliser sur sa principale mission : la protection des populations.

Dès le début de la catastrophe, le gouvernement disposait d’informations précises sur la répartition des retombées radioactives fournies par le système "Speedi" (System for Prediction of Environmental Emergency Dose Information). Cela aurait dû permettre d’organiser un plan d’évacuation rationnel. Le rapport de la Naiic montre clairement que c’est le contraire qui s’est produit.

Le signe le plus évident du chaos dans lequel se sont déroulées les évacuations est la mort de soixante patients au cours de ces mouvements. Même si ces personnes ne sont pas mortes de l’irradiation, elles sont les premiers victimes des suites directes de l’accident nucléaire. La Commission parlementaire a recueilli de nombreux témoignages d’habitants évacués. Ils sont éloquents, comme l’illustrent quelques exemples.

 

« J’ai quitté ma maison avec juste le strict nécessaire. J’ai appris où je devais aller par la radio, alors que j’étais déjà en route. Je suis arrivé au premier lieu d’évacuation indiqué, après 6 heures de voiture pour un trajet qui prend normalement une heure. En chemin, mon fils qui vit loin de Fukushima m’a appelé et m’a dit que je ne devais pas m’attendre à revenir bientôt. C’est seulement alors que j’ai commencé à comprendre ce qui se passait. »
(Témoignage d’un habitant de Futaba, ville de 7 000 habitants avant l’accident, située dans la zone d’exclusion de 20 kilomètres autour de la centrale)

« Si nous avions entendu ne fût-ce qu’un mot à propos de la centrale nucléaire au moment où l’évacuation a été ordonnée, nous aurions pu réagir raisonnablement, prendre nos objets de valeur et fermer correctement la maison avant de partir. Nous sommes partis en courant, sans rien d’autre que les vêtements que nous portions. »
(Témoignage d’un habitant de Okuma, ville de 11 500 habitants avant l’accident, située dans la zone d’exclusion).

« J’ai été évacué et envoyé sans être informé dans une zone présentant le niveau de radiation le plus élevé. À cause de cela, j’aurai peur pour ma santé jusqu’à la fin de ma vie… Quel cas font-ils de la vie des gens ? Notre maison n’est plus habitable… Le nucléaire devrait être stoppé. Il causera un deuxième Fukushima et il n’y aura plus un seul endroit où vivre au Japon. »
(Témoignage d’un habitant de Namie, ville de 22.000 habitants avant l’accident, située dans la zone d’exclusion.)

« On nous a dit de rester à la maison, et on ne nous a jamais dit d’évacuer. A la TV, tout ce qu’ils ont dit c’est qu’“il n’y avait pas d’effets immédiats sur la santé”, ce qui nous a encore plus effrayés. Rien n’a changé depuis l’accident. Alors qu’il y a très peu de progrès dans la décontamination, il est très étrange que l’ordre d’évacuation ait été déjà levé. »
(Témoignage d’un habitant de Minamisoma, à 25 kilomètres de la centrale de Fukushima.)

 

Au total, environ 150 000 personnes ont été évacuées, mais seuls les habitants de la zone d’exclusion de 20 kilomètres de rayon autour de la centrale ont reçu un ordre d’évacuation rapide. Et souvent aberrant : à peu près 50 % des habitants de Namie ont été évacués temporairement dans des endroits à haut niveau de radioactivité ; et près de 70 % des résidents de Futaba, Okuma, Tomioka, Naraha et Namie ont dû évacuer quatre fois ou plus.

De plus, les données Speedi montrent que de nombreux secteurs au-delà des 20 kilomètres étaient très irradiés et auraient dû être évacués rapidement. Les habitants de la zone comprise entre 20 et 30 kilomètres de distance à la centrale ont été particulièrement mal lotis. Ils ont reçu un ordre de mise à l’abri le 15 mars, alors que l’accident nucléaire a commencé le 12. Et on les a appelés à évacuer volontairement dix jours après, le 25 mars. Autant dire qu’ils ont été exposés à d’importantes doses de radiation, pendant la période où les rejets étaient les plus élevés.


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Devant la lenteur des mesures gouvernementales, de nombreux habitants n’ont pas attendu et sont partis de leur propre initiative. Ce qui a amplifié le chaos général.

 

Le suivi sanitaire des populations est insuffisant

Parmi les évacués, un grand nombre ont été mal informés et n’ont pas su précisément ce qui se passait. Beaucoup d’habitants n’ont pas reçu d’informations par les canaux officiels : municipalités, radio d’urgence et police. Ainsi, seuls 10 % des habitants de Minamisoma, Iitate et Kawamata ont reçu les informations officielles. Les autres ont été informés par des moyens de fortune.

« La Commission conclut que le gouvernement et les régulateurs ne sont pas pleinement attachés à la protection de la santé publique et de la sûreté ; et qu’ils n’ont pas agi pour protéger la santé des habitants et restaurer leur bien-être ».

Cette citation est assez claire. Les populations japonaises sont mal informées des risques des radiations, et leur suivi sanitaire n’est certainement pas à la hauteur de la troisième économie mondiale. Dans un rapport intitulé "Fukushima 1 an après", l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) faisait état de quatre études épidémiologiques lancées après Fukushima.

Or, le mot "épidémiologie" ne figure même pas dans le rapport de la Naiic. La préfecture de Fukushima a entrepris de suivre les habitants qui dépendent de son administration. Ce suivi comporte des examens de la thyroïde chez les enfants et les jeunes de moins de 18 ans. On sait en effet que le cancer de la thyroïde, particulièrement chez les enfants, est la première pathologie susceptible d’apparaître à la suite d’un relâchement de radioactivité (c’est ce qui a été observé à Tchernobyl).

Au stade actuel, 38 114 personnes de moins de 18 ans ont eu un examen de la thyroïde. Pour 13 460 d’entre eux (35,5 %), on a détecté des nodules ou des kystes et, dans 0,5 % des cas, les nodules ou kystes ont une taille importante. Ces données sont publiques, mais aucune information n’a été divulguée sur la nature, bénigne ou maligne, des nodules et des kystes.

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Dr. Hisako Sakiyama

Le docteur Hisako Sakiyama, membre de la commission parlementaire indépendante. Elle nous a indiqué que les 184 enfants qui ont des nodules de plus de 5,1 millimètres ou des kystes de plus de 20,1 mm, devraient subir un "deuxième examen", mais ignore combien exactement ont eu ce deuxième examen. À la question de savoir si certains des nodules diagnostiqués étaient cancéreux, elle nous a répondu : « Je ne sais pas, mais les médecins qui s’en occupent le savent probablement. Ils traiteront donc les nodules lorsqu’ils jugeront que c’est nécessaire ».

Cette réponse confirme que l’université médicale de Fukushima, qui supervise ces examens, n’a pas publié d’information complète sur le sujet. De plus, on n’a pas non plus recherché de nodules chez des enfants non exposés aux radiations, de sorte qu’il n’y a pas de base statistique pour savoir si le nombre de cas de nodules relevé à Fukushima est ou non anormal.

Ce suivi peut donc difficilement être considéré comme une étude épidémiologique complète et rigoureuse. On peut ajouter que la préfecture de Fukushima a choisi comme conseiller spécial pour les radiations le docteur Shunichi Yamashita. Ce dernier s’est rendu célèbre en affirmant que les radiations n’entraînent pas de risque de cancer en-dessous d’une dose de 100 mSv (millisieverts) !

Cette affirmation revient à dire qu’il n’y a pas d’effet des faibles doses, et contredit toutes les recherches des vingt dernières années. À titre d’exemple, Elisabeth Cardis, du Circ (Centre international de recherche sur le cancer, Lyon), a publié une étude de référence sur les travailleurs du nucléaire de quinze pays. Cette étude met en évidence un risque de cancers et de leucémies pour une cohorte de plus de 400 000 sujets exposés en moyenne à une dose de 19,4 mSv, et dont 90 % ont reçu moins de 50 mSv (voir aussi les explications de l’Irsn sur les faibles doses).

Autrement dit, l’affirmation du docteur Yamashita revient à effacer d’un trait vingt années de recherche épidémiologique. Cela situe son niveau de crédibilité. C’est pourtant ce médecin qui supervise le suivi effectué par l’université médicale de Fukushima…

Ce n’est pas tout. Les estimations des doses reçues par les populations reposent uniquement sur des questionnaires qui ont été envoyés aux évacués, et auxquels une petite minorité à répondu. « Ce n’est pas suffisant pour estimer la véritable dose reçue par les habitants, dit le docteur Hisako Sakiyama. Mais on ne peut pas faire autrement, faute d’avoir effectué des mesures immédiatement après l’accident. Il y avait une occasion de faire ces mesures, mais elle a été perdue ».


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Les travailleurs du nucléaire
ont payé un lourd tribut
 


En clair, les données dont on dispose sont insuffisantes pour estimer les véritables doses externes reçues par les populations. De plus, les contaminations internes ne sont plus contrôlées (40 000 personnes ont été examinées dans les dix premiers mois, puis ces examens ont été abandonnés). Aucune étude spécifique n’a été lancée pour rechercher une éventuelle hausse des cas de leucémie.

C’est sur la base de ces informations extrêmement incomplètes que deux études ont été récemment publiées, l’une par l’Unscear (United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic Radiation, organisme proche de l’industrie nucléaire) et l’autre par l’OMS (Organisation mondiale de la santé). Les deux études affirment que les effets sanitaires de Fukushima seront faibles et probablement non détectables. Il est certain que l’on ne trouve que ce que l’on cherche, et que l’on trouve rarement ce que l’on s’efforce de ne pas chercher…

Ce dernier point lui aussi a été nié par les autorités nucléaires, mais les faits sont têtus. Selon les données de Tepco, reprises dans le rapport Naiic, 167 travailleurs ont reçu une dose cumulée supérieure à 100 mSv, ce qui les expose, selon les travaux d’Elisabeth Cardis, à un sur-risque de 10 % de décéder d’un cancer et de 19 % de mourir d’une leucémie (ces valeurs correspondent à 100 mSv et augmentent rapidement en fonction de la dose).

Mais le nombre de travailleurs concernés par ce risque est très probablement bien supérieur à 167. En effet, les données fournies par Tepco sur les travailleurs sont incomplètes pour deux raisons : d’une part, un certain nombre d’entre eux n’avaient pas de dosimètre ou ont dû le partager avec d’autres travailleurs ; d’autre part, le système de calcul des doses cumulées s’est trouvé hors service.

Selon le docteur Sakiyama, 28 % des employés de Tepco, 25 % des sous-traitant et 35 % des "sous-sous-traitants" n’ont pas reçu d’information sur leur dose cumulée. Ces chiffres portent sur les travailleurs qui ont répondu au questionnaire envoyé par la Naiic, soit d’environ 2 400 travailleurs sur un total de 5 500.

Parmi ces 2400, 710 ne connaissaient pas leur dose cumulée, mais le chiffre réel est plus important puisqu’il y a eu plus de 50% de non-réponses. A cela il faut ajouter un nombre plus petit de travailleurs qui n’avaient pas de dosimètre du tout. En résumé, il y a probablement des centaines d’agents de Tepco et de ses sous-traitants qui ont reçu des doses importantes, mais inconnues à ce jour.

 

 

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La théorie du complot refait surface


Selon le site wikistrike.com, le journaliste indépendant Jim Stone présenterait des preuves convaincantes que l’histoire officielle qu’on nous a raconté, concernant la catastrophe, est une dissimulation bidon pour une attaque  concertée contre le Japon, peut-être pour son offre d’enrichir de l’uranium pour l’Iran. Le Japon n’a pas été frappé par un séisme de 9,0. Un "rapport" revendique qu’un false flag d’armement nucléaire a en fait détruit Fukushima.


Lire la suite de cet énorme dossier publié sur wilistrike.com et intitulé REVELATION FUKUSHIMA : UN PERFIDE MEGA ATTENTAT à ne pas manquer et à prendre avec beaucoup de recul.

 

 

Et puis il y a la réalité, sans fard et sans espoir

 

 

 

Comme Carl Pillitteri, qui fût l'un des 38 américains présents à la centrale de Fukushima quand le séisme a frappé...

 

 

 

Ou comme ces habitants de Minamisoma, une ville de la préfecture de Fukushima, qui se souviennent des victimes du tsunami quinze mois après la catastrophe du 11 Mars...

 

 

 

 

 

 

TOURNER LE DOS À LA RÉALITÉ D'AUJOURD'HUI
AUVEUGLERA NOTRE FUTUR

 

 

 

 

Sources : mediapart.fr, parismatch.com, wikistrike.com

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Published by Papy Mouzeot - dans Mensonges et vérités
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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 16:11

Sarkozy JailUne retraite de courte durée...

 

Ce tout jeune retraité de 57 ans qui n'aura pas à travailler jusqu'à 60 ans et plus pour jouir de sa retraite se retrouve déjà avec un agenda judiciaire assez chargé depuis aujourd'hui. Pour cause, l'immunité présidentielle dont il bénéficiait est arrivée à échéance.

Un certain nombres d'affaires politico-financières qui touchent certains proches de l'ancien monarque pourraient rapidement lui remonter à la figure, ce que dément formellement l’intéressé qui dénonçait des "boules puantes".

« Je m’apprête à redevenir un français parmi les français »

C’est par ces mots que s’est adressé Sarközy à ses partisans le 6 mai, au soir de sa défaite à l’élection présidentielle. Rendez-vous est donc pris et nous verrons bien si le monarque déchu sera traité comme n'importe lequel des français.

 

Les sondages de l’Elysée

L’association Anticor (qui lutte contre la corruption) a prévu de saisir la semaine prochaine le juge d’instruction en charge de cette affaire afin qu’il relance les investigations. La justice avait suspendu l’enquête en raison de l’immunité de l’ancien chef de l’Etat qu’elle avait même étendu à ses proches collaborateurs. « Mais dès ce vendredi, il n’y aura plus aucune raison de s’opposer à tout ça », confie Jérôme Karsenti, l’avocat de l’association Anticor. A ce stade, l’association n’a toutefois pas prévu de demander l’audition de Sarközy lui-même : « Il faut d’abord que le juge avance sur les faits » a  poursuivit l’avocat.

Les faits remontent à 2007, date à laquelle l’Elysée a passé contrat avec la société du conseiller du Président Patrick BuissonPublifact, à hauteur de 1,5 million d’euros par an, en plus de 10.000 euros par mois. La Cour des comptes s’est intéressée à ce contrat, pointant qu’il n’y avait pas eu d’appel d’offres, alors que pour de telles sommes, c’est obligatoire.

Avrillier Le JusticierPour cela, le juge pourra s’appuyer sur le travail de Raymond Avrillier. Elu écologiste de Grenoble (Isère), ce membre de l’association Anticor s’est battu pendant des années pour obtenir des informations sur les sondages commandés par l’Elysée entre 2007 et  2012. « Il m’en manque encore une partie, confie-t-il. Mais je sais déjà que l’Elysée a fait réaliser plus de 300 enquêtes d’opinion pour un montant au moins égal à 9,4  millions d’euros... Et puis, certains sondages n’avaient rien à voir avec la fonction de chef de l’Etat de Sarkozy ». Plutôt avec celle de candidat à la présidentielle. Dans la pile de documents qu’il s’est procurée, l’élu a été surpris de découvrir un sondage sur la perception qu’ont les français du mariage Sarközy / Bruni et même un autre sur la candidature potentielle de DSK. « Le délit de favoritisme est flagrant ! », conclut Raymond Avrillier.

 

Financements illégaux de la présidentielle 2007

 

Acte 1 - L’affaire Bettencourt

Sarkozy JusticeL’affaire Bettencourt recouvre des soupçons de financement de la campagne présidentielle 2007 de Sarközy par Liliane et André Bettencourt (décédé depuis). L’ancienne comptable de la milliardaire, Claire Thibout, a affirmé que le gestionnaire de fortune de la vieille dame, Patrice de Maistre, lui avait demandé de retirer de fortes sommes d’argent en liquide, à hauteur de 150.000 euros, afin de financer la campagne du candidat Sarközy. L’affaire a déjà touché deux proches de l'ancien monarque, avec la mise en examen de Patrice de Maistre et du trésorier de la campagne présidentielle de Sarközy en 2007, à savoir Eric Wœrth.

 

Acte 2 - Les présumés financements libyens

Une autre accusation de financement illicite présumé de la campagne 2007 de Sarkozy a été lancée par le Libyen Saïf Al Islam, fils de colonel Khadafi, le 16 mars 2011, juste avant les opérations armées contre la Libye. Le fils du dictateur a accusé dans une vidéo avoir la preuve que les Libyens ont financé sa campagne.
Des accusations de financement libyen qui ont été reprises par le site d’informations Mediapart, qui a récemment publié deux documents : le premier concerne un témoignage d’un ex-proche de l’homme d’affaires Ziad Takieddine, écrivant que ce dernier a participé à des financements libyens pour la campagne 2007 de Sarközy; le deuxième est une lettre dans laquelle le colonel Khadafi donnerait son accord pour financer la campagne du candidat, à hauteur de 50 millions d’euros. Sarközy, qui a attaqué Mediapart pour faux, a été ensuite attaqué par le site d’information pour dénonciation calomnieuse.

 

L’affaire Karachi

Sarkozy BallarkozyL’affaire Karachi présente un volet politico-financier. La justice enquête sur des faits remontant à 1995, lors de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur. Sur le compte du candidat, dix millions de francs avaient été versés en espèces. La justice s’interroge sur un éventuel financement illégal, via des rétrocommissions concomitantes à des contrats d'armement avec le Pakistan et l'Arabie saoudite.
Sarközy était proche en 1995 d’Edouard Balladur. Il était son ministre du Budget, mais aussi porte-parole de la campagne du candidat. D’autres proches de Sarközy ont été directement mis en cause par la justice : Thierry Gaubert, Nicolas Bazire, et Ziad Takieddine ont été mis en examen dans cette affaire et d'autres simplement entendus comme Brice hortefeux.

 

 

Les dernières révélations de Mediapart au sujet de l'affaire Takieddine

Alors que Nicolas Sarközy perd son immunité pénale ce vendredi 15 juin, un lot de documents compromettants pour l’ancien président de la République a été communiqué au juge Renaud Van Ruymbeke, dans l’affaire des ventes d’armes du gouvernement Balladur. Selon ces éléments, saisis au siège de l’office d’armement Sofresa, Nicolas Sarközy a personnellement autorisé, par un accord écrit, quand il était ministre du budget (1993-1995), des versements de pots-de-vin au “réseau Takieddine” à l’occasion d’un contrat d’armement avec l’Arabie saoudite, baptisé Mouette/ROH. Ce contrat portait sur la réhabilitation de frégates françaises.

Ces sommes, versées en avril 1995, juste avant le premier tour de l’élection présidentielle, aux sociétés offshore d’Abdulrahman El-Assir, un associé du marchand d’armes Ziad Takieddine, représentent à elles seules plus de 12 millions d’euros (80 millions de francs).

Selon les documents saisis chez Sofresa, qui ont fait l’objet d’une note de synthèse des policiers, Sarközy a outrepassé les réticences de sa propre administration : elle n'a pas hésité à dénoncer des "errements" dans un courrier de mars 1995 adressé à l’ancien ministre.

Ces récentes découvertes pourraient entraîner la mise en cause de Sarközy pour des faits de "complicité" dans l’affaire Takieddine, alors que plusieurs de ses proches sont déjà poursuivis. Thierry Gaubert, membre de son cabinet ministériel à l’époque, Nicolas Bazire, alors directeur de cabinet du premier ministre Edouard Balladur, et Renaud Donnedieu de Vabres, qui était chargé de mission auprès du ministre de la défense François Léotard, ont déjà été mis en examen pour "abus de biens sociaux" au détriment des sociétés Sofresa et Direction des Constructions Navales (DCN).

Les enquêteurs ont aussi engagé des vérifications sur les patrimoines personnels de messieurs Balladur, Léotard et Donnedieu de Vabres.

Le contrat Mouette/ROH, qui menace aujourd’hui Sarközy, fait partie des quatre marchés militaires, l’un signé avec le Pakistan et trois avec l’Arabie saoudite, au centre des investigations du juge Van Ruymbeke. Les deux intermédiaires sont aujourd’hui mis en cause dans cette tentaculaire affaire "d’abus de biens sociaux" et "blanchiment aggravé". Après Ziad Takieddine, en septembre, son associé Abdulrahman El-Assir s’est vu signifier sa mise en examen, à Genève, il y a quelques jours.

En Suisse, la justice a déjà pu établir la mise en place, entre 1994 et 1995, d’un circuit de blanchiment de ces commissions, par des retraits d’espèces massifs. D’après l’enquête, l’argent noir dégagé par les intermédiaires s’est élevé à 82,6 millions d’euros (541 millions de francs). Une partie aurait financé secrètement la campagne présidentielle de 1995 d'Édouard Balladur.

Des "errements", selon la direction du budget...

Sarközy, qui fut l’un des piliers du gouvernement Balladur puis porte-parole de sa campagne, a toujours nié avoir joué un quelconque rôle dans cette affaire. Les faits, aujourd’hui, le contredisent. Lors d’une perquisition menée au siège de la Sofresa, les enquêteurs ont mis la main sur un document officiel, daté du 25 janvier 1995, qui l’implique directement. Le ministre du budget a lui-même validé, par un feu vert écrit, le paiement anticipé des commissions occultes du contrat Mouette.

Il s’agit du compte-rendu d’une réunion du 20 janvier 1995 qui s’est tenue entre le directeur financier de la Sofresa, José-Manuel Barbero, et une chargée mission de la direction du budget, Patricia Laplaud. « Madame Laplaud est assez largement revenue sur ce contrat dont les termes financiers lui ont “posé tant de problèmes”, peut-on lire dans le document. Madame Laplaud a fait des remarques très vives sur le "balourd" de FCE (frais commerciaux exceptionnels) qu’elle n’a, dit-elle, accepté que contre un accord écrit de son ministre (Nicolas Sarközy) ». Contactée à plusieurs reprises, Patricia Laplaud n'a pas souhaité répondre aux
journalistes de Mediapart.

 

Le "balourd" signifie le paiement anticipé des commissions, soit en l'occurrence un montant d'au moins 80 millions de francs versés par la Sofresa aux intermédiaires les 18 et 20 avril 1995, avant le premier tour de la présidentielle. Or, ces versements précipités d’argent occulte sont parfaitement dérogatoires. La règle veut que les commissions soient honorées au prorata des paiements du pays acheteur. L’intervention de l’ancien ministre du budget en faveur du "balourd" a ainsi permis au réseau Takieddine/El-Assir de toucher l’argent plus vite que prévu, via un archipel de sociétés-écran (Estar, Tesmar et Rabor) domiciliées dans des paradis fiscaux.

Mais il y a plus... Selon un autre document, les versements anticipés de commissions, autorisés par l’ancien ministre du budget, ont fait sursauter sa propre administration.

Dans un courrier du 1er mars 1995 adressé à Sarközy, également saisi par les policiers, la directrice du budget de l’époque, Isabelle Bouillot, note que « la mise en place (du contrat Mouette/ROH) a occasionné toute une série de difficultés et de dérogations » provenant « exclusivement du paiement des FCE en début de contrat ». « Il semblerait aujourd’hui que la direction du Trésor soit consciente de ses errements et serait disposée à ne pas renouveler cette expérience », poursuit la fonctionnaire, qui n'a pas donné suite à aux sollicitations du site d'information. 

Ce n’est pas la première fois que le rôle de Sarközy en tant que ministre du budget est pointé du doigt dans cette affaire. Un rapport de la police luxembourgeoise de janvier 2010 avait relevé que l’ancien ministre du budget avait validé la création, au Luxembourg, d’une société-écran de la DCN, Heine, permettant aussi des paiements anticipés de commissions au réseau Takieddine-El Assir, sur le marché des sous-marins pakistanais cette fois.

 

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Sources : 20minutes.fr, Mediapart.fr

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 21:12

Copé Le MythoLe digne héritier de Sarközy

 

 

Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, a réaffirmé jeudi 10 mai, sur France 2, qu'il n'y aurait pas d'accord électoral avec le Front National...

 

 

http://img11.hostingpics.net/pics/407177eyraud.jpgMardi 15 mai, Olivier Eyraud, conseiller général UMP du canton de Reyrieux (Ain) sera candidat aux Législatives sur la deuxième circonscription de l’Ain sous la bannière du Rassemblement bleu Marine souhaité par Marine le Pen pour réunir des élus de Droite et du Front National. Eyraud avait accordé son parainnage à Marine Le Pen afin qu'elle puisse se présenter à la présidentielle.

Cherchez l'erreur !

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 07:21

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Suite aux attaques répétées et sans fondement de la part d'un de ses membres le FSC a publié deux communiqués afin de remettre les pendules à l'heure.

 

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Mardi 8 mai

 


Le Front Syndical de classe prend acte de la démission de Jacques Tourtaux annoncée sur son site.

Il ne s'étonne pas d'une telle décision après le ton extrêmement agressif et insultant à l'égard du FSC adopté depuis plusieurs jours sur le blog de J. Tourtaux. Le FSC y fut en effet sur son site accusé pêle-mêle de « fourberie reniant la lutte de classe », de « trahison », d' « ouvrir la porte à la vermine nazie », de « jeter l'éponge », d' « abuser la confiance des ouvriers » et autres considérations très fraternelles. La lettre de démission rendue publique poursuit dans les amabilités : « hypocrisie », « antidémocratique », « sectarisme », « coups tordus », et bien sûr l'accusation classique de la manipulation par les méchants rouges (du PRCF en l’occurrence).

Qu'a bien pu faire le FSC pour s'attirer de telles attaques ? Qu'est-ce qui a empêché Jacques Tourtaux de dénoncer cette organisation jusqu'à aujourd'hui et pourquoi se réclamait-il au contraire jusqu'à présent de sa qualité de membre du CA du FSC ?

L'origine des attaques provient d'un événement hautement politique : le camarade chargé de la gestion du site du FSC a oublié d’activer un lien vers son site lors de la publication d'un texte de Jacques (alors que ce site est en lien permanent depuis celui du FSC) ! Bigre, voilà qui valait deux heures plus tard une déclaration rageuse dudit Jacques faisant part publiquement de son « écœurement » vis-à-vis du FSC. Puis qui lâchait enfin la bride sur ce qui semble-t-il le travaillait depuis plusieurs jours, à savoir l'appel du FSC à « sortir Sarkozy ».

Quels que soient les désaccords entre camarades, ils ne peuvent justifier ni une telle violence ni un tel refus de discuter. Car le FSC regrette bien entendu que J. Tourtaux ait refusé toute discussion avec les camarades du FSC qui l'ont contacté à de nombreuses reprises mais surtout que, par cette démission, il s'exonère de l'obligation au moins morale de venir au prochain Conseil d'Administration du FSC s'expliquer devant ses camarades très choqués.

 

 

"L'affaire" aurait pu en rester là si le bonhomme n'avait pas persisté dans sa folie démesurée et publié sur son blog des extraits de courriers personnels, ce qui est contraire à la loi (article L 226-15 du Code Pénal), et tronqués afin de manipuler l'opinion des camarades.

 

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Jeudi 10 mai


 

Le dénommé Jacques Tourtaux essaie donc, parait-il, de salir au maximum le FSC. Chacun mène les combats qu'il veut.

Dans sa dernière livraison, il utilise pour cela la publication de courriers personnels, qui plus est en les tronquant, et il oublie bien entendu de citer les textes parus sur son site, contenant de nombreuses insultes qu'il a approuvées dans ses commentaires.
 
Pour de nombreux camarades du FSC, il était peu compréhensible que Jacques Tourtaux ait tant insisté au mois de septembre 2011 pour appartenir encore au CA du FSC alors qu'il ne fournit aucune activité militante au sein de l'organisation depuis plus de deux ans (demande qui avait été acceptée eu égard à la fragilité psychologique du camarade).

Ils ont peut-être un début de réponse désormais : de telles méthodes relèvent de la provocation, à moins qu'il ne s'agisse tout simplement que d'une pathologie.

 

Pour sa part, le FSC n'utilisera pas les moyens à sa disposition* contre J. Tourtaux  et n'interviendra plus sur cette triste et petite "affaire".

 

 


* La divulgation non autorisée par l'émetteur du courrier électronique est une violation du secret des correspondances qui engage la responsabilité pénale de l'auteur de l'infraction (article L 226-15 du Code Pénal).

 

 

Plusieurs blogueurs se sont déjà plaints des pratiques et des injures de ce triste personnage, le commentaire de la dernière victime en date est assez édifiant :

 

salut Jacques,


cette fois, j'en ai vraiment marre... qu'est ce qui te prend.... nous faisons parti toi et moi du FSC...
tu as le droit de ne pas être d'accord...
mais de salir des Camarades, comme tu le fais, cela suffit.. arrêtes...
à mon sujet, les commentaires que tu regroupes, je les ai fait.... mais surement pas aujourd'hui, comme cela est inscrit.... et tout à fait à d'autres dates différentes.
d'autre part, qui est l'ennemi de classe? le FSC OU l'UMP, LE medef ????? ton blog n'est pas le centre du monde.
Non Jacques personne du FSC ne t'en veut, surtout pas au FSC - nous sommes tous (tes) des Camarades, comme le dit si bien, la chanson de J Ferrat, le problème, ton problème, tu remontes tout à ton blog.... bien sûr, qu'il est formidable... mais la lutte ce n'est pas que ton blog... excuses moi, mais, même s'il est énormément lu et apprécié, il ne fera pas bouger les foules. la lutte c'est un tout...
arrêtes... tu m'as téléphoné plusieurs fois, je n'ai jamais pu placer un mot... tu parles sans arrêt, on ne peut répondre.... tu n'écoutes pas les réponses.. chacun sa lutte.... je te l'ai dit.. toi c'est ton blog.. c'est super.. moi, c'est la lutte dans la rue... c'est pas mal aussi.. mais j'en ai vraiment par dessus la tête, que tu te fasses du cinéma..
demain, jour de l'élection, et je comprends que certains (es) camarades ne partagent pas, je voterai contre SARKO, et toi, en n'y allant pas tu voteras SARKO... CHACUN SON CHOIX;;;
PAR CONTRE Dès lundi, je serais dans la rue....
affaire à suivre....
si l'on veut avancer
la guerre ne doit pas être entre Camarade,(malgré cetaines différences) pour lutter il faut du respect et non de la haine

 

Danielle G.

 

 

L'objectif de ce billet n'est pas de porter atteinte à l'auteur du blog en question, qui de toutes façons se décrédibilise tout seul avec ses propos haineux et injurieux, il a pour seul intérêt de démontrer ce que peuvent subir les véritables défenseurs du syndicalisme de classe et de masse que sont les membres du FSC qui ont déjà suffisament maille à partir avec nos véritables adversaires de classe. Ce billet est aussi une mise en garde contre les propos intégristes de certains "gouroux de la blogosphère" qui aux travers de leurs déclarations font le jeu de la droite fascisante en ayant notamment appelé au boycott des élections présidentielles.

 

Ce qui devait être dit est dit.

 

 

Le Papy Mouzeot

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 03:32

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"Le départ de Sarközy de la présidence française
et l'arrivée de François Hollande faciliteront
l'application de la justice"
(Maître Zahia Mokhtari) 


 

http://img15.hostingpics.net/pics/394545Mokhtari.jpgConformément à ce qu'elle l'avait annoncé début avril, Maître Zahia Mokhtari, l'avocate mandatée par la famille de Mohamed Merah a affirmé hier, lundi 7 mai, qu'elle allait déposer officiellement la plainte contre le RAID. L'avocate à ajouté qu'elle était « prête à voyager en France jeudi ou samedi pour entamer la procédure de dépôt de plainte contre le RAID lundi prochain ». Elle a révélé que sa consœur française Maître Isabelle Coutant-Peyre va l'assister dans les procédures de dépôt de plainte en raison de sa connaissance des procédures de la justice française. « Le départ de Sarközy de la présidence française et l'arrivée de François Hollande faciliteront l'application de la justice [...] Hollande a toujours dit qu'il veillerait à l'application de la justice et à aplanir les désaccords en suspens entre l'Algérie et la France » a affirmé Maître Mokhtari. 

L'avocate avait déclaré le mois dernier : « Merah a été manipulé et utilisé par les services français et a ensuite été liquidé pour que la vérité ne voie pas le jour » et qu'elle détenait des preuves de "la liquidation" du tueur de Toulouse. Chargée par le père de Mohamed Merah de poursuivre le RAID pour assassinat, elle avait évoqué deux vidéos identiques de vingt minutes chacune, probablement filmées par Merah lui-même, qui prouveraient qu'il a été "liquidé" par l'unité de police. Maître  Mokhtari avait ausi indiqué qu'elle remettrait à la justice française "une première liste de trois noms, ceux d'un responsable des services français et de deux autres personnes de nationalités différentes qui 'travaillaient' avec Mohamed Merah pour qu'elles soient entendues dans cette affaire". Le ministère de l'intérieur n'avait pas souhaité commenter ces informations et la demande d'audition des chefs du renseignement français, notamment Bernard Squarcini, par la commission pour le contrôle de l'application des lois du Sénat avait été refusé par le gouvernement Sarközy.

 

http://img15.hostingpics.net/pics/935278raid2.jpg

«La volonté politique était qu'il meure»


http://img15.hostingpics.net/pics/154415AlbertChennouf.jpgParallèlement à la plainte déposée par la famille de Mohamed Merah, Albert Chennouf, le père d'une des victimes de ces attentats meurtriers a déposé plainte lui aussi mais contre Nicolas Sarközy et Bernard Squarcini pour non-assistance à personne en danger estimant qu'ils pouvaient empêcher la mort de son fils. "Le Nouvel Observateur" s'est entretenu avec Albert Chennouf peu de temps avant son dépôt de plainte.

 

Sept semaines après la mort de votre fils Abel, où en êtes-vous ?
- Au même plan que le premier jour : abasourdis par ce qui nous arrive et totalement livrés à nous-mêmes. Nous nous sentons oubliés de tous. Personne, ni à l’Elysée, ni au ministère de la Défense, ni à celui de l’Intérieur, n’a pris le temps de nous écrire ou de nous passer un coup de fil. On nous a juste fait signer un dossier d’aide juridique et versé une somme dérisoire en regard de la catastrophe qui nous touche. Je suis convoqué bientôt chez la juge d’instruction à Paris et personne n’est même capable de me dire qui prend en charge les frais de déplacement ! Nous sommes un couple modeste et nous nous sentons abandonnés.

Que savez-vous de l’enquête ?
- Nous n’avons eu aucun retour par la justice. Tout ce que nous savons, c’est dans la presse que nous l’apprenons. Et nous nous posons fatalement des questions. Je n’ai pas fait l’ENA ni Sciences-Po mais je ne suis pas bête. Je pense que lorsqu’on va au Pakistan en faisant un crochet par Israël, ce ne peut être qu’avec la bénédiction des services français. L’hypothèse qu’on a éliminé Merah pour qu’il ne parle pas me paraît de plus en plus plausible. Je ne dis pas que les policiers du Raid ont mal fait leur travail. Mais la volonté politique était qu’il meure. Je souhaite d’ailleurs porter plainte contre Nicolas Sarközy et Bernard Squarcini pour non-assistance à personne en danger. Je les tiens pour responsables de la mort de mon fils.

Qu’espérez-vous ?
- Je lance un appel solennel au président de la République : j’aimerais qu’il nous reçoive, mon épouse et moi-même, pour entendre notre désarroi. Nous voulons être certains qu’on n’étouffera pas cette affaire.

 

 


 

Sources : LeMonde.fr, TempsReel.NouvelObs.com

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 21:48

Mensonges et trahisonsIl faut sauver le soldat Sarközy

 

Outre les révélations de Médiapart, on apprend que le “caissier de Kadhafi”, Bachir Saleh, vit toujours sur le sol français, alors qu'il est recherché par Interpol.

L'ex-dignitaire libyen proche du colonel Kadhafi, Bachir Saleh, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt signalé par Interpol à la demande de Tripoli, se trouve actuellement en France. L’homme habite officiellement tout près de Bourg-en-Bresse, dans la ville de Prévessin-Moëns, dans une luxueuse villa à l’abris des regards.

Pas de chance pour François Fillon qui a affirmé lundi matin sur RTL que Bachir Saleh disposait d'un « passeport diplomatique du Niger » (obtenu grâce aux "réseaux de la Françafrique" selon le Canard enchaîné) et serait donc « protégé par l'immunité diplomatique ». Le Niger a fait savoir en début d'après-midi que ce passeport avait été rendu en mars par Bachir Saleh. Cette révélation fait l’embarras de Matignon.

 

 

On pourrait imaginer que François Fillon ait pêché par ignorance, rappelons quand même que la fonction de cet homme est celle du premier ministre de la France. Le doute n'est plus permis lorsque François Fillon déclare aussi sur RTL qu'il ne disposait d'« aucune trace d'un mandat international » visant ce proche du dictateur déchu, accueilli à bras ouvert par les autorités françaises. « Si naturellement il y avait un mandat international contre lui, la France le remettrait à la disposition de la justice après un échange avec le Niger qui est nécessaire compte tenu de son état de diplomate ».

Il suffit de consulter sa fiche sur le site d'Interpol, où il figure sous son troisième nom, Bashir El Shrkawi, réclamé par la Libye pour escroquerie.

 

http://img11.hostingpics.net/pics/165033bachirsaleh.jpg

 

Bachir Saleh est donc bien recherché par l'organisation internationale et le premier ministre ne peut l'ignorer.

 

Pourquoi les autorités françaises n'arrêtent-elles pas Bachir Saleh, ex-directeur de cabinet de Kadhafi, pour le remettre aux autorités libyennes qui le réclament pour “escroquerie” ?

 

Comme l'a révélé le Canard enchaîné début avril, Bachir Saleh a bénéficié d'une incroyable protection de la part des autorités françaises. Le ministre de l'intérieur Claude Guéant a ainsi reconnu lui avoir attribué un permis de séjour au nom du regroupement familial. En matière de regroupement familial, les conditions d’attribution sont pourtant strictes, elles ont été durcies par Sarközy lui-même en 2003 et 2006 puis par Brice Hortefeux en 2007, et ne dépendent pas du pouvoir discrétionnaire du préfet. Celui-ci délivre ou non le titre de séjour en fonction de plusieurs critères.

Le ministre de l’intérieur Claude Guéant, pour justifier la présence de Bachir Saleh sur le sol français, a récemment indiqué au Canard enchaîné que le ressortissant libyen bénéficiait "d’une autorisation provisoire de séjour pour trois mois puisque sa famille réside en France".

Outre l’ironie, voire l’indécence, qu’il y a pour un homme qui n’a eu de cesse de vouloir restreindre les entrées d’étrangers au titre de la famille de mettre en avant cet aspect, son assertion révèle quelques ambiguïtés. Seule son épouse, et non pas sa “famille” au sens large, est susceptible de lui permettre d’obtenir un titre de séjour au nom du regroupement familial. En tant que conjoint, elle doit en avoir elle-même déposé la demande, être installée régulièrement en France depuis au moins 18 mois, justifier de ressources d’un certain montant et d’un logement d’une certaine superficie et se conformer "aux principes essentiels qui, conformément aux lois de la République, régissent la vie familiale en France".

Selon la législation en vigueur, le maire instruit la demande et donne un avis concernant le respect des conditions de logement et de ressources. Lorsque les critères sont réunis, une carte de séjour temporaire portant la mention “vie privée et familiale” est délivrée. À la différence de ce qu’affirme le ministre de l’intérieur, cette carte est valable un an (elle est par ailleurs renouvelable et permet de travailler).


Boris Boillon 007

 

Toujours selon Le Canard enchaîné, c'est l'ambassadeur de France en Tunisie, Boris Boillon, qui a veillé à son exfiltration de Libye dans un jet privé appartenant à l'homme d'affaires Ahmed (Alexandre) Djouhri.

Surnommé le “caissier de Kadhafi”, Bachir Saleh était le responsable du Libyan African Portfolio (LAP), un fonds souverain libyen crédité de plus de 40 milliards de dollars, qui a servi à de nombreuses opérations d'investissement sous l'ère Kadhafi. Est-il poursuivi par les autorités libyennes pour des escroqueries commises dans ce cadre ? Contacté lundi matin, l'ambassadeur de Libye en France, Abuhamoud Al Shibani, n'a pas souhaité répondre aux questions de Mediapart.

 

 

 

 

Sources : Mediapart, BFMtv

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Résistance

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