Fin de l'armistice à l'UMP
Le Figaro qui nous rapporte qu'un groupe d'élus UMP a voté un texte de défiance envers le président du conseil général des Hauts-de-Seine après la polémique née de la publication du livre de sa directrice de cabinet, Marie-Célie Guillaume.
Dès la parution de ce brûlot qui épingle les proches de Sarközy ainsi que son fils dévoué, la colère avait éclaté au sein des rangs de l'UMP. Patrick Devedjian avait même reçu Isabelle Collery, la présidente du groupe UMP du conseil Général, venue réclamée la tête de sa directrice de cabinet.
Morceaux choisis :
| « Regarde dans quel état je suis, tu ne peux pas me laisser comme ça… » « Sois gentille… Comment je vais faire mon discours, là, tout de suite ? » « Tu vois bien que j’ai besoin de me détendre ! Allez, c’est pas grand-chose… »
Le monarque dans son bureau, à Madame de P., 58 ans, venue lui demander de l'argent pour un musée, juste avant de remettre la légion d'honneur à Isabelle Balkany. |
Un bon prétexte pour "Junior" (Jean Sarközy) d'assouvir sa vengeance en faisant disqualifier Patrick Devedjian dit "l'arménien".
Lundi, une vingtaine des 25 élus du groupe UMP se sont réunis. Une majorité a décidé de procéder à un vote pour dénoncer l'attitude de leur président, qui soutiendrait sa directrice de cabinet. Sur 18 suffrages exprimés, 14 ont considéré que leur confiance a été "trahie".
En réaction à ce vote, Patrick Devedjian a dénoncé « une manœuvre montée de bout en bout par Jean Sarközy et trois autres conseillers généraux [...] Je rappelle que cet élu a déjà semé la pagaille à Neuilly, à l'Epad, au conseil général et cela continue. Je lui dis qu'il aurait tort de me prendre pour David Martinon. Ses pressions ne me conduiront pas à la démission ».
Patrick Devedjian confirme, comme il l'avait annoncé le 19 juin aux membres du bureau départemental UMP, qu'il est "en train de mettre fin" aux fonctions de sa directrice de cabinet. « Elle a beaucoup souffert de la situation que nous avons vécue pendant cinq ans », a-t-il regretté, assurant avoir fait savoir à Marie-Célie Guillaume qu'il n'était "pas très opportun" d'écrire ce livre mais que c'était "sa liberté"... " « il sera mis fin aux fonctions de Marie-Célie Guillaume, suspendue sans traitement depuis le 14 juin ». Pour autant, il s'est gardé de donner une date : « Il y a un Code du travail. Un président du conseil général a le devoir de le respecter comme tout un chacun ».
Patrick Devedjian reproche par ailleurs à Jean Sarkozy d'avoir exercé des pressions contre Isabelle Caullery « qui, épuisée, s'est sentie obligée de démissionner » de son poste de présidente du groupe de la majorité départementale. Un vice-président, Denis Larghero, proche de Jean Sarközy, occupe temporairement la charge.
Le président du conseil général estime que derrière Jean Sarközy, il y a son père Nicolas Sarközy, dit "le monarque, retiré de la vie politique". « Il y a des pressions des deux », assure Patrick Devedjian.