Le Papy est de retour
Mais keskeucé keuss bordel ? Pour une fois que je prends quelques jours de congès, laissant derrière moi un monde tout pourri, v'là que j'le retrouve encore pire qu'avant de partir !
Entre l'autre taré qui n'apprécie pas la musique punk (surtout les chanteuses), les sionistes qui veulent tout faire péter en Iran, les britishs qui déclarent la guerre à l'Équateur parce qu'ils ont accordé un droit d'asile à un pirate australien, les Tinois qui en viennent à se disputer avec les Nippons pour un bout de terrain qui appartient à des particuliers, un pdg des Pays-Bas qui transgresse les lois sur la protection des Éléphants de Gémenos, un Sapin qui s'enracine de plus en plus dans le ridicule avec ses CDI à durée déterminée, je me dis qu'on dépasse de loin les profondeurs de la connerie humaine.
Pour commencer cette longue série de coups de gueule, j'ai choisi au "hasard" de m'attarder sur le plus grand truand que l'espèce humaine ait connue depuis Al Capone, le tsar Vladimir Vladimirovitch, fils de Putin (prononcez Poutine à la française). Nul n'ignore les qualités de ce grand démocrade, autoproclamé tsar de Russie, qui promet de « buter les terroristes tchétchènes jusque dans les chiottes » et à la tête de la Russie sans interruption depuis le 31 décembre 1999. Les quatres années de mandature du camarade-président Dmitri Medvedev ayant été une formidable mascarade.
L'ancien commandant "Platov" devenu lieutenant-colonel du KGB semble beaucoup plus apprécier la sonorité mélodieuse des kalachnikovs à la voix métallique des Pussy Riot. A moins que ce dictateur orthodoxe, étroitement lié à la mafia rouge ainsi qu'à Vladimir Mikhaïlovitch Goundiaïev, plus connu en tant que Cyril 1er, Patriarche de toute la Russie, n'ait guère digéré les paroles de la prière adressée à Marie (mère de Jésus) par cinq des sept punkettes féministes lors de leur performance artistique non autorisée dans la cathédrale du Christ Sauveur de Moscou le 21 février dernier.
Difficile de juger qui a été le plus touché dans sa chair entre le camarade-président-dictateur Poutine et le très binaire ex-agent du KGB, le patriarche Kirill.
Qui se ressemble s'assemble...
Dès le début, le patriarche Kirill avait qualifié la chanson militante de "sacrilège" suivi de son porte-parole, Vsevolod Tchapline, qui lui, avait estimé que les punkettes avaient commis un "crime pire qu’un meurtre" et devaient être "chatiées en conséquence". Des dizaines de milliers de fidèles étaient alors venus comme des moutons pour prier en plein air devant la cathédrale, à l’appel du patriarche pour "corriger le sacrilège". Un retour direct au temps de l'inquisition.
L’Église orthodoxe, comme toutes les Églises, est amour... Il n'y aura donc pas de clémence. Poutine lui-même n’en demandait pas tant car le procès des Pussy Riot a acquis un retentissement international et offert par la même occasion une tribune mondiale à trois de ces militantes féministes. Poutine et son acolyte le patriarche Kirill, l’homme d’Église désintéressé, grand amateur de montres de luxe, voulaient les faire taire et c’est l’inverse qui s’est produit. Les jeunes en révolte, ça ose tout, c’est même à cela qu’on les reconnaît.
Quel crime ont commis les Pussy Riot ?
Si ce n'est clairement un crime de lèse-majesté, les trois jeune femmes du groupe qui ont été arrêtées, Maria Alekhina (24 ans), Nadezhda Tolokonnikova (22 ans) et Ekaterina Samucevich (29 ans), ont été condamnées à deux ans d’emprisonnement en “colonie pénitentiaire” (goulag) pour "hooliganisme et incitation à la haine religieuse" par la justice russe. Le jugement rendu a été vivement critiqué à l'étranger où il a été qualifié de "disproportionné" et discrédite également le "système judiciaire russe".
Une condamnation pour attentat contre nos tympans aurait été amplement suffisante !
Constatez vous-même...
Bien plus grave que les faits qui leur ont été reprochés il s'agit avant tout d'un attentat musical, le pauvre Rakhmaninov doit encore être tout retourné dans sa tombe orthodoxe !
Mis à part cette petite boutade, quel crime ont commis les Pussy Riot ?
Est-ce un délit de dénoncer la réalité ?
C'est visiblement le cas dans la Russie de Poutine qui ne s'encombre pas de formalité pour éliminer ses opposants. Il suffit de jeter un œil sur les paroles de ce chant militant pour prendre la mesure de l'hystérie qui s'est emparée du camarade-président-dictateur Poutine.
| Illustration Hachfeld
Vierge mère de Dieu, chasse Poutine, Soutane noire, pattes d’épaules dorées Le chef du KGB, leur saint principal Chiasse, chiasse, chiasse de Dieu Vierge mère de Dieu, deviens féministe, Louange de l’Eglise aux chefs pourris Le Patriarche Goundiaev croit en Poutine
Vierge mère de Dieu, chasse Poutine, |
Sans la musique et traduit en langue de Molière c'est tout de suite plus poétique d'autant plus que ce texte est écrit et chanté par des femmes qui ont plus de couilles que l'ensemble des hommes de cette planète qui se prosternent devant les anciens membres du KGB.
Qui sont ces trois féministes détenues en Russie ?
Retour sur le parcours de ces trois jeunes femmes féministes, bien loin d'être de jeunes écervelées bien plus anti-poutinistes qu'anticléricales, qui représentent une jeunesse écœurée et abusée par la corruption qui ravage la Russie.
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Nadejda Tolokonnikova, 22 ans
Membre également du groupe russe d'art contestataire Voïna, de même que son mari, Piotr Verzilov, Nadejda Tolokonnikova a participé à de nombreuses performances extrêmes de cette formation connue notamment pour avoir dessiné en 2011 un gigantesque phallus en face des bureaux du Service fédéral de sécurité (FSB, ex-KGB) sur un pont de Saint-Pétersbourg, deuxième ville de Russie. En 2008, Tolokonnikova a posé nue dans une position suggestive avec son mari dans un musée de Moscou, alors qu'elle était enceinte de neuf mois, pour protester contre l'élection de Dmitri Medvedev à la présidence russe, lors d'une performance baptisée "Naissance d'un ourson" en allusion au nom du futur chef de l'Etat (Medved veut dire ours en russe).
Nadejna Tolokonnikova, une brune aux yeux noirs, très belle selon ses admirateurs, a participé à de nombreuses manifestations contre le régime de Vladimir Poutine ou en faveur des homos. Née à Norilsk, ville industrielle du Grand Nord russe, cette étudiante à la faculté de philosophie de la prestigieuse université d'Etat de Moscou répète depuis son enfance qu'elle aime les situations extrêmes. Nadejna adore sa fille de 4 ans, Héra, baptisée en l'honneur de la déesse grecque épouse de Zeus, pour que l'enfant puisse "se défendre contre ses ennemis" comme ce fut le cas dans la mythologie grecque, selon ses amis.
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Maria Alekhina, 24 ans
Maria Alekhina, femme mince aux cheveux châtain clair, est une militante écologiste active. Cette Moscovite s'est fait connaître à travers ses actions pour la défense du lac Baïkal (Sibérie), classé au patrimoine mondial par l'Unesco, et contre l'abattage de la forêt de Khimki, dans la banlieue de Moscou, pour construire une autoroute à péage reliant la capitale russe à Saint-Pétersbourg.
De religion orthodoxe, elle écrit des poèmes et se rend régulièrement avec des bénévoles dans un hôpital psychiatrique pour enfants à Moscou, où elle organise des activités créatives pour les jeunes malades. Etudiante à la Haute école de journalisme et de littérature de Moscou, Alekhina élève seule Philippe, son fils de cinq ans.
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Ekaterina Samoutsevitch, 30 ans
Ekaterina Samoutsevitch, une brune au regard audacieux, la plus âgée des trois prévenues. Diplômée de l'Institut de l'Energie de Moscou, elle a travaillé comme informaticienne dans une entreprise du secteur militaire, notamment à la création de logiciels pour le sous-marin nucléaire Nerpa. Mais elle a quitté cette société pour une école de photographie et de multimédias (2007-2009).
Avec sa meilleure amie Nadejda Tolokonnikova, Ekaterina, qui se considère comme une "peintre faisant de l'art politique", a participé à tous les coups d'éclat du groupe Voïna, jetant des cancrelats dans les locaux d'un tribunal à Moscou en 2010 et embrassant des policières dans le métro de la capitale l'année suivante.
(source : tetu.com)
• Le 21 février 2012. Les Pussy Riot, un groupe punk féministe russe, effectue une "prière-punk" et chante « Vierge Marie, Deviens féministe / Vierge Marie, Délivre-nous de Poutine » devant l'autel de la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou. La "prière" dure moins d'une minute, après quoi les membres du groupe sont évacuées de l'église par les gardes.
• Le même jour, une vidéo montage de la «prière- punk» est téléchargée sur le Youtube, et se propage avec plus de 600.000 vues.
• Dans les jours suivants l'Eglise orthodoxe russe entame une procédure pénale contre les Pussy Riot en les accusant de "hooliganisme" dont la peine maximale est de sept ans d'emprisonnement selon la loi russe. Le FSB, Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie, s'empare de l'affaire, alors que les militants orthodoxes donnent les noms des présumées membres du groupe en ligne. Dans les médias et le grand publique commence une vaste campagne contre les "femmes blasphématrices".
• Le 4 mars 2012 . Le jour de l'élection présidentielle controversée, deux présumées membres du groupe sont arrêtées : Maria Alyokhina (militante écologiste) et Nadezhda Tolokonnikova (activiste civile) sont incarcérées à Moscou. Les deux femmes commencent une grève de la faim en signe de protestation et exercent leur droit au silence en vertu de l'article 51 de la Constitution russe.
• En violation de la loi qui permet une détention maximale de 48 heures sur des présomptions, les femmes sont en détention provisoire avant toute inculpation de charges officielles et en l'absence de preuves suffisantes pour déposer de telles accusations. L'affaire "Pussy Riot" est classée "importance particulière" et attribuée à une équipe d'enquêteurs, dirigée par le lieutenant-colonel A. Radchenkov.
• Le 13 mars 2012. EELV appelle à la mobilisation pour faire libérer les Pussy Riot.
• Le 14 mars 2012. L'appel de la défense concernant la détention provisoire avant le procès est rejeté. Les deux suspects en détention provisoire resteront en prison jusqu'au jugement final le 24 Avril 2012 (rapport détaillé sur l'audition). Des bagarres éclatent en face du tribunal.
• Le 15 mars 2012. Ekaterina Samutsevic, précédemment témoin dans l'affaire, est arrêtée sur des soupçons et envoyée en prison jusqu'au 24 Avril 2012. La troisième personne arrêtée exerce son droit au silence. Nadejda et Maria sont officiellement chargées de l'accusation de "hooliganisme".
Le 15 mars 2012. Les services religieux ont fait circuler dans de nombreuses églises de Moscou une pétition qualifiant de blasphématoires les actions de Pussy Riot. Ils en appellent ainsi à un jugement pénal de tous ceux qui ont organisé ou participé à l’action «Sainte Vierge, chasse Poutine» des féministes le 21 février 2012. (source : Le courrier de Russie)
• Le 19 mars 2012. La défense fait appel contre les mesures d'arrêt d'Ekaterina. La défense signale que les trois femmes sont sous surveillance vidéo 24 heures sur 24 et que Maria et Nadezhda, toutes les deux mères, sont menacées par l'équipe d'enquête de perdre leurs droits parentaux. L'Église orthodoxe russe fait une déclaration officielle demandant aux autorités de prendre les mesures les plus strictes possibles contre les femmes blasphématrices et demande à leurs sympathisants de rejoindre le militantisme orthodoxe triomphant de l'Église Russe.
• Le 28 mars 2012. La Cour municipale de Moscou rejette l'appel contre l'arrestation d'Ekaterina Samutsevich.
• Le 3 avril 2012. L'organisation internationale des droits de l'homme Amnesty International a reconnu les membres du groupe punk Pussy Riot, détenues pour la "performance scandaleuse" à la cathédrale du Christ Sauveur, prisonniers d'opinion.
• Le 19 avril 2012 . Le tribunal de Tagansky à Moscou décide de maintenir les jeunes femmes en détention jusqu'au 24 juin afin de poursuivre l'enquête. Des manifestants à l'extérieur sont arrêtés.
• Le 25 avril 2012. Les avocats des Pussy Riot reçoivent des menaces.
• Le 25 avril 2012. L'expertise n'a pas trouvé de crime de droit commun dans l'action des Pussy Riot.
• Le 2 mai 2012. Amnesty International met une pétition en ligne.
• Le 6 juillet 2012. Le tribunal accorde seulement 5 jours aux Pussy Riot pour terminer d'étudier leur dossier totalisant environ 2800 pages (y compris des bandes vidéo et de synchronisation de dizaines d'heures) Ce rapport ne peut être lu qu'au poste de police. C'est en violation de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 47 du Code de procédure pénale (l'accusé a le droit de savoir de quoi il est accusé).
• Le 15 juillet 2012. Andréas Gross, co-rapporteur de l'APCE remet en cause la détention des Pussy Riot.
• Le 24 juillet 2012. L'artiste de Saint-Pétersbourg Peter Pavlenski s'est cousu la bouche en signe de protestation contre l'Église orthodoxe et de soutien envers les Pussy Riot.
• Le 31 juillet 2012. Ouverture du procès : les Pussy Riot clament leur innocence et regrettent d'avoir pu blesser des fidèles.
• Le 1er août 2012. Les jeunes femmes des Pussy Riot dénoncent un procès "illégitime".
• Le 2 août 2012. Poutine se fait juge et demande la clémence pour les Pussy Riot. La peine de mort ne sera donc pas requise.
• Le 6 août 2012. EE-LV dénonce l'acharnement de la Russie contre le groupe Pussy Riot.
• Le 7 août 2012. Trois ans de camp requis contre les Pussy Riot pour avoir chanté en février dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, une "prière punk" anti-Poutine. Le même jour, Violetta Volkova, avocate des Pussy Riot, a annoncé qu'elle allait saisir la Cour européenne des droits de l'homme pour protester contre les mauvais traitements subis par les prévenues. « Nous avons été témoins des tortures et de la conduite inhumaine adoptée envers les prévenues : on les a privées de sommeil, on ne les a pas nourries normalement, on les a humiliées ». Elle a également dénoncé dans sa plaidoirie la façon dont le procès s'est déroulé jusqu'à présent, notamment le manque de temps accordé pour prendre connaissance du dossier, les débats menés de manière expéditive, des preuves fabriquées par le tribunal, des témoins de la défense empêchés de venir témoigner...
• Le 9 août 2012. Enfin un ministre français s'exprime sur l'affaire des Pussy Riot. En l'occurence, Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture qui "suit avec attention" ce procès mais qui ne semble pas avoir totalement percuté sur le message délivré par les Pussy Riot : « Ce qui leur est reproché est ni plus ni moins d’avoir librement exercé leur art ». Poutine en tremble encore...
Le 17 août 2012. Le verdict tombe, les masques aussi : les Pussy Riot sont condamnées à deux ans de camp de détention. La Russie de Poutine montre enfin son vrai visage : le stalinisme est de retour.
A l'annonce du verdict une nuée de messages d'indignation mêlés à de la contestation s'est abattu sur la Russie. Plusieurs manifestations ont eu lieu devant le tribunal de Khamovnitchesky de Moscou. Parmi les manifestants une trentaine de partisans des Pussy Riot, dont le chef du Front de gauche, Sergueï Oudaltsov, et l'ancien champion du monde d'échecs Garry Kasparov (billet plus détaillé à suivre), ont été interpellés manu militari et emmenés par la police.
Revirement de situation pour l'Église orthodoxe qui appelle à la miséricorde !
Le Conseil suprême de l'Eglise orthodoxe russe a appelé les autorités russes à faire preuve de miséricorde à l'égard des trois membres du groupe punk féminin Pussy Riot condamnées à 2 ans de prison pour un acte de "hooliganisme" commis dans la cathédrale du Christ Sauveur de Moscou.
« Nous ne mettons pas en doute la légitimité du jugement, mais appelons les autorités à faire preuve de miséricorde à l'égard des personnes condamnées dans l'espoir qu'elles renoncent à l'idée de commettre de nouveau des actes blasphématoires » .
Ce qu'ont dit les Pussy Riot à leur procès
Le 21 août 2012. Les avocats des Pussy Riot ont reçu copie du verdict et peuvent maintenant faire appel. Mark Feygin a déclaré que la défense des membres du groupe Pussy Riot a reçu copie du verdict du tribunal de Khamovnitchesky de Moscou. L'appel de la décision du tribunal doit être fait dans un délai de 10 jours. Plus tôt, les avocats ont annoncé qu'il feront appel au tribunal municipal de Moscou, puis à la Cour Suprême de Russie et enfin, en cas de rejet ils s'adresseront à la Cour Européenne des Droits de l'Homme.
"Qu'ils aillent au diable avec leur grâce"
Les avocats ont posé aux trois jeunes femmes la question d'une éventuelle demande en grâce présidentielle juste après l'énoncé des peines vendredi dernier, et littéralement, elles ont répondu : « qu'ils aillent au diable avec cette grâce ». Dans une interview publiée peu avant la lecture du jugement, les Pussy Riot avaient déjà indiqué qu'elles ne s'abaisseraient pas à demander une grâce présidentielle à Vladimir Poutine, Nadejda Tolokonnikova a notamment déclaré : « C'est à lui de nous demander de le gracier ».
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Maria Alekhina : « Je n’ai pas peur de vous »
Les Inrockuptibles, solidaires des Pussy Riot ont publié sur leur site le texte écrit par Maria Alekhina qui a été lu à son procès par son avocate.
Ce procès est exemplaire. Le pouvoir en rougira, et pas qu’une fois, et il en aura honte. Chacune de ses étapes est la quintessence de l’arbitraire. Comment notre démarche, à l’origine une action modeste et plutôt farfelue, s’est-elle muée en cet immense malheur ? Il est évident que, dans une société saine, ce serait impossible. La Russie, en tant qu’Etat, apparaît depuis longtemps comme un organisme rongé par la maladie. Et cet organisme réagit de manière maladive dès qu’on effleure l’un de ses abcès purulents. D’abord il passe longuement cette maladie sous silence. Ensuite, il trouve une solution en dialoguant. Et voici ce qu’il appelle un dialogue. Ce tribunal n’est pas simplement une mascarade grotesque et cruelle, il est le « visage » du dialogue tel qu’il se pratique dans notre pays. Au niveau social, pour aborder un problème par le dialogue, il faut une situation – une motivation. Ce qui est intéressant, c’est que notre situation a été, dès l’origine, dépersonnalisée. Parce que, lorsque nous parlons de Poutine, ce n’est pas Vladimir Vladimirovitch Poutine que nous avons en vue ; c’est Poutine en tant que système créé par lui-même, cette verticale du pouvoir où pratiquement toute la gestion s’effectue à la main. Et cette verticale ne prend pas en compte, ne prend absolument pas en compte, l’opinion des masses. Et, c’est ce qui m’inquiète le plus, l’opinion des jeunes générations. Et cela dans tous les domaines...
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Le site internet du tribunal Khamovnitcheski
de Moscou victime d'une cyberattaque
Le site Web du tribunal moscovite Khamovniki, qui a condamné vendredi dernier les trois jeunes femmes du groupe de punk rock russe Pussy Riot à deux ans de réclusion, a été piraté mardi matin (21 août).
Sur la page principale du site, les hackers ont publié des slogans antigouvernementaux ainsi qu'une vidéo provocante du chanteur bulgare Azis. Des images tournant en dérision le système judiciaire russe de même qu'une nouvelle chanson du groupe Pussy Riot, intitulée "Putin lights up the fires" - "Poutine met le feu", y ont été visibles mardi matin ainsi que des slogans comme "La pratique judiciaire - Elle ne peut pas être pire" et "La bande de voleurs de Poutine pille le pays ! Réveillez-vous, camarades !" ont aussi figuré sur la page d'accueil du site du tribunal avant d'être rapidement effacées.
"Putin lights up the fires" - "Poutine met le feu"
En conclusion de ce premier chapitre consacré aux Pussy Riot, on ne peut que constater que les faux-culs et les défroqués qui ont appelés à la clémence d'une "justice indépendante" ainsi qu'à la miséricorde ont obtenu ce qu'ils souhaitaient dans une complète et totale hypocrisie. Aujourd'hui avec l'avènement de l'internet il devient de moins en moins facile d'enterrer ces affaires qui nous démontrent la véritable face de ces dirigeants et ceux-ci vont le découvrir à leurs dépends.
Je me permets de vous conseiller deux excellents sites pour suivre le déroulement de ce procès inqualifiable :
Les InRocKs qui m'inspirent beaucoup de respect pour leur engagement et leur solidarité envers les Pussy Riot et le site Free Pussy Riot! sur lequel vous avez accès à toutes les informations depuis le début de cette affaire.
Je terminerais ce billet de mauvaise humeur par cette vidéo de l'activiste Helmut Brent intitulée "Pussy Riot, les derniers mots d'une condamnée".
Sources : Les InRocKs, Free Pussy Riot!, RIA Novosti