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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 05:57

 

Michel Peyret
2 mai 2011

 

 

 


  ENGELS, LA RÉPUBLIQUE
DÉMOCRATIQUE N'EST PAS UNE FIN
par Michel Peyret

 


Est-il nécessaire de préciser à nouveau que, lorsque je verse un texte ou un auteur au débat c'est, bien évidemment, en raison de l'intérêt que ce texte ou cet auteur a éveillé en moi et, qu'en conséquence, cet intérêt justifie mon intention de le faire partager.

 

Bien évidemment encore, est-il utile de préciser à nouveau que cet intérêt ne tient nullement à un accord général avec l'ensemble des idées contenues dans le texte concerné, ou avec l'ensemble des thèses avancées par l'auteur dans la totalité de son oeuvre.

 

L'évidence est telle qu'elle n'a pas à être rappelée à tout instant.

 

 

LA CONFRONTATION, LE DÉBAT, CONTRE LA PENSÉE UNIQUE

Je considère également que chacun de mes lecteurs est un être humain majeur, un citoyen, qu'il dispose en conséquence d'une intelligence et d'un esprit critique qui me dispensent de dicter à chacun ce qu'il devrait penser lorsqu'il rencontre telle ou telle idée particulière qui l'éloignerait de quelque prêt-à-penser que ce soit.

 

Je souhaite au contraire que chacun puisse faire part de ses réflexions, de ses remarques, de ses accords ou désaccords avec les idées de l'auteur de façon à ce que le débat le plus large puisse s'engager à leur propos.

 

Aussi, lorsque, par exemple, je propose à chacun de lire un texte de Pierre Clastres, je sais très bien quelles vont être un certain nombre de réactions mais je suis loin de les connaître toutes. En général d'ailleurs, elles sont toujours plus diversifiées que j'aurai pu le penser a priori. Oui, la confrontation et le débat, lorsque l'on permet et que l'on souhaite qu'ils se développent, permettent l'expression de la diversité des pensées, en opposition à tout monolithisme, à toute pensée unique, à tout sectarisme, toutes et tous plus réducteurs les uns que les autres.

 

 

RESTREINDRE OU DÉVELOPPER L'ÉCHANGE DES IDÉES

Aussi, favoriser cette diversité des pensées et leur expression permet-elle de se rapprocher le plus possible de ce que Lénine appelait « l'étude concrète des situations concrètes » et de leurs évolutions, de l'évolution des contradictions qui les font se mouvoir.

 

Bref, la lecture du texte de Pierre Clastres, tel que j'en rendais compte, m'a apporté nombre de réactions de mes correspondants et a aussi favorisé le mûrissement et l'expression des miennes. Il m'a aussi permis de renouer avec la lecture de quelques textes fondamentaux de Marx et Engels, et m'ont notamment conduit à la relecture de textes d'Engels regroupés sous le titre général de « L'origine de la famille, de la propriété privée et de l'Etat » (édition de 1884).

 

L'édition dont je dispose est une édition électronique réalisée à partir de l'ouvrage des Editions sociales, 1975, Nouvelle édition revue et corrigée, 394 pages (Traduction de Jeanne Sterm) réalisée par l'Université du Québec à Chicoutimi.

 

Elle est précédée d'une « Note de l'Editeur » datant de mai 1954 et de quelques lignes de E.Bottigelli datées elles de février 1971.

 

 

PIERRE CLASTRES ET ENGELS

Je rappelle que le texte de Pierre Clastres dont j'ai parlé date lui de 1975. Il est donc écrit 131 ans après l'édition de 1884 par Engels.

 

Aussi, il m'apparait utile, pour apprécier et comprendre certains propos de Pierre Clastres, de reproduire quelques extraits de la « Note de l'Éditeur » de mai 1954.

 

« Ce volume, dit-elle, était, primitivement, destiné à présenter « L'origine de la famille, de la propriété privée et de l'Etat » de Fiedrich Engels. Tandis qu'il était en cours de préparation, parurent à Berlin (1952), édités pour la première fois dans la langue de l'original des textes sur l'histoire des anciens Germains et de l'époque franque qui complétaient heureusement certaines indications données dans « L'origine de la famille ». Nous avons décidé de les intégrer à notre volume... »

 

« Dès 1845, en rédigeant « L'Idéologie allemande », Marx et Engels posaient la question des formes qu'avaient revêtues les premières associations humaines. En admettant, à l'origine de la civilisation, le principe d'une propriété commune et d'une société reposant essentiellement sur les liens du sang, Marx et Engels faisaient preuve d'une audace que nous mesurons mal aujourd'hui (1954).

 

« En 1845, l'étude des origines de l'humanité était pour ainsi dire inexistante. On en était, pour l'essentiel, aux hypothèses des grands socialistes utopiques ; les robinsonnades du 18ème siècle, qui avaient encore cours, n'étaient rien moins que scientifiques, et la famille patriarcale de la Bible restait un article de foi. Quant au moyen âge, les esprits « éclairés » le considéraient uniquement comme une période d'obscurantisme et de régression sociale, sans admettre qu'il ait pu receler des éléments positifs. »

 

 

QUAND ON SORT DES ROBINSONNADES

« Il faut attendre, poursuit la Note, le milieu du 19ème siècle pour que s'établisse les rudiments d'une science des sociétés primitives et que l'on se penche sur la période qui va de la fin de l'Empire romain à la Guerre des Paysans. C'est de 1854 à 1865 que Maurer va publier ses études sur les constitutions de marche, de village et de ville. L'Ethnologie descriptive de Latham paraîtra en 1859.

 

Bachofen publiera son « Droit maternel » en 1861; Lubbock son Origine de la civilisation en 1970 ; L,-H Morgan, ses Systèmes de consanguinité en 1871.

 

« C'était déjà un pas considérable susceptible de dégager la science de l'humanité primitive des conceptions traditionnelles ou bibliques. Mais les savants restaient souvent enterrés dans toute une série de préjugés, dans un certain « aveuglement du jugement » comme dit Marx, qui leur dissimulait ce que souvent ils touchaient du doigt. Un passage d'une lettre d'Engels à Kautsky du 13 juin 1891 traduit assez bien l'atmosphère de chapelle qui régnait à cette époque dans certains milieux scientifiques :

 

« Il n'y a pas de plus grande société d'assurance mutuelle que les préhistoriens. C'est une bande de canailles qui pratiquent la camaraderie et le boycott de clique à l'échelle internationale, ce qui est possible étant donné leur nombre relativement restreint. Cependant, avec les représentants du droit comparé, il y entre un élément nouveau, qui a ses mauvais côtés, mais qui devrait cependant faire éclater le vieux cercle. »

 

 

CE À QUOI ÉTAIT PARVENUE LA SCIENCE DE LEUR TEMPS

La Note souligne le mérite de Marx et Engels « d'avoir su déceler dans le cahot des batailles de chapelles, grâce à leur sureté de leur esprit critique et de leur méthode, grâce aussi à leur culture encyclopédique, les éléments de progrès, ceux qui étaient susceptibles de faire sortir la science de l'ornière, de la débarrasser des préjugés philosophiques ou religieux d'un autre âge. Ils ont non seulement fait une synthèse générale de la science de leur temps, mais ils ont encore éclairé les voies de la recherche. C'est pourquoi l'ensemble de textes recueillis dans ce volume, qui embrasse l'histoire de l'humanité des origines à la fin du moyen âge, reste, aujourd'hui encore, riche d'enseignements et présente une unité réelle, tant méthodologique que par son objet même. »

 

C'est pourquoi je doute que les « marxistes orthodoxes » dont parle Pierre Clastres soient effectivement Marx et Engels.

 

Pierre Clastres parle en 1975, on ne peut avoir de doutes sur la nature et la provenance du « marxisme » auquel il est confronté et avec lequel il affirme son désaccord. Lequel « marxisme » a, on le sait, pris les plus grandes libertés avec celui de Marx et Engels, Marx niant lui-même être « marxiste », jusqu'à son plus profond travestissement. Pour ma part, j'ai souvent évoqué ce qu'il en est réellement.

 

 

ENGELS : RELÉGUER L'ÉTAT AU MUSÉE DES ANTIQUITÉS

Dans l'ouvrage cité, Engels, par exemple, écrit : « L'Etat n'existe donc pas de toute éternité. Il y a eu des sociétés qui se sont tirées d'affaire sans lui, qui n'avaient aucune idée de l'Etat et du pouvoir d'Etat. A un certain stade de développement économique, qui était nécessairement lié à la division de la société en classes, cette division fit de l'Etat une nécessité. Nous nous rapprochons maintenant à pas rapides d'un stade de développement de la production dans lequel l'existence de ces classes a non seulement cessé d'être une nécessité, mais devient un obstacle positif à la production. Ces classes tomberont aussi inévitablement qu'elles ont surgi autrefois. L'Etat tombe inévitablement avec elles . La société, qui réorganisera la production sur la base d'une association libre et égalitaire des producteurs, reléguera toute la machine de l'Etat là où sera dorénavant sa place : au musée des antiquités, à côté du rouet et de la hache de bronze. »

 

 

LES SOCIÉTÉS A ÉTAT N'EXISTERONT PAS TOUJOURS

Si Engels confirme là la priorité donnée à l'économique, alors que Clastres la donne au politique, ils semblent s'accorder sue ce qui m'apparaît essentiel, à savoir que les sociétés à Etat n'ont pas toujours existé, et qu'elles n'existeront pas toujours, ce qui est implicite chez Clastres et clairement formulé chez Engels, même s'il ne reprend pas là la formulation d'abolition ou de dépérissement de l'Etat, dominantes chez Marx, à l'encontre de ce que un certain « marxisme orthodoxe » a bien voulu lui faire dire, comme je l'ai rappelé plus haut.

 

Et il m'apparaît aussi que Clastres se situe avant tout dans la conception de ce « marxisme-là » lorsqu'il porte certaines appréciations relatives à l'URSS sans considérer qu'elles peuvent être les principales caractéristiques du marxisme et du communisme selon Marx qui ont pu être « effacées » au profit du « marxisme-léninisme » affirmé officiellement.

 

 

LA NÉGATION DE LA NÉGATION

Au fond, l'accord Engels/Clastres ne réside-t-il pas dans ce que Marx appelle la négation de la négation.

 

Ainsi, nous avons affaire à une première réalité : la société sans classe et sans État.

 

Cette première réalité est niée, sauf quelques exceptions, par des sociétés où, peu à peu, apparaissent, selon des processus dont il faut approfondir la connaissance dans leurs causes et leur nature, des divisions de classes et la création d'Etats.

 

Enfin, négation de la négation, le temps vient à nouveau de l'organisation, à un niveau supérieur, de l'organisation de toute la société sur la base d'une « association libre et égalitaire des producteurs » qui relègue l'Etat au musée des antiquités, selon la formule de Engels.

 

Engels précise d'ailleurs : « L'Etat n'est donc pas un pouvoir imposé du dehors à la société ; il n'est pas davantage « la réalité de l'idée morale », « l'image et la réalité de la raison », comme le prétend Hegel... »

 

 

L'ÉTAT EST UN PRODUIT DE LA SOCIÉTÉ

« Il est bien plutôt, poursuit Engels, un produit de la société à un stade déterminé de son développement ; il est l'aveu que cette société s'empêtre dans une insoluble contradiction avec elle-même, s'étant scindée en oppositions inconciliables qu'elle est impuissante à conjurer. Mais pour que les antagonismes, les classes aux intérêts économiques opposés, ne se consument pas, elles et la société, en une lutte stérile, le besoin s'impose d'un pouvoir qui, placé en apparence au-dessus de la société, doit estomper le conflit, le maintenir dans les limites de « l'ordre » ; et ce pouvoir, né de la société, mais qui se place au-dessus d'elle et lui devient de plus en plus étranger, c'est l'État... »

 

Plus avant, Engels poursuit :

 

« Comme l'État est né du besoin de réfréner les oppositions de classes (on vérifie ici que les motivations mises en avant par Engels sont éminemment politiques), mais comme il est né, en même temps, au milieu du conflit de ces classes, il est, dans la règle, l'Etat de la classe la plus puissante, de celle qui domine au point de vue économique et qui, grâce à lui, devient aussi classe politiquement dominante et acquiert ainsi de nouveaux moyens pour mater et exploiter la classe opprimée.

 

« C'est ainsi que l'Etat antique était avant tout l'Etat des propriétaires d'esclaves pour mater les esclaves, comme l'organe féodal fut l'organe de la noblesse pour mater les paysans serfs et corvéables, et comme l'État représentatif moderne est l'instrument de l'exploitation du travail salarié par le capital... »

 

 

LA FORME D'ÉTAT LA PLUS ÉLEVÉE: LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE

« Dans la plupart des Etats, considère Engels, que connait l'histoire, les droits accordés aux citoyens sont en outre gradués selon leur fortune...Pourtant, cette reconnaissance politique de la différence de fortune n'est pas du tout essentielle. Au contraire, elle dénote un degré inférieur du développement de l'Etat. La forme d'Etat la plus élevée, la république démocratique, qui devient de plus en plus une nécessité inéluctable dans nos conditions sociales modernes, et qui est la forme d'Etat sous laquelle peut seule être livrée jusqu'au bout l'ultime bataille décisive entre le prolétariat et la bourgeoisie, la république démocratique ne reconnaît plus, officiellement, les différences de fortune.

 

« La richesse exerce son pouvoir de façon indirecte, mais d'autant plus sûre. D'une part, sous forme de corruption directe des fonctionnaires, ce dont l'Amérique offre un exemple classique, d'autre part, sous forme d'alliance entre le gouvernement et la Bourse ; cette alliance se réalise d'autant plus facilement que les dettes de l'Etat augmentent davantage et que les sociétés par actions concentrent de plus en plus entre leurs mains non seulement le transport, mais aussi la production elle-même, et trouvent à leur tour leur point central dans la Bourse.

 

« En dehors de l'Amérique, la toute récente République française en offre un exemple frappant, et la brave Suisse, elle non plus, ne reste pas en arrière, sur ce terrain-là.

 

« Mais qu'une République démocratique ne soit pas indispensable à cette fraternelle alliance entre le gouvernement et la Bourse, c'est ce que prouve, à part l'Angleterre, le nouvel Empire allemand, où l'on ne saurait dire qui le suffrage universel a élevé plus haut, de Bismark ou de Bleichröder (directeur de la banque berlinoise qui portait son nom).

 

 

LA CLASSE POSSÉDANTE RÈGNE PAR LE SUFFRAGE UNIVERSEL

« Et enfin, dit Engels, la classe possédante règne directement au moyen du suffrage universel.

 

« Tant que la classe opprimée, c'est-à-dire, en l'occurrence, le prolétariat, ne sera pas assez mûr pour se libérer lui-même, il considérera dans sa majorité le régime social existant comme le seul possible et formera, politiquement parlant, la queue de la classe capitaliste, son aile gauche extrême.

 

« Mais, dans la mesure où il devient plus capable de s'émanciper lui-même, il se constitue en parti distinct, élit ses propres représentants et non ceux des capitalistes.

 

« Le suffrage universel est donc l'index qui permet de mesurer la maturité de la classe ouvrière.

 

« Il ne peut être rien de plus, il ne sera jamais rien de plus dans l'Etat actuel ; mais cela suffit. Le jour où le thermomètre du suffrage universel indiquera pour les travailleurs le point d'ébullition, ils sauront, aussi bien que les capitalistes, ce qui leur reste à faire. »

 

 

LE POINT D'ÉBULLITION

Et le suffrage universel, aujourd'hui, n'exprime-t-il pas, sous des formes que peut-être Engels n'avait pas envisagées, ce « point d'ébullition », en tout cas le refus, le rejet, de l'Etat et de ses institutions, qu'elles soient qualifiées de République ou non ?

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Published by Papy Mouzeot - dans Initiatives citoyennes
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commentaires

caroleone 10/05/2011 11:40



Oui, tu as raison mon cher papy, je suis plus utile vivante que morte pour mener nos combats, sauf qu'un jour sur deux c'est comme ça.....


Je finirais bien mes jours chez les zapatistes mais je ne veux pas être un boulet, l'action me plait, j'ai l'impression d'avoir des fourmis dans les jambes et aussi dans la tête. Je sais que j'ai
une autre vie ailleurs qui m'attend...


Voilà pour la liberté d'expression dont tu parles : "Que les bouches s'ouvrent" comme le disait si bien Maurice Thorez :





 


Je t'embrasse. Caroleone


 



Papy Mouzeot 10/05/2011 13:25






 


Tomorow is another day...


Vieille devise du Papy



caroleone 09/05/2011 23:13



Bonsoir papy, Moi je suis prête pour la révolution depuis mon plus jeune âge mais qui me suis ?


J'ai le cran de le faire et n'ai pas peur de  la mort car mourir pour des idées, c'est à mon avis la plus belle façon de mourir !! Je t'embrasse sur ces idées morbides . Caroleone



Papy Mouzeot 10/05/2011 10:59



Bonjour Caroleone,


 


Tu vas me trouver certainement hypocrite ou contradictoire, mais cette idée de penser mourrir pour ces idéaux quoi qu'elle soit très noble, est loin d'être positive. Tu es plus utile vivante que
morte pour la cause que nous défendons.


Il existe tellement d'autres façons de consacrer sa vie pour des causes qui le méritent tels tous les engagements auquels tu participe régulièrement.


Le temps de l'affrontement final s'accèlere de plus en plus, il sera alors temps de choisir son camp et à être prêt à sacrifier sa vie avec d'autres camarades qui auront choisis eux aussi de
résister.


Pour le moment, profitons de la vie qui s'offre à nous pour grossir nos rangs et tous nous unifier face à ce qui nous attend.


 


Bonjour Caroleone,


 


Je radote souvent avec ça et je vais encore me répéter mais ce sont les petites rivières qui créent les grands fleuves. C'est en cela que les réseaux sociaux existants sur internet sont très
importants. Les oligarques ne détiennent plus le monopole de l'information, cela a changé la donne.


Nous avons en France le privilège de pouvoir nous exprimer, je ne sais pas pour combien de temps encore, mais nous devons profiter de ce droit dont certains de nos aïeuls ont donné leur vie pour
que l'on bénéficie de cet héritage.


En ce qui concerne les tunisiens on ne peut leur enlever le fait qu'ils sont les initiateurs d'une forme nouvelle de révolution grâce notament à internet. D'autant plus que le régime dictatorial
en place censurait leurs connexions.


Je suis convaincu que les tunisiens ont réalisé une véritable révolution, ce qui a totalement pris au dépourvu les "maîtres du Monde". Ceux-ci n'ont pas tardé à réagir en
instrumentalisant les révoltes voisinnes qui ont suivies et maintenant ils tentent à nouveau de s'accaparer la révolte du peuple tunisien.


Observe bien ce qu'il s'est passé dans le monde depuis la révolte tunisienne. Il se déroule plus de guerre qu'il ne s'en est jamais produit en plusieurs années. De quoi rester perplexe aussi
devant l'immobilisme du peuple chinois, donc...


Ce que nous pensons être encore une liberté n'est peut-être qu'un leurre, permettant ainsi aux dirigeants de ce monde de prendre connaissance des courants de pensées contraires à leurs intérêts
et à anticiper leurs actions néfastes au plus fort des concentrations dissidantes.


En témoigne la très récente comédie burlesque et dramatique que viens de nous jouer Obama avec la mort de Ben Laden.


N'oublions pas que la CIA est le principal organe de la désinformation. Cette "secte" est implantée partout sur la surface du globe. Il est donc logique qu'elle investisse aussi la toile dont
elle est la l'origine avec le réseau ARPANET pour planquer ses mouchards et continuer son travail de désinformation.


Il va devenir de plus en plus difficile de faire le tri entre le vrai et le faux, jusqu'à ne plus pouvoir le faire lorsque la toile sera totalement polluée et censurée. En cela, George Orwell
avait été visionnaire avec son livre 1984 qui était certainement bien plus qu'une œuvre de fiction ; une mise en garde sur ce qui nous attend.


 


Bises,
Le Papy



caroleone 07/05/2011 22:55



Bonsoir papy,


Tu sais la société sans classe et sans état existe dans ce monde  ! Elle est active dans chaque groupe ethnique d'indigènes  qui a un savoir vivre démocratique largement mieux
inspiré que le nôtre. Comment font-ils , là est la question et c'est certainement plus facile à réaliser dans un groupe de peu d'individus que dans une large communauté, c'est clair. Mais eux ne
connaissent pas Marx ?


S'ils peuvent le faire, nous le pouvons aussi et nous savons très bien comment nous y prendre, sauf que la mise en application est impossible sans ......révolution au sens propre du terme. Mais
de nos jours, qui veut la faire ?


Le sens des mots, la dilalectique est à mon avis notre priorité ainsi que le combat contre la désinformation et celui de la casse culturelle. Ces 3 points sensibles sont à la base de l'ignorance
crasse actuelle de l'ensemble de nos concitoyens ( hormis bien sûr les personnes politisées ou militantes mais qui sont minoritaires !)......c'est tout un programme porté par aucun parti
actuellement, si j'en créais un, ce serait sur ses bases là..... tout ce travail de fond est nécessaire pour arriver à faire accepter nos idées marxistes !


Bises marxistes d'une Caroleone désabusée


 



Papy Mouzeot 08/05/2011 02:31



Tu n'as aucune raison d'être désabusée Caroleone. Le système dans lequel nous vivons ici, en France, est simplement basé sur l'acquisition et la sauvegarde du pouvoir.


Ce ne sont pas les élus qui gouvernent en France et ailleurs mais bien le capital. C'est surtout pour ça que les tribus dont tu parle sont encore épargnées par la corruption. Je reviens souvent
sur cette corruption car c'est une évidence, elle se trouve partout et pourrit tout sur son passage.


La solution se trouve dans l'abolition des pouvoirs et des privilèges, exactement comme en 1789 !


Nous sommes retournés à la case départ en quelques sortes.


 






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